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339/2012 (mercredi) - En vase clos!

Publié le par JaneDo


Mercredi - 5 décembre 2012  -  (339/2012) -  En vase clos!

Pascal m’a appelé ce matin, il voulait s’assurer qu’on passait la soirée ensemble. Il n’avait rien ce soir et serait à la maison tôt. Il rentrait directement après le boulot. Programme; petite soirée en tête à tête, dîner devant un feu de cheminée.

Thomas était en déplacement à Zurich et dormait sur place.

Aïe, je sais que je devrais dire non et le laisser mijoter pendant quelques jours dans son jus et attendre qu’il rampe jusqu’à ma porte,. Pascal s’était montré inquiet à cause de l’état des routes ce matin parce que j’étais partie comme une voleuse au milieu de la nuit, alors j’ai flanché. Oh, je sais que je me cherche des excuses pour excuser ma faiblesse, mais aussi, Thomas n’était pas là. C’était l’occasion d’être un peu seul tous les deux.

Après avoir changé mes pneus en fin d’après-midi, j’ai foncé chez Thomas. J’avais aussi fait quelques courses pour lui faire la surprise de cuisiner pour nous. Petit poulet rôti au four, avec des légumes en sauces, de la purée de pommes de terres maison. Une petite salade colorée aigre-douce en entrée, petit pâté, et pour le dessert… le choix; moi ou de la glace avec des pépites de chocolat.

En attendant, j’ai fait un petit feu dans la cheminée, mis la table pour 2, étalé des pétales de fleurs sur notre lit. J’étais fin prête, et je l’ai accueillis avec le sourire; “Bienvenu à la maison”. En me prenant dans ses bras, il m’a dit que je ne devais pas en faire autant, surtout qu’il risquait de s’y habitué.

Il n’a pas ajouté que, parce que je n’avais aucune intention de vivre avec qui que ce soit, on avait aucune chance de vivre ensemble. Ses baisers compromettaient notre petit dîner, mais il avait faim d’autre chose. C’était trop tôt pour dîner. Tout était prêt, alors je l’ai laissé m’entraîner vers la chambre. Terminé les bringues, donc vive le sexe.

J’adore quant sa voix devient rauque, entendre ses murmures à mes oreilles. Il me bombardait de compliment et de câlins.
Le rêve était trop beau. Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Et pourtant, j’avais cru avoir tout prévu pour passer une soirée de rêve. J’avais juste oublié sa femme!

Jess est montée s’invité à dîner. Malgré le temps dehors, elle avait mis un chemisier qui ne cachait pas grand chose. Du coup, j’avais l’impression d’avoir mis une combinaison de ski. Je ne pouvais pas faire autrement que de sourire et faire bonne figure. Je m’attendais à ce que Pascal lui demande de nous laisser. Mais, après sa petite moue triste et avoir dit qu’elle se sentait toute seule en bas, il n’a rien dit.

Comme je ne suis pas une génie en question de conversation, Jess a monopolisé la conversation avec Pascal. Peste. Ils avaient bien plus de choses en commun et de passé que moi. J’étais hors jeu. Pascal était mal à l’aise, je sentais ses petits coups d’oeil dans ma direction, mais je gardais le sourires et faisait semblant de les écouter avec plaisir. En fait, je n’entendais rien, je faisais trop d’effort pour sourire d’un air joyeux.

Pascal m’a serré les doigts une ou 2 fois sous la table. Je crois qu’il devinait mon malaise, mais ne savait pas comment abréger mes souffrances. Puis, comme si sa présence ne suffisait pas, elle a appelé Caro pour bavarder, mais surtout pour l’inviter à venir. Elle a proposé une soirée vidéo.

J’avais envie de sauter au plafond, de l’envoyer balader, de lui sauter à la gorge. Heureusement, Pascal a décidé d’intervenir. Il l’a gentiment raccompagnée à la porte des escaliers, en lui disant qu’on n’avait pas prévu une soirée à 4, juste en tête à tête. Jess a fait le petit coup des petites larmes au coin des yeux, et j’ai cru qu’il allait tomber dans le panneau, mais non. Par contre, je suis sûre qu’il allait se sentir coupable. Mais, il n’a rien montré.

Le reste de la soirée était tout ce que j’avais rêvé. Sauf au moment d’aller se coucher. J’avais vraiment eu peur que tout soit fichu. En fin de soirée, j’ai réalisé que Pascal avait fermé la porte communicante à clé. Trop mignon. Je lui ai fais sa fête. Après quelques jours de sevrage, c’était normal, j’étais en manque.

Avant d’aller se coucher, il a voulu descendre vérifier que Jess allait bien. J’ai fait la gueule, mais intérieurement. A la surface, c’était tout miel, tout sourire. Comme il faisait long, et comme Jess s’était invitée à notre dîner en tête à tête, je me suis permise de descendre pour aller chercher Pascal. J’ai très bien vu que mon initiative l’avait énervé, mais comme moi, elle a garder le sourire. Ses yeux me lançaient des flammes assassines.

Ils étaient sur le canapé à papoter en fumant. J’étais surprise de ne pas voir Caro. Elle avait dû rentrer.

Jess jouait à la petite pleurnicheuse. Se lamentait. Pascal avait passé son bras autour de ses épaules et lui parlait en essayant de lui arracher un sourire. Je déteste le voir si proche d’elle!!! Elle a arrêté de faire sa petite comédie quant je suis descendue. Je suis assise en face pour la fixer, comme si j’étais aussi inquiète et que je m’intéressais. Je savais que ça allait l’énerver. Pascal s’était levé pour qu’on s’en aille, Jess a tiré sur sa manche pour lui demander s’il pouvait rester jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

Pascal ne voulait pas, il m’a jeté un petit regard en coin. Il devinait très bien ce que j’en pensais. Alors, il lui a dit, pas ce soir, il était crevé. Qu’il était juste passé lui souhaiter une bonne nuit et voir si elle allait bien. Puis on est monté se coucher.

Pfff, il y a pas à dire, cette cohabitation n’était pas terrible. Ça ne se passait pas très bien, c’était pénible et assez gênant en fait. Dire que j’avais pensé rentrer après lui avoir fait passer une bonne soirée! Pour le coup, je suis restée. De toute façon, j’adore dormir dans ses bras même s’il me tient chaud. J’adore sentir sa présence à mes côtés, c’est rassurant.

L’empêche, si elle n’était pas là, on aurait passé une meilleure soirée. Je l’aurai eu rien qu’à moi toute la soirée.


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338/2012 (mardi) - Visite Nocture... envie de lui!

Publié le par JaneDo


Mardi - 4 décembre 2012  -  (338/2012) - Visite nocturne… envie de lui!

Neige, neige, neige, ça n’arrête pas! Je n’ai toujours pas été mettre mes pneus d’hiver. Lamentable. Je n’ai pas osé le dire à Pascal, qui avait gentiment proposé d’aller le faire pour moi. Et je me sentais toujours aussi minable. Pas de punch, pas d’envie, je me traînais toute la sainte journée sans but. J'avais beau avaler des tonnes de vitamines, jus de fruit, rien n'y faisait. J'étais raplapla.

Sans but… Ouais! Pas tout à fait… Toute la journée, je ne pense qu’à lui!  Pascal, encore et toujours!

Il avait l’entraînement ce soir, et pensait que je passerais chez lui. Avec mes bringues et ce temps pourri, c’était pas top, donc, pas ce soir. Pascal commence à imaginer que je cherchais vraiment à l’éviter. A vrai dire, ça en a tout l’air. Mais bon, j’avais l’excuse du temps. Pourtant, j’avais vraiment vraiment envie de le voir, seulement, juste pas la force de me bouger les fesses!

Je me suis donc installée tranquillement devant la télé. Appelé en vitesse, Tchoy et Dol, qui m’avaient tous deux laissé des messages. Puis, hop, mon petit livre, feu de cheminée. Repos. Mais voilà, tard dans la soirée, j’avais les boules. Trop envie de voir Pascal. Trop envie de sentir sa peau contre la mienne. J'avais envie de lui, envie de son corps, de ses lèvres. Affff!

J’ai jeté un coup d’oeil dehors, il faisait vraiment moche. Trop de neige sur les routes. Poisse. J’avais tellement envie de lui, que ça me faisait transpirer. Tant pis pour les route, je devais, j’avais besoin de lui. Je lui avais dis que je restais à la maison, maintenant, je ne savais pas si je devais l’avertir ou pas. Si je faisais toute la route et que je ne le trouvais pas dans notre chambre en haut, je serais hyper déçue. Puis, il était tard, et j’aimerai bien qu’il soit en train de m’attendre.

Non. Je ne l’averti pas. Parce que suivant la route, je serais peut-être obligée de faire demi-tour. Pascal était déjà au lit quant il a appelé pour me souhaiter bonne nuit. On a papoté un petit peu. Je crois que c’est à cause de son appel que, tout à coup, j’ai ressenti le manque. Je voulais sentir son corps, le toucher, l’embrasser, l’entendre...

Ça m’a pris un temps fou pour faire la route. J’étais tendue comme une hélice. Je devais vraiment avoir le feu au cul pour rouler par un temps pareil. De temps en temps, ma voiture faisait de petits slaloms dans le virages, à cause des pneus d’été à l’arrière. Et je crois que ceux à l’avant étaient un peu lisses. Cramponnée au volant, je me suis acharnée. J’ai poussé un gros soupir de soulagement en arrivant enfin sur place. Glups, ils étaient tous couchés, la maison était endormie. Toutes les lumières éteintes.

Je me suis faufilée à l’intérieur par le rez, étant donné que je n’ai pas la clé de chez Thomas. J’ai fait attention de ne pas faire de bruit, pour ne pas réveiller Jess. Mais, peut-être que Pascal était avec elle? Non, non, je ne devais pas commencer à me faire du mauvais sang pour rien. Je flippais quand même. Peut-être que Caro était en haut?

Je me suis glissée dans la chambre dans le noir, utilisant mon natel comme lampe de poche. Je ne pouvais pas être sûre qu’il était seul. J’ai allumé la lampe de chevet de mon côté.

Pascal dormait comme un bébé. Seul et en haut. Après m’être déshabillée, je me suis enfilée dans le lit en sous-vêtements, pour me coller contre son dos, tout en promenant mes mains sur son torse. Ça l’a réveillé, mes mains étaient toutes froides. Il m’a accueillie avec le sourire, il avait l’air surpris, mais content de me voir.

Enfin dans ses bras… Oh Pascal, comme je t’aime...

Il aurait pu me dire hello et se retourner pour dormir, mais non. Malgré l’heure, il s’est occupé de moi. Pris le temps de parler, de me câliner, oubliant pour un temps qu’il devait se lever dans moins de 5h. Il a accepté qu’on ne puisse rien faire, à cause de mes bringues, à part flirter un peu. Pascal m’a assuré que ça lui faisait plaisir que j’aie changé d’avis, que je sois venue. Qu’il aimait quant je suivais mes impulsions. Rire.

C’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Dès qu’il s’est endormi, j’ai repris la route.

Je devais rentrer. Je ne voulais pas rester, j’avais juste eu besoin de le voir un moment. J’étais comblée d’avoir pu me réchauffer contre lui, sentir sa tendresse, le toucher, l’embrasser. Même à travers le blizzard qui me ramenait chez moi, mon coeur battait encore à tout rompre. Je me sentais aussi heureuse qu’une puce qui a trouvé sa touffe de poils.


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337/2012 - (lundi) - Malade de jalousie!

Publié le par JaneDo


Lundi - 3 décembre 2012  -  (337/2012) - Malade de jalousie!

Que Pascal ose me balancer qu’il passait la soirée avec sa femme, était une première. D'habitude, il me dit simplement qu'il a un truc. Je n'aimais pas ça. J'avais aussi eu la faiblesse de ne pas aller jusqu'au bout de ce que j'avais prévu. Aucune chance de lui manquer maintenant. En plus, je cours dès qu'il me sonne! Je suis une idiote.

En même temps, je me rends compte que le voir avec Caro m'avait fait plus de mal que je ne le pensais, et j'essayais de le lui faire payer. C'était bête ça aussi. Je savais qu'il était aussi amoureux d'elle, qu'ils se voyaient. Je l'acceptais. Alors, je n'avais pas de raison d'en faire une maladie. Mais c'est vrai, j'étais jalouse. Ça me bouffait de l'intérieur. Aucun contrôle là-dessus.

En plus, mon comportement ne pouvait que me déservir. Le repousser, ne pas le voir, c'était peut-être pas une bonne idée. L'éviter, tout en prétendant le contraire, ça aussi, c'était stupide. Je laissais à Caroline le beau rôle, en étant toujours de bonne humeur, toujours présente, toujours à disposition. Je devais me ressaisir.

Ce soir, je n'ai pas osé me pointer chez lui, j'étais déprimée. Pas de bonne compagnie. On a parlé un moment au téléphone. Pascal a bien essayé de me faire aller chez lui, mais j'avais trop le moral dans les pompes. Je n'étais capable que de paraître adorable au téléphone, pas dans un face à face. J'ai prétendu que je passerais plus tard, mais je ne l'ai pas fait. C'était pour m'assurer qu'il dormirait seul. Pas top, je me déçois.

Avant de se coucher, Pascal m'a appelé une dernière fois. Je n'aurai pas dû répondre, parce qu'il a su que je n'irai pas chez lui.
C'est fou comme la déprime peut handicaper, vous couper les ailes et les pattes avec. Comme on se sent vide, mais aussi super lourde. L'impression de porter des poids sur les épaules. Dur de se traîner de la journée, et l'envie de pleurer tout le temps qui vous pend au bout du nez. Et il y a tout qui va avec; sale tête, les cheveux rebelles, se sentir mal dans sa peau, etc.

1h après son appel, j'ai rappelé Pascal. Je me sentais coupable. Il n'était pas encore couché, il discutait avec Thomas. Qui m'a fait un petit coucou de loin. Pascal était déçu. Pourquoi est-ce que je me sentais coupable? D'être déprimée? Ou de ne pas être comme Caro? J'espérais qu'il ne se disait pas que si c'était Caro... Zut, surement! Pourtant, je n'arrivais pas à trouver la force de me bouger et d'aller vers lui.

Et je me suis tapée tout un truc de glace... Me sens toute gonfflée, grosse, moche... Ierk, maintenant, j'suis dégoûtée! Peut-être que si j'allais vers lui, il me ferait me sentir belle? Beurk, non. Veut pas qu'il me voit ainsi. Je me laisse la soirée pour me pleurer dessus, me laisser aller, et demain, je me rattraperais.


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336/2012 - Les idées en place!!

Publié le par JaneDo


Samedi - 1er décembre 2012  -  (335/2012) - Les idées en place!

Samedi, je ne l’ai pas entendu non plus de la journée, puis en fin de journée, il a encore une fois voulu savoir si je passai dormir à la maison. Quant on a parlé au téléphone, j’ai su que Thomas était à la montagne avec des copains, qu’il redescendait juste le temps de faire une apparition avant le dîner du samedi, puis hop, retour au chalet.

J’en ai un peu voulu à Pascal de ne pas en faire autant. S’il avait tellement envie de me voir, ben, c’est ce qu’il ferait. Stupidement, j’ai quand même accepté d’aller dormir chez lui. Je me suis traitée d’idiote, de faible, me suis sermonnée de n’arriver à rien en continuant à me montrer si faible. Mais, tout ça, jusqu’à ce que ses bras se serrent autour de mon corps tremblant et que ses lèvres gourmandes se pose sur ma peau.

Je les ai entendu se disputer en rentrant. Jess était furax parce qu’il avait passé la soirée à biduler sur son natel. Quant elle a compris que quelqu’un l’attendait en plus à l’étage, la porte de la chambre a claqué avec violence. Quelques secondes plus tard, j’étais dans ses bras.

Evidemment, Pascal est redescendu pour essayer de calmer sa femme. Je pense que c’était pour se donner bonne conscience. Heureusement, elle s’était tirée. Ce qui a largement simplifié les choses. Merci Jess!


Dimanche -2 décembre 2012  -  (336/2012)

Dimanche matin, après un rapide déjeuner en tête à tête, composé de café et de bisous, j’ai dû filer avant l’arrivée de ses parents qui venaient dîner. Thomas est rentré pour ça aussi. J’ai attendu patiemment que Pascal m’appelle dès qu’il le pouvait, pour qu’on puisse passer la soirée ensemble.

J’avais laisser tomber mon plan d’attaque, et j’ai eu toute la soirée pour le regretter. Parce qu’il m’a appelée, non pas pour m’inviter chez lui, mais pour me dire qu’il avait promis à sa femme de passer la soirée avec elle. Autant pour moi! Ça m’a remis les idées en place...


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334/2012 - Trop faible pour réussir!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 30 novembre 2012  -  (334/2012)  -  Trop faible pour réussir!

La semaine prochaine, j’allais tout faire pour être présente partout, si ce n’est pas collé aux fesses de Pascal, ce serait à ceux de Caroline. Je ne lui laisserais aucune occasion de la consoler. Sinon, je m’arrangerais pour que ce soit moi qu’il soit obligé de consoler!

Ça c’était la promesse que je me suis faite la semaine passée! Or, je n’ai pas été à la hauteur. Je me suis laissée possédée par l’angoisse et le défaitisme. J’étais nerveusement fatiguée. Sans compter que, mon vieux besoin de solitude m’avait repris.

Après ma petite visite nocturne impromptue d’hier soir, Pascal m’a appelée aujourd’hui, pour être sûr qu’il n’avait pas rêvé. Il a adoré mon geste, regretté que je ne sois pas resté. Sa voix chaude et caressante m’a fait un bien fou. Je ne lui ai pas dit que c’était le doute et l’angoisse qui m’avait conduite chez lui, l’ai laissé croire que c’était spontané et par amour.

Pas de nouvelles tout le vendredi, mais le soir, il m’a laissé un petit message pour savoir si je passais plus tard à la maison; “On pourrait dormir ensemble?”. Chou, mais je n’avais pas envie de passer la soirée à attendre son retour, ensuite le voir 5mn, ou juste le temps de passer à la casserole et dormir. J’aurai l’impression de n’être qu'un bouche-trou, mais… Dormir dans ses bras, c’est pas si mal et passer à la casserole, j’aimerai bien!!!!

Non, je voulais encore plus lui manquer plus qu’autre chose.

Puis, il y avait l’anniversaire de ma nièce et de mon petit frère ce soir, donc, je n’étais pas libre. Je ne suis rentrée qu’après 23h. Triste de constater qu’il ne m’avait pas laissé une vingtaine de messages désespéré, et essayé des dizaine de fois de me joindre! Snif.


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333/2012 - Résistance à la flotte!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 29 novembre 2012  -  (333/2012)  -  Résistance à l’eau!

Pascal m’a accompagnée à ma voiture. Mes jambes tremblotaient légèrement. Difficile de mettre un pas devant l’autre, tout en essayant d’avoir l’air de glisser au lieu de marcher, séduisante et à l’aise. Après quelques pas, il a passé son bras autour de mes épaules. Je crois que c’est pour ça que mes jambes ne me portaient plus. Il me tenait de manière amicale et pas comme un petit ami.

Mais moi, j’avais le coeur qui battait dans les oreilles, qui battait trop vite que j’en avais le souffle coupé. Et je n’entendais rien de ce qu’il me disait. Il a dû se répéter. L’honneur était sauf, ça pouvait passer pour de l’hésitation, penser que je n’en avais pas très envie. Alors il a insisté.

Arrivé à ma voiture, Pascal s’est penché sur les éraflures du côté conducteur. Je lui ai dis que c’était l’oeuvre de mon frangin. Il a proposé que je passe chez son carrossier, mais je n’ai jamais eu envie de la réparer. Je me suis baissée à mon tour pour passer la main sur les marques. Pascal a pris mon visage dans ses adorables mains chaudes. Il ne s’intéressait plus à ma voiture. En plongeant son regard dans les miens, avec douceur, il m’a posé un tendre bisou sur les lèvres.

Vacherie… Mon coeur faisait quelques claquettes, oh encore, je voulais plus…

Je n’ai pas essayé de le repousser quant il m’a prise dans ses bras quant on s’est relevé. J’aurai dû parce qu’on avait pas le droit de faire ça. Ses lèvres chaudes parcourant délicieusement ma gorge, il me chuchotait encore sa demande; “viens à la maison… rentre avec moi”. Jeeez, qu’est-ce que c’était dur de lui résister. Mais je voulais qu’il propose de venir chez moi. C’est ce que j’espérais, ce que j’attendais de lui, alors j’ai résisté.

A peine 5mn après qu’on se soit séparé, je roulais en silence. Pour une fois, je n’avais pas envie de musique à plein tube. Je voulais réfléchir. Me convaincre que j’avais eu raison de refuser. Oui, j’avais eu raison. Si j’avais craqué, il ne pensera jamais à passer chez moi. la sonnerie de mon natel m’a fait sursauter. C’était lui.

Encore une fois, il me demandait si je ne voulais pas changer d’avis, si je ne voulais pas aller dormir chez lui. Je me sentais faiblir. Là encore j’ai eu toutes les peines du monde à ne pas céder. En imaginant comment je me sentirais dans ses bras, j’avais juste envie de faire demi tour et courir chez lui.

Je suis faible Je ne réussirais jamais à obtenir ce que je veux si je n’arrive pas à être plus déterminée. Plus dure.

Pourtant, j’ai fait demi tour. Après avoir réussi à refuser son invitation pressante, dès qu’il a raccroché, j’ai regretté. Alors je l’ai rappelé. Rhhh, ça sonnait occupé et j’ai flippé. Est-ce qu’il appelait Caro? Non, il essayait aussi de me joindre encore. Pascal voulait encore essayé de me faire changer d’avis. Pas la peine. Zut, si j’avais deviné, j’aurai attendu et fait semblant de finalement céder. Je l’imaginais en train de sourire, heureux.

Pascal m’attendait dehors devant sa voiture avec un grand sourire. Est-ce que c’était le sourire de la victoire? De me voir capituler? Non, je ne pense pas. Il avait l’air sincèrement content de me voir. Jess est sortie voir ce qu’il fabriquait. On avait pas pris la peine de dîner, Pascal s’est donc immédiatement mis à cuisiner après s’être changé. Je suis montée chez Thomas.

Thomas était affalé sur son canapé à détailler une carte de pizza à livrer. Tout comme Jess, il n’était pas doué en cuisine. Pascal m’avait dit qu’il me préviendrait dès que ce serait prêt, je suis donc descendue lui demander si Thomas pouvait manger avec nous. Jess m’a flinguée du regard. Je n’ai pas tout de suite compris, mais elle n’a pas apprécié. Je me comportais comme si j’étais chez moi… Et Pascal, mon mari!

Milles excuses Jess, c’était pas exprès.

Après le dîner, on a pris le café ensemble. Thé ou petit verre de vin rouge pour les autres. Il n’y a que moi qui boit du café à toutes heures. Pascal m’a fait un petit signe, c’était le moment de s’éclipser. J’ai salué tout le monde avant de monter me préparer pour me coucher. Il est arrivé 30mn plus tard, déjà en training. Il avait pris une douche en bas.

Enfin ses bras, ses lèvres que je pouvais dévorer à loisir. J’ai très vite perdu le fils. Oublié les ressentiments, oublié les doutes, les plans d’attaques, effacé les images qui me torturaient, etc. J’étais seulement heureuse d’être dans ses bras. Tout le reste n’existait pas.

Jeudi matin, on a pris le café avec Thomas et on est parti en même temps. Ce n’est que lorsque j’étais sur la route pour rentrer que j’ai retrouvé mes esprits. Ce soir, hors de question que j’aille chez lui, j’éviterai même de lui parler au téléphone, sinon je risquais de flancher encore. De toute façon, il avait des trucs avec sa femme, il sera occupé, donc ce sera plus facile de ne pas aller traîner chez lui.

J’ai passé la journée à peindre, puis fait quelques courses en prévisions du week-end. Je devais voir Aurora vendredi soir, mais je n’en avais pas envie. Je rêvais de profiter d’un peu de solitude, profiter de mon temps pour me larver, me droguer de télé et de lecture. J’ai été chercher du bois pour me faire de petits feux dans la cheminée.

Après avoir essayé de me joindre plus de trois fois, Pascal m’a laissé un message pour dire qu’il espérait que je passerais à la maison (chez lui) ce soir. Il avait un match, mais serait rentré vers 21h30. J’ai attendu 22h pour lui répondre et avertir que je ne pourrais pas. Puis, prise d’anxiété, j’ai eu envie de vérifier s’il en avait profité pour voir Caroline. Impossible de savoir sans poser la question à Caro.

Je me suis demandée aussi où il dormirait? Dans notre chambre chez Thomas ou avec sa femme? Grrr, je déteste me méfier, bouillir de jalousie, alors j’ai été voir. Bon point pour lui, et grand huit de battements de coeur; il était en haut. Il dormait déjà. Et tout seul. Je n’ai eu aucun scrupule à le réveiller pour l’embrasser. J’étais si contente. J’ai prétendue avoir juste fait un saut pour lui voler un bisou. Ça lui a fait plaisir.

Bien sur il a essayé de me faire rester. Mais, j’ai prétendu avoir un truc demain matin très tôt, alors je devais rentrer. Il était à moitié dans les vapes, alors il n’a pas trop insisté. Le coeur léger, je suis enfin rentrée me larver dans mon canapé qui me tendait les bras. J’avais même oublié de tuer le feu dans la cheminée en partant, tellement je me sentais stressée et les boules de le trouver avec une autre femme dans les bras.

Peut-être qu’on ne se verra pas du week-end… Alors, j’espère que je lui manquerais!


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332/2012 -(mercredi)- Juste fatiguée!

Publié le par JaneDo


Mercredi - 28 novembre 2012  -  (332/2012)  -  Juste fatiguée!

Pascal pensait que je l’évitais, que j’étais peut-être fâchée. Mais, je l’ai rassuré; ni l’un, ni l’autre. Par contre, j’étais fatiguée. J’ai refusé son invitation à dîner. Trop court. 1h ou 2 autour d’une table à midi, avec des tonnes d’oreilles partout. Non. Ça ne me disait rien. Et avec le temps merdique, de la neige partout, je n’avais pas trop envie de bouger de chez moi. Plutôt de passer la journée à peindre, à côté de mon petit feu de cheminée.

Surtout, j’avais besoin de savoir d’abord s’il avait vu Caro hier soir.

  • Pourquoi tu demandes ça?
  • Ben, je sais pas, Pascal veut me voir et je sais pas… J’ai eu l’impression qu’il voulait quelque chose. Tu l’as trouvé comment? Tu sais ce qu’il me veut? Est-ce qu’il t’a dit quelque chose?
  • Heu… Non pas vraiment! Ben, je crois qu’il pense que tu l’évite! Il m’a aussi demandé si on s’était parlé et tout.

Ha! Trop facile. Caroline ne s’est pas méfiée. Donc, ils s’étaient bien vu.

  • Je ne l’évite pas! Qu’est-ce qu’il raconte! Je suis juste fatiguée, pas envie de bouger. Et j’avoue, pas trop le moral.
  • T’as pas le moral? Mais pourquoi?
  • Je ne sais pas moi-même. Je me sens mal dans ma peau. J’sais pas!
  • T’es sûre qu’il y a pas autre chose?
  • Comme quoi?
  • Je sais pas, à toi de me dire?
  • Ça t’embête que Pascal soit passé hier soir?
  • Non… Je crois pas. Pourquoi?
  • C’est Pascal qui t’as dit qu’il viendrait?
  • Non, mais je ne savais pas que ça devait être un secret? C’était un secret?
  • Heu… Non, je crois pas.
  • Donc, tu ne sais pas pourquoi il veut me voir?
  • Comme s’il avait besoin d’une raison! Tu ne veux pas le voir?
  • C’est pas ça…

Bref, je savais ce que je voulais savoir. J’ai accepté de le voir ce soir. Il m’a donné rendez-vous en ville. Je n’avais pas envie de passer chez lui. J’ai prétendu que je ne pouvais pas. J’avais un peu les boules........

 

Comme d’hab., je suis arrivée en retard à notre rendez-vous. Pascal m’attendait dehors. Il fait froid, et déjà nuit. Debout, campé sur ses jambes légèrement écartée, il fumait en regardant les voitures passer. Mon coeur s’est jeté en bas de la tour Eiffel. Dieu qu’il est beau. Dire que c’est moi qu’il attend, je n’en revenais pas. Les filles lui lançait des oeillades en passant, les mecs, des regards d’envies ou se redressaient, comme s’ils voulaient se mesurer. Dès qu’il m’a vue, il a jeté sa cigarettes et me souriait. Il me souriait à moi. C'est de la folie, je me sens toujours en encore intimidée. Et tellement fière.

  • Désolée d'être en retard.
  • M’en fou. J’aime bien t’attendre. Ça me rappelle des tonnes de merveilleux souvenirs.

J’avoue que moi aussi. Je n’arrivais pas à parler. J’ai failli me mettre à bégayer. Carrément sous influence. Il m’a laissé entrer en 1er. On s’est installé au bar. J’avais la gorge nouée, et la furieuse envie de prendre la fuite. Pascal n’a pas tourné autour du pot bien longtemps. Après avoir exprimé son plaisir qu’on se soit retrouvé comme ça après son boulot, d’être seuls tous les deux, il a prit ma main et son contact m’a fichu un gros coup de chaleur. Je crois bien que j’ai rougi.

Mais, j’ai retiré ma main. On avait pas le droit de se toucher de cette manière en publique. Mauvais. Pascal s’est immédiatement mis à m’interroger. Il voulait savoir ce qu’il y avait, si j’étais fâchée et pourquoi. J’avais beau lui dire que je n’étais vraiment, aucunement fâchée. Que je n’avais aucune raison, que je ne comprenais pas pourquoi il le pensait.

J’ai failli ruer dans les brancards et lui dire que je savais qu’il était passé chez Caro, donc, il pouvait en faire autant avec moi. Que je ne viendrais pas chez lui en attendant. Mais, je me suis retenue.

  • Tu n’es pas venu hier soir. Tu n’as pas appelé.
  • Tu voulais que je passe hier? Je ne savais pas quant tu rentrais. Tu es rentré à quelle heure?
  • Oh, je sais pas, vers 22h je crois.
  • Tu vois. Ça ne servait à rien que je passe. Mais… Tu as fini l‘entraînement vers 21h, non?

J’ai failli donc lui demander où il était avant. Mais j’ai préféré lui dire que… Si j’avais été chez lui, j’aurai passé la soirée à poireauter. J’étais certaine qu’il était rentré plus tard, et si je lui avais posé la question directement, il ne m’aurait pas menti. Mais, est-ce que j’avais vraiment envie de le mettre mal à l’aise. De le torturer un peu? Oh oui… Mais non. Non.

C’est tellement chouette de le retrouver comme ça, loin des pressions habituelles. J’avais presque oublié comme c’était agréable de chercher à se prendre la main sous la table. A l’abri des regards. De se sourires, sans avoir besoin de parler. De se noyer dans les yeux l’un de l’autre. Que j’avais presque oublié mes objectifs. Je l’ai même laissé me prendre les mains sur la table, oubliant toute prudence. Même me faire un petit bisou sur les lèvres.

  • Pourquoi tu ne viendrais pas à la maison…
  • Non. J’ai des trucs à faire. Je dois rentrer.

Puis, Pascal m’a parlé des projets de sa femme. On allait peut-être pas pouvoir se voir ce week-end. Il allait essayer, mais… Ça m’a fichu le moral en berne. Grosse déprime immédiate, et retour de l’estomac noué et de l’anxiété. J’ai préféré filer tant que je pouvais encore me maitriser. Je ne pouvais pas lui en vouloir, c’est normal qu’ils aient des trucs à faire qui n’ont rien à voir avec moi.

On était en fin d’année, il y avait les nombreuses fêtes de bureaux, de soirées du personnel et le reste… C’est sa femme qui l’accompagne bien entendu! C’est sa place à ses côtés, pas la mienne.


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331/2012 - Quant Pascal fait le mort!

Publié le par JaneDo


Mardi - 27 novembre 2012  -  (331/2012)  -  Quant Pascal fait le mort !

Trop prévisible ! Chaque fois que Pascal a quelque chose à se reprocher ou à me cacher, il n’appelle pas de la journée. Quel nul. La preuve une fois de plus. Je devine illico, qu’il a l’intention de passer chez Caroline. Avant de rentrer. Piquée au vif; pourquoi est-ce que je subirais sa femme, il n’a qu’à venir chez moi aussi. Chaque fois que Pascal m’évite, c’est qu’il va faire un truc qui risque de ne pas oser m’avouer.

Froissée, morte de jalousie, m’estimant lésée dans l’histoire, je n’essaie même pas de l’appeler. Et pour une fois, peut-être parce que mon côté compréhensif et ma gentillesse flotte quelque part au fond des chiottes, il ne me manque même pas. Et je ne perds pas mon temps à languir, à attendre un appel de sa part.

Même la jalousie a quitté mon cerveau en fusion. Je me détends en faisant de la peinture.

Le soir, j’ai invité Layne à manger. Il avait quelque chose, mais il a annulé pour passer la soirée avec moi. Cool. Malgré le temps pourri, on a flâné un moment au bord du lac à discuter, puis on a mangé au White et pris quelques verres ensemble, avec de fréquentes sorties sous la pluie pour descendre quelques clopes.

On en a vite eu marre, donc Layne m’a invitée à finir la soirée chez lui. J’ai préféré lui proposé de venir chez moi. Ce qui m’évitera de devoir rouler à moitié bourrée. Dol n’a pas arrêté de me harceler au téléphone et me laisser des messages larmoyants sur mon voice mail. Je n’avais aucune de la rappeler. Je savais très bien ce qu’elle voulait.

Zut, je sens que son état de femme enceinte me fait la laisser un peu de côté! Vache!

Promis, je rappelle Dol demain. Ou après-demain. Layne m’a raconté ses petites aventures, ses prises de têtes avec certaines nanas, parlé de son boulot. Puis, sans y mettre de forme, m’a demandé ce qui se passait avec Pascal. Je ne l’appelais jamais, et c’était la 1ère fois que je l’invitais à manger. J’ai fait celle qui n’avait rien à dire. Tout baignait avec Pascal.

Son regard inquisiteur m’a fait comprendre qu’il n’en croyait pas un mot. Alors j’ai prétendu que je me rendais compte que je ne faisais rien en dehors de Pascal, et que je voulais changer ça. Je voulais être moins dépendante, plus comme j’étais avant. Je voulais voir un peu plus souvent mes amis, sans les caser dans les trous de mon emploi de temps « Pascal ».


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330/2012 - (lundi) - Me rouler en boule et pleurer...

Publié le par JaneDo


Lundi - 26 novembre 2012 - (330/2012) - Me rouler en boule et pleurer...

Après le week-end, je me sentais à plat. Aussi plate qu’une crêpe. Aucune énergie, aucune envie. Si. L’envie de me rouler en boule dans un coin et pleurer. Peut-être aussi refaire le point, réfléchir à la suite. A ce que je devrais faire. Je me sentais un peu perdue et surtout, folle d’angoisse.

Aucune envie de voir Pascal. Et pourtant, je m’étais promise de le coller comme une limace cette semaine. Et si ce n’était pas lui que je collais, alors Caro. Question d’être sûre qu’il ne passe pas la semaine à la consoler. Mais, pas la force. Et je me sentais hyper épuisée.

Pas de dîner en famille ce lundi, maintenant on le fait le mardi. C’est pas plus mal, je n’avais pas envie de bouger. Je me suis rappelée que Caro lui avait demandé de passer après l’entraînement. Alors, je devais rassembler mes forces pour faire en sorte qu’il ne puisse pas. C’est la seule chose à laquelle je pouvais penser.

Etait-ce vraiment une bonne idée? Est-ce que je n’allais pas plutôt créer le syndrome du manque? Caroline au moins avait le courage de l’appeler, de se plaindre, moi non! Donc, si elle ne le voyait pas mardi, elle réussirait à le voir un autre moment. Pfff, épuisant.

Peut-être que ça ne sert à rien de me battre contre Caroline. C'est mon alliée après tout. J’avais déjà assez à faire avec la cohabitation et Jess!


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329/2012 - Calme plat!

Publié le par JaneDo


Samedi - 24 novembre 2012 - (328/2012) - Pascal aimait consoler Caro!!!  (3)

Je me suis réveillée après Pascal et Caro. Je ne les avais pas entendu bouger ou quitter la chambre. Ils ont été courir avant de manger quelque chose. J’étais cassée. J’avais la nausée aussi. En fait, j’étais angoissée à mort. Si j’avais été seule, je me serais rongée les ongles, mais là, je me suis contentée de café sur café et de cigarettes. Je n’avais pas faim.

Tout le monde semblait fatigué. Pourtant, ils ont prévu d’aller à la patinoire cet après-midi. L’idée m’épuisait déjà. Ils discutaient du week-end prochain, Thanksgiving, etc. Comme toujours, ils s’y prenaient à l’avance et tous ceux présents savaient si on se retrouverait directement au chalet dans une semaine ou pas. Je comprends pourquoi Pascal semblait penser que j’étais au courant pour ce week-end. J’avais effectivement dû les entendre en parler, sans y prêter attention, comme d’hab.

Pour une fois, au lieu de rester au chalet à lire, j’ai suivi Pascal. Je ne voulais laisser aucune place au hasard, ou à Caro de le vampiriser toute la journée. On a été se balader en ville, faire les magasins, puis je les ai regardé faire du patin. Ils avaient envi de louer la salle pour se faire un petit match. Je n’ai pas suivi Pascal sur la glace, parce que je suis trop nulle. J’aurai dû. Caro n’était pas terrible non plus, et Pascal était aux petits soins. C’aurait dû être moi.

Devant les autres, Pascal restait distant. Malgré tout, il m’avait pris sur ses genoux en passant ses bras autour de moi. Moi qui pensait que c’était de la tendresse, pour marquer qu’on était ensemble. Et bien, pas du tout. J’ai vite remarqué qu’il était pareil avec les autres filles qu’il connaissait bien.

Ils avaient aussi prévu de se retrouver ce soir vers 21h pour manger ensemble et prendre un verre avant de sortir en boîte. Je n’avais aucune envie de sortir, mais je ne pouvais pas non plus m’enfermer au chalet. Ce serait faire bande à part, et laisser le champ libre à Caroline ou aux autres filles.

Je n’ai pas été le bout en train de la soirée. Ni pendant le dîner, ni après au Clochard. Pascal a remarqué que j’étais assez silencieuse et même un peu distante. J’ai dû me secouer mentalement pour qu’il ne se doute de rien. J’ai juste dit que j’étais un peu crevée. Après quelques verres, je me sentais nettement mieux. Fallait pas abusé, sinon j’aurai un gros coup de pompe.

Au bar du Pub, j’ai rencontré un mec super sympa. Avec ce que j’avais bu, ça me rendait nettement moins coincée et je me suis mise à discuter avec. Dans les vapeur de l’alcool, je le trouvais charmant. J’avais oublié tous mes soucis, même de surveiller Pascal. Lui par contre ne me quittait pas des yeux et il a fini par venir me chercher, sans même me laisser le temps de dire au revoir à mon nouvel ami.

Je crois qu’il était Suédois, ou d’un de ces pays du nord. Peut-être Finlandais. Il nous a suivi en boîte, et malgré le gros nuage dans lequel je nageais, j’ai vu Pascal lui demander de prendre l’air, en disant que j’étais avec lui. Ou sa copine. Je ne sais plus trop. J’ai pas mal dansé, et ça m’a un peu désaoulée. Heureusement. Je n’aime pas perdre le contrôle de mes actes.

  • Est-ce que tu m’aimes Pascal?
  • Tu connais la réponses, non?
  • Est-ce que tu m’aimes?
  • Tu sais bien que oui. Pourquoi tu me demandes ça?
  • Tu crois qu’on peut aimer 2 personnes en même temps?
  • Oh que oui!

On dansait et je le regardais avec de grands yeux, toute amoureusement. Je dois reconnaître que Pascal est vraiment très beau. C’est une des personnes la plus sensuelle de la planète. Dans ma tête, je me disais que peut-être était-il trop parfait, trop beau, trop bien pour moi. Ou peut-être trop facile à séduite, ou simplement, trop facile à perdre. La question me turlupinait et me faisait un peu peur.

  • Donc, si par hasard tu aimais 2 filles, si j’en étais une, alors je pourrais aussi en aimer un autre? Après tout, tu sera parfois occupé avec une autre, donc…
  • Arrête ça.

Glups. J’avais failli vendre la mèche et sa réaction m’a fait retrouver un peu de plomb dans la tête. Mais tout de même, sa réaction était raide. Il s’était renfrogné. Je me demande s’il pensait à Caroline? S’il se demandait comment je réagirais? Bah, j’ai perdu le fils. Son visage fermé et les contraction de sa mâchoire m’ont empêcher de continuer dans ma logique alcoolique.

Mes réflexions ont dû le toucher, parce qu’il n’était plus aussi fêtard. J’ai voulu aller retrouver le Suédois au bar, mais il m’a fait asseoir. Il ne me servait plus que du coca. Il trouvait que j’avais assez bu et que j’étais saoul. Pourtant, j’avais drôlement envie de parler, de rigoler. Je ne tenais pas en place. Mais, Pascal était un sacré garde du corps. Je n’ai pas pu m’échapper de la table. Sauf pour aller danser avec Thomas.

Pascal nous surveillait du coin de l’oeil. Mais moi aussi. Ses petites messes basses avec Caroline, tout en regardant dans ma direction ne m’ont pas échappés. J’avais juste assez bu pour que ça ne me fasse pas sauter un câble. Danser me faisait désaouler. Mes neurones se remettaient en place, mon cerveau se remettait à fonctionner normalement. Je suis retournée à la table avec le sourire. Inutile de faire tout un plat.

Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander de quoi ils parlaient avec des airs de conspirateurs. Pascal a répondu qu’il se demandait si, vu mon état, ce n’était pas préférable de rentrer. Je ne voulais pas rentrer. J’allais mieux. En tous cas, il ne semblait pas profiter de la soirée. Toujours renfrogné, il restait assis, discutait avec ses copains, tout en me gardant à l’oeil. Caro est venu danser avec moi. Je souriais de toutes mes dents.

J’ai eu l’envie de la questionner, de voir si elle me raconterait leur petite escapades d’hier soir. Je saurais alors si je peux vraiment lui faire confiance, ou au contraire, me méfier d’elle comme de la peste noire. Mais c’était peut-être un peu trop tôt. Vu mes questions et ma réactions, ils risquaient de se douter de quelque chose. Et se poser pas mal de questions. Donc, j’ai laissé tomber. Je verrais ça plus tard. Peut-être la semaine prochaine.

C’était assez facile de noyer le poisson. Petit à petit, Pascal a semblé se détendre. Caro, elle, ne se doutait de rien du tout. Je rigolais avec elle, lui racontait même mes histoires. Elle était rayonnante.

En rentrant au chalet, Pascal est venu se baigner avec nous. On s’est amusé comme des fous. J’avais réussi à endormir la méfiance de Pascal. Il était de meilleur humeur. Après plusieurs bouchons, je me suis enfuie de la piscine, pour me réfugier dans le sauna. Pascal, Thomas et Julien sont venus aussi me rejoindre, suivi de Caro presque tout de suite après.

Malgré la chaleur, on réussissait quand même à plaisanter et à piquer des fous rires, jusqu’aux crampes. La sauna a une chose de formidable, ça fait suer toute l’alcool présent dans le sang. On ressort comme un sou neuf. Désintoxiquée, je me sentais super bien.

On a fait encore des jeux débiles. Pendant ce temps, j’aidais Pascal à préparer des spaghettis bolo pour tout le monde.

Jess a fait sa réapparition. Je me demande où elle avait disparu depuis hier et j’ai su qu’elle avait été faire la fête dans un autre chalet. De retour, elle pensait s’accaparer Pascal. Hum. Il était plutôt distant. Elle se mettait sur ses genoux, lui prenait le bras comme s’il était sa chose. Ça devait l’énerver. Je sais qu’elle a voulu qu’ils aillent se coucher, mais Pascal est resté là. Donc, elle est restée aussi.

Au moment d’aller se coucher, quant on en pouvait plus et que la fatigue commençait à se faire sentir, Jess a pris son bras. Elle restait collée à lui. Impossible de l’approcher de trop près, ni de lui parler. Il n’a pas eu d’autre choix que de monter avec sa femme. J’espérais qu’il viendrait me rejoindre une fois que le chalet serait calme, mais niet.

Ou s’il est venu, alors je devais être déjà en train de dormir. Je voulais pourtant l’attendre, mais j’ai pas tenu.


Dimanche - 25 novembre 2012 - (329/2012) - Calme plat!

J’avais dans l’idée de rentrer, que Pascal ne me verrait pas ce soir, sauf s’il me le demandait expressément. Puis, je me suis sentie en situation de doutes et d’infériorité. Si je n’y allais pas, il risquait de ramener Caro? Alors quoi que j’aie eu envie de faire est partie à la trappe; j’irai là où Pascal ira. voilà! J’avais trop peur de me faire évincer. En tous cas, pour le moment. Je me sentais menacée!

Vu l’heure à laquelle on s’était couché, on s’est levé assez tard. Il était passé 11h. Pascal est descendu vers midi avec sa femme. On a pas traîné au chalet aujourd’hui. Vers 14h, Pascal et Jess sont partis, alors Caro et moi avons fait pareil. A quoi ça nous aurait servi de rester?

Je suis rentrée et je me suis jetée au lit. J’étais naze. En me réveillant, il n’était pas trop tard pour profiter d’un bout de ma soirée, alors je me suis accordée un bain et j’ai lu. Pascal m’a demandé si je voulais aller chez lui, j’ai décliné. A quoi ç’aurait servi? Il allait certainement dormir avec sa femme.

Question d’être sûre que Caro n’allait pas me remplacer, je l’ai appelée un peu plus tard. Elle était chez elle. Aucun doute là-dessus. Elle s’ennuyait et aurait bien voulu qu’on passe la soirée ensemble. Je ne voulais pas, parce que je suis sûre que j’aurai fini par lui poser des questions.


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