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114/2013 - Tandem contre Elodie... Eau...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 24 avril 2013  - 114/2013 -  Eau -- Tandem contre Elodie

Mercredi soir; de l’eau dans les escaliers. On n’a rien su avant le matin. Marie est venue sonner chez moi vers 8h30! Grrrh. Apparemment, les plouks d’en-dessous avait, soit-disant, de l’eau qui coulait du plafond. Alors, ils ont pensé que ça venait de chez moi!!! Ben voyons!

Bravo Caroline! Pascal a accepté de passer chez elle après l’entraînement. De toute façon, Caro s’était arrangée pour ne pas avoir sa voiture. D’après ce qu’elle m’a dit, de premier abord, Pascal ne semblait pas enchanté de devoir la ramener. Il lui a dit de demander à Thomas. Hélas pour lui, Thomas était parti tout de suite après. Dans la voiture, Pascal avait téléphoné à Elodie pour dire qu’il passait plus tard.

Caroline a fait une petite vacherie à Pascal; elle a mis des somnifères dans la bouffe. Après avoir dîner, il était trop fatigué pour bouger. Pascal n’a pas osé rappeler Elodie pour annuler. Il pensait sans doute quand même y aller, mais avec la dose qu’elle lui avait mis, très vite il a commencé à somnoler. Hihihi, Elodie a dû être super furax que Pascal lui pose encore un lapin. Morte de rire.

Jeudi soir, Pascal avait rendez-vous avec moi. Sûr que je ne répondrais à aucun appel de sa part. Je ne veux pas lui laisser l’occasion d’annuler notre rendez-vous. Mercredi soir par contre, je crois qu’il avait un match. Je crois aussi qu’il commence à regretter d’avoir autant d’activités à côté du boulot. Il m’en avait parlé à une ou deux occasions. Donc, ce soir, il fallait qu’on trouve une solution pour l’empêcher de voir l’autre.

Parfaitement complice, on s’est consultée afin de trouver une idée. On voulait que Pascal se doute de rien. Caroline avait l’habitude d’aller voir ses matchs. Comme elle n’a pas réussi à le joindre de la journée, elle m’a demandé si je pouvais l’accompagner au match. Pour une fois, j’ai dit oui. Du coin de l’oeil, Pascal nous a repéré dans les gradins. Comme convenu avec Caroline, je suis partie avant la fin.

Je m’étais arrangée pour aller manger avec Thomas. J’avais parqué ma voiture un peu plus loin. Ça m’emmerdait d’aller en taxi. Mais ça, Thomas ou Pascal n’étaient pas sensé le savoir. Caro m’emmènerai éventuellement rechercher ma voiture. Après le match, Pascal est venu nous faire la bise avant d’aller se doucher. Pascal a prétendu avoir un truc avec les copains, et qu’il ne pouvait pas ramener Caro, mais il n’a pas eu le choix, vu que Thomas et moi n’avions pas prévu de rentrer.

Drôlement agréable de voir que Pascal a semblé surpris et un tantinet jaloux que je sorte avec Thomas…

Plus tard dans la soirée, Caro m’a envoyé des messages pour me dire que notre plan avait foiré. Pascal l’a déposée. Il n’a pas voulu aller prendre un café. Il a prétendu être crevé et voulait rentrer. Caro s’est incrustée. Elle a été chez lui et a rencontrée l’autre pouffe. Elodie avait rendez-vous avec Pascal chez lui!!!

Comment avait-il réussi à faire en sorte qu’Elodie ne soit plus fâchée????

Caroline m’a suggérée de l’avertir que je passais. Elle, elle avait été sommée de rentrer. Elle savait que Pascal s’énerverait si elle retournait lui casser les pieds. Aïïïe, je n’osais pas! Et Thomas risquait de se rendre compte que je lui avais proposé de sortir, juste pour ensuite aller scouater chez Pascal. Je sais que je ne devrais pas me formaliser pour si peu, mais c’était difficile de me transformer encore en super glu.

Ha la la! Pourtant, Caro avait raison… Si on voulait éviter que Pascal passe trop de temps avec cette nana, il n’y avait pas d’autre solution. Ou peut-être leur laisser cette soirée? Grrrh, je sais que c’est ma couardise qui parle! Que je cherche des excuses pour ne pas avoir à faire quelque chose qui me gêne. Mince, j’aurai préféré que Caro se débrouille sans que j’aie à lever le petit doigt.

Après ça, la trouille aidant, je me suis saoulé la tête. Soit, je dormais chez Thomas, ou… Donc, à moitié givrée, en arrivant chez Thomas, je suis descendue chez Pascal. LE RAT; il avait verrouillé la porte entre les 2 étages, alors j’ai dû passer par l’extérieur. J’étais persuadé que Pascal et Elodie n’avaient sûrement pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Ça me fait même chier d’associer leurs noms, pfff.

Caro avait collé au maximum, et Pascal a dû lui demander de partir. Elle avait fait celle qui ne comprenait pas qu’elle était de trop. Ça faisait 20mn que Caro avait déserté les lieux. En partant, elle m’avait tout de suite envoyé un message. J’ai répondu qu’on partait du resto. J’ai aussitôt jouer la comédie de celle qui ne se sentait pas très bien. Thomas a proposé que je passe prendre un café, et j’ai accepté. Trop contente que les choses marchaient comme prévu.

J’avoue que je l’avais un peu allumé. Juste ce qu’il fallait pour qu’il ait envi de voir si ça pouvait aller plus loin. C’était un peu vache.

J’ai dû sonner un moment avant qu’il ne vienne m’ouvrir. J’imagine qu’il pensait que je finirais par m’en aller. Je n’étais pas saoule au point de ne pas savoir ce que je faisais, mais juste assez pour donner l’illusion. La nana, Elodie, a fait la grimace en me voyant à la porte. Pascal avait sa tête des mauvais jour en ouvrant. J’ai fait comme si je ne voyais rien.

Je me suis jetée dans ses bras, et je me suis mise à lui raconter ce qu’on avait mangé. Ce qu’on avait discuté avec Thomas. Bref, Pascal n’a pas osé me repoussé. J’ai même vu un petit sourire au coin de ses lèvres. Puis, il a dû se rappeler que l’autre était là et que ce n’était pas le moment de me trouver drôle.

Pascal savait que je n’étais pas en état de conduire, et il ne m’aurait jamais suggéré de dormir chez Thomas, même pas pour cette Elodie. Pascal m’a laissé entrer. J’ai fait la surprise en voyant l’autre pouffe assise dans son canapé, mais tout aussi rapidement fait semblant de l’avoir oubliée.

Pascal m’a soulevée comme une paille pour aller me coucher dans sa chambre. Il hochait la tête à mes conneries et avait de la peine à cacher son amusement. Je me suis agrippée autour de son cou. J’ai prétendu ne pas vouloir me coucher, que je n’étais pas fatiguée. Et je l’ai entendu rigolé. Je l’ai laissé me border, et j’ai encore tenté de me lever, mais je me suis écroulée. J’étais contente d’être dans son lit. C’était presque gagné.

Après m’avoir écoutée pendant au moins 10mn, j’ai commencé à perdre le fils. Pascal a tiré doucement la porte en sortant. Elle n’était pas fermée. Faisant mon possible pour ne pas faire de bruit, je me suis levée pour écouter.

Elodie lui a demandé si j’allais dormir ici. Ben oui hein! Pascal lui a dit qu’il ne pouvait pas me laisser rentrer dans cet état. Elle lui a dit qu’il pouvait me mettre dans un taxi, mais Pascal trouvait ça un peu trop dangereux vu mon état. Il ne se sentirait rassuré que s’il me ramenait lui-même. Petit silence. Je ne tenais pas debout, je suis retournée me coucher. J’entendais tout aussi bien depuis notre lit. Enfin, tant qu’ils ne se mettaient pas à chuchoter.

Elle lui a proposé d’attendre là pendant qu’il me ramène. Je suis sûre que ça n’a pas dû plaire à Pascal, d’avoir l’impression qu’elle lui donnait des ordres. J’avais raison, il n’a pas répondu à ça. Clair que je dormais là, et clairement que ça l’énervait elle. Elodie a commencé à bouder.

Elodie voulait savoir comment est-ce qu’ils allaient réussir à passer une soirée ensemble sans avoir toutes ses nanas dans les pattes. Ouuuuh, elle perdait des points. Elle lui a reproché les nombreux lapins. Je crois avoir entendu sa voix se casser, quelques snifs. Je me suis relevée. Pascal a dû m’entendre bouger, parce qu’il a regardé en direction de la chambre.

Graouhhhhh, il était sur le canapé et la tenait dans ses bras! Mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai voulu foncer dans le salon. Pascal la consolait? Non, non, je ne pouvais pas le permettre. J’ai voulu retourner vers le lit, pour faire semblant de me lever, l’appeler, mais je me suis flingué. Il faisait noir. Pascal s’est précipité.

J’aurai dû penser qu’il ne serait pas à l’aise avec qui que ce soit, sachant que j’étais juste à côté.

Pascal m’a aidée à me lever. La honte. Puis, il m’a remise au lit. J’ai prétendu avoir super soif, que je voulais du thé ou du café de préférence, que je voulais venir le préparer moi-même pour pas l’embêter. Il a pensé que j’avais oublié qu’elle était là, alors il n’a pas voulu me laisser quitter le lit.

Ensuite, youpiiie, Pascal lui a dit que c’était mieux qu’elle rentre ce soir. Il devait s’occuper de moi, que j’avais oublié l’avoir croisée. Elodie ne comprenait pas ce que ça pouvait faire. D’après ce que j’entendais, Pascal la conduisait à la porte, pour ne pas leur donner l’occasion de s’embrasser, j’ai déboulé dans le salon en titubant un peu. Eblouie par la lumière, j’ai vu leurs silhouettes dans l’encadrement de la porte. Pascal a aussitôt précipité les salutations et refermé la porte pour venir me cueillir avant que je ne m’effondre.

Je ne me suis sentie calmée que quant j’ai entendu sa voiture quitté les lieux. Bon débarras.

Une fois Elodie partie, Pascal s’est laissé aller. Il a rigolé de me voir dans cet état. Il me traitait comme une enfant farceuse, amusé de me voir mâcher mes mots, bégayer, répéter les mêmes choses. Bref, il m’a fait un thé au lait, puis m’a portée au lit. Je suis restée agrippée à son cou. J’avais envie de lui, mais lui ne voulait pas, arguant que je ne me rappellerais de rien le lendemain.

J’étais collante… Je le couvrais de bisous, lui disait combien je l’aimais. Pascal avait l’air sceptique, mais amusé. On s’est embrassé, mais il a évité que les choses n’aillent plus loin, me répétant qu’il n’avait pas envi de se taper une nana complètement bourrée. J’ai remarqué qu’il avait presque failli à plusieurs reprises envoyé balader ses principes. Il en avait envi, mais ne voulait pas avoir l’air de profiter de la situation.

Alors… Profitant du fait qu’il me dise que j’allais tout oublier, et qu’il ne voulait pas me faire l’amour, j’ai obtenu sa promesse que le lendemain, on remettra ça. En tous cas, je l’ai fait beaucoup rire.

La journée, j’ai couru dans tous les sens. Le matin, à peine sur pieds pour prendre le café avec Pascal avant qu’il ne parte au boulot, j’avais reçu un message de ma frangine, de Marie, puis de ma puce. Je devais la prendre au salon vers 11h30. Marie nous invitait à manger avec elle et Roméo.

Kachouka et moi avions décidé de passer dans un magasin de musique pour lui acheter un accordeur pour sa guitare électrique. Mon Dieu, c’était le palace de la guitare. La caverne d’Ali Baba de la musique. On y a passé une bonne heure. On devait ensuite partir pour Moudon pour qu’elle puisse prendre des affaires pour dormir chez sa grande soeur, mon autre puce, Lilice. Elle allait voir une pièce de Théâtre avec son école. Non mais, à quoi pense ses profs!!! Des gosses qui traînent dehors après 22h!!! Franchement!

J’avais prévenu Pascal que je ne pourrais pas le voir avant 22h, voir 23h. Je m’étais proposée pour aller récupérer ma puce au Théâtre à 21h30. Chez sa soeur, j’ai vérifié qu’elle était en sécurité. Elle était crevée ma pauvre bébé, donc je n’ai pas traîné.

Je n’avais pas eu le temps de me préparer. Puis, je ne voulais pas qu’on puisse deviner que je sortais. Donc, j’ai dû retourner chez moi pour me changer et aller chez Pascal. Dommage de l’avoir fait m’attendre toute la soirée. Mon petit coeur jouait à la guitare en regardant distraitement la télé. Trop chou.

Caro était passée chez lui en début de soirée, parce qu’elle avait cherché à le joindre au boulot, mais n’avait pas réussi. Ou il était vraiment occupé, ou, il l’évitait. Elle m’a dit qu’il avait passé presque tout le temps au téléphone avec l’autre miss. Ça l’a énervé, alors elle est partie au milieu du 5ème; “non c’est toi qui raccroche d’abord”.


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113/2013 - Caroline prend le relais...

Publié le par JaneDo


Lundi, 22 avril 2013  - 112/2013 -  Hum!

Promis à ma frangine de passer boire le café chez elle à 10h. Ce soir, je n’avais pas l’intention d’aller au souper de famille. Puis, comme ma nièce avait congé cet après-midi et qu’elle finissait vers 11h, j’ai été la chercher à l’école, pour la ramener à la maison.

Je n’avais pas envie de partir de chez Pascal, mais j’avais promis, alors pas le choix. Waouh, Pascal risque de penser que je commençais à devenir un poil collante!?!? Il allait devoir me fiche à la porte, ou je devrais m’en aller avant qu’il ne trouve le courage de me demander sa clé! Hum! Bonne résolution, après le café chez ma frangine, je suis rentrée sagement chez moi.

Chez Pascal, j’avais laissé tout un tas de petits mots un peu partout, comme Pascal le faisait souvent pour moi, pour qu’il ne m’oublie pas. C’était surtout pour le remercier pour ce week-end, lui dire que je l’aime, que c’était chouette le circuit, que j’aimais dormir dans ses bras, le seul endroit où je me sentais parfaitement en sécurité, etc.

Pascal a trouvé quelques uns de mes billets en rentrant et il m’a téléphoné. Ça lui avait fait super plaisir, et il m’a demandé si je voulais passer. Impossible de dire non. J’étais vraiment contente, d’abord parce que c’était lui qui avait appelé, et de deux, c’était lui qui me proposait d’aller chez lui. Trop cool.


Mardi, 23 avril 2013  - 113/2013 -  Caroline prend le relais...

Pas beaucoup dormi. Je rentrais pour me jeter au lit et dormir un peu. Mais j’ai croisé Marie dans les escaliers, elle m’a proposé le café. Mince, j’aurai dû refuser! Après, elle m’a demandé si on pouvait faire les photos ensemble. Je n’ai pas su comment refuser. J’ai donc flingué toute mon après-midi sur son ordi pour les films et photos.

J’étais CREVEE! Le soir, elle a voulu que je mange avec eux. Cette fois, j’ai poliment refusé. Je n’en pouvais plus, j’avais besoin de dormir un peu. Pascal ne m'avait pas proposé de passer ce soir.

J’avais dans l’idée de passer voir ce que faisait Pascal après l’entrainement, voir s’il rentrait. C’était plus de 22h30 quant je me suis réveillée! Poisse. J’avais parlé avec Caro, et elle avait l’intention d’aller les regarder s’entraîner. Caroline avait l’intention d’inviter Pascal chez elle. Donc, demain, je me renseignerais pour savoir si elle a réussi ou non.

C’est Caro, alors, je crois que je peux lui faire confiance d’avoir réussi à obtenir ce qu’elle voulait. Donc, pas trop de soucis. On voulait juste s’assurer que Pascal ne revoit pas Elodie.


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111/2013 - Le calme après la tempête

Publié le par JaneDo


Samedi, 20 avril 2013  - 110/2013 - Pascal grincheux!

Pascal était d’humeur exécrable, mais après le départ de Caroline, il a été adorable. Peut-être qu’il rejetait la faute sur elle d’avoir gâché sa soirée, et pas sur moi. Merci Caroline d’être une si précieuse amie! Tout au début, après son retour, ça avait été plutôt difficile de discuter avec lui. Pascal était taciturne, grincheux.

Est-ce que j’aurai dû lui dire que je savais parfaitement qu’il traînait ailleurs avant de dépanner Caro? Peut-être pas!

Samedi, on a été faire de la conduite sur circuit. J’adore! J’aime conduire, et là, on pouvait dépasser les limitations. C’était un moment de pur bonheur. J’aime ça. On était avec 2 copains à Pascal; Julien, alias Juju, et un type qu’ils appellent Sallinger, et Caroline. Julien était venu avec une nana, mais elle n’a fait que nous regarder. C’était une fille pas très sympa. Elle ne parlait pas beaucoup, et réservait sa conversation aux garçons.

J’avais voulu l’accompagner, et Pascal n’était pas chaud. J’avais surtout peur qu’il aille retrouver Elodie. Pascal m’a expliqué que s’il me prenait avec, les autres vont penser qu’on est de nouveau ensemble, ce qui n’était pas le cas. Pour le convaincre, j’ai promis de ne pas lui sauter au cou, ou de trop le coller. Puis, j’ai proposé que Caro nous accompagne, pour qu’on ait pas l’air d’être venu en couple.

Après le circuit, on a été prendre un verre tous ensemble. On avait prévu de manger tous ensemble, mais en attendant, on est rentré se changer. En fait, j’étais contente de rentrer, je n’aurai pas tenu toute l’après-midi, suivi direct du resto, sans faire de pause. Ses copains sont sympas, mais bon.

On a déposé Caro vers 16h. Elle devait se préparer et venir chez Pascal vers 20h. J’étais contente de retrouver un peu de calme et surtout les bras et les câlins de Pascal. On a fait une petite sieste, avant de se préparer pour sortir. Avant d’aller sur le circuit, on était passé chez moi, pour que je puisse prendre quelques affaires. J’ai pris de quoi passer tout le week-end chez Pascal.

Pascal n’avait pas envi de faire la tournée des grands ducs, donc après le resto, on est rentré se larver à la maison. On a déposé Caro qui a voulu s’inviter pour une soirée DVD, mais Pascal a prétendu être crevé, et avoir envi d’un peu de calme. Il n’était pas si crevé, mais effectivement, il voulait faire une soirée canapé, devant la télé. Moi, ça me convenait très bien.

Je retrouvais enfin mon petit homme à moi; câlin, doux, tendre…


Dimanche, 21 avril 2013  - 111/2013 -  Le calme après la tempête

Pascal et moi n’avons pas quitté la maison, ni rien fait de la journée. Dodo, télé, câlins. Un dimanche comme je les adore. Pascal avait mis son natel sur silencieux. J’ai jeté un oeil dessus dans son dos. L’autre lui avait envoyé quelques messages. Il en avait lu un. J'ai effacé les messages d'Elodie, que Pascal n’avait pas ouvert. Et non, je ne me sens pas coupable. J’ai laissé les messages de Caroline. Elle aurait bien voulu venir passer la journée avec nous.


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109/2013 - Elle s'appelle Elody...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 19 avril 2013  - 109/2013 - Elle s’appelle Elody

Je déteste laisser voir mes sentiments et pleurer devant qui que ce soit. J’ai l’impression de jouer les victimes, ou de faire semblant. Et pourtant, même là, je me retiens pas mal. Sinon, je hurlerais comme une louve.

Pascal m’a demandé ce que j’avais envie de faire ce week-end. Comme s’il était certain que je n’avais rien d’autre à faire, que passer mon temps avec lui. Si j’avais été dans un de mes jours normaux, j’aurai prétendu avoir quelque chose. Bon, je n’avais rien prévu de mieux. Et oui, j’avais envie de lui coller aux basques. Mieux, de me transformer en justaucorps, pour lui coller encore plus à la peau, et l’habiller avec.

Il m’avait voulu que je me repose, que je reste tranquille, en me proposant de rester chez lui. Pour lui rappeler de bons souvenirs, je voulais lui faire la surprise de préparer quelque chose à manger. Je l’ai supplié de passer le week-end avec moi.

Je ne comprends pas bien pourquoi il m’avait proposé de rester chez lui, parce que ce soir, il jouait avec le groupe. Et sincèrement, je ne crois pas qu’il voulait que je l’accompagne. Mais, j’ai fait comme si. Il a bien essayé de me dire que ça me ferait du bien de rester tranquille ce soir. Toute l’équipe de copains étaient au chalet. C’était les dernières fois avant l’été. Pascal n’avait pas envi de monter. Et je ne sais pas si c’est parce que ça impliquait qu’on monte ensemble.

Je l’ai accompagné au concert, et comme je l’avais imaginé, l’autre nana était là. Je me suis félicitée d’être venue. Si j’avais été absente, Dieu sait, il en aurait profité pour s’expliquer, et peut-être même que Pascal ne serait pas rentré de la nuit. Elle a fait la moue en me voyant, surtout en voyant qu’on se tenait par la main.

Pendant la pause, Pascal a été vers elle, me plantant au milieu de gens que je ne connaissais pas. C’était les membres du groupe et quelques fans, je les connaissais de vue, mais sans plus. J’aurai pu aller vers lui, mais, je n’ai pas osé. De toute façon, ils trouveraient bien le moyen de se parler une fois ou l’autre, ne serait-ce que par téléphone, alors autant que ce soit en ma présence. Je les ai vu se diriger vers la sortie, paniquée, je les ai suivi.

Je n’avais pas de quoi paniquer de toute façon, Pascal n’allait pas disparaître au milieu du concert. Il ne ferait jamais une chose pareille à un copain. Et il ne me laisserait pas là comme ça. Jamais. J’ai eu beaucoup de mal à traverser la foule, à la sortie, je ne les voyais pas. Mon coeur a commencé à battre de plus en plus rapidement. Je crois que je les ai tout de suite imaginé dans un coin à s’embrasser!!!

Puis, je les ai repéré un peu à l’écart. D’après l’expression de la nana, elle lui demandait des explications. Pascal n’a pas eu le temps de répondre, j’étais déjà à côté d’eux. En me voyant, l’autre m’a scruté de la tête aux pieds, d’un air hautain et méprisant. M’en fou. Par contre, je n’ai pas aimé que Pascal croise les bras. C’était comme s’il voulait m’empêcher de lui prendre la main.

Je lui ai demandé un clope pour me donner une contenance, et j’étais tellement nerveuse, que la première bouffée m’a fait tousser. Pascal n’a même pas cherché à nous présenter. Puis, il devait retourner à l’intérieur. Et moi, je venais à peine de commencer ma clope. Je me suis trouvée conne. Depuis mon arrivée, ils n’avaient rien trouvé à se dire. J’avais dû jeter un froid.

J’ai balancé ma clope pour le suivre, et là, je lui ai pris la main. Sa main d’habitude si chaude, était toute froide. J’ai senti qu’il a cherché à me la faire lâcher, mais je tenais fermement.

Clairement, ça gênait que l’autre fille. Comment un homme pouvait-il être aussi cruel avec une fille avec qui il est sortis pendant plus de 4ans, et la traiter comme une gêneuse, pour une nana qu’il ne connaissait que depuis quelques jours? Mais, je me suis accrochée, m’interdisant de lui montrer ma douleur.

Caroline était arrivée entre-temps. J’étais contente de la voir. Au lieu de retourner à l’arrière pendant le concert, je suis restée vers elle. Et pendant toute la 2ème partie, je lui ai raconté les évènements de ces derniers jours dans les moindre détails. En omettant quelques séances de larmes. Je lui ai montré la fille. Caro l’avait déjà aperçue. Elle semblait avoir une meilleure mémoire que moi!

A la fin du concert, la nana a attendu Pascal pour lui faire la bise. Enfin, elle était partie. J’étais plus calme. Soulagée même.
J’avais tendance à être trop confiante, trop vite rassurée. Ça m’a fait oublier d’être sur mes gardes…!!! Grave erreur !

Pascal m’a dit qu’il devait ranger le matériel avec le groupe et m’a demandé de rentrer avec Caro, qu’il me rejoindrait chez lui dès qu’ils en auraient terminé. Il a aussi dit qu’ils devaient aller les déposer au local. Là, j’aurai dû me méfier!!! J’aurai dû! Chez Pascal, j’ai proposé un verre à Caro. 1h plus tard, Pascal n’était toujours pas rentré. Là, Caro m’a fait remarqué qu’il aurait dû être de retour. Pourquoi est-ce qu’il a fallu qu’il court chez cette fille???

Caroline avait oublié d’être bête, en rigolant, d’un rire jaune, elle a dit qu’elle n’allait pas seulement au concert pour regarder Pascal jouer, mais aussi pour nouer des relations avec les membres du groupe. D’ailleurs, elle a aussitôt appelé un des joueurs, pour lui demander s’il savait où habitait cette fille. Au début, il n’a rien voulu dire, puis lui a fait promettre de ne jamais dire que ça venait de lui.

Elle s’appelle Elody et elle habitait sur les hauteurs de Morges. Puis, Pascal n’a pas rangé le matériel avec le groupe, il était parti tout de suite après nous. Pas de doute, il était avec elle. Caro voulait aller là-bas. Elle voulait le chercher et même aller le chercher chez cette Elody. Pascal risquait de s’énerver. Moi, je n’en avais pas le courage.

Puis, Caroline a eu un éclair de génie. Elle a décidé de commencer à envoyer des messages de détresses à Pascal et  retourner sur ses pas pour lui faire croire qu’elle était en panne au beau milieu de la campagne. Elle prétendait ne pas avoir beaucoup de batterie, qu’elle avait peur et lui demandait d’aller la chercher. Hihihi.

L’empêche, elle est courageuse, pour aller s’enfermer dans sa voiture, dans la nuit noire, au beau milieu de nul part. De mon côté, je lui avais aussi envoyé une demi douzaine de messages. Je m'inquiètais de ne pas le voir arriver.

Grâce à elle, Pascal a dû se bouger. Il l’a d’abord appelé, et elle lui a rapidement expliqué à peu près où elle se trouvait. Puis, quant il a voulu lui dire qu’elle aurait très bien pu m’appeler, elle a raccroché. Elle m’a vite appelée pour me tenir au courant, avant de se dépêcher de décharger au max son natel. L’empêche, c’était dangereux. Et si elle se faisait agresser? Comment fera-t-elle pour appeler à l’aide sans batteries???

1h plus tard, Pascal est rentré avec une Caroline frigorifiée. Il m’a laissé comprendre que sa panne était la raison de son retard. Pfff, mais nous, on savait. Après avoir bu un thé pour se réchauffé, Caroline est rentrée. Pascal lui a fait comprendre qu’elle était de trop. L’empêche, je lui devais une fière chandelle. Sans elle, je serais encore là à attendre Pascal.

Pascal était de mauvais poil. On savait aussi pourquoi!!!! On avait foutu en l’air ses petits projets de la soirée… Bien fait.


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108/2013 - Ne me laisse pas... (2)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 18 avril 2013  - 108/2013 - Ne me laisse pas… (2)

Comme si j’allais le laisser sortir avec cette fille ce soir!!! Même si je devais me ridiculiser à le suivre, lui coller au cul, j’irai où il ira. C'était une promesse que je me suis faite. Je n'allais pas le lâcher d'une semelle aujourd'hui. Peut-être même demain aussi. Je ne laisserai pas une seule chance à cette nana de lui mettre le grapin dessus.

Inquiet pour moi, Pascal est rentré en millieu d’après-midi. C'était chou. C'est pour des petits riens comme ça que je l'aime tant. Il sait être prévenant et adorable avec la personne qu'il aime. J’ai trouvé ça carrément adorable. Je ne l’avais pas entendu arriver, mais j’ai senti une chaleur rassurante autour de moi. Comme je dormais encore, il s’est couché et m’a prise dans ses bras. C’est cette chaleur, ce confort rassurant qui avait bercé mon sommeil.

Le téléphone a sonné en fin d’après-midi. Pascal s’était précipité hors de la chambre pour prendre l’appel, laissant le récepteur posé à côté de l’appareil. C’est vrai que ça ne m’avait pas complètement réveillé, mais son absence, oui. Petit retour en arrière cérébrale, et j’ai réalisé que c’était le téléphone fixe de la maison. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie de savoir qui l’appelait. Alors, j’ai pris le récepteur.

Les hommes… Parfois, ils sont un peu…  Bon, c’est clair que j’aurai pu ne rien remarqué.

C’était la miss d’hier soir. Conne. Elle lui semait ses petits rires débiles, se lamentant sur sa journée de travail. Elle lui a demandé si elle ne le dérangeait pas. Pascal a dit que non. Waouh, il n’imaginait même pas que la sonnerie avait pu me réveiller? Elle a demandé si j’étais encore là ou pas. En quoi ça pouvait bien la regarder? Pascal a éludé la question en lui demandant si elle était encore au travail. Hum! Il ne voulait pas qu’elle sache? Peut-être que je devrais aller lui demander n’importe quoi, juste pour qu’elle sache que j’étais là?!

Puis, elle en est venu à ce soir. En voyant qu’il n’appelait pas, elle a appelé à son boulot. Elle a donc su qu’il était à la maison. Comme il ne répondait pas à son natel, elle a appelé son numéro fixe! Et comment a-t-elle eu son numéro? C’était qui cette bonne femme? Comment avait-elle fait pour s'approcher de Pascal?

Pascal a dit qu’il n’était pas sûr pour ce soir, un petit imprévu. Mais, peut-être plus tard, alors il la rappellerait. Il devait d’abord régler quelque chose.

C’était de moi qu’il parlait??? C’est moi le petit imprévu? Régler quelque chose? Avec moi? M’envoyer balader? Waouh, tout de suite, la boule à l’estomac. Non, je ne pouvais pas le laisser aller la voir. Non, non et non. Ça me rendrait malade. Je me posais de plus en plus de questions.

La fille lui a dit qu’il lui semblait m’avoir vu avec lui parfois aux concerts. Il lui avait semblé qu’on était très proche, elle se demandait si je n’étais pas son ex!!!!

Son ex? Carrément! Pour elle, je ne pouvais qu’être son ex? Pas sa nana, mais son ex! J’étais verte. Ah! Donc, c’était une nana qui venait aux concerts? Je ne me souviens pas du tout d’elle. Je l’aurai remarquée quand même!!! De plus en plus étrange. Pendant leur conversation, j’ai pensé que, Pascal allait certainement essayer de provoquer une dispute, pour partir en me laissant en plan. D’avance, je pouvais dire que ça ne marcherait pas!

C’était une des techniques favorites des mecs, pour se débarrasser de leurs nanas, et se donner bonne conscience.

Elle a insisté pour savoir s’ils se voyaient ou pas, si elle devait attendre son coup de fils ou faire autre chose. Pascal a promis de la rappeler vers 20h. Maligne, elle lui a dit que s’il était sûr d’être libre plus tard, alors elle l’attendrait chez elle. Donc, dès que Pascal serait en route pour aller la chercher, il a promis d’appeler. D’après ce que j’ai compris, ils avaient prévu de sortir manger, et si c’est trop tard, d’aller simplement prendre un verre. En quelque sorte, elle a forcé Pascal à dire qu’il serait libre vers 21h au plus tard, donc ils pourraient encore manger.

Et bien, il lui faudra me passer sur le corps d’abord!

Dès qu’ils ont terminés, j’ai reposé le combiné exactement comme il l’avait mis. J’ai continué à faire semblant de dormir. J’avais l’estomac à l’envers. Je crois bien que je tremblotais de trouille. Comment pouvait-il faire ça? Je le perdais c’est sûr. Je me sentais malade de peur. Moi, j’étais toujours amoureuse de lui! Et lui? Plus? Un peu? Pas du tout? Je me sentais affolée. Complètement affolée.

Il fallait que je garde la tête froide. Je ne voulais pas qu’il se sente aussi libre. Aussi libre de me briser le coeur…

Pascal est venu se recoucher. Horrible. Il a raccroché le combiné, et, au lieu de se recoucher et me prendre dans ses bras, il a quitté la chambre. Aïïïe, j’ai mal. Tellement mal. Pourquoi est-ce que ça fait si mal. Je n’osais pas bouger du lit. En plus, si je me lève, j’ai une tête à chier. J’ai les yeux en queue de boudin, enflé comme des fruits pourris. Quel spectacle lamentable.

Désespérément, je cherchais la meilleure manière d’agir. Quoi faire. Est-ce que je devrais me lever? Rester au lit? Attendre qu’il soit obligé de venir me réveiller et chercher à me dégager? Ou aller vers lui et voir comment les choses vont se passer?

Je n’arrivais pas à imaginer Pascal en train de chercher la dispute pour pouvoir se sentir libre de faire ce qu’il voulait. Ce n’était pas son genre. Je ne l’imaginais pas être aussi méchant. Il savait bien que ça me ferait mal, non? Non, c’est un garçon adorable, je ne peux pas l’imaginer dans le rôle du méchant. Mais bon, quant un mec est acculé, il choisi toujours la méthode la plus simple. Et c’est celle-là.

Pascal est revenu se coucher et m’a trouvée en larmes. Le moral en berne, je pleurais de désespoir. J’étais paumée, je ne savais pas quoi faire pour éviter que l’inévitable n’arrive et me brise en milles morceaux. En me voyant dans cet état, il a voulu savoir ce qui se passait. Je ne pouvais pas lui dire que j’avais entendu sa conversation, et qu’il était clair qu’il se passait quelque chose avec cette fille. Il y pensait assez sans que je lui fasse encore imaginer son joli minois alors que je ressemblais à un crapaud malade.

J’ai prétendu que j’avais cru le sentir à côté de moi, que j’avais même senti ses bras autour de moi. Et quant je me suis réveillée, il n’était pas là. Alors, j’avais cru avoir rêvé et j’étais triste que ce n’était que ça.

Attendri, Pascal m’a serrée contre lui. Sa main me caressant la tête était rassurante. Puis, Pascal s’est transformé en câlinoux comme avant. Pourtant, je gardais la tête froide. Au début, complètement emportée, je me suis laissée aller à penser que rien n’avait changé. J’avais même failli oublier le coup de fils, la nana, sa manière de m’arracher son bras hier soir, etc.

Mais, je connais les hommes… Il avait rendez-vous avec l’autre! A moins de me l’avouer franchement, ou sinon, il allait devoir me provoquer.

Pascal m’a expliqué qu’il s’était inquiété pour moi après hier soir. Et ce matin, en voyant ma tête, il a voulu rentré pour qu’on passe une peu de temps ensemble. Ça lui avait arraché le coeur de me voir pleurer. Je sentais que Pascal cherchait à parler de la situation. Moi non. Parce que je savais que ça aurait fini par des explications à propos d’hier soir. Je me rappelais quand même qu’il avait voulu me réclamer ses clés!!!

J’ai choisi de garder le silence, de ne pas relancer sur le sujet. Ni expliquer pourquoi j’avais pleuré. Il devait bien s’en douter.

J’attendais les 1ers signes de la dispute à venir, pourtant, j’esquivais. J’essayais d’éviter à tout prix de parler du fait que j’étais chez lui quant il est rentré. Mais, comme il est venu sur le sujet de la fille… J’ai demandé qui c’était. On aurait dit qu’il avait envi de parler d’elle. Certainement parce qu’il pensait à elle. Ça m’a dévasté. Mais, j’étais curieuse.

C’était un fille qui venait souvent aux concerts du groupe. Il l’avait connue comme ça. Dernièrement, un soir, quant il était sorti avec ses copains, il l’a croisée dans un bar. Il ne l’avait pas reconnue. D’ailleurs, il ne se rappelle pas la tête de la plupart des fans. Il se rappelait seulement des indécrottables habituels, qui prennent souvent des verres avec le groupe, c’est tout. Elle lui a fait quelques sourires, mais comme il n’avait pas l’air de la reconnaître, elle est venue lui parler. Ils ont passés la soirées à discuter. Ils se sont bien entendus et ont convenus de sortir hier soir, juste prendre un verre.

Pfff, et pourquoi l'avoir ramenée chez lui?????? Pas pour jouer au Monopoly! En pleine semaine??? Je ne suis pas si conne!!!

Je n’ai pas voulu lui demander comment elle avait fait pour l’appeler à la maison. Il aurait su que j’étais réveillée et deviné pourquoi je pleurais. J’avais encore les eux comme des soucoupes. Pascal semblait avoir de la compassion pour moi. On dirait vraiment que ça lui avait fait de la peine de m’avoir vu fondre aussi facilement en larmes. Pascal m’a avoué qu’ils avaient rendez-vous ce soir, mais qu’il ne voulait pas me laisser comme ça. Il pensait l’emmener prendre un verre avec ses potes. Question qu’elle se fasse des amis.

Tu parles!!! La présenter à ses potes oui!!! Qu’il ait osé me le dire en face me faisait encore plus de mal. Les larmes coulaient à nouveau toutes seules. La honte. De même que, le fait qu’il me l’ait dit, j’ai presque failli lui dire qu’il pouvait y aller. D’être si compréhensive et gentille ne m’avait pas toujours porté chance, alors je me suis abstenue.

Pascal a décidé de ne pas y aller à son rendez-vous et a voulu appeler la fille.

  • Si tu veux sortir boire un verre, on peut tu sais…

Tu parles, il n’avait certainement pas envi d’aller avec moi! Mais, il n’a pas osé le dire. Pascal a voulu quitter la pièce pour l’appeler, mais c’aurait été si évident. Où pouvait-il aller? Dehors? Dans la chambre d’ami? Dans sa chambre? Non, trop évident, donc, il s’est juste levé et s’est éloigné vers la cuisine. Je ne le quittais pas des yeux.

Pascal n’a pas osé dire à la miss qu’il était avec “son ex” et ne pouvait pas sortir.  A la conversation, j’ai compris qu’elle voulait savoir s’il sortait avec ses potes ce soir, si c’était pour ça. Il a simplement dit qu’il ne pensait pas pouvoir. Puis, elle a dû lui parler de notre bar.

Donc, il avait dû lui dire qu’on se retrouvait toujours au même endroit. J’ai compris qu’elle espérait le retrouver là-bas ce soir. Elle y allait avec une copine.

Pascal a encore répété qu’il ne pensait pas sortir. J’ai donc décidé qu’on irait. Qu'on sortirait. J’ai discrètement envoyé un message à Caro pour qu’elle m’appelle et insiste pour qu’on sorte. Malgré ma sale tête, j’étais impatiente de la voir pour lui raconter. J’ai aussi envoyé un message à Thomas pour demander où ils étaient. Comme je m’y attendais, Thomas m’a rappelé aussitôt. Il mangeait avec une copine, mais ils allaient ensuite au Tiger. Tout en lui parlant, j’écoutais discrètement de l’autre oreille.

Pascal pensait qu’on resterait sagement à la maison. Sachant que la fille allait au Tiger, en plus avec une copine, il ne voudrait certainement pas aller lui foutre la honte, en se pointant là-bas avec moi. J’avoue que j’ai profité de sa gentillesse pour me rapprocher de lui, me serrer dans ses bras. J’en avais besoin et envie.

Caro a appelé après le boulot. Avec le sous-entendu de mon message, elle voulait tout savoir, mais a très vite compris que j’étais avec Pascal. Quant elle a demandé si elle pouvait venir, je n’ai pas dit non. Pascal a été pris de court quant Caro est arrivée. Bonne élève, elle a insisté pour qu’on sorte. Pascal a tout tenté pour l’éviter. Thomas a appelé quant ils étaient aux cafés, pour prévenir qu’ils se mettaient en route. Alors, j’ai fait celle qui sentait qu’on avait pas tellement le choix.

Pascal était… mal à l’aise… Clairement!

Il a commencé à se montrer plus distant, mais j’ai fait celle qui ne le remarquait pas. Qui au contraire, avait besoin de son soutien, de sa gentillesse. J’étais encore plus silencieuse que d’habitude. Toujours entre rire et larmes, je souriais tristement aux babillages de Caroline. Pascal a donc été troquer son training contre un jean et un pull. Un pull a grosses mailles vertes. Pratiquement de la même couleur que ses yeux.

En partant, comme Pascal avait l'air de prendre ses distances avec moi, je suis restée plantée au milieu du chemin. Si ça allait être comme ça, peut-être que c’était mieux de ne pas sortir. J’avais passé la dernière heure à mettre des glaçons sur mes yeux, ils avaient dé-enflés, mais ils étaient encore rouges. J’avais aussi les pommettes un peu rougis. Peut-être les glaçons!

Pascal a vu mon hésitation. Il a compris que
je n’étais plus certaine de vouloir sortir, alors il s’est radouci. En adorable petit chou, il est venu me prendre par la main et encouragée. Gentiment, il m’a dit que ça ne se voyait pas du tout que j’avais tant pleuré. Pour me faire sourire, pour que mon regard triste disparaisse, il a été tout gentil. Même très protecteur.

Caroline n'a pas pris sa voiture, elle est venue avec nous. Sur place, Pascal était à nouveau un peu distant, terrifiée, je me suis accrochée et je l’ai supplié de ne pas me lâcher, alors il m’a prise par la main. J’avais remarqué son hésitation. Je savais pourquoi. Sans doute pour éviter de me voir m’effondrer ou fondre en larmes, il m’a prise par la main. Je crois qu’il était conscient que ça allait tout foutre en l’air avec l’autre nana. Mais, on aurait dit que, puisqu’il l’avait décidé, il assumerait, parce que c’était d’un air décidé qu’il a prise ma main pour m’entraîner derrière lui.

Avant même d’entrer, j’ai tout de suite repéré la fille. Elle nous avait vu. Elle regardait avec de gros yeux. Et je crois même avoir vu une grimace de déception. Elle n'avait peut-être pas perdu la guerre, mais cette bataille, oui. Son menton est monté d’un cran. Je crois qu’elle devait être furieuse. Je ne sais pas si Pascal l’a vu, en tous cas, il n’a rien montré. On a été salué les copains.

Elle n’était pas loin. La bouche pincée, elle ne le quittait pas des yeux, attendant qu’il la remarque et aille la saluer. Pascal me tenait toujours fermement par la main, mais je pouvais sentir que sa main devenait moite. Il était embarrassé, super mal à l’aise, mais évitait de regarder dans sa direction. Moi aussi.

Ça faisait presque une demi heure qu’on était arrivé quant elle est venue lui tapoté le bras. Gros silence et yeux de révolver de Caroline et moi. Certains des copains à Pascal s’attendaient à ce qu’il la présente. Je ne sais pas ce qu’elle lui a demandé à l’oreille. Pascal gardait le sourire. Puis, il s’est penché vers moi pour me dire qu’il revenait dans 5mn.

Pascal a vu mon regard affolé… Ça l’a touché. Il m’a rassurée du regard et m’a répété qu’il ne serait pas long.

Faisant l’impasse sur l’opinion des autres, je l’ai suivi des yeux et ne l’ait pas quitté des yeux. Je sais bien que ça le culpabilisait, mais je m’en fichait. Comme à la guerre, il n’y a que le résultat qui compte. Je devinais qu’elle lui demandait ce qui se passait, parce qu’elle a regardé dans ma direction. Pascal a haussé les épaules, il semblait calme. Elle semblait déçue.

Je ne l’ai pas quitté des yeux jusqu’à son retour à mes côtés. Ce n’était pas l’endroit pour lui poser des questions. D’ailleurs, je ne savais pas si j’allais le faire ou pas. La fille est partie presque aussitôt après avoir discuté avec Pascal, drapée dans sa dignité bafouée. Sa copine nous a jeté des regards appuyés, lourds de sens, méchants. Pascal n’a rien remarqué lui.

Dehors, la nana a dû changer d’avis, elle est revenue lui faire la bise avant de retourner rejoindre sa copine. Sa copine nous dévisageait d’un air furax, les bras croisés sur sa poitrine, par pure méchanceté, je lui ai lancé un petit sourire sournois. Un petit sourire vicieux de vainqueur. Après tout, comme les autres, ça fait du bien aussi d’être méchante.

Mais, j’étais crevée. Je n’avais pas bien dormi, trop pleuré, la musique me massacrait la tête. J’avais envie de rentrer. Pascal a senti que j’étais au bord des larmes et fatiguée, alors quant j’ai demandé à rentrer, il a tout de suite accepté. Il a passé son bras autour de ma taille, comme s’il voulait me soutenir. C’est vrai que je me sentais faible, fatiguée.

Pascal m’a ramenée chez lui. Complètement naze, je l’ai laissé m’aider, comme hier, à me déshabiller. Je me suis endormie presque aussitôt que ma tête a touché l’oreiller. C’était ce qu’on appelle un sommeil de plomb. Je me suis réveillée 1h plus tard. Pascal m’avait ramenée au creux de son épaule, il regardait la télé. Son sourire m’a rassurée.

Quant ses lèvres se sont posés sur les miennes, quant sa main a caressé mon visage, mon regard s’est perdu au fond de ses beaux yeux verts… Je n’ai pas refusé. Sa flamme m’a consumée. J’avais faim de son amour, soif de ses baisers. Jamais je ne pourrais lui dire non.


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108/2013 - Ne me laisse pas... (1)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 18 avril 2013  - 108/2013 - Ne me laisse pas...  (1)

Ne me laisse pas”, c’est tout ce que j’avais réussi à lui dire après l’avoir chopé à rentrer avec une autre fille… Une petite blonde, assez jolie, je dois le reconnaître. Elle faisait penser à Meg Ryan, dans “Vous avez un email”. Les cheveux courts, bouclés, et une bouche en coeur. Comme je la détestais d’être aussi mignonne. Et j’avais mal au coeur. Presque la nausée. Elle avait des yeux clairs. Je ne suis pas sûre de la couleur, parce que j’étais trop occupée à décrypter les réactions de Pascal.

Pascal était rentrée avec une inconnue! C’est une chose, je n’aurai pas dût être chez lui, c’en était une autre. J’avais oublié de penser aux conséquences. Aucune surprise que Pascal essaie ensuite de récupérer sa clé. Malgré tout, ça m’a blessé. Ça et tout le reste. C’était qui cette fille? Et on était mercredi soir, demain il bosse, et il trouve le moyen de rentrer avec une autre?

Je sais parfaitement, qu’en fait, ça ne me regarde pas! Que je n’ai pas le droit d’en faire toute une histoire, mais quand même!

Heureusement que j’ai pu garder mon calme, et jouer la parfaite idiote. Je suis restée là à les regarder avec de gros yeux, sans dire un mot. Je crois bien que j’avais la bouche ouverte. Ce qu’on appelle bouche-bée. J’étais choquée. Est-ce que c’était normal qu’il tourne la page aussi vite sur nous? Comment je devais le prendre? Toutes ces questions me martelaient la tête, alors que Pascal, plutôt sonné de me voir chez lui, ne savait plus très bien comment gérer la situation.

La miss lui a demandé qui j’étais! Non mais! C’est elle qui demande qui je suis!!! Elle! Pascal a fait une petite grimace, puis il lui a dit que j’étais une copine. Une copine? Une simple copine! Il devrait se rendre compte que tôt ou tard, elle découvrirait qui j’étais. J’étais loin de penser qu’il aurait pu tout simplement me jeter dehors par la peau des fesses et à grands coups de pieds au cul.

Pascal a soupiré, en disant que ça lui était sorti de la tête, qu’il m’hébergeait ce soir. Nerveusement, il s’est passé la main sur les yeux. Peut-être qu’il cherchait à éviter que je ne fasse une scène? Il avait peur que je gâche tout? Tout quoi?

    •    A moi; Je reviens tout de suite, je vais la raccompagner et je reviens.
    •    Je… Je viens avec toi.
    •    Non! Reste ici, je serais de retour dans une demi heure.
    •    Ça fait rien, j’suis réveillée…


Je leur ai emboîté le pas. Je ne voulais pas le laisser partir. Qui me disait qu’il reviendrait dans 30 minutes. Il pouvait tout aussi bien rester avec elle, et j’aurai laissé passer ma chance de le retenir. Voyant que ça allait être difficile de se débarrasser de moi, il lui a demandé d’aller l’attendre dans la voiture. A distance, il a pesé sur la télécommande pour déverrouiller la voiture. Etonnée, pas trop sûre si elle ne voulait pas rester pour savoir ce qu’on allait se dire, la fille m’a dévisagée avant de se traîner lentement en direction de la porte qui était restée ouverte.

J’ai voulu la rejoindre pour aller m’enfiler dans la voiture. Et devant si possible. Pascal m’a retenue par le bras. Son geste un peu brusque a attiré l’attention de l’autre. Et elle s’est retourné, puis s’est arrêtée pour nous regarder. Elle attendait la suite, moi aussi. Quoique, mon coeur battait si fort que j’avais presque les oreilles bouchées. Pascal m’a répété de l’attendre, qu’il ne ferait pas long.

J’ai essayé de lui arracher mon bras, mais il me tenait fermement. Yeux dans les yeux, Pascal a compris que je ne le laisserait pas y aller sans moi. Je tremblais, et j’ai attrapé un bout de son pull; “Ne me laisse pas… s’il-te-plaît…”. C’était douloureux de me dévoiler autant, douloureux de n’avoir pas pu contrôler mes sentiments et d’en venir à presque le supplier.

Un peu étonné, il s’est retourné vers l’autre; “Ça ne t’embête pas trop si je t’appelle un taxi?”. Je ne crois pas qu’elle ait entendu ce que j’avais dit. Il n’y a que Pascal qui l’a entendu, j’avais parlé trop bas, dans le dernier souffle qui me restait avant les larmes.

Pascal a posé son bras autour de la taille de l’autre pour l’accompagner dehors. Ce geste m’a fait péter un câble. Même s’il m’avait demandé de rester là, alors qu’il sortait attendre le taxi avec l’autre, je ne pouvais pas. Son geste si… proche, complice, naturel, m’a fait perdre la tête. Je voyais rouge, pas une seconde je n’ai pensé qu’il aurait pu s’énerver et me parler sèchement. J’ai passé mon bras sous le sien et il me l’a arraché sans ménagement. Et tout aussi sèchement, il m’a demandé de retourner à l’intérieur.

Je ne l’ai pas fait. Je suis restée où il m’a rejetée. Assez près quant même pour les entendre. Je voyais bien que je l’emmerdais à fond. Gêné sans doute par ma présence, Pascal ne l’a pas trop approchée. Elle lui a demandé s’ils se voyaient le lendemain soir, et il a dit qu’il l’appellerait avant de quitter le boulot.

Mon sang tapait si fort que j’étais sûre qu’ils pouvaient entendre chaque battement de mon coeur. Si j’y pouvais quelque chose, clairement je ne le laisserai pas la voir demain. Ça c’était sûr. Mais, j’avais peur. Merci au taxi d’avoir été rapide. Je priais pour qu’il ne l’embrasse pas. Pas devant moi. Je tremblais de la tête aux pieds essayant de trouver quoi faire au cas où, mais rien ne venait. Ma tête était aussi vide qu’une passoire.

Ouf, ils ne se sont fait que la bise. Mais chacun des sourires qu’il lui faisait me faisait perdre encore plus pieds. J’avais tellement peur, c’était incontrôlable.

Une fois le taxi parti, j’ai réalisé que les choses risquaient de se gâter. Pascal s’est retourné vers moi, et j’ai vu qu’il n’était pas content. Normal. Les larmes sont sortis tout seul. Impossible de parler. J’ai baissé la tête et je l’ai précédé. Je ne savais pas ce que j’aurai pu inventer pour expliquer ce que je faisais là, mais à l’origine, on avait rendez-vous. Mais, ce n’était surement pas le moment d’en débattre.

Je me suis rassise sur le canapé, là où il m’avait trouvée, la tête entre les épaules. Les larmes coulaient, je ne pouvais plus les retenir. J’étais trop malheureuse. Pascal s’est assis en face et semblait attendre que je me calme. Rien à faire. Ça ne se clamait pas. La seule chose qui aurait pu me calmer, c’est qu’il me prenne dans ses bras. Encore mieux, qu’il arrive à me convaincre que je venais seulement de me réveiller et que tout ça n’était qu’un cauchemar.

Ça a duré plus de vingt minutes sans qu’on se dise un mot. Je n’arrivais même plus à étouffer mes sanglots. Et je suis moche quant je pleure. Je déteste que qui que ce soit y assiste. Mais là, je ne savais pas quoi faire. Enfin, Pascal a bougé.

J’ai cru qu’il partirait se coucher sans un mot. Les hommes que j’avais connus se sont toujours comportés comme ça. De sombres imbéciles qui ne savaient jamais quoi faire pour consoler quelqu’un. On dirait qu’ils ont les bras coupés. C’était drôle que je pense à ça, en plus, je les détestais tous en vrac à y penser.

Pascal n’est pas comme les autres, et il l’a prouvé une fois de plus. C’est pour ces petites choses insignifiantes que je l’aime tellement. Il est sensible, adorable, quant il m’aimait encore. Ses bras se sont refermés autour de moi et je me suis laissée aller contre lui. Puis, je me suis mise en boule serrée contre lui. Je m’accrochais. J’avais trop mal. Trop mal de l’avoir vu avec une autre. Trop mal qu’il m’ait laissée tomber, menti pour voir une autre fille. C’est que ça devait être important.

On est resté comme ça longtemps, puis Pascal m’a dit qu’on devrait peut-être aller se coucher. Les larmes s’étaient taris, mais j’avais encore des spasmes. Sa main avait caressé mes cheveux, les avait remis en place. Pascal m’avait aussi fait de petits bisous sur la tempe, c’est, je crois, ce qui avait calmé mes pleurs. Il m’a entraînée par la main jusqu’à la chambre. Je crois que je devais avoir les yeux comme des soucoupes volantes. Enflés.

Je n’arrivais pas à faire quoi que ce soit. Pascal m'a aidée à enlever mes chaussures, mon pull, enfilé un t-shirt. Bref, Pascal s’est occupé de moi comme si j’avais été handicapée. Je l'étais, en tous cas mentalement. Il m’a couchée avant de se changer. Je crois que je me suis endormie. J’étais dans les vapes, mais je l’ai senti me prendre contre lui et continué à me caresser la tête. J’ai sombré.

Jeudi matin, je l’ai entendu se lever. Je ne savais pas si je devais me réveiller pour lui parler ou pas. J’avais conscience que je devais avoir les yeux bouffis, mais je devais essayer de l’empêcher de voir l’autre fille ce soir. Ce n’était pas avec cette tête que j’aurai voulu faire ça, mais j’en avais pas de rechange.

Pendant qu’il était sous la douche, je me suis dirigée vers la cuisine, après avoir constaté les dégâts. Je pensais lui préparer son café, mais je suis tombée sur le mot qu’il pensait me laisser. Pascal voulait que je laisse sa clé en partant. Ça m’a assommé. J’ai couru me remettre au lit. J’ai continué à faire semblant de dormir, quant j’ai réalisé que, si je le laissais partir, sans lui dire en face, qu’il allait devoir changer les serrures, mais je ne pouvais pas me résoudre à lui rendre sa clé.

Quant je suis sortie de la chambre, Pascal avalait son café penché sur le mot qu’il me rédigeait. En me voyant, ou surtout, en voyant ma tête, il a vite fait disparaître le billet. Il l’a froissé et enfilé dans sa poche. Il ne savait pas que je l’avais vu. Je n’avais fait que 2 pas hors de la chambre. Je ne voulais pas qu’il puisse admirer de trop près les dégâts d’une nuit de larmes. J’étais vraiment horrible à voir.

    •    Tu veux un café?
J’ai secoué et détourné la tête. Je ne supportais pas qu’il me regarde.
    •    Allé viens…

Pascal s’est levé pour venir me chercher. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un pas en arrière. Me prenant par la main, il m’a conduite à l’un des sièges du bar-cuisine. Pas envie de m’asseoir, alors je suis restée debout. Je ne me sentais pas très bien. Je l’avais vu vite escamoter le mot qu’il m’écrivait, mais je l’ai quand même cherché du regard. J’étais soulagée de ne pas le trouver. Mais, il allait surement me le servir plus tard, le problème n’était pas réglé.
 
Je n’avais pas la force d’ouvrir la bouche, ni de le regarder. Je restais là, sans savoir quoi faire. Je ne faisais que bouger la tête pour lui répondre.

    •    Tu peux rester ici si tu veux... d'accord? On mange ensemble à midi?
J’ai secoué la tête. Il n’y pensait pas! Mes yeux seront toujours enflent.
    •    Bon. Reste ici ok, je rentrerais direct après le boulot, et on pourra parler un peu, tu veux?
Hochement.
    •    Faut que je file, sinon je vais être en retard. Ça va aller?
Encore un hochement. L’empêche, c’était adorable qu’il s’inquiète pour moi. Ça m’a fichu les larmes aux yeux.

Les bras ballants, je l’ai regardé enfilé sa veste, ramasser ses clés. J’avais envie de l’appeler, d’avoir quelque chose d’important à dire, mais rien ne venait. J’étais juste perdue. Je lui cassais les pieds, j’étais un boulet. Il en avait assez et ne savait pas comment me le dire, ni comment se débarrasser de moi. C’était affreux de penser à ça. Les larmes ont recommencés.

Pascal s’en est aperçu et il est revenu sur ses pas pour me prendre dans ses bras et me faire un bisou sur la tête; “T’inquiète pas…”. J’ai hoché la tête comme si je comprenais, mais en fait, je n’avais aucune idée de ce qu’il avait voulu dire. Une fois seule, je me suis replongée au lit et j’ai pleuré encore une bonne heure. Tout me faisait mal, même de l’avoir vu partir avec Thomas, le sourire aux lèvres.

Est-ce que Thomas avait eu vent de ce qui s’était passé? Est-ce qu’il savait que j’étais là? Pascal allait-il lui raconter? Savait-il que Pascal était sorti avec une autre fille hier soir?

Avant d’avoir pu me creuser la tête avec toutes ses questions, j’ai sombré dans un sommeil où l’oubli est roi. J’ai dormi presque toute la journée. Au réveil, pas de chance, mes yeux étaient toujours aussi enflés!


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107/2013 - C'est qui elle? Où et quant l'a-t-il rencontrée?

Publié le par JaneDo


Mercredi, 17 avril 2013  - 107/2013 - C’était qui elle? Où et quant l’avait-il rencontrée?

Je me réjouissais tellement de voir Pascal ce soir. J’avais des trucs à faire, alors je me suis appliquée à tout terminer le matin. Je suis aussi aller boire un café vers ma frangine. L’après-midi serait consacrée à me préparer pour ce soir, et faire une petite sieste pour être en forme. Je n’avais pas beaucoup dormi ces derniers temps.

En début d'après-midi, Pascal a annulé notre rendez-vous. Ça m’a déprimée. J’avais vraiment l’impression qu’il faisait tout pour m’éviter. Il passait son temps à me souffler le chaud et le froid. Vraiment, j’avais l’impression qu’il n’avait pas envi de me voir. Ça me déprimait à un point! Complètement perdue, je ne savais plus quoi faire. Complètement à côté de la plaque, ça me coupait les pattes. J’avais été jusqu’à proposer qu’on se voit, même proposé ce soir, et lui, il annulait.

Il m’a sorti des tas d’excuses que je trouvais débile. Il avait paraît-il un match, puis après il devait courir pour aller avant la fin des répètes, il devait jouer prochainement avec le groupe. Prochainement?? J’ai noté qu’il ne m’avait pas dit quand. J’en étais malade. Ce n’était pas comme s’il ne le savait pas hier quant j’ai proposé qu’on se voit? Alors, pour moi, il n’avait fait que dire oui pour me calmer, et qu’il savait déjà qu’il allait annuler.

Un peu collante, je l’ai rappelé pour lui demander si on pouvait quand même se voir après? C’était triste de l’entendre hésiter, puis, comme s’il était gêné, Pascal a dit qu’il était assez crevé ces temps, alors il voulait rentrer se coucher. Tu pense!!! Avec tout ce qu’il traîne chaque soir, il peut bien être crevé. J’avais l’impression d’être un gros pot de glu à l’autre bout de fils. Et me voilà en train d’insister. Pour finit, je pense à bout d’arguments, il a proposé qu’on se voit jeudi soir.

Repousser? Et le jeudi soir? Avec toute l’équipe? Non, je ne voulais pas le voir entouré de toute l’équipe. Il a aussi dit qu’il avait un match avant, donc, il allait surement être sur les rotules. Hum?!? Déjà une excuse pour annuler demain? Je me sentais déjà comme une emmerdeuse, alors j’ai accepté. Mais, c’était à contre-coeur.

En parlant avec Caro, j’ai appris qu’il lui avait servi à peu près les mêmes excuses. J’étais un peu gênée de voir qu’il avait eu le même genre de discussion avec nous deux. C’était fou comme Caro et moi nous nous ressemblions. Par contre, elle avait réussi à lui faire accepter de la voir après. Donc, il avait annulé avec moi, pour voir Caroline?

Et son histoire de rentrer se coucher était un mensonge? Comment dire à Caro de ne pas y aller, que je voulais y aller moi?

Et je ne voulais pas le lui dire tout de suite, pour éviter qu’elle l’avertisse. J’ai été guetter Pascal à la salle des répète. Je n’ai pas vu Pascal. Les autres sont tous partis. Incrédule, je n’arrivais pas à croire qu’il ait pu me mentir. Alors, j’ai attendu encore un peu. 30 minutes plus tard, j’ai compris qu’il ne viendrait pas à la répète. Il devait être rentré.

J’ai appelé Caro en roulant en direction de chez Pascal. Il avait apparemment annulé avec Caro aussi. L’air de rien, c’est peut-être méchant, mais ça m’a fait plaisir. Mais alors, où était-il et que faisait-il? En ayant agi comme il l’a fait, il nous a fait perdre sa piste. On n’avait aucune idée où il pouvait être. Caro avait été voir chez lui après son coup de fils, il n’y était pas. Caro avait gentiment attendu chez elle, moi à la répète, pendant ce temps, il avait filé entre nos doigts.

Il pleuvait et il faisait beaucoup trop froid pour que j’aille me geler le cul chez lui. Et s’il ne rentrait pas de la nuit, ce serait ridicule. Pascal n’avait pas intérêt à annuler demain. Déçue, déprimée, le moral à ras les pâquerettes, je n’avais plus qu’à rentrer chez moi. Encore une déception, une soirée perdue à espérer et attendre pour rien. Dire que je me réjouissais tellement pour ce soir.

Rhhh, je ne pouvais pas rentrer comme ça. Je voulais absolument le voir. Buttée, j’ai été l’attendre chez lui. Qu’il rentre ou pas, je voulais et devais être là pour savoir. Pour lui rappeler que j’existais.

Vers minuit, enroulée en boule sur son canapé, je faisais semblant de dormir quant Pascal est rentré. Comme j’ai été contente d’avoir été aussi têtue et tenace, d’avoir eu l’idée de venir l’attendre sans rien lui dire.

Parce que, Pascal n’est pas rentré tout seul, mais avec une poulette que je ne connaissais pas. Je ne me souvenais pas de l’avoir déjà vue. Alors voilà la raison de ses mensonges??? Elle??? Impossible de décrire la tête qu’il a fait en me voyant là, me frottant les yeux, réveillée par la lumière.

En tous cas, malgré la boule à l’estomac en voyant l’autre fille, j’étais contente de m’être accrochée. Et qu’est-ce qu’il allait faire maintenant? Me foutre à la porte? Il n’aurait jamais le coeur de faire ça, c’est un gentil.

Pascal devait se rendre compte que les mensonges bidons qu’il m’avait servi au téléphone prenaient tous leurs sens devant le spectacle que j’avais sous les yeux!!! Et c’était qui elle? Où l’avait-il rencontrée? Où et quant Et j'étais où quant c'est arrivé?


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106/2013 - Juste oublier...

Publié le par JaneDo


Mardi, 16 avril 2013  - 106/2013 - Oublier!

Pascal n’était pas à la maison. Il devait être à l’entraînement. Il était aux environs de 21h. Il devrait arriver chez lui d’un moment à l’autre. Au plus tard, vers 22h et quelque. Je me suis installée sur le banc balançoire sur son balcon. Il était préférable que je n’entre pas chez lui sans être invitée. Et j’ai attendu. J’ai attendu longtemps. 2h du matin, il n’était toujours pas rentré.

J’aurai très bien pu lui envoyer un message, qu’il sache que je l’attendais. Il faisait froid et il pleuvait à verse. J’étais gelée de la tête aux pieds. Thomas est rentré vers 22h20. Il n’a pas fait attention et ne m’a pas vue. Tant mieux. Vers 2h20, j’ai commencé à me sentir super idiote, alors j’ai abandonné. Je suis rentrée encore plus triste que si je n’avais pas été chez lui, avec la tête remplie d’angoisse, à me demander ce qu’il pouvait bien faire, où est-ce qu’il traînait et avec qui. Est-ce qu’il s’amusait.

D’autres pensées encore plus terribles me givraient le moral, accompagnées d’images encore plus terrifiantes. Celles avec lesquelles je l’imaginais étaient beaucoup plus minces et plus belles que moi. Des tops models. Ça me brisait en petits morceaux. Pourquoi est-ce que ça faisait si mal? Pourquoi est-ce qu’aimer quelqu’un faisait tellement souffrir? Pourquoi est-ce que je me torturais autant pour lui?

Je lui ai parlé ce matin. A 9h, je ne dormais pas encore, donc, quant il a appelé, j’avais trop envie d’entendre sa voix pour résister. Pourtant, on s’était promis, avec Caro, de l’éviter jusqu’à vendredi. Je ne lui ai pas dit que je m’étais traînée chez lui hier soir, ni que j’étais passée chez Caroline, vérifier qu’il n’y était pas. Avec Caro, on voulait voir ce qu’il pouvait inventer pour reconquérir nos coeurs. Je n’ai pas tenu le coup. Après avoir raccroché avec Pascal, je me suis sentie coupable, alors j’ai appelé Caroline et je lui ai tout raconté. Sauf le tour chez elle avant de rentrer.

Ensuite, j’ai passé la journée à faire les films avec Maria. Pour me remercier, ils m’ont forcée à dîner avec eux. Rhhh, je ne rêvais que de rentrer chez moi, être un peu tranquille. Lire ou regarder des films. Bref, je n’ai retrouvé mes petites affaires que vers 21h30. Puis, j’ai eu envie de peindre. Alors, j’ai peins.

Ça me permettait de mettre de l’ordre dans ma tête. Ce matin, j’ai fait un reproche à Pascal. S’il avait voulu me parler, ça ne me gênait pas, même, ça m’aurait fait plutôt plaisir, mais demander à nous voir toutes les deux, à Caro et à moi? Ça, ça ne m’avait pas plut. Il a dit, qu’il n’avait pas osé me le proposer à moi toute seule, parce que Caro était à côté de nous, c’est pour ça qu’il avait proposé aux deux.

Puis, oubliant toute fierté, j’ai demandé si on pouvait se voir demain soir. Pascal a dit oui. J’étais toute exitée et maintenant, j’espère que les heures passeront vite. J’ai hâte d’être à demain soir.

En tous cas, j’avais l’impression que ce n’était pas pour nous engueuler à propos de notre comportement avec Nina. Ça me soulageait. J’ai l’impression que c’était pour faire la paix, ou pour simplement, au cas où, se faire engueuler en 1 fois. Mais, j’avais aussi l’impression qu’il ne voulait pas vraiment reparlé de ça. Ce qui était parfait, parce que, moi non plus. Par contre Caro, probablement.

Moi, si je pouvais oublier cette soirée là, je ne m’en porterais que mieux. Je voulais juste effacer ce samedi soir de ma mémoire, et ne plus y penser jusqu’à la fin des temps. Pourtant, j’aurai bien voulu savoir ce qu’il foutait hier soir!


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105/2013 - Parce que ce n'était pas moi...

Publié le par JaneDo


Lundi, 15 avril 2013  - 105/2013 - Parce que ce n’était pas moi!

Caro et moi avions parlé presque toute la nuit. On n’avait presque pas dormi. Peut-être 2h, grand max. Caroline est rentrée vers 9h. Elle ne risquait pas de croiser Pascal, il était au boulot. Elle s’est fait portée pâle aujourd’hui. Quant j’ai voulu me coucher, ma soeur a appelé, alors, j’ai été prendre le café avec elle. Mon natel n’a pas arrêté de sonner. C’était Pascal. Je ne lui ai pas répondu. Je n'allais pas lui parler devant ma frangine. Elle m'aurait vue me transformée en mauviette premium!

Caro m’a appelé vers 10h, pour me dire que Pascal avait aussi essayé de la joindre. Elle avait eu trop peur de ce qu’il avait à dire pour répondre. Moi aussi. Bref, de retour chez moi vers 13h, j’ai mis mon natel sur silence et je me suis couchée. J’étais naze, et ça commençait à se voir. J’ai dormi jusqu'aux environs de 19h. J’ai eu beaucoup de peine à m’extirper de mon lit. J’étais encore super crevée.

Maria voulait que je passe vers elle pour faire les films, mais j’ai prétendu avoir du courrier à faire avec une copine. Je n’étais pas d’humeur, ni en état de faire quoi que ce soit.

Aujourd’hui, c’était l’anniversaire de mon autre soeur, enfin, ex-soeur. Je ne l’ai pas appelée. Elle n’existe plus pour moi. Je l’ai rayée de ma vie une fois pour toute.

Et Aurore et David m’ont demandé de prendre Dobby, la petite labrador, pour le week-end prochain. Pas eu le coeur de dire non. Pourtant, je rêvais de passer quelques jours tranquilles et toute seule, enfermée chez moi. Parce que, je n’avais non plus pas l’intention de tourner autour de Pascal le week-end prochain. Je devais garder mes distances. Ça m’évitera beaucoup de larmes.

Mince, j’avais toujours aussi mal, rien que de penser à ce week-end, le souffle me manquait. Je souffrais de penser qu’il ait pu prendre une autre femme dans ses bras. Pas tellement parce que c’était Nina, c’est clair que j’aurai aimé être à sa place, mais c’était surtout à l’idée qu’il ait pu y prendre du plaisir. Erk. Et zut, Pascal me manquait jusqu’à l’os. Je n’arrive pas à imaginer la vie sans lui.

Pfff, ce soir, je passe chez lui. J’ai envie d’être avec lui, de dormir dans ses bras. Ça me rassurerait s’il ne me fiche pas à la porte.


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104/2013 - Le coeur en larmes

Publié le par JaneDo


Dimanche, 14 avril 2013  - 104/2013 - Le coeur en larmes

J’avais honte de descendre déjeuner. Pascal se doutait bien que je l’avais attendu. Quelle tête faire? Semblant de rien? Ridicule. J’aurai dû avoir la bonne idée de partir avant le lever du jour. Maintenant, j’étais coincée. Je n’avais pas le courage de descendre, j’étais mortifiée. Comment descendre en gardant la tête haute? Comment réagir vis-à-vis de lui? Et l’autre pouffe? Un sourire de travers et je lui saute à la gorge à cette grognasse.

J’avais envie de disparaître. D’être chez moi. Hélas, j’étais là, et tout le monde devait savoir que j’en bavais, que j’avais dû passer la nuit à l’attendre. Ils allaient tous me scruter de la tête aux pieds, inquisiteurs, pour voir comment je digérais ça. Pfff. Pas plus courageuse que ça, je me suis cachée au fond de l’armoire. J’essayais de ne pas pleurer, sinon ça se verrait.

Plongée dans le noir au fond de l’armoire de la chambre, j’ai essayé de me concentrer pour trouver un peu de courage et de fierté pour quitter ma chambre et descendre. Depuis petite j’ai pris l’habitude de me planquer au fond des armoires pour pleurer en paix. Quant on est une grande famille, c’est difficile de trouver un coin tranquille, un coin de solitude, un endroit où on ne penserait pas chercher. Alors, en silence, j’ai pleuré.

Je n’avais pas entendu la porte, c’est la soudaine lumière qui m’a fait lever la tête, pour me retrouver face à Pascal. Comment avait-il deviné que j’étais là? J’ai plongé ma tête entre mes bras pour qu’il ne voit pas mes larmes, ni mon visage ravagé de douleur. Sans un mot, il s’est assis en face de moi, refermant presque la porte de l’armoire.

Merde… Pas envie de lui parler. Et j’étais mal à l’aise qu’il m’ait retrouvée comme ça. J’ai cherché ce que je pouvais inventer pour qu’il ne sache pas que c’était à cause de lui et de cette Nina, mais je n’ai rien trouvé. Mon cerveau ne fonctionnait plus, le disque était rayé. La seule chose qui passait en boucle depuis hier soir, c’était les images de lui et Nina en train de s’embrasser. Et d’autres images plus graphiques auxquels je ne voulais pas donner de noms.

  • Sorry…

Pfff! Il pouvait se le bouffer son “désolé”, ça me faisait une belle jambe. Rien à cirer, ça ne peut plus rien changer. De toute façon, il ne pouvait rien dire qui fasse que je me sente mieux, alors autant d’abstenir. Et il s’est abstenu. A vrai dire, ça aussi ça m’énervait. Je trouvais normal qu’il se confonde en excuses, qu’il se traîne à mes pieds pour solliciter mon pardon. Qu’il se débrouille pour effacer tout, pour revenir en arrière. Là, je rêvais trop fort!

  • Qu’est-ce qu’on fait?

Je ne pouvais même pas le regarder sans éprouver de la colère, sans que les images défiles encore en rond devant mes yeux. Et je ne voulais pas qu’il me regarde pleurer. Si je tentais de parler, j’allais fondre en larmes encore. Et je n’étais pas jolie quant je pleure. Lui présenter un spectacle aussi lamentable après sa nuit avec une autre? Non, je pouvais pas. Il allait croire que je n’avais rien à dire? J’avais plein de choses à dire, mais seulement pas là, pas maintenant. Quant je serais plus calme, on verra. Peut-être que je n’arriverais jamais à en parler, parce que je crois que ça me fera trop mal.

La tête enterrée entre mes bras croisés autour de mes jambes repliées, j’ai réussi à lui dire, vaguement calmement, de s’en aller. Je voulais rester seule. Il a essayé de me toucher. Je me suis reculée pour me coller contre les parois du fond de l’armoire. Qu’il s’en aille. Je voulais pas de lui dans mon refuge.

Après un bon 1/4 d’heure à attendre d’autres mots sortent de ma bouche, il a compris que ça ne servait à rien. Il est enfin parti. Ouf.

J’ai passé l’heure suivante à essayer de faire disparaître le rouge de mes yeux et les dégonfler. A la limite, ça pouvait passer, j’avais l’air de venir de me réveiller. Un petit sourire aux lèvres, je suis descendue avaler quelques cafés. Je n’avais pas faim.  Si je croyais avoir passé trop de temps à pleurer, alors Caroline aussi. Apparemment, elle n’avait pas réussi à dégonfler son visage.

La pouffe de Nina était contente d’elle. Elle a eu le malheur de sourire en voyant la tête de Caro. J’ai pas pu me retenir, je lui ai balancé au visage, le reste de mon café chaud. Et ma tasse était presque pleine.

Pascal qui était assis à côté d’elle a reçu son dû. Caro m’a lancé un regard reconnaissant. Nina s’attendait à ce que Pascal fasse quelque chose, ou m’engueule. Mais, il n’a rien fait. Pascal était aussi étonné que tous ceux qui étaient dans la cuisine. Je crois avoir entendu Nina me traiter de connasse avec son lourd accent allemand. Elle restait là les bras écartés à marmonner en allemand, en regardant ses vêtements souillés.

J’ai cru entendre quelques rires. Avant que Pascal ne s'avise à prendre sa défense, j’ai préféré m’éclipser au plus vite.

Prenant Caro par les épaules, je l’ai emmenée loin des regards curieux. Dans sa chambre, je l’ai fait se coucher et j’ai posé des lavettes bien froides sur ses yeux. On a décidé de s’en aller. Ça ne servait pas à grand chose qu’on reste là toute la journée. De toute façon, dans quelques heures, tout le monde rentrerait. Ça ne servait  à rien qu’elle s’expose aux moqueries.

Caro était montée en train, elle pensait rentrer avec Pascal et l’inviter chez elle. Je l’ai laissé avec les lavettes sur la figure, et j’ai été mettre nos bagages dans ma voiture. Ensuite, j’ai rapidement salué Thomas et je suis montée chercher Caro. Pascal a eu la décence de venir jusqu’à la voiture pour nous dire de faire attention sur la route. Mais, je crois que c’était pour s’assurer qu’on allait plus ou moins bien.

Pascal a voulu nous donner rendez-vous, le soir, après le départ de Nina... Toutes les 2? Ensemble? Wow! Surement pas!

On a toutes les deux pensé que ça n’augurait rien de bon. On avait l’intention de l’éviter, et d’attendre qu’il se calme d’abord. On était persuadé que c’était pour nous engueuler. Valait mieux éviter toute confrontation.

Sur la route, on a décidé qu’il était préférable de ne pas être à un endroit où Pascal pouvait nous trouver. Mais, comme on ne savait où aller, je l’ai invitée à venir dormir chez moi. Même s’il venait sonner, on était libre de ne pas lui répondre et ne pas lui ouvrir. Pascal a essayé de nous appeler après 20h, mais il n’est pas passé. Ouf, c’était moins dur comme ça. On n’a
pas répondu à ses appels, ni à ses messages. On n’était pas belles à voir…

On a passé la soirée à reparler de ce qui s’était passé, à se poser des tonnes de questions. On ne savait pas comment réagir. On n’arrivait pas à trouver le sommeil.


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