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103/2013 - Un goût amer...! (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 13 avril 2013  - 103/2013 - Un goût amer! (1)

J’avais décidé de changer de tactique. Connaissant Pascal, j'étais sûre que Nina avait sa propre chambre. Elle n'était certainement pas dans celle à Pascal. Les choses se décideraient dans la soirée. J’avais encore toutes mes chances. Ce soir, j’ai décidé de le séduire. Je voulais l’attirer à moi sans avoir besoin de m’imposer. Je savais bien que ça pouvait raté, ou qu’il résisterait. Mais, j’avais mes chances.

Je devais juste me méfier de mes mouvements d’humeurs.

Dehors, je l’ai laissé allumer ma clope. C’était l’occasion de poser ma main sur la sienne, l’occasion de le toucher. Quant j’ai plongé mon regard dans le sien, j’ai tout de suite senti son trouble. Son hésitation aussi. Ces sentiments si visibles sur son visage était une des choses qui m’ont fait tomber amoureuse de lui. Je me suis alors lancé dans des excuses confuses. Je lui ai dit que j’avais trop envie de le voir pour ne pas braver son interdiction de venir quand même au chalet.

Pascal a tiqué quant j’ai dit “interdiction”. Parce qu’il ne m’avait jamais interdit, mais seulement suggéré de ne pas venir. Le fait que je sois si honnête en lui disant à quel point j’avais besoin de le voir l’a scotché. J’en ai profité pour me rapprocher et me serrer contre lui. D’abord raide, il a fini par m’entourer de ses bras. J’étais dans ses bras. C’était une toute petite victoire.

  • T’es vraiment une adorable petite emmerdeuse…

Je me suis arrachée à ses bras à contre coeur pour lui sourire. Il n’y avait rien à répondre à ça. C’était vrai. Après m’avoir dévisagée, Pascal a dit que je ne devais pas m’habiller comme ça. Surtout quant je sors seule, ça pouvait donner de fausses idées aux mecs. Puis, sortant enfin de sa réserve, il m’a embrassée. C’était soudain, inattendu, et j’ai adoré. Encore une petite victoire.

Après s’être laissé allé comme ça, il était pressé de retourner à l’intérieur. Mais avant, il m’a dit qu’il aurait bien eu envi de rester encore un peu avec moi, mais il ne pouvait pas. Pascal se sentait obligé de tenir compagnie à Nina. Elle était venue jusqu’ici, en Suisse, pour le week-end, il ne pouvait pas la planter toute seule.

A l’intérieur, j’ai fait l’effort de ne pas changer d’humeur et de ne pas rester collé derrière lui. Mais, j’étais tout près. Nina essayait de les isoler du reste de la bande, Pascal au contraire, essayait de l’intégrer au reste du groupe, de la faire participer. Nos regards, que ce soit Pascal et même Nina, se croisaient souvent. J’ai réalisé que Pascal surveillait mes faits et gestes, écoutait tout ce que je racontais.

L’équipe a décidé de changer de crémerie, d’aller en boîte. Nina, elle, a voulu rentrer au chalet. Ça m’a perturbée. Pas question de les laisser seuls. Trop dangereux. Elle allait lui faire le coup de la séduction, et ce sera foutu pour ma tête. Caroline a aussi senti le danger. Mais, on a eu de la chance, on n’était pas les seules à avoir entendu. Aussitôt, tous les copains ont commencés à les charrier, à insister pour qu’ils restent avec nous. Il n’en fallait pas plus pour que Pascal accepte.

Je ne sais pas si j’aimais finalement tellement l’idée d’aller en boîte. Il allait danser avec elle. C’était aussi plus facile pour elle de les isoler dans un coin et l’accaparer toute le reste de la soirée. Je crois que j’aurai presque préféré rentrer avec eux au chalet. Là-bas, je leur aurai collé au train jusqu’à ce qu’elle aille se coucher. Ensuite, j’aurai tout fait pour faire en sorte que Pascal m’invite dans sa chambre.

Mais que faire si l’autre là se pointe dans sa chambre?!? Nina, accrochée au bras de Pascal, ne semblait pas vouloir le lâcher non plus...

Michael avait trop bu, et il commençait à être un peu collant. Je pouvais difficilement m’en débarrasser sans être désagréable. Et demain, ce serait la honte pour lui. Thomas est venu à ma rescousse. J’avais vu que ça énervait Pascal, il surveillait et avait failli lui aussi intervenir. Il a entraîné Nina sur la piste pour venir danser avec nous. Le hic, c’est que Thomas aussi était un peu trop entreprenant!

C’est nul d’être célibataire, ou plutôt, c’est nul que tous savaient qu’on était plus ensemble. Chacun pensait avoir le droit de tenter leur chance pour me mettre à l’horizontale. C’est nul. Pourquoi est-ce que Caroline n'avait pas le droit aux mêmes attentions de la part des garçons??? Hein? Parce qu’ils savaient tous qu’elle voyait toujours Pascal?


En tous cas, culottée, Caro s’était installée à côté de Pascal et Nina. Cette dernière était agacée par la présence incontournable de Caro. Hihihi, ça ne semblait pas incommoder Pascal. Alors, en quittant la piste, j’ai été me flanquer à côté de Pascal aussi.

J’en ai profité pendant que l’autre était partie aux toilettes. Je crois qu’elle voulait que Pascal l’a suive. Ça devait être ce qu’elle lui a chuchoté à l’oreille en partant. Alors, je lui ai tenu la jambe, l’empêchant de quitter la table.

Avec Caroline, on s’était mise d’accord, autant que Pascal finisse la soirée avec l’une de nous deux, mais pas avec Nina.

Les choses se sont plutôt bien passé. Profitant d’un des seuls slow, j’ai entraîné Pascal sur la piste, me collant à lui comme une limace, on a dansé. Ses mains étaient chaudes. Je le sentais fléchir à mesure que nos corps se languissaient au rythme de la musique. Sa bouche près de mon oreille, j’ai senti son petit bisou discrets, il me serrait de plus en plus fort. On s’est regardé.

J’ai senti qu’il avait eu envi de m’embrasser à ce moment là.

Profitant de son trouble, je me suis recollée à lui, j’en ai profité pour lui murmurer que j’avais envie de lui. Pascal m’a serré encore plus fort contre lui, puis il a avoué que lui aussi. Alors, j’ai proposé de le retrouver en rentrant dans sa chambre. Pascal a souri, il n’a pas dit non. Hahhhh, c’était presque gagné
!

Pascal restait beaucoup vers Nina. Il faisait tout pour qu’elle se mêle aux autres. Mais elle faisait de la résistance. On se lançait de petits regards discrets qui en disait long. Puis Pascal s’est penché vers moi, alors qu’on dansait en groupe, pour me dire qu’il était content que je sois là. Ça m’a fait drôlement plaisir.

De retour au chalet, beaucoup ont voulu continuer à faire la fête. Une fois de plus, Nina a voulu les isoler du reste du groupe. Elle a par exemple essayé de l’entraîner vers la piscine. Elle aurait dû savoir, si elle connaissait Pascal, que ce n’était pas la bonne technique. Il aimait être avec ses amis, et chercher à faire bande à part, si ça ne venait pas de lui,  ne pouvait que le faire fuir.

J’ai voulu prendre les devants et aller attendre Pascal. A Caro, j’ai prétendu que j’étais crevée que je montais me coucher. J’avais juste oublié que j’avais encore mes affaires dans ma voiture!!! Culottée pour une fois, j’ai demandé de l'aide à Pascal. Je n’en avais pas besoin, ce n’était qu'un sac comme d’hab.

C’était juste une excuse pour qu'il sache que j’allais l’attendre dans sa chambre. Je croyais qu’il sauterait sur l’occasion, mais il a commencé à me dire qu’il ne pensait pas que ce serait une bonne idée, etc. J’ai caché mon agacement en lui faisant un clin d’oeil. Il a compris que je le ferais quand même.

Et je l’ai attendu presque 1h…

Bon, ce qui me rassurait, c’était que Caro ne le quitterait pas d’une semelle tant qu’il n’irait pas se coucher. Seul. Pascal a eu de la peine à se défaire d’elles. Nina a tout fait pour qu’il l’accompagne à sa chambre. Caro suivait comme un petit chien. Elle n’avait aucune intention de les lâcher d’une semelle. Elle n’a pas caché qu’elle ne lâcherait pas Pascal. Quant Nina a proposé la piscine, elle s’est enthousiasmée à l’idée d’une baignade.

Y a pas à dire, Caro est vraiment très forte! Ça, c'est ce que j'appelle avoir des couilles en béton!!! Moi, j’aurai lâché l’affaire. Je dois prendre exemple sur elle. Ça c’est mon prochain challenge.

Pour finir, il a été obligé de les planter là, toutes les 2, pour monter se coucher. Il était crevé. En fait, je crois qu’il voulait qu’elles le lâchent pour venir me retrouver…

Pascal savait qu’il me trouverait là. Il a souri en me voyant en travers du lit, à moitié à poil, mes lunettes et un bouquin à la main. Il a aussi vu mon sac, qu’il avait pourtant déposé dans ma chambre, posé devant le fauteuil près du sien. Prudent, Pascal a fermé sa porte à clé. Les mots étaient inutiles. On s’est retrouvé avec passion dans les bras l’un de l’autre.


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102/2013 - Attaque en force...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 12 avril 2013  - 102/2013 - Attaque en force... On oublie le trac...

J’ai quand même rappelé Pascal. Oui, difficile de me retenir plus que ça. Il n’a pas répondu, tant pis, j’avais de toute façon prévu de lui laisser un message sur sa boîte vocale. Je lui proposais qu’on se voit plutôt vendredi soir, que c’était un peu tard pour se voir aujourd’hui, il travaille demain, donc, ça ne valait pas la peine.

Non mais, pourquoi est-ce qu’il me proposait toujours de manger ensemble à midi? Moi, je voulais le voir en soirée. Comme il savait si bien le faire avec Caro.

Toute ma journée n’a été qu’une longue préparation dans l’espoir de voir Pascal dans la soirée. J’ai l’impression d’être en altitude, parce que j’ai les oreilles bouchées en permanence. Puis, j’ai l’épiderme gelée. J’ai chaud, mais, j’ai aussi froid

Pascal avait l’air de très bonne humeur quand il a appelé. Ça m’a redonné de l’espoir. Je me suis excusée d’avoir vu son message trop tard, mais que je lui avais laissé un message sur sa boîte vocale.

Pascal a dit que ce n’était pas grave, mais que je pouvais l’appeler à n’importe quelle heure. Que je devrais le savoir depuis le temps qu’on se connait.

Hé??? Je lui ai demandé quelle tête il aurait fait si je l’avais appelé à 2h du matin! Il dormait surement. J’ai été stupéfaite que Pascal me demande ce que je faisais jusqu’à 2h du matin. Sa question m’a tellement surprise, que je n’ai rien trouvé à dire. J’ai changé de sujet. Mouais, je sais bien qu’il avait demandé ça sur le ton de la plaisanterie, et qu’il n’en avait rien à fiche en fait.

Puis, son ton a changé pour devenir plus sérieux. Plus embarrassé aussi.

  • Ecoute, ce soir, ça ne joue pas, j’avais déjà prévu autre chose. Désolé. Au fait, tu fais quoi ce week-end?

Hiiii? Chouette, il voulait me voir? Me donner rendez-vous? M’inviter? Alors tant pis si on ne peut pas se voir ce soir. Je voulais bien attendre demain.

  • Rien de spécial, pourquoi?
  • Tu pensais aller au chalet?
  • Heu… Cça dépend. Pourquoi? Tu montes aussi, non?
  • Justement… Ecoute, hum, je ne sais pas comment dire ça. En fait, ce serait mieux que tu ne montes pas au chalet ce week-end. Nina est là pour le week-end, et je monte avec elle. J’ai pensé que tu préfèrerais le savoir, qu’il était préférable que tu ne viennes pas ce week-end.
  • Waouh! … Waouh! And it keeps coming!

C’est tout ce que je trouvais à dire. Pas très intelligible, mais, je me comprenais. Pascal n’arrêtait pas de m’en mettre plein la poire. Est-ce qu’il m’avait vraiment aimée un jour? Parce que comme ça, j’avais vraiment de la peine à l’imaginer. Jamais je n’aurais pu lui en faire autant en si peu de temps. D’ailleurs, je n’aurai pas pu m’empêcher de le voir, même si on n’était plus ensemble.

  • Comment?
  • Comment ça, comment?
  • Comment elle a su que Jess n’était pas dans les parages, que… qu’on était plus ensemble, etc? Vous vous parlez tout le temps ou quoi?
  • Heu oui, on se parle assez souvent.

Waouh, c’était un peu beaucoup pour moi. Dire que la conversation avait si bien commencé, il avait l’air sympa, mais là… Là, c’était trop.

  • Je ne t’ai pas vu depuis une semaine. Chaque fois que je te propose quelque chose, tu as déjà autre chose. On dirait que…

Non, je ne voulais pas le dire, pas mettre en paroles que j’avais l’impression qu’il ne voulait pas me voir. Que depuis qu’il était “officieusement” célibataire, il faisait tout pour m’éviter. J’ai flanché…

  • Je t’aime et tu me manques tellement… J’ai envie de te voir, et toi, tu as toujours quelque chose.
  • Désolé… Tu me manques aussi… Mais, je te rappelle quand même que c’est toi qui a voulu rompre! J’essaie de me protéger, et c’est vrai que je préfère éviter de te voir sans arrêt. Après tout, on est plus ensemble. De quoi ça aurait l’air si on passait notre temps flanqué l’un avec l’autre?
  • C’était pas ce que je voulais…
  • Mais alors bordel, pourquoi avoir rompu? Pourquoi? Enfin non, je ne veux pas le savoir. Tu n’as qu’à aller voir Layne, je suis sûr qu’il saura te remonter le moral. Pour en revenir au chalet, c’est mieux pour toi de ne pas monter. Bon, je dois te laisser là.

Waouh, il avait raccroché. Aussi sec que ça. Pascal m’avait carrément raccroché au nez. Je n’arrivais pas à le croire. Je regardais bêtement mon téléphone. Est-ce que je le rappelle? Non, vu le ton, il ne me répondra pas. Que faire? Je ne pouvais décemment pas aller au chalet. Il m’avait averti. Et la manière qu’il a eu de me parler, c’est clair qu’il m’évitera même là-haut. Et est-ce que j’avais envie d’aller là-bas pour me faire du mal?

Merde… Nina en plus! J’aurai l’air d’une idiote si j’insistais, ou si je vais au chalet quand même…

Que ferait Caroline à ma place? Elle irait c’est sûr. Et moi, je fais quoi? J’avais tellement envie de le voir, mais je ferai quoi une fois là-haut? Est-ce que je devais le faire? Lui montrer que je tenais à lui? Que je voulais continuer à faire partie de sa vie? Est-ce que c’est ce qu’il espérait? Ou est-ce qu’il ne voulait tout simplement ne pas me voir? Je me noyais dans des tonnes de questions idiotes, comme moi.

Le truc c’est que, je ne savais pas quoi faire!

J’ai beaucoup pleuré. Me suis torturée à les imaginer là-bas, à faire la fête, et moi, il me manquait, et je me sentais seule sans lui. Puis, je n’arriverais pas à dormir. En tous cas, pas sans somnifère. Je ne pouvais pas me résoudre à rester plantée ici. Il fallait que j’aille là-bas.

Je savais bien que je me préparais à beaucoup de déception, de me faire encore jetée encore plus directement q’avant, mais je ne pouvais pas passer le week-end ici à me morfondre. Au moins, chaque méchanceté m’aidera peut-être à tirer un trait une bonne fois pour toute.

C’était passé 22h, mais j’ai tout de même tenté d’abord d’appeler Caroline. J’aurai dû y penser avant et on aurait pu monter ensemble. Au moins, je n’aurais pas été toute seule.

Comme je m’y attendais, Caroline était déjà là-bas. J’entendais la tension dans sa voix. Elle ne s’attendait pas à voir Nina. Hum, au moins ça, j’ai été la 1ère à l’apprendre! Merci bien Pascal. Quel rat. Pascal ne l’avait pas avertie. Elle ne savait pas même qu’il montait au chalet. Il lui avait fait croire le contraire. Mais, elle l’avait su par Alexia, qui l’avait su par Paul.

J’ai décidé de monter. Caro m’a dit que si jamais, on pourrait partager la même chambre. J’étais sûre que Thomas avait sûrement fait préparer toutes les chambres, donc je pourrais certainement avoir celle que j’avais l’habitude d’avoir. Je ne voulais pas qu’elle dise à Pascal que je montais. Caroline pensait qu’au contraire, ça lui ferait les pieds de s’inquiéter un peu. Alors, je l’ai laissé le choix de faire comme elle le voulait.

J’avais la trouille… Je me demande comment ça allait se passer… Est-ce que Pascal me ferait la honte devant l’autre greluche?

Mes affaires étaient déjà prêt, je n’avais plus qu’à prendre la route. J’étais nerveuse. J’ai tremblé presque tout le chemin. J’étais en nage. Il pleuvait, c’était l’orage total. Peut-être était-ce un signe? Mauvais signe! Il était passé 23h20 quand je suis arrivée à la station. Ils étaient au Pub encore. J’avais demandé à Caro de m’attendre devant.

En bon petit soldat, elle y était. Je l’adore cette nana, et pourtant, on était rivale. On se battait pour gagner les faveurs du même homme.

Laissant ma nervosité et mon trac cacher au fond de ma poche, j’ai suivi Caroline, toute souriante. Thomas m’a tendu les bras, et je lui ai sauté au cou pour lui dire bonjour. J’ai vu le regard surpris de Pascal se poser sur nous. Nina aussi a eu l’air surprise. Je me demande si Pascal l’avait assuré que je ne viendrais pas? Elle lui a jeté un petit regard en coin en voyant son visage se décomposer.

Et bien, tu ne t’attendais pas à celle-là, hein? Tu ne t’attendais pas à ce que j’ai eu le courage de venir quand même n’est-ce pas Pascal?

Toujours souriante, j’ai salué ceux que je croisais, puis j’ai été lui faire la bise. Ciel, il était super tendu, raide comme un bâton. A l’oreille, je lui ai demandé si je pouvais lui parler 2mn. Puis, je me suis tournée vers Thomas et Caro, juste derrière lui, sans saluer l’autre pouffe.

J’ai accepté le verre de Vodka que me tendait Thomas. Je l’ai aval cul sec. J’avais besoin de quelque chose de fort pour me donner du courage. Derrière moi, j’ai cru entendre Pascal et Nina se consulter pour filer l’anglaise. J’ai ri aux blagues et aux histoires que me racontaient les copains, sans même savoir de quoi ils parlaient exactement. J’étais tendue.

Je me suis déplacée discrètement pour me mettre de manière à pouvoir voir Pascal et lui lancer quelques petits sourires. Et montrer que j’allais bien. Enfin, je faisais semblant.

Ça avait l’air de marcher, parce qu’il avait de la peine à me quitter des yeux. Normal, j’avais mis un truc qu’il aimait beaucoup, un haut noir transparent genre bas résille. C’est un top qui m’avait coûté une fortune, on voyait ma poitrine et mon soutien gorge à fleurs en transparence. J'avais mis ça exprès pour lui. Alors, faisant celle qui était parfaitement à l’aise, je me suis tournée pour enfiler mon bras sous celui de Pascal et lui demander si on pouvait se parler un petit moment.

Pascal n’a pas opposé de résistance. Je lui avais laissé le temps de s’habituer à ma présence, de se détendre. Donc, il ne s’attendait pas à mon intrusion. Et je voulais le choper avant qu’il ne disparaisse avec l’autre. J’étais assez contente qu’elle soit plantée toute seule au bar. Mais c’était loin d’être gagné!


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101/2013 - Yeux bouffis... encore!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 11 avril 2013  - 101/2013 - Yeux bouffis...

Pour ne pas me faire battre sur le fils, j’ai envoyé un sms à Pascal assez tôt ce matin. J’espérais qu’il trouve un peu de temps pour passer la soirée avec moi. Je l’ai invité à manger. J’aurai voulu attendre que ce soit lui qui m’appelle, mais j’avais bien peur qu’il n’en fasse rien. Donc, j’ai pris les devant.

Message bien reçu. Joie qu’il m’appelle 1h plus tard. Puis grosse déception.

Pascal a dit qu’il ne pouvait pas, il avait déjà quelque chose. Ça m’a rendu malheureuse. On dirait qu’il ne voulait pas me voir. Comme s’il cherchait à m’éviter. Cette fois, je n’ai pas pu cacher ma tristesse. De toute façon, j’ai eu l’impression qu’il cherchait à écourter la conversation, alors je n’ai pas traîner. J’étais trop triste. C’était comme si j'avais reçu un coup de poing dans la tête.


On était en début d’après-midi déjà, mais j’avais la folle envie de sombrer dans un sommeil sans rêve. Je ne voulais pas voir la soirée s’annoncer. Je ne voulais voir personne, ni entendre mon natel. J’avais même pas la force d’essayer de savoir ce qu’il faisait. J’étais lessivée, fatiguée, plus triste que les mots ne pourraient le dire. Je voulais juste ne plus penser, dormir. Disparaître dans le sommeil.

Plus tard, quant je me suis réveillée, j’étais un peu vaseuse. Je me suis traînée jusqu’au canapé pour lire et m’avachir devant la télé. J’aurai voulu pouvoir m’abrutir avec n’importe quoi pour ne pas penser à Pascal. Ne pas me demander où il était et ce qu’il faisait. Je n’ai vu qu’une 1h plus tard que Pascal avait essayé de m’appeler. Puis, il m’a laissé un message pour me demander si j’aurai envie qu’on aille prendre un verre ensemble.

Non. Cça ne me disait rien. J’avais les yeux bouffis, la tête à l’envers. Sans compter la mèche folle qui ne voulait pas s’aligner. J’étais crevée, et la tristesse me collait à la peau. Non, je n’étais pas visible. Et je crois qu’il me proposait ça, parce qu’il avait eu pitié de moi. Je ne voulais pas de sa pitié. J’ai fait comme si je n’avais pas vu son message. De toute façon, je ne savais pas quoi lui répondre.

Dire oui, et courir comme une damnée juste pour passer quelques heures avec lui? Et je fais quoi pour ma tête, ma mèche folle et mes yeux? Puis au diable les bonnes résolutions, et j’ai sauté sur mon natel pour le rappeler…

Mais, j’ai changé d’avis in extrémis. Si je le vois ce soir, je ne le verrais sans doute pas du week-end? Alors non, je préférais trouver un autre moment ce week-end. Je ne voulais pas avoir à me contenter de quelques heures, un soir de semaine. Son appel me donnait l'impression que ce n’était que question pour lui de se débarrasser du problème, c’est-à-dire moi,  avant le week-end. D’ailleurs, je me demande s’ils vont au chalet ce week-end?

Je m’inviterais. Je n’ai pas à demander de permission. Mais, est-ce que Pascal y sera?


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100/2013 - Déception sur déception!!! Down the drain!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 10 avril 2013  - 100/2013 - Déception sur déception!!! Down the drain!

Raté! Après avoir tourné près d’une heure, pour chercher un peu de courage, d’avoir répété mon texte, pour ne pas me retrouver à court de mots, j’ai appelé Pascal. C’était juste avant midi. J’avais envie de le voir. Les jours passaient, et je n’avais pas de nouvelles, alors il a bien fallu que je fasse quelque chose. A croire que je ne lui manquais pas du tout.

Comment ça se fait qu’on passe des années avec quelqu’un, et du jour au lendemain, tu n’existes plus? Ça veut dire qu’on ne laisse aucune trace? Hum, on est vraiment peu de chose!

Pascal était de joyeuse humeur, gentil et tout, mais il a dit qu’il avait déjà quelque chose ce soir… Il m’a aussi rappelé qu’on avait prévu de manger ensemble à midi. Vu ce qu’il m’avait dit, et en fait, parce que j’avais complètement oublié le dîner, j’ai prétendu que je l’appelais pour ça, en fait, ça ne jouait pas pour moi. En rigolant, il m’a dit que j’aurai pu l’avertir plus tôt, lui s’attendait à me trouver devant l’immeuble en sortant à midi.

La tristesse et la colère m’ont bouffé d’un coup. Hier soir, il avait bien trouvé du temps pour Caroline! Pour moi, il n’en avait pas?

Comment est-ce qu’elle s’y prenait pour réussir à se l’accaparer? Puis, tout cet effort; trouver le courage de l’appeler, me préparer à ne pas laisser de vide dans la conversation, me montrer joyeuse,  pour ce résultat? J’ai failli lui lancer tout ça à la figure!! Enfin, par téléphone, non, ce n’aurait pas été top. Dire qu’il m’a laissé me ridiculiser à lui dire qu’il me manquait, avant de me dire qu’il ne pouvait pas. Mais est-ce qu’il ne pouvait pas, ou ne voulait pas???

Après avoir raccroché, je me suis sentie dévastée, triste à mourir. C’est vrai qu’il me manquait. Beaucoup, beaucoup.

J’avais envie de le rappeler, mais c’aurait été un peu lourd. En plus, je ne savais pas quoi dire de plus, à part que j’avais juste envie d’entendre sa voix. J’avais vraiment l’impression que je ne lui manquais pas. Quant je pense à Londres, j’avais cru que les choses n’étaient pas si mal, il avait eu l’air passionné, amoureux, alors je ne comprenais plus rien. J’étais tellement déçue.

Mais à quoi est-ce que je m’attendais? Qu’il lâche tout pour moi? Ou qu’au son de ma voix, il n’ait qu’une envie, courir vers moi? Je suis vraiment idiote. Je sais bien que tout le monde me conseille de tourner la page, d’aller de l’avant, mais, je l’ai dans la peau ce mec. Je veux tellement le voir que ça me rend dingue. Et personne ne sait me faire grimper aux rideaux comme lui.

Il pleut, mais je dois absolument savoir ce qu’il faisait ce soir.

Je me suis faufilée chez lui et j’ai cherché le meilleur endroit où me cacher. C’était nul. S’il ne passait pas, j’allais sécher dans l’armoire de la chambre d’amis. Et s’il repartait aussitôt changé, je n’arriverais pas à le suivre. Donc, il me fallait faire autrement. Attendre à l’extérieur. Et changer de voiture serait une meilleure idée. J’ai appelé Caro pour lui emprunter la sienne.

Mauvaise idée!!! Caroline m’a appris qu’elle avait un truc avec des copines, et Pascal avait accepté de l’accompagner. Il avait une répète avec le groupe de son pote avant, ensuite il l’a rejoindrait au resto. Elle était toute excité et ne se demandait même pas pourquoi je voulais lui emprunter sa voiture. J’ai fait semblant de partager sa joie, mais en fait, j’étais morte d’envie. Sans imaginer que ça pouvait me faire mal, elle m’araconté l'avoir vu hier soir, qu'il avait même dormi chez elle.

Caroline n’avait pas imaginé que Pascal accepterait. A vrai dire, moi non plus. Je l’écoutais en ajoutant des “wahhh, quelle chance”, ou des “cool”, mais les larmes coulaient. Vers la fin, sans avoir relancer l’histoire de la voiture dont je n’avais plus besoin, Caro m’a proposé de me joindre à eux. Ça lui aurait fait plaisir, parce que j’étais sa meilleure amie.

Je savais que je n’aurai pas supporter de les voir ensemble, pu m’empêcher de pleurer devant tout le monde. Alors, j’ai prétendu avoir hélas déjà quelque chose. Tu parles! J’avais rendez-vous avec mon canapé et mes larmes. Il fallait juste que je me tire en vitesse de chez Pascal avant qu’il ne me trouve là.


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99/2013 - Comment récupérer son homme???

Publié le par JaneDo


Mardi, 9 avril 2013  - 99/2013 - Comment récupérer son homme???

Yves était à la maison, mais Roméo m’a appelée pour lui tenir compagnie. Puis, on est sorti un moment; je devais acheter du bois, puis lui aurait aimé avoir des pop-corns. Je lui ai offert quelques mangas.

Roméo avait aimé les “RAT”, alors sous le prétexte que c’était pour son anniversaire, on est passé chez TANIGAMI à la Rue du Midi. Je lui ai aussi offert encore quelques “One Piece”. Puis, à notre retour, Marie m’a proposé de passer prendre un café. Je n’ai pas fait long, je voulais encore jouer à la loterie. Mais, je suis arrivée trop tard.

J’avais drôlement envie de voir Pascal… Mais peut-être que je devrais le laisser m’appeler, initialiser la chose… Qu'est-ce que j'avais adoré faire le voyage du retour avec lui. Adoré l'avoir à mes côté, adoré lui tenir la main...

Hi! Pascal a appelé! Enfin! C’était ce que j’espérais. Il cherchait juste à avoir des nouvelles, savoir comment j’allais. Puis, à la fin de la conversation, il m’a invité à manger avec lui, demain à midi. J’ai bien sûr accepté. Puis, j’ai été envahie par une vague de soupçons.

Et s’il cherchait seulement à éviter de me voir me pointer chez lui ce soir? Parce qu’enfin, il aurait pu me proposer de le rejoindre plus tard, non? Ah zut, je suis en train de me détruire à nouveau!!! Et tout ça pour un mec! Lamentable. Mais, hélas, les sentiments sont toujours là. Je l'aime et il me manque tellement...

J’avais le sentiment qu’il se tramait quelque chose. Peut-être qu’il avait rendez-vous avec Caroline? Pour m’assurer que ce n’était pas le cas, j’ai aussitôt appelé Caro. Elle ne répondait pas! J’ai foncé à son club d’entraînement, mais il n’y avait personne. Personne. Je ne comprenais rien. Il n’avait pas l’entraînement ce soir?

Retour chez Caro à fond la caisse… Personne. Caro n’était pas à la maison. Petit tour du côté de Pascal. Et personne aussi! Thomas par contre était chez lui.

Zut, j’allais paraître super chiante, mais j’ai décidé tout à coup d’entrer chez Pascal et de l’attendre. S’il rentrait avec Caro, alors je serais mal barrée. Mais je savais bien que je ne pourrais pas rentrer, sans passer la nuit à me torturer la tête, et certainement pas trouvé le sommeil, sans savoir quant il rentrerait.

Etait-ce que c’était la bonne méthode pour le récupérer? Quelque chose me disait que non. Au contraire, je me ridiculisais et me mettais la réalité en face. J’avais peut-être meilleur temps de faire celle qui ne remarque rien? Et zut, j’aurai dû l’appeler hier.

Après avoir entendu en vain pendant plus d’1h, n’osant pas partir, parce qu’il risquait de rentrer juste entre 2. Je suis montée lécher mes plaies chez Thomas. Minuit, Pascal n’était toujours pas rentré. J’ai donc décidé de partir, mais c’était pas sans aller faire un tour chez Caro. En sortant, j’ai réalisé que Pascal était passé déposer sa voiture. Mais je sais que je ne l’avais pas entendu entrer chez lui. Donc, il ne pouvait être que chez Caro. Je n’avais pas besoin de me faire plus de mal et aller jusqu’à les voir ensemble.

Alors je suis rentrée chez moi…

C’était nul d’être passée chez Thomas, Pascal va le savoir. Ça risque de l’énerver. J’ai été trop bête. Puis, j’étais rongée par la jalousie. Pourquoi est-ce que je suis si coincée, j’aurai dû l’appeler hier. Au lieu de ça, j’ai laissé ma fierté prendre le dessus. Et voilà, ce soir, c’est Caro qui était avec lui. Je suis vraiment trop nulle.

Je me fais à l’idée qu’avec Pascal, c’était terminé, qu’on était plus ensemble. Je l’aime toujours pourtant. Je devais faire des efforts pour trouver le moyen de le voir plus souvent, mettre de côté les freins qui m’empêchent d’aller vers lui, de l’appeler, etc.


Et si je l’appelais? Et pourquoi pas? Est-ce qu’il me répondrait? Est-ce qu’il viendrait comme il le faisait autrefois? Là, je pense que je rêve!

Mince, s’il ne me répond pas, et s’il répond et qu’il ne vient pas, ou me raconte une blague, je serais encore plus mal qu’en ce moment.

J’ai appelé… Mais, je n’ai laissé sonner que 2 fois. J’ai raccroché en vitesse. J’avais trop peur d’être déçue. Bon, je suis presque sûre qu’il doit avoir vu mon appel en absence. S’il avait eu envi de me parler, il m’aurait rappelé.

Comme il ne m’a pas rappelée, c’est qu’il était soit trop occupé, trop occupé pour voir qui le dérangeait à cette heure-ci, ou qu’il ne voulait pas me parler.

Ça y est… C’était parti pour la masturbation mentale. Je devrais arrêter ça, je me fais du mal toute seule. Pascal n’a pas de compte à me rendre, on n’était plus ensemble. J’avais simplement envie de le voir, qu’il me serre dans ses bras. Ce n’était juste pas le bon moment. Je devais me rappeler, et me répéter qu’on était plus ensemble pour ne pas faire de conneries et me mettre à le harceler.


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98/2013 - Tranquille...

Publié le par JaneDo


Lundi, 8 avril 2013  - 98/2013 - Tranquille..!

Super rush ce matin pour l’aéroport. Mais, une fois dans l’avion, j’étais ravie d’être à côté de Pascal, de pouvoir lui tenir la main. Il était assez fatigué, et il a fermé les yeux un moment. Il ne dormait pas, parce qu’il souriait quant je me penchais pour lui faire des bisous. De temps en temps, il se penchait aussi pour m’embrasser. Il m’a proposé de déjeuner, mais je n’avais pas très faim.

C’est rudement chouette de voyager en première, on a toute l’espace qu’on veut pour les jambes. Sans compter qu’on peut pratiquement se sentir dans un lit, si on penche son siège. Non, c’est carrément un lit. Pascal a annulé mon billet de retour et réservé des places en 1ère pour qu’on puisse voyager ensemble. Il pensait probablement dormir pendant le retour.

Souper en famille comme d’hab. J’étais naze. C’était la course toute l’après-midi avant ça. Je suis passé chercher Aurore, la cops à mon neveu, qui allait faire le ménage chez ma frangine. Elle, elle avait été acheté un maillot de bain pour Kachoucka, qui allait à Europa Park demain avec sa copine Alizée. Le frère à Alizée, Nicolas et son copain, les y conduisait.

Ma soeur et moi avions rendez-vous chez mon père, alors je l’ai ramassée au passage. Mon papa voulait me parler à propos de Roger et mon appart.

Après le souper, j’ai accompagné Kachouka au Milano. Elle retrouvait Alizée et quelques copains au bowling. Ce sont les vacances scolaires. En quittant le bowling, après m’être assurée qu’elle avait trouvé Alizée, Dol a appelé. Elle était, comme d’habitude, complètement bourrée. Et demain, l’assistante sociale lui amène sa fille, Lola. Je l’ai avertie que si elle continuait comme ça, elle allait finir par définitivement perdre sa fille. Son copain et elle s’insultaient joyeusement, malgré le fait que je sois à l’autre bout du fils!!!

A quoi ça sert d’être avec quelqu’un si on doit se prendre la tête pareillement!!! Dol cherchait à se faire cogner, elle ne faisait qu’attaquer verbalement son copain. Elle est carrément insupportable quant elle a bu!

Puisque j’étais déjà en route, je suis passée voir chez Pascal. Pascal était là, chez Thomas, mais là quand même. J’étais contente de voir qu’il ne traînait pas dehors. Si j’avais été courageuse, je lui aurai téléphoné et demandé si je pouvais passer, et j’aurai pu dormir chez lui. Mais, je ne suis pas aussi courageuse que Caro, je ne voulais pas essuyer un refus.


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97/2013 - Londres... Encore une nuit avec toi!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 7 avril 2013   - 97/2013 - Londres… Encore une nuit avec toi!

Comme Pascal tardait a les rejoindre, ses copains se sont pointé à sa chambre. Questions de boire quelques verres avant de ses lancer sur le chemin des bars intéressants de la capitale. Encore une fois, j’ai dû me planquer en vitesse. Ethan était avec eux. Cette fois, Pascal n’a pas mentionné qu’il était occupé, de peur qu’ils se mettent à la recherche de celle qui le retenait.

Quant Pascal avait été ouvrir, je m'étais planquée derrière le paravant, ensuite, j’ai changé de place pour me cacher derrière les rideaux. Je regrettais mon choix, j’aurai peut-être dû me mettre sous le lit après tout, ou encore dans la salle de bains. De toute façon, j’ai bien fait de rester cachée.

Pascal est venu se changer, alors que les autres sont restés au salon à vider le bar, Ethan et Paul l’ont suivi. Il a voulu les faire sortir, certainement parce que j’étais là. Il devait, comme moi, avoir peur qu’on découvre notre petit secret, je l’ai vu jeté des petits coup d’oeil en direction du paravant.

L’avantage d’être derrière les rideaux, c’était que je pouvais tout voir, mais eux ne me voyaient pas.

Ils ne l’ont pas lâché d’une semelle. Bon, moi aussi, j’adore le regarder s’habiller. Des frissons m’ont parcourus la colonne vertébrale quant il a enlevé sa chemise. Miam, j’aurai pu le croquer. Paul a immédiatement remarqué les traces de mes ongles sur sa peau. Il a voulu des détails, mais Pascal est resté muet sur le sujet. Alors, ils ont commencé à échafauder des hypothèses.

C’est comme ça que j’ai appris que Pascal s’était roulé des pelles avec une petites brunettes au 2ème bar où ils ont été???

Ils savaient tous déjà qu’il avait refusé les avances de la petite nana d’hier soir, donc, ils ont pensé que c’était parce qu’il avait donné rendez-vous à l’autre, à son hôtel. Pascal a fait la grimace et discrètement, je l’ai vu regardé dans la direction du paravant. J’avoue que j’ai eu un gros coup de fard.

Alors, avant de venir me retrouver, alors qu’il savait que j’étais à l’hôtel, que je l'attendais, il se roulait des patins avec une autre? Ce n’est peut-être pas normal, puisque j’étais prête à ne pas me mêler de sa vie, de tout accepter, mais j’avais mal au coeur.

Pascal a encore eu un coup de fils de Caroline. Au salon, il y avait bien trop de bruits, alors il est resté dans la chambre. Encore un truc embarrassant, et encore quelques coups d’oeil en ma direction. Paul et Ehtan ne l’ont pas laissé parlé, ils ont commencés à chahuter en direction du téléphone, qu’elle dérangeait. Pascal a promis de la rappeler plus tard, ou dès qu’il serait rentré.

Une fois habillé, ils sont sortis de la chambre, et j’ai pu respirer. Inspirer, expirer… Il fallait faire baisser la tension et calmer les battements désordonnés de mon coeur. Jeeez, ça me faisait mal. J’aurai préféré ne pas savoir. Maintenant, je n’arrivais pas à faire cesser la danse d’images, de lui et ces autres filles,  qui inondaient mon cerveau.Je les imaginais toutes plus belles et craquantes. Ça m’affolait. Il n’est pas revenu me faire un bisou et me dire au revoir. Il n’avait peut-être pas pu. Et d’un côté, tant mieux, j’avais le visage ravagé.

Il a fallu un long moment pour me calmer. Nerveuse, j’ai commencé à surveiller les mouvements à l’extérieur. Je me sentais seule et triste. Je sentais bien que je le perdais. Je l’avais perdu. L’idée m’étais insupportable. J’ai essayé de me rassurer en me répétant, qu’il m’avait quand même invitée à l’accompagner à Londres, que ça voulait dire quelque chose, qu’il devait toujours tenir à moi. Rien ne semblait pouvoir combler le gros trou béant au creux de mon ventre. Ça me rongeait de l’intérieur, me bouffait les nerfs.

J’avais espéré que Pascal rentrerait tôt, vu tout ce que j’avais entendu. Qu’il ferait tout pour me rassurer, me faire comprendre que ses copains se sont trompés, qu’il n’avait embrassé personne, mais non. Pascal n’est tout simplement pas rentré de la nuit. Je l’avais attendu pour rien. 6h du matin, les nerfs à vif, je me suis décidée à me coucher.

J’avais aussi pas mal pleuré, et j’espérais que mes yeux ne seront pas trop enflés. Manquerait plus que ça! Après avoir passé des soirées palpitantes avec des filles palpitantes, le voilà face à une fille avec des yeux rouges et gonflés, le tient pâle et le visage ravagé. Super!

Pascal est rentré en milieu d’après-midi, juste pour se changer. Ses copains repartaient avec le vol aux alentours de 20h. Alors, ils mangeaient ensemble près de l’aéroport. Il y avait un autre vol vers 22h. Pascal m’a demandé ce que je voulais faire? Rentrer ce soir avec lui? Ou demain matin, aussi avec lui? Je ne savais pas quoi faire. S’il restait ce soir, il sortirait manger avec Ethan, donc, je serais à nouveau seule. C’est horrible, mais je me suis demandée s’il avait vraiment prévu de voir Ethan, ou la fille chez qui il avait passé la nuit??? Je détestais me mettre à être soupçonneuse.

A cause de ça, j’ai failli proposé qu’on rentre ce soir. Mais, la trouille qu’il me largue chez moi en rentrant, et de ne pas pouvoir dormir dans ses bras encore une fois, m’ont fait changer d’avis. Sachant qu’on rentrait tôt demain matin, il ne pourrait pas traîner trop tard ce soir. Puis, j’aurai dû me débrouiller pour le retrouver à l’aéroport, il aurait quitté l’hôtel en partant maintenant, et serait resté à l’aéroport après le départ de ses potes.

Non tant pis, l’espoir fait vivre… Je l’attendrais ce soir encore, et j’aurai la chance de dormir dans ses bras encore une nuit.

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Ou est-ce que c’était peut-être pour se racheter un peu? Pour noyer le poisson? Pour m’endormir? Pour éviter une scène, que je n’avais pas l’intention de lui faire? Pascal a donc téléphoné à Ethan pour lui donner rendez-vous au Pub d’hier soir. Puis, à ma totale surprise, il m’a dit de me dépêcher de me préparer pour aller dîner avec eux. Selon lui, ce n’était pas trop grave si Ethan apprenait que j’avais passé le week-end avec lui.

Bon… J’avoue que ça me gênait un peu… Intérieurement, je suis sûre qu’Ethan se moquera de moi, en pensant à tout le temps que j’avais passé enfermée dans la chambre à attendre Pascal, alors qu’il s’amusait comme le roi des célibataires avec des tocardes. J’ai pensé décliner l’offre, parce que je voulais pas qu’Ethan me prenne pour une conne.

Mais bon, j’avais aussi déjà utilisé ce genre de stratagème avec mes ex, leurs faisant croire que je n’avais rien à cacher, qu’ils pouvaient m’accompagner. 9 fois sur 10, ils me laissaient partir, rassuré. Mais en fait, comme ils l’avaient soupçonné pour certains, j’avais bel et bien rendez-vous avec un autre! Je me suis donc dépêchée de m’habiller. Ouf, que je n’avais pas pris que des trainings! Le seul vêtement sortable que j’avais, était ce que j’avais sur le dos en arrivant. Dire que j’avais regretté de n’avoir pas voyagé en training.

Hum… J’avais raison de me méfier et de l’avoir accompagné… Pascal avait rendez-vous avec une miss!!! Et Ethan, l’alibi!

Ethan était surpris, non, plutôt atterré de me voir, et je ne parle même pas de la fille. Elle a fait de gros yeux en le voyant arrivé avec une nana. Donc, elle s’attendait à le voir, seul. Au fil de la discussion, j’ai capté que rien n’avait été prévu avec Ethan, et que l’appel de Pascal l’avait surpris. Tsssouhh, je me suis félicitée de ne pas être restée à l’hôtel à me ronger les sangs, parce qu’à l’heure actuel, il aurait été en train de dîner avec cette nana. J’étais aussi contente de voir de quoi elle avait l’air.

Ethan s’est immédiatement lancé dans un marathon rocambolesque pour expliquer ma présence. Mais, il était clair qu’il ne savait pas quoi dire. Il devait savoir qu’on n’était plus ensemble, plus un couple. Il a voulu lui faire croire que j’étais une amie Suisse que Pascal avait dû croiser. J’ai rectifié le tir. On ne s’était pas croisé, je venais de Suisse moi aussi, j’habitais près de Lausanne.

Pour ne pas avoir l’air trop conne, j’ai dit que j’avais des amis à voir, alors je n’étais pas sortie avec eux. Que si on n’avait pas décidé de rester ce soir, on serait rentré avec le vol qui partait vers 22h. Pendant nos échanges chaotiques, Pascal était resté plutôt discret. Il me regardait parler, sans me contrarier.

Plus tard, je les ai vu s’écarter de nous. Je pense que Pascal a dû lui expliquer que j’étais son ex. Le reste aucune idée, mais elle m’a dévisagée une ou deux fois. J’avais l’estomac à l’envers. Je n’avais pas beaucoup mangé, mais le peu que j’avais avalé menaçait sérieusement de refaire surface. J’ai voulu aller rejoindre Pascal, mais Ethan m’a retenue. J’ai compris qu’il connaissait la miss. Je ne me rappelle même pas son nom, et je ne veux pas le connaître. J’avais hyper chaud.

Je les ai vu échanger leurs numéros. Puis, ils sont venus se rasseoir vers nous. La miss est restée silencieuse. De temps en temps, nos regards se croisaient, mais, elle comme moi, on détournait immédiatement les yeux. J’étais follement curieuse de savoir ce que Pascal avait dû lui raconter, mais je savais que je ne demanderais rien, ni ne ferait de scènes.

10 à 15mn après leur retour à la table, la miss est partie. Bon débarras. Puis, c’était au tour d’Ethan de nous fausser compagnie. On aurait dit que ma présence gênait tout le monde!!!

On a pris le temps de prendre un dernier verre au bar tous les 2. Je crois que Pascal n’était pas pressé de rentrer. Peut-être qu’il avait peur que je lui fasse une scène? Il allait être surpris, parce que je ne ferais aucune remarque sur ce soir, ni sur hier soir, ni sur le fait qu’il avait découché, ni rien de rien.

Au contraire, j’allai sourire, rire et éviter toute fâcherie. Pascal m’a raconté vaguement quelques anecdotes marrantes de leurs sorties, évitant lui aussi soigneusement de parler des nanas qui les accompagnaient certainement. J’ai fait semblant de ne pas le noter et j’ai rigolé comme il se devait. Je jouais bien mon rôle.

Détendus et ravis de notre petite sortie, on est rentré bras dessus, dessous à l’hôtel. Pascal était redevenu tout tendre. Je l’avais fait rire en lui racontant mes aventures nocturnes, notamment la promenade, à poil sous ma robe de chambre et pieds nus jusqu’à la glacière, et que j’avais failli me retrouver enfermée à l’extérieur de la chambre. Désespérée, je paniquais devant la porte fermée, ne sachant pas comment me donner de la contenance au passage de quelques rares pensionnaires.

Quant j’avais baissé les bras, me décidant à descendre me couvrir de ridicule à l’accueil, j’ai réalisé que j’avais glissé la carte-clé de la porte dans la poche de ma robe de chambre depuis mon arrivée. Comme je n’étais pas sortie depuis, la clé était restée là, bien au chaud. J’avais eu du bol.

Je lui faisais pleins de bisous, et je voyais bien qu’il essayait d’éviter trop de rapprochement, puis il a fini par se laisser aller, se radoucir, et me rendait mes bisous avec de plus en plus de ferveur. Puis, c’est lui qui a commencé à insister pour qu’on retourne à l’hôtel. C’était bon d’avoir l’impression de se retrouver, de se balader main dans la main à travers les rues de Londres. Pascal me couvrait de bisous, son enthousiasme me réchauffait le coeur.

On a peu dormi. La nuit était remplie d’ardeur et de tendresse… Est-ce que j’avais vraiment retrouvé, mon Pascal?


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96/2013 - Londres... Le Rabatteur??

Publié le par JaneDo


Samedi -  6 avril 2013  - 96/2013 - Londres… Le rabatteur??

Je me suis endormie… Je n’ai pas réussi à tenir. J’avais fait l’erreur de m’étendre dans le lit pour lire. Je n’ai pas balisé, je savais que je dormirai dans les bras à Pascal. Je ne me suis pas torturée à me demander ce qu’il faisait et tout. Comme d’habitude, le fait de savoir qu’il rentrerait vers moi, ça me calme. Donc, même si Pascal n’est rentré que vers 5h du matin, j’étais sereine.

Pascal avait bu. Comme un chien dans un jeu de quilles, il n’était pas très discret. Je me suis réveillée quant il a allumé en entrant. Dans cette suite, il n’y avait pas de porte qui sépare la chambre du salon, juste des rideaux. Je ne les avais pas fermé.

Comme toujours quant il est dans cet état, il est taquin, joyeux, romantique, a envi de parler, de faire l’amour, envi de câlin. Son petit sourire collé d’un bout à l’autre de son adorable visage s’est élargi quant il a vu que j’étais réveillée. Evidemment, je souriais aussi, parce que je le trouve trop chou-x comme ça. J’aime ce petit sourire et les flammes de malices dans ses yeux. Pascal m’a prise dans ses bras, embrassée, comme si on ne s’était jamais perdu.

Mon coeur n’a fait qu’un bond, et a failli explosé dans ma poitrine. God que je l’aime. Un rien me fait monter au plafond, me fait perdre pieds. Dès que je suis dans ses bras, je flotte à nouveau dans les nuages. Heureuse. Heureuse à nouveau. Moi aussi, en une demi seconde, j’avais oublié tout ces longues semaines de douleurs, de tristesse. Envolé. Il n’en restait rien. Pascal est si câlin, si tendre.

Trop contente de me retrouver dans ses bras, je lui ai pratiquement arraché sa chemise. Pascal souriait de plus belle. Il aurait pu défaire ma robe de chambre avec 1 doigt, mais il a pris son temps pour le faire glisser sur mes épaules, pour m’embrasser dans le cou. Sa main tendre et chaude, enfilé sous ce petit morceau de tissu qui nous séparait me faisait frissonner. Il prenait son temps, épiant mes réactions, anticipant mes envies de l’embrasser.

Puis, patapoum! Quelqu’un frappe à la porte. Pascal a voulu l’ignorer. Ça insiste…

Au bout de 5mn, Pascal s’est décidé à me lâcher pour aller voir ce qui se passait. Il était persuadé que c’était un de ses potes qui cherchait de la compagnie, parce qu’il n’avait pas envi de dormir. Pourtant, je suis sûre d’avoir entendu une voix de femme. Pascal m’a dit qu’il allait réglé ça vite fait.

C’était bien une nana. Une bouteille de champagne à la main, avec 2 verres. Elle lui a expliqué avoir demandé le numéro de sa chambre, et son pote, je crois Bastien, avait été les accueillir à la réception. Sinon, elles n’auraient pas pu entrer dans l’hôtel à une heure pareille. Pascal, torse nu, les muscles saillant, la ceinture défaite se tenait en travers de la porte pour l’empêcher d’entrer.

J’étais curieuse, je voulais discrètement voir de quoi elle avait l’air, mais c’était difficile sans me faire voir. Je n’entendais que sa voix. Sa voix était caressante, engageante. Comme elle insistait, Pascal s’est excusé qu’elle se soit déplacée, mais il n’était pas seul. Je pouvais presque la sentir sursauter. Je pouvais même entendre de l’incrédulité dans sa voix quant elle lui a dit, qu’elle savait qu’il était rentré tout seul. Enfin, son pote le lui avait assuré. Pascal s’est confondu en excuses.

Tsss, Pascal n’avait pas à s’excuser! Se pointer comme ça? Sans être invitée? Non mais, c’est de sa faute à elle, pas à lui.

Gêné par ce qui venait de se passer, Pascal a dit qu’il avait presque failli m’appeler pour bien lui prouver qu’il n’était pas seul. Glups, je crois qu’intérieurement, j’aurai pété un câble. Parce qu’enfin, il n’avait rien à justifier? C’est comme s’il lui lançait un message, qui disait; “si je n’avais pas été seul…”. J’aurai très mal accepté ça, mais je n’aurais rien dit.

Oubliant tout aussi vite l’incident, il a voulu reprendre où on en était resté. Mais son pote, celui qui avait laissé entrer la fille, est venu à son tour frapper à la porte. Et j’ai dû me planquer cette fois. On ne sait jamais! Il aurait peut-être voulu vérifier. La fille était retournée se plaindre. Elle s’était sentie humilié de se faire jeter. Elle a pensé qu’ils s’étaient foutu de sa gueule, etc.

Là non plus, Pascal n’a pas voulu le laisser entrer, mais lui s’est invité dedans, sans aucune gêne. Il a engueulé Pascal, l’a bombardé de questions. Il voulait savoir si c’était parce qu’elle ne lui plaisait pas, etc. Pascal lui a répété qu’il n’était pas seul, qu’ils pourront discuté de tout ça le lendemain, mais là, il tombait vraiment, vraiment mal. L’autre a baissé d’un ton pour lui demandé qui? En fin de soirée, il ne l’avait vu discuter qu’avec elle (celle qui était venue frapper à sa porte).

J’entendais son pote le féliciter, le traiter de “smooth operator”. Il se demandait pourtant comment Pascal avait réussi à fixer un rencard avec une fille sans qu’ils le remarquent! Son copain a vite décampé. Ils espéraient tous avoir tous les détails le lendemain.

Je n’ai pas demandé à Pascal si ça se passait toujours comme ça, s’il l’aurait laissé entrer si je n’avais pas été là. Je pense que je ne voulais pas le savoir. Puis, je ne voulais pas gâcher le reste du peu de la soirée qu’il me restait, à me torturer avec des questions auxquels je ne pouvais avoir de vrais réponses. C’était clair, depuis qu’ils le pensaient célibataire, ses copains le jetait pratiquement dans les bras d’autres filles. Pourtant, je sais qu’ils ne veulent pas le voir se caser, mais, je pense qu’ils l’utilisent comme rabatteur.!!!

Seuls enfin… J’étais heureuse d’avoir eu la bonne idée de le suivre à Londres. Heureuse d’être celle qui l’attendait, d’être dans ses bras. Simplement heureuse d’être là. D’être celle à qui il a fait l’amour, celle qui était le centre de son attention ce soir. Et heureuse de me réveiller dans ses bras.

On a été réveillé par son natel. Ses copains se retrouvaient pour le déjeuner et ont pensé qu’il fallait le réveiller. Pascal a décliné l’invitation. Il a prétexté vouloir dormir encore un peu. Il a promis de les retrouver pour dîner vers 13h. Ils l’appelleraient pour lui dire où les retrouver.

Du moment qu’on était réveillé, on a pris notre petit déjeuner ensemble avant de se rendormir dans les bras l’un de l’autre. Wahhh, j’adore trop me tortiller dans ses bras, me coller contre lui. J’adore poser ma tête sur son torse, sa respiration et les battements de son coeur me rassure. J’adore, j’adore.

Pascal se sentait coupable, presque gêné de me laisser seule pour aller rejoindre ses copains. J’ai dû le rassurer. Ça ne me gênait pas du tout. J’allais très bien m’en sortir. L’essentiel, en tous cas pour moi, c’était d’être ensemble.

Me scrutant de son incroyable regard vert, Pascal a tenu à me rappeler que, ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas, que tout était oublié; on n’était plus ensemble!!! Et ce n’était pas parce qu’on a passé la nuit ensemble, ou qu’il m’ait invité à venir avec lui à Londres, que les choses avaient changé. Hum! J’avais bien compris, mais… m’en fou, je l’aime…

Je ne l’ai revu qu’en fin de journée. Pascal est passé se doucher et se changer. Il avait dit vouloir faire une petite sieste pour pouvoir passer un peu de temps avec moi. Il a demandé à un de ses copains de lui envoyer un sms pour dire où ils seraient vers 23h. Ses copains ont bien sûr pensé qu’il devait avoir rendez-vous avec une fille. Ils ne s’imaginaient pas que cette fille qu’il voyait, ben, ce n’était que moi.

Pascal m’a raconté son après-midi. Il m'a aussi raconté qu’il avait revu celle qui était venu frapper à sa chambre. Son pote leurs avaient donné rendez-vous. Elle lui avait demandé si ce soir, ils pourraient rentrer ensemble. Pour me taquiner, il a demandé si ça ne me gênait pas qu’il me réserve une autre chambre. Je l’ai assommé avec les oreillers.

Les petits moments qu’on a passé ensemble était une délivrance pour moi. Ça me rappelait tellement de souvenirs de nos bons moments. C’était tellement agréable. Je n’ai pas parlé du passé, ni fait de reproches. Je n’en avais pas envie. Je n’y ai même pas pensé en fait. C’était vraiment chouette, au point qu’il n’avait aucune envie de sortir. Il avait même espérer que ses copains oublient de le prévenir. C’aurait été un bon prétexte pour leur fausser compagnie.

Pascal était persuadé que ses copains comprendraient s’il leur disait vouloir passer la soirée en tête à tête avec une nana. Bien au contraire, ils seront très compréhensif. Quoique, ils lui avaient dit de faire attention de ne pas tomber amoureux d’une nana qui vit à l’étranger. Ça n’apporterait que des complications. Ils lui avaient gentiment fait la moral, pensant qu’il se laissait emporter. Il l’avertissait de ne pas se laisser mettre la corde au cou aussi facilement. S’ils savaient...

Mais, je ne voulais pas qu’il puisse regretter quoi que ce soit, ni pouvoir me reprocher quoi que ce soit, alors j’ai insisté pour qu’il ne fasse pas faux bond à ses potes.


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95/2013 - Petite lueur d'espoir... Londres!

Publié le par JaneDo


Vendredi  5 avril 2013  - 95/2013 - Une petite lueur d’espoir… London!

Voilà, je suis acculée.. Pas le choix. Si je veux voir Pascal ce week-end, il allait me falloir l’appeler. Le rat! Il ne m’avait pas appelée de la semaine. Pourtant, je sais que Caroline avait des nouvelles. Bon d’accord, elle, elle a le courage de l’appeler! Après avoir tourné pendant plus d’une heure, à répéter mon texte, j’ai finalement eu le courage de composer son numéro. Je ne m’attendais pas à l’entendre. Je pensais qu’en voyant mon numéro, il allait zapper mon appel. J’étais sûre de tomber sur sa secrétaire, ou sa boîte vocale. La surprise, puis la panique m’ont coupés la parole.

  • Coucou!
  • Salut, tu va bien?
  • Ben oui. Pas de nouvelles depuis 1 semaine, je me demandais comment tu allais? Puis, j’avais envie d’entendre ta voix!

Petit silence embarrassé à l’autre bout. Je pense qu’il ne s’attendait pas à mon ton tout joyeux. Il m’a servi la sauce, comme quoi, il avait été très occupé. Hum, j’avais drôlement envie de lui demander si hier soir aussi, et avec qui!!!

  • Tu montes au chalet ce week-end?
  • Heu, non, pas ce week-end.
  • Non? Ah bon? Tu restes ici alors? Tu as reçu mon message? On peut se voir ce soir alors?

Là, je l’ai clairement entendu soupirer. Qu’est-ce qu’il y a encore? Ça ne lui fait pas plaisir, pour une fois que je propose? Pfff! Je dois lui tirer les vers du nez ou quoi?

  • Oui, j’ai reçu ton message. C’est chou, mais ce week-end, ça va pas être possible. On va passer le week-end à Londres, avec Ethan. Ça change, c’est entre mecs. On part dans quelques heures, et on ne rentre dimanche soir, ou lundi matin. Je pense que ce sera sympa.

Je dois bien le reconnaître, Pascal restait poli, mais son ton était légèrement sec. Mais, je n’allais pas me laisser abattre, pourtant, le thermomètre de mon humeur avait sérieusement chuté de quelques degrés. J’espère qu’il ne le remarquait pas. A l’autre bout du fils, j’essayais de garder le sourire, pour le transmettre à travers les lignes jusqu’à lui.

  • Ah, c’est cool. Je peux venir avec toi?

Glups, Pascal ne s’attendait pas à celle-là. Pascal est resté quelques secondes sans rien répondre.

  • Heum… On est entre mecs Jane. Enfin, je crois. J’en suis même certain. Je peux pas être le seul à me ramener avec une nana. En plus, on ne sort plus ensemble, tu te rappelles.

Jeez, il avait l’art de me fendre le moral!

  • Ben, je pourrais rester dans la chambre. Personne ne saura que je suis là!
  • Non Jane, c’est mieux d’éviter de se voir pendant quelques temps. Se voir tout le temps comme ça, c’est… C’est nul. Ça ne peut que nous faire du mal.
  • S’il te plaît… Tu me manques tellement, j’avais envie de te voir. Je m’en fou de rester dans la chambre, tes copains ne sauront même pas que je suis là. Allez, dis oui?
  • Sorry, mais c’est une mauvaise idée. J’ai accepté justement pour éviter qu’on ait à se croiser… Non Jane, c’est pas une bonne idée. Bon, il faut que je te laisse, le boulot, tu vois… On se voit la semaine prochaine d’accord, je t’appelle ok. Il faut que j’y aille là.

Mouais! Il cherchait un moyen de me couper de sa vie. Je suis sûre qu’il n’était pas si pressé, mais il ne voulait pas avoir à m’écouter le supplier. Bon, c’est clair que je ne risquais pas grand chose, il faudra bien qu’il rentre, et qui que ce soit qu’il rencontre là-bas, ça ne pourra pas aller plus loin qu’un week-end. Mais, rien que l’idée qu’il puisse s’intéresser à une autre fille me rendait malade. L’idée qu’il puisse l’embrasser, la tenir dans ses bras, rire avec elle, lui chuchoter des trucs à l’oreille… Non, non, pas possible. J’avais un gros noeud à l’estomac.

J’essayais de me forcer à me rappeler que je ne risquais rien. En tous cas, bien moins qu’ici. Puis, ce qu’on ne voit pas ne fait pas mal!? Mais, rien à faire. La tête vide, je n’ai pas su quoi dire avant qu’il raccroche. Désespérée, mon téléphone en main à écouter le tut-tut-tut, je ne savais pas quoi faire. Si je rappelle, il pouvait très bien ne pas répondre, alors quoi faire? Lui envoyer un sms pour dire que j’irai quand même et que je l’attendrais à l’aéroport.

Rhhh, je ne savais pas quoi faire. Il allait me trouver gonflante, lourde si je le rappelle encore pour insister. Mais, est-ce que j’avais le choix?

Pendant presque 1h, je suis restée prostrée sur mon canapé, mon natel toujours dans les mains. Il fallait absolument que je le rappelle avant qu’il parte du boulot. Mais ça me foutait les boules, j’étais nerveuse et tremblante. Pascal avait été plutôt sec, et quoi que je disais, il restait sur ses positions. Comment trouver le courage pour le rappeler? Ou est-ce que je devrais courir à son boulot pour le voir en tête à tête? Face à face? Peut-être que là, il n’osera pas me dire non?

Quant mon natel a sonné, j’ai sursauté. Je ne pouvais parler à personne avant d’avoir rappelé Pascal, alors j’ai été surprise de voir son nom s’afficher. Glups, du coup, je ne savais pas si je devais répondre? Il me rappelait surement pour m’interdire de le rappeler et de lui casser les pieds comme je l’avais fait.

  • Ecoute… On va entre mecs, c’est clair que tu ne peux pas prendre le même vol… Mais, si tu veux vraiment venir…
  • Pascal, je t’adore. Oui, je veux venir. J’ai juste envie d’être avec toi.

C'était inutile de jouer la comédie, c'est vrai, j'avais juste envie d'être près de lui.

  • Si tu me donnes ton planning, ou je peux te réserver un vol pour demain matin. Je dois me dépêcher, parce que je quitte le bureau dans moins d’1h. Rhhh, j’aurai pas dû faire ce que je viens de faire. Ce serait mieux qu’on reste loin l’un de l’autre. Et Jane? Ça ne veut pas dire que je ne suis plus furieux contre toi! Mais, bon, peut-être qu’on aura du temps pour discuter… Vraiment j’aurai dû me couper les doigts au lieu d’appeler!
  • Non, moi ça me fait super plaisir. Depuis qu’on a bouclé, je cherchais quoi dire, puis, j’avais décidé de t’envoyer un message pour te dire que j’avais décidé de venir quand même. J’aurai dormi à l’aéroport sur un banc jusqu’à ce que tu viennes me chercher…
  • Et pourquoi tu n’appelais pas?
  • J’avais… peur…
  • T’es trop nulle!
  • Tu prends quel vol toi?
  • Vers 18-19h, je sais pas, mais Paul passe me prendre ici dans 1h.

Je me sentais mieux. Détendue. J'allais tout faire pour lui faire passer le meilleur des week-ends, pour qu'il ne regrette jamais de m'avoir fait venir.

  • Je prendrais le suivant alors… Je suis si impatiente.
  • Mais non. Je t’attends demain matin. Tu ne vas pas stressé. Puis, je ne pourrais pas venir te prendre à l’aéroport ce soir.
  • Ça fait rien. Je me débrouille pour aller à l’hôtel.
  • Je ne serais sûrement plus à l’hôtel.
  • Si tu averti de mon arrivée, je ne pense pas que j’aurai de problème.
  • Jane, on se voit demain! Ce soir, je rentrerais sûrement tard, alors pas besoin que tu sois toute seule toute la nuit, non?
  • Ça me va très bien.
  • Ok! On est au Brown's. Dis... Tu va être tout le temps toute seule, t'es sûr que c'est ce que tu veux? C'est pas parce que t'es là, que je vais planter mes potes pour retourner à l'hôtel?
  • Oui, ça ira très bien. Tu me connais, je serais très bien.

S’il pensait me faire changer d’avis, il se trompait lourdement. Finalement, à bout d’arguments, il m’a fait réservé une place sur le vol suivant. Je n’avais plus qu’à me débrouiller pour être prête et partir au plus vite. Pas question de rater mon vol. J’étais tellement excitée à l’idée de passer ces 2 prochaines nuits avec lui, que j’en ai oublié mon chagrin.

Au fur et à mesure que l’heure approchait, je me rappelais ce qu’il m’avait dit, et je regrettais de m’être montrée si enthousiaste. Pascal allait penser que je n’étais qu’une idiote d’accepter de passer un week-end à Londres, pour attendre de passer juste quelques minutes, ci et là, avec lui. Qu’importe, j’allais le voir, ça me suffisait. Puis, ça lui fera comprendre à quel point je l'aime.

J’étais en avance à l’aéroport. Mon angoisse avait atteint des sommets. J’allais me retrouver toute seule en plein Londres… Seule dans une chambre d’hôtel. J’espère qu’il avait averti la réception. J’espère surtout ne croiser personne de son groupe. J’avais un peu les boules. Surtout que, j’aurai pu en profiter pour aller voir ma cops Dani qui habite à env. 2h, à Milton!

Dans le taxi qui me conduisait au Brown’s, j’avais les mains moites. Ça faisait des années que je n’avais pas séjourné à Londres même. Depuis le mariage de Simon en fait. Un copain à Dieter qui travaillait dans la même boîte que nous.

Ouf, Pascal n’avait pas oublié d’avertir la réception. J'ai été accueillie comme une princesse. Une jeune groom s’est occupé de faire monter mes bagages et on m’a accompagnée à la chambre à Pascal. Je me suis précipitée dans la chambre pour voir s’il m’avait laissé un mot. Grand sourire, il m’avait bel et bien laissé un mot. Pascal m’avait commandé du filet mignon aux morilles avec des pommes au four, marinés aux thyms, des fruits, etc,  mais si je désirais autre chose, je pouvais changer. Il avait laissé des instructions pour qu’on puisse me servir à n’importe quel heure.

Pascal connaissait mes goûts; j’adore le filet mignon, et aux morilles, miam! Est-ce que c’était un message??? Hum, voilà que je me fais des films! Et “man”, j’étais foutu fucking à Londres!!!

Après avoir rapidement sorti quelques affaires, j’ai planqué ma valise dans l’armoire. Je ne sais pas, mais ça m’a fait plaisir de pouvoir poser mes trucs à côté des siens, comme si on était un couple. J’ai pris une douche et je me suis enroulée dans un de ces confortables robe de chambre toute douce et blanche. Puis j’ai larvé sur la liseuse avec mon ordi et un bouquin, tout en laissant tourner la télé. Sur le qui-vive, j’avais de la peine à me détendre pourtant, comme si j’avais peur de me faire attraper dans sa chambre!!! Ridicule.

J’étais impatiente de le voir rentrer… Je l’attendrais… Quelque soit l’heure à laquelle il rentre, je voulais être réveillée pour l’accueillir. Et avec le sourire.


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94/2013 - Pascal ne m'aime pas?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 4 avril 2013  - 94/2013 - Il ne m’aime pas?

J’ai pris la décision de ne pas courir après Pascal. Je veux que ce soit lui qui revienne vers moi. S’il ne vient pas, c’est que je ne comptait pas beaucoup! Toujours pas de nouvelles. J’ai dormi une grande partie de l’après-midi. J’ai vérifié mon natel, mais, toujours pas d’appels de Pascal. Je n’ai toujours pas répondu à Brig, qui m’a envoyé 3 messages. Faut que je le fasse.

Rien fait de la journée… Non, c’est pas vrai… Je n’ai fait qu’attendre des nouvelles de Pascal.

Caro m’a invitée à manger avec elle. Je n’avais pas envie de bouger de la maison, ni vraiment envie de la voir. Je crois que j’avais peur de voir qu’elle avait des nouvelles de Pascal, pas parce qu’elle le harcelait, mais parce qu’il l’appelle, elle, pas moi. Mais, j’ai fini par lui répondre, parce qu’elle me harcelait. Elle allait bien. Oui, elle semblait de belle humeur, et m’a raconté qu’elle l’avait accompagnée au basket. Mais, ça, je savais déjà. Elle me faisait confiance, et me racontait, alors, ça me faisait plaisir.

J’ai dû me mordre la langue presque jusqu’au sang, pour ne pas lui demander s’ils couchaient ensemble, et combien de fois depuis que je ne le vois plus!!

Apparemment, Pascal n’est pas si détendu que je le croyais. Mais, Caroline pouvait me mentir, juste pour me remonter le moral. Elle pense que je devrais l’appeler, lui parler. Il s’en voulait de n’avoir pas pu me parler de ses problèmes avant les autres, mais il m’en voulait pour Layne. Super, Caroline était au courant de tout! La honte.

Caroline a bien dormi chez lui hier soir…

Ce soir, elle avait essayé de le suivre, mais l’avait perdu aux environs de Rolle. Sa voiture était bien plus puissante que son vieux tas de boue. Elle avait essayé d’avoir rendez-vous avec lui, avait proposé de lui faire à manger, mais il avait déjà prévu autre chose. Elle n’avait pas réussi à savoir ce qu'il faisait, ni avec qui et ou quoi.

Caroline a aussi été voir chez le copain qu’il avait dans le coin, mais Pascal n’y était pas. Elle a tourné dans le coin pendant presque une heure, mais rien. J’ai commencé à me demander ce qu’il pouvait fabriquer dans le coin? Pascal allait peut-être seulement chez sa grand-mère.

Mais rien à faire, j’y ai pensé toute la soirée, tout en essayant de me persuader qu’il devait être chez ses grands-parents. Je n’ai pas été voir, Caro avait déjà fait tout le tour de la ville. Pour ne pas me ronger les sangs toute la nuit, je me suis plongée dans mes mangas; “Tsubaki Love”, puis re-suite de ”Person of Interest”.

Il faisait jour quant je me suis traînée jusqu’à mon lit. Pourtant, je n’avais toujours pas sommeil. Pascal occupait toutes mes pensées. Où avait-il été ce soir? N’y tenant plus, je me suis ridiculisée en laissant un message sur sa boîte vocale, demandant à le voir demain. 30mn plus tard, je dormais. J’avais tourné moins longtemps que d’habitude. Même chimiquement, si seulement je pouvais dormir pendant un mois entier sans me réveiller, ce serait le rêve!

Mais demain soir, je verrais Pascal coûte que coûte… Pascal voulait qu'on garde nos distances... M’en fou, je lui collerais aux fesses!


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