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51/2013 - Mine fait la gueule...

Publié le par JaneDo


Mercredi - 20 Février 2013  - (51/2013) - Mine fait la gueule...

Je me suis levée vers 10h, j’ai pensé que ma puce dormait encore, alors je suis descendue chez Marie. Elle m’avait déjà laissé plusieurs messages. Elle nous attendait pour le déjeuner. C’était un peu trop tard. Kachouka était déjà debout, mais elle avait lu au lit. Alors, on est redescendu chez Marie. Marie voulait qu’elle face un test sur internet avec Roméo; “Comment j’apprends”.

Pour dîner, on s’est bourrée de chinoiseries. Wahhh, on avait juste trop mangé. On était plein à craquer. Puis, petit feu et on s’est plongée dans nos livres. Parfois, l’une de nous partait d’un fou rire, et on faisait partager à l’autre, la phrase qui nous avait fait mourir de rire. Puis, on ajoutait un post-it pour sur des passages qu’on ne pouvait pas partager, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte de l’autre.

Vers 17h, on a pris le chemin du retour, et Lilice m’a demandé si je pouvais passer lui apporter la perceuse qui se trouvait chez sa maman. Donc, en rentrant, je suis passée la déposer chez elle. Chez ma frangine, ambiance glaciale, monsieur Carmine fait la gueule depuis vendredi soir!!!

Il fait la tête parce que, comme à son habitude, chaque fois qu’ils ont des invités, amis de ma frangine, il passe son temps à chipoter; "la sauce est pas bonne, c’est pas comme ça qu’il faut faire, on met la table comme ceci, etc". Bref, les gens en ont marre, alors ils lui ont dit d’arrêter son cirque. Donc, monsieur fait la tête, parce qu’il n’a pas pu saboter la soirée, et n’a pas réussi à la mettre hors d’elle. Elle est restée calme pour une fois et n’a pas marcher dans son jeu débile.

De retour à la maison vers 20h, j’ai pris mon courage à deux mains pour appeler Pascal. Ouf, ce soir, il ne pouvait pas parler et ne pouvait pas s’absenter. C’était trop tard. Il aurait fallu que je l’appelle dans l’après-midi pour qu’il puisse s’organiser. On a prévu de manger ensemble demain à midi. J’ai dis oui, mais je n’avais pas réalisé que je ne pourrais pas. J'avais déjà un truc avec Vania.

Fatiguée, mais aucune envie de passer la soirée toute seule.

J’ai donc filé chez Caro. Je crois que c’était pour être sûr que Pascal n’était pas chez elle, ou aussi pour savoir s’il y avait du nouveau. Si elle l’avait revu, ou s’ils s’étaient parlé au téléphone. Caro et Pascal s’étaient effectivement parlé. Rien de spécial. Elle savait qu’il mangeait avec des amis ce soir. C’est de ma faute, je n’ai qu’à l’appeler et il me raconterait. Mais je ne le fais pas.

Rien que d’entendre sa voix, j’ai l’estomac tout retourné. Et il me faut presque toute la journée pour combattre le trac de composer son numéro, chercher quoi dire, comment engager la conversation. Donc, je préfère m’abstenir de l’appeler. Pascal m’a envoyé un petit message pour me demander si je voulais dormir chez lui. Je n’ai pas répondu. Je prétendrais ne l’avoir pas reçu. J’ai un bouton sur la joue, donc pas question. Je préfère être au top chaque fois qu’on se voit.

Je n’ai pas fait long chez Caro. Je voulais rentrer. Hum, je ne sais pas ce qui m’arrive ces temps, je n’ai envie de rien, je coule. Maintenant que la petite n’est plus là, j’ai de nouveau la boule à l’estomac. L’angoisse est revenu en force me rendre une petite visite indésirable.


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50/2013 - J'évite Pascal?

Publié le par JaneDo


Mardi - 19 Février 2013  - (50/2013) - Je l'évite?

En partant de chez ma frangine hier soir, j’ai proposé à Kachouka de dormir à la maison, comme c’est les vacances scolaires. On pouvait passer la journée entière à lire. On a décidé que je passerai plutôt la chercher demain. Ma puce possède les CHERUB jusqu’aux tomes 10, donc, j’avais emprunté la suite à la bibliothèque. Elle venait de terminer le 10, et j’avais déjà rapporté le 11 à la bibliothèque.

Pour qu’elle puisse le lire, on a commencé à discuter de le ré-emprunter, puis après un coup de fils à la FNAC, on a su que le 14 était en librairie. On a voulu foncé acheté ces 4 volumes, mais Marie nous attendait pour les 4h. On a dû remettre notre projet à plus tard.

Après avoir pris les 4h avec Marie, on a foncé en ville, faire quelques courses pour le dîner et le déjeuner. On a lu, mais aussi beaucoup bavardé. J’adore ces moments avec les enfants, pas besoin de faire semblant.

Je me demande si mon invit à ma puce n’était pas une manière d’éviter de devoir confronter Pascal???


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48/2013 - Manipulations?!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 17 Février 2013  - (48/2013) - Manipulations?

N’ayant pas reçu au moins un petit message de Pascal, je m’attendais alors à une petite visite surprise dans la nuit. Mais, je rêvais trop fort je pense. Rien. Zut, si ça ne le rend même plus jaloux de me voir l’ignorer, alors tout va mal. Pourtant, j’essayais de me rappeler mes bonnes résolutions, de me rappeler que j’avais décidé de rester à ma place.

Mais hélas, quant on est amoureux, on ne peut pas s’empêcher de ressentir des choses qu’on ne voudrait pas ressentir. Dommage qu’on ne peut pas se procurer de manuel d’utilisation pour l’amour!

J’ai eu du mal à dormir, chahuté entre le regret d’être rentrée pour rien, parce que j’avais stupidement
espéré que Pascal passerait, et l’envie de courir voir s’il était rentré, s’il dormait, ou simplement pour me sentir tout près de lui. Carrément ridicule.

Le lendemain matin, j’ai été réveillé par la sonnette de la porte. Les yeux enflés d’avoir un peu pleurer, de n’avoir pas assez dormi aussi, j’ai ouvert la porte à un Pascal en super forme, avec des croissants fumants dans un cornet de ma boulangerie préférée.

Ça m’a fait plaisir de le voir. Mais, je ne suis pas sûre que je devrais être si contente que ça.

J’ai pensé que ses visites inattendues, n’importe quant, sans me prévenir, étaient peut-être une manière détournée pour me contrôler. C’était peut-être même de la manipulation. Une manière de s’assurer que j’étais chez moi, que je rentrerais toujours, et que je l’attendrais, ne sachant pas quant il se pointerait à ma porte.

Pascal a prétendu que ça lui a fait plaisir de me voir hier après-midi.
Mouais....!

C’était Thomas qui m’en avait parlé, pas lui. C’est aussi Thomas qui m’avait invitée. Lui m’avait juste prévenue, qu’on ne se verrait peut-être pas du week-end. Je ne me suis pas gênée de lui dire qu’il aurait pu me dire pour le rallye sur neige. Il aurait très bien pu me proposer d’y aller, après tout, il y avait d’autres filles. Pas seulement des couples.

Surtout que, Jess, sa femme, ne l’avait pas accompagné, et Caro n’était pas là-bas non plus. On aurait pu passer une super journée ensemble.

Pascal est reparti vers 13h en me proposant de dîner avec lui ce soir. Pour l’enrager, j’ai prétendu que j’avais déjà hélas quelque chose. En fait, dès qu’il a tourné les talons, j’ai regretté. Un peu parce que, je ne voulais pas qu’il en profite pour inviter Caro à ma place!!!


Lundi - 18 Février 2013  - (49/2013) - Impossible de rater le souper en famille

Ma soeur m’a averti qu’elle faisait le souper en famille ce soir, au lieu de demain. Glups, je ne voulais voir personne. Je préférais passer ma soirée à la maison, à lire. Mais, j’ai changé d’avis à 18h. Donc, j’ai foncé là-bas. Heureusement que j’étais déjà en route, parce que vers 18h20, ma soeur et mes nièces ont commencés à m’appeler. Ils m’attendaient.

Je suis rentrée vers 22h, à temps pour prendre une douche, me flanquer en training pour regarder le 2ème épisode de la saison 3 de “The Walking Dead”. Ensuite, je me suis plongée dans la lecture de CHERUB, Tome 12. La dernière mission de notre ami “James”. Triste, je m’étais attachée à lui.


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47/2013 - Conduite sur neige!

Publié le par JaneDo


Samedi - 16 Février 2013  - (47/2013) - Conduite sur neige!

Waouh, c’est comme si Layne devinait quant il y avait de l’eau dans le gaz! Il m’appelle toujours pile au moment où tout va mal!!! La dernière fois, j’avais refusé son invitation, après être tombée, comme par hasard, dans la même soirée que Pascal et sa femme. Puis, Thomas m’a aussi invitée à l’accompagné pour conduite sur piste glacée. Là, pas de doute, Pascal y sera.

Avec Layne, c’était le soir, et Thomas, l’après-midi… Quoi faire?

La situation avec Pascal n’avait rien de terrible, j’avais accepté et même choisi cette façon de vivre. Alors, je n’avais pas à me plaindre. Dommage que le coeur ne suit pas la tête, c’est tout. Je n’avais donc pas de raison de paniquer, ni de pleurer sur mon sort. Et, je n’avais pas de compte à lui rendre après tout. Quoique!

Thomas est donc passé me chercher vers 14h. Il sait que j’aime conduire, que je suis plutôt douée, donc, il savait que ça me ferait plaisir. J’étais curieuse de savoir si Pascal lui avait demandé de m’inviter, mais la proposition venait de lui. Rien à voir avec Pascal. Je sais pourtant qu’il savait beaucoup de choses, mais, je n’ai pas voulu le mettre à mal en lui posant des questions indiscrètes.

Bien sûr, Pascal ne s’attendait pas à me voir, alors c’était plutôt gênant. Sur
place, j’ai décidé de ne pas me préoccuper de ce qu’il pouvait penser ou non et m’amuser. Je me sens toujours à l’aise avec Thomas. J’ai ignoré Pascal. Les seuls fois où on s’est parlé, c’est parce qu’il est venu jusqu’à moi.

  • Tu t’amuses comme une petite folle on dirait!
  • Mouais… J’aime. Surtout quant c’est pas avec MA voiture!

Il a rigolé. En voyant Thomas m’observer de loin, probablement à se demander si je n’avais pas accepté, rien que pour voir Pascal, j’ai coupé court à la discussion pour courir vers lui. Il discutait avec l’organisateur, et je voulais savoir si je pouvais changer de voiture. Je voulais la petite Jeep jaune, équipée pour les rallyes, avec d’immenses pneus presque lisses. Ça m’intéressait de voir ce que ça pouvait donner.

Les garçons ont aussi fait quelques tours de dérapages contrôlés avec des motos. Je n’ai pas mon permis moto, et je ne sais pas les conduire. Puis Thomas et moi avons fait une course. Puis, ils ont organisés une petite course en binôme. Thomas est un excellent co-pilote, contrairement à moi. On est arrivé 3ème. Les 2 P, Pascal et Paul ont remportés la course.

Hum, je suis sûr que si j’avais pris le volant on aurait gagné!!! Hihihi, je me jette des fleurs. On a fait une fracassante sortie de route, et on a bien failli ne pas terminé la course.

Thomas a voulu m’inviter au resto le soir, mais je lui ai dis que j’avais rendez-vous avec Layne. Il a cru que je sortais exprès avec Layne pour rendre Pascal jaloux. Que j’espérais qu’il lui en parle. Pas du tout. Je voulais juste éviter de tomber sur Pascal et qu’il me reproche de lui l’avoir caché. Il savait que Pascal avait passé le week-end avec Caro, alors il ne voyait pas pourquoi je me sentais obligée de lui dire tout ce que je fais. Il avait raison, évidemment.

21h, j’ai retrouvé Layne chez lui et on a traîné à discuter. Les cuisines des restaurants ferment en général vers 22h, sauf le samedi. Je crois que ça ferme 1h ou 2 plus tard. On était ni l’un, ni l’autre pressé de sortir.

Pour finir, on a été manger au White. Là-bas, les cuisines ferment vers 1h du matin. On est retourné chez lui pour un dernier café. Au moins là, on pouvait fumer, et se larver sur le canapé.

Petite nostalgie… J’adore sa compagnie… On a toujours bien rigolé ensemble, et on partage la même façon de voir la vie. No stress, piano, et on aime vivre comme bon nous semble, sans se préoccuper de ce que peut bien penser les autres. Et j’aime son café ;))

Je n’ai pas voulu dormir chez lui, parce que, peut-être que Pascal savait où j’étais. Et que si par hasard il me surveillait, je ne voulais pas qu’il me voit dormir là. Pascal se sentirait encore plus libre de faire comme bon lui semble.

Hum, il n’a même pas tenté de me joindre de toute la soirée!!! Mon orgueil en a pris un coup! J'étais persuadée qu'il m'enverrait au moins un petit sms.


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46/2013 - Même cadeaux que Caro?!? OK!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 15 Février 2013  - (46/2013) - Même cadeau que Caro?!? Ok!

J’ai la sensation que ma relation avec Pascal prend l’eau. Ça me fait tellement peur qu’il finisse par me balancer en pleine poire qu’il ne veut plus sortir avec moi que je fais tout pour éviter de me retrouver avec lui. J’avais beau me répéter qu’il n’y avait aucune raison, aucun signe qui me permettait d’être aussi pessimiste, mais rien à faire, j’étais rongée de l’intérieur, nerveuse, pleine de doute. Tremblante du matin au soir.

Je n’arrivais pas fermer l’oeil, ni à réaliser que j’avais fais ça! Si près de lui, et j’ai fui!

Dans l’impossibilité de dormir, je me suis relevée pour me traîner au salon. Après tout, j’étais claquée. Mais j’avais beau essayer de lire, de regarder la télé, rien ne marchait. J’ai même pensé me bourrer la gueule, avaler un ou deux somnifères. Mais, si malgré ça je ne trouvais pas le sommeil, j’étais partie pour un mal de crâne d’enfer.

Rongée, je me décidais à retourner tenter mon coussin, après avoir avalé un grand bol de chocolat chaud. Il paraît que ça pousse à dormir. La sonnerie de la porte m’a fait sursauté. Qui pouvait venir m’emmerder à passé 2h du matin! Dol? Tchoy? Dépitée, le visage tordu de colère, j’ai jeté un coup d’oeil par l’oeil. Glups. Je n’en croyais pas mes yeux… Pascal!

Illico mon coeur a fait un gros bond. Essoufflée comme si je venais de courir un 100m, j’ai vite jeté un regard à ma tenue, ma tête. Zut, j’avais l’air d’une plouk. En plus, ça se voyait que j’avais versé quelques larmes, sans parler des cernes qui me donnait l’air d’avoir participé à un combat de box. Merde, je devais vite enfiler un autre t-shirt et un coup de poudre autour des yeux. Je ne pouvais pas lui ouvrir comme ça.

  • Jane… Ouvre. Je sais que t’es là.

Pascal a sonné encore un fois. J’avais couru virer mon t-shirt, pour le remplacer. En le passant par dessus la tête, mes cheveux s’étaient redressés, me donnait l’air folle. J’ai vite passé les mains dedans avant de me foutre vite fait de la poudre et courir ouvrir.

  • J'aurai pu être en train de dormir... T'es dingue!
  • J'ai vu la lumière... Je savais que tu étais là, et encore debout.

Bon, malgré mes efforts, je n’avais pas vraiment eu le temps de cacher que j’avais un peu pleurer. Pascal a tout de suite remarqué. J’ai prétexté que j’étais crevée, que je n’avais pas réussi à fermer l’oeil. Ça l’a fait sourire. Jeez, j’adore son sourire. J’adore toutes les expressions de son visage. Et… J’étais contente de le voir…

  • Moi non plus je n’ai pas réussi à fermer l’oeil. Tu me laisses entrer ou… on reste planté devant la porte?

Oups. Mon appartement ressemblait à un chantier. J’étais soulagée quant il a dit qu’il ne pouvait pas faire long, parce que ma chambre était encore pire que le salon. En voyant mes affaires jetés en vrac, il risque de faire une syncope. Je n’ai pas pu lire l’expression de son visage, en apercevant les fleurs qu’il m’avait fait livrer. Je me suis sentie coupable de n’avoir même pas envoyé un mot pour le remercier.

  • Je ne savais pas si t’avais reçu mes fleurs?
  • Heu… oui. Merci. Je…
  • C’est rien.

Mince, comme toujours, mon appart me semblait rikiki par sa présence. Même les meubles et la déco me semblaient naze. Signé Ikéa de partout. C’est vrai que comparé au sien, il y avait pas photo que je n’avais pas ses moyens. Pourtant, quant Thomas vient ici, je ne ressens jamais le même malaise. Peut-être parce que je me fou de ce qu’il pourrait penser? Que je me fiche si ça lui plaît ou non? Ou peut-être parce que je n’essaie pas de lui plaire à tous prix?

  • Je voulais te donner ceci… Je ne voulais pas laisser ceci derrière ta porte.

Dans la paume de sa main ouverte, il y avait une petite boîte emballé dans du papier avec de petits coeurs en transparence. Je devinais qu’il s’agissait d’un bijou. Un petit coeur en or avec un petit brillant, en haut à droite. Ça m’a fait plaisir en premier, et sourire…

Puis, je me suis rappelée que j’avais vu le même bijou sur Caro l’autre soir… J’ai eu toutes les peines du monde à cacher mon désarroi et ma déception. J’ai fixé le bijou, le temps de me recomposer un sourire heureux et réjoui. Ce n’était pas le moment de me montrer ingrate ou de commencer à faire une scène.

Incroyable… Il avait osé m’offrir le même bijou que Caroline? Et en 2ème en plus!

Jeez! Les larmes sont descendues toutes seules. Il ne pouvait pas deviner à quoi je pensais, et il a cru que son petit cadeau me faisait plaisir. S’il savait. En tous cas, je n’avais aucune intention de le porter. Il a voulu me le passer au cou. J’ai évité. Je n’aurai pas supporter la brûlure d’avoir ce truc autour du cou. C’était comme si c’était un “badge” pour indiquer que j’étais un membre de son harem.

Quant il s’est penché pour m’embrasser en partant, j’ai légèrement tourné la tête. Son petit bisou au coin de mes lèvres m’a fichu un coup de chaud. J’ai été à 2 doigts de lui sauter au cou. Lamentable. J’ai vraiment toutes les difficultés du monde à lui résister. S’il n’était pas parti aussi vite, je crois bien que j’aurai fini par lui demander, le supplier de rester. La honte.

Une fois qu’il n’était plus là, la mine dégoûtée, j’ai continué à fixer le pendentif qu’il venait de m’offrir. Est-ce que je devrais lui dire que j’avais vu le même sur Caro? Le lui rendre? Le jeter? L’offrir à quelqu’un d’autre pour m’en débarrasser? Lui demander de s’expliquer? Pfff, je ne savais pas. J’ai enfoncé la boîte et son contenu au fond d’une de mes petits tiroirs à bijoux. Pour ne plus le voir.

Pascal m'avait invitée à prendre un verre, en ville, vers 15h. On ne pourrait probablement pas se voir ce soir.

Parce que, malgré la tristesse, j’étais furax, j’ai invité Caro. Ils ne savaient ni l’un, ni l’autre. Pour l’occasion, j’avais exprès mis le pendentif qu’il m’avait offert. Je savais que Caro porterait le sien. Comme elle avait l’habitude de porter des trucs décolletés, je savais qu’il serait visible. Alors, j’ai fait en sorte que le mien le soit aussi.

J’avais été l’attendre, et on s’est rendue ensemble au “White”. Pascal était sûrement déjà sur place. Il est rarement en retard. En enlevant mon écharpe, on pourra alors voir mon pendentif. J’avais l’intention ensuite, de l’enlever, en voyant le même au cou de Caro, et le lui rendre avant de quitter les lieux.

Pascal a été surpris de nous voir arriver ensemble. On avait mangé ensemble, puis sillonné les magasins, sans lui dire que j’avais rendez-vous avec Pascal. Caro aussi a semblé surprise. Moi, je faisais celle qui trouvait parfaitement normal d’être venue avec ma copine. Qui était aussi la sienne d’ailleurs. Je me suis assise en face de lui. Caro après une petite hésitation, s’est placée à côté de Pascal.

Purée… Il était mal à l’aise! Bien fait.

Après avoir posé ma veste sur le bras de ma chaise, j’ai commencé à jouer avec mon collier. Faisant semblant de ne pas tout de suite voir celui de Caro. Je voulais qu’elle remarque le mien d’abord. Alors qu’elle était occupée à discuter avec Pascal, j’ai pu discrètement remarqué que le sien n’était pas tout à fait identique au mien. Il n’avait pas de brillant. Il était plus simple et semblait plus plat.

Glups! Est-ce que je devais quand même jouer ma petite scène? Je ne pouvais plus reculer. Je me suis penchée pour regarder de plus prè
s, et j’ai joué la surprise.

  • Mais… On dirait… Le même…

Rouge, Caro a pris le coeur en or qu’elle portait fièrement entre ses doigts. J’ai insisté en approchant encore mon visage à travers la table. Pascal avait lui aussi pris des couleurs. Moi, seulement mes oreilles.

  • C’est de toi n'est-ce pas?

Il n’a pas eu besoin de répondre, son expression suffisait à connaître la réponse.

  • Le même? Pour la St-Valentin aussi?

Caro ne semblait pas trop vexée de porter presque le même collier que moi. Je crois même que c’était le contraire. Pour elle, ça devait signifier son attachement. J’ai commencé à me demander si je devais vraiment me sentir vexé ou en rigoler.

A voir la manière dont il m’observait, mon plan initial a changé. J’ai choisi d’en sourire. Je ne veux pas qu’il me trouve “bêcheuse”. Je crois que Caro a remarqué la petite différence entre nos pendentifs presque immédiatement.

Après ma petite tentative, j’ai aussitôt changé de sujet. En expliquant que j’avais eu envie de faire les magasins, et que j’avais proposé à Caro de m’accompagner. Pascal savait bien que je n’achetais jamais rien si j’étais avec quelqu’un. D’ailleurs, Caro avait été la seule à avoir fait des achats.

Puis, j’ai fait l’idiote en lui demandant si ça ne l’embêtait pas que j’aie emmené Caro pour prendre un verre avec nous. Bien sûr, je savais qu’il ne pourrait pas dire non.

Vers 17h30, après un appel de sa femme, il a payé nos consommations, et est parti en nous laissant toutes les 2. A ce moment seulement, Caro a voulu voir mon pendentif de plus près. J’avoue que ça m’a fait un petit plaisir malsain de voir la petite déception passer dans son regard.

  • Je vois que Pascal fait toujours une petite différence entre nous!
  • Tu crois?
  • Ben, t'as qu'à voir... Sur le tien il y a une pierre, pas sur le mien. Ça me fait chier.

Et ça m’a fait plaisir de jouer les idiotes. Pourtant, je n’étais pas aussi certaine qu’il me préférait à elle. Mais, les petites secondes qui ont suivi ont fait du bien à mon égo. Caro m’a proposé une petite soirée pyjama, étant donné qu’elle aussi savait que Pascal avait déjà un truc ce soir. Donc, aucune chance de le croiser dans un de nos bars habituels.

Je n’avais pas d’autre projet, alors j’ai accepté. On allait se faire une petite soirée “films d’horreurs”. J’en avais téléchargés quelques uns d’absolument effrayants. Il y en avait un que j’avais beaucoup aimé, alors je l’avais acheté cet après-midi, et je lui ai proposé de le revoir.

Ce n’était pas à proprement parlé, d’un film d’horreur, mais j’avais lu les 3 tomes, puis vu le 1er film tourné d’après le 1er volume, et j’ai adoré; Hunger Game. Les personnages ne ressemblaient pas à ceux que j’avais imaginé, mais j’ai trouvé le film bien fait. J’attends avec impatience la suite en film, même si j’ai lu les livres.

Vers 22h, Pascal m’a dit par messages, qu’il pensait rentrer vers minuit, 1h du matin, et m’invitait à passer la nuit. Intéressant!!! Est-ce que j'irai? Je ne savais pas encore...


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45/2013 - No St-Valentin

Publié le par JaneDo


Jeudi - 14 Février 2013  - (45/2013) - St-Valentin en lecture!

La St-Valentin est la fête des amoureux. Il n’y a que les vrais hommes pour ne pas l’oublier. Les râpes, pingres et autres, prétextes que c’est une affaire commerciale pour n’avoir pas à faire un petit geste, pour faire plaisir à sa petite femme. Aujourd’hui ne dérogeait pas à la règle, tous les plouks sans imagination, ceux qui ne sont pas amoureux, ont bien entendus entamés la complainte.

D’autres par obligation, ont quand même offert quelque chose. Ils se sentaient plus obligés qu’autre chose, ou ne voulaient pas que leurs femmes se rendent compte du manque d’amour dans leurs coeurs secs.

Pascal, comme la plupart, avait invité sa femme à manger au restaurant. Je m’y attendais. Pourtant, il m’a proposé de passer chez lui vers 22h. J’avais décidé d’oublier pour aujourd’hui les fâcheries de ces derniers jours. Et, je ne savais pas encore si je répondrais à son invitation ou pas, même si j’avais dis oui.

En fin de matinée, ma nièce m’avait demandé de passer la soirée avec elle. Soirée lecture. Ma soeur sortait manger avec Carmine et nous préparait quelque chose à manger. J’ai accepté. Pas parce que j’avais décidé de ne pas aller chez Pascal, mais l’idée que ma puce soit seule dans cette grande maison, au rez-de-chaussée, me foutait les boules.

Puis, je voulais parler à la petite J’avais entendu des trucs qui me faisaient du soucis.

Dès que Rose et Carmine sont partis, au lieu de se jeter sur le canapé pour lire, comme on le faisait d’habitude, on a discuté. Trop discuté. On s’était à peine installé sur le canapé, qu’ils étaient de retour. On avait à peine lu 18 pages. Poisse! On avait passé plus de 2h à discutailler. Il était 21h50. 22h10, j’étais rentrée.

Sur la route, j’ai pesé le pour et le contre, pour savoir si je devais aller chez Pascal ou pas. Pour finir, je me suis dis que si je n’y allais pas, il allait se rendre compte que j’étais peut-être fâchée. Qu’il allait penser que j’étais trop compliquée, qu’il n’avait plus envie de passer son temps à composer avec moi. Alors…

Je suis arrivée chez lui vers 23h. Pascal était à l’étage chez Thom. Sa femme se préparait à aller se coucher.

Les boules… Je n’ai pas pu… J’ai fait demi tour. Mortel. Je n’ai pas eu le courage de franchir les quelques mètres qui m’auraient permis de le voir. Je ne voulais pas être un bouche-trou, une obligation. Alors, je l’ai appelé. Il savait que j’allais vers ma nièce, alors j’ai prétendu que ma soeur n’était pas encore rentrée, que je ne pouvais pas laisser la petite toute seule.

Il n’avait pas l’air convaincu, mais il a fait semblant d’accepter mes explications. Je crois qu’il entendait bien que j’étais en voiture. Il a sans doute entendu le bruit de la circulation. J’avais eu la stupidité de m’arrêter au bord de la route. J’étais un peu triste de ma faiblesse, de me sentir coupable de rater la St-Valentin. Pour la 1ère fois, c'était moi qui abandonnait!

En rentrant, j’ai trouvé son bouquet de roses et son petit mot pleins d’amour… C’était chou.


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44/2013 - Ils ont profités de passer un w-e en amoureux...

Publié le par JaneDo


Mercredi - 13 Février 2013  - (44/2013) - Ils ont profité d’un W-E en amoureux!

Besoin de le voir, de lui parler. Besoin de lui tout simplement. Pascal m’avait laissé sans nouvelles. J’avais la vague impression qu’il m’évitait. J’ai fait l’effort de l’appeler au travail, mais il paraît qu’il était en réunion. J’ai attendu plusieurs heures qu’il daigne me rappeler. Mais rien. Découragée, je n’osais pas le rappeler.

J’ai donc tenté de passer par Caro. Je voulais savoir ce qui s’était passé ce week-end.

Caroline ne répondait pas non plus. Mais, je n’avais aucun scrupule à a harceler. Tout de même, je voulais avoir l’air cool, donc, j’ai laissé un message sur sa box, pour lui proposer de sortir prendre un verre avec moi et Dol. C’était complètement inventé. Je n’avais pas l’intention de mêler qui que ce soit à notre soirée. Dans mon message, je la prévenais que sans nouvelles, c’est que c’était d’accord pour elle, donc je passais la prendre vers 20h.

1h plus tard, Caroline me rappelait. Je pense qu’elle en avait sûrement discuté avec Pascal avant… :(

Etonnament, ça lui faisait plaisir, une sortie entre filles. Caro avait effectivement tenté de joindre Pascal. Apparemment, il était réellement en réunion. Pascal avait peut-être un match ce soir, et elle aurait bien voulu y aller. Comme elle n’avait pas pu le joindre, elle ne savait pas où et comment y aller.

Complètement prise au dépourvu, je ne m’attendais pas à ce que Pascal m'appelle. Enfin! J'étais contente, mais en même temps, je crois que j’avais déjà conclu, qu’il m’ignorerait pendant plusieurs jours.

Je sentais son malaise au téléphone. Il faisait un peu trop d’efforts pour avoir un air enjoué, faisait comme si de rien. J’ai dû couper court et lui reprocher de m’avoir mise de côté tout le week-end, sans avoir l’air trop fâchée, pour ne pas le braquer.

Pascal m’a fait comprendre, sans vraiment le dire, que c’était une des premières fois, qu’ils se retrouvaient tous les deux, seuls. Loin de tout le monde. Alors, ils en avaient profité pour passer un week-end, rien que tous les deux, en tête à tête. J’avoue que ça m’a tordu les boyaux. La jalousie, l’envie m’a envahie, me faisant traverser des coups de chaleur, aux coups de froids.

Je n’étais pas jalouse d’elle, mais plutôt de n’avoir pas été à sa place.

Vers 20h15, je me suis présentée chez elle, avec une mine déçue, prétendant que Dol avait annulé, que Vania nous attendait au bar des Lesbiennes, mais que ça ne me disait rien. Je voulais la voir, la regarder, voir si elle avait l’air aussi heureuse que je le pensais. Voir celle qui m’avait supplantée. Tenter de voir si j’avais des raisons d’avoir peur. Et je l’ai scrutée de la tête aux pieds.

J’avais la chair de poule, la boule à l’estomac. L’angoisse me terrassait. Caro était magnifique.
Peut-être que j’imaginais, que je voyais des choses qui n’existaient pas. Mais, impossible de ne pas flipper.

Caroline était au courant que je n’avais aucune idée du programme du dernier week-end. Que Pascal ne m’avait rien dit. Qu’il ne m’avait pas appelée. Je n’ai pas jugé nécessaire de lui mentir. Je lui ai raconté un bout de tout ce qui m’avait traversé la tête,. Mes angoisses, ma jalousie. Quant elle m’avait rappelée samedi, elle ne savait pas encore que j’étais complètement dans le noir. C’est plus tard qu’elle a deviné.

Bien sûr, j’ai voulu savoir…

Pascal l’a appelée sur le chemin, en rentrant chez lui. Ça m’a encore une fois tordu l’estomac. Il l’appelait, elle, pas moi. Il n’avait même pas essayé mon numéro. De la voir tenté de s’isoler, sans vraiment oser, aussi sa manière de me regarder du coin de l’oeil, gênée, tout en précisant que j’étais là, me donnait envie de pleurer. Ça faisait mal. Très mal.

Et demain c’est la St-Valentin…

Pour éviter de pleurer sur place, devant elle, je lui ai fait signe que je partais, mais Caro m’a fait signe de rester. Je n’allais pas me faire prier. Je voulais savoir ce qu’ils se disaient. Ils n’ont pas parlé longtemps. Probablement parce qu’il savait que j’étais là. Après le coup de fils, j’ai prétendu ne pas vouloir déranger. Et j’ai filé plus vite que la lumière.

J’ai eu du mal à reprendre mon souffle et ne pas fondre en larmes. Je me sentais vachement rejetée. Mais, je crois que j'étais encore persuadée qu'il m'aimait.

Malgré la neige et le froid, je suis restée à proximité. Je voulais savoir s’il passerait chez Caro. Heureusement, il ne l’a pas fait. Frigorifiée, j’ai quand même été vérifié chez lui. Soulagée, de le voir se mettre en training et à table avec sa femme, j’ai enfin pu rentrer.

Pascal avait laissé un message sur ma boîte vocale. J’avais planté mon natel sur silencieux, donc je n’avais pas vu son appel. Tout de même, j’étais plutôt déçue de voir qu’il m’avait appelée, après avoir parlé à Caroline. J’étais le second choix. Donc, ce n’était pas seulement elle qui l’appelait, pour se tenir au courant de ses plans, lui aussi l’appelait, alors qu’il m’appelait tous les 7 en 14.

Je nageais entre la tristesse, la colère, le dégoût, la haine… Je ne savais plus très bien où j’en étais.


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43/2013 - Savoir dire NON !

Publié le par JaneDo


Mardi - 12 Février 2013  - (43/2013) - Dire NON!

Pas réussi à échapper au super en famille. C’était pas la grande forme, et j’avais un mal de tête à tout casser. Mais, les gamins m’ont  tendus un piège. Kachouka m’a appelée pour me demander si je pouvais la ramener, parce qu’elle faisait les leçons à Dylan. Sans réfléchir, j’ai tout de suite accepté. Sur le chemin, j’ai su que c’était un coup monté pour être sûr que j’allais au dîner. Les rats :)

Qu’est-ce que Dylan a grandi, il a 11ans, mais il est presque aussi grand que Kachouka. Sa voix commence à muer. Rire.

J’avais déjà passé une partie de l’après-midi avec Roméo et Marie. Je ne peux même pas m’occuper de mes propres affaires, ni bosser, sans qu’on me dérange. Rhhh, faut vraiment que j’apprenne à dire NON. Je suis crevée. Depuis qu’Abilio est parti au Portugal, on dirait qu’elle s’ennuie. Tous les jours, elle m’invite à prendre le café. Je crois que c’est surtout pour que je m’occupe de Roméo, pendant son absence!

Je suis rentrée vers 22h30. J’avais prévu de passer vers Marie pour commencer son album. Je dois aussi faire les mien. Elle pouvait essayer de se débrouiller après. J’en ai un peu marre que tout le monde me sollicite tout le temps, mais je suis consciente que c’est de ma faute; je n’ai qu’à refuser! Mais voilà, je les adore!


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42/2013 - Coeur serré...

Publié le par JaneDo


Lundi - 11 Février 2013  - (42/2013) - Coeur serré...

La moindre des choses, aurait été que Pascal tente par tous les moyens de me joindre après un week-end entier sans se voir! Mais, hélas, même pas. Qu’est-ce qu’il pourra bien inventer pour justifier ça?! Pfff. J’étais désespérément triste. Pouvait-il imaginé comment j’avais vécu ça? Y avait-il seulement pensé?

J’avais vérifié encore et encore mon natel dimanche soir… Rien. Lundi, toute la journée aussi… Rien. Une grosse main me serrait le coeur en réalisant qu’il n’a même pas essayé. Ni message sms, ni email, ni signe de fumée, ni fleurs. Rien de rien. Le néant total. Je n’ai rien fait non plus. Trop facile, il se rendrait immédiatement compte de mon désespoir. Il me fallait rester dur. Et c’était facile, en ce moment, je ne l’aimais pas trop.

En fin de journée, j’ai ramené Kachouka. Je devais passer chez mon papa pour lui amener les photos de Florence, la femme à Elli. J’ai mangé chez ma frangine. Très bien de ne pas rester à la maison à espérer pour rien. Et si par hasard il passait, j’espère qu’il se mettrait à imaginer le pire lui aussi. Puis, je cherchais une excuse pour éviter le dîner en famille de demain. J’avais juste oublié qu’on fêtait l’anniversaire à Aurore, la copine à David.


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41/2013 - Seule au monde!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 10 Février 2013  - (41/2013) - Seule au monde!

Toujours aucune nouvelle de Pascal. Je ne l’ai pas appelé non plus. Pas de nouvelles de Thomas non plus, qui m’aurait appelée normalement, s’il ne m’avait pas vu au chalet. Personne ne pensait à moi, je ne manquais à personne. Je me suis forcée à ne pas trop penser à Pascal, ni à l’imaginer. Sinon, j’aurai passé ma journée à pleurer. La jalousie m’aurait bouffé jusqu’à la corde.

Triste, mais contente d’avoir la force de résister à l’envie de bondir sur mon natel et composer son numéro. Juste pour entendre sa voix. Je savais comment atterrir directement sur sa boîte vocale, mais là aussi, j’ai résisté. Je me suis levée assez tôt. Après avoir été me chercher quelques croissants pour le déjeuner, un petit feu, j’ai passé ma journée à lire, larvée sur mon canapé.


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