Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

365/2012 - Réveillon (env. 6h du matin à 18h)

Publié le par JaneDo


Lundi - 31 Décembre 2012  - (365/2012) - Env. 6h du matin à 18h…  (2)

J’étais perturbée par les sentiments ambivalents ; J’aime que Pascal se sente libre, assez libre pour être lui même. J’aimais le regarder s’amuser, discuter, faire le clown par moment, partager des gros rires avec ses amis. Est-ce que j’aurai voulu le laisser libre pour que justement qu'au contraire, il soit à mes pieds comme un toutou? Non. Il manquerait ce petit piquant qui me garde en alerte, qui me fait continuer à me réinventer. Ça fait vibrer tous mes sens. Et je sais que s’il n’y avait pas de challenge, je me lasserais.

Pascal discutait avec une fille, qui posait la main sur son torse en lui parlant. Parfois, il se penchait pour l’entendre, et partait dans un fou rire. Elle lui faisait du charme. Ils ne se connaissaient pas il y a 1h, qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir à lui raconter? Surtout pour le faire rire autant? J’aurai aimé être à sa place, voir ses yeux briller, ses sourires, le faire rire. Il devait sûrement la trouver spirituelle, intéressante, attrayante, et drôle. Flûte.

Qu’est-ce que j’aurai pu lui raconter qui le fasse rire? On se connaît trop, depuis trop longtemps! C’est plus comme au début où on apprenait à se connaître. C’est vrai que quant on est tous les deux, ça nous arrive de beaucoup rire. Mais là tout de suite, j’avais beau me creuser la tête, je n’arrivais pas à trouver quelque chose à aller lui raconter, pour recevoir la même attention et la même réaction. Minable. Je me sentais minable.

Je me suis levée pour aller fumer dehors. Fallait que j’arrête de le manger des yeux. Ça devait se voir. Emmitouflée dans ma veste, mon écharpe enroulée autour de mon cou, j’avais enfilé même mes gants. J’allais fumer clopes sur clopes jusqu’à ce que je regagne un peu d’assurance avant de rentrer.

J’ai marché le long de la terrasse pour ne pas me mettre à geler. Je suis arrivée aux fenêtre qui longeaient le corridor qui menait à la cuisine, et là, je l’ai attrapé en train d’embrasser Caroline. C’était un bisou rapide, en passant. Ça m’a froissée, blessée. Avec moi, il fait tellement attention que personne ne nous voit, et là, dans un lieu de passage, le voilà qui embrasse Caro? Là où l’on pouvait les voir? Qu’est-ce qu’elle avait fait ou dit pour qu’il agisse sous l’impulsion?

Merde, vilaine jalousie. Je me suis cachée dans l’ombre. Je n’allais rien dire, rien montrer. Au moins maintenant, je sais que je n’ai pas à me casser le cul pour ne pas le mettre en danger. Déçue, mais remontée, je suis retournée à l’intérieur. Bien décidée à ne pas me laisser faire.

Pascal est venu s’écrouler dans le canapé à côté de moi, et je cherchais toujours quoi dire pour lui décrocher un rire. Mince, j’aurai dû aller le chercher, enfiler mon bras sous le sien, et l’autre aurait arrêter de le draguer, gênée par ma présence. Mais voilà, complètement coincée moi! Faut vraiment que j’arrête les cauchemars dans ma tête.

Pascal m’a dit que j’étais drôlement silencieuse. Et voilà, encore une discussion trop sérieuse, rien qui peut amener un éclat de rire. Alors, j’ai jouer la carte de la franchise et à l’oreille, je lui ai chuchoté que “j’étais une nana vachement coincée, que je me sens coincée”. Il a levé les yeux pour me regarder et il a rit en me voyant faire la grimace. Son visage s’était éclairé. Waouh, alors j’étais peut-être pas si nulle? J’arrivais encore à le faire rire.

Pascal m’a emmené danser. Malgré la musique danse, il me serrait contre lui. J’en ai profité pour me calfeutrer entre ses bras. Son menton posé sur ma tête, sa main caressait ma nuque. Il m’a fait un petit bisou sur la tête. Son autre main autour de la taille, je le sentais me serrer encore un peu plus fort. Puis, oubliant sa réserve, il a passé son doigt sur mon menton pour lever mon visage vers lui et m’a embrassée. Je me suis enflammée aussitôt. Je lui ai rendu son baiser. Libérée par son geste, j’ai passé mes bras autour de son cou.

Oublié de l’avoir aperçu en train d’embrasser Caro, oublié qu’il m’avait presque laissée toute seule toute la soirée...

Je sentais son corps se tendre, se durcir. Il me pressait encore plus fort contre lui. C’était passé 6h du matin, j’aurai voulu lui proposé de rentrer se coucher, mais personne ne semblait vouloir mettre un frein à la soirée. Je ne voulais pas être rabat-joie. Ça m’a fait sourire de voir que Pascal avait eu la même idée. Il cherchait à me faire comprendre son envie sans avoir besoin de le dire.

Pascal sait que j’avais compris, mais il continuait à me taquiner. De plus en plus câlin, Pascal restait collé à moi comme un amoureux transis, me trainant par la main avec lui. Avec ses copains, je sentais enfin bien près de lui. Son bras tendrement autour de mes épaules, je l'écoutais papoter et rigoler, avec un petit sourire heureux. Je n'avais pas besoin de parler. Pascal me faisant de temps en temps des bisous sur la joue, dans le cou. Il évitait de m’embrasser ostensiblement devant leurs amis.

Quelqu’un a proposé de faire des spaghettis. Pas envie moi. Je sentais que Pascal non plus. Je devinais son envie de rentrer se coucher. De me faire l’amour. Je le sentais dans ses gestes, ses câlins, ses petits sourires, ou la lueur dans ses yeux verts que j’aimais tant.

On a bu un café avec les autres pendant qu’ils préparaient la bouffe. Pascal avait envie de rentrer, il me l’a dit avec un petit bisou au coin des lèvres alors qu’on se rendait dans la cuisine. Savoir qu’on allait rentrer lui mettait du rose aux joues. Il était impatient. Mais l’attente aussi avait du bon. Pascal me couvait d’un regard caressant, doux. Ses yeux s’attardaient sur ma poitrine, sur ma bouche. Il se mordillait la lèvre inférieur d’anticipation.

Beaucoup ont commencé à immigrer en direction de la cuisine. Ils étaient surexcités, semblant vouloir continuer la fête jusque tard dans la matinée.

J’ai glissé ma main dans celle de Pascal, lui faisant comprendre que j’étais prête à rentrer.

J’ai cherché Caroline des yeux sans la trouver. Je voulais voir où Pascal avait l’intention de dormir; dans ma chambre? Avec Caro dans les pattes? Ou dans le secret de sa chambre? Jess n'était pas là. J’espérais qu’il choisisse la 2ème option. Pour moi, ça signifiera qu’il voulait m’avoir pour lui tout seul. L’autre option me décevra, parce que je penserai qu’il espère nous avoir toutes les 2!

Test. Epreuve réussie… Il a choisi sa chambre.

Caroline était déjà dans notre chambre. Il y avait de la lumière sous la porte. Je ne sais pas si Pascal l’avait remarqué aussi.

Au matin (milieu de l’après-midi), j’étais morte. Mal partout. Il ne m’avait laissé aucun répit. Gourmand, insatiable, il m’avait enveloppée d’amour. Me donnant l’impression qu’il avait attendu ce moment toute la soirée. Sous mes doigts, je sentais les muscles de son dos se nouer sous mes doigts, j’aimais m’accrocher à lui, à cette force qui écrasait, consumait tout sur son passage. Je fondais dans ses bras. J’étais heureuse. Enfin.

Les garçons avaient eu envi d’aller faire un tour à la patinoire. mais… j’ai réussi à garder Pascal au lit, jusqu’en fin d’après-midi. Ça faisait trop du bien de se larver, de se retrouver, se murmurer des mots d’amours, de se sentir proche à nouveau.

Caroline, ne nous voyant pas descendre, est venue frapper à la porte vers 18h. Alors on est descendu un moment juste grignoter un truc, parce qu’on avait des réservations au restaurant dans 2h. On n’avait rien manger à midi, ni les spaghettis du matin. Puis, fallait ensuite aller se préparer avant le dîner du réveillon.


Partager cet article
Repost0

Publicité

365/2012 - Réveillon... (minuit à env. 6h du matin)

Publié le par JaneDo


Lundi - 31 Décembre 2012 - (365/2012) - Depuis env. minuit à 6h du matin…  (1)

J’ai encore des frissons, les oreilles bouillantes. Rien de pire que de craindre de perdre son mec aussi lamentablement au cours d’une soirée. Ça peut arriver en l’espace d’une simple seconde. Il est beaucoup trop mignon, beaucoup trop charmant, beaucoup trop charmant avec les filles aussi et surtout, beaucoup trop tout… Grrrh.

J’ai foncé sur Pascal. Je ne savais même pas ce que j’allais faire ou dire, le coeur qui me boxait dans les oreilles, je devais absolument couper le courant qui semblait passer entre lui et cette fille.

Pascal avait le bras appuyé contre le mur derrière la miss face à lui, collée, qui baladait ses sales pattes sur son torse. J’ai tiré sur sa chemise et quant il s’est retourné tout étonné, j’ai demandé à lui parler. Après avoir fait un bisou sur la joue à la miss, et il m’a précédé en me prenant par la main.

Pascal m’a emmené dans un coin pour discuter. J’ai voulu sortir. J’ai demandé à Pascal pourquoi il m’avait demandé d’aller vers lui s’il fuyait dans tous les sens toute la soirée. Je me sentais perdue et je regrettais presque d’être venue.

Rhhh, c’était pas vraiment le moment de discuter avec lui, il était presque cuit! Alors il ne prenait pas très au sérieux ce que je lui racontais.

Il a pris mon menton pour relever mon visage fâché pour me manger les lèvres. J’ai immédiatement fondu, oubliant que quelques minutes plus tôt, Pascal draguotait une bimbo! Oublié! Dès qu’il s’intéresse à moi, qu’il m’accorde son attention, j’oublie tout.

  • Chou, j’aimerai qu’on évite de se fâché ces quelques jours. Au pire, réserve tes reproches pour après les vacances tu veux?

Il cherchait mon regard. Ses yeux verts scrutant le moindre des réactions de mon visage. Pfff, il avait peut-être raison. De toute façon, je voulais juste être avec lui, j’y étais, alors basta au reste.

  • D’accord, je veux bien. Mais, je n’aime pas te voir draguer chaque poulette qui passe.
  • Wahhh… Poulette hein? Un peu jalouse on dirait?
  • Pas du tout… Mais tu disparaît sans arrêt et je te retrouve toujours avec un nana. Ça m’énerve.
  • Je ne la draguait pas. On parlait juste de l’endroit où elle aimerait dîner c’est tout.
  • Dîner?
  • Ah! Oui, je dois l’emmener dîner. Je devais le faire hier, mais avec le truc chez Yumi, c’était juste pas possible.

Ils avaient fait une collecte pour les enfants déshérités, et les filles avaient misés de très gros montants pour choisir celui qui les sortirait un soir. Tous les garçons y avaient participé. C’était avant que je n’arrive au chalet. Heureusement, je n’avais certainement pas les moyens pour participer à ce genre de choses. J’aurai pensé que Caro se serait débrouillée pour l’avoir et j’étais étonnée que même une fille à papa ait réussi à la battre. J’ai ravalé mes observations. Je ne voulais pas trop savoir ce qui s’était passé pendant mon absence. Je pense que je risquerais de péter encore un plomb.

Jess s’était relevée. Et je sais pas si elle a un radar ou quoi, mais Jess a tout de suite retrouvé Pascal. Donc, on a été interrompu en pleine séance de réconciliation. Bref, de toute manière, je n’étais plus tout à fait fâchée. Je crois seulement que je me sentais un peu seule sans lui, et je trouvais qu’il y avait un peu trop de jolies filles!!!

Encore une fois, il a disparu de mon radar à moi.

Je suis allée errer encore à travers les pièces. J’avais aussi avalé un verre ou 2 et quant j’ai retrouvé Caro, je me suis plantée vers elle. Comme ça, je me sentais moins seule. Je continuais à chercher Pascal du regard. Puis, les choses ont changés, j’ai commencé à participer aux discussions, à m’amuser! J’ai aussi dansé avec Caro et quelques copains à Pascal. Il y avait presque toute son équipe de basket au complet. J’évitais juste le petit rouquin con que je ne supporte pas.

Pascal a réapparu 1h plus tard. Souriant et l’air de bonne humeur après avoir discuté avec sa femme? Surprenant. Elle lui prenait la tête aussi souvent que moi. Hum, en pensant à ça, je me suis dis que je devais opérer quelque changement si je ne veux pas commencer à lui ressembler!

Pascal m’a lancé un petit sourire. Il discutait avec des copains, il y avait aussi quelques petites garces qui essayaient de le draguer ouvertement. Mon sang n’a fait qu’un tour, mais je me suis retenue de courir vers lui. Je ne voulais pas qu’il se moque encore de ma jalousie. Caro avait aussi vu, mais elle, elle a eu le courage d’aller enfiler son bras sous le sien et se planter là. Moi, je suis restée dans mon fauteuil en les observant du coin de l’oeil.

Avec son sourire scotché d’un bout à l’autre de son visage, il a danse avec Caro, puis avec d’autres. Ce qui faisait bouillir mon sang. Dommage, que je ne sois pas la seule à le trouver mignon! J’attendais de trouver le courage d’aller tenter ma chance. Je suis retournée au bar pour avoir encore une vodka et me suis mise à discuter avec Julien. Il était cuit lui aussi. Il a l’alcool triste et se plaignait de ne pas être compris, que la fille qui l’intéressait s’en fichait, etc, etc. Même si je n’étais qu’une oreille, ça m’occupait.

Pascal est venu me murmurer à l’oreille qu’il avait envie de moi. Sa main a glissée sur ma hanche jusqu’à mon ventre, je sentais son menton sur mon épaule. Ses cheveux me chatouillaient la joue. Comment résister. Je l’ai suivi. On a trouvé une pièce qui semblait libre et on a tout de suite été scotché l’un à l’autre. Il n’avait pas menti, il était en éruption. J’ai disparu dans ses bras.

Jess était partie. Elle avait dit qu’elle ne se sentais pas trop bien. Jess ne reviendrait pas pour le Nouvel An. Pascal l’avait fait reconduire et maintenant, il se sentait libre comme l’air. Je suis étonnée que Jess ait décidé de filer juste avant la soirée du Nouvel An. Peut-être est-ce que c’était la raison qui faisait que Pascal ne la prenait jamais vraiment au sérieux quant elle dit vouloir être avec lui!!!

C’était parfait. Après notre petite escapade, Pascal était plus présent, plus proche, plus câlin. Je ne sais pas si c’était à cause de moi, ce qui s’était passé, ou parce qu’il se sentait plus libre. Mais j’étais contente.

J’avais arrêté d’être aussi coincé, occupée à suivre tout ce que Pascal faisait. Puis, je dois l’avouer, j’adore le regarder s’amuser, le voir danser, faire le zouave avec ses potes. Même si parfois, j’ai de désagréables petits picotements de jalousie. J’adore quant il est comme ça. Et je déteste être chiante. Je crois aussi que je me sentais nettement mieux depuis que Jess avait préféré rentrer.

En me voyant perdue dans mon coin, Pascal était venu me chercher pour m’installer à son point d’attache. Il est reparti danser, mais il revenait sans arrêt pour me faire un bisou ou pour s’écrouler à côté de moi. Caro et lui ont beaucoup dansé, il y a eu de petites disparitions, mais rien d’alarmant. Enfin j’espère. Bien sûr mon esprit tordu s’est aussitôt demandé s’il ne l’avait pas emmenée en vitesse au chalet d'à côté comme il avait fait avec moi. Ça me fichait des coups de chaleur.

Mais j’avoue que regarder Pascal, c’est comme regarder “Mon Film Préféré”. Je pourrais passer des heures, jusqu’à l’infini à le regarder.


Partager cet article
Repost0

364/2012 - Fâchée parce qu'il a choisi Caro? Non. J'ai menti!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 30 Décembre 2012  -  (364/2012) - Fâchée? Moi? Non. Mais, j’ai menti!

Pascal m’avait empêchée de sortir de la pièce. Encourageant d’un côté. Fallait juste que je me calme, ne pas raconter de conneries, et ne pas me mettre à pleurer comme une madeleine. Ça ne ferait que l’exaspérer. Il a attaqué direct où le bas blesse et je n’ai pas eu d’autres options que de mentir.

  • Tu es fâchée parce que j’ai emmené Caroline?
  • Pas du tout.
  • Caro n’est pas aussi compliquée que toi! Avec toi, faut toujours s’attendre à des tas d’excuses, passer des heures à essayer de te convaincre. J’en avais un peu marre. J’avais envie de passer Noël avec toi, mais toi non.
  • C’est bien. Je n’ai rien dit que je sache!
  • Alors pourquoi tu n’as pas répondu quant on t’as appelée?
  • Je te l’avais dit, j’étais occupée!
  • Oui, mais tu as répondu quant Caro a appelé, donc, tu ne voulais pas me parler.
  • Tu n’avais pas à m’imposer un dilemme pareil. Tu sais que ta famille me déteste, alors me forcer à m’incruster à Noël, c’était nul.
  • C’était que ça? Alors tu t’en fou que j’aie emmené Caro?
  • Oui.
  • Ah bon!

Stupide, stupide, stupide! J’aurai dû dire la vérité, au lieu de cacher ce que je ressentais. Mais je ne pouvais pas me résoudre à lui montrer à quel point il m’avait blessée. Humiliée même.

On est parti à la soirée chez Yumi sans se dire un mot. Pascal avait les mains dans les poches et marchait à côté de moi, mais il aurait aussi bien pu être à des années lumières.

Pascal m’a abandonnée à peine entré chez Yumi. Il a été rejoindre des copains et sa femme. Et paf, encore une fois, je me sentais perdue dans cette foule. Seule. Je ne savais pas vers qui me tourner, ni vers qui aller. Je me rends compte que, ça a toujours été le cas. Je ne suis qu’une pièce rapportée, je ne fais pas partie de leur clan. La plupart du temps, je ne cherche que Pascal, je ne vois que lui et tout ce qui tourne autour de lui. Je ne vois rien d’autre de ce qui se passe vraiment. Je ne fais pas attention.

J’ai vu Caroline en train de rigoler avec des gens que je ne connaissais pas, mis à part Julien. Et lui non plus, je ne le connais pas bien. J’ai été me planter à côté d’elle. Intérieurement, je me suis félicité de n’avoir pas fait une crise à propos d’elle, tout à l’heure, quant je discutais avec Pascal. Ça n’aurait pas été très malin. Je n’avais pas à parler, mais seulement à faire semblant de les écouter. Ou pas. Juste faire comme si je faisais partie de ce petit groupe pendant quelque temps. Ou pendant la soirée.

En pensant à la soirée, je me suis demandée ce qui se passerait après? Est-ce que je réussirais à me rapprocher de Pascal? Est-ce que j’en avais envie? Ou la rage brûlait encore trop fort? Est-ce qu’on ne finirait pas par se prendre la tête? Est-ce qu’il a envi de dormir avec moi? Ou va-t-il rester avec sa femme?

Déjà que Pascal me trouvait trop compliquée, ça me mettrait à nouveau en position d’infériorité. Zut. Autant faire semblant que tout va bien, que je ne suis pas fâchée. Je dois ravaler ma colère et ma fierté.Il me faut enterrer ma fierté et mon orgueil blessé si je ne veux pas finir les fêtes, seule dans mon coin.

Pascal avait l’air différent ce soir. Une lueur étrange que je ne connaissais pas brûlait au fond de ses beaux yeux verts. On aurait dit qu’il avait changé. On ne peut quand même pas changé en un week-end? Quelque chose avait changé chez lui. Et dans quel sens? Je regrettais d’avoir manqué ces quelques jours avec lui. Peut-être ses conversations sur l’oreiller avec Caro? Qu’est-ce qu’elle avait bien pu lui raconter? Et lui? Qu’avait-il pu dire? S’était-il plaint de moi?

Oups! Qu’est-ce qu’ils avaient à me regarder comme ça? “Alors? Qu’est-ce que t’en pense?”. Aucune idée de quoi Caro me parlait, mais à voir la lueur qui brillait au fond de ses yeux, j’ai répondu que c’était une bonne idée. Elle a rit. Donc, j’avais bien répondu.

Heureusement que j’étais assise sur le coin d’un tabouret, sinon je serais tombée. Pascal dansait avec Yumi et il avait l’air bien plus heureux que quant il était avec moi. Son visage n’avait plus cet air fâché, il souriait avec ce petit sourire qui cachait mal son amusement. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui raconter pour qu’il rigole?

Du coin de l’oeil, je les ai vu retourner à une table qui se trouvait près des fenêtres. Pascal s’est assis sur le bord, alors que Yumi s’écrasait au fond de celui d’en face. Jess est arrivée derrière Pascal et l’a entouré de ses bras. Elle lui a murmuré quelque chose à l’oreille et il s’est retourné vers elle en souriant et en faisant oui de la tête. Elle est repartie avec le sourire.

Pascal a pris un verre sur la table, s’est penché vers Yumi qui lui a chuchoté quelque chose à l’oreille avec la main devant la bouche et je les ai vu se perdre dans la foule. J’ai essayé de les suivre des yeux, sans succès. Il est grand, alors je pensais que ç’aurait été facile. Quelques instant plus tard, je les ai vu disparaître à l’étage. Purée, j’aurais voulu les suivre pour savoir où ils allaient. Je surveillais les escaliers, mais une 1/2h plus tard, ils n’étaient toujours pas revenu.

J’ai cherché Thomas des yeux et l’ai trouvé en train de s’embrasser avec une brunette. Assez jolie, je dois l’admettre. Je me suis demandée si c’était sa nouvelle copine. Ciel, je ne connais rien sur la vie des gens qui m’entourent, c’était fou. La plupart des copains à Pascal, je les connais de vue, je ne me rappelle pas toujours de leurs noms. Hélas, je ne les connais pas assez pour aller vers eux, ou même savoir quoi leur dire.

Il y avait un monde fou. Ils avaient tous l’air de s’amuser. Est-ce que j’étais la seule hors du coup? Même Caro, juste à côté de moi, riait à gorge déployé. Pourtant, je remarquais qu’elle aussi surveillait les escaliers. Elle avait dû voir Pascal et Yumi filer.

Caro m’a demandé si j’avais envie d’aller à la recherche de Pascal. Je n’osai pas. On aurait eu l’air complètement stupide. Il y avait tout ce qu’on avait besoin en bas, on avait aucune raison d’aller en haut. Mais, elle m’a fait remarqué que Pascal et Yumi n’étaient pas les seuls à l’étage.Il y avait du monde partout, on pouvait faire comme eux, chercher un coin tranquille pour discuter. Moi je savais que Pascal devinerait tout de suite qu’on le suivait. Yumi certainement aussi.

Mais, impossible de se retenir de partir à sa recherche.

Ils étaient au salon avec une bande de copains, étalés ça et là du canapé du salon à rigoler et faire les fous. Notre apparition les a réduit au silence. Ils nous ont regardés comme si on dérangeaient. Ils étaient en plein dans un jeu apparemment. Yumi était collée à Pascal, sa tête posée contre lui et lui son bras passé autour de ses épaules. Sur la table, il y avait tout plein de “shots”, et c’était au tour d’un des types. Il l’a avalé cul sec.

J’avais envie de battre en retraite, gênée. Caro, sans honte, s’est tout simplement jointe à eux et je suis restée debout à la porte comme une cruche. Quant elle m’a vue, elle m’a fait signe d’aller m’asseoir en tapotant sur la place à côté d’elle sur le canapé. Yumi et Pascal se sont regardés, comme pour dire “Elles se tapent l’incruste”. J’ai fait non de la tête, mais, je ne savais pas où aller d’autre. Sans Caro, je me sentais perdue. Heureusement, elle a insisté.

Caro a demandé à quoi ils jouaient et s’est tout de suite intégrée. Moi, je ne voulais pas jouer. J’avais besoin d’avoir les idées claires. Vraiment? Peut-être que je devrais me noyer dans l’alcool et tout ira mieux? Une des filles m’a dit que si je ne jouais pas, alors je devrais partir. Alors, ils m’ont rapidement expliqués les règles. Le jeu des “Thêmes”. Ensuite, ils se sont lancés dans “Je n’ai jamais”. Pascal évitait soigneusement de croiser mon regard. Le rat. Je n’aurai pas été là, ç’aurait été la même chose.

Est-ce qu’il n’était pas content de me voir? Aurait-il préféré que je reste chez moi? J’avais l’impression de déranger.

Wahhh, je ne voulais pas jouer! Je ne pouvais pas aller vers Thomas, il était occupé avec une fille. Paul aussi. Et Jess, c’était hors de question. Mon cercle était restreint, je n’avais pas beaucoup d’option. Je n’étais pas très concentrée et j’ai fini par avaler trop de verres. J’ai abandonné pour aller airer (je dois avoir écrit ça faux, mais bon) en bas.

J’ai été me planter à côté d’une bande de fêtard au bar, des copains de celui qui s’occupait du bar je pense. Un des mecs a réalisé que je n’avais pas de verre et il a demandé à son pote de me servir. Je me suis mise à discuter avec eux. Ils avaient envi de se tirer pour aller en boîte. C’était un peu tard pour ça à mon avis. Ils m’ont proposé d’aller avec eux, n’ayant rien d’autre à faire et sachant que je ne manquerais à personne, pourquoi pas.

Pascal a dû avoir pitié de moi. Il avait dû se rendre compte que je m’emmerdais à cent à l’heure, alors il est monté me chercher. Il n’a pas dû apprécier de me voir rigoler et boire avec une bande d’inconnus, alors que je n’arrivais pas à dire 2 mots quant il s’agissait de ses copains. Je n’étais pas très nette, alors on est sorti fumer et prendre l’air.

Je n’avais plus envie d’être fâchée, je ne voulais plus qu’il y ait autant de distance entre nous. Je ne voulais pas parler non plus. Juste envie d’être dans ses bras. Alors, je me suis appuyée contre lui, puis j’ai mis mes bras autour. Pascal est d’abord resté stoïque, puis il a passé ses bras autour de moi en me faisant un bisou sur la tête, puis il m’a gentiment repoussée en me rappelant qu’on ne pouvait pas faire ça. Mais, il devait lui aussi ne pas être très net avec ce qu’il avait bu.

J’avais penché la tête sur le côté avec une mine boudeuse, ça l’a fait sourire, et il m’a serrée contre lui. Et, jeeez, ça m’a trop fait du bien. Je me suis serrée contre lui de toute mes forces. J’aurai voulu ne jamais le lâcher. J’avais eu si peur. Puis, je crois que quant j’avais encore les idées claires, j’avais peur qu’il m’ignore tout le week-end. J’étais ivrement rassurée.

Après quelques minutes, il s’est détaché en me fixant, avant de me demander si j’étais encore fâchée, ou trop saoul pour savoir ce que je faisais. On dit, alcool vérité, et ça doit être vrai, parce que je lui ai dit que je ne me rappelais pas si j’étais fâchée ou pas, mais une chose était sûr, j’aime être dans ses bras. Et que si j’étais fâchée, alors, je voulais l’oublier. Tout ce que je voulais, c’était rester collée à lui. Ça l’a encore fait sourire.

On est retourné à l’intérieur pour s’asseoir au bar. J’ai voulu dansé. J’aime danser avec lui. Il en avait pas tellement envi, mais il m’a suivie. Dans ses bras, je me sentais revivre.

J’oubliais comme je m’étais sentie perdue tout au long de la soirée, oublié aussi que je m’étais emmerdée comme un rat mort jusqu’à ce qu’il soit prêt de moi. J’aimais sentir son corps bouger, sa main me caresser la nuque et sentir sa joue se frotter à mes cheveux. Sa voix est venue me tirer de mon nuage bleu “Et si on rentrait?”. J’ai écarquillé les yeux et fait oui de la tête.

En temps normal, j’aurai trouvé bête de suivre un type qui m’a ignorée toute la soirée, alors qu’il s’était intéressé à ma présence juste 2mn. Mais pas quant c’est lui. Je réfléchirais plus tard. Demain peut-être. Pour l’instant, j’avais juste envie d’être avec lui.

Pascal a dû aller avertir Jess qu’il rentrait et remercier Yumi. Je suis restée seule au bar. J’avais peur que Pascal change d’avis, ou qu’on lui fasse changer d’avis. Qu’il ne revienne pas. Déjà, je m’ennuyais. Je regrettais de ne pas être allée avec lui. Les minutes m’ont paru des heures jusqu’à que je le vois marcher dans ma direction. Mais même là, j’avais peur qu’il vienne me dire qu’il ne pouvait pas.

Pascal m’a prise par la main et on est parti en direction de son chalet. La main calée dans la sienne, je l’ai suivi le coeur en fête. Il était là, ma main était dans la sienne. Cette main forte, sûre, qui connaissait si bien chaque parcelle de mon corps. Cette main qui savait se faire si tendre. Pascal m’a jeté un coup d’oeil et a dû voir le petit sourire sur mon visage. Et certainement mon regard rempli d’amour. Il a lâché ma main pour me passer le bras autour des épaules. Afff, le bonheur.

Enfin seul, ensemble, enfin avec lui… Mon coeur a loupé plusieurs tours, j’étais dans ses bras. En sécurité. J’étais enfin heureuse.

Sa bouche taquinait la mienne et ses mains si chaudes, si tendres se promenaient et me faisaient frissonner. Perdue dans le vert de ses yeux, j’ai oublié que le temps existait. Je l’ai laissé me transporter dans un autre monde qui n’appartenait qu’à nous. Qui n’appartenait qu’à moi.

Mon rêve s’est brisé avec le retour de Caro. Pascal s’est aussitôt retirer, me laissant vide, en apesanteur.

Caroline aurait dû se retirer et nous laisser seuls. Elle aurait dû, mais elle ne l’a pas fait. J’aurai voulu le lui dire, mais j’étais trop… pour pouvoir parler. Pascal m’a encerclé de ses bras. Il parlait avec Caro. Je me sentais si bien, je commençais même à sombrer. Pascal frottait sa joue contre la mienne, faisant glisser sa bouche le long de ma nuque.

Caro se baladait à moitié à poil. Elle se changeait pour se coucher. Pour attirer son attention je pense. J’ai fait l’effort de ne pas m’endormir tout de suite. Je ne voulais pas qu’elle profite de mon absence mentale. Je me suis retournée vers Pascal. Aussi pour voir s’il la regardait. Il l’a regardait. Ses yeux étaient braqués sur elle. Petit pincement au coeur.

Caroline faisait de petites remarques sur des moments clés de la soirée et Pascal riait de ses commentaires.

Quant elle s’est couchée, Pascal m’a fait un bisou sur l’épaule, le nez avant d’effleurer ma bouche du bout des lèvres. Il s’est levé pour s’habiller. Caro avait ramassé ses vêtements et les avaient soigneusement posé sur le fauteuil près de la porte. Mes yeux ont caressés son dos musclés, se prélassant sur ses fesses que son jean à couvert trop vite, remontant le long de ses hanches jusqu’aux muscles de son cou, ses bras. Miam. J’ai toujours aimé le regarder s’habiller. Il me plaisait.

En reboutonnant sa chemise, il est venu se pencher sur moi pour me redonner un bisou. Puis, il a été embrasser aussi Caro. Jeeez, c’était normal, mais j’ai ressenti une pointe de jalousie. Pourquoi elle en dernier? J’ai tendu le bras vers lui, et il m’a encore embrassée avant de filer.

Caro m’a assommée de paroles. Elle n’avait pas sommeil et voulait discuter, moi non. Je crois que je me suis endormie quelque part au milieu…

A mon réveil vers midi, dimanche, Pascal n’était pas là. Caro non plus. Je pense qu’elle avait dû se lever tôt et avait suivi ceux qui partait faire une randonnée en raquettes en montagne. Je crois qu’ils dînaient sur les hauteurs et finiraient leurs tournée chez Yumi pour un dernier verre avant de rentrer. J’étais bien contente de ne pas aller m’épuiser sur les hauteurs.

D’ailleurs, j’étais encore crevée, envie de voir personne, et encore envie de dormir. Après un rapide déjeuner et 3 cafés, je suis vite remontée me couler sous les draps encore 2h.

Pascal m’avait demandé hier soir si je pouvais rester encore quelques jours avec lui. J’avais dis oui, sans hésiter cette fois. Je ne voulais pas qu’il puisse encore me reprocher d’être compliquée, de toujours trop réfléchir. Une partie des invités restaient aussi jusqu’après le Nouvel An. On n’allait même pas pouvoir être seul et ça m’ennuyait. J’aurai voulu qu’on puisse se retrouver, se parler, mettre les choses à plat.

Ils sont rentrés vers 17h, joyeux. C’était comme l’arrivée d’un vent d’air frais. Ils riaient des chutes, des conneries qu’ils avaient fait. Jess a fait préparer des chocolats chauds pour tout le monde et après avoir ôtés leurs combinaisons, ranger leurs affaires de skis, ils se sont étalés autour de la cheminée.

Pascal m’avait lancé un discret petit sourire. Ça suffisait pour faire mon bonheur. Pascal restait distant. Il ne m’approchait pas, restait entouré de ses copains ou de sa femme. Je me demandais comment j’allais meubler mon temps. Une chose était sûr, je devais éviter de l’approcher, ou tout du moins, éviter de me montrer trop collante. Ou peut-être pas? Pascal m’avait demandé d’aller vers lui, mais je n’osais pas. Pourtant, j’en avais envie. Et Caroline ne se gênait pas elle?

Je voudrais filer, rentrer chez moi. Revenir demain soir pour fêter Nouvel An. Mais, j’avais peur qu’en partant, c’était comme si je l’abandonnais au mains de Caroline et des autres filles qui lui tournaient autour comme des abeilles. Mais je ne pouvais pas partir. La poisse.

Ce soir, fondue ou raclette? Ben, après avoir mangé la fondue chez Dani, j’étais partante pour la fondue. D’ordinaire, j’aurai choisi la raclette sans hésitation. On mangeait au Chalet Suisse. Les garçons ne voulaient pas avoir l’odeur du fromage dans le chalet. Pour une fois, même si Pascal restait assez distant, mais, il m’avait placée à côté de lui.

Je trouve toujours une raison de me plaindre… J’aurai préféré être à la place de Caro; en face. Au moins j’aurai pu le regarder, l’écouter parler. Tandis qu’à côté, j’étais obligée de regarder devant moi. Thomas était cuit avant la fin du repas. Trop de vin blanc et Thomas supporte assez mal le vin blanc.

Après le dîner, retour chez Yumi.

Jusque là, Pascal avait passé la soirée avec sa femme. Prévenant, tendre, à son écoute. Je l'enviais. Elle était partout, partout sur lui; les genoux, dans les bras, la taille. Ils ont dansés comme de vrais amoureux. Un peu normal et je devais être habituée, mais je ne pensais pas ressentir encore cette petite pointe de jalousie qui piquait au coeur.

Mince, ça s’est imprimé tout à coup dans ma tête; si je ne sortais pas avec Pascal, je n’aurai aucun moyen de le voir. Je ne serais pas là. Alors, même si je n’ai aucun lien avec ceux qui m’entouraient, j’ai fait le point dans la poche. Le jour où Pascal en aura marre de moi et me plaque, je ne pourrais plus le voir. A moins de me rapprocher des autres, de m’en faire des amis, de participer à leurs activités. Zut, ça j’aurai de la peine.

Je commençais à croire que j’allais à nouveau passer une soirée toute seule, paumée au milieu de cette foule de gais lurons, quant Pascal m’a discrètement pris la main et tirée derrière lui dans le corridor, dans un coin derrière une porte. Il m’a embrassée avec passion. Au cours de la soirée, il y a eu beaucoup de petits baisers volés comme ça. Ça m’a remis du baume au coeur.

C’est drôle mais, je me suis dit qu’il avait oublié qu’il était fâché...

Pascal m’a demandé pourquoi je n’allais pas vers lui. Il ne pouvait pas me courir après, mais rien ne m’empêchait d’aller vers lui, de m’asseoir à côté de lui et tout. “Et quant tu fou le camp danser ou je ne sais où, je te suis aussi?”. J’avais demandé sur le ton de la plaisanterie, mais Pascal savait que j’étais sérieuse. Je pouvais le suivre partout, ça ne le dérangeait pas.

J’ai voulu savoir ce que c’était le petit regard qu’ils se sont échangés Yumi et lui quant j’étais montée avec Caro hier soir. Bien évidemment, il ne savait pas de quoi je parlais. Mémoire courte.

J’étais curieuse; est-ce qu’il avait été aussi distant avec Caro même après l’avoir emmenée avec lui, dans sa famille pour Noël? Et bien oui! Mais je crois que ma question l’a interpelé, il a fini par avouer qu’il avait été beaucoup plus “proche” de Caroline au grand dam de ses parents. Je crois aussi qu’il s’est alors senti coupable pour sa manière de me traiter. Il a trouvé l’excuse que, c’était parce qu’ils étaient en comité fermé, en famille, tandis que là, il y avait des tas de gens qu’ils ne connaissaient pas, et il ne voulait pas humilier sa femme.

Faut que j’arrête de chercher tout le temps la petite bête, tout le temps des explications, refuser de participer aux activités sportives. J’allais vraiment devoir me surpasser et faire un gros effort. Sinon, c’est sûr, j’allais le perdre. Il commençait à se fatiguer de mes hésitations.

Pour me donner du courage, j’avais aussi avaler quelques verres et j’ai été me coller à lui. Plus la soirée avançait, plus Pascal avait bu, plus il était gai. Il se lâchait de plus en plus. Quant il se lâchait comme ça, je préférais être à côté pour éviter que ses dérapages me fassent sauter au plafond. Son petit sourire scotché au visage, il se laissait aller à me prendre la main parfois, à me faire un bisou sur la joue. Et quant on dansait, il m’a embrassée.

Jess est venue aussitôt le chercher. Je pense qu’elle  dû le redresser les bretelles, parce qu’il s’est calmé un peu.

Zut, moi j’aimais bien quant il se lâchait. Hum, surtout quant c’était avec moi. Jess m’avait chopée discrètement, en me pinçant le bras vachement fort, elle m’a demandé de me calmer, et de calmer Pascal. Elle ne voulait pas le voir se comporter comme ça.

Après je l’ai perdu de vue pendant au moins 1h. Aucune idée où il était. Surtout que je ne savais pas non plus où était Caro. Sans elle, je n’avais pas le courage d’aller explorer les recoins à sa recherche. Glups, elle était peut-être avec lui? Il avait beau me dire que je pouvais le coller, mais il disparaissait souvent comme ça pendant la soirée. En me rappelant nos petites escapades pour s’embrasser, mon coeur s’est serré d’angoisse; peut-être que je n’étais pas la seule qui avait ses faveurs!

Puis zut, qu’il s’amuse… Mouais, j’essayais de me convaincre pour lâcher prise et ne pas être jalouse.
Jess était tombée comme une masse presque immédiatement après notre retour chez Yumi. Et après m'avoir pincé presque jusqu'au sang. Yumi avait proposé de la coucher à l'étage. Donc, j’avais enfin le champ libre...

En faisant le tour pour aller me chercher à boire, je l’ai retrouvé attablé dans un coin, entouré de potes et de nanas. D’accord… Ha, d’accord! Est-ce que je pouvais aller aussi vers lui là? Il aurait dû m’emmener sinon, non? A sa manière de sourire et de regarder la fille qui se collait à sa droite, Pascal avait carrément l’air de la draguer. Elle aussi.

Jeeez, comment ne pas ressentir de la jalousie? J’avais hyper chaud, les jambes en queue de boudin, toute tremblante. Rhahh, les mecs! Ils ne savent pas que ce genre de choses nous fait mal? J’ai foncé droit sur lui. J’allais rappeler à cette fille qu’il m’appartenait, qu’il n’était pas libre. Du moins, si elle ne le savait pas déjà. Enfin, c’était l’idée générale...


Partager cet article
Repost0

363/2012 - Jetée dehors!?? (1)

Publié le par JaneDo


Samedi - 29 Décembre 2012 - (363/2012) - Jetée dehors!  (1)

Je me suis réveillée dans l’après-midi et je me suis dépêchée de me préparer pour monter au chalet. Caroline a essayé de me joindre. Je n’ai pas osé lui répondre tant que je n’étais pas prête à monter. Quant j’étais presque prête, elle n’appelait plus. J’ai hésité à l’appeler elle ou Thomas. Pas une seconde je n’ai pensé à appeler Pascal, j’aurai trop déprimé s’il ne répondait pas. Les autres, c’était pas pareil.

La maison était en pleine effervescence, personne n’a vraiment fait attention à mon arrivée. C’était la folie, entre ceux qui se préparaient, ceux qui buvaient déjà des verres, et ceux qui faisaient déjà les fous. Une partie était déjà chez Yumi, dont Pascal qui l’aidait pour les derniers préparatifs. Heureusement, Thomas était encore là et gardait un oeil sur les agissements de ses invités.

Thomas m’a pris sous son aile. Malgré tout, je sentais bien qu’il était toujours un peu en colère contre moi à cause de Noël. Il s’était radoucit, vu que Pascal a emmené Caro.

Le chalet de Yumi était tout aussi grand et luxueux que celui des parents à Pascal. Peut-être un peu moins bien disposé. Elle invitait rarement du monde chez elle, ses parents n’appréciaient pas trop. Ce soir était une exception. Le gros de la soirée se passait en bas dans le “Bar”. C’était un endroit dédié aux invités. Il y avait une plus petite salle avec une cheminée, et l’autre la grand donnait sur une sorte de salle de lecture-loisir.

Les pièces du bas étaient remplies de petits lumières multi colores. Ce serait les seuls éclairages de la soirées.

J’ai tout de suite repéré Pascal quant je suis entrée en compagnie de Julien. Pascal est un beau mec, en plus, charmant, un tantinet dragueur, à la voix posée, légèrement rauque. Il avait des yeux verts fascinants, qui savaient vous fixer avec intérêt et insistance. Ce qui me faisait parfois bredouiller comme une idiote. Il avait l’art de savoir écouter, et un sourire à te faire perdre la mémoire. Ses petites fossettes y étaient peut-être pour quelque chose.

Il me plaisait beaucoup, mais je n’étais pas la seule. Ce qui me faisait parfois rêver que les autres filles puissent être aveugles. S’il le fallait, je pourrais même leurs crever les yeux? Wah, tout de même pas, je déteste la vue du sang. Mais, si j’étais une petite sorcière, si la sorcellerie existait, je pourrais leur jeter un sort, et elle ne le verrait pas? Ce serait trop super!

Il avait justement le sourire et semblait s’amuser des plaisanteries de ses potes. Ses copains avaient tous une bière à la main, sauf lui. Il n’aimait pas l’haleine que donnait la bière. Nos regards se sont croisés l’espace d’une seconde, Pascal a aussitôt détourné son regard. Ça m’a blessé, j’en ai fait autant. Merde, est-ce qu’il était fâché? Surement!

D’habitude, si je ne vais pas vers lui pour lui faire la bise, il vient. Là non. Pascal m’évitait, ça, c’était certain. Ça me faisait trop mal. On ne s’était pas vu à Noël, et là, il n’avait pas l’air vraiment content de me voir.

J’ai tâché de garder la tête haute, de sourire, mais franchement, le coeur n’y était pas. J’étais en dessous de zéro, gros sur le coeur, et je me sentais si seule. Je ne savais pas vers qui me tourner, et l’horrible impression de n’être proche de personne, de ne connaître personne. J’étais à 2 doigts de fondre en larmes. Dans ce trou infernal, Caroline est venue à mon secours en enfilant son bras sous le mien et en m’entraînant avec elle. Je me suis sentie tellement soulagée.

On s’est éclipsée dehors un petit moment sous le prétexte de fumer. J’espérais tellement que Pascal en profiterait pour venir nous rejoindre. Mais non.

  • Il faut que je te dise quelque chose...

Je croyais que j’étais mal, je ne regardais que mon nombril, je n’avais pas remarqué que Caroline semblait elle aussi au bord des larmes. Elle gardait le sourire pour la galerie, au cas où quelqu’un nous regardait. Effondrée, Caro m’a raconté qu’elle avait dormi avec Pascal. Gros coup de canif dans mon coeur déjà saignant. Elle avait espéré qu’il se passerait plus que simplement ronfler l’un à côté de l’autre. Ils se sont embrassé, mais tout à coup, Pascal s’était assis au bord du lit et avait murmuré; “Je suis désolé… Je veux Jane”.

  • Il a dit “je veux Jane”… Ça m’a brisé le coeur… Je veux Jane… La tête entre les mains, il semblait désespéré. Tu ne donnais pas de nouvelles, tu n’es pas venue, tu n’as même pas appelé, et il pensait à toi.
  • Je… Je suis désolée… Je ne savais pas. Il ne m’a pas appelée, rien, alors je ne comprends pas bien. Et tu vois bien comme il m’évite.
  • Ne te fie pas à ça, il se sent seulement blessé.

J’avais peine à la croire. Peut-être qu’elle essayait seulement de me remonter le moral? Non, peut-être pas. Elle était au bord des larmes, alors une partie devait être vrai. Il avait voulu savoir si elle avait des nouvelles, si on s'était appelé, bref, tout avait tourné autour de moi. Mais elle avait surement mal entendu ou interprété les paroles de Pascal.

J’étais contente que Caroline reste prêt de moi, c’était rassurant. Sans elle, je me serais sentie complètement seule et perdue au milieu de cette foule joyeuse et prête à faire la fête jusqu’au matin. J’ai passé la soirée presque dans un sorte de coton, coincée dans ma terreur, ma détresse. Comment peut-on se sentir si seule dans une foule pareille? Je crois que c’est ça le pire en fait!

Au moment de passer à table, je me suis retrouvée à des années lumières de Pascal. Caro était assise en face de lui, à la même table, alors que moi, j’étais à une autre table avec des tas d’inconnus. Super. Qui m’avait joué un tour pareil? J’avais du mal à garder le sourire, du mal à entendre ce qui se disait autour de moi. Apparemment, eux se connaissaient, ou faisaient semblant.

Tout le monde était assis, et j’avais envie de m’enfuir. S’il y avait quelque personne debout, j’aurai pu filer, retourner au chalet sans qu’on me voit. Mais là, ça se verrait si je prends la fuite. On me regardait de travers, et du coin de l’oeil, je voyais une Jess lumineuse, qui s’accrochait au cou de son petit mari. Et moi, j’avais une crise de timidité, j’étais paumée.

Mais, je devais partir, rentrer au chalet, revenir plus tard après le dîner, sinon j’allais me mettre à pleurer.

Courageusement, j’ai été avertir Thomas qui était placé près de Caro, donc presque en face de Pascal. Il a voulu insisté pour que je reste, proposant même de me faire un place à côté de lui. J’avais un gros coup de chaleur et les oreilles en feu. Tout le monde commençait à regarder dans notre direction, ce qui me mettait encore plus mal à l’aise.

Tout ce que je voulais était m’assurer de trouver les clés du chalet, et ne pas me retrouver à piétiner dans le froid pendant plusieurs heures. Caro a entendu et s’était jointe à Thomas pour m’obliger à m’asseoir. Je ne voulais pas. Je voulais plutôt devenir immédiatement invisible et courir. Est-ce qu’ils ne se rendaient pas compte qu’ils me gênaient?

Trêve de discussion, je n’en pouvais plus, et les larmes commençaient à se bousculer dans ma gorge et aux bords de mes yeux, alors j’ai tourné les talons pour filer en direction de la porte. Si je devais pleurer, autant le faire dehors. Toute seule. Pas question que je me donne en spectacle devant tout ce monde.

J’étais en plein mouvement, sourde à tout ce qui m’entourait quant j’ai eu l’impression d’être transportée de force dehors! Quelqu’un m’avait attrapée par le bras et j’ai eu l’impression d’être poussée, jetée dehors!


Samedi - 29 Décembre 2012 - (363/2012) - Jetée dehors! (2)

J’étais tellement gênée, les jambes en coton, que je n’avais pas entendu Pascal dire qu’il allait me raccompagner. Faut dire que je faisais tout pour ne pas regarder dans sa direction, et surtout pour oublier qu’il devait m’observer et me trouver ridicule.

Transportée par le bras, mon cerveau a eu un court-circuit. Je croyais qu’on me fichait dehors! Il a fallu une petite seconde pour que je réalise que c’était Pascal qui m’avait attrapée par le bras. Calmer les battements de mon coeur était une autre histoire. Je ne sais même pas comment j’ai monté les marches des escaliers pour atterrir dehors devant les fenêtres de la salle où j’étais quelques secondes avant.

Sans prendre de gants, une fureur latente dans la voix, Pascal m’a demandé ce que j’avais, pourquoi je voulais rentrer, puis de revenir dedans. Evidemment, je ne le pouvais pas. Après m’être fait remarquée à dire que je partais, avoir bataillé avec Thomas qui voulait me faire une place à côté de lui, si je revenais, ceux qui étaient à ma table vont penser que je les déteste. Ou tout le monde se dira que j’avais fait tout ça parce que je n’étais pas à leur table. Non merci.

Pascal m’a dit qu’il aurait bien voulu me raccompagner, question qu’on puisse discuter, mais il ne pouvait pas planter sa femme en plein milieu de la soirée pour me suivre. Et certainement pas s’absenter plus de 5mn. Il n’avait pas besoin de me faire tout un dessin, je le savais déjà.

Comble de malheur, Thomas et Caro sont venus se joindre à lui pour essayer de me convaincre de revenir. Ridicule. Maintenant ça faisait celle qui faisait du chi-chi pour qu’on fasse attention à elle. Je leur ai dis qu’ils ne pouvaient rien dire pour me faire retourner à l’intérieur. Je voulais rentrer, que je reviendrais plus tard, après le souper, si quelqu’un m’appelait. Et je suis partie.

C’était pire que ridicule. J’avais les joues qui piquaient et surement les oreilles violettes. J’aurai bien aimé que Pascal me raccompagne, j’aurai voulu aussi lui parler. Est-ce qu’on aurait pu parler? Il avait l’air furieux.

Au chalet, je suis montée dans ma chambre me cacher la tête sous l’oreiller. Je me sentais mal, tendue, anxieuse au possible et perturbée. Je n’avais pas vu Pascal depuis avant Noël, et les choses se passaient très mal. J’étais moi aussi en colère, il m’avait plantée à Lausanne pour prendre Caroline dans sa famille pour les fêtes. Je ne lui avait pas encore donné les cadeaux minables que je lui avais acheté pour Noël. J’ai remarqué qu’il avait remplacé sa montre par celle que lui avait offert Caro. Ça aussi ça me bouffait. Et on arrivait pas à se parler. Pascal m’évitait.

Je crois que je me suis endormie après avoir trempé mon coussin de quelques litres de larmes! La sonnerie de mon natel m’a fait sursauté. C’était apparemment le moment de retourner dans l’arène.

Pascal est arrivé au moment où je descendais les marches pour retourner chez Yumi.

Nos regards se sont accrochés. Il était évident qu’aucun de nous deux ne voulait être celui qui commence à parler. J’ai dû baster, il était plus fort que moi à ce jeu là. Je l’ai remercié d’être passé me chercher, alors il m’a demandé directement, sans détour, pourquoi je ne l’avais pas appelé, et pourquoi je n’avais répondu à aucun de ses messages. Je n’avais pas d’explications à lui donner, alors j’ai menti.

Puis on n’avait pas le temps de discuter!!!

Pascal a tout de même voulu que je lui explique ce qui se passait dans ma tête. Pourquoi j’avais fui pendant le dîner, est-ce que c’était parce que je ne voulais pas le voir, ou parce que je n’étais pas à la même table. J’ai éludé la question, parce que toute ma rage contre lui venait de remonter d’un coup. Alors j’ai encore menti, en disant que je ne m’étais pas sentie trop bien, mal à la tête, et que je voulais me reposer un peu. Maintenant ça allait.

Je ne voyais que la montre qu’il portait à son poignet. Elle me narguait. Ça n’allait pas du tout, mais si je parlais, ce serait pour lui crier dessus. Pascal a dû deviner que je n’étais pas d’humeur à parler; “Je vois qu’on arrive toujours pas à se parler… Comme d’hab!”.

Je venais de réaliser qu’il était plus de minuit. Le dîner avait traîné en longueur. Il aurait pu aussi venir plus tôt s’il voulait qu’on parler. C’était le seul moment où on aurait pu, sans personne sur le dos. Chez Yumi, ça n’allait pas être possible. Puis, après, on rentrera sans avoir pu régler les choses, et on ira se coucher comme ça, et j’aurai le coeur tout aussi lourd.

Ça m’a coupé les jambes. Du coup, je n’avais plus envie d’aller à la soirée. J’aurai voulu me terrer dans un coin et déprimer en paix. Ou peut-être rentrer chez moi, ce serait mieux.

Flapi, je me suis assise sur le bord du fauteuil près de l’entrée. Pascal m’observait. Aucune tendresse ne transparaissait dans son regard. J’ai détourné la tête. J’avais besoin de réfléchir. Ou est-ce que j’avais déjà trop réfléchi? Ne devrais-je pas plutôt me laisser porter par les évènements et voir où ça va?

Chassant l’envie de pleurer, j’ai pris une grande bouffée d’air pour bloquer toutes les vannes et les muscles de mon corps et je me suis levée pour sortir.
Ça ne servait pas à grand chose de discuter de toute façon. Ça va toi?”, Pascal avait l’air concerné, mais je savais qu’il s’en foutait. Puis, j’ai remarqué qu’il avait posé la main à plat sur la porte pour m’empêcher de sortir.

Donc, il voulait quand même discuter?!


Partager cet article
Repost0

Publicité

362/2012 - Fabiana!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 28 Décembre 2012 - (362/2012) - Fabiana!

Le pire de tout, c’est que, comme Pascal ne m’a pas appelée, ben, je ne l’ai pas appelé non plus. Avec Thomas, il n’y avait que Caro qui restait en contact. Je pensais quand même monter dans la soirée, vers 23h, ou minuit. On verra bien comment les choses se passeront.

J’ai eu Dol et Tchoy en ligne, et on a décidé de manger ensemble, question de se voir avant la fin de l’année. Waouh, bonne surprise, Tchoy nous a ramené Fabiana. J’avais discuté avec elle hier, et on avait prévu de se voir après les fêtes parce que c’était un peu le stress.

Ça m’a fait trop trop plaisir de la voir. Elle avait quitté son copain, et comme elle n’a pas de famille en Suisse, ben, elle a appelé Tchoy, son ex mari. Ils sont amis.

Son copain actuel, est un vrai con! Il recevait des amis et la famille à la maison, et il lui a dit que sa présence était gênante, qu’il préférait les voir seuls.

Pourtant, ils habitaient ensemble et tout le monde la connaît et l’apprécie!!! Quel salaud. Elle lui a alors demandé où ils en étaient. Il aime beaucoup être avec elle, ils s’entendent bien, mais il n’est pas sûr d’être amoureux? Le plouk ne l’a même pas accompagnée à la gare, c’est son père à lui qui l’a fait. Y a des mecs qui ne sont vraiment rien d'autre que des petites merdes.

Dire que Pascal veut m’imposer à sa famille et c’est moi qui chipote!!!

Dol et Fabiana se sont très bien entendue. Cool. Fabiana m’a dit par contre qu’elle avait eu du mal avec Aurora. De fils en aiguille, on a fini chez moi… Je les avais prévenu que je les foutrais dehors à 21h au plus tard… Ben on a fini à 8h samedi matin… Alors, je ne suis pas montée au chalet… Pascal va être furax!

Je n’ai pas averti Pascal, il n’a pas appelé non plus. Du coup, j’ai la trouille que les choses se passent mal à Nouvel-An!


Partager cet article
Repost0

361/2012 - Mes cadeaux de Noël pour Pascal sont... NULS!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 27 Décembre 2012 - (361/2012) - Mes cadeaux de Noël pour Pascal sont… NULS!

Aujourd’hui, il me fallait courir pour faire les courses pour le week-end et Nouvel An. Je voulais aussi voir si je trouvais autre chose pour Pascal pour Noël, même si c’était passé. A côté du cadeau de Caroline, les miens étaient minables! Je lui avais acheté un porte feuille et une cravate! Et elle une montre Classima Executives de Baume & Mercier avec le cadran et bracelet en cuir noir. Vacheries! Ça lui va juste trop bien. Difficile de faire mieux!

Mouais, mes cadeaux sont rasoirs et minables. Je ne savais pas quoi lui offrir, juste pas d’idées!

J’ai regardé quelques montres. Les rados me plaisaient bien, mais ça fera trop évident, genre, j’essaie d’imiter! Alors, j’étais stressée et naze de ne pas savoir comment la surpasser. C’était aussi pour ça que je n’étais pas pressée de monter. Je n’oserais jamais lui offrir seulement ce que j’ai déjà. Pour finir, j’ai acheté un bracelet en cuir tressé. Je n’avais pas d’autres idées. Le pire, c’est que je n’osais pas les lui offrir. En plus, j’avais peur de ce qu’il allait m’offrir!!!

Je pense que Pascal devait aussi être fâché avec moi, parce que je n’étais pas montée et je ne l’ai pas appelé. Super… Je lui faisais passé un horrible Noël… Mais bon, lui aussi d’avoir pris Caro à ma place.

  • Waouh Jane, arrête! Tu sais bien avec qui il voulait être… Même si ça fait mal de le reconnaître.
  • Ouais, ouais! Arrête tes bêtises. Il n’est pas perdu, tu es là toi.
  • T’es nulle… Tu viens ce soir alors?
  • Je sais pas. J’ai pas trop envie. Y a qui?
  • Pour l’instant, il n’y a que Thomas, Jess bien sûr… Bizarrement, elle est très gentille avec moi. Ethan est là aussi, c’est peut-être pour ça. En fait, je t’avais menti hier, c’est Pascal qui voulait que je te dise que ses parents étaient partis. En fait, ils partent ce soir d’après ce que je sais, parce que les copains commencent à arriver! Y a aussi, tu sais la fille noireaude, je crois la copine, cousine ou quelque chose comme ça de Julien, et Julien. Y a aussi Yumi qui vient ce soir. Elle dormira ici ce soir, et demain, suivant le nombre de personne, une partie dormira à son chalet. Devine qui c’est pointée hier soir?
  • Je sais pas et je m’en fou…
  • Arrête, je sais bien que t’en fou pas. Tu oses pas monter c’est ça?
  • Pas du tout. J’ai des trucs à faire ici, des amis à voir et tout avant la fin de l’année…
  • Plus important que Pascal?
  • Il est à côté de toi là?
  • Non. Il fait la tête je crois. Il est de mauvais poil quoi. Non, il ne sait pas que je t’ai appelée.
  • Menteuse.
  • Je t’assure. D’ailleurs, ils sont parti patiner.
  • Et tu n’as pas été avec eux.
  • Non. Mais, j’irai après. Toute façon, ils voulaient se faire un petit match. Et tu sais comme je patine? Comme un pied!

J’ai rigolé. C’était pas top, mais elle se débrouillait mieux que moi.

  • Je sais pas si j’ai envie de venir…
  • Alors là, tu mens! Tu me racontes des conneries. Ce que tu as à faire là-bas est plus important que Pascal pour toi?
  • Non, mais… Ecoute, je vais voir si je peux ou pas.
  • Tiens moi au courant ok. Si jamais, je te dirais où on est et si on est dehors, je t’attendrais devant d'ac.

Mouais! C'est vrai que j'avais envie d'y aller... L'autre là, Pascal, me manquait trop. J'avais envie d'être avec eux, de faire la fête. Ca me changerait les idées. En même temps, je n'y étais pas encore, mais déjà, je me sentais hors jeu. Hors du coup.

  • Ok. C’était bien hier soir? Au fait, pourquoi est-ce qu’il t’a demandé de mentir pour ses parents?
  • Il pensait que tu ne voulais pas venir à cause d’eux. C’est vrai non?
  • Ouais… C’est vrai. Puis, c’était bien alors? Vous avez fait quoi?
  • Oui, c’était… Puis non, je te raconterai quant tu seras là.

Elle rigolait comme une petite hyène. Mais, bon, ce n’était pas méchant, c’était juste pour m’inciter à y aller. Je crevais d’envie de lui demander s’ils avaient dormi ensemble, mais je n’ai rien fait. Elle aurait deviné que c’était à cause d’elle que je n’étais pas montée. Et ça je voulais pas. Caro était chou de m’avoir appelée après tout.

On a encore discuté un moment. Elle m’a dit qu’on était dans la même chambre. Que le reste de la troupe arrivait vendredi soir et restait jusqu’à mercredi soir. La station était complète, qu’il y aurait beaucoup de monde, donc on se débrouillerait à loger tout le monde dans les deux chalets. En plus, un copain à Yumi, un qui travaillait dans un des bars de la station avait distribué des flyers pour inviter les gens au chalet. Yumi organisait la soirée de Nouvel An à son chalet.

Je n’avais rien à faire ce soir, j’aurai pu monter, mais j’étais un peu déprimée. J’aurai préféré être au mieux de ma forme. Lessivée, j’ai voulu me coucher un moment et me lever plus tard pour lire, sortir boire un verre avec Vania, parce qu’elle n’allait pas au chalet. Mais Vania avait annulé, alors je n’avais rien de précis à faire. D’un autre côté, j’appréciais une petite soirée seule et tranquille. Mais ça n’empêchait pas que Pascal me manquait drôlement beaucoup. J'en avais gros sur le coeur.


Partager cet article
Repost0

360/2012 - Aller au chalet ou pas???

Publié le par JaneDo


Mercredi - 26 Décembre 2012 - (360/2012) - Aller au chalet ou pas??? Lui pardonner ou pas???

C’est l’anniversaire de mon ex, Dieter. Une fois de plus, j’ai oublié de le lui souhaiter. Tant pis. Il va être furax, se sentir inexistant, comme s’il n’avait pas compté. Il avait compté, mais, c’est de l’histoire ancienne. Seulement un lointain passé.

Caro m’a téléphoné pour demander si je montais au chalet. Evidemment, j’ai eu de mauvaises pensées, en me disant qu’elle cherchait à savoir si elle avait le champs libre. Mais non. Elle a appelé parce qu’elle voulait juste m’insciter à monter. Pascal était prêt d’elle. Comme hier, je n’avais pas répondu à son appel, il en a déduit que j’étais fâchée et n’avait pas osé rappeler.

Pfff, il aurait pu faire un de ses grands gestes et venir me chercher si vraiment…

Caro a insisté pour que j'aille les rejoindre au chalet, a voulu savoir si j'étais fâchée ou non. Les parents de Pascal avaient quitté le chalet, et elle me disait ça comme si j'avais peur d'eux!!! Elle savait que Pascal m'avait appelée, mais que je n'avais pas répondu. J'ai prétendu ne pas être fâchée, mais juste très occupée et je n'avais pas mon natel sur moi.

Caro avait l’air sceptique. Puis, elle me dit que Pascal était à côté d’elle. A peine me l’avait-elle annoncé, Pascal prenait le téléphone pour me parler. Je ne m’attendais pas à lui parler, je n'étais pas préparée. J’étais surprise. Je pense qu’il avait dû lui demander de m’appeler. Prise de court, ne sachant pas quoi dire, j’ai répété ce que je venais de dire à Caro. Pascal aussi a eu l’air sceptique. Alors, j’ai fait la joyeuse même si le coeur n’y était pas, en demandant si le Noël s’était bien passé, s’ils s’étaient amusé.

Pascal n’a pas pris la peine de me répondre. Il m’a juste demandé lui aussi, si je voulais qu’il vienne me prendre. J’ai refusé, je préférais prendre ma voiture. Il m’a demandé si je disais ça juste comme ça, et que je ne viendrais pas. Alors, un peu coincée, j’ai promis de monter.

J'aurai dû penser que c'était pour qu'on ait le temps de se parler sur le chemin. Mais, mon cerveau ne fonctionnait plus tout à fait, comme toujours quant je l'entends. Je me mets à l'imaginer, et paf, je perds mes moyens. Pourtant, je n'étais pas du genre faible fille. Mais, il faut croire qu'avec lui c'était comme ça!

Après avoir raccroché, je ne savais plus. Je me sentais un peu ridicule d’aller là-bas, alors que Pascal s’était pavané avec Caro. Et en plus le soir de Noël. Mais si je ne monte pas, tout le monde va encore s’imaginer qu’on s’était encore disputé, quitté? Ou est-ce que je me cherche des excuses pour aller le retrouver? Pourtant, Pascal me manquait. J’aurai aimé qu’on ne soit pas fâché, que je puisse me couler dans ses bras, dormir serrée contre lui. Se tenir la main, se faire des câlins. Afff, oui il me manquait terriblement.

J’ai préparé mon sac… Puis, je me suis assise le regard dans le vide… Je monte ou pas?

Zut, je ne me sentais pas le coeur d’y aller. J’avais le trac en plus! J’avais aussi beaucoup de mal à digérer l’attitude de Pascal; il m’avait tout de même remplacée au pied levé, et sans scrupule. Rien que d’y penser, ça me rendait furieuse. Et Akemi-sama a raison, Pascal n’avait pas à m’imposer ce genre de dilemme, à m’obliger à m’incruster dans une fête de famille comme Noël.

Et puis zut… Je n’ai pas à me forcer. Je n’irai pas. Pascal n’avait qu’à se débrouiller s’il voulait me voir...


Partager cet article
Repost0

359/2012 - Pascal m'a planté un couteau dans le coeur pour Noël!

Publié le par JaneDo


Coucou Akemi-Sama,

Joyeux Noël et Bonne Année 2013 à toi aussi et tous ceux que tu aimes. Je pense souvent à toi, je t’adore, c’est trop choux. J’espère que tu va bien et que tout va bien pour toi. D’abord, milles mercis pour tes messages et tes encouragements. Je suivrais ton conseil, je n’appellerai pas Pascal. Il ne le mérite pas.

Pour répondre à tes messages;


 

Akemi-sama

 

Akemi-sama (Visiteur)

Coucou Jane, je te souhaite de bonnes fêtes.Par contre, une fois de plus, je vais te dire que le comportement de Pascal devrait te faire réfléchir.Il te propose de t'emmener, et ensuite il propose à l'autre ? Une façon de te montrer que tu es facilement remplaçable ?? Ce n'est pas correct DU TOUT. Déjà que ça fait des années que je te disais de l'évincer cette fille, voici les proportions que ton hésitation a maintenant pris. Une fille qui convoite le même mec que toi ne pourra jamais être ton amie, jamais. Maintenant ce serait vraiment très délicat.

Tu devrais essayer de peser le pour et le contre. Tu as ta personnalité qui fait que tu ne veux pas trop t'engager non plus, mais tu adores cet homme, ce qui fait que tu ferais n'importe quoi pour être avec lui. Or, lui semble avoir de plus en plus besoin que tu montres que tu es engagée. A ce rythme tu vas perdre contre Caro. Pascal semble avoir toujours une petite préférence pour toi au fond de son coeur, puisqu'il te l'a proposé en premier. Mais Caro s'engage plus. Es-tu sûre de vouloir continuer comme ça Et puis, il aurait du comprendre les raisons de ton refus. Je trouve ça complètement incongru de s'imposer à une fête de famille comme Noël en sachant pertinemment que sa famille ne veut pas t'y voir. Quel intérêt ? Il n'aurait pas dû t'imposer ce dilemme.
En tout cas je te souhaite beaucoup de courage. Tu devrais réfléchir beaucoup à propos de Pascal. Ne l'appelle pas, son attitude a été détestable. Ne l'accueille pas à bras ouverts si tu le voies, ne fais pas semblant que vous n'avez rien à vous dire, parfois les mots doivent sortir pour résoudre une situation ou au moins avancer.Je t'embrasse Jane, grooos bisous.


J’ai lu tes messages. Ouf et Merci. Ça m’a évité de me rendre ridicule......

C’est vrai, ça fait mal de voir qu’on est si facilement remplaçable, interchangeable! C’est vrai, fait mal. En même temps, j’ai l’impression que c’est de ma faute. Si je n’avais pas refusé d’aller avec lui aussi… Mais, je trouve ça dure. Son attitude m’a révoltée, je lui en veux beaucoup. Pascal a agi comme si je ne comptais pas plus que ça. C’est dègue. Je n’arrive pas à comprendre. Ça me reste sur l’estomac.

Quelque part, je pense que c’est de ma faute. Je m’en veux d’avoir tellement hésité, d’avoir dit oui, puis non à la dernière minute. Et aussi, tu as raison, il sait que ses parents me détesteront encore plus et auront l’impression que je m’impose à tous prix. Pas une seconde ils ne penseront que c’est Pascal qui avait tellement insisté

Ou peut-être que je me cherche des excuses pour fermer les yeux encore une fois!!! Pour finir, je ne sais plus. En tous cas, j’ai beaucoup de peine, je déprime de le savoir là-bas avec Caro. Je me demande comment ça se passe et ce qu’ils font. Il y a pleins de fois où j’ai bien envie d’essayer de l’évincer, mais, c’est aussi ma seule amie dans le groupe. Je ne connais pas beaucoup les autres et je n’ai pas d’autres amies. Sans Caroline, je me sentirais seule.

C’est clair que seule ici chez moi, sachant qu’il l’a invitée, ça me met dans tous mes états. Je me sens furieuse et je me dis que je dois la casser. Que je voudrais qu’il la jette méchamment pour que ça efface son geste. Mais, c’est peut-être seulement la rage qui me fait penser tout ça. Caroline n’y peut pas grand chose, à sa place, j’aurai aussi accepté. Enfin, peut-être pas. C’est de sa faute à lui. C’est Pascal le fautif. J’arrive pas à croire qu’il ait osé me faire un truc pareil.

En ce moment, je le déteste tellement!

J’ai souvent hésité à lui demander d’arrêter de la voir… mais… Je n’oserai pas… Parce que s’il me le promet et qu’il continue à la voir, je fais quoi? Le quitter? Je ne pourrais jamais!!! Je l’aime trop. Je ne peux pas imaginer ne plus le voir, savoir qu’il est avec une autre me rendrait carrément dingue. Savoir que c’est une autre qu’il regarde avec des yeux de velours, une autre qu’il prend dans ses bras, qu’il embrasse, à qui il fait l’amour.. Waouh, non, je ne peux pas le quitter!

Pour que je puisse réussir ça, il faudrait qu’il soit impuissant, invalide, en chaise roulant, aveugle et qu’il ne puisse plus bouger… et peut-être aussi brulé sur tout le corps… Alors seulement j’y arriverais. Ha oui, et qu’il ne puisse plus parler, parce que j’adore sa voix! Ouais… Faudrait qu’il ressemble à Stephen Hawkins, de Cambridge, le scientifique presque complètement paralysé! Mais là, je rêve! J’aurai plus de chance de gagner à la loterie je crois!!! Non, trêve de plaisanterie.. Ça fait du bien de rêver. Ça m’a un peu remonté le moral.

Peut-être effectivement il cherche un peu plus d’engagement de ma part? Peut-être pas? Peut-être qu’il essaie de me faire fuir? Parce qu’il ne veut pas avoir à me plaquer? Il savait depuis presque le début que je ne voulais pas plus d’engagement. Est-ce que c’est parce que l’échéance approche, et qu'il sera enfin bientôt libre et qu’il a besoin de savoir où il en ait? On en a parlé ces derniers temps. Avec le recul, c’est vrai que j’ai eu l’impression qu’il me posait beaucoup de questions, qu’il cherche à savoir ce que je pense, comment je vois l’avenir, ce que j’attends… Mais, sur le moment, je n’ai pas fait attention. J’ai été franche. J’ai toujours été franche sur le sujet; habiter ensemble, se marier, avoir des enfants, c’est pas mon truc. Je suis bien avec lui, j’aimerai que les choses restent comme c’est… Chacun chez soi, mais ensemble.

Pascal n’aurait pas dû essayer de me forcer la main dans une fête de famille comme ça. Ça ne se fait pas. A moins qu’il cherche à me mettre sa famille à dos!!! Il devait savoir comment je réagirais, que j’allais refuser. Je suis presque sûre qu’il s’en doutait. C’est pour ça qu’il n’a pas mentionné de nom!!! Je m'étais promise de ne plus jamais laisser la jalousie me bouffer la vie, et pourtant...

J’aurai beaucoup de peine à l’accueillir les bras ouverts… Quoique, jusqu’à maintenant, j’ai manqué un peu de cran! J’ai souvent laisser passer des choses qui n’auraient jamais passé avec quelqu’un d’autre! En ce moment, je suis trop déçue, trop triste, trop honte, et trop furieuse aussi, pour avoir envie de lui sauter dans les bras et en même temps, il me manque tellement… J’aurai aimé qu’il n’ait jamais fait ça! J’ai le coeur qui saigne et il me manque tellement que j’ai mal jusqu’au cheveux!

Si je le voyais maintenant, on risquerait de se prendre la tête et… je risquerais d’aller trop loin, de dire des choses qui risqueraient de tout foutre en l’air, comme j’en ai assez, soit c’est elle, soit c’est moi. Si tu veux continuer à la voir, ce sera sans moi… Et s’il continue quand même à voir Caro, et que je l’apprends je fais quoi? Si je ne fais rien, alors il continuera! Si je le quitte, ce serait l’envoyer directement dans ses bras quand même… Dilemme… Dans tous les cas, je serais perdante! Donc, aucune idée quoi faire!

Mince, est-ce qu’il se fiche de ma gueule? Est-ce qu’il cherche à me faire partir? Le quitter? Je n’en sais rien! J’en ai marre par moment, marre de réfléchir, marre de ne pas savoir comment faire pour que tout redevienne comme avant.


Mardi - 25 Décembre 2012 - (359/2012) - Noël, Noël... Pas joyeux! Pascal m'a planté un couteau dans le coeur pour Noël!

Pascal a essayé de m’appeler aujourd’hui, heureusement, je n'ai pas répondu.

D'abord, ce n'était pas exprès. J'avais passé la nuit à pleurnicher, je finissais par sombrer dans le sommeil d'épuisement. Mais, je me réveillais encore plus abrutie et toujours triste. Donc, je me traînais au salon, regardais quelques films, que je trouvais nuls. Pas assez prenant. J'avais beau chercher un bon film d'horreur, mais niet. Rien. Tout avait pour thème; Noël! Rien de plus déprimant. En plus ça me rappelait l'autre.

Dans tout ça, j'avais laissé mon natel je ne sais où, sur silence en plus, alors! Vers les 3h du matin, je l'ai cherché pendant plus d'1h. Je l'ai retrouvé vers les 4h30, dans la 3ème chambre sur le bureau. Je l'avais posé là en allumant les girlandes de Noël à la fenêtre. Trop tard pour rappeler Pascal! Puis, je ne crois pas que ça m'aurait fait du bien. Je ne pouvais que l'imaginer avec Caro dans les bras. Alors le réveiller pour lui parler, alors qu'il tenait une autre dans ses bras me faisait dresser les cheveux sur la tête. J'ai préféré m'abstenir.

Inutile qu'il entende de la déprime dans ma voix, ou pire, qu'il me demande ce que j'avais fait de ma journée. J'aurai fondu en larmes. Ce que j'ai fait, le jour de Noël? Ben rien. Je me suis enfermée chez moi, les yeux éclater, et j'ai continuer ma séance de larmes. Absolment belle à voir, éclatante au possible, j'avais le visage bouffi, les yeux gonflés comme un poisson rouge.

Pendant les quelques pauses, parce que je n'avais plus de larmes, pour tuer le temps, j'ai commencé un nouveau livre "Tout ce qu'elle avait toujours voulu". Assez passionnant en fin de compte. Evidemment, je ne pourrais pas lui dire ça. Donc j'inventerai une journée en famille. Pfff, ça risquerait en plus de le rassurer. Mince, j'étais coincée.

Voilà, enfin, Noël c'est fini. C'est la 1ère fois que je passe Noël toute seule dans mon coin. En d'autres circonstances, je suis sûre que j'aurai aimé. Si pour autant tout allait bien dans le meilleur des mondes avec Pascal. Est-ce que j'en suis réduite à fonctionner selon lui? Zut, c'est pas moi ça!


Partager cet article
Repost0

Publicité

358/2012 - Blessée à mort, Caro gagne encore...

Publié le par JaneDo


Lundi - 24 Décembre 2012 - (358/2012) - Blessée à mort, Caro gagne encore...

Oui, je n’étais pas capable d’en faire autant! Je ne voulais pas, ne pouvais pas présenter Pascal à ma famille. Malgré toute ma bonne volonté, je n’arrivais pas à me convaincre de le faire. Honte de lui? Oh non! Honte peut-être d’être tombée amoureuse folle d’une garçon tellement plus jeune que moi, et aussi, tellement marié!

Je n’étais pas prête… Alors je ne pouvais pas le laisser continuer à me forcer dans sa famille…

J’ai finalement osé lui dire que je ne pouvais pas aller avec lui, que je ne m’en sentais pas la force. Je n’avais pas la force d’affronter sa famille. Son père a appelé pour laisser un message que je lui ai transmis;“Ton père confirme le dîner en famille mardi soir. Il insiste que tu sois présent”.  Puis j’ai eu Thomas en ligne.

C’est un ami, j’ai toujours pu compter sur lui, mais il n’était pas très content. Il a voulu savoir si je montais au chalet pour Noël, et il ne s’est pas gêné pour me dire ce qu’il en pensait. Il me trouvait détestable de m’imposer dans ce qui devait être une réunion et une fête de famille. Je n’ai rien trouvé à dire. C’est après ça que j’ai dit à Pascal que je n’irai pas.

En passant hier soir, Caroline avait laissé un paquet devant la porte. C’était un cadeau pour Pascal. Moi, j’avais son cadeau à la maison, et je pensais aller le chercher dans la journée avant de monter au chalet. J’espérais qu’il l’ouvre avant de partir au chalet, quant on est que les 2. Lui aussi je pense, parce qu’il ne m’avait pas encore donné de cadeaux…

En ouvrant le paquet cadeau de Caro, j’ai vu que ça l’avait touché. Elle lui avait offert une montre de grande marque, et il savait qu’elle ne roulait pas sur l’or, alors il a été très touché. Il aurait voulu refusé, mais ça ne se fait pas.

Pascal a voulu foncer chez elle pour la remercier. Torturée de jalousie, j’ai pourtant réussi à garder la tête froide. C’est clair que je l’accompagnait. Pas question que je le laisse y aller seul. Mais peine perdue, je devais rentrer. J’avais promis à Roméo d’aller acheter son cadeau avec lui. En début d’après-midi, Roméo et moi sommes retourné au magasin pour faire d’autres achats. Ensuite, j’ai préparé mes paquets et mon sac pour le week-end.

Dès que je suis partie, il s’est précipité chez elle… Le rat.

Hésitante et mal à l’aise, après beaucoup de réflexion, j’ai décidé de passer outre le mécontentement de Thomas et accompagner Pascal quand même pour passer les fêtes de Noël avec lui. Toute contente de moi, même si j’avais une petite boule à l’estomac, quant je suis rentrée, je lui ai appris la bonne nouvelle.

Malheureusement, il avait déjà pris d’autre disposition, j'avais dit non… Gêné, il m’a appris qu’il avait proposé à Caro.

Et bien sûr, moins compliquée que moi, elle avait accepté. Il se félicitait de n’avoir pas mentionné celle qu’il pensait emmener au chalet. Ils avaient tous pensé qu’il s’agissait de moi. Avais-je le droit d’être fâchée? Etait-ce de ma faute après tout? J’avais envie de pleurer. J’étais super mal. Pascal ne pouvait pas ou ne voulait pas rappeler Caro pour annuler.

Sans qu’il ait besoin de le dire, il pensait que j’étais de loin trop compliquée!

Comment faire? Je ne pouvais tout de même pas me jeter à ses pieds pour le supplier de me prendre avec? J’aurai l’air de quoi d’abord! Puis, ce serait trop facile, il saurait exactement comment faire la prochaine fois pour que je m’aplatisse comme une crêpe! Non. Je devais faire bonne figure et surtout prendre la fuite avant de pleurer comme une idiote.

Et surtout, je ne voulais pas croiser Caro. Je ne suis pas sûre que je n’aurai pas tenté de lui arracher les yeux.

Mince, merde, chier, c’était de ma faute. J’avais raté le coche, foiré le coup… Et j’avais la nausée aussi. J’étais à 2 doigts de projeté mon dîner sur la moquette de son appart. Et pourquoi est-ce que c’était lui qui avait l’air d’être fâché? Il n’avait pas le droit! Je pouvais exploser? Non, j’aurai l’air d’une hystérique.

La queue entre les jambes, je suis rentrée en pleurant sur tout le chemin du retour. Mon ventre qui s’amusait à faire des noeuds. J’ai dû m’arrêter 2 fois pour vomir entre les hoquets de larmes.

Pascal avait congé toute la semaine, et il allait passer son congé avec elle! Je me sentais malade. Même s’il m’appelait pour aller le rejoindre, j’aurai l’air d’une parfaite idiote, alors je ne pourrais même pas accepter par fierté. C’était trop stupide.

Et pour Nouvel-An? On se situe où finalement?
Zut, je lui en voulais grave… Etait-ce à moi que je devais en vouloir? Je déteste l’année 2012…

J’ai pleuré toute la nuit. Pascal n’a même pas appelé. Je me demandais s’il avait au moins une petite pensée pour moi. Comment avait-il osé prendre Caroline avec lui? Comment avait-il osé me faire ça? Est-ce qu’il ne se rendait pas compte que j’aurai l’air idiote après ça? Comment est-ce que je pourrais m’afficher avec lui après ça?

Quelque part, je sentais que c’était aussi de ma faute que les choses aient tourné si mal. Mais, j’étais révulsé aussi… J’avais trop envie d’aller me consoler dans les bras de quelqu’un d’autre… Juste pour l’oublier un moment Oublier comme j’avais mal, oublié que je l’aimais… Il m’avait salement blessée...


Partager cet article
Repost0

357/2012 - Soirée tendue...

Publié le par JaneDo


Dimanche - 23 Décembre 2012 - (357/2012) - Petite soirée tendue!

Pascal est rentré plus tôt. Pour venir me chercher. Seulement, je ne le savais pas, alors j’étais en training, me prélassant devant la cheminée avec un bon livre. J’ai cru tomber à la renverse en le voyant dans le trou de la porte. S’il m’avait prévenue, je me serais habillée!!! Et préparé mon sac!!!

Zut. Il me fallait tu temps pour préparer ce que j’allais mettre là-bas. Surtout avec sa famille. Je n’avais aucune envie d’y aller, mais Pascal m’a un peu prise par surprise. Mince, j’avais la boule à l’estomac. Je ne pouvais pas lui ouvrir, je n’étais pas visible. Avant de le voir; épilation, douche, brushing, bref, il me fallait du temps. J’ai promis de le rejoindre chez lui dans 2h au plus tard.

C’est la 1ère fois que je le laissais derrière la porte, sans même ouvrir pour lui parler… Moche!

La honte! Le planter derrière la porte parce que je n’étais pas présentable. Il a dû penser que je n’étais pas seule, parce qu’il a attendu devant la maison. Pascal n’a pas voulu s’éloigner. Alors, j’ai dû me dépêcher. Ça m’a stressé!

On a passé la soirée tout seul. Tout le monde était au chalet. Comme il avait congé jusqu’en 2013, demain, on pensait monter en fin de journée. J’ai pensé rentrer dans la journée, faire mes trucs. En plus, j’ai promis à Maria et Roméo, de les accompagner pour les cadeaux pour Roméo et Yves. Ça me fait bizarre de ne pas passer Noël avec ma famille!!!

Pascal avait aussi des trucs à faire pendant la journée, donc, on se retrouverait le soir vers 19h.

J’avais promis à Dani de lui prêter ma voiture mardi, mais si elle voulait le prendre déjà lundi soir, ça ira tout aussi bien. Je pense que ça l’arrangerait mieux comme ça. Elle pourra au moins bouger à sa guise. J’ai la boule à l’estomac. Il fallait que je trouve le moyen de convaincre Pascal que ce serait un désastre de m’imposer comme ça à sa famille. Ils risqueraient de me prendre encore plus en grippe!!!

Tendre soirée au coin du feu, beaucoup de câlins, beaucoup de bisous… Mais, tout de même une petite peur au ventre qu’on soit dérangé. Lui aussi ressentait la même chose. Chaque bruit suspect, ou bruit de voitures, nous faisait sursauter. On était pas très tranquille. Caro est venu sonner dans la soirée, mais comme on avait tout fermé, on a pas répondu.

Est-ce qu’il l’a fait pour se protéger, me protéger ou pour éviter qu’on se parle? Rhhh, peut-être que je laisse mon imagination déborder!

Ses parents n’étaient pas d’accord, et pas content que Pascal insiste aussi vigoureusement pour qu’ils m’acceptent à Noël. Ses parents étaient absolument contre, et sa femme, elle courait s’enfermer dans leur chambre pour pleurnicher chaque fois qu’il en parlait. Qu'est-ce qu'elle aime jouer les victimes elle!!! Thomas a préféré s’abstenir de prendre parti. J’en ai profité pour lui dire que c’était certes la pire idée qu’il ait jamais eu!

Chaque fois que j’essayais de lui faire comprendre mon point de vue, il paraissait d’assombrir, fronçait les sourcils. Il s’imaginait que j’aurai sauté de joie, que j’aurai pensé que c’était une preuve de ses sentiments. Que j’aurai compris qu’il tenait à ce que je fasse partie de sa vie. Envers et contre tous!

Même si on a passé une soirée adorable, non, ça n’avait aucune chance de me faire sauter de joie! Pourquoi est-ce que les choses devaient toujours être si compliquées!!! En plus, ses vieux l’ont harcelés pour qu’il retourne au chalet… Seul.

Je crois que je devrais arrêter de me faire autant de soucis, Pascal m’aime et essaie sans arrêt de me le prouver. Pourquoi est-ce que ça me rend si mal à l’aise? Ou était-ce parce que je sentais que je n'étais pas capable d’en faire autant?


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité