Samedi à Dimanche 9 décembre 2012 - (343/2012) - Envie de lui...
Envie de lui… Je suis complètement sous le charme. Ça m’étonne toujours qu’après tout ce temps, il arrive encore à m’émouvoir, à faire palpiter mon coeur. Toujours sous le charme de ses yeux verts, qui changent de tonalité selon son humeur, son air sérieux malgré son petit sourire coquin.
Pascal s’inquiète encore que je puisse le trouver trop porté sur le sexe. S’il savait! Au contraire, c’est plutôt rassurant pour moi. S’il n’avait plus envie de moi, alors là, je m’inquièterais sérieusement. Ça flinguerait mon moral. Dans ses bras, je retrouve la force, l’assurance d’être aimée. Au gré de ses caresses, une tendre chaleur se répand le long de mes bras, de mes jambes, dans tout mon corps. Ses lèvres qui parcourent chaque parcelle de mon être me fait frissonner de la tête aux pieds.
A chaque fois, il réveille le petit diable qui sommeil en moi, même quant je crois n’en avoir pas envie. Il me fait découvrir un appétit insatiable, me fait perdre le sens de la réalité. Je ne voulais pas, mais me voilà à bout de souffle, je veux encore. Le contact de sa bouche, de son corps, et me voilà en manque. Ses baisers me font découvrir la passion, l’envie d’aller plus loin. Je veux plus. Je veux me perdre dans ses bras, oublier mes retenues, oublier les frontières. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un d’aussi sensuel que lui. D’aussi animal.
Rien que de penser à lui, j’ai chaud. La chaleur se répand de la pointe de mes seins dans tout mon être. Chaque point sensible qu’il sait si bien titiller. Il réveille mes envies, des désirs que je ne connaissais pas. Réveille la mémoire de mon corps. Je le veux, j’ai envie de lui.
Mes bringues m’avaient frustrée, privée d’intimité. J’étais à nouveau opérationnelle, entière. Est-ce que c’était pour ça que j’avais encore plus envie? Est-ce que nous les femmes sont ….. Je ne sais pas. Et zut… je dois bientôt partir pour l’Angleterre! Qui me remplacera dans son lit? Oh non, je ne dois pas penser à ça, sinon je vais déprimer. J’espère qu’il m’attendra, qu’il sera sage. Ouais, c’est comme demander à un volcan de ne pas être un volcan. De ne pas être en fusion.
Faut que je pense à autre chose. Eviter à ma tête de penser, d’être négative. Eviter de paniquer, de frémir de douleur…
Il paraît qu’on aura de la neige à partir de demain et jusqu’au dimanche, alors ce soir, je fonce chez lui. Je l’ai dans la peau, j’ai besoin de le voir. Profiter un maximum pendant que je le peux. Ciel, n’est-ce pas un peu désespéré? J’agis comme une désespérée? Mince, une fille désespérée ça n’a rien de sexy.
Je suis arrivée assez tôt, et parqué au loin. Je devais être invisible. J’étais seule dans l’appartement. J’aurai voulu aller jeter un oeil sur les papiers cachés dans son ancienne chambre, mais je n’osais pas. La trouille quoi. Je regrettais de n’en avoir pas profité pendant l’absence de sa femme pour tout lire, tout examiner en détail. J’avais laissé passé ma chance. Petit regret supplémentaire, c’est d’en avoir parlé à Caroline. Ça me faisait vivre dans la crainte qu’elle laisse échapper un mot de trop et Pascal devinera tout de suite. Je ne pense pas qu’il appréciera.
Oui, il saura! Il regrettera de m’avoir laissé une clé (2 en fait), regrettera de m’avoir fait confiance. Comment d’autre Caro pourrait être au courant, hein? Pas par Jess! Je me demande si Jess est au courant? Si elle connait l’existence de la malle? Surement. Elle fouille bien son natel, alors le fond de son armoire, c’est juste un tout petit pas de plus. Mince, elle connaît toute ma vie? Ça me révulse. Pourquoi a-t-il gardé ces trucs chez lui?
Ça m’a donné envie d’aller juste jeter un tout petit coup d’oeil… Non, je suis trop chiarde. Trop peur de me faire surprendre. Imagine que Jess soit endormie dans sa chambre!!! La peur m’a fait filer à l’étage. Je voulais surprendre Pascal. Il ne savait pas que j’étais là, je pense que ça lui fera plaisir de sentir que j’avais envie de le voir. En plus, Thomas était absent ce soir. Vu le temps, il ne rentrait pas, je m’en étais assurée.
Puis, j’ai envoyé un message pour lui faire savoir que j’avais envie de ses bras. Je venais à peine d’envoyer mon message que 5mn plus tard, qu’il arrivait à la maison.
Sa femme et lui se disputaient… Oups, à cause de moi… Je crois que c’était à cause de mon message…
Jess en avait marre de moi, de ma présence chez eux, que je m’insinue dans leur vie. Glups. Pour elle, je prenais trop de place. Oups, heureusement qu’elle ne sait pas pour hier soir! Elle semblait avoir changé d’avis, ne supportant plus cette situation. Elle voulait me voir hors de chez eux.
Waouh, Jess était énervée. Pascal lui a demandé si elle n’aurait pas pu dire quelque chose avant qu’ils aient fait des frais pour relier les 2 appartements. Maintenant, c’était trop tard. Il ne se voyait pas en train de me dire de quitter les lieux. C’était trop tard. Jess a balancé je-ne-sais-quoi, puis il y a eu un bruit d’enfer. Je crois du verre cassé. Pascal lui demandait de se calmer, lui a demandé de s’asseoir. Elle ne voulait pas.
Oups, je me sentais mal, de trop… Quoi faire? Si elle savait que j’étais là, ce serait la goutte d’eau. Ou peut-être que je devais descendre et la confronter? Peut-être pas. Pascal risquait de se sentir mal, et il se devait de prendre son parti. Mauvais plan. Je n’avais plus qu’à me ratatiner dans mon coin et attendre que le vent passe.
Jess disait avoir changé d’avis, qu’elle ne sait pas ce qui lui avait pris de proposer un truc pareil. Elle en souffrait. Souffrait de le voir si insensible à ce qu’elle pouvait ressentir. Elle avait espéré qu’il s’en rendrait compte et contrôlerait mieux mes visites. Jess voulait en fait ne pas sentir ma présence, ne pas savoir qu’on se voyait. Elle voulait ne rien voir, ne rien savoir. Comme si je n’existais pas. Comme si Caroline n’existait pas. Jess voulait que Pascal soit capable de lui donner l’illusion. Elle voulait revenir temps où elle ne savait rien. Ne pas le sentir si pressé de la planter n'importe où, chaque fois qu’une de ses conquêtes le tirait par le bout du nez.
Ca me faisait penser à moi ça! Il y a eu un temps, je pensais pareil!
Pascal m’avait dit qu’il était en déplacement jeudi, qu’il rentrait vendredi soir. Là, j’ai entendu Jess parler de l’Allemagne? Il ne m’avait pas parlé de ça!!! Elle devait se tromper. Pascal se faisait sermonner. Il ne disait pas grand chose, à part lui demander de se calmer, ce qui avait le don de la mettre encore plus en colère.
Puis, les larmes… Pfff! Classique. Pascal avait dû la prendre dans ses bras, parce que le calme est revenu. J’entendais des bribes, entre 2 hockeys. Les cris se sont tus. Mauvais moment pour lui dire que j’étais à l’étage!!! Surtout si c’est le bip-bip de son natel qui l’avait mise dans cet état. Mieux vaut éviter de jeter de l’huile sur le feu!
Mais alors? Je fais quoi? Je vais pas passer toute la soirée à poireauter comme une idiote sans oser bouger le petit doigt?
Jess voulait que les choses changent, qu’il redeviennent comme avant. Elle ne voulait pas avoir à supporter ses aventures extra conjugales. Elle lui reprochait de continuer à se venger à cause de Layne et Ethan. Qu’elle voyait bien que Caro ou moi, on était complètement amoureuse, et qu’on ne se rendait pas compte qu’il se foutait de notre gueule, nous utilisait pour passer le temps.
Hein??? Elle se moque de nous là ??? Mais, c'est qu'elle nous insulte???
J’ai tendu l’oreille. Est-ce qu’il allait se défendre? Nous défendre? Rien? Je n’entendais rien. Ou peut-être qu’il pensait que ce n’était pas le bon moment pour aller contre? Est-ce qu’il savait seulement que j’étais là. Je l’ai juste entendu lui dire qu’il ne se vengeait de rien du tout. Que ça n’avait rien à voir. Rien à voir avec elle.
Il fallait que je me tire d’ici. J’ai cru remarquer des clés près de la porte. Je dois filer avant que Pascal réalise que j’ai tout entendu. Peut-être plus tard, revenir par la grande porte. Mais, il fallait que j’attende que Jess se soit calmée, voir si Pascal allait me demander de ne pas me pointer. Est-ce qu’il avait oublié que je devais passer?
Jess voulait savoir ce qu’il foutait avec une nana comme moi, une vieille, pas drôle, et pas si belle que ça. Waouh, on a la dent dure avec les rivales, hein! Pascal lui a dit que ça ne la regardait pas, ce n’était pas ses affaires. J’aurai préféré l’entendre dire qu’il était raide dingue de moi, mais bon, on peut pas tout avoir. Déjà que je ne devais pas être là.
Mise en confiance par son manque de combativité, ou parce qu’il faisait tout pour ne pas la heurter, elle a poussé le bouchon un peu plus loin, lui demandant de mettre enfin un terme à cette histoire avec moi. Ça m’évitera de souffrir. Là, Pascal est un peu sorti de sa réserve et lui a cette fois balancé, qu’il n’avait pas l’intention d’arrêter de me voir, qu’il tenait à moi, contrairement à ce qu’elle avait l’air de suggérer.
J’ai eu la confirmation qu’il ne la touchait pas souvent… Enfin, pas depuis un moment. Rassurant.
Légitime, Jess a susurré que s’il tenait tant que ça à moi, alors qu’est-ce qu’il foutait avec Caroline et Nina? Est-ce que ça faisait partie de sa démonstration d’affection de me tromper à tout va? Bien vu, ça m’intéressait aussi, quoique, ça ne me posait pas trop de problème, sauf quelques bouffées de jalousies mortelles. Pascal lui a demandé d’arrêter, ça ne la regardait pas, c’était entre lui et moi.
Ils ont encore discuté longtemps. Jess voulait seulement que les choses redeviennent comme avant. Elle ne voulait plus avoir à supporter de nous avoir sous le nez. Ils ont essayé de trouver une solution qui puisse leur convenir à tous les 2, mais rien ne semblait satisfaisant.
Pascal lui a proposé de ne plus ramener qui que ce soit à la maison, mais il restait en haut. Mais, Jess n’était pas d’accord qu’il découche. Il n’y avait pas d’issue. Clairement, elle voulait qu’il reste célibataire, à attendre son bon vouloir. On aurait dit qu’elle croyait qu’il était encore amoureux d’elle! Elle se demandait où avait passé l’amant, le garçon gentil, qui lui écrivait des petits mots qu’il laissait sous son oreiller, qui pouvait passer des heures à l’attendre, avec le sourire. Qui n’était heureux qu’avec elle.
Pascal a eu l’air agressif pour lui demander si elle parlait bien de celui qu’elle n’avait pas arrêté de tromper, le plantant à leurs rendez-vous sous la pluie, celui qu’elle laissant faire tapisserie quant ils sortaient en boîte? Jess a prétendu que c’était seulement pour le rendre jaloux, pour qu’il fasse attention à elle. Et aussi, parce qu’elle voyait bien les autres filles lui tourner autour, elle voulait lui montrer qu’elle avait du succès aussi.
Là, Pascal semblé narquois; "Ha! Donc, quant je t'ai trouvée au lit avec Layne?? C’était juste semblant? Juste pour... Me rendre jaloux? Tiens donc! J'avais dû mal jugé la situation alors!!" Pascal en avait marre de discuter. Ils tournaient en rond, la discussion n’avait aucun sens.
C'est drôle, mais je trouve que Pascal semblait encore assez en colère contre elle à propos du passé!!! Il me semble qu'il ne le serait pas s'il ne l'aimait plus! Bon, je ne pouvais pas rester là, Pascal ne devait pas savoir que je les ai entendu se disputer. Il risquait de me dire de ne pas passer. Dès qu’il est monté, je l’ai appelé. J’avais eu le temps de descendre au fond du jardin, près du lac.
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J’ai eu l’impression que ça chauffait chez toi, alors j’ai préféré rester dehors.
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T’es où?
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Sur le ponton. J’attendais de voir la lumière en haut pour t’appeler.
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T’as bien fait. Trop bien fait. J’aurai préféré attendre qu’elle aille se coucher.. Bah viens. Viens directement en haut d’accord.
Pascal m’a fait entrer en douce et m’a demandé de rester un moment dans la chambre. Il voulait que Jess sache que j’étais là. Il m’expliquerait après. Hum, mais comme j’avais tout entendu, je lui ai dis que c’était pas la peine. Je ne voulais pas lui faire revivre la dispute encore. Il a apprécié et a semblé soulagé. Il est resté un petit moment au salon en haut, alors que j’étais dans la chambre, puis il est descendu.
En remontant, Pascal a fermé la porte communiquante à clé. Etant donné la situation, j’ai prétendu devoir rentrer. Il me semblait clair qu’il fallait que j’évite de me retrouver dans les pieds de sa femme. Pascal n’a pas insisté pour me faire rester. Donc, j’ai bien fait.
Vers les 4h du matin, Pascal m’a raccompagné à ma voiture. Après quelques centaines de bisous, on a réussi à se séparer. Des fois, on est un peu stupide, on oublie qu’on doit éviter des câlins, bisous et se tenir la main dans la rue, même à 4-5h du matin!!!
On voulait se voir samedi pour dîner à midi, puis faire un peu les magasins, mais ça n’a pas joué. Je suis bête, j’avais pas réalisé que si Thomas n’était pas là, c’était parce qu’il était au chalet. Jess voulait aller au chalet. Pascal a accepté d’aller l’amener, rester un moment aussi, mais il redescendait. Il ne passait pas la soirée, ni la nuit en haut. Elle n’était pas trop d’accord, mais je crois qu’elle n’a pas eu vraiment le choix.
Quant elle décidait de rester ici, Pascal lui montait au chalet. Il ne voulait pas passer le week-end avec elle, c’était clair.
J’avais prévu de lui faire à manger ce soir, j’ai été aussi loué quelques films, notamment la suite de Underworld. J’ai préparé une spécialité à l’africaine, j’avais eu la journée pour ça. Je n’avais plus qu’à prendre mes casseroles et réchauffer le tout.
Et, vers 16h, Pascal m’a averti qu’il était en chemin…
Trop cool. On a eu toute la soirée à nous, toute la nuit, et presque tout le dimanche. Le temps à passé trop trop vite. On s’est cloîtré à la maison, même pas mis les pieds dehors pendant 24h. On ne s’est pas quitté d’une semelle. On a même mis nos natels sur silence. Pas de Jess, pas de Caro. Il était à moi 24h. Rien qu’à moi. Quant je suis avec lui, je ne vois pas le temps passer.
Pascal avait demandé à Thomas de l’avertir dès qu’ils quittaient le chalet, et si Jess ne rentrait pas avec lui, dès qu’elle partait. Je suis partie avant qu’elle n’arrive.
Il était sagement installé devant la télé avec sa guitare quant elle est arrivée. Il avait laissé exprès son natel dans la chambre. Jess avait essayé de l’appeler, mais il ne lui avait pas répondu. Il n’avait pas l’intention de lui dire qu’on avait passé la soirée ensemble. Il préférait la laisser croire qu’il avait cherché à être un peu seul.