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356/2012 - Encore toute seule!

Publié le par JaneDo


Samedi - 22 Décembre 2012 - (356/2012) - Encore toute seule!

Waouh, dès que j’ai su où ils avaient tous passé, j’ai voulu monté au chalet. J’ai voulu avertir Pascal. Il ne voulait pas que je monte. Pascal préférait que je reste à l'écart ce week-end, surtout à l'écart de sa femme. Apparemment, Jess était très remontée, et elle aurait cherché la bagarre, chercher à me déstabiliser.

  • Babe, tu es toujours d’accord pour être là à Noël?
  • Oui… Même si ça ne me dit pas grand chose. Ça va pas plaire à ta famille! Je vais m’en prendre plein la tête.
  • Justement. C’était mieux que… Je voulais éviter une confrontation entre vous deux.
  • Pascal, je préfère passer le week-end avec toi, et te laisser avec ta famille pour Noël…
  • Pourquoi? Moi j’ai envi d’être avec toi à Noël. Faut bien que ma famille s’habitue.
  • Je me sens vraiment mal à l’aise… C’est pas une bonne idée, je t’assure.
  • Si tu ne veux pas venir, alors on reste les 2, et tant pis pour Noël en famille.

Je ne pouvais pas le laisser faire ça non plus. On arrivait pas à s’entendre. Pascal semblait tenir à ce que je passe Noël avec lui, et moi ça me faisait mal au bide. Il avait beau essayer de me convaincre, l’idée me déplaisait totalement. Le seul moyen de me convaincre était de me rappeler que Caro n’aurait pas opposé autant de résistance. Alors je me suis tu, il était préférable que j’arrête de chercher à me sortir de là.

Ma colère contre lui s’était aussi calmée. La nuit porte conseil. Puis, je comprenais qu’il ait voulu m’épargner une confrontation avec sa femme. Mais l’empêche, ça allait être bien pire à Noël; il n’y aurait pas seulement Jess, mais aussi ses parents. Ça allait être l’horreur. Puis, il aurait pu rester avec moi? Pourquoi est-ce qu'il était monté au chalet? Pourquoi faire?

  • J’ai envi de te voir, j’aurai voulu être avec toi.

Petit silence à l’autre bout du fils.

  • Bon, alors je descends. Après tout, on remontera lundi d’accord.
  • Non!

C’était nul de le faire quitter le chalet pour me rassurer.

  • Non. Ta famille va encore m’accuser, dire que c'est à cause de moi que tu fais des conneries.

Pascal a rigolé. J’avais réussi à le faire rigoler, c’était déjà ça. Je pensais pouvoir le faire changer d’avis à propos de Noël si je le voyais. Mais, je ne pouvais pas toujours aller contre lui. Après tout, s’il pensait qu’il était préférable que je ne sois pas au chalet, il fallait que je l’accepte.

L’empêche qu’il ne m’a pas caché être légèrement de mauvaise parce que je ne voulais pas lui présenter ma famille ou mes amis. Il espérait qu’après ces fêtes les choses changeront. Il avait tout faux. Je ne pouvais pas faire ça. Ma famille ne l’accepterait pas et ne comprendrait pas. Et pire que tout,  il était toujours marié.

Avant de raccrocher, je lui ai demandé si Caroline avait dormi avec lui. Il a semblé vouloir changer de sujet en parlant de comment se retrouver lundi, mais j’ai insisté. Pascal m’a dit que non. Puis, il a dû se rendre compte que je l’apprendrais tôt ou tard. Caroline a bien dormi dans sa chambre.

J’étais déçue, et ça m’embêtait encore plus de passer Noël avec lui et sa famille. J’aurai l’air d’une gogole. Bref, je ne savais pas encore ce que j’allais faire, mais j’allais probablement trouver une excuse pour ne pas avoir à subir sa famille lundi soir. Ouais, j’étais fâchée, son attitude n’était pas trop correcte.


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355/2012 - Pascal a besoin d'espace?! & La fin du monde?!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 21 Décembre 2012 - (355/2012) - Pascal a besoin d’espace?! & La fin du monde?!

Wafff, n’ayant pas de nouvelles de Pascal, je l’ai appelé. Il était toujours un peu fâché. Il était légèrement distant, n’avait pas trop le temps de parler. J’ai proposé de passer chez lui ce soir, et il m’a découragée en me disant que Jess et lui avait prévu quelque chose ce soir. Qu’il n’avait aucune idée de l’heure à laquelle il rentrerait.

Pascal aurait très bien pu me proposer d’appeler, ou de l’attendre. Mais rien. Pour couronner mon désarroi, en raccrochant, il a juste lancé “on s’appelle demain ok”. Ça voulait tout dire; “ne viens pas ce soir”.

Boh, je ne lui en voulais pas, c’était normal qu’ils aient des trucs à faire sans que je fasse partie du mix. Pascal me manquait c’est tout.

Des fois, je suis vraiment curieuse. Enfin non, c’est pas ça; je cherche parfois des réponses ou à confirmer mes intuitions, mais je ne suis pas vraiment curieuse. Cette fois, j’aurai dû chercher un peu, et pas prendre ce qu'il me disait pour argent comptant. Mais, ça ne m’a même pas traversé l’esprit.

Pascal ne m’a pas dit qu’ils montaient au chalet et qu’il avait demandé à Thomas de ne rien me dire. Il avait besoin d’espace pour réfléchir. C’est clair que si je l’avais su, je serais montée sans attendre d’invitation. Mais, je ne savais rien. J’avais juste imaginé qu’il sortait avec sa femme, un dîner ou un truc du genre. Ça m’a un peu blessé qu’il aille jusqu’à demander à Thomas de m’éviter.

Je me sentais mal, rejetée! Lui que j’aime tant ne voulait pas me voir… C’est moche et j’avais de la peine.

Et j’étais dégoûtée. Caroline, elle, était avec lui. Elle, il n’avait pas besoin d’air, pas besoin de réfléchir. Il n’avait pas besoin de remettre en question sa relation avec Caroline, mais avec moi oui? Je me sentais triste, mais aussi en colère, déçue, mais je flippais aussi. Rhhh, j’étais vraiment dégoûtée!

Il paraît que ça devait être la fin du monde aujourd’hui, ben… On est toujours là!


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354/2012 - La Course!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 20 Décembre 2012 - (354/2012) - La Course!

Aujourd’hui, j’ai passé la journée à courir. Papa et Marlène m’ont invité à manger demain, Marlène faisait mon plat préféré, Papet Vaudois et un gâteau aux pommes pour le dessert. On ne se voyait probablement pas à Noël, alors il me fallait trouver les cadeaux.

Je suis également passée chez ma frangine pour le café. Ma soeur et Lilice étaient déjà au boulot, alors je suis passée là-bas pour le café. Finalement, je ne suis rentrée que vers 17h. J’avais fait les boutiques, sillonné les magasins de liqueurs, bref, j’avais trouvé quelques idées de cadeaux.

Pour mn paps, j’ai pris une bouteille de Calvados, et pour Marlène, un foulard couleur Terre Sienne et enjolivé de rose aux contours vieux rose. Magnifique.

A mon retour à la maison, j’ai appelé Pascal. Je l’ai trouvé un peu froid. Peut-être avait-il des clients dans son bureau? On a pas parlé longtemps. Pascal ne m’a pas invitée chez lui, alors je n’ai pas proposé non plus de passer. Après tout, j’étais naze, j’avais besoin de dormir, et demain matin, je me lève tôt. Je devais faire un saut à mon agence, pour boucler l’année.

Il y avait comme d’habitude des urgences à la dernière, donc, ces prochains jours, je bosse! Je n’avais pas trop envie de bouger de la maison. J’ai aussi parlé à Dani, Tchoy, Dol et Vania. Question de souhaiter à tous de bonnes fêtes de fin d’année. Je n’aime pas écrire de cartes, le contact par téléphone, je préfère.

Faut que j’appelle Nicole de Belgique, mais je n’avais pas trop le coeur. Je sais qu’elle a aussi perdu son frère il y a quelques jours. Elle devait être déprimée, ça me renvoyait à ma propre perte. Ça me déprimait.

Jour J moins 1 pour la fin du monde? Demain, ç’aurait été aussi l’anniversaire de ma mom...


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353/2012 - Retour au bercail...

Publié le par JaneDo


Mardi - 18 Décembre 2012 - (352/2012)  - Pti tour à Cambridge
Mercredi - 19 Décembre 2012 - (353/2012) - Retour au bercail

On est retourné faire un petit tour à Cambridge. Dani m’avait fait un bonnet que j’adore. Tout l’hiver il reste à portée de main et dès que je passe la porte, il se retrouve sur ma tête. J’aime beaucoup porter les bonnets, mais je n’en achète jamais. La plupart du temps, ils piquent, et ne me vont pas très bien. Mais celui que Dani m’a fait est parfait; couleur, forme, tout. Et elle m’a fait des gants et un cache cou qui va avec. Le Top.

Donc, elle a décidé de me faire un bonnet for Xmas. Le soir à dîner, Dani a fait des pizza maison. On avait été faire les courses pour acheter ce qu’il fallait, et on a chacun eu notre pizza. C’était extra bon.

Mardi soir, je suis rentrée un peu plus tard que d’habitude. J’ai voulu faire une sieste avant de me regarder un film, mais, j’avais des doutes sur le fait que je me lève plus tard. Alors, j’ai tout de suite fait ma valise pour demain. Dani avait déjà bouclé les siennes; elle et ses 2 filles, alors je devais pouvoir en faire autant. J’ai bien fait, parce qu’une fois de plus, j’ai dormi comme un bébé pour me réveiller au levé du jour.

Ça me fait tellement plaisir. On a acheté la laine et tout, et hop, en partant pour l’aéroport mercredi, Lilly Jane m’a donné le paquet cadeau. C’était mon nouveau bonnet. Dani est trop chou et ça me fait tellement plaisir. Il est trop top, la couleur est excellente; j’ai l’air bronzé! En Suisse, il faisait froid, alors j’ai enfilé mon bonnet pour aller au parking et j’ai roulé avec. J’étais aux anges.

Le vol de Stansted à Genève est passé comme une lettre à la poste. Lilly Jane et Léanne sont de petits anges, elles ont été sages. La maman a Dani nous attendaient déjà. Waouh, toujours à l’heure. 18h, j’étais rentrée. Le hic, c’est que je ne sais plus si c’était 18h, heure UK ou heure Suisse.

J’ai cherché mon appareil photo en rentrant et je ne l’ai toujours pas trouvé. Je l’avais préparé avant de partir, chargé et tout… Impossible de remettre la main dessus! Quelle galère! Ou est-ce que j’ai bien pu le foutre??? Ça me gave ça!


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351/2012 - Shopping à Cambridge

Publié le par JaneDo


Lundi - 17 Décembre 2012 - (351/2012)  - Shopping à Cambridge

Lundi, Dani m’a traînée en ville et on s’est balader à travers les rues de Cambridge. Y a pas à dire, j’adore cette ville. C’est une de mes villes favorites. Léanne a été un petit ange. Vraiment facile à vivre cette petite demoiselle. Wahhh, Dani a essayé une sorte de robe bleu. Trop joli, et trop son style. Ca lui allait tellement bien.

Comme elle a hésité avec un beige foncé, je lui ai offert le bleu. Avec ses cheveux court, ça faisait très fashion. Elle a choisi une robe à manches longues couleur rouille, et elle a combiné les 2. Trop top.

Puis, on a traîné dans le magasin de tricots, mangé Thaï dans un petit shop, en plus il faisait bon. Léanne a dormi, et quant elle a ouvert les yeux, c’était avec un grand sourire. Trop chou. On est passé chercher Lilly Jane à la maternelle. Dom n’était pas encore rentré. Il avait proposé de manger la fondue, Dani a tout préparé. Dès qu'il arrive, on mange. Elle a même eu le temps de faire le bain aux filles et tout. Je salue son organisation.

Man! Si j’avais des enfants, je serais certainement débordée… Je crois pas en être capable. Je suis loin d’avoir l’esprit de sacrifice.

Waouh, je vis en Suisse, et pourtant, ça faisait un siècle et demi que je n’avais pas mangé de fondue. C’était hyper bon. Super bon. Jamais je n’avais mangé autant de fondu! D’habitude après 3 morceaux, je suis bourrée. Mais là! Après quelques cafés, un petit moment à bavarder, je suis rentrée à l’hôtel.

C’est bien de marcher un bout pour digérer!!! Encore une fois je pensais regarder un film et lire, mais j’ai pas tenu… Au milieu du film, heu… 21h30, je dormais!


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349-350/2012 - Cambridge chez Dani

Publié le par JaneDo


Samedi - 15 Décembre 2012 - (349/2012) - Cambridge chez Dani

Finalement, j’adore voyager seule. Je me sens libre et indépendante. J’adore ça. Aucun stress intérieur, rien. Juste un peu d’impatience d’arriver à bon port. Je me réjouis de voir ma copine et de passer des heures à bavarder avec elle. Elle me manque souvent. Là, on va se rattraper un peu.

Je suis arrivée en avance à l’aéroport, et même en avance dans le boarding room. J’ai enfilé mes écouteurs et j’ai lu, après avoir envoyé un message à Dani pour lui dire qu’on partira avec un peu de retard. 10-15mn pas plus. Il avait été convenu que je l’avertirai dès l’atterrissage, avant qu’elle se mette en route pour me prendre à l’aéroport. 45mn d’attente ne me posait aucun problème, j’avais de quoi lire devant un petit café ou deux. Mais elle était déjà à l’aéroport.

On a été direct chez elle, pris un café avec Dom et les enfants, puis Lilly Jane nous a accompagné jusqu’à mon Bed and Breakfast. Ca me permettait de connaître le chemin. Ce n’est pas très loin. Au retour, on a commandé de l’indien, et Dom est parti le prendre à vélo.

Qu’est-ce que les filles ont grandis!!! C'est fou! Lilly Jane parle beaucoup plus et est beaucoup plus sociable.

Elle a une jolie petite voix et sait déjà comment obtenir ce qu’elle veut de son petit monde. Elle est trop chou. Léanne est aussi une très jolie petite puce. Elle a un sourire éclatant et un regard qui scotche. Elles ont eu la varicelle. Ouf que c’est fini pour les fêtes en Suisse. Ce mauvais passage est derrière, et heureusement qu’elles l’ont eu en étant si petites.

Je devais avoir entre 8 et 10ans quant j’ai eu la varicelle, et le souvenir des démangeaisons me fichent encore des frayeurs.

Lilly Jane m’a montré son petit ventre encore couvert des marques de cette monstruosité. Drôle mais toute sa classe l’a eu aussi, et tous les petits ont montrés leurs cicatrices de guerres. C’est marrant. A cet âge là, peut-être que ça fait moins mal que quant on est plus âgé.

Vers les 20h, je suis rentrée à l’hôtel. Je pensais lire, mais je devais être drôlement crevée, parce que je n’ai pas tenu longtemps avant de sombrer. J’ai dormi comme un bébé.


Dimanche - 16 Décembre 2012 - (350/2012) - Contente d’être là

Le lendemain, après avoir pris le petit déjeuner, j’ai lu un peu, puis fait ma petite promenade digestive jusque chez Dani en début d’après-midi. Je fais attention de ne pas trop être dans leurs pieds et leurs laisser du temps en famille. Dani est en congé cette semaine, donc, on aura bien assez de temps ensemble, jusqu’au départ pour la suisse mercredi.

On a passé un dimanche tranquille à bavarder. Ce dimanche matin, Dom courrait habillé en Père Noël. Dani et les enfants allaient le regarder. J’ai préféré les laisser profiter du dimanche matin en famille, jusqu’au dîner.

Pascal m’a fait pleins de reproches aujourd’hui!!! D’habitude, il ne me fait presque jamais de reproches, et surtout pas par téléphone! Il n’aime pas que je décide de partir sans même lui en parler, sans même lui proposer de m’accompagner. Il aurait pu prendre congé, on aurait pu passer du temps ensemble, même si je ne voulais pas qu’il rencontre ma copine. J’ai trouvé ça un peu étrange. Il me semblait lui en avoir parlé… ou peut-être pas! A vrai dire, je me vois mal me présenter chez mes amis avec lui!


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344 à 348 - Stress et Re-Stress!

Publié le par JaneDo

344 - lundi 10
345 - mardi 11
346 - mercredi 12
347 - jeudi 13
348 - Vendredi 14


Lundi  10 à Vendredi - 14 Décembre 2012 - (344 à 348/2012) - Stress et Re-Stress.

Wafff, semaine super stress. Je pars samedi pour une petite semaine. Au retour, ce sera la dernière ligne droite avant les fêtes. Impossible de faire autre chose que se préparer pour ça. Donc, avant de partir, je voulais en profiter pour voir mes amis, ma famille.

A mon retour, je ne voulais voir personne, à part Pascal. Il m’invitait à passer Noël avec sa famille. Mince, je n’en avais aucune envie, parce que ça impliquait que je l’invite dans ma famille. Et ça, je ne voulais et ne pouvait pas. Evidemment, j’ai commencé par lui exposer mes réticences, puis j’ai réalisé que s’il sortait avec Caro et lui avait proposé la même chose, il n’y aurait pas eu de problème.

Alors, j’ai fermé ma grande bouche. Je savais que ça allait être dur. Ils allaient tous, sauf peut-être Thomas, ils allaient tous faire en sorte de me faire me sentir de trop. Me mettre mal à l’aise, me laisser de côté. Mais, je devais leur montrer que j’avais des “corrones”. Mon homme me voulait à ses côtés, je serais à ses côtés. J’ai aussi bien fait comprendre à Pascal, que malgré son geste, je n’avais pas l’intention d’en faire autant avec ma famille.

Pace a dit que ça lui était égal. Mais, je n’en crois rien. Je suis sûre qu’il pense que ça va me forcer à le présenter.

A défaut de pouvoir se voir souvent cette semaine, on s’est beaucoup parlé au téléphone. On a dîner ensemble mercredi, et le soir, j’ai été dormir chez lui.

Waouh, lundi Dol a accouché. Une petite fille; Lola. Elle est prématurée, et on dirait qu’elle s’accroche. Certains devraient éviter de polluer le monde d’enfants, surtout s’ils sont incapables de s’en occuper… Je devais la voir aussi avant de partir. Parce qu’après, jusqu’à 2013, je ne verrais personne.

Tchoy a proposé de m’emmener à l’aéroport, mais, il se trompait de jour. Moi, je préfère prendre ma voiture. Je ne veux être dépendante de personne. Manger avec Vania, Layne, Thomas. J’aurai voulu aussi voir Aurore, mais je n’ai pas eu le temps. Faudrait que je pense à appeler Nicole, Aurore de Belgique aussi. Short semaine.

Pascal aurait voulu que, si on ne pouvait pas se voir pour manger jeudi soir, que je passe au moins dormir à la maison. On ne pourrait pas se voir pendant une semaine. Mais, je ne pouvais pas, j’étais trop sur les nerfs et avec la neige partout, les routes étaient merdiques et dangereuses. Jeudi soir, en rentrant de chez ma soeur, j’ai voulu aller voir Dol à la maternité, mais, impossible de la joindre.

Donc, vendredi matin, j’ai parlé à Dol. Pour finir, je suis passée à l’hôpital. Même pas pensé lui apporter des fleurs; A faire en rentrant de Cambridge.

Afff, la petite est si petite. Il y a moins de 2 mois, Tchoy et moi apprenions à Dol qu’elle était probablement enceinte. Voilà que le lundi 10 décembre 2012, Dol a déjà accouché!

J’avais le coeur qui saignait de regarder cette petite fille. On voyait les aiguilles sous sa peau translucide. Lola avait eu plusieurs arrêts respiratoires, mais elle se bat pour tenir. Pour vivre. Et Dol qui voulait déjà se remettre à boire. J’hallucine! Pauvre petite, elle n’a pas de chance! Je n’aurai peut-être pas dû aller la voir. Je n’oublierai jamais son visage, les aiguilles, sa minuscule bouche, ses longs doigts. Elle ne fait même pas 20cm.

L’empêche, même si son pauvre corps décharné doit hanter mes rêves, il serait préférable qu’elle s’en aille. Dol ne sera pas une bonne mère, Dav, son mec non plus. La mère à Dol fera son maxi, sa soeur aussi, mais en fin de compte, ils ne pourront pas aider quelqu’un qui ne veut pas s’aider elle-même. L’avenir de la petite est déjà compromise. Sa soeur a pourtant proposé d’élever la petite...

Le soir avant, elle voulait que je passe la prendre pour qu’elle puisse se saouler chez moi. Elle faisait la pleurnicheuse parce que je ne voulais pas bouger à cause de la neige. Mais aussi, elle était enceinte, il était temps qu’elle arrête ses bêtises. Elle était trop bourrée pour comprendre.

Vendredi soir, j’étais épuisée. Pas le temps pour une sieste, j’avais d’autres urgences; lessive et valise. Quant j’ai eu fini, c’était déjà 7h du matin. Layne est passé me faire un coucou, et on a bavardé pendant que je courrais dans tous les sens. Il est parti, je me suis mise bailler, c’était déjà 7h du matin. Je me lève dans moins de 2h.


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343/2012 - Envie de lui...

Publié le par JaneDo


Samedi à Dimanche 9 décembre 2012 - (343/2012) - Envie de lui...

Envie de lui… Je suis complètement sous le charme. Ça m’étonne toujours qu’après tout ce temps, il arrive encore à m’émouvoir, à faire palpiter mon coeur. Toujours sous le charme de ses yeux verts, qui changent de tonalité selon son humeur, son air sérieux malgré son petit sourire coquin.

Pascal s’inquiète encore que je puisse le trouver trop porté sur le sexe. S’il savait! Au contraire, c’est plutôt rassurant pour moi. S’il n’avait plus envie de moi, alors là, je m’inquièterais sérieusement. Ça flinguerait mon moral. Dans ses bras, je retrouve la force, l’assurance d’être aimée. Au gré de ses caresses, une tendre chaleur se répand le long de mes bras, de mes jambes, dans tout mon corps. Ses lèvres qui parcourent chaque parcelle de mon être me fait frissonner de la tête aux pieds.

A chaque fois, il réveille le petit diable qui sommeil en moi, même quant je crois n’en avoir pas envie. Il me fait découvrir un appétit insatiable, me fait perdre le sens de la réalité. Je ne voulais pas, mais me voilà à bout de souffle, je veux encore. Le contact de sa bouche, de son corps, et me voilà en manque. Ses baisers me font découvrir la passion, l’envie d’aller plus loin. Je veux plus. Je veux me perdre dans ses bras, oublier mes retenues, oublier les frontières. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un d’aussi sensuel que lui. D’aussi animal.

Rien que de penser à lui, j’ai chaud. La chaleur se répand de la pointe de mes seins dans tout mon être. Chaque point sensible qu’il sait si bien titiller. Il réveille mes envies, des désirs que je ne connaissais pas. Réveille la mémoire de mon corps. Je le veux, j’ai envie de lui.

Mes bringues m’avaient frustrée, privée d’intimité. J’étais à nouveau opérationnelle, entière. Est-ce que c’était pour ça que j’avais encore plus envie? Est-ce que nous les femmes sont ….. Je ne sais pas. Et zut… je dois bientôt partir pour l’Angleterre! Qui me remplacera dans son lit? Oh non, je ne dois pas penser à ça, sinon je vais déprimer. J’espère qu’il m’attendra, qu’il sera sage. Ouais, c’est comme demander à un volcan de ne pas être un volcan. De ne pas être en fusion.

Faut que je pense à autre chose. Eviter à ma tête de penser, d’être négative. Eviter de paniquer, de frémir de douleur…

Il paraît qu’on aura de la neige à partir de demain et jusqu’au dimanche, alors ce soir, je fonce chez lui. Je l’ai dans la peau, j’ai besoin de le voir. Profiter un maximum pendant que je le peux. Ciel, n’est-ce pas un peu désespéré? J’agis comme une désespérée? Mince, une fille désespérée ça n’a rien de sexy.

Je suis arrivée assez tôt, et parqué au loin. Je devais être invisible. J’étais seule dans l’appartement. J’aurai voulu aller jeter un oeil sur les papiers cachés dans son ancienne chambre, mais je n’osais pas. La trouille quoi. Je regrettais de n’en avoir pas profité pendant l’absence de sa femme pour tout lire, tout examiner en détail. J’avais laissé passé ma chance. Petit regret supplémentaire, c’est d’en avoir parlé à Caroline. Ça me faisait vivre dans la crainte qu’elle laisse échapper un mot de trop et Pascal devinera tout de suite. Je ne pense pas qu’il appréciera.

Oui, il saura! Il regrettera de m’avoir laissé une clé (2 en fait), regrettera de m’avoir fait confiance. Comment d’autre Caro pourrait être au courant, hein? Pas par Jess! Je me demande si Jess est au courant? Si elle connait l’existence de la malle? Surement. Elle fouille bien son natel, alors le fond de son armoire, c’est juste un tout petit pas de plus. Mince, elle connaît toute ma vie? Ça me révulse. Pourquoi a-t-il gardé ces trucs chez lui?

Ça m’a donné envie d’aller juste jeter un tout petit coup d’oeil… Non, je suis trop chiarde. Trop peur de me faire surprendre. Imagine que Jess soit endormie dans sa chambre!!! La peur m’a fait filer à l’étage. Je voulais surprendre Pascal. Il ne savait pas que j’étais là, je pense que ça lui fera plaisir de sentir que j’avais envie de le voir. En plus, Thomas était absent ce soir. Vu le temps, il ne rentrait pas, je m’en étais assurée.

Puis, j’ai envoyé un message pour lui faire savoir que j’avais envie de ses bras. Je venais à peine d’envoyer mon message que 5mn plus tard, qu’il arrivait à la maison.

Sa femme et lui se disputaient… Oups, à cause de moi… Je crois que c’était à cause de mon message…

Jess en avait marre de moi, de ma présence chez eux, que je m’insinue dans leur vie. Glups. Pour elle, je prenais trop de place. Oups, heureusement qu’elle ne sait pas pour hier soir! Elle semblait avoir changé d’avis, ne supportant plus cette situation. Elle voulait me voir hors de chez eux.

Waouh, Jess était énervée. Pascal lui a demandé si elle n’aurait pas pu dire quelque chose avant qu’ils aient fait des frais pour relier les 2 appartements. Maintenant, c’était trop tard. Il ne se voyait pas en train de me dire de quitter les lieux. C’était trop tard. Jess a balancé je-ne-sais-quoi, puis il y a eu un bruit d’enfer. Je crois du verre cassé. Pascal lui demandait de se calmer, lui a demandé de s’asseoir. Elle ne voulait pas.

Oups, je me sentais mal, de trop… Quoi faire? Si elle savait que j’étais là, ce serait la goutte d’eau. Ou peut-être que je devais descendre et la confronter? Peut-être pas. Pascal risquait de se sentir mal, et il se devait de prendre son parti. Mauvais plan. Je n’avais plus qu’à me ratatiner dans mon coin et attendre que le vent passe.

Jess disait avoir changé d’avis, qu’elle ne sait pas ce qui lui avait pris de proposer un truc pareil. Elle en souffrait. Souffrait de le voir si insensible à ce qu’elle pouvait ressentir. Elle avait espéré qu’il s’en rendrait compte et contrôlerait mieux mes visites. Jess voulait en fait ne pas sentir ma présence, ne pas savoir qu’on se voyait. Elle voulait ne rien voir, ne rien savoir. Comme si je n’existais pas. Comme si Caroline n’existait pas. Jess voulait que Pascal soit capable de lui donner l’illusion. Elle voulait revenir temps où elle ne savait rien. Ne pas le sentir si pressé de la planter n'importe où, chaque fois qu’une de ses conquêtes le tirait par le bout du nez.

Ca me faisait penser à moi ça! Il y a eu un temps, je pensais pareil!

Pascal m’avait dit qu’il était en déplacement jeudi, qu’il rentrait vendredi soir. Là, j’ai entendu Jess parler de l’Allemagne? Il ne m’avait pas parlé de ça!!! Elle devait se tromper. Pascal se faisait sermonner. Il ne disait pas grand chose, à part lui demander de se calmer, ce qui avait le don de la mettre encore plus en colère.

Puis, les larmes… Pfff! Classique. Pascal avait dû la prendre dans ses bras, parce que le calme est revenu. J’entendais des bribes, entre 2 hockeys. Les cris se sont tus. Mauvais moment pour lui dire que j’étais à l’étage!!! Surtout si c’est le bip-bip de son natel qui l’avait mise dans cet état. Mieux vaut éviter de jeter de l’huile sur le feu!

Mais alors? Je fais quoi? Je vais pas passer toute la soirée à poireauter comme une idiote sans oser bouger le petit doigt?

Jess voulait que les choses changent, qu’il redeviennent comme avant. Elle ne voulait pas avoir à supporter ses aventures extra conjugales. Elle lui reprochait de continuer à se venger à cause de Layne et Ethan. Qu’elle voyait bien que Caro ou moi, on était complètement amoureuse, et qu’on ne se rendait pas compte qu’il se foutait de notre gueule, nous utilisait pour passer le temps.

Hein??? Elle se moque de nous là ??? Mais, c'est qu'elle nous insulte???

J’ai tendu l’oreille. Est-ce qu’il allait se défendre? Nous défendre? Rien? Je n’entendais rien. Ou peut-être qu’il pensait que ce n’était pas le bon moment pour aller contre? Est-ce qu’il savait seulement que j’étais là. Je l’ai juste entendu lui dire qu’il ne se vengeait de rien du tout. Que ça n’avait rien à voir. Rien à voir avec elle.

Il fallait que je me tire d’ici. J’ai cru remarquer des clés près de la porte. Je dois filer avant que Pascal réalise que j’ai tout entendu. Peut-être plus tard, revenir par la grande porte. Mais, il fallait que j’attende que Jess se soit calmée, voir si Pascal allait me demander de ne pas me pointer. Est-ce qu’il avait oublié que je devais passer?

Jess voulait savoir ce qu’il foutait avec une nana comme moi, une vieille, pas drôle, et pas si belle que ça. Waouh, on a la dent dure avec les rivales, hein! Pascal lui a dit que ça ne la regardait pas, ce n’était pas ses affaires. J’aurai préféré l’entendre dire qu’il était raide dingue de moi, mais bon, on peut pas tout avoir. Déjà que je ne devais pas être là.

Mise en confiance par son manque de combativité, ou parce qu’il faisait tout pour ne pas la heurter, elle a poussé le bouchon un peu plus loin, lui demandant de mettre enfin un terme à cette histoire avec moi. Ça m’évitera de souffrir. Là, Pascal est un peu sorti de sa réserve et lui a cette fois balancé, qu’il n’avait pas l’intention d’arrêter de me voir, qu’il tenait à moi, contrairement à ce qu’elle avait l’air de suggérer.

J’ai eu la confirmation qu’il ne la touchait pas souvent… Enfin, pas depuis un moment. Rassurant.

Légitime, Jess a susurré que s’il tenait tant que ça à moi, alors qu’est-ce qu’il foutait avec Caroline et Nina? Est-ce que ça faisait partie de sa démonstration d’affection de me tromper à tout va? Bien vu, ça m’intéressait aussi, quoique, ça ne me posait pas trop de problème, sauf quelques bouffées de jalousies mortelles. Pascal lui a demandé d’arrêter, ça ne la regardait pas, c’était entre lui et moi.

Ils ont encore discuté longtemps. Jess voulait seulement que les choses redeviennent comme avant. Elle ne voulait plus avoir à supporter de nous avoir sous le nez. Ils ont essayé de trouver une solution qui puisse leur convenir à tous les 2, mais rien ne semblait satisfaisant.

Pascal lui a proposé de ne plus ramener qui que ce soit à la maison, mais il restait en haut. Mais, Jess n’était pas d’accord qu’il découche. Il n’y avait pas d’issue. Clairement, elle voulait qu’il reste célibataire, à attendre son bon vouloir. On aurait dit qu’elle croyait qu’il était encore amoureux d’elle! Elle se demandait où avait passé l’amant, le garçon gentil, qui lui écrivait des petits mots qu’il laissait sous son oreiller, qui pouvait passer des heures à l’attendre, avec le sourire. Qui n’était heureux qu’avec elle.

Pascal a eu l’air agressif pour lui demander si elle parlait bien de celui qu’elle n’avait pas arrêté de tromper, le plantant à leurs rendez-vous sous la pluie, celui qu’elle laissant faire tapisserie quant ils sortaient en boîte? Jess a prétendu que c’était seulement pour le rendre jaloux, pour qu’il fasse attention à elle. Et aussi, parce qu’elle voyait bien les autres filles lui tourner autour, elle voulait lui montrer qu’elle avait du succès aussi.

Là, Pascal  semblé narquois; "Ha! Donc, quant je t'ai trouvée au lit avec Layne?? C’était juste semblant? Juste pour... Me rendre jaloux? Tiens donc! J'avais dû mal jugé la situation alors!!" Pascal en avait marre de discuter. Ils tournaient en rond, la discussion n’avait aucun sens.

C'est drôle, mais je trouve que Pascal semblait encore assez en colère contre elle à propos du passé!!! Il me semble qu'il ne le serait pas s'il ne l'aimait plus! Bon, je ne pouvais pas rester là, Pascal ne devait pas savoir que je les ai entendu se disputer. Il risquait de me dire de ne pas passer. Dès qu’il est monté, je l’ai appelé. J’avais eu le temps de descendre au fond du jardin, près du lac.

  • J’ai eu l’impression que ça chauffait chez toi, alors j’ai préféré rester dehors.
  • T’es où?
  • Sur le ponton. J’attendais de voir la lumière en haut pour t’appeler.
  • T’as bien fait. Trop bien fait. J’aurai préféré attendre qu’elle aille se coucher.. Bah viens. Viens directement en haut d’accord.

Pascal m’a fait entrer en douce et m’a demandé de rester un moment dans la chambre. Il voulait que Jess sache que j’étais là. Il m’expliquerait après. Hum, mais comme j’avais tout entendu, je lui ai dis que c’était pas la peine. Je ne voulais pas lui faire revivre la dispute encore. Il a apprécié et a semblé soulagé. Il est resté un petit moment au salon en haut, alors que j’étais dans la chambre, puis il est descendu.

En remontant, Pascal a fermé la porte communiquante à clé. Etant donné la situation, j’ai prétendu devoir rentrer. Il me semblait clair qu’il fallait que j’évite de me retrouver dans les pieds de sa femme. Pascal n’a pas insisté pour me faire rester. Donc, j’ai bien fait.

Vers les 4h du matin, Pascal m’a raccompagné à ma voiture. Après quelques centaines de bisous, on a réussi à se séparer. Des fois, on est un peu stupide, on oublie qu’on doit éviter des câlins, bisous et se tenir la main dans la rue, même à 4-5h du matin!!!

On voulait se voir samedi pour dîner à midi, puis faire un peu les magasins, mais ça n’a pas joué. Je suis bête, j’avais pas réalisé que si Thomas n’était pas là, c’était parce qu’il était au chalet. Jess voulait aller au chalet. Pascal a accepté d’aller l’amener, rester un moment aussi, mais il redescendait. Il ne passait pas la soirée, ni la nuit en haut. Elle n’était pas trop d’accord, mais je crois qu’elle n’a pas eu vraiment le choix.

Quant elle décidait de rester ici, Pascal lui montait au chalet. Il ne voulait pas passer le week-end avec elle, c’était clair.

J’avais prévu de lui faire à manger ce soir, j’ai été aussi loué quelques films, notamment la suite de Underworld. J’ai préparé une spécialité à l’africaine, j’avais eu la journée pour ça. Je n’avais plus qu’à prendre mes casseroles et réchauffer le tout.

Et, vers 16h, Pascal m’a averti qu’il était en chemin…

Trop cool. On a eu toute la soirée à nous, toute la nuit, et presque tout le dimanche. Le temps à passé trop trop vite. On s’est cloîtré à la maison, même pas mis les pieds dehors pendant 24h. On ne s’est pas quitté d’une semelle. On a même mis nos natels sur silence. Pas de Jess, pas de Caro. Il était à moi 24h. Rien qu’à moi. Quant je suis avec lui, je ne vois pas le temps passer.

Pascal avait demandé à Thomas de l’avertir dès qu’ils quittaient le chalet, et si Jess ne rentrait pas avec lui, dès qu’elle partait. Je suis partie avant qu’elle n’arrive.

Il était sagement installé devant la télé avec sa guitare quant elle est arrivée. Il avait laissé exprès son natel dans la chambre. Jess avait essayé de l’appeler, mais il ne lui avait pas répondu. Il n’avait pas l’intention de lui dire qu’on avait passé la soirée ensemble. Il préférait la laisser croire qu’il avait cherché à être un peu seul.


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341/2012 - Invisible... Moi!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 7 décembre 2012 - (341/2012) - Invisible

Pascal m'a demandé de ne pas passer ce soir, ou,  faire en sorte que Jess ne me voit pas. Que sa femme ne devine même pas que je suis là. Ils s'étaient disputé. D'après ce que j'ai compris, c'était à mon sujet, à propos de la cohabitation, etc. Fallait mieux que je me fasse invisible pour ne pas jeter de l'huille sur le feu.

Dès qu'il monterait se coucher, il m'avertira, et m'ouvrira en haut. Ou sinon, je pouvais l'attendre en haut en passant par chez lui, tant qu'ils ne sont pas là.

Je risquais de passer des heures à attendre. Il devinait que ça ne me dirait rien. De plus, il aurait fallu qu'il m'avertisse, pour que je puisse tout éteindre. Bref, on a choisi la 1ère idée.

Pascal et sa femme sortait avec l'équipe, puis peut-être un petit tour à notre bar habituel avant de rentrer.

C'était plus pratique pour moi. J'ai pu tranquillement me préparer, et passer une soirée tranquille à peindre, lire, regarder la télé, en attendant son coup de fils. Puis sincèrement, ça me convenait aussi de ne pas avoir à voir Jess. Moi aussi je voulais oublier son existence de temps en temps. Oui, ça me convenait très bien.

J'ai préféré qu'il m'avertisse quant ils s'apprêtent à rentrer. Quitte à faire traîner, pour me laisser le temps d'arriver. J'irai l'attendre en haut. Je lui ai demandé de ne pas m'oublier comme la dernière fois!!!


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340/2012 - Baisse de moral...

Publié le par JaneDo


Jeudi - 6 décembre 2012  -  (340/2012) -  Baisse de moral!

Impossible de voir Pascal ce soir. Il avait un match, ensuite, je crois que Thomas avait envie de passer une soirée entre mecs. Comme au bon vieux temps. Après le match, ils sortaient surement prendre un verre avec l’équipe. Enfin, si Pascal acceptait de le suivre. Je ne pense pas qu’il dira non. Il ferait tout pour éviter de se retrouver face à sa femme. Je crois.

 

Pascal m’appellera pour me souhaiter bonne nuit en rentrant. Si ce n’est pas trop tard. Et peut-être que j’irai le rejoindre.

En attendant, je pouvais me prélasser à peindre. Flottant parmi des bulles de lavandes, dans un bon bain chaud, j’ai fini un bouquin de Judd, que j’avais commencé plus tôt. J’étais prête à partir dès que je recevrais son appel. En attentant, j’avais enfilé un vieux t-shirt, que je pouvais tâcher à ma guise.

 

A part ça, je ne voulais voir personne. Je n’étais pas dans un de mes bons jour. Je faisais déjà assez d’efforts pour ne pas le montrer. Isabelle, une internaute, m’a dit que ce n’était pas le moment de prendre mes distances? Elle a raison. Gambate (courage en japonais).

 

Devant ma toile, j’oublie tout. Même mon entité, l’heure. Tout. Plus rien n’existe. Je n’ai pas conscience du temps, de l’espace, part celle de ma toile. Je suis dans ma bulle. Ça m’évite de poireauter derrière le téléphone. Je ne pense à rien d’autre; je suis couleurs, forme, doigts, pinceaux. Je plane. Je suis bien quant je peints. Je m’évade de ce monde.

 

Donc, si Pascal ne m’appelle pas, je ne m’en rendrait compte que quant je tomberai littéralement de sommeil.

 

L’empêche, c’est pas pour dire, mais j’ai de nouveau des grosses bouffées de baisse de moral. Des envies de mourir pour ne plus sentir ce poids dans ma poitrine. Je dois me jeter sur mes pinceaux, dans un livre, devant un film ou autre pour ne plus le ressentir. Evidemment, je n’en parle à personne. Comment confier ce genre de chose à qui que ce soit…

 

Je sais que bientôt, si je n’arrive plus à surnager, je ne serais plus là. Mon journal s’arrêtera brutalement. Evidemment, j’effacerais toutes traces dans mon appart, je détruirai toutes les photos, les petits mots, effacerait tous les messages sur mon natel. Je ferai le vide. Les seules traces que je ne peux pas effacer, sont ceux sur internet.

 

Marrant, il restera un petit peu de moi sur la toile pendant quelques temps. Un autre genre de toile :) … Puis plus rien.


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