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39/2013 - Seule à ne rien savoir...

Publié le par JaneDo


Vendredi - 08 Février 2013  - (39/2013) - Seule qui ne sait rien!

Mal de tête incroyable aujourd’hui. Je crois que c’est reparti pour mes maux de tête. J’en ai eu pendant plus de 10ans, puis, du jour au lendemain, plus rien. Ces temps, j’ai l’impression que ça recommence. Avec de petites périodes d’accalmie. Je crois que je vais essayer de reprendre des vitamines B6, peut-être que ça m’aidera. J’ai l’impression que mes règles aussi sont plus douloureuses.

J’ai pensé que Pascal devinerait qu’il me manque, ou à m’appeler aujourd’hui. J’ai attendu toute la journée. Niet.


En désespoir de cause, sans y avoir été spécifiquement invitée, je me suis pointée chez Pascal. C’était bien après minuit, il n’y avait personne dans la maison. Je me suis installée dans la chambre pour lire. Après minuit, j’ai commencé à ressentir de l’angoisse; “et s’ils étaient tous en montagne?”. C’était un peu tard pour descendre vérifier en bas, ou même dans les affaires à Thomas. Il suffisait que quelqu’un rentre et il verra la lumière dans des pièces où je ne suis pas sensé aller.

J’ai voulu envoyer un message à Pascal pour dire que j’étais là. Puis, je me suis sentie bête. Si chaque fois qu’il ne se donne pas la peine de m’appeler, me donner des nouvelles, ou ses plans de sorties, et que je passe mon temps à l’attendre chez lui, Pascal ne se donnera jamais la peine de changer. Wafff, je devais partir. Il aurait dû m’appeler.

Je me suis dépêchée de remballer mes affaires et filer. Si Pascal voulait me voir, il n’avait qu’à m’appeler.

Tout le long du chemin, j’ai croisé des tonnes de personnes qui avaient l’air de s’amuser, d’avoir des choses à faire, des gens à voir, des couples. Triste, les larmes aux yeux, je me sentait désespérément seule. Où était-il? Que faisait-il? Est-ce que je lui manquais? Mon imagination a commencé à me faire souffrir. Je l’imaginais avec Caro, ses amis, sa femme, à rire, à faire la fête. Pourquoi ne m’avait-il pas appelée? Pourquoi n’en a-t-il même pas eu l’idée?

Mon natel a crépité… C’était Pascal. C’était lui. Il demandait où j’étais! Il aurait dû y penser avant, non?

Puis, la colère a pris le relais. Il n’a pas pensé me dire où il était? Seulement où j’étais? C’était un crétin. S’il tenait à moi, il aurait pensé à m’appeler, à me dire ce qu’il faisait ce soir, me proposer de le rejoindre. Pfff, quelque chose, mais certainement pas ce gros vide. Ce gros silence. Je n’étais qu’un bouche-trou? Il voulait savoir où j’étais pour être sûr qu’il était tranquille? Qu’il n’y avait pas de risque que je lui tombe dessus?

J’étais trop énervée pour avoir envie de lui répondre. Parce que j’avais plutôt envie de lui dire d’aller se faire foutre.


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38/2013 - Encore une clé !

Publié le par JaneDo


Jeudi - 07 Février 2013  - (38/2013) - Encore une clé!

Question de ne pas pousser Jess à bout, on a décidé, Pascal et moi, de se faire plus discret. Même si on se rencontre chez lui, donc à l’appart de Thomas, je devrais faire en sorte de ne pas croiser Jess. L’éviter à tout prix, quitte à devoir me cacher. Thomas m’a remis encore une clé. Il paraît qu’il m’en avait déjà donnée une, quant on s’était installé à l’étage.

Ça posait quelques problèmes. J’étais sensée être copine avec Jess, d’habiter temporairement et parfois, chez elle. Pour l’extérieur, Pascal était sensé être toujours en bas, même s’il passait beaucoup de temps en haut avec Thomas. Surtout depuis qu’un escalier reliait les 2 étages. De l’extérieur, personne n’était sensé savoir que Pascal habitait maintenant en haut. Mais comment le cacher à ses parents?! Et à long terme à leurs amis?!


Pour Pascal, c’était compliqué, et les changements d’humeurs de sa femme l’agaçait. Moi, je comprenais, je pouvais difficilement la blâmer. Pour lui, ça paraîtrait étrange que je passe par en haut, et il ne voulait pas que leurs connaissances s’imaginent que, j’avais recommencé à sortir avec Thomas. Et pourtant, c’était peut-être la solution.

Ce soir, Pascal avait eu un match, ensuite il avait rendez-vous avec Varios. Jess était sorti, Pascal devait la rejoindre en ville, dans le bar que fréquentait la bande habituelle. On n’avait pas prévu de se voir, mais, j’avais envie de le voir un petit moment. Alors, je l’ai appelé.

J’avais passé la journée à attendre des nouvelles de Tchoy. Il avait promis à ma soeur de passer lui installer ses étagères. Mais, comme à son habitude, on ne peut compter sur lui. Ce n’était pas la 1ère fois qu’il agissait de la sorte. Donc, aujourd’hui, impossible de le joindre. Il ne répondait pas à son natel. Tchoy a fait le mort. Ça m’énerve grave. Je ne lui prêterais plus 1 centime, ne lui rendrait plus service. Et certainement pas avant qu’il respecte sa parole. Quel enfoiré.

J’avais décidé de retrouver Pascal, comme on le faisait au début, près du bar pour lui voler un baiser et quelques câlins. Ça avait toujours été des petits moments passionnants, qui n’appartenait qu’à nous.

Pascal n’a pas semblé enchanté. Il n’osait pas se laisser aller et ne voulait pas se faire attraper en train de m’embrasser, dans un coin cacher, en pleine rue. Il est venu me retrouver dehors, mais n’a pas fait un geste. J’ai voulu tenté un petit rapprochement, mais il m’a découragée. Je me suis sentie repoussée et déprimée.

Pour essayer de se rattraper, il a proposé qu’on se retrouve après chez lui. Il ne pensait pas faire tard, tout au plus, dans une heure, il serait à la maison. Malgré mon abattement, la boule à l’estomac, j’ai souri et accepté en me montrant enjouée. Pas question que je baisse les bras, ni que je fasse la gueule. Ce serait faire le jeu de mes rivales.

Jess ne s’est pas doutée de ma présence à l’appartement du dessus. J’avais parqué près de chez Caro. Et je suis partie dès que Pascal s’est endormi. Ça m’aurait bien plût de prendre le café du matin avec lui. Quelle galère, j’ai l’impression qu’on s’éloigne, il faut absolument que je trouve le moyen de rallumer la flamme!!! Je ne veux pas que notre relation devienne de la routine, je veux qu’il ait toujours les papillons dans le ventre, comme au début.


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37/2013 - Courses et soirées avec Tchoy, mon meilleur pote

Publié le par JaneDo


Dimanche - 03 Février 2013  - (34/2013) - Lecture & Journée au coin du feu!

Fatiguée, j’ai passé la journée à dormir, en attendant l’appel de Pascal. De toute façon, il faisait moche. On avait prévu de sortir dîner ce soir. Mais ça ne s’est pas fait. Pascal n’a pas osé s’absenter. Donc, snif, on ne s’est pas vu. J’ai quand même passé une bonne journée, le nez planté dans mes livres.


Lundi - 04 Février 2013  - (35/2013) - Soirée lecture, après souper de famille!

Petit changement pour le souper de famille, c’était ce soir. Aurore, la copine à David, s’était fait arracher une dent. Ma frangine avait fait des pâtes à la crème. On a tous beaucoup trop mangé. Ensuite, je suis rentrée, me faire encore une petite soirée lecture.


Mardi - 05 Février 2013  - (36/2013) - Soirée avec Tchoy!

Tchoy m’a demandé de l’emmener faire les courses, aujourd’hui. Il n’a plus de voiture depuis presque un mois. Mais, j’avais lu jusqu’à 8h du matin, j’étais raide. Ensuite, Marie m’a demandé de l’aider avec un truc sur son ordi, alors, je n’ai pas pu aller me coucher. Alors, j’ai repoussé à 17h, et j’en ai profité pour repousser mon rendez-vous chez le médecin à 13h.

La cops à Lilice, qui travaille temporairement au salon, connaît mon ex, Mathieu. Sa mère ou copine, je ne sais plus, allait au truc de gym ou il travaillait; Let’s Go. Il fait toujours le “coach” aussi pour la marche en ville et tout. Drôle, mais il m’a dit qu’il faisait plus ça! Menteur. J’avais voulu inscrire Dol à ses balades, ça l’aurait obligé à bouger, et peut-être de boire moins!

Mais, j’ai eu de la peine à me lever, en plus, il pleuvait à fond. Il a proposé de repousser à demain. Je voulais en avoir fini, sans avoir besoin d’annuler. Puis, je devais passer chez Lilice, pour régler internet sur son ordi. Marco lui avait dit que ça ne prendrait même pas 5mn et 2 click. Mon oeil!

On a dû téléphoner chez l’opérateur. Le type était sympa, puis il a commencé à jouer les dragueur. J’étais persuadé qu’il avait plutôt l’âge de ma nièce. De fils en aiguille, il a voulu voir sur Facebook. Tout de suite conquis par ma puce, il a voulu l’inviter à prendre un verre.

Et j’ai voulu voir sa tête… No surprise… Il est moche! Non mais, franchement, les mecs ne doutent de rien. Comment un vers de terre pareil pouvait-il espérer intéresser un fille!!! Ou est-ce qu’il pense que c’est assez “FAME” de travailler chez SwissCom?! Non mais vraiment! J’ai dit à ma puce, qu’elle n’avait qu’à lui dire que depuis, ben, elle sort avec quelqu’un et qu’il est jaloux.

 J’ai donc fait l’effort de jouer les chauffeur pour lui. Puis, je ne sais pas ce qui m’a pris, je l’ai invité à la maison.

J’avais des tonnes de paperasseries à faire, parce que demain, j’ai rendez-vous chez l’avocat. Donc, 23h, je le ramène. On a tellement papoté, je ne l’ai ramené chez lui, qu’à 7h du matin. Pfff, je n’ai rien fait de ce que j’avais prévu. Poisse. J’ai dormi presque tout le reste de la journée.

J’avais pensé retrouver Pascal, entre 2 portes, juste pour un petit bisou, mais étant donné ma journée et mon programming de dernière minute, c’était pas possible. Je l’ai quand même bombardé de petits messages, plus tôt, pour dire que je l’aimais.


Mercredi - 06 Février 2013  - (37/2013) - RV avocat & médecin & dîner à Moudon!

Pour la première fois depuis des lustres, j’étais en avance à chacun de mes rendez-vous! Avant 10h, chez l’avocat, et 13h20, chez le médecin. Entre le rendez-vous de l’avocat et du médecin, j’ai traîné au salon de ma frangine. J’ai pu voir mes 2 nièces pendant plus d’une heure.

Après le médecin, j’avais prévu de rentrer et rattraper mon sommeil, mais, c’était sans compter ma frangine. Elle avait des étagères à pendre, etc, et elle a voulu que je demande à Tchoy. Carmine n’est pas trop bien ces temps. On dirait qu’il a eu une petite attaque. Il était pâle comme un linge.

Je suis quand même rentrée dormir un peu, puis vers 18h, j’ai ramassé Tchoy pour aller à Moudon. Tchoy a prétendu ne rien pouvoir faire. Il lui faut, soi-disant, une perceuse pour le béton. J’ai pourtant insisté pour qu’il fasse au moins les étagères, mais Rose à proposé demain. Connaissant Tchoy, je ne suis pas sûre qu’il se bougera plus demain!

Rose nous a fait un riz au curry. Délicieux. On est rentré vers 21h30. Je ne rêvais que de retrouver mon lit. J’avais rendu à Kachouka un des CHERUB que j’avais terminé, et j’ai embarqué le tome suivant. Tchoy m’a demandé de passer prendre un pote à lui, m’a emprunté 250 balles, et je l’ai déposé ensuite chez un autre pote, au Valentin.


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33/2013 - Bonne Surprise!

Publié le par JaneDo


Samedi - 02 Février 2013 - (33/2013) - Bonne surprise!

Vers 2h du matin, voilà qu’on sonne à ma porte. C’était Pascal. J’ai tout de suite remarqué les marques de griffures sur son cou et sa mâchoire. Il s’était disputé avec sa femme, et ras le bol, il avait détalé.

Leurs disputes portaient sur la rose qu’elle avait vu. Jess avait pensé qu’il le lui offrirait, puis elle a cru le voir essayer de la dissimuler. Peut-être pour lui faire une surprise. Mais non.

Elle n’avait pas voulu en parler, pensant qu'il voulait peut-être lui faire une surprise, et qu'elle la retrouverait posé sur son lit, ou le matin dans un verre sur le bar de la cuisine. Après que Pascal soit monté soi-disant se coucher, ça l’avait travaillé. Quant elle n’a pas vu la rose sur son lit, elle avait été voir dans la voiture. Elle ne l’a pas trouvée.

Puis, elle est montée avec l’intention d’aller frapper à sa porte et dormir avec lui… Et... elle nous a entendu.

Jess a tout de suite compris pour qui il avait acheté la rose. Comme ma voiture n’était pas parquée devant la maison, elle avait pensé que j’étais partie. Jess était persuadée de trouver Pascal tout seul. Pascal avait été adorable avec elle tout la soirée, alors elle avait pensé que ça lui ferait plaisir, un peu de compagnie.

Jess n’avait pas voulu qu’il sache qu’elle était montée, qu’elle s’était sentie blessée, qu’elle nous avait entendu. Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle avait voulu l’espionner.

Ce soir, ça l’avait rendue agressive qu’il soit aussi gentil, mais qu’en fin de compte, il faisait du cinéma. Elle a fini par craquer. Par lui lancer des piques d’abord. De le voir ignorer ses petites remarques, son ton narquois, son agressivité, de ne pas relever le fait qu’elle était de mauvaise humeur, qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, elle a compris qu’il s’en foutait. Dès qu’ils sont rentré, elle a explosé.

Pascal a tenté de la calmer. Il lui avait même proposé de rester avec elle ce soir. Il a dit; “Jess était super en rogne”. Impossible de l’apaiser. Pour éviter le clash, il a préféré partir.

Je ne sais pas pourquoi, mais, je me suis mise à la place de Jess; qu’il soit venu chez moi, ne lui plairait pas du tout. L’horreur! Ils se sont disputé justement, à cause d’une nana, chez qui il court juste après? C’était pas top. Je me suis sentie coupable. En même temps, ça me faisait hyper plaisir de le voir. Dualité. D’apprendre qu’il était venu chez moi, ne pourrait que la blesser d’avantage.

Ça m’énervait d’avoir pensé à elle. Je voulais être égoïste, et ne penser qu’à moi.

Pascal pensait juste rester une, voir 2h, question de laisser le temps à Jess de se calmer. Pour une fois, je ne voulais pas penser aux autres, mais rien qu’à moi. Pascal n’avait pas l’air de vouloir rentrer. Plus le temps passait, plus sa résistance s’amenuisait. Alors, je ne l’ai pas encouragé à partir.

Le matin, on a réalisé qu’il était risqué de rester chez moi. Si on voulait passer le week-end ensemble, il fallait soit, qu’on aille ailleurs, ou chez lui. Mais après sa dispute avec sa femme, je trouvais ça horriblement sans coeur d’aller me pointer là-bas. Mais, Pascal a réussi à me convaincre. C’était mieux ça, que disparaître tout le week-end.

Pascal a décidé de rentrer. Il était prêt a subir les conséquences de ses actes.

  Jess avait les yeux rouges, gonflés. Elle avait passé le reste de la nuit à pleurer, jusqu’à ce qu’elle trouve refuge dans le sommeil. Il a fondu en la voyant dans cet état. Se sentait coupable d’avoir découché, de lui avoir fait de la peine. Il a voulu me dire de ne pas venir, mais je n’avais pas répondu à mon natel. J’ai préféré ignoré ce que je présentais dans sa voix.

J’avais passé ma journée à peindre. J’avais retrouvé ma joie de vivre, mon entrain. J’ai entamé 2 nouvelles toiles. Pendant que la peinture séchait un peu. J’ai lu. Puis, il me manquait 1 ou 2 petites choses, alors j’ai été faire quelques courses de dernières minutes, avant la fermeture des magasins. En fin de journée, j’ai fait une sieste, après un long bain, en lisant.

Vers 22h, sachant que Thomas serait encore là, je suis passée par en haut. Pascal était au rez avec sa femme.

Quelques copains à Thomas sont passés le chercher et prendre un verre avant de sortir. Comme j’avais parqué ailleurs, et que Pascal pouvait ignorer que j’étais là, je l’ai prévenu par sms. Puis, après le départ de Thomas, je me suis installée et j’ai lu.

Pascal n’a pas répondu à mon message. Je pense qu’il n’a pas osé. Je ne savais même pas s’il l’avait vu. Il a passé la soirée avec sa femme. Puis, enfin, vers 1h du matin, il est monté. Embarrassé, il m’a demandé de ne pas lui en vouloir, mais qu’il allait rester avec elle encore un peu. Qu’il monterait dès qu’elle s’endormirait. Ça ne me gênait pas, tant qu’il viendrait après.

J’avais juste un peu peur qu’il finisse par s’endormir en bas. Mais non. Vers 3h du matin, Pascal est enfin monté. Jess venait de s’endormir. Pascal a verrouillé la porte entre les 2 appartements. Je pense qu’il ne voulait pas prendre le risque que Jess découvre que j’étais là.

Dès le moment où il a passé la porte, j’ai ressenti un grand soulagement. J'ai pu apprécier une bonne soirée à lire au coin du feu, avec la télé en toile de fond. Tranquille. J’ai filé vers 6h du matin. Je voulais aussi éviter de faire plus de peine à Jess.


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32/2013 - Pas toutes des lesbiennes!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 01 Février 2013 - (32/2013) - Pas toutes des lesbiennes!

C’est vendredi, mais, je savais que je ne verrais pas Pascal ce soir. Un dîner en famille, je crois. Donc, j’avais prévu de sortir avec Vania, et j’avais proposé à Caro de venir avec nous. Ce qu’elle a accepté avec enthousiasme. Je suis passée chercher Caro et on a rejoint Vania et ses copines directement au resto.

Clairement, les histoires de “lesbiennes”, c’est pas vraiment notre truc. Malgré tout, on a bien rit, et on s’est bien amusée. Ce qui nous a aussi beaucoup amusée, c’est que la plupart des filles pensaient que Caro et moi, on était “des leurs, ensemble, des lesbiennes quoi.

Ça m’a fait penser que la plupart de ces filles, ne savent pas reconnaître la frontière entre l’amitié, et l’amour. Elles mélangent tout avec le sexe. En fait, c’est assez perturbant.

Elles ont voulu aller ensuite dans un bar homo, on a suivi. Mais, pas en boîte. Pour Caroline, comme pour moi, on se serait sentie bizarre dans la boîte, avec les filles qui se roulent des pèles, qui se pelotes. Ou encore plus angoissant, qui essayeraient de nous “allumer”. Évidemment, on a tout entendu; on peut pas savoir si on n’essaie pas, que si on est pas pour et qu’on ne comprend pas, c’est qu’on fait semblant. Bref, d’après une d’entre elles, plus agressive, on est lesbienne, mais, on n’a pas le courage d’accepter nos véritables penchants. Ça nous a fait assez sourire, aussi bien Caro que moi.

Malgré notre triangle amoureux et sexuel, on sait très bien qu’on est pas lesbienne!
Je suis rentrée vers 1h30 du matin, après avoir déposé Caro et pris un dernier café… Crevée.

Si j’avais été plus en forme, et pas aussi naze, je serais resté pour regarder un film avec elle. Mais, j’étais vraiment trop fatiguée. J’avais passé la moitié de la journée dans un bain à lire. Le reste, j’ai foncé en ville pour faire quelques courses, alors j’étais sur les rotules. Je n’avais accepté de sortir avec Vania que parce que, je ne l’avais pas beaucoup vu. Je l’avais un peu négligée, perdue dans mes histoires avec Pascal.


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31/2013 - Retour chez Pascal...

Publié le par JaneDo


Jeudi - 31 Janvier 2013 - (31/2013) - Retour chez Pascal!

Depuis que la femme à Pascal m’avait laisser un message hurlant sur ma boîte vocale, je n’ai pas remis les pieds chez Pascal. Je ne sais pas très bien, si c’est à cause de ça que je me sens si déprimée.

Ce soir, Pascal avait un truc en début de soirée. Je crois que c’est avec le basket. Pascal m’a demandé de passer chez lui après. J’avais un peu les boules, Jess risquait de ne pas le prendre très bien. Pascal m’a dit de ne pas m’inquiéter pour ça, il s’occuperait d’elle. Glups. Je n’avais pas trop le courage de faire ça. Déjà que j’étais d’une humeur de chiotte, je n’avais pas envie, en plus, de me prendre la tête avec elle.

L’air de rien, je la comprenais. J’ai toujours trouvé la situation gênante. Plus que gênante.

La dernière fois que j’avais presque passé tout le week-end avec Pascal, on avait beaucoup discuté. J’avais décidé qu’il était préférable que je reste à l’écart de son couple. Je ne voulais pas embarrasser Jess. Je voulais me comporter, comme j’aurai aimé que la maîtresse de mon mari se comporte. “Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse”, c’était la devise que je voulais adopter.

Je ne me rappelle plus si Thomas m’avait donné une clé, et si oui, je ne sais plus où je l’ai mise. Passer à travers l’appartement du rez, anciennement chez Pascal, alors que sa femme m’avait interdit de remettre les pieds chez elle, c’était pas top. J’ai donc, préféré que Pascal m’appelle sur le chemin du retour.

Thomas et Pascal étaient tous les 2 en trainings et traînaient sur le canapé à siroter du coca. Thomas n’a pas pu s’empêcher de faire une petite réflexion. Il avait pensé qu’on s’était disputé. Ce qui était plus ou moins vrai. Il a donc fait une petite remarque à Pascal, disant que grâce au ciel, il allait retrouver sa bonne humeur. Pascal a juste rigolé. Puis, un peu embarrassé, Pascal lui a raconté m'avoir fait une scène, parce que j’avais été avec Layne au Gala de Bienfaisance à Genève.

Thomas s’est moqué de lui. J’ai remarqué que la porte entre les 2 appartements étaient ouvertes. Donc, Jess pouvait monter à tout moment. Après avoir été déposer mon sac dans la chambre à Pascal, je me suis sagement assise dans un des fauteuils. Pascal a froncé les sourcils, ne comprenant pas. Je me répétais sans cesse, que; "je devais agir comme j’aimerais qu’on agisse à ma place…". J’allais me tenir tranquille désormais et ne plus me laisser emporter par mes émotions.

Jess est montée toute habillée, prête à sortir, et voulait savoir qui l’accompagnait. De petites flammes dansaient dans ses yeux quant elle m’a vue. Mais, grande dame, elle m’a fait la bise. Seul son sourire était un peu coincé. Thomas a tout de suite été sur ses pieds, prêt à aller se changer. Jess a fait la grimace, elle n’avait pas envie de sortir avec son frère!

Peut-être parce que j’étais là, elle a commencé à astiquer Pascal, pour qu’il l’accompagne. Il n’avait pas du tout envie sortir. Pascal n’a jamais vraiment aimé traîner dans les bars, mais je pense que ma présence n’arrangeait pas les choses. Jess devait l’avoir oublié pour penser qu’il restait, pour rester avec moi. Gênant.

En souriant, j’ai fait mine de vouloir m’en aller. Encore pire. Pascal m’a demandé de rester. Je ne voulais pas que Jess se fâche contre moi, et pas non plus qu’elle pense que, c’était de ma faute s’il ne sortait pas avec elle. Apparemment, il lui avait déjà dit qu’il ne sortait pas. Et d’après les regards qu’elle me lançait, elle pensait savoir pourquoi.

J’ai dit que je restais s’il sortait comme prévu avec Jess. Hum, ça les a surpris tous les deux. Que j’avais pris mes bouquins, et que j’avais pensé passer une petite soirée tranquille au coin du feu.

  • Tu vois… Apparemment, Jane pense aussi que tu ne t’occupes pas assez de moi!

Tsshi! C’est pas du tout ce que je voulais dire!!! Pour que personne ne puisse voir la tête que je faisais, ni se rendre compte que je faisais des efforts, j’ai été me préparer un café.

  • C’était quoi ça?
  • Ben rien. Jess n’a pas envie de sortir toute seule, et je suis sûre que quelque part, tu aimerais lui faire plaisir, non? Alors vas-y Pascal. Je t’assure que je ne m’ennuierais pas de passer une soirée à la maison à lire. Puis en chuchotant, je lui ai dit que je l’attendrais à la maison.

Pascal, perplexe, me demandait des explications? Glups. Et sa femme nous observait et pouvait tout entendre. Alors, j’avais soigneusement choisi mes mots. Et aussi, mince, je ne voulais pas qu’il ait l’air de me demander la permission. A sa tête, ça ne l’enchantait pas du tout de sortir.

Thomas m’a remontré comment fonctionnait la télécommande de tout son système audio et satellite. Inutile de dire que, je n’y comprends toujours rien. Je crois que je me contenterais des chaînes standards. Quand même, Jess aurait pu au moins me remercier? Puis, non, je vois pas pourquoi.

Une fois qu’ils étaient partis, je me suis larvée dans le canapé. J’adore lire. J'en étais au volume 5 de CHERUB. Donc, j’étais en très bonne compagnie. Vers minuit, je me suis forcée à aller me coucher. Comme d’hab., je n’ai pas réussi à éteindre la télé. Je ne voulais pas risquer de croiser Jess, si jamais. Pascal allait certainement bientôt rentrer. J’ai encore lu au lit, jusqu’à ce que j’entende sa voiture se placer devant le garage.

D’après les voix, Jess était rentrée aussi. Waouh, des heures à se préparer pour juste passer une petite heure en ville? C’était nul. Mais bon, chacun son truc. Moi, ça me ferait chier. Si je passe des heures à me préparer, faut que ça en vaille la peine.

Dix minutes plus tard, mon petit cœur passait la tête par la porte, avec son petit sourire super craquant, pour dire qu’il allait se changer en bas, qu’il serait de retour dans moins de cinq minutes. Je palpitais de joie. Au moins, je n’étais pas venue pour rien. Se changer a pris un peu plus de vingts minutes. Pour s’excuser, il m’a offert une rose blanche, qu’il a caché dans son dos en entrant dans notre chambre. Trop mignon ce mec! Il avait dû l'acheter à un de ses vendeur, qui sillonne les bars et les boîtes avec les restes des fleuristes. C'était gentil comme tout. Ça voulait dire que même si je n'étais pas avec lui, il avait pensé à moi. J'étais trop contente.

Il n’avait pas besoin de s’excuser, je pouvais bien l’attendre jusqu’à la fin des temps, juste pour avoir la chance de dormir, ne serait-ce qu’une nuit dans ses bras… Je l’ai dans la peau, c’est sûr!

Malgré l’heure tardive, il a pris la peine de me faire l’amour, avec autant de passion que d’habitude, de me dire que je lui avais manqué. Encore une fois, il s’est excusé pour sa réaction samedi soir, et m’a assuré qu’il m’aimait toujours à la folie. Moi aussi. C’est le délire total de poser mes mains sur sa peau, sur son visage, d’embrasser ses lèvres, de sentir sa chaleur.

Même encore aujourd’hui, je me pince encore. Je n’arrive toujours pas à croire à la chance que j’ai, d’être avec un mec comme lui.

J’avais juste pas remarqué que Jess m’avait envoyé un message, alors qu’ils étaient en ville, pour me demander si elle n’avait pas été assez clair? Je l’ai vu une fois de retour chez moi. Aucune idée quoi répondre à ça! Et je ne pouvais certainement pas en parler à Pascal.


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29/2013 - Marre de la vie

Publié le par JaneDo


Mardi - 29 Janvier 2013 - (29/2013) - No parachute! Marre de la vie!

Waouh! Je suis tellement déprimée!!!! J’ai même de la peine à respirer. Je me sens plus bas que terre. Le moral? Je ne sais même pas ce que ça veut dire. Pourtant, j’ai parfois trop tendance à partir au quart de tour, à imaginer mon pire cauchemar. Au lieu de prendre les choses comme elles viennent et de rester positive.

Après la manière que Pascal m’a envoyé sur les roses, ou creuser des tranchées dans le Boukukstan (invention de ma part, hihihi. Ça remplace Tombouctou), je n’avais plus aucune envie de l’appeler. Heureusement, c’est Pascal qui a appelé, sans attendre le déluge. Probablement conscient que je me rongeais les sangs.

Pascal s’est excusé, me demandant de lui pardonner d’avoir si mal réagi. Il comprenait que le hasard m’avait conduit à cette soirée. Il aurait bien voulu m’interdire de fréquenter Layne, mais il n’en avait pas le droit. Il essayait d’accepter le fait qu’on soit amis. Il était vraiment désolé de s’être montré atrocement jaloux.

Pfouhhh, j’étais sous le choc. Je m’attendais à devoir me justifier, à même m’aplatir comme une crêpe pour qu’il me pardonne. Mais, c’est vrai, je ne savais pas qu’il serait à cette soirée, n’ayant aucune idée où il allait. Ce n’était pas de ma faute. Et c’est vrai aussi qu’il s’était montré jaloux. Au lieu que ça me rende furieuse, je l’ai trouvé adorable. Adorable de l’avouer, de le reconnaître, et adorable qu’il m’aime à ce point.

Je l’ai rassuré; rien de grave, je ne lui en voulais pas du tout. C’est vrai que je le trouvais hyper courageux d’avoir le courage de s’excuser. Il fallait être un vrai mec pour ça. Et contrairement à ce qu’il pouvait sans doute imaginer, je l’admirais encore plus. Et l’aimait encore plus fort.

On a encore discuté une petite heure au téléphone, puis il a essayé de me convaincre de sortir manger un truc avec lui ce soir après son entraînement. Mais, je ne pouvais pas. J’avais mon souper de famille. J’avais pensé l’annuler toute la journée, mais après les appels de mes neveux, Kachouka en tête, j’ai réalisé que ça n’allait pas être possible. Donc, souper il y aura!

Pascal a proposé que je passe après, mais je préférais rester sur une bonne note. Malgré tout, la boule qui me ronge l’estomac, est toujours là. Impossible de m’en défaire. Je ne comprenais pas! J’étais pourtant soulagée? rassurée? Pascal n’était plus fâché, on s’était rabiboché, alors pourquoi je me ronge de l’intérieur?

Mince… Je crois que c’est parce que j’en avais marre de la vie! Marre des chagrins, marre d’avoir peur, marre de flipper pour tout et rien, marre de me faire avoir par mes proches, marre de tout…

Je suis rentrée tard de chez ma frangine. Dans la voiture, j’ai versé quelques larmes en me rendant compte à quel point la vie m’était devenue insupportable. Je crevais d’envie de prendre un cocktail molotof pour ne plus penser à rien et pouvoir dormir d’une traite pendant plusieurs jours.

Mercredi, j’étais un véritable légume. Pas envie de peindre, ni de bosser, ni rien. Je n’ai fait que lire. C’est la seule chose qui me transporte ailleurs. J’avais coupé tout contact avec l’extérieur; natel, téléphone, et touti quanti. Je ne voulais entendre personne. Je suis crevée.


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28/2013 - Hello déprime!

Publié le par JaneDo


Lundi - 28 Janvier 2013 - (28/2013) - Hello déprime!

Ok! Je n'ai pas tenu le coup. Peu avant 23h, j'ai envoyé un premier message à Pascal. Rien. Pas de réponses. Il était peut-être déjà couché? 10mn plus tard, j'essayais encore. Zut. Je n'arrivais pas à croire qu'il dormait déjà. Grrrh. Après 20mn d'hésitation, j'ai tenté ma chance. Je l'ai appelé.

  • Coucou?

Gros soupir à l'autre bout du fils. Pascal m'a demandé d'attendre une seconde. Je l'ai entendu se déplacer. Certainement pour s'isoler dans un coin. Impossible de deviner son humeur. Je pense qu'il était à l'étage, chez Thomas. Son nouveau chez lui.

  • Écoute... C'est gentil d'avoir appelé, mais... J'ai vraiment pas envie de te voir ou de te parler en ce moment.
  • Oh! Je vois...

Douche froide et gros silence de part et d'autre. Je n'avais pas envie de raccrocher, mais je ne pouvais pas faire autrement. C'était... ridicule de rester en ligne. D'autant plus que, je ne savais pas quoi dire. Je regrettais amèrement de l'avoir appelé. Si c'était pour entendre ça, j'aurai préféré m'abstenir.

  • C'est à cause d'hier soir?
  • Je ne veux pas parler de ça. Bon...

Alors, à cours de paroles, je lui ai souhaité, bonne nuit, lui aussi et j'ai dû raccrocher. Waouh! L'empêche, c'était la 2ème fois qu'il me parlais comme ça. Je n'avais pas l'habitude de le sentir si froid.

C'était nul. J'ai mal dormi, et j'ai passé tout le lundi avec le moral dans les chaussettes. Je passais en boucle dans ma tête, le ton de sa voix, ses paroles. Mais, je n'étais pas plus avancée. Pascal avait eu l'air calme, pas énervé, mais imperméable. Je n'arrivais pas à croire qu'il puisse vraiment me faire la tête pour un truc pareil.

D'ailleurs, je n'ai pas fait grand chose de la journée, à part me laisser drainer par le cafard. Ça y est, je suis à nouveau complètement déprimée. J'avais de la peine à dormir, j'ai passé de longues heures à hésiter à m’enfiler quelques somnifères. Mais, j'ai résisté.


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27/2013 - Pas de nouvelles! Encore une fois!!!

Publié le par JaneDo

C'est quoi cette "m" encore avec la police qui reste bloqué sur la page! Rhhhhhhh... y en a ras la casquette! (pour pas dire pire!!!)


Dimanche - 27 Janvier 2013  - (27/2013) - Pas de nouvelles! Encore une fois!!!

Super… Aucune nouvelle de Pascal de toute la journée! Le rat! Je n’ai pas appelé non plus. Même si, j’ai presque failli couper les fils du téléphone et jeter mon natel sur la route pour éviter de le faire. Rhhh. Trop dur. J’imagine qu’il est en colère. Je pense que, j’aurai pu aller à cette soirée de bienfaisance, sauf avec Layne.

De toute façon, je déteste ces conneries de soirée. Pour faire des donations à des œuvres de charités? S’habiller avec des robes hors de prix et tous ces bijoux encore plus hors de prix que les robes, je trouve ça plutôt hypocrite. Ce que je déteste encore plus, c’est que les hommes ont l’air d’exhiber leurs femmes, comme ils exhiberaient leurs bagnoles. Pfff. Est-ce que j'ai l'air d'une bagnole moi?!

Désespérée, le moral dans les chaussettes j’ai avalé un pot de glace vanille aux crunchs, en entier. J’entamais le 2ème pot quant Thomas m’a sortie de ma léthargie. J’ai hésité à répondre, mais l’idée de parler à quelqu’un proche de Pascal, m’a fait sauté sur mon natel.

  • Vous vous êtes disputé ou quoi?
  • Hein? Pourquoi?
  • Je sais pas… la tronche qu’il fait…
  • Hum… Tu me demande ça pour aller vite rapporter à Jess ou quoi?
  • Merci! J’apprécie vachement ta confiance!
  • Ben… Légitime non?
  • Non. Absolument pas. T’es mon amie aussi.
  • Alors pourquoi tu me demandes ça?
  • Il est grinchu, de super mauvais poil… Alors, il s’est passé quoi?
  • Tu devines pas?
  • Nooooon… Layne? Merde! J’y ai pas pensé. Et ben merde alors!

Bref, après le coup de fils, je dois dire que, quelque part, j’étais contente. Au moins, il était aussi mal que moi. Je me demande si je devais lui envoyé un petit message, l’air de rien, juste pour dire, que je pense à lui? Non. C’était à lui de m’appeler. C’est lui qui est pris. Et je risque mal tomber.

L’empêche, que j’étais super furax qu’il m’ait ignoré tout le dimanche. Même pas un misérable sms… Malgré tout, je pense avoir bien fait de refuser l’invitation de Thomas d’aller manger ensemble ce soir. Quoique… Il m’invitait chez eux, et… J’aurai pu voir Pascal? Et on aurait pu s’expliquer?


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26/2013 - Pascal, Pascal, Pascal... (2)

Publié le par JaneDo


Samedi - 26 Janvier 2013 - (26/2013) - Pascal, Pascal, Pascal… (2)

Encore une fois, espoir déçu! Pascal m’a appelé pour me dire qu’il ne pouvait pas ce soir. Je n’ai même pas demandé ce qu’il faisait. Je préférais ne pas le savoir, sinon mon imagination allait me scier les pattes. Et, je ne voulais pas passer la soirée, à l’imaginer en train de faire la fête, ou de s’amuser comme un fou. En tous cas, plus que quant je suis avec lui. Dans mon imagination, c’était mieux que la réalité :(

J’avais donc pensé passer la soirée à lire. Mais, Layne m’a sorti de mon désœuvrement pour me proposer de l’accompagner à une soirée.

Je ne pouvais pas refuser. La plupart du temps, c’est moi qui l’appelle, et il laisse tout tomber pour moi. Il voulait que je me change chez lui. Il avait choisi ce qu’il voulait que je mette. C’est drôle, mais j’ai toujours de la peine à reconnaître, que, malgré ses côté assez frustre, même salaud, il a du goût. Sur son lit, j’ai trouvé la plus adorable robe en satin lavande, que je n’ai jamais porté. Et, surprise, ça m’allait comme si ça avait été fait sur mesure. Chapeau.

Layne avait aussi prévu des bijoux, qui devait certainement valoir une petite fortune. Avec son petit air malin et coquin, il a apprécié le résultat. Il était assez content de lui. C’est drôle, mais je ne pensais pas qu’il me connaissait si bien! Layne a dit qu’il avait choisi tout ça, spécialement pour moi, et que c’était; cadeau. Exclus. Je ne pouvais pas accepter.

Ha! Ce que je ne savais pas, c’est qu’on se rendait à la même soirée que Pascal!!! Je ne m’y attendais pas.

C’était une soirée dans un des plus grand hôtel de Genève. La salle était décorée avec goût. C’était bondé. J’ai compris pourquoi Layne s’était donné la peine de me choisir des vêtements. J’aurai fait tâche, si Layne n’avait pas anticipé en prévoyant une tenue pour moi. Je me serais certainement habillée en pantalon, et j’aurai été la seule. Je me serais sentie mal à l’aise. Layne était renversant en tenu de soirée. Peut-être parce que, malgré sa tenue, on pouvait voir briller au fond de ses yeux cette petite lueur rebelle, qui avertissait qu’il était un “bad boy”.

Tout dans ses manières montrait qu’il était bien élevé, mais qu’il en avait rien à fiche des conventions, ou, de ce que les gens pouvaient penser de lui. Qu’il suivait les règles, que parce qu’il le voulait bien. Je dois dire, que j’adore ça chez lui.

Je suis presque tombée nez à nez avec Pascal. Je m’étais sentie observée, et discrètement, j’ai cherché la source de chaleur qui me brûlait la nuque. Mon coeur a failli lâcher quant je l’ai vu. Malgré son air impassible, je le connaissais assez pour savoir qu’il était furax. Ses yeux verts avaient pris une couleur plus sombre, plus menaçante. Aoutch! Nos regards se sont croisés l’espace d’une demi seconde, et il a détourné les yeux. Ça allait barder pour moi.

Mince, si j’avais su, je ne serais pas venue.

Oui, Pascal était furieux. Il m’a évitée au maximum. On a dû se saluer, il m’a fait la bise et un demi sourire. Puis il s’est éloigné aussitôt. Ses yeux ont lancés quelques flammes à Layne quant ils se sont serrés la main. Jess semblait trouver la situation cocasse.

Probablement pour emmerder Pascal, elle a été tout sourire, toute mielleuse. Après avoir enfilé son bras sous le mien, elle m’a entraînée me présenter à droite et à gauche, m’éloignant de Layne. Désespérée, je le cherchais du regard, de peur qu’il m’abandonne et se taille avec une autre fille. Là, j’aurai été mal.

La soirée m’a parue interminable. Jess m’a chuchoté que, dans ce genre de soirée, c’est très mal vu de rester collé toute la soirée à son partenaire. Je ne sais pas si c’était une blague. Après un temps, qui m’a paru infini, Layne est venu me récupérer. Je lui ai posé la question discrètement, et il m’a dit qu’en effet, ça empêchait de faire connaissance avec les autres. Mais, il s’en foutait pas mal. Chacun fait ce qu’il veut, et il n’avait pas l’intention de se laisser imposer ces règles débiles.

On a dansé. Et pendant qu’on tournoyait sur la piste, Pascal nous observait le regard sombre. Ça m’a perturbée. Il allait certainement m’en vouloir à mort. Je n’ai même pas pu lui parler de toute la soirée. J’aurai voulu pouvoir lui expliquer, me justifier. C’était bête, mais je me sentais coupable.

Vers 1h du matin, Layne m’a embarquée et on est parti. Je crois que j’étais hyper soulagée.

Layne a voulu m’offrir un dernier verre chez lui, mais moi, je voulais rentrer. Je vouslais être à la maison, au cas où Pascal passerait chez moi… Layne s’en doutait. Je l’ai vu dans son regard. Il pensait certainement que j’étais faible, que j’étais une de ces cloches, qui courent attendre derrière son téléphone. Alors, je suis restée un peu. Layne s’est fichu de moi, parce qu’il voyait bien que j’étais hyper tendue.

Je l’avais vu discuter avec Pascal pendant que Jess me traînait dans tous les sens. Layne m’a dit qu’ils ont parlés de boulot, pas du tout de moi. Mais, en rigolant, il a dit que Pascal voulait certainement savoir ce que je faisais là, avec lui, mais qu’il n’avait pas voulu demander, et ce n’était pas lui qui allait se mettre à se justifier. Il ne voyait pas pourquoi.

En rentrant, je n’ai pas trouvé de petits mots de Pascal. Il n’était pas là à m’attendre. Il n’est pas venu, n’a pas appelé non plus. J’étais déçue. Est-ce que je devrais l’appeler? Mais pour dire quoi? Si j’appelle, il va penser que je me sens coupable?


 

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