108/2013 - Ne me laisse pas... (2)
Jeudi, 18 avril 2013 - 108/2013 - Ne me laisse pas… (2)
Comme si j’allais le laisser sortir avec cette fille ce soir!!! Même si je devais me ridiculiser à le suivre, lui coller au cul, j’irai où il ira. C'était une promesse que je me suis faite. Je n'allais pas le lâcher d'une semelle aujourd'hui. Peut-être même demain aussi. Je ne laisserai pas une seule chance à cette nana de lui mettre le grapin dessus.
Inquiet pour moi, Pascal est rentré en millieu d’après-midi. C'était chou. C'est pour des petits riens comme ça que je l'aime tant. Il sait être prévenant et adorable avec la personne qu'il aime. J’ai trouvé ça carrément adorable. Je ne l’avais pas entendu arriver, mais j’ai senti une chaleur rassurante autour de moi. Comme je dormais encore, il s’est couché et m’a prise dans ses bras. C’est cette chaleur, ce confort rassurant qui avait bercé mon sommeil.
Le téléphone a sonné en fin d’après-midi. Pascal s’était précipité hors de la chambre pour prendre l’appel, laissant le récepteur posé à côté de l’appareil. C’est vrai que ça ne m’avait pas complètement réveillé, mais son absence, oui. Petit retour en arrière cérébrale, et j’ai réalisé que c’était le téléphone fixe de la maison. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie de savoir qui l’appelait. Alors, j’ai pris le récepteur.
Les hommes… Parfois, ils sont un peu… Bon, c’est clair que j’aurai pu ne rien remarqué.
C’était la miss d’hier soir. Conne. Elle lui semait ses petits rires débiles, se lamentant sur sa journée de travail. Elle lui a demandé si elle ne le dérangeait pas. Pascal a dit que non. Waouh, il n’imaginait même pas que la sonnerie avait pu me réveiller? Elle a demandé si j’étais encore là ou pas. En quoi ça pouvait bien la regarder? Pascal a éludé la question en lui demandant si elle était encore au travail. Hum! Il ne voulait pas qu’elle sache? Peut-être que je devrais aller lui demander n’importe quoi, juste pour qu’elle sache que j’étais là?!
Puis, elle en est venu à ce soir. En voyant qu’il n’appelait pas, elle a appelé à son boulot. Elle a donc su qu’il était à la maison. Comme il ne répondait pas à son natel, elle a appelé son numéro fixe! Et comment a-t-elle eu son numéro? C’était qui cette bonne femme? Comment avait-elle fait pour s'approcher de Pascal?
Pascal a dit qu’il n’était pas sûr pour ce soir, un petit imprévu. Mais, peut-être plus tard, alors il la rappellerait. Il devait d’abord régler quelque chose.
C’était de moi qu’il parlait??? C’est moi le petit imprévu? Régler quelque chose? Avec moi? M’envoyer balader? Waouh, tout de suite, la boule à l’estomac. Non, je ne pouvais pas le laisser aller la voir. Non, non et non. Ça me rendrait malade. Je me posais de plus en plus de questions.
La fille lui a dit qu’il lui semblait m’avoir vu avec lui parfois aux concerts. Il lui avait semblé qu’on était très proche, elle se demandait si je n’étais pas son ex!!!!
Son ex? Carrément! Pour elle, je ne pouvais qu’être son ex? Pas sa nana, mais son ex! J’étais verte. Ah! Donc, c’était une nana qui venait aux concerts? Je ne me souviens pas du tout d’elle. Je l’aurai remarquée quand même!!! De plus en plus étrange. Pendant leur conversation, j’ai pensé que, Pascal allait certainement essayer de provoquer une dispute, pour partir en me laissant en plan. D’avance, je pouvais dire que ça ne marcherait pas!
C’était une des techniques favorites des mecs, pour se débarrasser de leurs nanas, et se donner bonne conscience.
Elle a insisté pour savoir s’ils se voyaient ou pas, si elle devait attendre son coup de fils ou faire autre chose. Pascal a promis de la rappeler vers 20h. Maligne, elle lui a dit que s’il était sûr d’être libre plus tard, alors elle l’attendrait chez elle. Donc, dès que Pascal serait en route pour aller la chercher, il a promis d’appeler. D’après ce que j’ai compris, ils avaient prévu de sortir manger, et si c’est trop tard, d’aller simplement prendre un verre. En quelque sorte, elle a forcé Pascal à dire qu’il serait libre vers 21h au plus tard, donc ils pourraient encore manger.
Et bien, il lui faudra me passer sur le corps d’abord!
Dès qu’ils ont terminés, j’ai reposé le combiné exactement comme il l’avait mis. J’ai continué à faire semblant de dormir. J’avais l’estomac à l’envers. Je crois bien que je tremblotais de trouille. Comment pouvait-il faire ça? Je le perdais c’est sûr. Je me sentais malade de peur. Moi, j’étais toujours amoureuse de lui! Et lui? Plus? Un peu? Pas du tout? Je me sentais affolée. Complètement affolée.
Il fallait que je garde la tête froide. Je ne voulais pas qu’il se sente aussi libre. Aussi libre de me briser le coeur…
Pascal est venu se recoucher. Horrible. Il a raccroché le combiné, et, au lieu de se recoucher et me prendre dans ses bras, il a quitté la chambre. Aïïïe, j’ai mal. Tellement mal. Pourquoi est-ce que ça fait si mal. Je n’osais pas bouger du lit. En plus, si je me lève, j’ai une tête à chier. J’ai les yeux en queue de boudin, enflé comme des fruits pourris. Quel spectacle lamentable.
Désespérément, je cherchais la meilleure manière d’agir. Quoi faire. Est-ce que je devrais me lever? Rester au lit? Attendre qu’il soit obligé de venir me réveiller et chercher à me dégager? Ou aller vers lui et voir comment les choses vont se passer?
Je n’arrivais pas à imaginer Pascal en train de chercher la dispute pour pouvoir se sentir libre de faire ce qu’il voulait. Ce n’était pas son genre. Je ne l’imaginais pas être aussi méchant. Il savait bien que ça me ferait mal, non? Non, c’est un garçon adorable, je ne peux pas l’imaginer dans le rôle du méchant. Mais bon, quant un mec est acculé, il choisi toujours la méthode la plus simple. Et c’est celle-là.
Pascal est revenu se coucher et m’a trouvée en larmes. Le moral en berne, je pleurais de désespoir. J’étais paumée, je ne savais pas quoi faire pour éviter que l’inévitable n’arrive et me brise en milles morceaux. En me voyant dans cet état, il a voulu savoir ce qui se passait. Je ne pouvais pas lui dire que j’avais entendu sa conversation, et qu’il était clair qu’il se passait quelque chose avec cette fille. Il y pensait assez sans que je lui fasse encore imaginer son joli minois alors que je ressemblais à un crapaud malade.
J’ai prétendu que j’avais cru le sentir à côté de moi, que j’avais même senti ses bras autour de moi. Et quant je me suis réveillée, il n’était pas là. Alors, j’avais cru avoir rêvé et j’étais triste que ce n’était que ça.
Attendri, Pascal m’a serrée contre lui. Sa main me caressant la tête était rassurante. Puis, Pascal s’est transformé en câlinoux comme avant. Pourtant, je gardais la tête froide. Au début, complètement emportée, je me suis laissée aller à penser que rien n’avait changé. J’avais même failli oublier le coup de fils, la nana, sa manière de m’arracher son bras hier soir, etc.
Mais, je connais les hommes… Il avait rendez-vous avec l’autre! A moins de me l’avouer franchement, ou sinon, il allait devoir me provoquer.
Pascal m’a expliqué qu’il s’était inquiété pour moi après hier soir. Et ce matin, en voyant ma tête, il a voulu rentré pour qu’on passe une peu de temps ensemble. Ça lui avait arraché le coeur de me voir pleurer. Je sentais que Pascal cherchait à parler de la situation. Moi non. Parce que je savais que ça aurait fini par des explications à propos d’hier soir. Je me rappelais quand même qu’il avait voulu me réclamer ses clés!!!
J’ai choisi de garder le silence, de ne pas relancer sur le sujet. Ni expliquer pourquoi j’avais pleuré. Il devait bien s’en douter.
J’attendais les 1ers signes de la dispute à venir, pourtant, j’esquivais. J’essayais d’éviter à tout prix de parler du fait que j’étais chez lui quant il est rentré. Mais, comme il est venu sur le sujet de la fille… J’ai demandé qui c’était. On aurait dit qu’il avait envi de parler d’elle. Certainement parce qu’il pensait à elle. Ça m’a dévasté. Mais, j’étais curieuse.
C’était un fille qui venait souvent aux concerts du groupe. Il l’avait connue comme ça. Dernièrement, un soir, quant il était sorti avec ses copains, il l’a croisée dans un bar. Il ne l’avait pas reconnue. D’ailleurs, il ne se rappelle pas la tête de la plupart des fans. Il se rappelait seulement des indécrottables habituels, qui prennent souvent des verres avec le groupe, c’est tout. Elle lui a fait quelques sourires, mais comme il n’avait pas l’air de la reconnaître, elle est venue lui parler. Ils ont passés la soirées à discuter. Ils se sont bien entendus et ont convenus de sortir hier soir, juste prendre un verre.
Pfff, et pourquoi l'avoir ramenée chez lui?????? Pas pour jouer au Monopoly! En pleine semaine??? Je ne suis pas si conne!!!
Je n’ai pas voulu lui demander comment elle avait fait pour l’appeler à la maison. Il aurait su que j’étais réveillée et deviné pourquoi je pleurais. J’avais encore les eux comme des soucoupes. Pascal semblait avoir de la compassion pour moi. On dirait vraiment que ça lui avait fait de la peine de m’avoir vu fondre aussi facilement en larmes. Pascal m’a avoué qu’ils avaient rendez-vous ce soir, mais qu’il ne voulait pas me laisser comme ça. Il pensait l’emmener prendre un verre avec ses potes. Question qu’elle se fasse des amis.
Tu parles!!! La présenter à ses potes oui!!! Qu’il ait osé me le dire en face me faisait encore plus de mal. Les larmes coulaient à nouveau toutes seules. La honte. De même que, le fait qu’il me l’ait dit, j’ai presque failli lui dire qu’il pouvait y aller. D’être si compréhensive et gentille ne m’avait pas toujours porté chance, alors je me suis abstenue.
Pascal a décidé de ne pas y aller à son rendez-vous et a voulu appeler la fille.
- Si tu veux sortir boire un verre, on peut tu sais…
Tu parles, il n’avait certainement pas envi d’aller avec moi! Mais, il n’a pas osé le dire. Pascal a voulu quitter la pièce pour l’appeler, mais c’aurait été si évident. Où pouvait-il aller? Dehors? Dans la chambre d’ami? Dans sa chambre? Non, trop évident, donc, il s’est juste levé et s’est éloigné vers la cuisine. Je ne le quittais pas des yeux.
Pascal n’a pas osé dire à la miss qu’il était avec “son ex” et ne pouvait pas sortir. A la conversation, j’ai compris qu’elle voulait savoir s’il sortait avec ses potes ce soir, si c’était pour ça. Il a simplement dit qu’il ne pensait pas pouvoir. Puis, elle a dû lui parler de notre bar.
Donc, il avait dû lui dire qu’on se retrouvait toujours au même endroit. J’ai compris qu’elle espérait le retrouver là-bas ce soir. Elle y allait avec une copine.
Pascal a encore répété qu’il ne pensait pas sortir. J’ai donc décidé qu’on irait. Qu'on sortirait. J’ai discrètement envoyé un message à Caro pour qu’elle m’appelle et insiste pour qu’on sorte. Malgré ma sale tête, j’étais impatiente de la voir pour lui raconter. J’ai aussi envoyé un message à Thomas pour demander où ils étaient. Comme je m’y attendais, Thomas m’a rappelé aussitôt. Il mangeait avec une copine, mais ils allaient ensuite au Tiger. Tout en lui parlant, j’écoutais discrètement de l’autre oreille.
Pascal pensait qu’on resterait sagement à la maison. Sachant que la fille allait au Tiger, en plus avec une copine, il ne voudrait certainement pas aller lui foutre la honte, en se pointant là-bas avec moi. J’avoue que j’ai profité de sa gentillesse pour me rapprocher de lui, me serrer dans ses bras. J’en avais besoin et envie.
Caro a appelé après le boulot. Avec le sous-entendu de mon message, elle voulait tout savoir, mais a très vite compris que j’étais avec Pascal. Quant elle a demandé si elle pouvait venir, je n’ai pas dit non. Pascal a été pris de court quant Caro est arrivée. Bonne élève, elle a insisté pour qu’on sorte. Pascal a tout tenté pour l’éviter. Thomas a appelé quant ils étaient aux cafés, pour prévenir qu’ils se mettaient en route. Alors, j’ai fait celle qui sentait qu’on avait pas tellement le choix.
Pascal était… mal à l’aise… Clairement!
Il a commencé à se montrer plus distant, mais j’ai fait celle qui ne le remarquait pas. Qui au contraire, avait besoin de son soutien, de sa gentillesse. J’étais encore plus silencieuse que d’habitude. Toujours entre rire et larmes, je souriais tristement aux babillages de Caroline. Pascal a donc été troquer son training contre un jean et un pull. Un pull a grosses mailles vertes. Pratiquement de la même couleur que ses yeux.
En partant, comme Pascal avait l'air de prendre ses distances avec moi, je suis restée plantée au milieu du chemin. Si ça allait être comme ça, peut-être que c’était mieux de ne pas sortir. J’avais passé la dernière heure à mettre des glaçons sur mes yeux, ils avaient dé-enflés, mais ils étaient encore rouges. J’avais aussi les pommettes un peu rougis. Peut-être les glaçons!
Pascal a vu mon hésitation. Il a compris que je n’étais plus certaine de vouloir sortir, alors il s’est radouci. En adorable petit chou, il est venu me prendre par la main et encouragée. Gentiment, il m’a dit que ça ne se voyait pas du tout que j’avais tant pleuré. Pour me faire sourire, pour que mon regard triste disparaisse, il a été tout gentil. Même très protecteur.
Caroline n'a pas pris sa voiture, elle est venue avec nous. Sur place, Pascal était à nouveau un peu distant, terrifiée, je me suis accrochée et je l’ai supplié de ne pas me lâcher, alors il m’a prise par la main. J’avais remarqué son hésitation. Je savais pourquoi. Sans doute pour éviter de me voir m’effondrer ou fondre en larmes, il m’a prise par la main. Je crois qu’il était conscient que ça allait tout foutre en l’air avec l’autre nana. Mais, on aurait dit que, puisqu’il l’avait décidé, il assumerait, parce que c’était d’un air décidé qu’il a prise ma main pour m’entraîner derrière lui.
Avant même d’entrer, j’ai tout de suite repéré la fille. Elle nous avait vu. Elle regardait avec de gros yeux. Et je crois même avoir vu une grimace de déception. Elle n'avait peut-être pas perdu la guerre, mais cette bataille, oui. Son menton est monté d’un cran. Je crois qu’elle devait être furieuse. Je ne sais pas si Pascal l’a vu, en tous cas, il n’a rien montré. On a été salué les copains.
Elle n’était pas loin. La bouche pincée, elle ne le quittait pas des yeux, attendant qu’il la remarque et aille la saluer. Pascal me tenait toujours fermement par la main, mais je pouvais sentir que sa main devenait moite. Il était embarrassé, super mal à l’aise, mais évitait de regarder dans sa direction. Moi aussi.
Ça faisait presque une demi heure qu’on était arrivé quant elle est venue lui tapoté le bras. Gros silence et yeux de révolver de Caroline et moi. Certains des copains à Pascal s’attendaient à ce qu’il la présente. Je ne sais pas ce qu’elle lui a demandé à l’oreille. Pascal gardait le sourire. Puis, il s’est penché vers moi pour me dire qu’il revenait dans 5mn.
Pascal a vu mon regard affolé… Ça l’a touché. Il m’a rassurée du regard et m’a répété qu’il ne serait pas long.
Faisant l’impasse sur l’opinion des autres, je l’ai suivi des yeux et ne l’ait pas quitté des yeux. Je sais bien que ça le culpabilisait, mais je m’en fichait. Comme à la guerre, il n’y a que le résultat qui compte. Je devinais qu’elle lui demandait ce qui se passait, parce qu’elle a regardé dans ma direction. Pascal a haussé les épaules, il semblait calme. Elle semblait déçue.
Je ne l’ai pas quitté des yeux jusqu’à son retour à mes côtés. Ce n’était pas l’endroit pour lui poser des questions. D’ailleurs, je ne savais pas si j’allais le faire ou pas. La fille est partie presque aussitôt après avoir discuté avec Pascal, drapée dans sa dignité bafouée. Sa copine nous a jeté des regards appuyés, lourds de sens, méchants. Pascal n’a rien remarqué lui.
Dehors, la nana a dû changer d’avis, elle est revenue lui faire la bise avant de retourner rejoindre sa copine. Sa copine nous dévisageait d’un air furax, les bras croisés sur sa poitrine, par pure méchanceté, je lui ai lancé un petit sourire sournois. Un petit sourire vicieux de vainqueur. Après tout, comme les autres, ça fait du bien aussi d’être méchante.
Mais, j’étais crevée. Je n’avais pas bien dormi, trop pleuré, la musique me massacrait la tête. J’avais envie de rentrer. Pascal a senti que j’étais au bord des larmes et fatiguée, alors quant j’ai demandé à rentrer, il a tout de suite accepté. Il a passé son bras autour de ma taille, comme s’il voulait me soutenir. C’est vrai que je me sentais faible, fatiguée.
Pascal m’a ramenée chez lui. Complètement naze, je l’ai laissé m’aider, comme hier, à me déshabiller. Je me suis endormie presque aussitôt que ma tête a touché l’oreiller. C’était ce qu’on appelle un sommeil de plomb. Je me suis réveillée 1h plus tard. Pascal m’avait ramenée au creux de son épaule, il regardait la télé. Son sourire m’a rassurée.
Quant ses lèvres se sont posés sur les miennes, quant sa main a caressé mon visage, mon regard s’est perdu au fond de ses beaux yeux verts… Je n’ai pas refusé. Sa flamme m’a consumée. J’avais faim de son amour, soif de ses baisers. Jamais je ne pourrais lui dire non.
Pascal était rentrée avec une inconnue! C’est une chose, je n’aurai pas dût être chez lui, c’en était une autre. J’avais oublié de penser aux conséquences. Aucune surprise que Pascal essaie ensuite de récupérer sa clé. Malgré tout, ça m’a blessé. Ça et tout le reste. C’était qui cette fille? Et on était mercredi soir, demain il bosse, et il trouve le moyen de rentrer avec une autre?

Pascal s’en est aperçu et il est revenu sur ses pas pour me prendre dans ses bras et me faire un bisou sur la tête; 
Rhhh, je ne pouvais pas rentrer comme ça. Je voulais absolument le voir.
D’autres pensées encore plus terribles me givraient le moral, accompagnées d’images encore plus terrifiantes. Celles avec lesquelles je l’imaginais étaient beaucoup
Caro m’a appelé vers 10h, pour me dire que Pascal avait aussi essayé de la joindre. Elle avait eu trop peur de ce qu’il avait à dire pour répondre. Moi aussi. Bref, de retour chez moi vers 13h, j’ai mis mon natel sur silence et je me suis couchée. J’étais naze, et ça commençait à se voir. J’ai
J’avais envie de disparaître. D’être chez moi. Hélas, j’étais là, et tout le monde devait savoir que j’en bavais, que j’avais dû passer la nuit à l’attendre. Ils allaient tous me scruter de la tête aux pieds, inquisiteurs, pour voir comment je digérais ça. Pfff. Pas plus courageuse que ça, je me suis cachée au fond de l’armoire. J’essayais de ne pas pleurer, sinon ça se verrait.
Ils sont partis en début d’après-midi. Ils avaient toujours des trucs à faire. Cet après-midi, ils avaient l’idée d’aller faire de la 
Je devais juste me méfier de mes mouvements d’humeurs.
Y a pas à dire,
Non mais, pourquoi est-ce qu’il 

