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214/2013 - Enfin une bonne explication!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 2 Août 2013   - 214/2013 - Ce sera quiffe-quiffe… voilà mes conditions! ou... Enfin une bonne explication!

Mon oeil allait mieux. On voyait quand même qu’il était un peu enflé, mais j’ai décidé d’utiliser ça pour faire croire à Pascal que j’avais pas mal pleurer à cause de lui. Hihihi. Je n’étais pas au top, je ne pouvais pas faire concurrence à Elodie, ni à Maud, ni à personne d’ailleurs. Mais tant pis, j’avais envie de le voir. J’étais sûre que Pascal ne m’appellerait pas, alors je l’ai fait. Inutile de tourner autour du pot.

  • Je serais chez toi vers 20h, ça ira? Ce serait chouette si on se fais…
  • Ecoute, ce soir, heum… J’ai un truc en début de soirée, mais, tu peux venir, et on se retrouve à la maison après? D’ac?
  • Pourquoi pas.

Ouais… Quant il disait un truc sans préciser, c’est qu’il y avait anguille sous roche. Alors, je lui ai demandé ce qu’il avait, et si je pouvais l’accompagner. La réponse ne s’est pas fait attendre. Maud avait une fois de plus organiser une grillade au bord du lac, à Préverenges. Mon sang n’a fait qu’un tour.

J’en avais plus qu’assez d’être toujours mise au placard pour cette connasse. Il était clair que Pascal savait pertinemment que je n’étais pas la bienvenue. Je voulais le voir avant. Clairement, je ne voulais pas qu’il y aille, mais ça devait venir de lui, et pas parce que je lui interdis. S’il ne comprend pas ce que je ressens, alors c’est qu’il y a un sérieux blême.

J’étais chez lui à 18h. Je ne voulais pas prendre le risque de le voir filer avant que je puisse lui parler. Hum, contente de voir la surprise peinte sur son visage de me trouver en train de lire sur la balançoire sur sa terrasse. Ravie aussi de voir qu’il cherchait déjà comment se défendre. Bref, il n’était pas si ravi de me voir.

Après les blablas habituels, Pascal est monté se changer. Je me suis allongée sur le lit à le regarder faire. Je n’avais pas besoin de chercher mes mots. J’avais eu assez de temps pour y penser, et je savais ce que je voulais obtenir comme résultat.

  • Je ne trouve pas très normal que tu y ailles tu sais. Elle sait très bien que tu n’es pas libre, et pourtant, elle exige que tu ailles à sa foutaises au bord du lac sans ta copine. Toi d’y aller c’est insultant Pascal.
  • Je n’insulte personne!
  • Ha bon? Alors je suis quoi moi? Une ombre? Un fantôme? Personne?

Pas de réponse. Apparemment, Pascal voulait vraiment y aller. Il essayait d’éviter la confrontation. c’est clair.

  • Alors tu trouverais normal qu’un mec m’invite à sa grillade et spécifie que j’y aille sans toi. Tu trouverais normal que j’y aille?
  • Ben oui. Si t’as envie d’y aller, je l’accepterai. J’irai prendre un verre avec Thomas, ou avec mes copains, et j’attendrais que tu rentres.

Le rat. Ça veut dire qu’il en a rien à foutre quoi!

  • Ben tiens! Tu trouverais vraiment ça normal. Rien d’insultant à ce qu’il demande que je te plante pour passer la soirée avec lui et ses copains? Moi je trouve que ce serait insultant. Pas seulement pour toi, mais aussi pour moi. Quelle pauvre conne d’être si facilement manipulable, pour planter mon copain sur la demande d’un nouveau venu. qui fait la loi? Cça voudrait dire que je ne tiens pas tellement à mon copain!

Il a haussé les épaules, genre, que voudrais-tu que je fasse d’autre. Par contre, je l’ai vu réagir à ma dernière phrase.

  • Ecoute, mes copains veulent y aller. Si je n’y vais pas, ils ne seront pas les bienvenus.
  • Donc, ça veut dire que tu sais que le seul visé dans l’histoire, c’est toi. C’est toi qu’elle veut accrocher.
  • Accrocher?
  • Tu sais très bien ce que je veux dire. De toute façon, je ne veux pas t’empêcher d’y aller. Et si je venais avec toi?
  • Heu… Tu sais très bien ce qui risque de ce passer! Elles feront la gueule, et ça se passera mal pour les copains, ou on se retrouvera planter rien que les 2 dans notre coin, et on passera une mauvaise soirée.
  • Ha? Tu y va pour tes copains, non? alors qu’est-ce que ça peut faire si on se retrouve isolé dans notre coin? tu t’emmerdera tant que ça avec moi?
  • Non, c’est pas ce que je voulais dire? Mais, toi non plus ça ne te ferait pas plaisir si quelqu’un que tu n’as pas invité tape l’incruste non?
  • Elles sont très fortes pour mettre quelqu’un à part et les faire se sentir de trop, ça j’ai vu.
  • Raison de plus. Si tu viens avec moi, tu risques de te sentir mal et passer une sale soirée.
  • Donc, tu trouve normal de passer la soirée sans moi, c’est ça. Ou tu leur trouves des excuses, si je viens, de ne pas me parler, de me laisser dans un coin, tout en faisant tout pour t’accaparer? D’après ce que j’ai vu, je ne peux même pas compter sur toi pour me défendre! Et j’ai vu l’autre fois, tes copains étaient mal à l’aise et ont aussi éviter tout contact. Ça m’a vraiment énervé.
  • Je comprends Jane, mais justement, pourquoi veux-tu t’imposer ça?
  • Ça fait combien de temps qu’on se connaît? 5ans bientôt? Et tes copains? Presque autant? Et une pouffe que vous connaissez depuis quoi, 2 semaines? Arrive à vous faire vous comporter comme des connards! Waouh! C’est vrai que j’aurai dû m’en douter venant d’un type qui a pu se comporter comme tu l’as fais avec Jess, pour moi… Jess que tu connaissais depuis, quoi? 10, 15 ans? Même plus!

Je ne voulais pas aller si loin. Trop tard. Fallait que je me calme. Je dois éviter de le braquer contre moi. Par contre, je voyais bien à son expression, que j’avais touché un point sensible. Malgré tout, il a essayé de se rebiffer avec la plus vieille tirade du monde; “ce n’est pas la même chose”.

Petit silence, pour le laisser bien comprendre ce que j’essayais de dire.

  • Je n’accepte pas que, sur ton temps libre, sur 5 jours, tu en passes 3 à 4 avec eux, et je dois encore me battre comme une cinglée pour te voir 1 seul jour. C’est pas normal.

Encore un petit silence. Pascal ne disait pas grand chose. Il avait enfilé un bermuda avec pleins de poches, un t-shirt sans manche, il était prêt. Clairement, il allait à la grillade.

Est-ce que je devrais m’y incruster? Il avait remarqué mes yeux, mais il avait évité toute remarque. Il croyait que j’avais pleuré, donc, je devais me radoucir un peu..

  • Bah… Tu es assez grand pour savoir quoi faire. Je ne vais pas t’empêcher d’y aller sans moi. Clairement, elles ne veulent pas qu’on se mêle à ses amis. Ok. Mais puisque c’est comme ça que ça marche, alors plus question que tu passes tous les week-ends avec ces pouffes, puisqu’elles savent pertinemment que tu as une copine. Non, qu’est-ce que je dis, 2 copines! J’oubliais Caroline. Que tu acceptes une fois de temps en temps leurs invits, j’ai rien contre. Elles ne veulent pas se mélanger à nous, pas de problèmes. Mais, pour moi, c’est pareil alors.

J’allais pousser le bouchon… Je voulais qu’il pige.

  • Plus questions qu’elles débarquent où on est, et que tu leur parles. Elles veulent pas de nous, ben nous non plus. Si elles débarquent, comme elles le font, là, j’exige que tu les ignores. Elles ne sont pas les bienvenus non plus. Je ne veux pas d’elles non plus quant on sort entre nous. Elles ne sont pas invitées non plus. J’ai l’air de me répéter, mais elles ne veulent pas de nous à leurs grillades, ben on ne veut pas d’elles à nos sorties non plus. Si elles viennent quand même, alors je compte sur ta loyauté pour me soutenir là.
  • Jane… Ça c’est…
  • C’est quoi? Ça joue dans un sens mais pas dans l’autre? Non. C’est elles qui ont fixés les règles du jeu. Et c’est toi qui accepte de jouer dans leurs petits jeux à la con. Donc, d’accord. Si tu y va ce soir, et en plus sans moi, c’est que tu acceptes. Alors, ça ne me posera pas de problèmes.
  • Tu sais bien que c’est pas tellement faisable! Comment faire pour ne pas leurs adresser la parole?
  • Comme tu sais très bien le faire quant tu es avec elles! Je ne peux plus te laisser me manquer de respect à ce point. Devant elles et ses amies. La honte quoi!

Pascal a poussé un grand soupir. Il réfléchissait. Et aussi, il cherchait une échappatoire.

  • Alors? Je viens avec toi ou tu y va tout seul?
  • Je sais pas… Mais, je peux pas laisser tomber mes copains?
  • Mais moi tu peux me laisser tomber alors?
  • Ha… Non plus. C’est vrai que tu n’as pas tord. Tu peux venir si tu veux, mais… tu vas t’emmerder?
  • Seulement si tu me laisses planter dans un coin pour les suivre en bavant!

Ma réflexion l’a un peu énervé, mais il ne pouvait rien dire. Je n’avais pas envie d’aller me faire chier et me taper la honte à le voir m’ignorer toute la soirée juste pour ces connes. Donc, je ne voulais pas vraiment y aller. Je préférais mon plan, et le voir les ignorer quant il est avec moi et nos copains. Je me réjouissais presque de la prochaine confrontation avec ces truies.

  • Ha! J’espère tu n’acceptera pas d’invitations de leurs parts, sans leurs dire que tu dois voir avec ta copine!

Même si on était sensé ne plus être ensemble, Pascal n’a pas osé le mentionner. Il avait l’air épuisé tout à coup. Ça faisait un peu beaucoup d’infos à digérer en une fois. Il me regardait sans oser me contredire. Devinant qu’il éprouvait probablement quelque chose pour cette Maud, ce devait être un sacré dilemme pour lui. Il voulait aller à la grillade, et sans moi, mais il savait ce que ça impliquait.

L’important, c’est que Pascal savait que s’il allait à cette grillade, c'est qu'il acceptait mes conditions.

C’était triste de passer le vendredi soir toute seule, sachant pertinemment qu’il serait en train de faire la fête au bord du lac avec une autre fille. Mais, au moins, j’avais réussi un tour de force. L’autre pouffe ne savait pas à qui elle avait à faire. Elle imaginait quoi? Qu’elle pouvait se pointer et me piquer mon mec sans que je lui donne du fils à retordre? C’était mal me connaître.

Au début, j’avais pensé qu’on passerait la soirée ensemble, et je pensais lui dire ce que j’avais ressenti ces derniers temps. Lui raconter mes doutes, les blessures, les peines. Me mettre à nu, lui expliquer ce que je pensais de son attitude. Mais, j’avais plus urgent. Il a fallu régler cette histoire avec ces gourdes. Pas question que Maud continue son petit cirque.

Nota: j'ai interprêté notre discussion. Je n'ai pas pu tout enregistrer pour reproduire fidèlement chaque mot. Mais l'essence y ait.


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213/2013 - Triste fête nationale...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 1er Août 2013   - 213/2013 - Triste fête nationale… Grosse glu? Moi?

Rhhh, j’ai toujours l’oeil enflé! Impossible de voir qui que ce soit comme ça! Voilà, je ne sors pas, ce sera; soirée tranquille, à regarder les feux d’artifices avec ma famille, sur le balcon. Pascal et Thomas sortaient le bateau au milieu du lac, pour mieux profiter du spectacle. Zut. Dire que je ne pourrais pas partager ces moments avec eux. Ne pas voir Pascal ce soir, alors que d’autres auront ce plaisir me rendait triste.

Parce que je ne voulais pas rester bloquée à la maison demain, je me suis résolue à faire en sorte de ne pas bouger l’oeil. J’avais la tête d’un pirate et le coeur dans les chaussettes. Mais, j’ai souri, rigolé. Tout fait pour ne pas montrer ma détresse. Au milieu du lac, Pascal était dans un des bateaux que je pouvais voir depuis le balcon. J’avais demandé à Pascal qui étaient sur le bateau. Il m’a juste répondu les habituels; “Thomas, Paul, Caroline, etc”.

Donc, j’ai appelé ma complice, et ça m’a sapé le moral d’apprendre que Maud, Elodie et 1 copine à elles étaient aussi parmi les invités. Elle a même entendu Maud dire à ses copines en rigolant, que je n’avais probablement pas été invitée. Maud me surnommait; “La grosse Glu”!!! Quelle grosse vache. Elle va voir quant j’irai mieux celle-là. L’empêche l’angoisse me tiraillait le ventre. J’aurai voulu pouvoir dire à Pascal que je refusais qu’il aille sur ce bateau si l’autre pouffiasse était dessus.

Mais bien sûr, je ne pouvais pas. Inutile de mettre à nue mes faiblesses, et par téléphone en plus. De savoir que ça ne servait à rien, parce qu’il me donnera pleins d’excuses, plus ou moins valables, qui me feront passer pour une tâche. J’enrageais d’être bloquée à la maison. Mais contente d’être avec ma famille. Seul ombre au tableau; Carmine! Il n’a pas arrêté de sortir conneries sur conneries. Monsieur veut toujours avoir raison! Il y avait des feux sur les rives françaises, mais bien sûr, c’était Genève. Comme si on voyait Genève depuis ici!

Je lui ai dis que c’était Thonon-Les-Bains ou Ivoire, mais pas Genève. J’ai vérifié après, et c’était bien Ivoire. Plouk. Et la première étoile qui brille dans le ciel??? Pour lui c’est Mars! Ils apprenaient des conneries aux enfants du monde entier alors! Même les scientifiques auraient devraient réviser leurs copies! Quel trou du c… ce pauvre mec. Dire qu’il en existe des tonnes et demi comme lui. Des espèces d’abrutis qui pensent toujours avoir raison. Qui ne supportent pas que les autres, surtout que les femmes en sachent des rayons de plus que lui. Je déteste ce genre de crétins.

Vers 23h, les feux d’artifices ont presque cessés. Tout le monde est rentré. J’ai ramené Lilice, et pendant que j’y étais, j’ai fait un tour vers le port de St-Sulpice. Je voulais voir si par hasard je pouvais les voir. Mais ils étaient probablement trop loin, ou ailleurs. Et de n’avoir qu’un oeil, c’était déjà dur de conduire, alors distinguer quelque chose, encore plus.

Bon, demain si mon oeil me le permets, je verrai Pascal… Même s’il essaie de m’éviter, je lui collerais aux fesses comme une sangsue.


Akemi-samaAkemi-sama (Visiteur)
Jane, fais-moi confiance, parle-lui, ça t'évitera de te faire des films et ça répondra directement à tes interrogations. Mais bon, Pascal commence à devenir un peu pathétique quand même, je suis sure que c'est un garçon très gentil vu de l'extérieur, mais il semble manquer sérieusement de profondeur en tant qu'être humain, ou de maturité, je ne sais pas. Il ne sait pas ce qu'il veut non plus. Il veut tout en fait. Parce qu'au delà de toi, faire ça à Élodie c'est juste... horrible pour elle, t'imagine, elle ramène une copine pour la soutenir, elle se retrouve avec une rivale supplémentaire, c'est contraire au code des filles normalement. Et pour toi, je n'en parle même pas, manque de respect sur manque de respect. Mets lui les points sur les i, et explique lui ce que tu ressens. Je te dis ça, mais si c'était moi, je l'aurais déjà jeté après l'avoir fais souffrir au centuple, car il ne fait absolument pas attention à toi. Sinon BFF, ça veut dire best friend forever wink. 
Bisoooous.

Mercredi 07 Août 2013 à 13:38

* * * * *

JaneDo-jsadAkemi-sama, tu as raison. Je lui parlerai dès ce week-end. Je veux mettre toutes les chances de mon côté, créer une bonne ambiance, trouver le moyen qu’on ne nous dérange pas. Par contre, je ne sais pas si j’aurai l’estomac de tout entendre. J’ai beau essayer de réfléchir aux différentes possibilités, mais étrangement, j’ai la tête aussi vide qu’une passoire! “Je suis vide dans ma tête”! J’avoue que j’ai un peu la trouille. J’ai plutôt envie de jouer les autruches! Et même plus; rien voir, rien entendre, rien dire! Plutôt lâche…

Ce qui perturbe ma réflexion, c’est que je ne veux pas le perdre. Mais, il est clair qu’il faut que je l’arrête. Pas que je le laisse continuer à prendre de mauvaises habitudes, et penser que ça ne me dérange pas plus que ça. Que je lui remontre les limites, les règles… Hum… Et je sais même pas où elles sont moi-même! Pour l’instant, c’est prévu qu’on se casse tous les deux au chalet. Pascal voulait plutôt qu’on reste chez lui, mais j’ai réussi à lui faire accepter l’idée du chalet. Chez lui c’était trop risqué. On viendra nous déranger.

Rire… C’était Best Friends Forever! Jeeez, j’aurai dû deviner! Je fais semblant de rigoler, mais en réalité, j’ai le moral dans les grolles! Je sais bien que c’est de ma faute si j’en suis là, mais c’est dur à encaisser quand même!

 

Milles mercis d'être toujours là pour essayer de me bouster, pour tous tes messages, pour tes encouragements, tes coups de pieds au c... (rire... Dieu sait que j'en ai besoin)  et me donner du courage pour faire ce que je dois faire. Sans ça, je me planquerais derrière ma lâcheté, cherchant à n'entendre que ce qui m'arrange (hum). Merci Akemi-sama :)

Gros kiss grilfriend  kiss


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212/2013 - Son regard ne trompe pas!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 31 juillet 2013   - 212/2013 - Son regard ne trompe pas!

Hantée par le sourire de Pascal au moment où il s’était tourné vers Elodie en découvrant sa copine. Ce regard qu’il a eu pour la copine à Elodie me torturait. Son sourire en s’adressant à elle. Sa façon de la regarder. Ce sourire, je le reconnaissais. Ce regard aussi. Ce sourire était comme un écho aux doutes qui me faisaient trembler.

Pendant de longues minutes, le regard perdu dans le vague, je suis restée assise sur la terrasse. Je ne voyais même pas la splendide vue du lac étendu à mes pieds.

Le regard de Pascal s’est attardé sur elle, l’autre fille, la copine à Elodie. C’était quoi ce regard?

Je tremblais de la tête aux pieds… Ce fameux regard est celui qu’il a eu quant nous nous sommes rencontrés… Aucun doute là-dessus! Il est tombé amoureux instantanément de cette fille… Je me demande si Elodie s’en est rendue compte? Non, je ne pense pas.

Je devais en avoir le coeur net. J’avais besoin de le voir. Voir s’il est toujours pareil avec moi. Détecté tous signes de perturbations.

Et pourtant, ce soir, je ne pouvais pas encore une fois. C’était la veille du 1er août, la fête nationale suisse. Ma soeur n’était pas là, et si je sortais, je devrais laisser ma nièce toute seule à la maison. Je n’aurai pas été tranquille. Alors, je reste.

De toute façon, trop de choses à affronter, et j’avais besoin d’être un peu seule. Demain, je pourrais peut-être sortir...


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211/2013 - Maud lui plaît… et moi ça me tue...

Publié le par JaneDo


Mardi, 30 juillet 2013   - 211/2013 - Je crois que Maud lui plaît… et moi ça me tue...

Aujourd’hui. J’avais un besoin fou d’être seule. De faire un peu d’ordre dans ma tête. C’était très difficile d’avoir ces précieux moments de solitude, quant on n’a pas vraiment de chez soi. Je m’occupe de ma nièce, alors je suis très souvent chez ma frangine. Aujourd’hui, elle allait au bord du lac avec ses copines, vers Vevey.

J’ai été la déposer et rechercher près de Cully. On a ensuite raccompagner ses 2 copines près d’Yverdon. Elles avaient raté le train et s’étaient faites contrôlées par les flics, à cause des cigarettes d’un copain d’école à ma nièce, Théo. Il a 13ans et il fume déjà!!!

Rhhh, ce soir, je ne voyais pas Pascal non plus. Encore la natation! C’est vrai, j’ai remarqué qu’il y avait de la natation partout, sur plusieurs chaînes. Je me suis demandée si je ne devais pas y aller et m’incruster. Après le départ de ses copains, je pourrais dormir chez lui? Je suis presque sûre qu’il en serait ravi. Mais j’étais crevée, et j’avais un oeil tout gonflé! L’oeil gauche. Un de ces bourdons, qui ne vivent que pendant 15mn, a dû me piquer.

Rhhh, je ne peux pas me montrer comme ça. Je préfère que Pascal me voit toujours au top, et pas à moitié estropiée. Quelle poisse. Je reste chez ma soeur ces jours. Elle bosse et je suis là pour passer du temps avec ma puce. J’ai lu “Carnages” de Chattam. Pas mal du tout. Je suis passée aussi à la pharmacie pour mon oeil. Le soir, après avoir mis les gouttes, j’ai tenté de ne pas trop bouger l’oeil en l’immobilisant avec un sparadrap. Pas top.

Suite au message de Akemi-sama du dimanche 14 juillet, j’étais prête à ruer dans les brancard, et flanquer à la gueule à Pascal ce que je ressentais. Peut-être même lui laisser entrevoir un éventuel futur. Mais, les choses avaient drastiquement changé. Ce n’était peut-être pas le moment. Puis, je ne peux pas lui mentir juste pour le récupérer. Impossible.

Mon oeil doit dégonflé illico presto, parce que j’ai proposé à Pascal de partir au chalet ce week-end. Il ne m’a pas encore répondu. On devait être tranquille pour discuter. J’avais l’intention de m’ouvrir, de lui expliquer tout ce qui se passait dans mon coeur ces derniers temps. Lui expliquer ce qui m’avait fait souffrir. J’avais l’intention de lui parler des relents de jalousies que j’avais ressenti. Je voulais tout lui raconter.

Je ne voulais pas être dérangée par ses copains, ou par les nanas qui lui tournent autour. Ni par Caroline, ni par Thomas non plus Mais si mon oeil ne dégonfle pas, je ne pourrais rien faire, ni voir personne. La poisse. Flûte et zut.

Hier soir, l’arrivée inopportun d’Elodie et Maud m’avait déstabilisée. Et cette manière que Pascal regarde Maud… Je crois que je ne voulais pas le reconnaître, ou peut-être parce que ça n’avait pas tout de suite fait tilt dans ma tête, mais je crois que Maud a titillé son intérêt! Je crois que Maud lui plaît. Ça me flingue le moral à un point!!!


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211a/2013 - Réponses... incohérentes!

Publié le par JaneDo


Hawaiihawaii (Visiteur) --- (j'ai choisi un avatar pour toi... j'aime pas la tête d'homme pour tout le monde)

On dirait qu'il te laisse toujours comme roue de secours si jamais ça foire avec les autres femmes qui lui plaisent , comment tu peux accepter ça ? c'est humiliant !! 
Je crois qu'il à l'impression qu'il t'as dans la poche ! que tu es acquise ! il doit surement se dire " et ben je vais tenter de baiser avec Elodie ou Maud et si jamais ça marche pas au moins je suis sure que Jane m'attendra " Tu ne dois plus lui laisser cette possibilité ! IL doit avoir peur de te perdre ! joue lui un de tes vieux plans ou tu lui fait croire que tu peux vivre sans lui , qu'il n'est pas le mec parfait ( meme si tu le pense ) ou au moins essaie de le rendre jaloux avec un "Maud" au masculin , pas avec Thomas , ni Layne ! fait une nouvelle connaissance et montre lui une fois pour toutes que ce mec te plait comme il sait si bien le faire , je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire , mais c'est la meilleure solution pour le faire réagir ! 
Je sais bien que tu voudrais que ton mec soit polygame etc... mais un polygame je crois qu'il se limite a 4 femmes , et là ton mec on dirait vraiment un pervers qui saute sur tout ce qui bouge ! T'es vraiment prete a passer le reste de ta vie à regarder ton mec draguer ou coucher avec une autre ? alors réagis merde ! tu ne peux pas continuer comme ça ! ça te détruira.

Dimanche 04 Août 2013 à 02:14

* * * * *

Hello Hawaii ---- C’est exactement l’impression que ça me donne. C’est humiliant. C’est pas tant qu’il le fasse qui me gêne, c’est pourquoi je n’arrive pas à réagir mieux que ça. Pourquoi je me sens chaque fois en danger. Je me dis que ça vient de lui. Parce qu’en général, ça ne me pose aucun problème que mon mec s’amuse ailleurs. Mais pour ça, il faut qu’il sache faire en sorte de me rassurer. Sa façon d’être doit.. je sais pas… je ne devrais pas me sentir en danger, avoir peur… C’est sa façon d’agir, de me poser lapin sur lapin, de me mentir, de sentir qu’il préfèrerait être ailleurs qui fait que ça coince. Sentir qu’il est tiraillé!

J’aimerai bien avoir l’estomac pour. Le rendre jaloux serait bien. Mais… les mecs autour sont tellement moches, tellement nul, tellement beurk. C’est dur d’en trouver un “potable”.  Ça me fait penser à ce que m’a dit ma copine, le mec qui lui tendait ses boules comme si c’était un trésor! Maintenant chaque fois qu’il y en a un de pas trop dègue, je me demande ce qu’il aura comme bizarreries! Ou même s’il a quelque chose dans le pantalon!!! Et la plupart manque sérieusement de charme, ne valent rien au lit, et je parle pas des relations de tendresses en général! Pour la plupart, tendresse égal sexe! Ils n’ont vraiment aucune idée! Ils ne savent même pas comment charmer une femme!

Trop de femmes les ont laissés croire qu’il suffit d’un lamentable baiser, baveux pour certains, hélicoptère pour d’autre, et hop, on baise! Et quant tu dis non, ils te prennent pour une allumeuse. Ils ne se remettent même pas en question.

Ça ne me gênerait pas trop d’être dans une relation de polygame, il aurait juste fallut que je ne sois pas si dépendante de son affection, de sa présence. En 3 mots, que je ne sois pas “folle de lui”. Qu’il soit juste un amant, sans lendemain (vivre ensemble, mariage, etc). A qui je tiens, mais sans plus. Je me rends compte que je suis folle de Pascal. Mais, vraiment raide dingue de lui. Peut-être parce que justement, il est top au lit! Mais aussi, il sait comment tourner un rien en envie de lui sauter dessus!

Les polygames ne se limitent pas en femmes, mon grand-père maternelle avait 11 femmes! Ce qui change quant ils sont polygames dans l’âme, c’est qu’il ne jette aucune pour la remplacer par une autre. Ils les gardent toutes, et les épouses toutes.

J’ai toujours été capable de tolérer que mon mec aille ailleurs. Je n’ai jamais été amoureuse du mec au point de perdre mon identité, de perdre mes moyens dès qu’il en regarde une autre. Tant qu’il le faisait en me respectant, en faisant en sorte de ne pas m’humilier, ça allait très bien. Chaque fois qu’il faisait une connerie, je prenais la peine de corriger le tir. Mais là… c’est vrai que je perds mes moyens, la confiance et moi et tout… C’est horrible.

J’ai la peur au ventre qu’il tombe amoureux d’une autre et me laisse sur le bord de la route! Ça me terrifie totalement. Ça me fait peur qu’il se laisse monter la tête par une qui ne veut pas partager, qu’il n’acceptera pas qu’il continue à me voir, et là, je le perdrais. C’est ce qui me fait peur en fait. En fait, je suis trop amoureuse de lui… Je voudrais qu’il me raconte plus, qu’il partage ses expériences avec moi. Je saurai si je cours un danger ou pas. Mais Pascal ne me raconte rien.

C’est pour ça que j’ai commencé à avoir peur. Parce qu’il garde le secret, je me dis qu’il me cache quelque chose. Mais je crois aussi que, même s’il me racontait, j’aurai mal, parce que je l’aime vraiment à la folie. L’idée qu’il puisse éprouver plus de choses qu’avec moi…

Oui… je vais finir par me détruire… Mais je ne sais pas comment l’éviter… Tu vois, je tourne en rond! Je dis une chose et son contraire. Je ne me reconnais pas. Je ne sais pas comment j’en suis arrivé là. En général, j’avais le contrôle. Mais, je n’étais jamais tombée amoureuse avant de rencontrer Pascal. Je ne savais pas qu'être amoureux c’était comme ça! Que c’était ça!

J'ai bien réussi à le partager avec Caroline, alors pourquoi je n'y arrive plus? Peut-être parce qu'avec Caroline, il a réussi à me faire en sorte que je ne me sente jamais en danger?


Hawaiihawaii (Visiteur)


joue un peu à la manipulatrice pour avoir ce que tu veux ! toutes les femmes font ça , et je vois qu'il est facilement manipulable , à toi de savoir en profiter , je crois qu'il a eu un article " échec et maths " ou quelque chose de genre ou j'ai bien aimé ta façon de penser , il faut savoir parfois jouer de nos atouts et mettre nos sentiments de coté pour avoir ce que l'on veut bisouu

Dimanche 04 Août 2013 à 02:21

* * * * *

Waouh! Tu as raison… seulement, comme c’est la première fois que je suis vraiment amoureuse, ou disons comme toutes les rêveuses d’un monde parfait… Je voudrais ne pas avoir à manipuler mon partenaire. Je voudrais qu’il m’aime pour de vrai, qu’il sache me le montrer, me le prouver. Que je puisse me sentir en confiance et ne pas avoir besoin de toujours regarder de tous les côtés et me méfier de tout. Je voudrais que ce soit comme dans les comtes, que je puisse avoir aussi confiance en lui qu’en moi-même! Pourtant, je vois tous les jours les mecs se faire manipuler, et pas toujours dans le bon sens. Et ça marche! Je n’ai jamais aimé manipuler mes partenaires, sauf pour les ruptures! Pourtant, après moi, la suivante ne se gêne pas… et mon ex plonge les deux pieds dedans! Mais, je crois que je dois réviser mes copies en effet!

Je vais relire comment j’étais à cette époque et voir si j’arrive à redevenir celle que j’étais… J'imagine que j'avais plus confiance en moi, ou rien à perdre! Je me suis un peu perdue en route je crois! :( Merci Hawaii :) Bisoussss


Halala… Dur dur de trouver un coin et un moment tranquille ce soir pour pouvoir m’installer devant mon ordi. Je viens encore de migrer dans un autre coin, question de ne pas avoir toute la smala qui plonge leur nez dans mon journal.

Ils sont toujours intrigué de me voir tapoter, les écouteurs de mon natel planté dans les oreilles pour noter ce que j’ai réussi à enregistrer, ou me voir fouiller les notes de mes divers mémos sur mon natel. Il y a toujours quelqu’un qui essaie de voir ce que j’écris!!! Ce soir dîner de famille, ensuite, comme on a traîné jusqu’à 1h minuit et demi…

Comme d'hab, Carmine a été à la hauteur ce soir.... aussi chiant et puant que d'habitude!

Bref, enfin un moment tranquille, loin des yeux de la foule. Mais, il fait un de ces chauds! Je suis sous le ventilateur, et je crois que je vais aller faire un saut à la cuisine avant de poursuivre, je suis déshydratée, sèche… Ensuite, je réponds à ma cops Akemi-sama.

Lundi, 6 août 2013   (ou plutôt mardi 7 août 2013 -2h40)


Akemi-samaAkemi-sama (Visiteur)


Ton mec est d'une nullité sans nom, il ne te mérite clairement pas. Le problème de beaucoup de personnes qui ont vécu dans la richesse depuis leur enfance est qu'ils n'ont pas suffisamment de problèmes (je parle de vrais problèmes, celui du commun des mortels si j'ose dire), alors ils se compliquent la vie. Non seulement il n'a pas cessé de voir Elodie comme il te l'avait promis, mais en plus maintenant il a une nouvelle BFF, Maud? Qui organise des soirées pour mecs avec des nanas plus excitées les unes que les autres ? Connaissant Pascal, tu devrais te méfier, on sait comment les amitiés tournent avec lui.



Tiens, un truc marrant, il y a environ 10 jours j'ai rêvé de vous ! (je te rassure, c'était la première et unique fois), sans rire, j'étais une ex de Pascal dans le rêve et je me sentais comme toi lorsque tu n'es pas à l'aise à côté de lui, en soirée, car il ne fait pas suffisamment attention à toi. C'était assez amusant, donc pour une fois je me suis souvenu d'un de mes rêves. 


Sinon, je comprends qu'en ce moment t'es un peu coincée : d'un côté, tu dois faire attention à ce que chacune de vos rencontres ne tourne pas systématiquement en dispute sinon ça va mal aller, et de l'autre, c'est dur de faire autrement quand il se fout ouvertement de ta gueule comme ça. Il te met vraiment dans une position difficile. Il ne peut pas arrêter de voir Elodie (et sa copine en passant) ? Vraiment ?? Ou bien, il ne VEUT pas ? Bien sûr, il ne peut pas forcément l'exclure de toutes les conventions sociales s'ils partagent le même cercle d'amis, mais il peut clairement lui dire qu'il ne veut plus lui parler, la voir, et qu'elle (et sa copine encore une fois) arrête de lui tourner autour. Quand on veut, on arrive à être très persuasif, l'expérience l'a prouvé. 



Tu sais, je te conseille de demander franchement à Pascal ce qu'il se passe dans sa tête, lorsqu'il voit Elodie, lorsqu'il voit sa copine Maud, les autres filles, sa femme, histoire de comprendre avec ses mots à lui. S'il te dit qu'il ne comprend pas, exemplifie : hier je t'ai vu regarder Maud d'une drôle de façon, tu es attiré par elle ? tu en as vraiment fini avec Elodie, tu le lui as dis ? ok, que vas tu faire à new york si tu ne prends pas de vacances ? Des questions simples mais très logiques. Pascal tu te rends compte que tu me tournes en bourrique, qu'est ce que je suis pour toi, tu n'as donc aucun respect pour moi ? Cette fois-ci ne prends pas une réponse approximative pour une réponse. S'il ne te répond pas, dis lui sans t'énerver "tu ne me réponds pas, et tu le sais, peux tu répondre ?" Par contre, je te préviens, ce genre d'inquisition risque de le braquer un peu sur le moment, mais ça devrait être efficace.



Dernier truc, fais quand même attention à Thomas, il est tellement adorable avec toi, ne le retourne pas contre toi, ne le déçois plus. En d'autres termes, je te conseille de ne pas refaire ce que tu lui as fais, tu as carrément humilié le pauvre garçon, il ne le méritait pas. Si tu veux t'amuser à côté, dis le clairement à la personne avec qui tu t'amuses, pour ne pas la faire souffrir si elle n'est pas d'accord.



Voili voilou, mes ptits conseils du jour. Je t'embrasse fort. Je pensais aller faire un tour en Suisse un de ces quatre (jamais visité), je pourrais peut être passer dans ton coin. Enfin, ce n'est qu'un projet pour l'instant. Panier de bisous.

Dimanche 04 Août 2013 à 02:45

* * * * *

Coucou Akemi-sama :)

C’est vrai qu’il est nul… mais je le suis encore plus de l’accepter. Le pire c’est que je le sais, et tous les jours ma raison me gifle, me secoue, me dit de laisser tomber, de courir dans l’autre sens… Je suis assez consciente que s’il me traite comme ça, c’est parce que je le laisse faire… Je sais bien que je suis nulle :(

Comme je le disais à Hawaii; “je me suis perdue en route”… Je ne suis plus moi même. Je n’arrive juste pas à réagir comme je le devrais. Parfois, je répète avant de le voir, je sais ce que je dois dire et faire… et dès que je le vois, mon coeur bondi dans ma gorde… je suis perdue. Je ne rêve que de retrouver celui dont je suis tombée amoureuse, la peur de le perdre me serre l’estomac. Je rêve qu’il me prenne dans ses bras… et plus… Et dès qu’on se sépare, je me traite de tous les noms d’oiseaux, me promettant de faire mieux la prochaine fois. 2 jours sans nouvelles, et je tombe à nouveau dans le délire total!

Au fait, c’est quoi BFF?? MDR, alors tu as rêvé de nous? Enfin de Pascal et toi? Ou j’étais là? Hahaha! Alors, dans ton rêve, tu as dû ressentir ce que je ressens presque tout le temps avec lui… C’est drôle de se sentir si mal. Et tu sais quoi? Tu as mis le doigt dessus: il ne fait pas assez attention à moi! Pas comme au début. Et c’est pour ça que je ne me sens pas bien en sa compagnie!!!!!!

Pascal avait promis, enfin non, il m’avait laissé croire qu’il l’éviterait si je n’étais pas là… Et hélas, il s’est laissé entraîné à aller boire un verre avec elle après le boulot, et me l’a dit. J’étais tellement contente que j’ai fait l’impasse sur le reste.

C’est de ma faute… J’aurai dû m’insurger, l’engueuler, lui faire une scène, le planter là et rentrer…

Au lieu de ça, j’ai été contente qu’il me raconte sans que j’ai à lui demander… et j’ai oublié le reste! Tu vois, je n’ai pas toute ma tête quant je suis avec lui. Juste une pâle copie de moi-même :( Ils viennent d’un autre monde où les soucis n’existent pas vraiment… C’est juste! J'oublie souvent!!! Comme Thomas me l’a crié au téléphone quant il a su que j'étais à nouveau tombée dans le piège: “T’as perdu ton cerveau ou quoi?”! J’avoue, j’ai perdu mon objectivité!

Oui, Maud le mène par le bout du nez. Au début, j’ai pensé qu’elle faisait ça pour sa copine. Ce qui m’énervait déjà. Je ne me suis pas méfiée d’elle. Mais… la façon que Pascal l’a regardée… waouh, rien que d’y penser, j’ai un noeud à l’estomac… Quant il s’intéresse à une fille, il a ce regard là… Sur le moment, je n’ai pas fait attention. Je ne regardais que lui. Mais, ça m’a poursuivi. Ce regard, cette façon de sourire, la petite étincelle au fond de ses prunelles… Ces images revenaient en boucle. Je crois qu’au début, j’ai pensé que je fabulais, que je commençais à voir le mal partout, à imaginer que toutes les filles de son genre qui l’approchaient cherchaient à me le voler. J’ai pensé que je débloquais. Mais, au début, j’ai pensé qu’elle cherchait à m’éloigner pour sa copine… je n’ai pas imaginé qu’elle pourrait marcher sur les plates bandes de sa copine!!!

Oui! Je dois faire très attention que les seules fois qu’on se voit ne tournent pas au vinaigre. Par contre, connaissant Pascal, il n’est pas du genre à dire ce genre de chose ouvertement à Elodie ou cette garce de Maud d’arrêter de lui tourner autour. Ni qu’il ne veut plus leur parler. C’est plutôt du genre à Thomas ça! :) Ouais, je vois totalement Thomas faire ça, pas Pascal. Pascal, hélas, est trop gentil pour son propre bien. C’est d’ailleurs pour ça que je l’ai aimé, à cause de son adorable gentillesse. Mais, ça cause aussi pas mal de désagréments.

J’aimerai bien qu’il sache les éviter. Qu’il sache couper court à leurs tentatives à l’isoler dans leurs griffes!!!

Oh Thomas est si gentil et adorable, ce serait très triste de perdre son amitié. Sans lui, je crois que je me serais effondrée depuis longtemps. Sans compter que j’aurai perdu le contact avec Pascal. Tu as raison, je dois vraiment faire gaffe à ne pas le retourner contre moi. Sinon, je perdrais tout. Encore aujourd’hui, tous les jours, il me téléphone ou m’envoie des messages. C’est quelqu’un de bien. Je ne voulais pas l’humilié, mais si je regarde comment j’ai agi, c’est exactement ce que j’ai fait. Lamentable. Je suis la pire des amies.

Oui, je vais mettre carte sur table avec Thomas. Je l’adore, mais je veux me sentir libre… (disponible pour Pascal… ouais ouais, pas besoin de me le dire, je suis une pauvre miette!). Je lui dois au moins ça. Il ne méritait pas la manière que je l’ai planté pour courir, ventre à terre, me jeter dans les bras de quelqu’un qui m’avait jetée! :( Je ne mérite pas son amitié… :(

Tu seras la bienvenue Akemi-sama… Je te ferai visiter mon petit coin… Et si Pascal ne m’a pas éjectée d’ici là, tu pourra le voir en vrai… Il est milles fois mieux qu’en photo je t’assure! Tu comprendras pourquoi je perds les pédales! Par contre, hum, tu me verras sous mon plus mauvais jour dès qu’il est dans les parages… une vrai mauviette! Soupe au lait, pailasson, essuie-pieds, bref, les qualificatifs ne manquent pas! La honte! Et tu verras Caroline… Si douce et charmante Caroline! Plus fine qu’elle ne paraît. Là, je sais que tu me diras que je suis conne de la laisser approcher de mon mec (s’il l’est encore…). Au train où ça va ces temps, j’ai peur d’être en train de perdre du terrain. Je me laisse trop emportée par mes émotions ou mon impulsivité, au lieu de réfléchir avant de parler ou d’agir!

Qu’est-ce qui m’arrive? Je n’ai jamais été du genre à parler sans avoir tout sous-pesé avant??? Rhhh… alzheimer quant tu nous tiens!  En tous cas, ne vient pas début septembre, je risque d’être en Angleterre, et en novembre en Floride! Et si ça va mal avec Pascal, je m’enfuie en République Dominicaine pendant quelques temps!

Iiiiiiiih…. Demander à Pascal ce qui se passe dans sa tête quant il voit ou qu’il est avec Elodie?????? Waaaaah! J’aimerai bien! Je suis morte de curiosité. Mais, je crois que j’aurai envie de l’étrangler, et je risque d’avoir encore plus plus, plus que peur s’il me raconte très franchement!!!!!  Aiïïïe, après je me ferais encore plus de film tu ne crois pas??? Je préfère imaginer, et ensuite me convaincre que je fabule…

Ça me rappelle comme j’avais mal au bide quant il me racontait pour Caroline!!! Bon, c’est vrai qu’à force d’en parler, j’avais compris que je ne risquais pas grand chose. Qu’il l’adorait, mais il n’y avait rien de plus que l’attrait de la nouveauté. Puis, elle est gentille. Mais j’ai compris qu’il ne déplacerait pas la lune pour elle.

Oui…….. Peut-être que tu as raison. Mais, c’est à double tranchant ça?! Tu ne penses pas que je risque de regretter de trop vouloir savoir???

J’ai moins peur de le braquer que d’entendre suivant quoi sortir de sa bouche!!!!! C’est possible que ça l’énerve. Mais, je pense pouvoir réussir à le faire parler. C’est assez facile de le mettre en confiance, l’assurer que je ne lui ferais pas de scène, que je veux la vérité. Il risque de ne pas vouloir se mettre à table tout de suite, mais un peu d’insistance, et ça marchera. Ça, je sais encore faire. Pascal sait bien que si je lui dis que je ne le lui rabâcherais pas et que je ne ferais pas de scène, il peut me faire confiance. Je n’ai jamais manqué à ma parole pour ça.

Il n’a juste aucune idée ce que ça me torture à l’intérieur. Parce que je ne lui en parle pas. Ce n’est pas à lui de payer pour mes insécurités!!! Non, ça c’est facile. C’est juste de ce qui se passerait après pour moi qui m’inquiète!!!!

Anyway, Akemi-sama, MERCI pour tes conseils. Comme je ne m’en sors pas seule, et que je n’arrive à rien, je vais essayer de me montrer un peu plus cohérente. aïe-ïe-aïe, être plus forte et lui demander de me parler. J’ai juste la trouille… Mais, maintenant que tu m’as rappelée que je peux obtenir des explications, direct de sa bouche, au lieu de laisser ma tête me faire des siennes et des films qui me torturent. C’est mieux je pense. Il va me falloir beaucoup de courage!

Akemi-sama, tu crois que c’est le bon moment? En plein été? Alors qu’il y a tellement de filles bronzées dehors? Avec presque rien sur le dos? Toutes plus mignonnes les unes que les autres? Cherchant toutes l’amour, comme des abeilles, prête à se reproduire avant l’hiver? Des filles audacieuses, capables de dévorer les mecs mignons des yeux sans hontes? Tu ne penses pas que je devrais attendre l’hiver? Au moins, elles sont couvertes jusqu’au oreilles!
Ok, j’suis un peu lâche là… mais sérieusement, c’est pas mieux d’attendre au moins l’automne?  frown


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210/2013 - C'était quoi ce regard?

Publié le par JaneDo


Lundi, 29 juillet 2013   - 210/2013 - C'était quoi ce regard?

Lundi, après avoir passé le dimanche chacun de son côté, Pascal m’a invitée à manger avec lui le soir. La peur au creux de l’estomac, j’ai accepté. Je n’avais pas non plus envie qu’on passe des semaines à se faire la gueule. On devait mettre les choses à plat, et passer à autre chose. Après tout, hier c’était hier. Je me suis calmée entre temps.

Après avoir mangé, même si j’avais l’estomac trop noué pour avaler quoi que ce soit, on est descendu prendre un verre au White. On devait y retrouver ses copains.

Apparemment, Pascal a essayé de me retrouver, mais il ne savait pas où. Je n’étais pas chez Brian. Il ne connaît même pas l’adresse de ma frangine. Il ne m’a pas trouvée chez Brian. Il m’a dit que pour finir, il avait été juste accompagné ses copains chez Maud. Il n’est pas resté plus de 20 minutes. Il comprenait que ça ne me fasse pas plaisir.

Alors pourquoi ne m’avait-il rien dit? Son natel était en panne ou quoi??? On dirait qu’il me raconte des conneries!

Pendant le dîner, Pascal m’a demandé ce que j’avais prévu pour les vacances. Il avait d’abord pensé qu’on pourrait aller quelque part, ça nous aurait fait du bien. Mais, finalement, il était assez fatigué et pensait que ce serait aussi bien si on restait ici. Il faisait beau ici.

Hum! C’est clair que je ne savais pas si j’aurai eu besoin de temps pour réfléchir. Cça me convenait très bien de rester ici. Un peu triste que la plupart de nos amis commencent à partir chacun de leur côté. On allait probablement se sentir un peu seul.

J’ai eu l’impression qu’il ne tenait pas vraiment à partir. C’était quoi cette histoire de fatigue? Puis, il avait pensé aller à New-York pour une semaine ou deux!!! Si c’est pas des vacances ça? Ou alors je suis le Pape! Donc, il pensait partir en vacances à NY??? Où il retrouverait sa femme et passerait ses 2 semaines de congés avec elle??? C’était certainement marqué idiote sur mon front!

J’ai fait le poing dans ma poche, après tout, je n’avais rien à proposer, et je ne pense pas que j’aurai pu partir avec ma situation chaotique. J’étais plutôt détendue, faisant bonne figure. Caroline était aussi au White. Probablement ses antennes? Mais, j’ai été un peu moins ravie de voir Elodie et Maud se pointer!

Comment avaient-elles su qu’on serait là? Bon, elles étaient certainement venues parce que Michel avait dû leur dire, et pour être avec eux. Mais… j’ai été troublée par la façon que Pascal a regardé Maud… Maud? Il boutiquais avec Elodie, alors c’était quoi ce regard?


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209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 28 juillet 2013   - 209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe... (2)

J’ai regretté aussitôt ma réaction, de m’interposer comme ça. Ça donnait trop d’importance à cette fille. Sans avoir besoin de regarder autour de moi, je sentais le regard de tout le monde sur nous. Sur moi surtout. Maud avait un petit sourire étonnée et regardait Pascal avec une mine d’incompréhension qui a fini d’achever mon malaise.

Pascal avait l’air gêné par mon attitude! Normal! Il a répondu qu’ils ne parlaient de rien de spécial, seulement des concerts qu’il y avait eu au Paléo. Mon siège me brûlait du coup, et je me suis aussitôt levée en demandant à Pascal de lui parler 1mn. J’ai bien vu le regard amusée de la miss Maud face à mes manigances.

Je ne voulais pas faire de scène à Pascal, et on se s’est éloigné que de quelques mètres. Je lui ai demandé s’il pensait qu’ils allaient encore restés longtemps? S’il n’était pas fatigué? Puis, ça m’embêtait d’être si éloignée de lui. D’ailleurs, je me suis collée contre lui, mais Pascal avait gardé les mains enfoncés dans ses poches. Pas cool. C’était frustrant et même humiliant. Il a dit ne pas être fatigué. Alors, il allait falloir tenir jusqu’à leurs départ.

J’ai rigolé en haussant les épaules. C’était plus pour la galerie que ce que je ressentais. Je lui ai demandé si je pouvais avoir un vrai câlin. Je n’ai pas pu en avoir un depuis que je suis arrivée. Je crois que j’ai senti une sorte de réticence. Ça m’a blessé, mais j’étais déterminée à ne rien montrer. Maligne, Caroline avait été s’asseoir à la place que Pascal avait laissé vacant. Elle tenté d’établir une conversation avec Maud, qui montrait des signes d’ennuis et d’agacements.

Pascal m’a juste serrée contre lui et m’a fait un bisou sur le front. Personne n’a vu son geste. Dommage. Ensuite, j’ai appelé Caroline pour aller se prendre un petit café à l’intérieur. Mais, elle est restée bien enfoncée dans le fauteuil. Sans doute pour empêcher Pascal de se rasseoir là-bas, à côté de Maud.

Je suis rentrée à l’intérieur sous prétexte de me resservir autre chose à boire. Pourtant, je n’avais pas soif. En revenant, j’ai trouvé Pascal debout, appuyé contre un des piliers de la terrasse, à côté du fauteuil d’Elodie. Ils discutaient. Faisait taire ma timidité, j’ai été passer mon bras autour de la taille à Pascal. Il a été obligé, vu notre position, de passer son bras autour de mes épaules. Maud a planté Caroline sur le fauteuil.

Ses copines se sont alors levées pour partir. Désolé de les voir partir, Michel a tout tenté pour qu’elles restent encore un peu; baignades matinales dans le lac, croissants ou spaghettis, derniers cafés. Je n’aurai peut-être pas dû dire à haute voix qu’on était content de les voir partir pour qu’on puisse aller se coucher. Tout de même Elodie a fait comme si elle n’a rien entendu.

J’avais remarqué que Pascal semblait mettre une certaine distance entre eux. Tant mieux. Peut-être que c’est déjà la fin de leur histoire. J’avoue que ça me fait méchamment plaisir. Par contre, le petit “à demain” de Maud, a creusé un gros point d’interrogation dans ma tête. A demain? C’était quoi ça? J’ai donc demandé à Pascal.

J’ai vu rouge quant il m’a annoncé que Maud les invitait, lui et ses copains à une petite grillades dans le jardin de ses parents. C’était clair que je n’étais pas invitée. “Et tu penses y aller?”. Pascal a haussé les épaules. Et ça, ça voulait dire quoi? Oui ou non?

Pascal m’a répondu qu’il se sentait obligé d’y aller pour ses copains… Ben voyons!

Au lieu d’aller se coucher, on s’est pris la tête. Je lui ai dit comme je me suis sentie mal à l’aise en arrivant. Comme elles nous avaient ignorées. Et lui, il n’a pas été mieux. Je ne trouvais pas normal qu’il y aille sans moi. Pascal a prétendu que ce n’était pas de sa faute. Qu’il ne savait pas ce qu’il aurait pu faire. Ben… Refuser! Aussi simple que ça! C’était dimanche, et elles auraient très bien compris qu’il souhaite passer la journée avec sa copine.

J’étais vraiment remontée contre lui. Pour moi, il jouait l’idiot.

Après s’être engueulé, c’aurait été ridicule que je reste dormir chez lui. Et il faisait déjà jour. Comme il ne disait rien qui puisse me calmer, à savoir qu’il n’irait pas. J’ai pris mes affaires et je suis partie. Fulminante de colère. L’imbécile. Pascal a essayé de me retenir, mais j’étais trop énervée. Enervée, parce qu’il pensait quand même passer la journée à faire des grillades sans moi.

On n’avait déjà pas passé la journée, ni la soirée du samedi ensemble. Puis, j’ai appris qu’il avait été au Paléo avec Elodie, Maud et consoeurs, ses copains et tout, sans moi. Ensuite, quant j’arrive chez lui, c’est pour trouver toute une bande de malpolis assis sur sa terrasse. Et lui, il n’a rien fait pour me mettre à l’aise. Il n’a rien fait pour corriger le tir.

J’étais furax. De plus, il n’a même pas essayé de m’appeler alors que je rentrais. Il aurait pu trouver quelque chose à dire qui aurait pu me faire faire demi-tour. Mais niet. Folle de rage, déçue, j’ai pleuré pendant des heures, jusqu’à m’endormir d’épuisement. Tout le dimanche, je me suis torturée avec les films dans ma tête. Films de Pascal et sa journée au soleil, dans le jardin, chez Maud.

Merde, ça allait vraiment mal avec Pascal… Vraiment, vraiment mal. on n’arrive plus à passer une semaine sans se prendre la tête!


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209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe... (1)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 28 juillet 2013   - 209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe... (1)

Le message de Caro: “Mais qu’est-ce que tu fous? Dépêche toi de te ramener.” m’avait quelque peu alarmée. Je n’avais pas eu le temps de la rappeler, je me suis juste dépêchée de me changer et de partir vite fait. Je l’ai appelée en route, et j’ai croisé les flics, mon natel à l’oreille. Heureusement, ils auraient dû interrompre la circulation pour faire demi-tour et me chasser après.

Caroline a vu le bateau rentrer. On dirait qu’elle a passé la nuit à surveiller!!! Avec les lumières sur le bateau, elle a vu qu’ils n’étaient pas rentré seuls. Ils étaient partis à 5, et là, il devait y avoir au moins une dizaine de personnes sur le bateau au retour. Pour faire bonne mesure, elle a attendu une bonne demi-heure avant de se pointer chez les garçons. A son arrivée sur la terrasse, éclairé uniquement à la bougie, les silences et regards froids l’ont presque fait fuir.

Mais le fait qu’elle connaissait Pascal et Thomas depuis bien plus longtemps que toutes les filles sur place l’a décidée à ne pas se laisser intimider. En arrivant à mon tour après 4h du matin, j’ai compris ce qu’elle avait voulu dire! J’ai moi aussi été accueillie comme un cheveu sur la soupe.

La balançoire, "ma balançoire", sur la terrasse, était occupée par 2 effrontées que je ne connaissais pas. Elles se balançaient en poussant des gloussements. Le peu de tissu qui les couvraient ne suffirait même pas pour faire une moitié de t-shirt. Ventre à l’air, quelques centimètres de tissus pour couvrir l’endroit où devrait se trouver les seins, et un short qui faisait plus penser à un slip tanga!

Pascal occupait un des canapés de jardin,tournant le dos au parc de voitures, la copine à Elodie collée à son épaule. Ils étaient en pleine discussion quant j’ai parqué devant la maison. Pfff, on aurait cru qu’elles étaient en territoire conquis, et m’ont regardées l’air de dire; “C’est qui celle-là? Qu’est-ce qu’elle vient foutre ici?”. Elles ne devaient pas savoir que j’étais une copine à Pascal, même, sa copine!

Caroline, était juchée sur le bord d’un des fauteuils. Elle avait l’air seule. Personne ne semblait lui adresser la parole. J’avais les crics! J’aurai voulu aller m’asseoir à côté de Pascal, juste entre les 2. Quitte à la pousser hors du canapé. Je n’aurai pas pu sans avoir l’air de faire une scène. J’ai dû me contenter de faire un bisou à Pascal et m’asseoir en face. Caro s’est aussitôt assise à côté de moi.

Effectivement, personne ne nous adressait la parole. Paul et Michel étaient occupés à se faire draguer. Ils étaient aux anges. Pascal bien trop occupé à discuter avec l’autre pouffe, m’a adressé un vague sourire. Elodie était assise à la droite de Pascal, dans un fauteuil. Elle ne semblait pas beaucoup s’amuser. Je piaffais d’être reléguée dans un coin, d’avoir l’impression d’être une fois encore de trop. Comme si Caro et moi étions dans une fête privée à laquelle on n’avait pas été invitée.

A mesure que les minutes s’écoulaient, j’avoue que je commençais à fulminer de rage. Pascal ne m’avait pas adressé la parole depuis que j’étais arrivée. Jamais ce genre de chose se serait produite si ça avait été Thomas. D’ailleurs, où était Thomas?

Je suis rentrée sous prétexte de me faire un café. Ensuite, au summum de la frustration, je suis revenue, et je me suis incrustée au milieu, où j’avais envie d’être depuis le départ. Le coeur dans la gorge, j’ai demandé à l’autre de m’excuser et de se pousser. Et, faisant celle qui ne remarquait pas avoir été malpolie, j’ai demandé de quoi ils parlaient. Intérieurement, j’étais furax de chez furax. Furax contre Pascal de se laisser aussi facilement mener par le bout du nez. Se comportant comme un imbécile avec "sa copine" face à ce genre de pouffiasse.


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208/2013 - Maud, la copine à Elodie

Publié le par JaneDo


Samedi, 27 juillet 2013   - 208/2013 - Maud, la copine à Elodie

Malgré l’heure extrêmement tardive à laquelle on s’était couché, Pascal était debout vers 10h. Je me suis efforcée à me lever pour prendre un café avec lui. Je voulais rentrer dormir et prendre quelques affaires pour venir passer le week-end chez Pascal. J’aurai dû le faire hier, et je n’aurai pas eu à bouger. Quoique.

Pendant qu’on déjeunait, on a un peu discuté de ce qu’on avait prévu pour la journée. Pascal avait envi d’aller à la piscine, mais d’après ce que j’ai compris, ce serait plutôt le bord du lac. Ils allaient en bateau près de Nyon, pour aller au Paléo voir quelques concerts en soirée. Mais la journée, ils restaient au bord du lac. Sans doute encore une après-midi sportive avec ses copains.

Je ne pouvais pas l’accompagner, j’avais promis d'emmener ma nièce au Paléo. Il faisait une chaleur d’enfer, et je me voyais mal traîner des heures à trotter d’un chapiteau à l’autre, avec la foule du festival. De toute façon, ma nièce passait d’abord. J’étais déjà assez inquiète de la savoir dans cette foule toute la journée sans surveillance. Purée! Si c’était ma fille, ce serait un gros NON. Pas question de la lâcher au milieu de cette faune. Mais, ma frangine la laissait y aller. Je voulais voir avec qui.

Caroline m’a appris qu’hier soir, la copine à Elodie, Maud, avait invité Pascal et ses copains à les rejoindre au bord du lac. Elle lui avait dit qu’elles étaient assez de filles, donc ses copains étaient les bienvenus, mais pas les copines. Elle lui l’avait dit en rigolant, mais elle était sérieuse. Pascal lui avait dit qu’il ne savait pas s’il pourrait. Caro m’a dit que Pascal l’avait regardée quant il avait dit ça, en grimaçant, comme s’il aurait répondu autre chose si elle n’avait pas entendu.

Elle avait été courir avec Pascal ce matin, et elle lui avait demandé s’il y allait. Pascal lui a fait croire que ses copains voulaient y aller, mais ne lui a pas dit s’il y allait ou pas. Par contre, quant elle a voulu savoir ce qu’il faisait, si elle pouvait venir, il lui a dit qu’il n’en savait rien. Hors, 1h après leurs joggings, elle a vu le bateau quitter le ponton. Elle avait essayé de l’appeler aussitôt, mais il n'a répondu ni à ses appels, ni à ses messages. D’après elle, ils devaient être 5 sur le bateau.

Hum! J’ai aussi essayé de l’appeler après avoir déposé ma nièce au Paléo. Mais, moi non plus, je n’ai pas eu de réponse. Il n’avait sans doute pas son natel à portée. Je ne voyais pas de raison de me mettre à baliser. Pourtant, à mesure que la journée s’écoulait sans nouvelles, j’ai commencé à me poser des tonnes de questions. Surtout après le message de Pascal après 20h, qui me disait qu’ils allaient faire un tour au Paléo, et qu’on se retrouverait à la maison vers 2h du matin.

Et si j’avais eu envie aussi d’aller au Paléo alors? Il ne me proposait même pas d’y aller! Il n’avait pas vu mes messages et appels avant? Mais bon, pas de quoi faire un fromage. Il se rappelait sûrement que je lui avais dit que j’allais rechercher ma puce vers 2h du matin!

Donc, petite soirée tranquille à la maison, à lire, en attendant le coup de fils de la petite. On avait convenu d’un endroit de rendez-vous, mais je n’ai pas pu l’attendre là-bas. Tchoy s’emmerdait, et il a voulu venir avec moi. Donc, il a été la chercher vers les “objets trouvés”, où on avait finalement décidé de se retrouver. Vers 2h du matin, on reprenait le chemin de la maison. J’ai déposé Tchoy et raccompagné ma puce à la maison.

Ma soeur n’était pas là, et on devinait qu’elle ne rentrerait pas du week-end. Donc, je me sentais responsable de ma nièce. Elle s’est effondrée de fatigue dès qu’on est rentré. Le temps de me changer, je filais chez Pascal. Juste un petit moment. J’avais quand même envie de le voir, même si ce n’était qu’une petite heure. Finalement, j’avais préparé mes affaires pour rien, je ne dormirais pas chez Pascal.

Vu l’absence de ma frangine, je me sentais obligée d’être à la maison pour ma puce. Je ne pouvais pas la planter toute seule  pour ne penser qu’à ma petite personne. Contrairement à ma soeur.


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207/2013 - Garden partie dans le jardin, au bord du lac

Publié le par JaneDo


Vendredi, 26 juillet 2013   - 207/2013 - Garden partie dans le jardin, au bord du lac…

Rose et Karen sont sorti avec Lilice et ses copines pour manger au bord du lac à Préverenges. Enfin libre! Ce soir, j’avais l’intention de profiter un peu de mon temps, seule sur le balcon devant la vue spectaculaire, à lire. Puis, petit bain, et me préparer pour aller à la petite soirée dans le jardin chez Thomas et Pascal. Au programme, grillade, baignade, etc.

Rose m’a dit qu’elle rentrait vers 23h, mais elles ne sont pas rentrées. Alors je suis partie sans les attendre, en prétendant que j’allais prendre un verre avec Tchoy. Seulement, Tchoy ne réussissant pas à me joindre, et a appelé ma frangine. Alors, le lendemain, je lui ai dit que j’étais sortie avec Dol. Hum, pieux mensonge. Je ne veux pas qu’on s’intéresse à mes faits et gestes. Ce que je fais et avec qui je sors ne regardent pas ma famille.

Zut, Tchoy n’a qu’à se débrouiller pour s’occuper le week-end! Il a essayé de s’imposer en proposant de nous préparer encore une de ces recettes; la fondue Thaï que j’avais découvert chez son pote restaurateur, Baô. Je sais bien qu’il s’ennuie, mais je n’ai pas à m’occuper de lui.

Waouh, la soirée était bien entamée quant je suis arrivée chez Thomas et Pascal. Il faisait nuit noire et seuls quelques lampions et bougies éclairaient les petits groupes ça et là. J’ai tout de suite remarqué Pascal, debout un verre à la main. Il portait un débardeur blanc sur un short en jean. Grand, bronzé, corps svelte et musclé juste ce qu'il faut, les cheveux longs. Hmmm. Qu’est-ce qu’il est mignon quand même. Paul était à côté de lui. C’est en approchant que j’ai remarqué Elodie. Pascal discutait avec Elodie. Mon sang n’a fait qu’un tour.

Pascal m’a accueillie avec un grand sourire et a passé son bras autour de mes épaules. Je n’ai fait la bise qu’à Paul, et un signe de tête en direction d’Elodie, sans la regarder. A Pascal, je lui ai fais un bisou sur la bouche. Elodie m’a ignorée. Mais, je m’en fou. Caroline était assise sur le bord de la table toute proche et buvait son verre les yeux plaqués sur Elodie. Puis, en posant la main sur le bras de Pascal, Elodie lui a dit qu'elle allait chercher sa copine qui venait d’arriver, et qui ne savait pas où était la maison.

J’ai été lui faire la bise, et je me suis assise près d’elle. Caroline a rigolé.

  • Elle était nettement plus pétillante avant ton arrivée. A lui faire des petites oeillades et tout. Elle croyait que tu ne venais pas j’imagine! Hihihihi. Bon, moi aussi. Pourquoi t’es toujours en retard?
  • Je suis pas toujours en retard voyons… Bon, peut-être un peu. Mais, si je veux tenir toute la nuit, je ne peux pas arriver à 20h, sinon vers 23h, j’ai un monstre coup de pompe. Là, je suis en pleine forme.
  • Y a Thomas qui ne te quitte pas des yeux… T’as oublié d’aller le saluer!
  • Oh merde… J’y vais…

Je me suis précipitée vers Thomas. Je l’avais oublié. Il a cru que je l’évitais, que je ne voulais pas le voir. Donc, il était content de me voir. Thomas m’a dit que la situation lui faisait bizarre. Il y a à peine une semaine, il pouvait me prendre dans ses bras, me tenir la main, me faire des bisous un peu partout, et là, je suis bras dessus dessous avec Pascal. Il trouvait ça trop bizarre. Humiliant même.

Pour le rassurer, j’ai passé mon bras sous le sien, et je lui ai fais un bisou dans le cou. Ça l’a fait rigolé. Je voudrais qu’il soit comme d’habitude. Mais, Thomas trouvait qu’on était comme un couple, parce qu’il pensait qu’on était ensemble. Là, il ne savait pas très bien comment se comporter. Il voyait bien que j’étais avec Pascal. Il a voulu savoir comment je me sentais, si les choses se passaient comme je le voulais. Si j’étais heureuse.

J’ai dit que je l’étais… C’est vrai, je me sentais heureuse… J’étais à nouveau avec l’homme que j’aimais, alors oui, tout allait très bien… Je me sens toujours sur un pied d’égalité avec Thomas, mais je ne ressens pas la même chose avec Pascal. Mais j’étais heureuse quand même.

Parce que je me sentais coupable envers Thomas, je me suis attardée. J’ai voulu l’aider à préparer ses cocktails. Ce soir, la Téquila était à l’honneur. Bon, j’y connais rien en cocktail. Je faisais de petits mélanges qui étaient de ma propre invention. J’aimais les couleurs des drinks, et j’aimais rajouter les différents fruits que Thomas avait préparé. Il était bien plus doué pour préparer des cocktails que pour faire la cuisine!

Elodie est arrivée avec une grande noiraude, plutôt pas mal. Elle l’a présentée à Paul et Pascal. La copine à Elodie me faisait penser à Jess. Et aussi un petit quelque chose qui faisait penser à Sophia Loren, jeune. Ce côté chat sauvage, la taille très marquée et un décolleté vertigineux. Paul, y compris Pascal, l’ont dévorés des yeux.

J’aurai voulu aller vers Pascal, mais je ne savais pas comment faire pour filer. Alors, je suis restée aux côtés de Thomas.

De temps en temps, je jetais un coup d’oeil dans la direction où se trouvait Pascal. Il était en grande discussion avec la copine à Elodie. Le courant avait passé tout de suite. Ils avait l’air de s’entendre comme larrons en foire. Petit sourire en voyant Elodie tirer la gueule. Tout à coup, elle était devenue la 5ème roue du char.

Après presque 1h, j’ai enfin pu aller vers Pascal, mais je ne le voyais plus. J’ai alors cherché Caro des yeux. Niet. Faut dire qu’il y avait passablement de monde. Et il faisait nuit. Si quelqu’un s’éloignait des petites lumières, on ne les voyait plus. C’était donc facile de s’isoler dans un coin. Probablement le but recherché. Mais en attendant, je ne trouvais pas ceux que je cherchais. Je voyais bien un petit groupe assis sur le ponton, un autre couple au bout du même ponton, mais je n’arrivais pas à distinguer qui c’était.

Près de la jetée, il y avait un autre couple assis sur les marches de la pergolas. Il faisait trop sombre. Je ne trouvais ni Caro, ni Pascal, ni Elodie. Ne sachant pas dans quelle direction aller, et me sentant légèrement ridicule, j’ai fait demi-tour et je suis allée chez Pascal pour aller me faire un café. C’était surtout pour me donner une contenance. Je ne voulais pas me rabattre sur Thomas. Trop nul.

Je me demandais où Pascal avait disparu. Il ne pouvait pas être bien loin. J’étais peut-être passée juste à côté d’eux, mais quant je me sens stressée, je ne vois plus rien. Je n’ai pas osé fixé chaque table et les gens qui s’y trouvaient. Absurde. Depuis la fenêtre de la cuisine, j’ai essayé de faire du repérage, mais c’était peine perdue.

Mon café à la main, je suis retournée vers Thomas. Quant je retrouverais Pascal, je ne le quitterais plus de la soirée. Je ne voulais pas le perdre dans la foule à nouveau. Paul est venu chercher à boire pour Pascal, Elodie et sa copine. Alors, j’ai proposé de l’aider avec les verres. J’étais soulagée de l’avoir retrouvé. C’aurait été trop nul de passer la majeur partie de la soirée loin de lui. Je n’étais venue que pour être avec lui.

Elodie était là avec sa copine. Assise à côté de Pascal. C’était comme une morsure dans le ventre. Et j’allais m’asseoir où moi? J’ai dû me mettre en face, à côté de la copine à Elodie, et supporter de voir l’autre conne collée à mon mec. Je bouillonnais à l’intérieur. Je suis sûre que mon sourire devait sembler un peu crispé. Il y avait aussi Michael, Julien et un autre que je ne connaissais que de vue. Et le rouquin du basket que je détestais à fond. Julien me bassinait avec des histoires que je n’écoutais même pas. J’étais trop occupée à tendre l’oreille pour écouter la copine à Elodie raconter ses voyages, les endroits où elle avait vécus, etc.

Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que Pascal semblait pendu à ses lèvres. Elle parlait un anglais chantant, avec une petite pointe latine. Elle était bien d’origine Italienne. Elle était sortie avec un chanteur que Pascal semblait connaître. Bref, ils semblaient être les seuls à avoir quelque chose à dire. Elle avait un joli rire. La copine à Elodie s’est beaucoup intéressée à Pascal, lui a posé des tas de questions sur son boulot, sur ses intérêts, etc.

On a beaucoup bu et on a fini la soirée en jouant à des jeux avec les derniers fêtards. Notamment un quizz musical. Inutile de dire que, si j’aime la musique, je ne connais pas toujours le nom des groupes, ou les titres. Je n’ai reconnu qu’un seul titre sur plus de 50! Autant dire que je suis nulle.

J’étais contente de voir Elodie, sa copine partir. Ensuite, on a encore pris un café chez Thomas avec Michael et Julien. Paul était rentré, il était crevé. Moi aussi, je commençais à être fatiguée. J’ai donc laissé les garçons, et je suis descendue me coucher. J’étais vraiment raide, parce que je me suis endormie presque aussitôt. Je n’ai pas entendu Pascal venir se coucher, mais dans mon brouillard, j’ai senti sa présence, et qu’il me prenait dans ses bras. Malgré la chaleur, c’était réconfortant. Je crois que Pascal a allumé la clim, parce qu’il faisait bon. Je ne sais pas comment la mettre ne marche.


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