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174/2013 - Petit tour au ''Time-Out'' avec Pascal

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 23 juin 2013  -  174/2013  -  Petit tour au ''Time-Out'' avec Pascal

Samedi matin, après avoir quitté l’hôtel, j’ai regretté de n’être pas resté pour profiter de la vue. J’aurai dû prendre de quoi lire, et j’aurai pu me faire dorloter un peu. Après tout, c’était payé, alors je n’avais rien de précis à faire. J’avais seulement oublié mes affaires et de prendre un bouquin, pour pouvoir vraiment apprécier le séjour.

Je suis rentrée dormir un peu. J’étais crevée et je crois que je n’avais pas envie de trop penser, ça ne m’amène jamais nul part, à part imaginer le pire. D’ailleurs, ma tête était en fusion, et des images de Pascal et Elodie passaient en boucle. Un truc à rendre dingue. Dormir me ferait oublier, ne pas penser. Juste sombrer dans le néant. Vers 18h, mon natel m’a réveillé. C’était Pascal.

  • Jane, t'es où?
  • Quoi? Comment j’suis où?
  • Je pensais te retrouver à l’hôtel… T’es où?
  • Je suis rentrée.
  • Mais… Pourquoi? Je pensais qu’on passait la soirée les 2? Non? T’avais prévu autre chose?
  • Et toi, t’étais où?
  • Avec Varios, j’avais une répète.
  • Une répète? Tiens donc!
  • C’est vrai. Tu ne me crois pas?
  • Pas vraiment.


J’avais l’impression qu’il ne mentait pas. Du coup, je me sentais un peu stupide d’avoir laissé mon imagination faire des siennes.

  • Bah, je m’en fou. J’ai pas aimé que tu me plante comme ça. D’habitude, tu me dis quant tu as une répète, j’aurai peut-être aimé venir avec toi. Mais bon, tu le savais hier soir et tu ne m’as rien dit. Je me suis sentie bête, plantée dans la chambre au réveil. C’était…
  • Wahhh, tu dormais si bien, toute enroulée comme un bébé, j’ai pas voulu te réveiller. Et pour te demander de venir m’écouter. Non, j’ai préféré te laisser dormir.
  • Tu sais, si tu m’avais avertie, j’aurai pris de quoi lire, et quelques affaires. Au lieu de quoi, je n’avais que ce que je portais hier soir et la robe de chambre de l’hôtel… Pas top.
  • J’ai compris. Mais, à part ça, on ne va pas en faire toute une histoire. C’était un peu imprévu, je pensais qu’on allait chez toi hier soir… On fait la paix?


Pascal avait beau être désolé, le répéter encore et encore, je n'étais pas convaincue qu'il comprenait ce que j'avais ressenti. Pascal voulait passer me chercher, mais j’ai prétendu avoir quelques trucs à faire. C’était faux bien sûr, mais j’étais encore un peu énervée et je voulais qu’il se retrouve seul à poireauter à son tour.

  • Je ne suis pas fâchée! J’étais juste désagréablement surprise de me retrouver seule ce matin c’est tout.


J’espère qu’il s’emmerde à fond. Mais, Pascal m’a tout de suite dit qu’il devait faire un saut chez lui, qu’il me retrouverait plus tard, vers les 20h. Grrrh. Puis, avant de raccrocher, Pascal ma taquinée, me rappelant le nombre de fois où il s’était réveillé et que j’avais disparu, parfois sans même laisser un mot.

C’est vrai, j’avais eu une mauvaise réaction. J'avais pété un câble sans raison. C’était stupide de ma part. Mais, ces temps-ci, je suis un peu sur là brèche, je ne sais pas vraiment où on en ait, et ça me perturbe. J’ai voulu être sûre qu’on passait le dimanche ensemble avant de boucler.

Je me suis donc préparée pour aller le retrouver à l’hôtel. En retard bien évidemment. Hélas, il n’était pas encore là, ce qui n’a fait que me plonger dans les abîmes du doute encore. Pascal est arrivé avec une bonne heure de retard. Il ne voulait pas sortir. Pourtant, je savais que les copains se retrouvaient au même bar qu’hier soir, au Time-Out.

Ce qui m’a fait penser qu’il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble. Donc, j’ai insisté pour sortir. C’était enfantin de ma part, mais j’avais besoin d’être rassurée. Etre sûre qu’il ne me cachait pas.

C’était agréable de retrouver tout le monde, d’avoir Pascal qui me tenait par la main. Pourtant, j’ai vu la petite grimace qu’a eu Thomas en fixant nos mains. Pascal était adorable, et j’ai réalisé qu’en fait, c’était tout dans ma tête. J’ai donc demandé à Pascal si on pouvait rentrer. Je n’avais pas envie d’être là, avec tout ce monde. Et je crois que je voulais éviter de croiser Caro ou même Jess. Elles n’étaient pas encore là.

On venait d’arriver, alors Pascal a proposé qu’on prenne juste un verre et après, on file. Mais, en voyant mon petit air coquin, on a laissé tombé l’idée du verre.

J’avais juste envie d’être enroulée dans ses bras, l’écouter me raconter sa journée, même sa musique. N’importe quoi, juste l’entendre, écouter sa voix, sentir sa main se promener dans mon dos, le regarder encore et encore. L’avoir pour moi toute seule, et profiter de chaque minute, chaque seconde.

Et c’est ce qu’on a fait. Tout le dimanche consacré à l’amour, de petite promenade au bord du lac, même s’il ne faisait pas si beau. Je l’ai collé comme une limace géante. Collant à ses pas, l’entourant de mes bras, même quant il nous préparait le café. Clairement Pascal était heureux. Il me l’a dit. Ça faisait longtemps que je ne n’avais pas été aussi collante, et il aimait bien ça. Pascal m’a confié que ça lui avait manqué, qu’il avait pensé à moi toute la semaine.

Hum… Vraiment? Alors que faisait-il avec Élodie vendredi???

Puis, il a fallu se séparer comme d’habitude. J’aurai aimé qu’il propose qu’on reste encore une nuit, mais il ne l’a pas fait. Une fois rentrée, je me suis sentie horriblement triste et seule. Il me manquait. Et ça me rendait folle de le savoir loin de moi.

Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai eu envie d’aller faire un tour chez Pascal. Sa voiture n’était pas devant la maison. Elle aurait pu être dans le garage. J’ai donc été voir du côté du parc. Jess était seule. Les poils au garde à vous, j’ai eu la terrible pensée qu’il était peut-être chez Élodie. Je crois que j’espérais plutôt qu’il soit avec Caro à la place. Alors, j’ai filé voir chez Caro. Elle ne semblait pas être à la maison.

C’est bête, mais je me suis sentie rassurée. Ils étaient certainement ensemble. Tout de même en rentrant, par acquis de conscience, ou pour être complètement rassurée, je suis passée vers chez Elodie. Et là, mon coeur a failli lâcher en voyant sa bagnole parquée discrètement dans l’allée.

Non. Je ne voulais pas le croire; Pascal était là. Chez Elodie. C'était de la folie! Voir sa voiture me faisait l’effet du bombe. Ça me faisait hyper mal. Voilà pourquoi Pascal a voulu rentrer tôt!?!? C’était pour voir Elodie?!

J’avais trop peur de rester là à attendre de le voir sortir. S’il sortait! Je crois que je ne voulais pas savoir s’il dormait chez elle. Je voulais bien être une autruche, garder mes illusions et imaginer qu’il n’était passé que pour lui dire bonjour, ou pour accompagner un copain et qu’il allait gentiment rentrer chez lui dans 5mn. La petite remarque de sa femme me hantait…

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173/2013 - Tout raconté à Pascal pour mon appart

Publié le par JaneDo


Samedi, 22 juin 2013 - 173/2013  - Tout raconté à Pascal à propos de Cugy

J’ai dû dire à Pascal que je n’habitais plus à Cugy. Brian me prêtait son appart, et j’avais entreposé mes affaires chez ma soeur à Moudon, et aussi chez Dol à Froideville. Je lui ai tout raconté. Comment j’avais voulu me protéger des abus d’impôts; 72’400Fs! Et pour ça, j’avais eu la bonne idée de faire reprendre mon hypothèque par mon beau-frère, en qui j’avais totalement confiance. Je lui ai aussi raconté comment j’avais vendu l’appart du rez, mon 5 pièces, à mon frère, pour 1Fs symbolique, qui l'avait ensuite vendu pour le double. Et finalement, comment je m’étais faîtes roulée par des membres de ma famille.

Pascal s’est fâché. Il aurait voulu que je lui parle de mes problèmes. (Certainement! Alors qu'il était occupé avec d'autres nanas, sans problèmes, et beaucoup moins compliquée? Surement pas!) Pascal pensait qu'il aurait certainement pu m’aider, ou du moins, trouver quelqu’un qui puisse le faire. Sinon, m’aider ou me soutenir financièrement.

Pfff, jamais. Jamais je n’aurai accepté son aide. Même aujourd’hui, j’avais du mal à lui raconter. Ça me blessait toujours que ma propre famille ait pu me faire ça. Mais, ça ne m’étonne qu’à moitié. Je n’ai jamais eu de chance, donc, ça ne me manque pas tant que ça. Jamais les personnes auxquels je me suis attachée, ne m’ont aimé la moitié de ce que je les aimais. Alors, rien de vraiment surprenant. C’est pas à lui que je pouvais dire ça, j’aurai l’air de me lamenter.

De peur que Pascal lui demande de partir, dormir chez son frère ou ficher le camp chez les parents, Jess a dit devant moi, que, au lieu d’aller chez moi, on pouvait sans autre aller chez Pascal. Ça ne la dérangeait pas, elle avait l’habitude. Je pense que c’est pour avoir Pascal à l’oeil, et d’une certaine manière pour garder le contrôle. Puis, elle n’a pas pu s’empêcher  d’envoyer une petite pique, qui à atteint son but. D’un air parfaitement innocente, elle a ajouté que, ça changera, étant donné que Pascal dormait presque tous les soirs ailleurs!

Bien sûr ça m’a fait tiquer. Et j’ai bien vu que Pascal avait rougi jusqu’aux oreilles. Je pense que toute sa tirade d’aller chez Pascal et tout ça, n’avait pour but, que de pouvoir glisser sa petite phrase à la fin. Pour me faire du mal et, peut-être même, pour qu’on se dispute. Mais, Jess ne m’apprenait rien! J’ai fait comme si je n’avais rien entendu.

De toute manière, Pascal n’avait pas l’intention de rentrer, et surtout pas avoir Jess dans les pattes. On ne pouvait pas aller chez Brian, parce que ce n’était pas vraiment chez moi. Je ne me serais pas sentie à l’aise d’emmener un autre homme chez lui. Et pas question d’aller à Moudon non plus. Ierk. On a fini par choisir le Mövempich à Lausanne. C’est pas moi qui paie, mais j’ai choisi le Mövempick, pour la vue. Surtout, parce que j’ai pensé que c’était légèrement moins cher que le Beau Rivage. Finalement, nos soirées finissent toujours par lui coûter bonbon. Je lui coûte la peau des fesses!

Samedi matin, quant on a frappé pour le déjeuner, j’ai eu la surprise de voir que Pascal était déjà parti. Ça m’a… sonné!

C’était la première fois qu’il me faisait un truc pareil. J’ai été ouvrir. Il avait commandé le déjeuner pour moi et avait mis un petit mot avec. Pascal disait avoir dû partir, parce qu’il avait rendez-vous. Que je pouvais rester là jusqu’à dimanche soir, mais qu’il m’appellerait, de toute façon, dans la journée. Ça m’a coupé l’appétit.

Je suis restée une éternité, assise sur le lit avec son billet dans la main. Je l’ai relu plusieurs fois. Je cherchais à comprendre. Est-ce que ça voulait dire qu’on se voyait ce soir? Ou est-ce qu’il me plantait là pour le reste du week-end?

Finalement, sans déjeuner, je me suis habillée et je suis partie… Je ne savais pas quoi faire d’autre!

Comment avait-il osé me planter comme ça à l’hôtel? J’avais l’air de quoi moi? Après tout ce que je lui avais raconté hier soir, il pensait me faire une fleur? Comme s’il avait voulu me laisser un endroit où dormir par pitié? Son mot raisonnait toujours dans ma tête, et je ressentais un gros malaise. Jeeez, comment avait-il osé! Puis c’était quoi ce rendez-vous? Il ne m’en avait pas parlé hier! Trop bizarre. Je me sentais éjectée… Utilisée… Comme une pute qu’on se dépêche de quitter après… Et qu’on plante sans état d’âme dans la chambre d’hôtel, payée! Je me sentais sale. Insultée.


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172/2013 - Anniv. Thomas et Pas le moral !

Publié le par JaneDo


Vendredi, 21 juin 2013  - 172/2013 - Anniv. Thomas & Pas le moral!

Je n’avais pas le moral, mais ce soir, au top ou pas, je devais être chez Thomas pour fêter son anniversaire. J’ai donc parcouru les magasins toute l’après-midi, pour lui trouver un cadeau, digne de ce nom. Pascal m’a téléphoné au milieu de toute cette folie. Je lui ai demandé conseil, avec appréhension, je n’ai pas les mêmes moyens que lui.

  • Bah, je lui offre un week-end SPA pour 2 à St.Moritz. Si jamais il te demande de l’accompagner, j’espère que tu refuseras!

Pascal disait ça en rigolant. Je ne comprenais pas! Hier, je l’ai vu avec Elodie, et aujourd’hui, il agit comme de rien et me fait même une petite crise de jalousie? Je trouve ça incroyable. Si je ne les avais pas vu, j’aurai été toute contente de sa petite remarque. J’aurai même pensé qu’il tenait toujours autant à moi. Même fantasmé à croire qu’il ne pensait qu’à moi. J’ai préféré ne pas lui répondre.

Sans que je demande rien, Pascal m’a demandé si je voulais qu’on fasse un cadeau commun. Je me suis empressée d’accepter. J’ai oublié de penser à ce que ça devait coûter. J’ai donc proposé de participer, mais il a refusé en disant que c’était son idée. Puis, que ça lui faisait plaisir, qu’il se rendait compte que je n’avais encore rien trouvé.

Pfff, ça m’enlevait une épine du pied. De mieux en mieux, Pascal passait me chercher. Il préférait que je laisse ma voiture chez moi. Glups, ça m’a rappelé que je ne lui avais pas encore dit que je n’habitais plus à Cugy, alors j’ai prétexté vouloir prendre ma voiture. C’est là qu’il m’a dit qu’il pensait qu’on aurait pu filer après la soirée et dormir chez moi.

On ne pouvait pas décemment rester chez Thomas juste après sa fête. Rhhh, j’allais vraiment devoir lui dire pour mon appart. Il va m’engueuler de lui avoir caché ça. Je ne pense pas qu’il ait eu l’occasion de retourner là-bas sonner à ma porte. Il est bien trop occupé avec ses nanas pour ça.

Mais, qu’il me propose de manière détournée de passer la nuit avec lui me redonnait espoir.

En arrivant chez Thomas, avec plus d’une heure de retard, Pascal est venu directement vers moi. Et il m’a prise par la main. Ce qui m’a rappelé qu’hier, avec Elodie, ils ne se tenaient pas par la main?!? Donc, j’avais une place spéciale? Wah, il ne fallait pas que je me fasse trop d’illusion.

Caroline était très en beauté ce soir, avec un décolleté vertigineux, qui laissait deviner ce qu’il y avait dessous. Tout comme Jess, qui avait laissé sa longue masse de cheveux noirs bouclés pendre dans son dos. Elle avait mis pour l’occasion, une robe à paillettes rouge sang, qui moulait ses formes généreuses. Elle brillait de milles feu. Je me suis sentie un peu bête avec mon simple jean et chemisier bordeaux!

J’ai cherché Elodie du regard, et j’ai été ravie de voir qu’elle n’était pas là. Ouf.

Comme c’était la soirée de Thom, j’ai profité de chaque occasion pour être à ses côtés. Il avait l’air bizarre ce soir. Comme s’il était triste. Quelque chose tracassait Thomas, c’est sûr.

Un des potes à Thomas venait d’ouvrir un bar. L’inauguration était ce soir aussi, alors Thomas avait fait une réservation pour qu’on termine la soirée là-bas. Très sympa le bar. Hi! Je crois que ça va devenir un de nos points de chute!

Pendant la soirée même si c’était très sympa et qu’il était presque certain que je rentrais avec Pascal, je me suis sentie seule. Pascal discutait avec ses potes, et un peu trop de filles à mon goût. Je restais à l’écart. Je ne me sentais pas très à l’aise avec tous ces gamins de riches, et moi, juste… j’allais dire le smic, hahaha, mais ce serait mentir. Mais, c’est certain, je n’avais pas leurs moyens.

Mais j’y pense, Caro non plus! Mais elle faisait illusion! On aurait presque pu croire, si on ne la connait pas bien, qu’elle était aussi tombée des cuisses de Jupiter!

Je me suis rappelée de ma discussion avec Pascal, où il me disait que j’allais plus volontiers vers Thomas que vers lui. Il avait raison. Je n’osais pas m’approcher, je me sentais de trop. Il avait l’air de bien se marrer, et je ne collais pas dans le tableau. Par contre, Thomas lui aussi était avec quelques copains, adossé au bar. Bizarrement, je n’avais pas les mêmes appréhension pour aller vers lui.

Thomas m’a accueilli comme à son habitude, avec le sourire. Son bras autour de ma taille, tout en parlant, il a poussé son tabouret de bar de manière à ce que je puisse m’aiguiller dessus. Même si je n’avais rien à dire à ses copains, je ne me sentais absolument pas déplacée. Il avait une manière bien à lui de me mettre à l’aise. J’étais bien.

J’ai capté le petit regard que m’a lancé Pascal. Il avait vu. Et à sa petite grimace, il pensait lui aussi à notre discussion. L’empêche qu’il est resté à l’autre bout du bar à fanfaronner avec ces pouffiasses. Il lui a fallu une bonne demi heure avant de venir vers nous.

Thomas avait déjà ouvert ses cadeaux à la maison avant de sortir. Il avait soufflé les bougies du gâteau que sa soeur lui avait commandé. Et, sans surprise, Thomas m'a proposé de l’accompagner à St.Moritz. J’ai dit que j’allais réfléchir. Maéva était aussi là ce soir. Je pensais qu’ils n’étaient plus ensemble??? Je me trompais? Peut-être que Thomas lui avait aussi proposé? Ou pas?

Vers 1h du matin, Pascal est venu me chuchoter son envie de partir… Je n’ai pas chipoté, je suis rentrée avec lui.


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171/2013 - Encore Elodie? Je n'y comprends rien!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 20 juin 2013  - 171/2013 - Pascal et Elodie? Je n’y comprends rien!

Après le week-end que j’avais passé avec Pascal, je ne m’attendais pas à ce qu’il continue à voir… d’autres filles! Enfin, certainement pas la Elodie! Je crois que je me fais toujours trop d’illusions ou, je prends mes désirs pour la réalité??? Non, je ne m’y attendais pas du tout, alors je n’y comprends rien.

On s’était parlé ce matin, juste avant midi. Ce qu’il ne savait pas, c’est que j’avais pris le temps d’aller jusqu’à son boulot. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais, apparemment, mes antennes fonctionnent toujours aussi bien. Je me suis engouffrée dans une boutique face à l’entrée principale de son travail. Ce sont de nouvelles boutiques, et c’est juste parfait pour se planquer. Quel n’a pas été ma surprise de le voir sortir de l’immeuble avec Elodie à son bras.

Ça m’a fichu un sale coup. Je me suis sentie mal, l’angoisse et la jalousie ont remplacés toute ma raison. Et pourtant, je ne voulais pas en faire une histoire. Pascal ne m’avait rien dit, rien promis, on n’avait même pas parlé de ça. Je me doutais bien qu’il continuerait à voir ses “copines”, mais je ne pensais pas aussi tôt après notre week-end.

J’aurai voulu partir, mais je n’y arrivais pas. Alors, j’ai été me planquer ailleurs. J’avais acheté des trucs dont je ne savais quoi faire. Je n’avais plus qu’à les offrir à quelqu’un d’autre! Et merde, du coup, je me suis rappelée que j’avais oublié l’anniversaire à Thomas mercredi. Je comprends pourquoi il avait eu l’air bizarre au téléphone mercredi, il attendait une réaction de ma part. Rhhh, pardon Thomas!

Pfff, ça m’était sorti de la tête. Je sais pourquoi, mais j’essaie de ne pas y penser. Ça me rappelle un autre évènement très désagréable, alors je préfère zapper.

Thomas a organisé une petite soirée chez lui. Enfin, c’est ce qu’il m’a dit, mais je devine que c’est pour son anniversaire. Pourquoi Pascal ne m’a pas rappelé ça? La vache, j’ai l’air d’être une petite égocentrique, qui ne pense pas aux autres. J’ai intérêt à lui trouver quelque chose de top pour samedi!!!

J’ai donc attendu de voir Pascal rentré de son déjeuner avec l’autre. Plouf, le coeur dans les chaussettes, je suis rentrée. Je n’avais plus la force de faire ce que j’avais à faire en ville, ni même le souvenir. J’avais la tête vide et le coeur lourd. Pascal et Elodie se sont embrassés, sur la bouche, comme s’ils étaient en couple. Et devant son boulot en plus. Je crois que j’avais espéré qu’il lui fasse seulement la bise… J'avais eu tord de penser qu'elle avait lâché l'affaire.

Je me suis terrée chez moi, à pleurer comme une madeleine. Sans raison. Parce que, la jalousie me rongeait de les voir ensemble, et aussi, parce que je savais que je ne ferais rien pour les empêcher de se voir. Je ne voulais voir personne ce soir. Je ne me sentais pas très bien.

Afff, puis à quoi ça sert de tenir un journal si on ne note pas même ce qu’on ne veut pas se rappeler! Le 19, ça faisait un an aussi que mon frère nous a quitté. Purée, déjà un an! Et c’était tombé pile, le jour de l’anniversaire à Thomas. De m’en rappeler me fait toujours autant de peine.


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170/2013 - Pascal veut qu'on parle?

Publié le par JaneDo


Lundi, 17 juin 2013  - 168/2013 - Pas d’internet...

Lundi, on s’est parlé au téléphone. J’avais aussi eu Thomas en ligne. Je crois que Pascal a dû lui dire qu’il savait qu’il ne m’avait pas encore parlé. Ça nous a mis mal à l’aise. Peut-être même savait-il que j’étais au courant de ses intentions. C’était chou. Pascal ne voulait pas que je sorte avec Thomas, ça, ça m’a semblé clair.

Le soir, je n’avais pas d’internet, j’ai dû me connecté avec mon natel. Ça m’a pris des plombs et j’ai dû demander à Thomas de m’expliquer par téléphone. Encore une fois, j’ai appelé Thomas au lieu de Pascal… Est-ce que c’était un signe?


Mardi, 18 juin 2013  - 169/2013 - Raide!

Rhhh, mardi, course toute la journée. Des courses par-là, conduire Tchoy par-ci, passer chez Dol, etc. Le soir, j’étais sur les rotules. Fatiguée, raide. J’ai aussi pris le café avec la voisine à Rose, Rosa!
 


Mercredi, 19 juin 2013  - 170/2013 - Pascal veut parler?

Mercredi, ma nièce allait à la piscine avec des camarades de classes, alors je me suis larvée à Moudon. Enfin un peu de solitude et de tranquillité. Le soir, j’ai retrouvé Tchoy en ville et on est passé chez Vincent. Cça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu. On est reparti vers 1h du matin. J’ai ramené Tchoy et je suis rentrée.

C’était un peu tard pour répondre aux messages de Pascal. Je me suis promise de le faire demain sans faute. Pascal disait vouloir me voir. Il voulait qu’on discute. Je me demande bien de quoi? Peut-être voulait-il qu’on se remette ensemble :) Ce serait trop le rêve! Peut-être que je fabule un peu trop fort!


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167/2013 - Que je l'aime...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 16 juin 2013 - 167/2013 - Que je l’aime…

Merveilleux dimanche… Enfin, je retrouvais l’homme que j’aimais. Ce n’était pas si grave qu’il soit un peu mélancolique. Il avait besoin de moi, de tendresse, j’en avais tout un wagon et même plus que ça. Dimanche soir, voulait qu’on passe encore la nuit là, alors qu’il devait rentrer. Pour lui faire plaisir, et parce que j’en avais envie, je suis restée.

Alors qu’on discutait de choses et d’autres, Pascal m’a dit qu’il était un peu jaloux de l’entente que j’avais avec Thomas. Il a toujours trouver qu’on s’accordait drôlement bien, que j’avais l’air de me sentir plus à l’aise avec Thomas que lui.

C’était vrai, mais je préférais garder ça pour moi.

Quant je sortais avec Thomas, Pascall trouvait que les choses avaient l’air fluides entre nous. Et même maintenant, alors qu’on n'est plus ensemble. Il enviait cette façon que j’avais d’aller vers Thomas, où qu’il soit, avec des amis ou pas.

  • Tu ne viens jamais vers moi, sans que je t’appelle ou que j’insiste lourdement… Et même, ça a toujours l’air de… te rebuter! Après que j’aie tellement insisté, j’avais toujours la trouille que tu t’emmerdes.
  • Je ne m’emmerdais pas, j’étais contente d’être près de toi…
  • Ça ne se voyait pas toujours.

Glups… J’avais un peu menti. Parfois, je m’emmerdais. Je me sentais souvent très mal à l’aise, comme si j’étais de trop. Avec Thomas, je me sentais toujours la bienvenue. C’était peut-être son attitude??? Je n’en sais rien. Mais, je ne pouvais pas lui dire ça.

Comment lui faire comprendre qu'il n'avait rien à envier à qui que ce soit? Que je l'aimais plus que moi-même, plus que ma fierté, plus que tout au monde? Qu'il n'y avait personne au monde qui puisse rivaliser avec lui? Heu... Non, pas tout à fait vrai, ma famille compte beaucoup et mes neveux sont plus précieux pour moi que tout. Mais, il compte aussi beuacoup.

  • Thomas t’as re-demandé de sortir avec, non?
  • Hein? Pourquoi tu me demandes ça?
  • Parce que je crois qu’il m’a demandé la permission… Non! Non, non, je crois qu’il m’a juste informé. Je crois que c’était plutôt ça. Il a pensé qu’il devait m’en parler, ou quelque chose du genre… Alors?

Ha ben ça, c’était un scoop! Heu… Est-ce que c’était à cause de ça, que Pascal a soudainement trouvé du temps pour moi??? J’espère que non. Ça m’énerverait qu’il soit là que pour une sorte de “territoire masculin”, de revanche ou Dieu sait quoi du genre.

  • Et alors? Tu lui as donné ta permission?
  • Hum… Il ne t’a encore rien dit, je me trompe?
  • Waouh… ça suffit! On va pas tourner autour du pot pour savoir qui va se mouiller en premier! Réponds, qu’est-ce que tu lui as dit.
  • Pas question!
  • Pas question quoi?
  • C’est ce que je lui ai dit; “Pas question”. Il a dit que t’étais libre depuis un moment, que pour ma part, j’avais l’air…
  • L’air???

Gros soupir. Puis, comme s’il déposait les armes;

  • Occupé ailleurs.

J’étais contente qu’il n’ait pas agi comme un trou du cul, et aller jusqu’à lui donner sa permission. Mais, j’ai souri jaune à l’évocation des autres femmes qui lui tournent autour.

  • C’est vrai, tu as l’air très occupé… ailleurs! Alors, pourquoi lui avoir répondu “pas question”?

Pascal n’a pas eu envi de me répondre et je n’avais pas envie d’entendre la réponse non plus. Surtout, s’il devait me dire qu’il ne savait pas pourquoi. Je l’ai laissé me prendre dans ses bras pour effacer la question ou changer de sujet. Et on a changé de sujet. Hum, je fais l'autruche et après je me plaints!!!

On est resté dormir au Beau Rivage encore une nuit. On s’est baigné encore dans la piscine. Je l’ai regardé faire ses longueurs. J’aurai voulu être l’eau qui l’enveloppait. Son corps glissait dans l’eau. Il était si beau. On était seul, et on s’est reposé long moment sur nos chaises longues, avant de se décider à monter nous coucher. J’aurai voulu arrêter le temps.

Je ne voulais pas être à lundi, parce que je le perdrais encore… Le temps passait bien trop vite.

Ce week-end, je l’avais eu à moi toute seule, pas de Caro, pas de Jess, ni personne, juste lui et moi. Et ça avait été trop court. Chaque fois qu’on se rapproche, il fallait que le week-end se termine et tout ce qu’on avait été disparaissait avec le retour du quotidien. Zut.


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166/2013 - Comment lui rendre le sourire...

Publié le par JaneDo


Samedi, 15 juin 2013 - 166/2013

12h00 - 0h00 - Comment lui rendre le sourire!

Samedi matin, je me suis réveillée avant Pascal, angoissée après un cauchemar. Je crois que j’avais peur d’être seule, que Pascal ne soit pas là. Mon cauchemar m’avait fait oublié qu’il dormait à mes côtés. J’ai été soulagée et rassurée de le regarder dormir. Il semblait en proie lui aussi à des cauchemars. Pour le rassurer et le calmer, je lui caressé les tempes. Je crois l’avoir senti se détendre.

J’avais commandé le déjeuner, mais Pascal n’avait pas faim. Il avait la mine triste malgré l’effort qu’il faisait pour sourire. Je crois qu’il n’avait pas envie de reparler d’hier soir, alors je ne suis pas revenue sur le sujet. C’était la première fois qu’il me racontait aussi facilement ses déboires avec sa famille. Ça me faisait plaisir qu’il me fasse confiance, mais je ne savais pas quoi faire pour qu’il se sente mieux.

C’était une lourde responsabilité d’être là, d’avoir été la confidente de lourds secrets, de déception… C’est lourd de ne pas savoir quoi faire. Finalement, je crois que je préfère qu’il se confie à Caroline. Je me demande ce qu’elle ferait? J’étais paumée. J’espère qu’il n’y pense pas lui aussi, qu’il ne nous compare pas! J’espère qu’il ne regrettait pas de n’avoir que moi sous la main!

Je crois que Pascal a prétendu avoir quelque chose, parce qu’il avait besoin d’être seul. Il était mal.

Je suis restée à l’hôtel, je n’avais rien de prévu moi. 1h après, Pascal est revenu. Il avait été rouler sans but. Il ne s’attendait pas à me voir je crois. Il a voulu proposé qu’on sorte manger, mais j’ai senti qu’il n’en avait pas vraiment envi. Ni vraiment envie de discuter. J’ai donc proposé qu’on reste tranquille et qu’on mange dans la chambre. Ça lui convenait. Mais, il n’a rien mangé.

Pascal est resté allongé les yeux dans le vague. Il était rongé de l’intérieur.

En feuilletant la brochure de l’hôtel, j’ai vu qu’il y avait une piscine intérieur et extérieur. J’ai donc proposé à Pascal qu’on aille faire un tour à la piscine pour se détendre. J’avais eu une brillante idée. On est donc passé à la boutique pour se procurer des maillots de bains. Pascal a fait plusieurs traversées rapides, comme s’il était à l’entraînement, et ça a eu un effet bénéfique sur son humeur. Il avait besoin de s’épuiser à quelque chose.

Il a paru nettement plus détendu, plus calme. Mais son regard restait triste.

Je crois que j’avais de la chance d’être avec lui après sa soirée d’hier. Oui, je crois que c’était une chance, parce que, je crois qu’il avait besoin d’une présence. Il avait besoin de câlin, sans avoir besoin de parler. Il me regardait lire, me lançait de petits sourires, tout en se collant à moi. Comme un enfant qui cherche le réconfort. Quelque part, ça nous rapprochait.

Quant on est remonté à la chambre, il s’est presque aussitôt endormi. Cette fois, il semblait plus calme et serein. De temps à autre, il se réveillait en sursaut et semblait rassuré de me voir. Je lisais allongée dans le lit. Pascal posait sa main sur mon ventre et se rendormait plus paisiblement. C’était comme s’il voulait être sûr que je ne disparaisse pas. C’était attendrissant.

Vers 20h, après s’être débarrassé de ses fantômes dans son sommeil, Pascal a pris une douche et on est sorti.

Pour ne croiser personne, on a été jusqu’à Montreux pour manger. Puis, on s’est baladé au bord du lac. Pascal était toujours un poil silencieux, mais il faisait des efforts pour me faire oublier son humeur maussade. Je lui ai dis de ne pas se donner autant de mal, je comprenais ce qu’il pouvait ressentir, et que son silence ne me gênait pas. Il a passé son bras autour de mes épaules, me serrant contre lui et on a marché longtemps en silence. Moi, ça m’allait aussi. J’étais avec lui, c’est tout ce qui comptait. Je n’ai jamais eu besoin de parler des masses.

On s’est assis à une terrasse et j’ai mangé un glace. Pascal a éclaté de rire quant je me suis larvée avec ma glace. Petite maladresse parce que j’ai surpris son regard m’observant. En riant de bon coeur, il a entrepris de nettoyer mon t-shirt. C’était juste pire. J’avais une grosse tâche mouillée sur le sein droite. Rire l’avait fait oublié pendant un petit moment sa tristesse.

Plus détendu, Pascal m’a raconté que Jess ne l’avait pas prévu de son arrivée. Il avait été désagréablement mis devant le fait. Apparemment, Thomas le savait et ça l’avait déjà énervé qu’il ne lui en parle pas. En rentrant du boulot, il l’avait trouvée là, installée chez lui. J‘ai préféré ne pas faire de commentaire sur le sujet, mais je l’écoutais, c’est ce qui comptait.

Ça et là, je lançais un “pas cool”, mais c’est tout.

La piscine lui avait fait beaucoup de bien. On aurait dit qu’il avait laissé dans l’eau ses préoccupations. Il riait de bon coeur à mes plaisanteries. Je lui ai raconté le coup que Dol m’avait fait au Bleu et il a ri. Il m’a aussi raconté les trucs rigolos qui se sont passés à son boulot, et les prises de têtes marrantes avec un de ses collègues. Ça semblait être leur façon à eux de communiquer. Ils étaient rarement d’accord. Ça semblait amuser Pascal. C’était un mec plutôt coincé, qui n’avait aucun sens de l’humour.

La petite ballade avant de rentrer, après la glace était plus sonore, on a parlé tout le long. Rigolé aussi beaucoup. Je crois que les nuages noires qu’il s’était accumulé au-dessus de sa tête s’étaient envolés. Au retour au Beau Rivage, ils avaient disparus. J’avais enfin retrouvé mon Pascal… Le tendre, le doux, le souriant Pascal.


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166/2013 - Soulagement...

Publié le par JaneDo


Samedi, 15 juin 2013 - 166/2013

0h00 - 12h00 - Soulagement!

Tendue, angoissée, je n’aurai pas réussi à dormir, alors j’ai passé la soirée à lire. J’attendais Pascal. J’étais sûre qu’il viendrait, mais j’avais peur du contraire également. Vers 1h du matin, enfin Pascal est arrivé. Heureusement pour mon pauvre coeur. S’il pouvait être dans ma peau, il aurait compris à quel point j’étais heureuse de le voir.

A son expression, j’ai compris que les choses n’avaient pas dû bien se passer. Pascal m’a serré dans ses bras, plus pour se consoler qu’autre chose.

Pascal n’avait pas réussi à avaler le fait que ses propres parents aient comploté dans son dos, contre lui. Il ne les avait pas revu depuis. Thomas, pour essayer de ramener la paix au sein de la famille, avait organisé cette rencontre. Il avait déjà tenté le coup à plusieurs reprises, mais Pascal avait toujours refusé.

Il avait cru être prêt, mais dès qu’ils les a vu, il a compris que la fureur était toujours là. Il n’avait pas envi de les voir, ni de leur parler.

Appuyé contre le montant de la fenêtre, Pascal regardait les lumières autour du lac, la mine boudeuse. Il n’arrivait pas à leur pardonner.

Ses parents lui avaient sorti tout un tas d’excuses, de justification, mais rien à faire, il ne pouvait pas passer par dessus. Pascal semblait défait, déçu, au bord des larmes. Il leur en voulait beaucoup. Je crois qu’il en voulait à la terre entière.

J’ai réalisé que la blessure devait être profonde, qu’il écumait d’une rage que rien ne pouvait évacuer. Il avait certainement besoin de temps, l’envie certainement aussi de se venger de tout et de tous.

J’espérais seulement ne pas en faire les frais… mais, vu le comportement de Pascal, je crois y avoir goûté ces derniers temps…
Ce soir était la 2ème fois où l’on se retrouvait seuls dans une chambre et qu’on ne faisait pas l’amour!


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165/2013 - J'arrive encore à le surprendre :)

Publié le par JaneDo


Vendredi, 14 juin 2013 - 165/2013

00h00 - 02h00 - Où était donc Pascal?

Rien faire de la journée, c'était ça mon programme du vendredi! Mais hélas, les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait! J'ai pensé que, rester enfermée à lire, me protégerait de la tristesse, des doutes qui envahissaient mon esprit. Je n'avais aucun contrôle sur mes sentiments...

Mais bon, pour l'heure, j'étais déçue que Pascal ait annulé notre rendez-vous du lendemain... Je ne voulais pas rester seule, et demain, je resterais tranquillement au lit, toute la journée.

Je devais manger avec Pascal vendredi à midi, mais il avait annulé juste après l’avoir proposé! J’étais folle de tristesse, avec la sale impression qu’il ne voulait pas vraiment me voir. Et ça, ça fait vachement mal au coeur. C’est une blessure qui ne se voit pas, mais qui fait beaucoup plus mal qu’une plaie ouverte.

Le coeur serré par une main invisible, au bord des larmes, je ne savais pas comment éviter de passer toute la nuit à pleurer. Puis, j’ai pensé à Thomas. J’avais discuté avec lui hier, dans la journée. On s’appelle presque tous les jours, pour parler de tout et rien. Souvent, seulement pour se dire bonjour.

Thomas m’avait proposé de sortir, d’aller manger, mais j’avais refusé. Maintenant, je me demandais bien pourquoi!!! Donc, pour m’épargner une nuit de larmes, j’ai décidé de sortir me saouler la tête pour ne pas penser à Pascal. Pascal devenait synonyme de déception, et c’était pas top!

Et je me suis donnée à fond. J'ai bu plus que je n'aurai dû, et pourtant, je n'arrivais pas à m'anesthésier. Ne plus penser. Bon, j’étais encore lucide, mais Thomas a pensé me ramener chez lui, et moi, je voulais voir si Pascal était là. C’était pratique. Peut-être aussi le rendre furieux, ou jaloux! Je me suis donc laissée entraîner chez Thomas.

Le pire, c’est que Pascal n’était même pas chez lui…

Thomas m’a fait avaler plusieurs cafés, on a discuté, rigolé. JP, Phénix (je doute que ce soit son vrai mon), et 2 copines étaient aussi de la partie. J’avais les sens en alerte, et quant j’ai entendu une voiture, j’ai été voir à la fenêtre. Ce n’était pas très discret, mais, je n’étais pas en état pour me comporter dignement. Mais, ce n’était que Jess, la femme à Pascal.

Pascal? Et lui? Il traînait où encore? C'était 2h du matin! Je ne pouvais pas courir voir chez Caroline, mais j’aurai bien voulu...


02h00 - 06h00 - Où était donc Pascal?

Pascal n'est rentré qu'après 4h du matin!!! Jess était montée en remarquant qu'il y avait du monde chez son frère. Surprise de me voir chez lui, mais elle n'a rien dit. Pourtant, elle n'a pas fait de mystère pour nous faire savoir qu'ils n'étaient pas sorti ensemble ce soir. Et je dois dire que je lui en ai voulu à fond!

Pascal avait dû remarquer que j'étais là, je parlais et riait assez fort pour ça! Mais, il n'est pas monté. Jess était descendu dès son retour, et je pense aussi qu'elle a dû lui dire que j'étais là.

Ne le voyant pas se pointer, j'ai finalement appelé un taxi pour rentrer chez moi. Thomas a proposé que je reste pour la nuit, parce que je n'étais pas en état de conduire. Il devinait mon intention d'aller récupérer ma voiture en ville. Ce que j'ai fait d'ailleurs.

Je sais bien que j'ai l'air de courir désespéremment après un type qui ne veut plus de moi... Le fait que Pascal m'ignore m'avait fait désaouler... Mais au moins, j'ai dormi comme une souche.


06h00 - 14h00 - J’arrive encore à le surprendre!

Pascal m’avait dit qu’il mangeait avec des clients au Beau Rivage. Ils prendraient certainement un verre au bar, en attendant que leur table soit prête. Alors, je me suis pointée là-bas à l’avance. Question de prendre mes marques. J’espère qu’il ne m’avait pas menti. Je ne savais pas encore exactement ce que j’allais faire, juste envie de lui faire une petite surprise.

En fait, j’avais seulement envie de poser mes yeux sur lui. De me gaver de sa silhouette, de l’apercevoir. Il me manquait beaucoup trop pour que j'aie encore envie de faire la tête.

Pascal ne m’a même pas remarquée, perchée sur mon tabouret de bar. Il était bien avec du monde. Tous en cravate. Comme il est mignon, c’est à faire pleurer. Il s’est assis face aux fenêtres. Je ne voyais que son profil droite.

Je lui ai envoyé un premier message, sans lui dire que j’étais là. J’espérais encore qu’il me voit. Je l’ai vu lire mon message, ce qui l’a fait sourire.

Encouragée par son sourire, je lui en ai envoyé un autre, lui disant que j’étais au bar, beaucoup plus coquin, l’informant que j’étais au bar. Un message très très coquin même. Pascal venait de boire un gorgée de vin. Mon message l’a fait pouffer. Il avait failli s'étouffer, et a juste eu le temps de mettre sa serviette devant la bouche pour ne pas asperger les personnes autour de lui.

Pascal s’est raclé la gorge avant de s’excuser pour se rentre aux toilettes. Pascal était devenu tout rouge. Hihihi. Mon message avait eu l’effet escompté. En passant, il m’a lancé un petit sourire. J’ai pris mes affaires et j’ai filé en direction des toilettes. Heureusement, les toilettes en dehors du bar, au fond du couloir. Ni vu, ni connu.

Pour l’occasion, je m’étais habillée assez sexy. Ça frisait presque le code. Perchée sur mes hauts talons, je me suis trémoussée jusqu'à l’entrée des toilettes pour hommes. Pascal se lavait les mains. A côté de lui, un inconnu que j’ai ignoré. La seule personne qui m’intéressait était derrière l’inconnu.

Les gestes du pauvre homme sont restés suspendu à mon entrée. Il se disait sûrement que j’avais dû me tromper d’entrée. Rigolo. Je me suis dirigée directement vers Pascal et je l’ai attrapé par la cravate pour le tirer dans une des cabines. Le mec nous suivait du regard, se demandant probablement, pourquoi pas lui.

Je me suis jetée dans ses bras. J’avais besoin de ses lèvres, de sentir ses bras autour de moi, de sentir la chaleur de son corps, de son affection. Je n’étais pas là pour faire des galipettes. Il y avait 8 chances sur 10 pour que Pascal me rappelle qu’il était en pleine réunion et qu’il ne pouvait pas, donc, je n’allais pas prendre de risque.

Non. J’étais là pour faire galoper son rythme cardiaque, augmenter ses pulsations. Le titiller, sans plus. Ensuite, je suis partie par l’entrée principale, sans repasser par le bar. J’espère qu’après ça, qu’il m’appellera comme promis, à son retour au bureau. On devait se voir.

Je ne lui poserais aucune question pour hier soir, parce que, ça ne me regarde pas. Je ne voulais pas lui faire de scène, après tout, il n’a pas de compte à me rendre. S’il veut me parler de sa femme, je l’écouterais. S’il n’en parle pas, je ne demanderais rien. Je ne veux pas savoir pourquoi il n’étais pas monté chez Thomas. Ce n’était pas si important. Je ne veux pas savoir s’il dormait dans le même lit que sa femme, ni s’il était avec Elodie ou Caroline.

Ce sera comme il voudra… Je prends ce qu’il me donne… Je sais très bien que j’ai tendance à dramatiser!


14h00 - 0h00 - Encore des promesses en l’air!

Inconsciemment, j’ai attendu l’appel de Pascal. Vers 15h, je commençais à déprimer à l’idée qu’il s’était foutu de ma gueule, quant enfin je l’ai eu au bout du fils. Pascal a tout de suite senti que ce n’était pas la forme. Il ne se doutait pas que c’était à cause de lui. Heureusement.

Il m’a dit qu’il y avait un petit contre-temps, il avait un dîner avec ses parents. C’est Thomas qui avait organisé la rencontre. Je gardais le sourire au téléphone, mais j’avais le moral dans les pompes. Parce que, j’avais l’impression qu’il cherchait à repousser, ou tout simplement annulé notre rendez-vous. Je trouvais qu’il ne faisait pas assez d’efforts pour me voir.

Avant de raccrocher, il m’a promis qu’on se verrait, qu’il m’appellerait aussitôt le dîner terminé. Il voulait me retrouver chez moi, mais, je n’habite plus là-bas, et je ne lui ai encore rien dit. J’avoue que j’ai fini par craquer et être un tantinet pleurnicheuse. Je lui ai reproché de n’avoir pas l’air de vouloir me voir. Que s’il n’en avait pas envi, qu’il me le dise tout simplement.

Donc, je n’avais plus qu’à continuer à l’attendre… J’espère qu’il ne me décevra pas une fois de plus!

J’ai sursauté en voyant son nom sur l’écran de mon natel vers 22h. Ils étaient encore au resto. Il aurait du retard, et me demandait de ne pas m’inquiéter. En réalisant que je ne le croyais pas, il m’a alors proposé d’aller l’attendre au Beau Rivage. L’autre soir, après mon départ, en prévision du week-end, il avait fait des réservation. Il aurait voulu me faire la surprise.

Pascal m’a proposé d’aller l’attendre. Il avait pensé qu’on aurait pu s’y cacher tout le week-end, si j’étais d’accord. Cça nous donnera l’occasion de discuter, et de passer du temps ensemble. Il aurait pu me proposer de le retrouver chez Thomas, mais il n’avait pas envi d’avoir du monde dans nos pattes.

J’avais franchement peur de passer pour une idiote à l’attendre en vain toute la nuit, et peut-être tout le week-end. Mais bon, d’un côté, un petit week-end dans une suite de rêve, même toute seule, je ne crois pas que j’avais à me plaindre. J’avais mes bouquins pour me tenir compagnie après tout. Pour la forme, j’ai dit que je ne savais pas si je pourrais rester tout le week-end.

Confortablement installée, après un bain de rêve, je me suis plongée dans la lecture d’un nouvel écrivain à ma collection; Chattam. Geibel a toujours ma préférence, mais en attendant ses prochaines sorties, faut bien tester autre chose.

J’avais fait une pause lecture, surveillé les alentours depuis les grandes fenêtres de la chambre. Je me sentais seule… Pour éviter de me laisser glisser sur la pente savonneuse de la déprime, je me suis replongée dans mon bouquin. Je crois que j’aime bien Chattam. C’est pas aussi fluide que Geibel, mais c’est pas mal.

Waouh, angoisse… Minuit, Pascal n’était pas encore là! Je crois qu’il viendra. Il ne pouvait pas me faire le coup 2 fois de suite quand même. Non. J’étais persuadée qu’il viendra.


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Lundi 17 juin - En vrac

Publié le par JaneDo


Lundi, 17 juin 2013  168/2013

00h45  -  Pas d'internet... Carmine a encore frappé!

L’Impossible de me connecter à Internet ce soir!!! J'ai passé des heures à essayer depuis que je suis rentrée, mais, ce plouk de Carmine a traficoté quelque chose, parce que ce soir, ma soeur est sortie sans lui!!! Donc, pour emmerder, il a débranché nos connexions à internet. Quel plouk!

Vivement que ma soeur le quitte, c'est un psychopathe, c'est dangereux de rester avec un con pareil.

C'est dommage qu'on ne sait pas quoi faire pour faire soigner ce genre de "détraqué"!!!

Je ferais le nécessaire demain. Ce soir, c'est trop tard. Hier, j'avais le même problème, et j'ai pensé que c'était simplement le réseau. Je ne connais pas assez mon nouveau natel, pour savoir comment me connecter à internet et aller mettre mon journal à jour! Ça m'agace grace!


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