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143/2013 - Raide, vannée, sur les rotûles...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 mai 2013  - 143/2013 - Raide, vannée, sur les rotûles! Journée à courir...

Jeudi matin, j’ai fait des tonnes de kilomètres entre Lausanne, Genève, Moudon, et retour. C’était une matinée super chargée. L’après-midi, c’était pas mieux. Cette semaine, c’était le stress tous les jours. Quant ce n’était pas Roméo à accompagner à ses leçons au Conservatoire, c’était pour Kachouka, puis accompagner Marie à l’aéroport jeudi matin, à 4h du matin. Bref, jeudi soir, j’étais raide.

Donc, 3h du matin debout pour aller prendre Maria et la conduire à Genève. Elle partait quelques jours au Portugal pour des séances de… spiritismes? Pzzzt. Aucune idée. Elle parle d’énergie, de guérisons de personnes atteintes de cancers, de maux de têtes, etc. Ils sont un groupe de 11 personnes. Elle y croit dur comme fer. Elle aurait des dons! Des dons qui ont apparus subitement, fin 2012! Cette semaine, elle me parlait de conversations avec des esprits durant son sommeil! Bref, ça me fait sourire, mais je fais semblant de la croire.


Ayant eu de la visites de fantômes depuis petite, je ne l’ai pas entendu parler d’une seule des réactions ou sentiments qu’on ressent lors de ces étranges visites. Elle n’a pas parlé des frissons, ni du froid étrange quant il n’y a pas lieu d’être, des odeurs, de la terreur extrême. Rien. C’est peut-être différent pour elle, et qu’elle trouve ça normal. Alors, je ne la crois qu’à moitié. Pour lui faire plaisir, j’avais rencontré sa “gourou”, et j’ai failli éclaté de rire. Tout un cinéma! J’ai peine à lui dire que je pense que, c’est du foutage de gueule.

Retour sur Moudon. 2 petites heures de sommeil. 10h, rendez-vous chez la voisine d’en face qui m’a invitée à prendre un café. Je ne sais pas, mais elle m’aime bien. Pourquoi? J’en ai aucune idée. On se connait si peu. Une fois, on a juste passé 1h à parler de limaces et d’araignées, c’est tout. Je sais pas quoi penser. Ça me gêne pas mal, parce que je n’aime pas trop les relations de voisinages. J’en avais déjà plein de sac avec ma voisine à Cugy, que j’aime beaucoup pourtant. Mais, se lier avec les voisins, c’est la migraine assurée.

Para exemple, Maria avait l’air de passer son temps à la fenêtre. Elle note les voitures qui parquent devant la maison, et chaque fois, elle me demandait si c’était quelqu’un qui était venu chez moi. Même si c’était le cas, je prétendais le contraire. Franchement, c’est dur d’avoir un semblant de vie privée avec des voisins intrusifs et trop curieux. Et je tiens à ma vie privée. Je ne raconte jamais rien, à part dans mon journal, et j’aime que ça reste comme ça.

Puis, après une petite heure chez la voisine, café encore avec ma frangine avant son départ pour le boulot, puis café encore avec mon papa. Après le départ de mon père, je devais tout fermer. Encore une petite heure et demi de sommeil et hop, retour à Lausanne pour

L’après-midi, j’avais prévu quelques heures pour moi; coiffeur. Je me suis faite couper les cheveux tout court. J’en avais marre de ces tiffs qui me chatouillent la nuque. Après le coiffeur, j’ai déposé Lilice chez elle. Sur le chemin de retour chez moi, comme si Dol et Tchoy s’étaient donné le mot, ils m’ont tous les 2 appelés. Sortir? Aller manger? Pffouh, non. J’étais bien trop fatiguée. Raide. Dol a fait la pleurnicheuse pour me faire changer d’avis, mais je n’avais pas envie de bouger de la maison. Avec elle, c’est toujours tout de suite. Tchoy a fait miroité une bouffe brésilienne, mais là aussi, j’étais trop fatiguée.

Pascal m’avait aussi invité au restaurant, et j’avais fini par refuser parce que j’étais naze, alors c’est certainement pas les potes qui réussiront à me faire bouger! En plus, il ne fait que pleuvoir, et je ne rêve que de me planter sous la couette et dormir quelques heures. Après ça, si Dol tient toujours à sortir un moment, pourquoi pas. Pfff, mais elle est déjà trop bourrée de toute façon. Elle voulait à nouveau me filer son chauve! Non mais!!! Elle l’a choisi, qu’elle se le garde! Même si c’était le dernier homme sur terre, il me faudrait être plus que bourrée, et même encore plus, pour lui accorder ne serait-ce qu’un vague regard. Beurk.

En rentrant, comme par hasard, j’ai croisé la voisine d’en face. Quelle poisse. Est-ce que je n’allais pas pouvoir rentrer maintenant, sans chaque fois croiser quelqu’un? Impossible d’inviter qui que ce soit ici sans que tout le voisinage ne le sache. Ça me fout les jetons quoi!

Je suis si fatiguée que je me les gèle sur pieds! J’ai compris, je suis à bout!


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142/2013 - Encore avec Elodie???

Publié le par JaneDo


Mardi, 21  - Mercredi, 22 mai 2013 - 141-142  -  Encore avec Elodie!?!

Je ne veux pas croire que Pascal ne m’aime plus... Il venait de passer le week-end avec Elodie, et si malgré ça, il s’est jeté sur moi pour me faire l’amour avec une tendresse infinie, c’est qu’il tient à moi. Même s’il l’aime, j’ai une petite place dans son coeur et dans sa vie. Ça me suffira. Quant on est ensemble, Pascal est adorable avec moi. Que demander de plus? Je n’ai pas à me plaindre.

Cette semaine, je n’ai pas reçu beaucoup de nouvelles de Pascal, mais, c’est comme ça qu’on fonctionne. La semaine, on ne s’envoie jamais des tonnes de messages, et c’est même rare qu’on se parle au téléphone.

C’est pour ça que les week-end sont si importants pour moi. C’est toujours quant je me sens un peu à cran, insécurisée, que j’espère que Pascal va le deviner et me bombarder d’appels et de messages. Il ne peut pas être dans ma tête, dans ma peau, alors, il ne peut pas deviner ce qui s’y passe. Et je crois que ça me convient très bien comme ça. Il y a seulement des moments où je flippe, parce que je me fais des films.

J’ai quand même profiter de la semaine pour surveiller un peu Pascal. Parfois, ma complice, Caroline, m’accompagnait dans mes rondes.

Chaque fois qu’il le pouvait, Pascal courait chez Elodie. Pascal a dit que ce week-end avec elle, il s’était ennuyé comme un rat mort, alors pourquoi est-ce qu’il court chez elle presque tous les soirs??? Je n’arrive pas à comprendre. Sauf s’il l’a dit, parce qu’il pensait que c’était ce que je voulais entendre? Ou simplement pour me rassurer? Ou endormir ma méfiance? Je pige pas!

Je me félicitais d’avoir eu la bonne idée de le surveiller!
Pascal a dormi mardi soir chez Elodie. Mercredi soir, ils ont mangé en ville, puis, Pascal est rentré dormir chez lui.

J’avais besoin de savoir, c’est tout. Je ne vais pas lui demander de compte et je n’ai pas à exiger d’être l’unique femme dans sa vie! Ce qui compte, c’est comme il est quant il est avec moi. Pascal a l’art de me faire croire que je suis la seule qui compte, la seule qu’il aime. Bravo!


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140/2013 - Pascal avait sûrement une bonne raison pour ne pas rentrer...

Publié le par JaneDo


Lundi, 20 mai 2013  - 140/2013 - Pascal avait sûrement une bonne raison de ne pas être rentré…

Toute paniquée par l’absence et le silence de Pascal, j’ai posé la question à Thomas. Lui s’inquiétait de ne pas avoir eu de mes nouvelles et de ne pas m’avoir vu à Verbier. Vendredi, par pure curiosité, je lui avais demandé si Pascal montait, et il avait prétendu que oui, puis Caroline avait appris qu’au contraire, Pascal n’avait pas été prévu. Etrange, ces 2 versions!!! Dimanche, Thomas est venu aux nouvelles en début de soirée, je lui ai à nouveau posé la question qui me chatouillait les lèvres.

  • Ecoute Jane… Ce n’était pas à moi de te dire ça, mais, tu sais que Pascal a rencontré quelqu’un? Et je crois...
  • Tu parles d’Elodie?
  • Ha? Oui. Tu l’as rencontrée alors?
  • Si on veut…
  • Je crois que c’est un peu plus sérieux qu’on pouvait l’imaginer. Ça me gonfle de devoir te faire de la peine, mais…  Ils sont parti ensemble ce week-end. Je pense que tu devrais commencer à penser un peu  à toi et prendre tes distances.
  • C’est Pascal qui t’a dit ça?
  • Non pas vraiment. Tu le connais, mais on a bien remarqué qu’il courait la rejoindre quant il peut, et ce week-end par exemple, il était clair qu’il voulait t’éviter. Je savais qu’il ne viendrait pas à Verbier, mais il nous a demandé de dire le contraire… Tu vois?
  • La vache… Donc, tu m’as menti? Toi aussi?
  • Est-ce que j’avais le choix?

Je ne voulais pas non plus entrer dans les détails, je pense que j’aurai fini en larmes. Je n’ai rien trouvé à dire.

Oh Pascal? Qu’est-ce que tu fais? Est-ce que tu m’as vraiment menti, ou tu as un empêchement valable? Si tu savais à quel point tu me manques! Pourvu que tu ailles bien. Je n’oses pas imaginer pire, je n’arriverai pas à survivre à ce chagrin. Je préfère te savoir avec cette chèvre d’Elodie, que mal en point dans un hôpital. Je dis hôpital, parce que je ne veux pas imaginer autre chose.

Mon coeur était en vrac, j’avais tellement besoin de le voir. Passer tout un week-end entier sans le voir, c’était juste l’enfer. L’horreur.

Déprimée, j’ai passé la journée à me larver devant la télé, mon natel devant les yeux. Je ne voulais pas manquer un appel de Pascal! Je n’avais pas la frite, alors j’évitais tous les autres appels, étant donné que je n’étais pas d’humeur festive. En fin d’après-midi, j’étais à cran. Toujours pas de nouvelles. Ma déprime était encore descendu d’un cran. Pfff.

J’ai essayé de dormir un peu, espérant qu’à mon réveil, j’aurais des nouvelles, ou que je puisse le voir. Si Pascal ne m’appelait pas, je préfère ne pas me réveiller. Avant de me coucher, j’ai encore parlé à Caroline. Elle avait été voir chez Pascal, et il n’était pas encore dans les environs. Caro avait aussi poussé un poil chez Elodie, et toujours rien. Heureusement que j’avais Caroline à qui me confier. Je lui ai raconté la courte conversation déprimante avec Thomas.

Caroline pensait que ce ne devait pas être à ce point sérieux puisque Pascal était venu me retrouver, la fois où je l’ai appelé, alors qu’il était en compagnie d’Elodie. Je pense qu’elle essayait de me remonter le moral. Partir en week-end avec une fille, qu’il connaissait si peu, et avec qui ce n’était pas sérieux me semblait extravagant, surtout pour Pascal.

Enfin, vers 21h, Pascal m’a envoyé un message pour dire qu’il était à la maison. J’ai immédiatement répondu. Cela avait certainement l’air un peu désespéré, mais, j’étais contente de savoir qu’il allait bien. Pascal a proposé qu’on se retrouve en ville pour prendre un verre. Ça a sonné une alarme dans ma tête. C’était comme s’il préférait qu’on ne soit pas chez lui, comme s’il avait l’intention de me plaquer!

J’ai donc appelé. Oh, quel bonheur d’entendre sa voix chaleureuse et douce. Toutes ces heures à attendre, à paniquer, à me torturer la tête avait disparût instantanément. J'étais si heureuse de l'avoir au bout du fils. Qu'importe ce qu'il faisait et avec qui, je m'en foutais complètement. Pascal n’a pas eu l’air distant au téléphone, alors je me suis sentie rassurée. J’ai proposé de passer plutôt chez lui, et il a tout de suite accepté. Il avait juste pensé que j’aurai eu envie de prendre l’air, de sortir un peu. Il s’est encore excusé de n’avoir pas pu me donner de nouvelles plus tôt.

J’étais déjà prête, alors j’ai pris mes jambes à mon cou pour courir le rejoindre…

Hum! Apparemment, il avait aussi donné des nouvelles à Caroline, parce qu’elle était déjà sur place. Puis, j’ai remarqué qu’elle m’avait laissé un message pour me dire que Pascal était rentré. J’ai trouvé ça gentil. Donc, je n’avais pas de raison de lui faire la gueule. A un moment, Pascal m’a chuchoté qu’elle s’était invitée toute seule, il ne l’avait pas invitée. J’ai haussé les épaules. Ce n’était pas grave.

Caroline, toujours aussi intrusive, lui a demandé où il était tout le week-end. Hm! Je n’aurai pas osé, et encore, j’étais contente qu’elle prenne le risque de poser les questions que j’aurai aimé poser. Pascal m’a jeté un petit regard en coin. Mouais, ça le gênait de parler devant moi, je l’ai tout de suite compris. Je n’ai pas bougé.

Pascal était parti en week-end à Lugano avec Elodie! Elle l’avait invité. Ce n’était pas prévu, il a encore répété qu’il pensait monter à Verbier. Cette fois, je ne le croyais qu’à moitié. Je suis presque sûre qu’il le savait. Ce n’est pas quelque chose qu’on prévoit au dernier moment. Caroline a voulu savoir comment c’était, et là, Pascal est resté vague. Puis, au fils de la conversation et des questions poussif de Caro, il a fini par dire qu’il s’était ennuyé comme un rat mort.

Je pense que l’attitude de Caro l’a un peu ennuyé, et Pascal a fini par la pousser vers la sortie.

Une fois seuls tous les 2, j’ai pris le relais.. Mais, avec un baiser, Pascal m’a fait taire. Impossible de résister à ses baisers. Etre dans ses bras, c’est comme faire un voyage au paradis. Je ne demandais que ça. Je ne rêvais que de ça. J’avais l’intention de revenir sur le sujet après. Après. Plus tard, avant de nous coucher pour dormir. Sans ça, je suis sûre que je ne fermerais pas l’oeil de la nuit.

Une fois calmée le désir de se rassasier dans les bras l’un de l’autre, Pascal avait l’air calme et détendu, alors j’en ai profité. Je lui ai dit que, quant il m’a proposé de nous retrouver en ville, j’avais eu peur que ce soit pour me régler mon compte. Il m’a juste serré contre lui sans répondre. Ça m’a terrifiée. C’était peut-être exactement ce qu’il cherchait à faire?

Dans la discussion, Pascal a lâché qu’il avait eu l’impression qu’ils étaient un vieux couple. Elodie se comportait comme s’ils sortaient ensemble depuis des lustres. Elle se permettait même de regarder sur son natel pour voir qui appelait, ou qui lui envoyait des messages. Il a encore répété qu’il s’était ennuyé. Pascal n’avait pas eu envi de partir avec elle tout un week-end. Ils ne se connaissaient pas assez. Mais il a compris qu’Elodie voulait éviter ce qui s’était passé le week-end d’avant; les rendez-vous annulé au dernier moment, etc.

Pascal m’a raconté ce qu’il entendait par vieux couple, les promenades, les dîner où ils n’avaient déjà plus rien à se dire…

C’est clair que s’ils avaient eu à parler de comment combattre la rivale, c’est-à-dire Caro ou moi, ça n’aurait fait que les rapprocher. Mais, apparemment, Pascal ne lui avait pas expliqué grand chose. J’ai donc posé la question pour savoir si elle connaissait notre existence. Le week-end passé, quant je lui parlais d’elle, il se renfermait, là non!

Ils en ont parlé! C’était d’ailleurs pour ça qu’il n’était pas rentré comme prévu hier. Elodie avait voulu des explications, savoir ce que je faisais chez lui, alors qu’il avait prétendu être avec un copain déprimé. Elle avait bien entendu mon invitation pour la douche. Pascal avait cherché à éviter de discuter de ça avec elle, mais elle avait insisté. Du coup, Pascal m’ avoué que ça l’avait fait pensé à moi. A moi qui l’attendait.

Il m’a avoué qu’il avait tendance à beaucoup pensé à moi dès qu’on n’était pas ensemble. Se demandant ce que je pouvais bien faire, où me revoyant sourire, ou souvent, il ressentait l’envie d’être avec moi, de me prendre dans ses bras, de sentir ma présence silencieuse à ses côtés. Il voyait souvent mon regard, mes expressions de surprises, étonné ou rempli de questions. Dans ces moment là, je lui manquais atrocement.

Son expression s’est assombrie et il s’est tu, le regard perdu dans le vide… Je me demande à quoi il pensait???

Pascal s’est tourné vers moi, m’a scindé de ses yeux verts profonds, et après un moment qui m’a semblé durer trop longtemps, il m’a embrassée. Je l’ai senti se détendre. Et zut, il allait falloir dormir, demain il travaille lui… Hm! J’aurai voulu bloquer le temps et avoir des tonnes d’heures pour pouvoir encore me lover dans ses bras. J’étais si contente d’être là, qu’il soit rentré, qu’il soit là tout près de moi. Sentir sa présence rassure mon coeur.

Pourtant, je me sens triste et tendue tout au fond de moi. Tellement triste que ça m'arrive souvent de refouler mes larmes durant la journée où que je sois..., et à n'importe quel moment de la journée. Ça peut être en achetant le pain, ou en faisant mes courses... Je suis triste tout le temps. J'arrive encore à tenir, mais je sens que bientôt, je perdrais le contrôle...

Aujourd'hui, en achetant un paquet de clope dans un kioske, j'ai sentie un paquet de larmes me monter au visage. J'ai détourné la tête et j'ai fait semblant de sourire pour encourager mes muscles faciaux à le faire...


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139/2013 - Pascal m'a encore menti?

Publié le par JaneDo


Dimanche, 19 mai 2013  - 139/2013 - Je l'ai attendu en vain...

Pfff, dimanche! J’étais tellement déçue de me réveiller chez moi! Ça voulait dire que Pascal n’était probablement pas rentré, parce qu’il ne m’avait pas rappelée. Phouhhh. J’avais dormi comme un loir, sûre que Pascal m’appellerait pendant la nuit. Je m’étais couchée toute habillée, prête à courir chez lui. C’était nul. J’en étais réduite à agir comme ces filles que je trouvais si conne. Attendre qu’un mec m’appelle, comme une idiote! Nul et nul.

Après hésitation, j’ai essayé de l’appeler. Pas de réponse. Mais, ça, je m’en doutais avant même de composer son numéro. Je lui ai donc laissé un message, disant que je m’inquiétais de n’avoir pas de nouvelles. Et toujours pas de réponses.

A quoi il jouait? Pascal m’aurait-il encore menti? Non, j’en doutais. Pascal ne m’aurait pas dit qu’il serait de retour dans la soirée s’il n’avait pas l’intention de rentrer? Mais bon, il m’avait aussi dit qu’il serait à Verbier hier et ce n’était pas vrai. Je nageais en plein marasme. A cause de ma timidité maladive, je n’avais pas le courage d’essayer à nouveau de l’appeler, ni de le harceler.

En même temps, j’avais les boules qu’il ait eu un problème sur la route. Je ne m’en remettrais pas. Un monde sans lui serait trop trop triste. Ne plus voir son sourire, entendre le son de sa voix, son rire… Afff. J’essayais d’éviter de penser au pire de peur d’attirer le malheur. Du coup, je préférais franchement qu’il m’ait menti, pourvu qu’il aille bien.

Caroline m’a invitée chez elle, mais j’étais trop triste, je n’étais pas de bonne compagnie, alors je préférais rester confinée chez moi. Prostrée à attendre un coup de fils qui ne venait pas.

Le soir, je n’y tenais plus. Je voulais bouger… Probablement aller voir chez Pascal, Elodie et peut-être aussi chez Caroline. Tchoy était planté devant la télé, il ne savait pas vraiment ce qu’il avait envi de faire. Il m’a raconté sa journée avec son fils et sa mère, qui les avait accompagné. Pour finir, il a bien voulu sortir un moment, alors
on a été à Cugy pour papoter.  

C’était un bon dérivatif, ça m’a évité d’aller tournoyer en vain autour des endroits où je pensais trouver Pascal…

4h du matin, j’ai ramené Tchoy, puis je suis rentrée. J’étais naze. On avait bu et avalé d’autres trucs que je préfère ne pas mentionner. On a aussi pas mal parlé de Dol. Je me demande si Tchoy est toujours crac dingue d’elle! Il dit le contraire, mais en même temps, il ne peut s’empêcher de parler d’elle. C’est clair que son alcoolisme n’a rien de très attractif.

Je venais à peine de fermer les yeux, que Pascal m’envoyait un message que je n’ai pas bien compris; Désolé, petit contre-temps… Vraiment désolé de t’avoir fait attendre. Je ne peux pas parler au téléphone. Je t’expliquerais. J’espère être rentré demain, au plus tard dans la soirée. On passe la soirée ensemble?

Super, le week-end serait terminé, je ne le verrai que quelques heures! Quoi dire? Oui? J’aurai l’air de n’avoir attendu que ça? Mais, avais-je vraiment le choix? Alors j’ai répondu oui…

Oup! Est-ce que c’était pour me plaquer en bonne et due forme? Et ça y est, les idées noires et terrifiantes étaient de retour… Non, non, non, sinon il m’aurait dit un truc comme; il faut qu’on parle. Voilà, c’était ma manière de me rassurer. Pascal n’était pas un de ces salauds sans coeur, il ne ferait pas un truc pareil. Sinon, je ne l’aimerai pas autant.


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138/2013 - Dieu ce que Pascal peut me manquer!

Publié le par JaneDo


Samedi, 18 mai 2013  - 138/2013 - Dieu ce que Pascal me manque!

Difficile de dormir, ne sachant pas où se trouvait Pascal et ce qu’il faisait. J’avais été d’avis de laisser tomber, de rentrer chez nous et penser à autre chose. Il fallait se rendre à l’évidence que Pascal avait envi qu’on lui foute la paix. Il avait le droit d’avoir un peu de liberté et de faire ce qu’il voulait. Pascal n’avait pas de compte à nous rendre après tout.

Mais, Caroline avait réussi à me transmettre sa paranoïa. J’avais des palpitations, et mon imagination a commencé à me projeter des images d’un Pascal tendrement enlacé, le sourire aux lèvres, le coeur saisi par la vue d’une Elodie fleurissante. Grrh, j’avais des hauts le coeur, la chair de poule, et j’étais au bord des larmes à mesure que le temps passait, à écouter les délires de Caro. Pour finir, j’avais les mêmes.

Et après… Je voulais voir Pascal… Absolument le voir, l’entendre, le sentir… Horrible. J’avais une grosse boule à l’estomac, et j’étais si triste que j’avais les membres lourds. Si j’avais été seule, j’aurai pleuré. Caroline pleurait déjà, alors il en fallait bien une qui joue la forte!

Nos recherches n’ont rien donné. Peine perdue. Pascal n’était nul part. Et on a cherché partout! Même dans les hôtel où l’on avait l’habitude d’aller ensemble. Rien de rien. Il faisait jour maintenant, il n’y avait rien de plus à faire, alors on est rentrée chacune de son côté. Ce que j’aimerai que Pascal soit là, avec moi!

En arrivant à la maison, j’ai envoyé un message désespéré à Pascal, ensuite j’ai dormi presque toute la journée;
Pace, tu m’as menti? Est-ce qu’elle compte autant pour toi, pour que tu te donne la peine de m’envoyer en montagne pour la voir en paix? Et pourtant, tu me manques tellement… J’ai mal à l’idée de ne pas te voir de tout le week-end… Un si long week-end. C’est tellement triste, je me meurs de douleur… J’ai tellement mal que je n’arrive plus à respirer… J’espère encore te voir apparaître comme par magie! Mais,je n’ai jamais eu de chance, et la magie ne connaît pas mon adresse je crois…
Je t’Aime si Fort :(

Ce soir, course pour emmener les 2 commodes chez Dol. Tchoy m’avait demandé de lui prêter un peu de sou, parce qu’il avait son fils dimanche, il n’avait pas d’argent pour l’emmener au Luna Park. Donc, j’ai fait d’une pierre, deux coups; j’ai demandé son aide pour transporter ces 2 meubles chez Dol. Après, Dol nous a offert un café. J’ai pu ainsi voir sa fille, Lola, pour la première fois, hors de l’hôpital. Elle est toute mimi.

Vers 1h du matin, après ces travaux herculéens, j’ai été chez Caroline, comme prévu.

Elle s’était renseignée, Pascal n’était pas monté au chalet. On avait donc raison. A nouveau, nous sommes allées vérifier chez Elodie et Pascal. Personne. On ne peut imaginer l’angoisse qui monte, qui monte quant on tourne à la recherche d’une voiture, persuadée déjà, qu’on ne trouvera rien.

En fin de journée, Pascal m’a envoyé un message… Il disait qu’il avait vraiment penser monter à Verbier, mais à la der, il avait eu autre chose. Qu’il était désolé… Désolé? Rien de plus? Pas d’autres explications? Pfff, lamentable. Je n’osais pas lui envoyé encore un message, j’aurai l’air idiote, et je ne savais pas quoi dire de plus. Ni comment lui inspirer l’envie de rentrer!

On se sentait quelque peu stressée, il aurait fallu pouvoir se multiplier pour pouvoir couvrir tous les endroits qu’on pensait pouvoir le trouver. On s’est aussi séparé pour voir chez les copains qu’on connaissait dans les environs, avec la peur au ventre qu’il passe quant on n’était plus là. Et il nous fallait aussi passer chez Pascal entre 2 pour être sûr qu’il n’était pas rentré entre-temps. C’était une fin de soirée terrible.

Désespérée, on s’était arrêté dans une air de repos. Fatiguée, désenchantée, on faisait le point. Puis, bip-bip, message de Pascal; il rentrait!!! Waouh! Waouh! J'ai failli avoir une crise cardiaque tellement j'étais contente!

Apparemment, il m’avait envoyé un message pour demander si j’allais bien, et comme je n’ai rien répondu, ça l’avait inquiété. Je n’avais pas reçu ce fameux message! Je lui ai répondu aussitôt que j’irai l’attendre chez lui si ça ne le gêne pas. J’avais tellement envie de le voir. Il m’a répondu que ce serait chouette, mais que ce n’était peut-être pas la peine, il ne savait pas à quelle heure il arriverait!

J’étais scotchée! Il rentrait? Alors, peut-être que je lui manquais aussi? Peut-être qu’Elodie n’était pas aussi magnifique que mon imagination l’avait cru? Ou peut-être qu’il s’ennuyait? J’ai pris le temps d’aller me changer chez moi. Il fallait que je sois au top. Pas que Pascal me compare à Elodie et que le résultat le déçoit!!!

Arrivée chez lui, il n’y avait personne. J’ai attendu jusqu’à 5h du matin. Personne. Alors je suis rentrée. Je me sentais un peu ridicule. Caro m’a appelée x fois pour savoir s’il était déjà là, si elle pouvait venir attendre avec moi. Mais, j’avais assez les boules comme ça. Puis, Pascal n’avait pas demandé de ses nouvelles. Mince, est-ce que j’étais égoïste?

J’ai laissé un petit mot à Pascal sur la table à l’entrée, où il pose ses clés pour lui dire de m’appeler dès son arrivée, à n’importe quelle heure, et je viendrais aussitôt. Pourquoi je n’avais pas eu l’idée de lui dire ça dès le départ! L’empêche que Pascal rentrait, et j’avais l’audace de penser que c’était pour moi…


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137/2013 - Pascal m'a menti? Pour Elodie?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 17 mai 2013  - 137/2013 - Pascal m’a menti! Pour elle?

Arf, je ne suis pas vraiment du genre à harceler un mec au téléphone, ni de l’appeler et touti quanti. Il doit d’abord m’appeler, et petit à petit, je me sens à l’aise avec lui, et alors, je peux l’appeler. Mais, sans que ça vienne d’abord de lui, je n’y arrive tout simplement pas. C’est pour ça que j’admire Caro, qui peut, sans gêne, appeler Pascal. J’aimerai pouvoir en faire autant. Ce qui fait qu’aujourd’hui, j’ai passé la journée à attendre. A espérer que ce soit lui qui m’appelle.

Finalement, c’est moi qui ai dû l’appeler… Pascal avait tenté de m’appeler en début d’après-midi. Je pense en rentrant au bureau, après le déjeuner. Hélas, j’étais occupée à déménager, et je n’ai pas entendu mon natel. Donc, je l’ai appelé en rentrant.

Pascal m’a dit qu’il montait au chalet ce week-end. Il n’allait pas faire très beau ce week-end, et un peu de cocooning ferait du bien. J’ai assez vite compris qu’il avait pris congé aujourd’hui. Pascal ne montait que demain soir, donc, ce soir, il la consacrait à Elodie? On se retrouverait demain soir à Verbier, avec toute l’équipe.

J’ai ensuite appelé Caro pour qu’on monte ensemble. Elle voulait voir ce que Pascal faisait ce soir, donc ça l’embêtait. J’ai réussi à la convaincre. Pascal avait dit qu’il montait demain, alors, c’était inutile de le pourchasser ce soir. Ce ne serait que se faire du mal pour rien, on savait très bien qu'il était avec Elodie. Puis, je voulais que ce soit qu'elle prenne sa voiture. Comme ça, je pourrai rentrer avec Pascal.

On est sorti boire un verre dans un des bars du centre. Quant ils ont décidés de poursuivre la soirée dans en boîte, j’ai préféré rentrer au chalet. Caroline aussi. Toutes les deux, on était vachement tentée de descendre et passer vérifier si Pascal était chez Elodie. Mais finalement, je crois que je préférais imaginer qu’il était plutôt chez lui, devant la télé. J’ai réussi à m’en convaincre. Je souffrais seulement de son absence ce soir. Ne pas le voir rigoler avec ses potes, sourire, ne pas voir sa silhouette. Arf!

Puis, on a réalisé que Pascal ne viendrait pas du week-end. Ce n’était pas tant les mots, mais les petites insinuations, les petits clins d’oeil de ses potes. La vache, Pascal nous avait bien eu! Dire que je lui avais envoyé un message en début de soirée pour lui dire qu’il me manquait! Ça a dû bien le faire rire…

Dire que Pascal m’avait menti juste pour passer le week-end avec l’autre pouffe, cette Elodie! Waouh, je n’en revenais pas!!! Elle comptait donc tellement? Je me sentais trahie.

5h samedi matin, Caroline et moi étions rentrée. Inutile de dire qu’on avait fait un tour chez Elodie. La voiture de Pascal n’y était pas. On a fouillé les alentours pour en être sûr.Et bien sûr, pas de lumière chez elle. Chez lui non plus, il n’y avait personne. J’étais triste à l’idée de ne pas le voir du week-end. Un long week-end en plus. Affreux.


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136/2013 - Ma copine Dol, mon sauveur

Publié le par JaneDo


Lundi, 13  (133)  -  Mardi 14 (134) - Mercredi 15 (135) - Jeudi 16 mai 2013 (136/2013) - Ma copine Dol, mon sauveur

Je n’ai pas pu, ou pas voulu suivre les faits et gestes de Pascal cette semaine. Puis, j’étais super occupée avec mon déménagement imminent. Je devais vider mon appart à Cugy. J’habitais là-bas depuis plus de 20ans! Donc, inutile de dire toutes les choses qu’on garde, tous les petits chenis, cadeaux des gamins, des trucs qu’ils ont fait à l’école, les bouquins, etc. Pfff, j’avais tellement de trucs, que je ne savais pas comment me décider sur ce que je gardais ou pas.

Lundi, c’était la course dès le moment où j’ai quitté Pascal…

Je suis tombée sur Marie en rentrant, et c’était parti pour notre petit café rituel. Ma nièce n’avait pas école cet après-midi, alors je l’ai ramenée chez elle. 120 kilomètres aller retour. Je suis restée un moment avec elle, jusqu’au retour de ma soeur, puis j’ai foncé récupéré Roméo après l’école, pour le conduire à son cours de solfège. Je voulais acheter des cartons, alors il est venu avec moi. Sa maman ne rentrait pas avant 19h.

Mercredi, rebelotte, j’ai ramené ma nièce, puis je suis revenue sur Lausanne pour aller chercher Tchoy, qui s’est enfin décidé à m’installer ma télé. Carmine, le crétin, a commencé à me faire chier. Ça l’ennuyait de voir une ligne internet et la télé échapper à son contrôle. Il avait peut-être installé des caméras sur la ligne à ma frangine, alors de me voir reprendre cette ligne l’emmerdait au plus haut point. Il a commencé à se montrer agressif.

Si Tchoy ne finissait pas le travail avant samedi, il a dit qu’il arracherait tous les fils. Quel plouk. Tchoy est donc revenu jeudi pour mettre les fils dans des tubes et les enterrer ou les passer dans les murs. Voilà, Carmine n’avait plus rien à dire, alors le lendemain, il a parqué au milieu des 2 places de parcs disant qu’il avait besoin d’avoir l’accès. Bref, c’était que pour faire chier.

Puis, jeudi, Dol est venue m’aider, et grâce à son énergie, on a réussi à prendre une sacrée avance. J’ai pratiquement fini. Vendredi matin, les déménageurs passent chercher le gros. Une partie sera stockée chez Dol. Je n’ai parlé de mon déménagement à personne. J’en parlerai peut-être quant je serais installée. Je voulais éviter que Pascal n’apprenne mes déboires et me mette au pied du mur.

Grâce à ma façon de compartimenter les choses, je réussi pour l’instant à ne pas penser à l’impact sur le futur. Ni décrypter pour ne pas ressentir la mesure du vol que mon propre beau-frère a osé me faire, en me volant mon appart. Ce qui est clair, c’est que je ne ferais jamais plus confiance à un fiduciaire, gestionnaire de biens! Tous des voleurs. Même quant j’y pense, c’est comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, non à moi.

J’avais eu Caroline en ligne plusieurs fois. Parfois, elle pleurnichait de n’avoir pas de nouvelles, et d’autres pour me raconter sa soirée avec Pascal. Ce qu’ils se sont dits.

J’ai réalisé que je n’étais pas celle qui avait le droit de jeter la première pierre! Si Pascal n’avait pas eu envi de me parler de ce qui se passait avec sa femme, c’était comme ça, je n’avais pas à lui en vouloir. Après tout, je n’avais pas envie de lui parler de mes problèmes d’appart, et surtout pas de mentionner que c’est mon beau-frère, un membre de la famille,  à qui je faisais totalement confiance, qui m’avait escroqué! Ouais, je n’avais aucune envie de lui en parler.

Puis, on était déjà vendredi… J’ai passé toute la matinée avec Dol et les déménageurs. Et Tchoy au bout du fils! C’était chou de la part de Dol de m’avoir aidée et accompagnée. Vraiment chou. Malgré son gros problème d’alcoolisme, on peut compter sur elle, et je l’aime bien. Par moment, vers la fin des cartons, j’ai pas été très cool avec elle. J’étais irritable, impatiente d’en avoir terminé, et je l’ai un peu bousculée. Snif. Je regrette. Je vais me racheter parce qu’elle a été une chouette copine. Sans elle, je n’aurai pas eu le courage d’aller faire les cartons.

Et aussi, on a eu des fous rires terribles, jusqu’aux crampes, quant je lui racontais mes plans détectives, plantée au milieu des buissons qui entourent la maison où habite Pascal! Elle ne m’imaginait pas m’abaisser à ça!

Je n’ai aucune idée comment ma frangine arrive à le supporter. Il cherchait la bagarre aujourd’hui! Et avec moi. Je l’ai presque envoyé promener. Ça m’aurait fait chier qu’il prenne la tête à ma frangine à cause de moi. Le plouk. J’espère trouver la force de ne pas exploser, pour mon adorable frangine. Après tout, c’est son mec. Je peux, pour elle, serrer les poings dans les poches. Mais, je n’ai pas l’intention de me laisser faire, ou de m’aplatir pour autant.

Son besoin de contrôle, de manipulation, d’agressivité pour se sentir exister ou plus viril, il peut se le carrer au cul.


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132/2013 - Pleurnicheuses...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 12 mai 2013  - 132/2013 - Pleurnicheuses...

On avait peut-être un peu trop d’imagination. J’ai voulu m’en aller, et Caroline voulait rester. Alors, j’ai pris un taco pour retourner chez Pascal. A défaut de l’avoir lui, je pouvais avoir l’impression d’être près de lui, allongée dans son lit. Sentir son odeur, l’ombre de sa présence.

Pascal avait dû partir peu après moi, parce que 10mn plus tard, j’ai entendu sa voiture. Puis, des voix. Bruits d’une conversation. C’était la voix de Caroline et Pascal. Pourtant, Caroline savait que j’étais là, je lui avais mentionné mon intention d’aller chez Pascal.

Caroline semblait pleurnicher. Pascal semblait fatigué et ne semblait même pas avoir la force de s’énerver; “Tu ne va pas t’y mettre toi aussi?”.  Il était clair que Caroline l’avait suivi. Elle voulait savoir s’il était chez Elodie. Mais, Pascal l’a fait entrer. Wow, j’étais mal barrée. Ou je sortais illico de sa chambre, ou je restais planquée. Je n’aurai plus qu’à faire semblant d’être endormie. Mince.


Elodie avait aussi pleurniché. Elle ne comprenait pas ce que Pascal faisait avec une fille, alors qu'il était sensé être avec un copain. Elle se sentait flouée. Elle avait pleuré parce qu’il avait annulé, coup sur coup, tous leurs rendez-vous. Elodie avait aussi entendu pour la douche!

Bref, Pascal avait passé un mauvais moment. Il ne se sentait pas déjà prêt à rendre des comptes à une fille avec qui il ne sortait même pas encore.

Rassurant… J’enviais la facilité avec laquelle il semblait pouvoir se confier à Caroline. Mais, en même temps, je n’aurai pas voulu qu’il me parle aussi ouvertement d’une autre fille. Je préférais avoir la tête dans le sable moi.

Caro aurait voulu rester, mais Pascal voulait être tranquille. Alors, petit compromis, il l’a raccompagnée. J’avais les palpitations à l’idée qu’il passe la nuit chez elle. Et je l’attendrais pour rien. D’ailleurs, était-ce une bonne idée de l’attendre? Il avait été clair; il voulait rester seul ce soir. Fallait mieux que je me casse. Mais, je voulais savoir s’il restait chez Caro, alors je les ai suivi.

Pascal est resté en bas du porche. Caro avait mis son bras sous le sien, l’encourageant à rester. C’était de bonne guerre. S’il reste, je rentre. Mais, Pascal lui a fait la bise et est reparti. En fait, il revenait vers moi, alors j’ai dû plonger dans les fourrés.

Après quelques minutes d’hésitations, et après avoir vérifié que je n’étais pas couverte de feuilles, ni de branches dans les cheveux. J’ai sonné. Je ne savais pas si c’était une bonne idée, mais, j’avais simplement envie de le voir, de dormir dans ses bras.

Pascal n’avait pas l’air content quant il a ouvert. Son expression a aussitôt changé en me voyant debout, la mine gênée, les bras croisés dans le dos. Je m’attendais à ce qu’il me serve la même rengaine qu’à Caro, mais au contraire, il a  simplement souri et m’a fait rentrer.

Pascal a dit qu’il espérait me voir, que je viendrais. Alors, j’ai dit que je l’avais vu partir avec Caro, que j’avais décidé d’attendre 10mn, ensuite, si je ne le voyais pas revenir, de rentrer. Je pense qu’il n’avait pas dû se sentir bien en sachant que je risquais de passer chez lui. Je pense aussi que c’est pour ça qu’il avait préféré couper court avec Caroline.

C’était bon de se réveiller dans ses bras le dimanche matin, même si j’avais eu trop chaud toute la nuit.

On a fait un dimanche tranquille. J’imagine que Caroline avait dû essayer de nous appeler, l’un comme l’autre. Elle devait se sentir bien seule. Ça me faisait un peu mal au coeur de lui avoir volé la vedette. C’était certainement dû au fait que, Pascal n’avait pas dû apprécier de savoir qu’elle l’avait suivi.

Hum, heureusement qu’il ne savait pas que j’étais avec elle! Elle payait pour nous deux!

Thomas est descendu déjeuner avec nous. Puis, il avait des copains qui sont passé pour traîner avec lui. Nous, on est resté en bas, seuls tous les deux. Le soir, quant j’ai voulu rentrer, Pascal m’a demandé de rester. Je ne me suis pas faite priée! J’aime prendre le café avec lui le matin avant qu’il parte au boulot.  C’est ce que j’appelle, bien commencé la semaine.

L’empêche que je ne comprends rien! Est-ce que c’est parce qu’il aime être avec moi? Ou parce que les choses ne s’étaient pas passé comme il le voulait avec l’autre grognasse? Ou, il n’avait tout simplement pas envie de passer le dimanche tout seul? Hum, peut-être que je me pose trop de questions!


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131/2013 - Affronter... la rivale (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 11 mai 2013  - 131/2013 - Affronter… l’autre rivale!  (2)

C’est justement parce qu’il était gentil et adorable que je le trouvait si attachant. Il n’aime pas faire du mal, comme certains, juste pour le plaisir de blesser les autres. Pascal ne voulait pas me faire de peine, mais il ne voulait pas non plus en faire à Elodie. Il ne voulait nous décevoir ni l’une, ni l’autre, et c’était bien ça le problème. Ça me foutait les boules, me torturait, mais je ne pouvais plus faire semblant d’ignorer qu’il semblait ressentir de l’attirance pour Elodie.

Je crois que Pascal avait baissé les bras, ne sachant pas comment se débrouiller pour partir ou, pour me faire comprendre qu’il était temps que je m’en aille. Il avait déjà été plus qu’adorable de m’inviter chez lui l’autre soir, je ne pouvais pas lui faire le coup de le coller et l’empêcher de faire autre chose.

Pascal avait bien essayé de me dire qu’il avait un truc avec un copain, mais j’ai fait semblant de ne pas capter. Bien sûr, je savais que le copain n’existait pas et qu’il voulait aller voir Elodie. Il avait des explications à lui donner. Elle lui fera le coup des larmes et (flûte) il la consolera. L’idée me rendait malade.

Bon, je savais que Pascal devait toujours aussi avoir des sentiments pour moi, et moi, je ne voulais pas le perdre. Je crois que j’avais décidé de le lâcher un peu, de rentrer, même si ça me faisait mal. Parce que je l’aimais, je devais le laisser faire ses propres expériences, faire sa propre opinion, faire ses propres choix.

Je pouvais le perdre dans le processus… et ça, ça me faisait très peur…
Mais avant de le laisser, je voulais ressentir son corps, sentir son amour, ressentir sa chaleur, le sentir à moi encore un peu…

Etendue à ses côtés, je caressais son visage, lui faisant de petits bisous sous l’oreille qui le faisait frissonner. Il avait les yeux fermés, mais il souriait. Sa main caressait ma nuque, descendait le long de long de mon dos, se faisait tendre avant de me serrer contre lui un peu plus fort. Il avait l’air détendu, bien.

  • Pascal… Est-ce que tu m’aimes encore?

Surpris, il a ouvert les yeux, puis il m’a renversée dans le lit pour plonger son regard vert dans mes yeux marrons remplis d’incertitude.

  • Tu sais bien que je t’aime, non? Sinon, c’était quoi tout ça? Juste de la baise?

Un demi sourire aux lèvres, il me caressait la joue. Son doigt s’aventurait le long de ma gorge, descendant doucement toujours plus bas. J’ai soutenu son regard. Je voulais voir l’expression de son visage quant je lui poserais la question qui me brûlait les lèvres.

  • Et Elodie… Une rivale?

Son regard s’est brouillé. Son geste s’est suspendu. Pascal a détourné les yeux. Imperceptiblement, il était devenu plus distant. Aoutch! Je connaissais la réponse. D’habitude, je n’aurai jamais mentionné une autre fille dans des moments aussi intimes. C’était une horreur. Le faire penser à une autre fille, c’était la pire des choses à faire, mais je devais savoir. Et maintenant que je savais, je n’étais pas plus avancée. Et je me demandais aussi si j’avais bien fait, ou si je n’aurai pas dû me taire et continuer à jouer les idiotes. Ce que je ne voulais pas, c’est qu’il se mette à me parler d’elle ou ce qu’il ressentait.

Au lieu de ça, Pascal s’est levé. Comme s’il voulait s’éloigner de moi. S’éloigner de la chambre. Comme s’il voulait prendre des distances avec ce qui venait de se passer. Est-ce qu’il se sentait coupable? NON??? Quand même? Je faisais partie de sa vie avant elle? Est-ce qu’il se sentait coupable d’avoir couché avec moi au lieu d’être avec elle? Orhhh, j’espère que non. Ça ça me ferait hyper mal. Mais je ne lui demanderais rien.

Pascal préparait du café, l’air absent. Oui, il se posait des tas de questions. Je me suis approchée et je l’ai entouré de mes pauvres bras tremblant. Pascal ne s’est pas dérobé. Ouf. Puis, après bien 2 minutes, sa main s’est posé sur les miennes. Ouf, il tenait encore à moi malgré tout.

  • Mince, tu dois y aller, ton pote doit t’attendre…

Je savais pertinemment qu’il ne voyait pas de copain, mais je préférais qu’il pense que je le croyais. Cça évite des explications que je ne veux pas entendre. Perturbé par ma réaction, Pascal m’a fixé, puis il a fait une petite grimace sans répondre. En temps normal, j’aurai pensé qu’il ne voulait pas sortir, ou pas y aller, mais là, c’était parce qu’il ne savait pas quoi dire. Et je crois qu’il se sentait un peu coupable.

J’ai été m’habiller. Pascal n’a, je pense, pas osé appelé Elodie. Probablement, parce qu’il avait peur que je m’en rende compte ou que j’intervienne. Avant de filer, j’ai proposé de l’attendre, ou de revenir plus tard. Il m’a fait comprendre que c’était mieux

  • C’est mieux pas. Je ne sais pas à quelle heure je vais rentrer, ou même si je rentre. Je resterais peut-être chez mon pote, alors…
  • Afff, si tu me manques trop, peut-être que je viendrais t’attendre quand même…
  • Ou te jeter dans les bras de Layne ou Thomas?

Oups! J’avais bien entendu? Pascal chercherait-il à ce qu’on se dispute? Waouh! La tactique pour se dédouaner de la culpabilité? Désolé mec, je connais la musique. Je marche pas.

  • C’est méchant.

La petite larme qui a sauté dans mes yeux a fait son effet. Ce n’était pas exprès, ça m’avait juste choquée qu’il me parle comme ça. Et tout ça pour cette pouffe? Je lui en voulais, et j’en voulais aussi à cette pouffe. C’était de sa faute si mon mec cherchait à me faire du mal. C’était pour elle, et c’est pour ça que ça me faisait mal. J’ai gardé la tornade qui couvait au fond de moi et j’ai tenté de sourire. Ça ne devait pas être très convainquant, parce qu’il a semblé regretté et il m’a serrée contre lui en s’excusant. Il disait regretter d’avoir sorti un truc pareil.

Je suis donc partie sans qu’on soit au clair, si je l’attendais ou pas. Ça me laissait une porte ouverte. J’ai été chez Caro. J’avais besoin de parler ou pleurer sur l’épaule de quelqu’un. Peut-être que Pascal n’avait pas tout tord!?! S’il ne m’avait pas sorti sa tirade sur Thomas et Layne, je crois bien que j’aurai été me plaindre dans le gilet de Layne. Ou si je n’avais pas réussi à le joindre, j’aurai trouvé Thomas!

Caro avait vu une partie de la soirée. Elle nous avait observé, en faisant des aller retour chez elle, pour se réchauffer. Elle a voulu qu’on retourne à sa planque pour surveiller Pascal. C’est ce qu’on a fait.

Pascal a passé un moment au téléphone. Il faisait des aller retour lui aussi entre le salon et la terrasse. On n’entendait rien, mais ce devait être épique. 1h plus tard, il est sorti. On l’a suivi. Il a été directement chez Elodie. Maintenant, Caroline savait où elle habitait elle aussi.

J’avais l’estomac dans les grolles. Attendre comme ça, c’était affolant. Mon imagination prenait des détours hallucinants. Bon, Carol n’était pas mieux. Mais elle, elle disait à haute voix ce que j’imaginais tout bas. Horrible. Les heures défilaient et ils ne sortaient pas de là. Affreux. Que pouvaient-ils bien faire? Ben, on en avait une bonne idée…

Après plus d’une heure coincée dans sa voiture, les fesses plates en forme des sièges, Caroline ne tenait plus. Elle voulait aller sonner, faire une scène, demander des comptes à Pascal. Ça ne lui ressemblait pas vraiment de se mettre dans des états pareil. Puis, on savait toutes les 2, que ça n’aurait servi à rien, sauf à le mettre en colère. Et je ne voulais pas faire partie de ça. Puis, je l’imaginais mal demander des comptes à Pascal devant l’autre pouffiasse. Ça risquait de mal tourner, elle risquait de se faire jeter dehors sans façon, et l’autre pourrait encore mieux jouer la pauvre fille agressée. Pfff, ce serait trop nul.

Non, il fallait qu’on s’en aille. C’était affreux de rester là à les imaginer prenant du bon temps, à imaginer Pascal lui faisant l’amour, alors qu’on crevait juste à côté, à deux pas de lui.


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131/2013 - Affronter... l'autre rivale... (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 11 mai 2013  - 131/2013 - Affronter… l’autre rivale!  (1)

Je me suis encore endormie presque au début du dernier film. Je n’ai rien suivi. J’étais juste trop bien dans les bras de Pascal. Rassurée surtout d’être là, et qu’il soit là. Quant Pascal a voulu me transporter dans ses bras pour me mettre au lit, je me suis réveillée. J’ai réalisé que Caroline n’était plus là. Une petite seconde de panique, parce que je comptais sur elle, mais vite occultée, tellement j’étais fatiguée. Le stress moral, ça fatigue!

Pascal a été un amour de tendresse, Il était au petit soin pour moi. C’est lui qui avait demandé à Caroline de rentrer chez elle. Pascal est drôlement naïf, il a pensé que je risquais de la trouver envahissante et de m’énerver. Il ne se doutait même pas que j’avais insisté pour qu’elle vienne. Pascal pensait que c’était juste comme ça, que par hasard elle est passée, par hasard ça ne m’a pas dérangée, par hasard aussi je l’ai invitée à rester… Bref, il ne doutait de rien!!! Bon, tant mieux!

Elle a appelé samedi, en fin de matinée, pour savoir si on avait prévu quelque chose et si elle pouvait venir. C’est là qu’elle m’a raconté que Pascal lui avait demandé de rentrer. Il voulait qu’on soit un peu seul. J’ai pensé que peut-être Pascal pensait que ce serait plus facile de se débarrasser ensuite de moi. Alors ça m’a fichu un poil la trouille.

On a passé un début de journée plutôt sympa, en tête à tête. Petit déjeuner, puis séances de câlins. Je n’arrive pas à croire qu’il puisse sérieusement penser me quitter en étant aussi adorable, et en me faisant l'amour encore et encore, jusqu'à plus soif. L’après-midi, on a été en ville, il avait des trucs à acheter pour sa guitare, et il m’a traîné dans quelques magasins de sports; baskets, trainings, t-shirt, etc. Il m’a acheté le même training que lui, même si je ne voulais rien acheter. En général, j’aime faire les magasins seule, c’est rare que j’achète quoi que ce soit si je suis avec quelqu’un.

Entre deux, on a dîner. C’était drôlement agréable. Il me prenait tout le temps la main, me faisait des bisous dessus, ou dans le cou. Comment penser qu’il puisse ressentir quelque chose pour une autre femme?!

C’était une des premières fois où l’on pouvait se balader en toute liberté, main dans la main, dans des endroits où l’on aurait pu croiser des gens qui connaissent l’existence de Jess. Pascal m’avait rappelé, il y a pas si longtemps, qu’on n’était plus en couple, et pourtant, il avait passé son bras autour de ma taille ou me tenait par la main dans la rue! Alors, je m’interroge!

Dans le dernier magasin de sport où l’on était, il a reçu un appel. Il m’a demandé de l’excuser et il est sorti. J’étais sûre que c’était Elodie. J’ai remarqué qu’il surveillait ses arrières. Juste pour faire chier, parce qu’il me tenait ostensiblement à l’écart, et parce que je trouvais humiliant qu’il agisse comme ça, alors qu’on était ensemble, j’ai profité d’un petit moment d’inattention, alors qu’il était tout concentré dans sa conversation, pour le surprendre et lui demander, assez fort, si on rentrait ou s’il voulait encore essayé quelque chose dans le magasin.

Pascal a blêmi… Là, j’ai été certaine qu’il parlait avec Elodie et qu’il n’avait pas dû me mentionner…

La suite était assez prévisible. Elodie a dû lui demander qui lui parlait et il ne pouvait pas, devant moi, dire que c’était la vendeuse ou dieu sait quoi. Assez mal à l’aise, il a répondu qu’il était avec moi. Elodie a dû continuer à l’interroger pour comprendre ce qui se passait. En voyant Pascal se passer la main dans les cheveux, j’ai compris qu’il était pris au piège. Je suis restée là à le fixer, il n’avait pas d’échappatoire. Malin, il a voulu coupé court en lui disant qu’il allait la rappeler, qu’il devait y aller. Mais, Elodie a dû continuer à le questionner, parce que j’étais assez contente de l’entendre lui dire qu’on avait fait les magasins.

J’étais là, devant son nez, il ne pouvait pas lui dire qu’il m’avait croisée par hasard… Trop marrant… Enfin, presque!

Pour l’enfoncer encore plus, je lui ai demandé si c’était Thomas, et je ne crois pas que ça a plut à la miss. J’ai même rajouté, de demander à Thomas de descendre manger avec nous, et c’était par pure méchanceté, parce que j’étais en colère. Pascal n’a pas osé lui dire qu’il voulait la voir ou qu’il passerait plus tard vers elle. Il était coincé!

Pascal n’a pas beaucoup parlé sur le chemin du retour. Il devait certainement réfléchir au moyen de rattraper les choses avec Elodie qui était restée sur sa faim. Elle ne devait rien comprendre et devait se poser milles questions. Et Pascal n’osait pas non plus me renvoyer sans autre. Ça devait bouillonner dans sa tête. Moi, j’ai fait l’idiote, lui posant la main sur les genoux, lui faisait de petits câlins en lui faisant des bisous sur le bras. Au début, il faisait tout pour ne pas réagir ou répondre à mes câlins, me retournant un vague sourire.

Puis, sous mes assauts, il a fini par me prendre la main, puis un bisou dans la paume (miam, j’adore ça et il le sait), puis, il me caressait la main posée sur ses genoux, et ses sourires sont devenus plus tendre.

A la maison, alors qu’il se changeait, j’ai été lui sauter dessus. Il n’a pas résisté. Puis, son satané téléphone a sonné. Pascal n’a pas osé répondre. Normal, il venait de faire l’amour avec moi. C’était Elodie encore. Grrrh. Puis, j’ai voulu aller me doucher. Mais, une fois dans la salle de bain, j’ai soupçonné qu’il en profiterait pour appeler Elodie. Et BinGo, j’avais raison.

Pascal était là, dans le coin de la cuisine, appuyé au frigo, à lui susurrer dieu sait quoi. Pascal a sursauté en me voyant rappliquer, le linge enroulé autour de moi. Vache, je lui ai demandé s’il venait prendre la douche avec moi en lui faisant un bisou. Je savais qu’elle m’entendrait, et Pascal était trop surpris pour avoir eu le temps de raccrocher. Il n’y a pensé que quant je me suis tourné pour ouvrir le frigo, réalisant qu’il ne saurait quoi lui dire, ni comment justifier encore ma présence.

Son natel bourdonnait. Après son premier rappel, Pascal a mis son natel sur silence. Il était de plus en plus mal à l’aise. Je savais que cette fois, il essayerait surement de me dire de partir, comme il l’avait fait avec Caro. Alors, je l’ai fixé et je lui ai montré que j’avais remarqué son malaise.

Pascal est devenu plus distant, et je sentais, gros comme une maison, qu’il cherchait comment se tirer… Alors, j’ai pris les devants...


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