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187/2013 - Que va faire Pascal?

Publié le par JaneDo


Samedi, 6 juillet 2013  - 187/2013 - Que va faire Pascal?  - (1)

Je ne m'attendais pas à voir Pascal débarquer chez Thomas! Heureusement, Thomas avait eu la bonne idée de fermer la porte entre les 2 appartements. Heureusement aussi, que Pascal n’a pas eu la mauvaise idée de passer par l’extérieur. Il m’aurait surprise chez Thomas. J’ai juste eu le temps de me cacher dans la chambre à Thomas. Je ne voulais pas que Pascal me trouve en larmes.

  • Qu’est-ce que tu fou là? Je croyais que t’avais un truc ce soir?
  • Juste venu prendre quelques affaires pour demain. Bah, et toi? Tu ne sors pas ce soir?

Petit silence de la part de Thomas. Puis, il a balancé qu’il m’attendait. Glups! Pourquoi il a fait ça? Et si Pascal restait planté là? Je fais comment pour m’extirper de la chambre?

  • Jane? Vraiment?
  • Oui.
  • Bizarre! On a mangé ensemble ce soir. Elle ne m'a rien dit! Et… Elle est partie sur les chapeaux de roues… Fâchée.
  • Ha! Que s’est-il passé?
  • Je ne sais pas exactement… J’ai voulu le lui demandé, mais elle a filé.

Encore un silence. Thomas savait, puisque je lui avais raconté. Je lui avais même parlé de mes soupçons.

  • Tu avais rendez-vous avec Elodie? Non? Elle a dû le sentir.

J’avais l’oreille presque enfoncée dans la porte. La réponse n’est pas venue. Peut-être avait-il seulement fait un signe de la tête. Flûte.

  • De toute façon, Jane et moi, on n’est plus ensemble.
  • Waouh, la bonne excuse! Et qu’est-ce que tu fous là?
  • Je suis passé chez Elo. Mais, demain on a le tournoi… Puis, j’ai essayé de trouver Jane! Je me demande ce qu’elle fait. Elle passe quand?
  • Je ne pense pas qu’elle viendra si elle voit que tu es là, alors balise pas.

Par curiosité, Thomas a voulu savoir s’il avait vu Elodie ce soir. S’il avait rendez-vous avec elle après moi. Il voulait comprendre pourquoi il me cherchait. Est-ce qu’il avait l’intention de me dire ouvertement ce qu’il ressentait pour Elodie.

Pascal lui a dit que la manière qu’on s’était séparé ce soir lui était resté sur l’estomac. Puis horreur, Pascal a dit; "Je crois que je suis amoureux d'Elo...". Il ne comprenait pas bien pourquoi il se sentait toujours dans le besoin de se justifier envers moi. J’ai entendu un semblant de rire de la part de Thomas. Puis ce dernier lui a demandé à quoi il jouait avec moi. Il lui a demandé s’il s'amusait à me gardait en réserve ou quoi!

J’ai failli tomber à la renverse en entendant Pascal avoué qu’il croyait être amoureux de Elodie.
NON! Je ne veux pas.
Même Thomas a poussé une sorte de sifflement de surprise. Il devait bien se douter que j’avais dû entendre ça!

Les larmes ont aussitôt fait leurs réapparitions. J’étais désespérée. Je ne crois pas pouvoir me remettre de ça. NON. Pascal ne doit pas, ne peut pas être amoureux d'une autre femme. Il avait juré qu’il m’aimerait toujours… Les mots qu’ils ont prononcés après ça me sont parvenus dans le flou dans ma tête. Ça percutait mal.

Thomas a alors dit à Pascal qu’il pensait toujours me faire des avances. Que Pascal n’avait donc plus rien à dire, puisqu’il était amoureux d’une autre fille. Il devait donc être plus clair avec moi. Qu’il devait alors arrêter de me laisser croire qu’on avait une chance, et me laisser me bercer d’espoir.

Et mon monde a encore basculé…

  • Et pourtant, Jane, je l’aime. Je l’aime tellement. Je l’ai toujours dans la peau, je n’arrive pas à… Je ne veux pas la voir souffrir. La voir me fait souffrir. J’ai envi de la fuir, mais en même temps, je n’arrive pas à aller de l’avant. Je l’aime toujours. Je n'arrive pas à me séparer d'elle. Je crois que je ne veux pas la perdre.
  • Ouais, c’est ce que je pensais… Tu veux la garder sous le coude!
  • Pas du tout. Je…

Il y a eu une suite de soupirs. Qu’est-ce que ça voulait dire? J’ai encore une chance?
Non.
Pascal cherche à me fuir!

  • Avec Jane, il n’y a pas d’avenir. Je lui ai encore posé la question l’autre soir. Elle ne veut ni qu’on vive ensemble, ni se marier… Bref, pas de futur. Je n’ai plus 16ans… Je pense à l’avenir, et j’aimerai aussi avoir des gosses un jour. Elle n’en veut pas. On n’a pas d’avenir ensemble. Puis, c’est elle qui m’a plaqué, pas moi. Mais… Arrh, je l’aime toujours, mais ça ne nous avance à rien.

Thomas n'a rien dit pendant un petit moment. Lente torture. Alors, c'était à cause de moi que Pascal me fui? C'était de ma faute?

  • T’es nul mon vieux. Depuis des mois, tu cries haut et fort que tu veux ta liberté, faire ce que tu veux, et tu viens raconter que tu l’aimes? Pfff, tu te fous de ma gueule? Alors, tu fiches quoi? Tu couches avec tout ce qui bouge? Et passe ton temps dans le lit d’Elodie et tu viens raconter que tu aimes Jane? Tu déconnes là! C’est pour me dire que tu veux que je reste à l’écart? Pas d’accord. Je t’aime beaucoup, mais il y a des limites. Et tu fais quoi d’Elodie alors? Et Jane? Oh, et Caroline? Pfff, la liste est longue…
  • J’ai envi de voir ce que ça donne avec Elodie… Elle me plaît beaucoup.
  • Je vois… Donc, Jane n’a qu’à prendre la voie de garage en attendant? Rien à foutre. Je n’ai pas à tenir compte de tes histoires.
  • Wohhh, t’énerves pas! Je te raconte simplement ce qui se passe dans ma tête, c’est tout.
  • Alors abstiens-toi. Jane et toi, vous vous êtes éloigné, ça se voit, ça se sent. Et tu l’as dis toi-même, tu es amoureux d’Elodie. Et tu passes presque toutes les nuits dans son lit en plus. On dirait que tu ne veux juste pas que Jane puisse être heureuse!
  • Parce qu’elle serait heureuse avec toi, c’est ce que tu essaies de me faire comprendre?
  • Et pourquoi pas?
  • C’est pas ton genre!
  • J’ai pas de genre.

Long silence. Je ne pouvais pas voir ce qui se passait, mais je n’entendais plus rien. J’aurai dû choisir la terrasse. J’aurai pu voir et entendre.

Je me suis éloignée de la porte pour regarder par la fenêtre. Voir si je pouvais grimper et aller sur la terrasse. Mais Thomas a passé la tête dans la chambre. Pascal avait dû rentrer. Rentrer se préparer à repartir dormir chez Elodie. Pfff, il l'appelle Elo! Hésitant. Il a semblé étonné de me voir près de la fenêtre. Il se demandait si j’avais entendu celui pour qui je tiens encore la chandelle.

Oui, j’avais tout entendu. J’ai compris que Pascal… que Pascal…

Thomas ne semblait pas aussi énervé que quelques secondes plus tôt. Que dire, à part que j’avais mal à en crever. Que je manquais d’air. Dans les mots que Pascal avait prononcé, il m’avait écrabouillé les poumons. On dirait que Thomas avait raison, Pascal ne cherchait qu’à me garder sous la main au cas où. Ce n’est pas ce que j’appelle de l’amour!

J’avais oublié que les larmes coulaient sur mon visage jusqu’à ce que Thomas tente de les chasser. Il m’a prise dans ses bras et je ne l’ai pas repoussé. Peut-être que si je le laisse faire, il me fera oublié mon coeur lourd, qu’il chassera aussi le chagrin qui me paralysait.

Je me suis accrochée à son baiser comme à une bouée de sauvetage. Je me suis rappelée comme, il fut un temps, où j’aimais ses baisers. Je devais juste ne pas penser à Pascal. Je ne voulais pas penser à Pascal. Chaque fois que son ombre tentait de parasiter mon cerveau, je le chassais. Qu’il disparaisse pour ce soir.

Je ne voulais pas entendre Pascal repartir. Je ne voulais pas savoir s’il retournait, comme il l’avait prévu, chez Elodie. Je voulais que ce soit vide dans ma tête.

J’ai été chercher ma voiture pour la parquer devant la maison. Je crois que c’était, d’une certaine manière, pour voir si Pascal était déjà reparti. Et à quoi ça aurait servi que je dorme chez Thomas, si Pascal ne le savait pas!!! Il y avait de la lumière, alors j’ai jeté un coup d’oeil discret. J’étais sûre que Thomas me suivait des yeux. Persuadé que je bifurquerai chez Pascal.

Pascal ne m’a pas vue passer la première fois. Mais, quant j’ai parqué en revenant, Pascal s’est approché de la fenêtre. Il m'a vue. J’ai jamais filé aussi vite pour monter chez Thomas. Sans un regard chez Pascal. J’étais contente qu’il sache que j’étais là maintenant. J’espère qu’il en crèvera comme moi.

1h30 plus tard, sous prétexte de faire du café, entre les bisous et les câlins hot, j’ai jeté un oeil par la fenêtre. Je voulais savoir si Pascal était parti entre-temps. Surprise, Pascal était encore là. Mon coeur a entamé un 100m. J’avais un peu peur qu’il monte et devoir lui faire face. Quoique, je ne lui dois rien!

J’ai dormi comme un bébé. L’amour, c’est comme de la drogue, ça fait oublier. Je me suis sentie mieux après. Même si, une fois que j’étais sûre que Thomas dormait, j’ai été pleurer dans la salle de bains. Pascal n’était pas monté. Contre toute attente, je crois que je l’avais espéré. J’aurai aimé qu’il fasse une scène. Sentir qu’il était jaloux. J’aurai voulu sentir qu’il voulait encore de moi!

Thomas m’a demandé de l’accompagner au tournoi. Pourquoi pas. Pascal ne me l’avait même pas proposé. Mais, je devais rentrer me changer. Je le rejoindrais sur place. Jeeez, j’espère que je trouverais. Thomas m’a tout bien expliqué. Mais, il y aurait tellement de monde, j’avais peur de tourner en rond à chercher Thomas.

Et Pascal? Que fera-t-il? Il doit savoir que j’ai dormi chez Thomas. Comment réagir? Comment agir quant je le verrai? L’ignorer? Lui parler? Faire comme de rien? Le laisser faire le 1er pas? Mince, une méchante petite boule me grignotait l’estomac. Le trac sans doute. Comment je réagirais si Pascal a invité Elodie? Aïïïe!


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186/2013 - Pascal a rendez-vous avec Elodie!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 5 juillet 2013  - 186/2013 - Pascal a rendez-vous avec Elodie?

Ce vendredi matin, j'ai couru chercher mon natel à l'ouverture du magasin où je l'avais laissé. Pfff, ils ont fait ceux qui n'avaient rien trouvé. J'ai dû les avertir qu'on avait traqué mon natel, pour qu'ils le retrouvent enfin!!! J'ai appelé Pascal direct après. Je voulais éviter qu'il organise quelque chose pour ce soir, avant que j'aie pu lui parler.

Malheureusement, Caroline avait raison. Pascal m’a dit qu’il avait déjà des projets…
Des projets hein? Certainement encore avec cette Elodie!
Heureusement aussi que Caro m’avait prévenue, j’ai donc proposé vers 19h, et il a accepté.
Je pensais bien trouver un moyen de l’empêcher d’honorer son rendez-vous de 21h!

On s’est retrouvé au Baroque. C’était tôt, donc c’était presque désert. J’aime autant. On pouvait discuter calmement. On aurait dit que Pascal était sur ses gardes. Un peu distant. Ça m’a fait mal au coeur. Je crois qu’il a dû se rendre compte que j’étais triste. Parce qu’il a pris mes mains entre les siennes, et a même prétendu que ça lui faisait plaisir de me voir.

Pascal m’a interrogé sur ce que j’avais fait ces derniers temps, où je comptais habiter, etc. Il était étonné parce que j’avais l’air de bien prendre les choses (en parlant de mon appart).

Pour une fois, j’étais arrivée à l’heure à notre rendez-vous. Quelque part, j’avais eu peur qu’il ne vienne pas. Ou m’appelle peu avant l’heure, pour me dire qu’il ne pourrait pas venir. J’étais donc déjà en ville, et s’il l’avait fait, j’aurai foncé chez lui. S’il n’avait pas été là-bas, je l’aurai cherché partout. Aussi, si je ne l’avais pas trouvé, j’aurai été camper chez Elodie. Je savais qu’il ne voyait pas Caroline.

Mais, j’avais rendez-vous avec Thomas à 21h30 aussi...

Quant Pascal a commencé à regarder sa montre, discrètement, j’ai eu envie de lui demandé ce qu’il faisait après, et si je pouvais l’accompagner. C’était déjà 21h. Le temps avait passé si vite. J’avais l’impression qu’on venait à peine d’arriver.

Pascal a été déstabilisé par mes questions. Il a cherché des excuses. Il ne pouvait pas me prendre avec, ils étaient sensés se retrouver entre mecs. Entre mecs? Ben tiens! Pfff, à la lueur de son regard, et sa manière d’éviter le mien, j’ai compris qu’il mentait. J’ai d’abord voulu faire celle qui ne se doutait de rien.

Finalement, mon impulsivité à pris le dessus. Le jeu n’en valait pas la chandelle. Je lui ai balancé qu’il me mentait. S’il n’avait pas envi de me voir, autant me le dire en face. J’ai attendu de voir les mots se formuler sur ses lèvres, de mémoriser l’expression de son visage. Mais rien. Pascal n’a rien dit de tel. Il m’a seulement fixée, cherchant comment se sortir de cette impasse, avec des mots qui ne venaient pas.

Sachant que de toute manière, il finirait par me planter là et partir à son rendez-vous, je me suis levée pour partir la première. Dans la précipitation, j’ai renversé son verre sur lui, en m’arrachant de mon siège. Les larmes montaient en flèche, et je voulais partir avant qu’il ne me voit pleurer. Mais, c’était peine perdu. Il a vu.

Pascal a voulu me retenir par le bras, mais j’ai aussi arraché mon bras. Cette fois, c’était mon verre et quelques objets qui ont finis sur le sol dans un tintamarre infernal. Les rares clients du bars se sont retournés pour nous observer. Ce qui m’a mise encore plus mal à l’aise.

Avant qu’il n’ait eu le temps de s’excuser pour les dégâts et payer, j’avais déjà pris mes jambes à mon cou. Et disparue de sa vue.

En larmes, j’ai appelé Thomas. Thomas a été juste super. Il a voulu venir me chercher, mais c’était pas la peine. Il m’a dit de monter. Je ne me suis pas faite priée. Il était gentil au téléphone, se montrant compréhensif. Patient. Adorable.

Je n’avais pas mis de musique, donc j’ai entendu mon natel. C’était Pascal. Qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir rajouter? Je ne voyais pas comment il pouvait faire passer mon chagrin.

Pourtant, j’ai décroché. Répondre est un grand mot, parce que je n’ai rien dit. Je l’ai laissé parlé. Entendre sa voix était une douce torture que je n’étais pas encore capable d’éviter.

Il me demandait où j’étais, de l’attendre, qu’on pouvait parler… Parler? Mais de quoi donc? Je l’écoutais, incapable de placer un seul mot. C’aurait été une explosion de pleurs, alors autant m’abstenir. Mon silence à l’autre bout semblait le perturber. Il m’incitait à lui répondre, mais je n’avais rien à dire. Et je voulais certainement pas pour lui pleurer dans les oreilles.

Après 10mn, j’ai fini par raccrocher. Trop douloureux. Parce qu’aussi, je ne pouvais pas conduire et ayant le téléphone à l’oreille.

Je me suis littéralement écroulée en larmes dans les bras du pauvre Thomas. Il a bon dos lui. Il me ramasse toujours en morceaux. J’aurai peut-être dû me tourner vers Layne? Ou est-ce que j’avais fait exprès de choisir Thomas pour rester proche de Pascal? Ou parce que j’en avais vraiment envie?

  • C’est encore Pascal hein? Ouais... Personne d'autre ne te mets dans des états pareils!

A quoi bon répondre? Il savait déjà pourquoi j’étais dans cet état. Thomas m’a laissé pleurer un bon moment. Quant je n’ai plus eu une goutte à verser, Thomas a osé quelques questions. Mais, je ne pouvais pas parler de Pascal sans fondre encore en larmes. Thomas l’a compris. Je me sentais si douloureusement mal, si triste, si désespérée. Comment rester la tête hors du puits noir dans lequel je sombrais. La douleur était si tenace, si brulante.


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185/2013 - Elodie demain à 21h?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 4 juillet 2013  - 185/2013 - Elodie demain 21h?

Afff, jeudi… Comme il était évident que Pascal ne pensera pas, que ce devait être évident, qu’on passe la soirée ensemble, je l’ai appelé. Grrrh, il avait déjà un truc. Je le ha-ïïï-se! Déjà un truc hein? Et qu’est-ce que ça pouvait être hein? J’ai immédiatement appelé Caroline pour savoir, si par hasard, Pascal avait rendez-vous avec elle? Mais non.

Caro l’avait aussi appelé, elle lui avait proposé d’aller au ciné, pour voir World War Z. D’une part, il préférait nettement voir le film chez lui, sur son écran ciné, mais il lui a aussi dit qu’il avait déjà rendez-vous. Les nerfs! Caroline pensait aussi que Pascal avait rendez-vous avec Elodie.

Courageuse, Caroline avait appelé directement Paul. Elle s’est aussi renseignée auprès d’Alexia. Ils avaient rendez-vous avec Pascal dans un bar à Nyon. Qu’on ne connaissait pas. Pascal ne nous avait même pas dit qu’il avait un match. Ce qui signifiait probablement qu’Elodie sera au match. Les boules!

Inutile de me casser la tête à lui envoyer des messages pendant son match. Clairement, il ne pourra pas répondre. Mais après! J’allais pas me gêner. Non, du calme fillette! Il ne faut pas que je lui casse les couilles. Il me faut être prudente, ne pas le heurter. Peut-être le surveiller pour savoir si je me fais des idées ou pas.

Donc, après avoir tenté, sans trop d’énergie, de vider quelques cartons. Je suis allée faire quelques courses de dernières minutes. Et poisse, j’ai paumé mon natel. Je sais exactement où je l’ai perdu. Je l’ai laissé sur le comptoir du guichet Brico-Coop à Bussigny. Complètement perdue sans mon natel. Je n’avais plus ma liste de choses à faire. Poisse.

Pire, je ne pouvais pas être en relais avec Caroline ce soir. De plus, sans mon natel, aucune idée des numéros de téléphones. Heureusement, j’ai un deuxième natel, qui a gardé les numéros en mémoire. Ouf. J’ai donc averti Caro. De toute façon, elle, elle allait au match. Caro m’a envoyé un message pendant le jeu, pour me confirmer qu’effectivement, Elodie était au match.

Pascal n’a pas été ravi de la voir. Il se doutait bien qu’elle allait certainement me le dire.

Sans vergogne, Caroline les a suivi après le match, quant ils sont allés prendre un verre. Elle me tenait au courant en m’adressant de petits messages bref: Arrivé au bar. Pascal distant. Paul et Alexia semblent connaître l’autre. Je l’évite. Veut pas la connaître. Pascal joue les chevaliers servants. Elle lui colle aux fesses. Bon point; il ne la tient pas par la main, etc.

Sans Caro, je me demande ce que je deviendrais! Je ne voulais pas qu’il connaisse mon autre numéro, alors je me suis retenue de l’appeler. J’aurai voulu voir ce qu’il ferait si je demandais de dormir chez lui. Mais, ce sera pour demain soir.

Demain matin, je file chercher mon natel, et j’appelle Pascal pour lui proposer de passer le vendredi soir ensemble. Je sais bien que Samedi, il avait le tournoi avec ses potes, mais je le vois mal me remballer.

J’étais contente quant Caroline m’a dit qu’elle s’était invitée dans la voiture à Pascal. Pour l’aller, Elodie avait été plus rapide, et s’était installée à l’avant. Elle avait dû se contenter d’une place à l’arrière. Mais bon, il y avait Paul et Alexia, donc ça allait. Pendant la soirée, elle avait collé Pascal. Elle avait réussi à le faire ramener Paul et Alexia à leur voiture. Elodie était rentrée de son côté.

Pascal ne voulait peut-être pas qu’elle sache où habitait Elodie? Pascal a été la déposé, mais elle n’avait pas voulu descendre de voiture s’il n’acceptait pas de prendre un dernier verre chez elle. Comme moi, Caro imaginait que Pascal avait certainement rendez-vous après chez Elodie. Elle ne l’a pas laissé partir.

Soit, Pascal n’a pas osé partir, sachant que Caro me raconterait. Soit, il n’avait pas rendez-vous… L’un dans l’autre, je m’en fou. J’étais contente qu’il soit resté avec Caroline.

Caro l’a entendu appelé quelqu’un. Elodie sans aucun doute. Elle les a entendu se donner rendez-vous demain soir. Elle les a laissé parler sans intervenir. Pascal a dit au téléphone, qu’il passerait la chercher demain soir à 21h. Ça, c’est ce qu’on verra! Pas si je peux y changer quelque chose!

Thomas m’avait invité à sortir ce soir après son match. J’avais prétendu avoir quelque chose. Mais, j’ai repoussé à demain soir. Si Pascal me plante pour passer la soirée avec cette pouffe d’Elodie, alors je passerai la soirée avec Thomas. Cette fois, je ne reculerai pas.


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184/2013 - 3 jours de travaux manuels!

Publié le par JaneDo


Mardi, 02 - Mercredi, 03 Juillet 2013  - 184/2013 - 3 jours de travaux manuels!

Passé la soirée d’hier et d’aujourd’hui à monter des meubles. 4 nanas, et on se débrouille très bien. Heureusement tout de même, que Lilice est une manuelle de première. Elle a pratiquement monter les meubles toute seule. On était là juste pour lui tendre les outils ou tenir les morceaux. Pour ça, Lilice est comme son papa, Gillou, énergique et rapide. Ce soir, on a fini vers 1h du matin. J’ai pris un café avec ma soeur, pendant qu’on regardait ce que ça donnait côté déco. Fini.

Lilice a aussi acheté des affaires, couleur chocolat, pour la salle de bains visites. Waouh, elle a l’oeil. Trop chou!

On n’a toujours pas internet. Cela fait 3 jours qu’on appelle, planté à côté du Wifi, au cas où il faudrait faire des manips. Mouais, Swisscom a des problèmes avec leur programme d’initialisation. Apparemment, c’est national! Plus de 20’000 abonnés n’ont plus d’internet. Ils sont vraiment nul. Aujourd’hui, basta avec la compréhension et la patience, je me suis énervée calmement (hihihi). Ils nous ont offert 1 mois gratuit. Depuis 3 jours, leurs techniciens nous ont dit que c’était en ordre, et c'était des cracs.

A part ça, complètement craquée de fatigue, je vais aller me coucher maintenant (2h50 du matin). Demain, j’ai promis d’accompagner ma soeur chez Ikea pour un meuble pour Marco, mon neveu et son fils, qui lui est parti en vacances aujourd’hui. C’est fou, mes bébés sont grands maintenant, je n’arrive toujours pas à m’y faire. Je les vois toujours comme des gamins.

Ce week-end, j’ai l’intention de faire la larve. J’avais promis à Maria lundi, de passer samedi pour lui faire une lettre. Le hic, c’est qu’une fois chez elle, impossible d’en partir. Ça m’embête de flinguer mon samedi à faire des albums photos, pas pour moi, et des films de familles et autres. J’ai envie de dormir la journée, lire, me larver devant la télé, et le soir de faire la fête. Et pas spécialement dans cet ordre, mais c’est l’idée générale.

Le Tchoy, je vais le scalper! Il devait me donner ses papiers pour que je les envois à une gérance. Et c’est moi qui doit lui courir après pour l’aider? Je pense surtout que la raison de son manque de communication, est parce qu’il devait installer mon satellite chez ma frangine. Je pense qu’il attend que les montages de meubles et autres soient terminés pour montrer le bout de son nez.

Hum, il ne perd rien pour attendre! La prochaine fois que Tchoy me demandera de lui prêter du fric, de le dépanner en jouant les chauffeurs, ou pour son ordi, je ne répondrais soudainement plus au téléphone pendant plusieurs jours. En fait, le même nombre de jour qu’il mettra cette fois à refaire surface. Son excuse bidon sera aussi celle que je lui servirais. Parfois, c’est vraiment un tire au flanc celui-là. Il a fallu que je le harcèle plusieurs jours d’affilés, pour qu’il n’oublie pas de faire ce qu’il avait promis à Vincent, un copain d’enfance à lui en plus.

Il avait toujours une tonne d’excuses bidons; il n’avait pas de voiture, après qu’il avait oublié son natel je-ne-sais-où, qu’il avait dû changer la batterie de sa voiture, etc. Bref, une suite d’imbécilités. Je ne me suis pas gênée pour lui rappeler que Vincent avait entendu pleins de mauvais choses à son sujet, notamment qu’on ne pouvait pas compter sur lui, donc s’il continuait comme ça, Vincent pensera que ce qu'il avait entendu à son sujet est vrai. Vincent est le seul de ses copains qui lui laisse encore le bénéfice du doute.

Quel nul! Parfois, les mecs sont vraiment super nuls. Nous les bonnes femmes, on passe notre temps à leurs rappeler l’anniversaire de leurs mamans, la fête des mères, etc, et ça les énervent, ils nous trouvent chiantes, mais ensuite, c’est eux qui récoltent les glorioles. Ils ne sont ni reconnaissants, et ne réalisent même pas qu’ils devraient nous remercier! Pfff.

Bon, je suis naze. Vaut mieux que j’aille me coucher avant de me mettre à trop réfléchir!!!


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182/2013 - Sous les cartons!

Publié le par JaneDo


Lundi, 1er juillet 2013  - 182/2013 - Sous les cartons!

Les cartons, j'en avais partout! Des cartons, et encore des cartons! Ça me sort par les trous de nez! Et je n'ai pas fini, j'en ai encore un bataillon. Ma frangine propose de m'héberger quelques temps. Je ne voulais pas vraiment, mais pour avoir ma puce à l'oeil, parce que les vacances scolaires vont commencés, je préfère être là.

Je ne sais même plus où sont mes affaires. J'en ai partout. Un peu chez Dol, chez Brian, chez ma frangine, à Moudon aussi. Bref, c'est le capharnaüm terrible. Je n'ai pas l'habitude du désordre, ça me perturbe.

J'ai téléphoné à Pascal en fin de matinée. Juste envie d'entendre sa voix.

Le week-end prochain, les garçons; Thomas, Pascal, Paul, Michael, etc., avaient un tournoi sportif. Entre deux, c'était piscine. Je ne me sens pas trop à l'aise en maillot de bains, et encore, faudrait-il que je le retrouve dans mon bordel, ne serait-ce qu'un seul costume de bains! Je ne sais pas encore si j'ai envie ou non de passer mes journées au bord d'un terrain, ou à jouer les baleineaux sur les bords de la piscine.

Quoique, j'ai perdu environs 10 kilos, à cause des incertitudes avec Pascal. Il m'en a fait la remarque. Mais, je ne me sens pas bien dans ma peau. Je suis anxieuse, et j'ai peur d'Elodie, je l'avoue. Et je me sens tout le temps triste. Tout le temps envie de pleurer.


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181/2013 - Un moment de répit

Publié le par JaneDo


Dimanche, 30 juin 2013 - 181/2013 - Profiter d’un moment de répit..

Caroline m’avait vu en train de pleurer, assise sur les marches du porche chez Pascal l’autre soir. Elle était à son poste d’observation. Elle avait failli sortir de sa cachette pour venir me consoler. Même si elle n’avait aucune idée quoi dire dans des moments pareils. Elle avait été bien avisée de ne pas se précipiter. Elle a vu Pascal revenir me prendre dans ses bras.

J’étais contente, Pascal était rentré après un court passage chez Elodie. Au moins, il tenait un peu à moi et à tout ce qu’on avait traversé ensemble.

Sachant que je ne pourrais pas le voir hier soir, j’avais prévenu Caroline de prendre la relève. Elle avait eu beaucoup de peine à le convaincre. Il voulait, paraît-il, rester tranquille ce soir-là. Chez lui. Après avoir lourdement insisté, lui avoir proposé passer juste manger, Pascal a fini par accepter de passer un petit moment. Puis, voyant qu’on ne pouvait pas se voir, ils ont passés la soirée ensemble.

Caroline m’a dit qu’il n’avait pas été très bavard. Un peu dans la lune. Comme si Pascal était perdu dans ses pensées, ou sur une autre planète. Caroline avait suivi mon conseil; évité de mentionner Elodie.

J’étais crevée après la journée de déménagement d’hier, mais je voulais voir Pascal. En fin de matinée, je lui ai d’abord envoyé un message, puis comme il n’y répondais pas. J’ai tenté ma chance à l’appeler. Il n’avait pas fait attention, et n’avait donc pas vu mon message. Il ne faisait rien de spécial. Thomas recevait comme d’habitude quelques copains, et il avait pensé passer un moment.

Je lui ai dit que je m’ennuyais de lui, que j’avais envie de le voir. Je n’ai pas eu l’impression qu’il se soit fait prié, au contraire. Ou c’est peut-être mon imagination, ou ce que je veux croire?

On s’est retrouvé dans un café à Ouchy pour prendre un verre. Puis, on s’est baladé un moment au bord du lac. C’est vrai qu’il n’était pas très causant, mais qu’importe, j’étais avec lui. Il me tenait pas la main. Ce qui me rendait très heureuse. Dire que je me sens poussé des ailes pour des broutilles pareilles; se tenir par la main. Un moment, il a passé son bras autour de mes épaules. Je ne sentais plus mes jambes, j’avais l’impression de planer littéralement.

Juste après, il m’a proposé d’aller chez lui. Etonnée, je lui ai demandé si Jess ne risquait pas de péter un câble. Normal, parce que l’autre soir, il avait utilisé ce prétexte pour me demander de partir. En y repensant, ça m’a fait un petit coup de chagrin, mais j’ai vite zappé.

A la maison, on s’est larvé un moment devant la télé. Sa femme n’avait pas l’air peinée par ma présence. Elle s’est même jointe à nous. Par contre, Pascal évitait les débordements d’affection. Donc, j’ai été ravie quant elle est partie pour aller chez une de ses copines pour passer la soirée. Pascal a accompagné sa femme dehors. Moi, je n’ai pas osé le suivre, ni bougé du canapé. On entendait le bruit provenant de l’appartement à Thomas. On dirait qu’ils faisaient de la musique. J’ai entendu Thomas l’appeler et lui demander de monter, alors qu’il était dehors avec sa femme.


Pascal lui a dit qu’il avait de la visite, et Thomas a compris que c’était moi. Probablement à cause de ma voiture. Il est descendu par les escaliers qu’ils ont fait construire et qui reliait les 2 appartements pour me demander également de monter avec Pascal. J’avais entendu Pascal refuser, alors j’ai prétendu que je préférais les laisser entre mecs.

Pascal était revenu entre temps, et l’a renvoyé en rigolant, s’occuper de ses invités.

Après l’autre soir, je pensais que ce serait un peu tendu. Qu’on parlerait peut-être de ce qui s’était passé, ou peut-être que Pascal chercherait à s’expliquer, ou me demanderait ce qui m’avait pris. Mais rien de tout ça. Pascal a agi comme si rien ne s’était passé. On a passé un tendre après-midi, couché presque l’un sur l’autre sur le canapé à regarder des films. On s’est beaucoup embrassé.

Est-ce que j’aurai dû lui poser des questions? Lui dire que je savais qu’il se passait des trucs pas très nets avec Elodie? Non. Je voulais profiter de ce petit moment de répit. Profiter de ses bras, sa tendresse. De son affection. Profiter de chaque seconde avec lui. Sans lui prendre la tête. Lui rappeler comme on était bien ensemble.

Chiant, depuis que je n'ai plus d'appart, c'est un peu limite côté intimité. C'est pas comme si on allait tout le temps, chez moi, mais, là, depuis l'apparition de Jess, on n'a pas d'endroit où aller... à part à l'hôtel. Si ce n'est pas Pascal qui propose, je n'ai pas les moyens de le faire. si c'est pour proposer une chambre miteuse, à la hauteur de mes moyens, mieux vaut rester sur le canapé chez lui.


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180/2013 - Peut-être 1 petite chance?

Publié le par JaneDo

Samedi, 29 juin 2013  - 180/2013 - Peut-être une petite chance?

Pascal a rapidement repris ses esprits. Il m'a dit qu'il devait aller chercher sa femme. Il me prend vraiment pour une idiote ou quoi? Alors, pourquoi le taxi devant la maison tout à l'heure? Donc, Jess était partie sans attendre son taxi, et lui s'était habillé, de pieds en cape, à tout hasard, pour aller la chercher? Elle ne pouvait pas prendre un taxi pour rentrer?

Comme je m'y attendais, Pascal a prétendu que c'était certainement Jess qui devait s'impatienter. Son histoire ne tenait pas debout! Pascal... Franchement! Il pensait sérieusement que j'allais avaler cette couleuvre là? Bon, ben, j'ai joué le jeu!

Il m’a fait comprendre qu’il fallait que je m’en aille. Sa femme n’apprécierait pas de me trouver là en rentrant. Pour l’embêter, j’ai fait mine de vouloir appeler Jess pour lui demander. Pascal m’en a empêché. Il préférait que Jess n’apprenne pas que j’étais passée à la maison.

J’aurai pu lui balancer que je savais que le taxi n’était pas pour Jess, mais pour lui. Qu’il cherchait à brouiller les pistes, pour que je ne puisse pas trouver sa voiture chez Elodie. Qu’il était rentré se changer pour aller chez Elodie, ou pour sortir. Avec elle, ou elle et ses potes. Que j’étais loin d’être dupe. Mais, ça n’aurait servi qu’à nous mettre dans une position désagréable, et nous mener à des explications saignantes. Qui risquaient de faire très mal.

Entre les messages et les appels dans le vide, son natel n’arrêtaient pas de sonner. Pascal insistait, il devait y aller. Je tremblais intérieurement. Je savais que ça allait en arriver là. J’avais beau réfléchir, aucune idée comment parer le coup.

Il y a quelque temps, Pascal m’aurait proposé de l’accompagner, si c’était vraiment pour aller chercher Jess. Mais là, rien. Il voulait se débarrasser de moi. Ça, c’était certain.

Sans que je m’en rende compte, les larmes ont commencés à dévalés les pentes de mes joues. Je n’ai même rien senti, jusqu’à ce qu’une goutte me chatouille le bout du nez. Pascal s’est détourné. Normalement, il m’aurait prise dans ses bras, mais là, il évitait soigneusement de me regarder. Même, Pascal semblait encore plus énervé. Son ton était sec, tranchant. Pascal voulait me voir partir.

D’ailleurs, alliant le geste à la parole, il se tenait devant la porte ouverte, pour me signifier qu’il était temps que je dégage. C’est bon, j’avais compris. Le regard brouillé, je ne voyais pas grand chose, juste la lumière flou du porche. Je me suis effondrée sur les premières marches. Mes jambes ne me portaient plus. Et l’estomac? En vrac.

Pascal est passé près de moi, me rappelant qu’il faudrait que je rentre. Pour adoucir ses paroles, ayant enfin l’occasion de filer rejoindre l’autre pouffiasse, il a promis de m’appeler demain. A travers mes larmes, je l’ai regardé monter en voiture, suivi des yeux, jusqu’à ce que la nuit l’absorbe et le fasse disparaître.

Il reviendra. Il le faut. Pascal ne peut pas m’abandonner ainsi, toute seule dans la nuit. Jamais. Parce qu’il m’aime. Je priais pour que je ne sois pas en train de délirer. Peut-être qu’il ne reviendra pas? Jamais personne n’est revenu me chercher. J’ai toujours été froidement abandonnée, comme un chien au bord de la route. Lui non plus ne reviendra pas. Cette fois, les sanglots sont venus briser le silence de la nuit. Je pouvais pleurer, il n’y avait personne pour m’entendre.

Je n’étais pas aussi blindée que je le pensais. En ce moment, je me sentais faible, seule, perdue. Il me manquait. La douleur me faisait mal à la peau. Je suppliais le ciel et la terre, l’enfer même. J’étais prête à faire un pacte avec le Diable s’il le fallait pour le voir revenir. Mais, j’étais sûre que c’était en vain. Il n’y a ni Dieu, ni Diable, donc personne pour entendre mes prières. De toute façon, je n’avais jamais eu de réponses à mes prières.

Je n’ai jamais eu de chance, ça ne me manquait pas des masses. Pour une fois, j’aurai aimé en avoir un peu.  Alors, je n’ai pas compris quant ses bras m’ont entourés. J’ai d’abord cru que c’était mon imagination, poussant le vice à sentir, à avoir l’impression d’être touchée. Ce qui m’a rendue encore plus triste.

Pascal a pris ma tête pour le poser sur son épaule. Sa joue contre mon visage m’a fait réalisé que je ne rêvais pas. Alors, il était revenu… J’avais de la peine à le croire. Il était bien revenu. Je me suis serrée aussi fort que je le pouvais contre lui. Impossible d’arrêter le flots de pleurs qui s’échappaient de ma gorge. Si j’avais pu m’encastrer en lui, je l’aurai fait.

Il me chuchotait des mots que je ne comprenais pas, mais le ton de sa voix m’apaisait. Pascal était revenu pour moi. Alors, il m’aimait encore. Je n’en avais plus été aussi sûre. Puis les mots commençaient à percuter dans mon cerveau. Pascal me demandait d’arrêter de pleurer. Qu’il n’aimait pas être la source de mes larmes. Qu’il n’aimait pas me voir triste, pleurer. Qu’il n’avait pas pu partir en me laissant comme ça, si seule, assise sur les marches de sa terrasse, dans le noir.

Ses petits bisous sur la tempe, le nez, la joue, m’ont apaisés.

Son retour avait pansé la douleur que je ressentais. C’était bon, je me suis sentie mieux. Je le lui ai dit. Il pouvait y aller, je ne pleurerais plus. Il s’est moqués gentiment, parce que je pleurais encore. Ce n’était que des hoquets. Je faisais tout pour cautériser la digue. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable, il était revenu, c’était tout ce qui comptait. Toute la peine du monde qui s’était abattu sur mon coeur s’était envolé.

Pascal ne voulait pas me laisser. Il disait qu’il appellerait pour avertir, que Jess pouvait très bien prendre un taxi, ou rentrer avec Thomas. Mais, je savais que Jess n’était pas en question. Pascal avait rendez-vous avec Elodie. Malgré ça, je ne voulais pas le retenir. Il avait fait un geste qui avait une très grande valeur pour moi, je pouvais le laisser faire ce qu’il voulait. Je n’avais plus mal. Il m’avait sauvée. C’était bon.

Je l’ai encouragé à partir, de faire ce qu’il avait prévu. J’allais mieux maintenant.

Incertain, Pascal est parti. Il a fait quelques mètres, puis il est revenu me prendre dans ses bras. Je crois qu’il a voulu dire qu’il m’aimait, mais n’a pas osé. Il a simplement dit que j’étais la femme la plus incroyable du monde. La femme de sa vie. Que j’étais sa lumière.

En rentrant, j’ai fait un crochet chez Elodie. Et comme je m’y attendais, Pascal se trouvait chez Elodie…

Je ne peux pas dire ce que je ressentais vraiment. Ce que je savais, c’est que je n’étais plus aussi déprimée, ni aussi triste. Ni même terrifiée ou déçue. C’était bizarre. Normalement, j’aurai eu le coeur dans les pompes, des tremblements à ne plus pouvoir conduire. Mais là, ça allait.

J’étais en plein dans mes constatations, dans la lune à sonder mes impressions, mes sentiments, quant je l’ai vu ressortir quelques dix minutes plus tard. Je me suis sentie prise au piège. Heureusement que je n’avais pas eu la mauvaise idée de parquer à proximité de sa voiture. Ou plutôt, j’avais eu de la chance que la seule place possible, était à plus de 10 mètres, et dans un coin très sombre, sans poteau lumineux! Cette fois, je ne l’ai pas suivi. Presque sûre qu’il rentrait chez lui. Le pire, c’est que je me suis sentie coupable. Comme si je lui avais gâché sa soirée. J’aurai dû me sentir soulagée.

Samedi, j’ai larvé une bonne partie de la matinée. L’après-midi, je devais aider ma frangine avec son déménagement. Le soir, la sentant un peu déprimée, je suis restée. J’avais été cherché Lilice. On a mangé, ma frangine et ses 2 filles. Juste entre nanas.

J’ai répondu à un des messages de Pascal, pour lui dire que je restais avec ma frangine et les enfants. Ça tombait un peu mal. Après hier soir, j’aurai dû resserrer et garder le lien avec Pascal. J’aurai dû passer la soirée avec lui. Hors, je laissais le grand vide, l’absence prendre le dessus. C’était peut-être nul, mais ma famille passe avant tout.


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179/2013 - Tracer "voir Jane"... (2)

Publié le par JaneDo


Vendredi, 28 juin 2013 - 179/2013 - Tracer de sa liste à faire; “voir Jane”! - (2)

Je crois que ça fait 48h que je n'ai pas vraiment dormi... Ce qui se passe avec Pascal me dévore de l'intérieur. J'ai peur! Mais, je ne veux pas laisser la peur me faire perdre mon objectif. Je devais rester vigilante, avoir un coup d'avance, deviner ce qui se préparait, et parfois, ça marche... Comme ce soir!

Ha! J’avais raison! Pascal m’a appelée, en fin de journée, comme je my attendais. Il disait que finalement, c’était annulé avec le groupe pour ce soir. Je pense qu’il n’avait rien avec le groupe, mais qu’il avait rendez-vous avec Elodie, et il ne savait pas comment gérer, et il a utilisé le prétexte du groupe. Il ne s’attendait pas à ce que je lui demande de l’accompagner. En principe, j’allais voir ses concerts que s’il m’invitait. Dans de rares cas, j’avais accompagné Caro. Mais, d’après ce que je savais, Caroline ne savait rien pour ce soir. Elle avait pensé passer chez Thomas et retrouverait Pascal là-bas.

Pascal devenait de plus en plus secret, ce qui était des plus alarmants!!!

Il m’a donc proposé de sortir manger un truc. Je n’en avais aucune envie, mais j’ai proposé de le retrouver à la maison. Il avait d’abord dit oui, puis il a dû se rappeler que ses potes seraient tous chez Thomas, et qu’on risquait de devoir monter. J’ai très bien senti qu’il cherchait comment se tirer des flûtes, sans m’avoir dans les pattes. Alors, j’ai proposé de lui faire à manger à la maison. Chez Brian. Je détestais inviter quelqu’un chez Brian, sans son accord, mais pour Pascal, je voulais bien faire une exception.

Après le dîner, on est resté sur le canapé, dans les bras l’un de l’autre. Puis, Pascal s’est mis à bâiller. Horrible. Cela voulait dire qu’il s’ennuyait avec moi? Ou cherchait-il seulement une excuse pour partir?

Une bonne demi-heure après avoir commencé les bâillements, Pascal a émis son intention de rentrer. Il disait être fatigué. J’ai demandé si je pouvais dormir chez lui. Il a dit que ça risquait d’énerver Jess, sa femme, donc c’était mieux pas. Il savait très bien que je n’allais pas lui demander de rester dormir chez Brian. C’était déjà un évènement de lui avoir permis d’entrer chez Brian.

Je me suis jetée dans ses bras, je ne voulais pas le laisser partir. Je ne voulais pas le quitter. Quelque part, ça me faisait mal qu’il cherche à me quitter pour aller retrouver une autre femme. C’était blessant. J’ai proposé qu’on aille quelque part, ou rejoindre Thomas et les autres, que j’avais envie de rester avec lui. Pascal disait n’avoir pas l’intention de passer chez Thomas, il était bien trop fatigué. A court d’arguments, j’ai dû le regarder partir. Larguée.

Je l’ai suivi. Pas le choix. Je voulais être sûre qu’il rentrait et qu’il ne me racontait pas de conneries. J’espérais très fort qu’il ne mentait pas. J’ai cru que j’allais mourir au volant de ma voiture, les doigts serrés autour du volant, quant je l’ai vu prendre une direction différente, et non le chemin de sa maison. Mais, il ne s’était arrêté apparemment que pour acheter des clopes. Ouffff.

Pascal est rentré. Je me suis sentie super soulagée. Difficile de m’aventurer jusque chez lui, sans prendre le risque de me faire surprendre par Thomas et les copains. Mais! Mais, j’avais une bonne excuse, j’avais promis à Thomas de passer chez lui. Donc, j’ai sauté sur l’occasion. Je me suis donc enfilée dans le chemin pour aller me parquer devant la maison. Si Pascal était chez Thomas, j’aurai une bonne raison de lui coller au fesses.

Rhhh, l’empêche que c’était navrant de lui courir après de cette manière. Ridicule aussi.

En arrivant devant la maison, j’ai réalisé qu’il était presque 23h, et il semblait qu’il n’y ait plus personne chez Thomas. Aoutch! Et un taxi attendait devant la maison. Il y avait de la lumière chez Pascal. J’ai pensé innocemment que le taxi attendait Jess. J’ai parqué et j’ai sonné chez Pascal. J’ai pensé lui demander s’il savait où Thomas et tous les autres étaient. C’était aussi un prétexte pour le voir encore et une bonne excuse vis-à-vis de Jess.

J’ai pas tout de suite compris la tête que faisait Pascal. Je crois que j’ai dû pensé qu’il avait peur que Jess fasse une scène de me voir à sa porte. Mais ce n’était pas ça du tout. J’ai mis du temps à comprendre en constatant que Jess n’était pas là. Pascal s’était changé. Mais, ce n’était pas pour enfiler un training. Il semblait sur le point de sortir.

Puis… Lumière… J’ai enfin capté… J'ai compris... Le taxi, c’était pour lui… Pas pour Jess!

Pascal m’a fait entrer et a baragouiné quelque chose à propos du taxi qui attendait sa femme, mais qu’elle était déjà partie. Qu’il devait aller le décommander. C’est seulement en le regardant payer et discuter avec le chauffeur que mes neurones ont commencés à faire le tri des images, de sa tête quant il m’a ouvert, de son comportement, de ses vêtements, etc.

J’ai choisi de faire ma blonde, faire celle qui ne se rendait compte de rien.

Par contre, Pascal était de mauvaise humeur. C’était soudain. On avait passé une chouette soirée, et là, quelques minutes plus tard, le voilà grincheux. Je suis sûre qu’il savait que je n’étais pas stupide, mais, il doit penser que je croyais tout ce qu’il me racontait. Et pourquoi pas. Pascal pensait me faire fuir, mais j’ai joué l’innocence totale. Tout ce que je voulais, c’est être avec lui. Qu’importe qu’il soit de mauvaise humeur parce que je faisais capoter ses plans.

Son téléphone s’est mis à biper. Il ne savait pas quoi faire. Je savais qu’à un moment ou un autre, il finirait par répondre, qu’il chercherait à s’isoler pour parler à Elodie. Je n’allais pas le laisser me traiter comme ça. Elle n’avait pas le droit de se mettre entre nous, de chercher à me piquer l’amour de ma vie.

Elodie devait certainement savoir qu’on sortait ensemble, malgré ça, elle continuait à lui courir après. Donc, c’est chacun pour soi, que la meilleure gagne!

Pascal était vraiment grinche. Il cherchait vraiment à me faire partir en se montrant le plus désagréable possible. Ça me faisait de la peine. Me rappelant d’horrible et triste souvenir. Il a sorti l’excuse de la présence de sa femme, de sa fatigue. Je restais sourde.

C’était passé minuit, je pense qu’Elodie devait commencer à s’impatienter, elle n’arrêtait pas de l’appeler...


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179/2013 - Tracer de sa liste à faire; ?voir Jane?! - (1)

Publié le par JaneDo


Vendredi, 28 juin 2013 - 179/2013 - Tracer de sa liste à faire; “voir Jane”! - (1)

Jeudi soir, je suis rentrée après avoir constaté que Pascal était encore avec Elodie pour finir la soirée. Donc, c’était clair, il m’avait consacré un moment en début de soirée, prétendu être fatigué, parce qu’il avait rendez-vous avec Elodie. C’était vexant. Comment si j’étais sur sa liste “to do” (à faire). Après avoir dîner avec moi, il pouvait tracer “voir Jane”. Grrrh.

J’aurai pu lui faire le coup de lui envoyer un message soupçonneux. Mais, je gardais ça en réserve pour ce vendredi soir. S’il me faisait le coup encore, ça passerait mal. Je suis donc rentrée sans faire d’esclandre. Mais, je savais désormais à quoi m’attendre.

Ayant légèrement perdu confiance en moi, à cause du comportement de Pascal, j’ai passé la journée à me préparer mentalement à passer la soirée à le pourchasser. C’était nul. Je détestais le sentiment de perdre pieds. Après tout ce qu’on s’était battu pour rester ensemble, pourquoi est-ce que les choses tournaient si mal? Pour me décharger de tout le stress que cette situation me procurait, j’ai été courir. Ça m’a remis d’aplomb. Je me suis sentie mieux après.

J’ai réalisé aussi que j’avais perdu environs 10 kilos avec tout ça. Préoccupant. Le mal être fait perdre du poids??? Bizarre.

Comme si de rien, je lui ai parlé au téléphone. J’ai blagué, rigolé. Je suis sûre qu’il ne se doute pas une seconde qu’il me rendait triste. J’avais aussi décidé pendant que je courais, enfin, vers la fin de mon parcours, que si ce soir je le trouvais encore avec Elodie, alors cette fois, je m’arrangerai pour dormir chez Thomas. Pascal n’aura pas intérêt à me faire la morale après!

Bon, peut-être qu’au dernier moment, je manquerais de courage!!! Parce que j’avais trop peur que Pascal me rejette. Mais en fait, de quel droit?

En prévision, j’avais déjà papoté avec Thomas à propos de ce soir. Il organisait une petite sauterie chez lui avant de sortir. J’étais partante. J’espérais qu’il me renseigne sur les faits et gestes de Pascal, mais il n’a pas été jusque là. En fin de compte, c’était toujours mieux de se renseigner directement à la source. Pour autant qu’on puisse faire confiance à la source.

Au cas où je ne voyais ou ne trouvais pas Pascal, parce que j’avais bien l’intention de le chercher, j’ai prévenu Thomas que j’avais un truc, mais que je passerais. Au cas où je ne réussi pas à passer chez lui, j’avais l’option de l’appeler pour savoir où ils étaient.

Mon plan B presque au point, j’ai ensuite appelé Pascal.

Pascal disait avoir un truc avec le groupe. J’avais envie de l’accompagner. Pascal a paru hésitant, puis il a accepté. J’imagine qu’il pensait se préparait à se débarrasser de moi après? Ou m’appellerait plus tard pour annuler sous un prétexte ou un autre. J’attendais de voir. J’étais préparée à toutes les éventualités. Je connaissais l’oiseau!

La folle envie de lui demander où il avait passé la nuit me brulait la langue. Heureusement, j’ai réussi à me contenir. Malgré tout, j’ai bien senti une légère distance dans sa voix, son ton. Mais, j’ai fait celle qui ne remarquait et ne soupçonnait rien.

En fait, depuis que j’avais lancé la stupide idée de se séparer, j’espérais que Pascal finirait par me demander de ressortir avec lui… Il n’en a rien fait!


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178/2013 - Elodie passe avant moi?!?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 27 juin 2013  - 178/2013 - Elodie passe avant moi?!?

Quant il s’agit de Pascal, je ne peux pas me faire confiance. Ni à mon intelligence, ni à mon jugement. Je perds mes repères, mes principes et quelques fois, totalement ma fierté. Je me laisse aussi souvent emporté par mon côté impulsif et je fonce sans réfléchir. Pourtant, ce n’est pas ma façon. Pas mon caractère. Avec Pascal, je nage dans le gris, hors, d’habitude, c’est ou blanc, ou noir. Il n’y avait jamais eu d’entre deux.

Pascal m’a appelé aujourd’hui aussi. Trois fois. Hier deux, aujourd’hui trois? Demain ce sera quatre??? Hihihi, je ne pense pas.

Il m’invitait à manger. Il rentrait ensuite, étant donné qu’il était fatigué, donc pas de sortie pour aller boire un verre avec les quelques copains qui sortaient ce soir. Il faisait bon ce soir, alors on s’est baladé au bord du lac, main dans la main. J’adore quant il me tient par la main. C’est agréable et drôlement rassurant. J’ai eu l’impression que c’était un geste naturel, comme si on était à nouveau ensemble.

Mais, je me faisais des illusions… J'avais tout faux...

Il avait été bavard, adorable, câlin toute le temps qu’on a passé ensemble. Puis, est arrivé le moment de se séparer. J’ai eu l’impression qu’il n’avait pas envi de me laisser partir. Ça m’a fait sourire. C’était chou. Après une tonne de bisous, et un gros déchirement de devoir se séparer, je suis partie le coeur léger. Heureuse. Puis, les doutes sont venus me tarauder. Ou était-ce juste l’envie de l’apercevoir encore un peu.

J’ai fait demi-tour sur le chemin, et je suis allée chez lui. Je pensais le voir planté dans le canapé à regarder la télé, ou peut-être en train de lire ou autre. Mais, à ma surprise, il n’était pas chez lui. J’ai attendu 10mn. Il s’était peut-être arrêté pour des clopes ou quelque chose. Mes mains me piquaient d’envie de l’appeler. Mais, je n’osais pas. Après 10mn, mon coeur à commencer à saigner à l’idée qu’il ait pu aller ailleurs.

J’ai été vérifier chez Caroline. Il n’y était pas. Je suis revenue chez lui. Pascal n’était toujours pas rentré.

Non??? Pascal ne pouvait pas avoir été chez… Elodie! Pas après la soirée adorable qu’on avait passé ensemble tout de même? Comment les hommes arrivent à faire ça????? Non. Pascal était peut-être passé chez un pote. Pourtant, il avait dit qu’il était crevé! Toutes ces questions me trottaient dans la tête en allant voir chez Elodie, alors que je tremblais et que j’avais les mains moites, accrochée à mon volant.

J’espérais de tout mon coeur qu’il ne soit pas chez elle. Il n’y était pas. Pffffouh. Je me suis sentie tout de suite mieux. Il n’y avait pas de lumière chez elle, et pas la voiture à Pascal. Elle dormait probablement déjà. Rassurée. Puis, je me suis demandée s’ils n’étaient pas quelque part ailleurs? Avec nos copains peut-être? En train de prendre un verre? Avec elle? Ils avaient peut-être rendez-vous? Avant de commencer à fabuler, j’ai voulu vérifier si Caroline savait quelque chose.

Caro ne savait rien. En plus, elle semblait plutôt déprimée. Elle s’est lancée dans de longues plaintes, à me dire qu’elle ne le voyait plus beaucoup. Elle était au pub avec certains de nos potes, et personne n’avait pu lui dire si Pascal viendrait. Elle s’emmerdait à cent à l’heure et a voulu que j’aille la rejoindre. Ou venir avec moi pour le rechercher. Je lui ai raconté qu’on avait mangé ensemble et que Pascal avait dit qu’il était crevé, donc il était probablement rentré.

Pour en avoir le coeur net, je suis retournée voir chez Pascal. J’ai dû mettre de l’essence. Tous ces trajets, de longs en larges finissaient par me coûter cher! Je suis retournée chez Elodie. Cette fois, je ne bougerais pas de là. J’attendrais de la voir rentrer. Et je priais pour qu’elle soit seule. Ensuite, j’irai vérifier chez Pascal.

Si lui aussi était rentré, c’est qu’ils étaient ensemble. La prochaine fois, après avoir mangé avec lui, je m’arrangerai pour ne pas le lâcher, si on se quittait aussi tôt que ce soir. Je me sentais flouée, ridiculement naïve, blessée aussi.

Je crois que je lui en voulais un peu. Ma tête me faisait mal tellement que je me creusais la cervelle pour comprendre. Et est-ce que j’avais seulement le droit de lui en vouloir?

Après tout, il avait passé un moment avec moi? Est-ce que je ne lui avais pas dit de faire ce qu’il voulait pour autant que je me doutais de rien? Alors pourquoi est-ce que je tremble autant? Pourquoi je sens cette morsure au niveau du coeur? Pourquoi est-ce que je le suis comme ça? Est-ce que je ne serais pas un peu maso? Je me sentais si triste, si déçue aussi.

Ça commence à m’inquiéter qu’il ait été encore voir Elodie! Ça m’inquiète qu’il la voit autant! Aussi qu’il délaisse Caro dans le mix! Sa femme disait donc peut-être la vérité? Mince, ce que ça peut faire mal...


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