Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

136/2013 - Ma copine Dol, mon sauveur

Publié le par JaneDo


Lundi, 13  (133)  -  Mardi 14 (134) - Mercredi 15 (135) - Jeudi 16 mai 2013 (136/2013) - Ma copine Dol, mon sauveur

Je n’ai pas pu, ou pas voulu suivre les faits et gestes de Pascal cette semaine. Puis, j’étais super occupée avec mon déménagement imminent. Je devais vider mon appart à Cugy. J’habitais là-bas depuis plus de 20ans! Donc, inutile de dire toutes les choses qu’on garde, tous les petits chenis, cadeaux des gamins, des trucs qu’ils ont fait à l’école, les bouquins, etc. Pfff, j’avais tellement de trucs, que je ne savais pas comment me décider sur ce que je gardais ou pas.

Lundi, c’était la course dès le moment où j’ai quitté Pascal…

Je suis tombée sur Marie en rentrant, et c’était parti pour notre petit café rituel. Ma nièce n’avait pas école cet après-midi, alors je l’ai ramenée chez elle. 120 kilomètres aller retour. Je suis restée un moment avec elle, jusqu’au retour de ma soeur, puis j’ai foncé récupéré Roméo après l’école, pour le conduire à son cours de solfège. Je voulais acheter des cartons, alors il est venu avec moi. Sa maman ne rentrait pas avant 19h.

Mercredi, rebelotte, j’ai ramené ma nièce, puis je suis revenue sur Lausanne pour aller chercher Tchoy, qui s’est enfin décidé à m’installer ma télé. Carmine, le crétin, a commencé à me faire chier. Ça l’ennuyait de voir une ligne internet et la télé échapper à son contrôle. Il avait peut-être installé des caméras sur la ligne à ma frangine, alors de me voir reprendre cette ligne l’emmerdait au plus haut point. Il a commencé à se montrer agressif.

Si Tchoy ne finissait pas le travail avant samedi, il a dit qu’il arracherait tous les fils. Quel plouk. Tchoy est donc revenu jeudi pour mettre les fils dans des tubes et les enterrer ou les passer dans les murs. Voilà, Carmine n’avait plus rien à dire, alors le lendemain, il a parqué au milieu des 2 places de parcs disant qu’il avait besoin d’avoir l’accès. Bref, c’était que pour faire chier.

Puis, jeudi, Dol est venue m’aider, et grâce à son énergie, on a réussi à prendre une sacrée avance. J’ai pratiquement fini. Vendredi matin, les déménageurs passent chercher le gros. Une partie sera stockée chez Dol. Je n’ai parlé de mon déménagement à personne. J’en parlerai peut-être quant je serais installée. Je voulais éviter que Pascal n’apprenne mes déboires et me mette au pied du mur.

Grâce à ma façon de compartimenter les choses, je réussi pour l’instant à ne pas penser à l’impact sur le futur. Ni décrypter pour ne pas ressentir la mesure du vol que mon propre beau-frère a osé me faire, en me volant mon appart. Ce qui est clair, c’est que je ne ferais jamais plus confiance à un fiduciaire, gestionnaire de biens! Tous des voleurs. Même quant j’y pense, c’est comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, non à moi.

J’avais eu Caroline en ligne plusieurs fois. Parfois, elle pleurnichait de n’avoir pas de nouvelles, et d’autres pour me raconter sa soirée avec Pascal. Ce qu’ils se sont dits.

J’ai réalisé que je n’étais pas celle qui avait le droit de jeter la première pierre! Si Pascal n’avait pas eu envi de me parler de ce qui se passait avec sa femme, c’était comme ça, je n’avais pas à lui en vouloir. Après tout, je n’avais pas envie de lui parler de mes problèmes d’appart, et surtout pas de mentionner que c’est mon beau-frère, un membre de la famille,  à qui je faisais totalement confiance, qui m’avait escroqué! Ouais, je n’avais aucune envie de lui en parler.

Puis, on était déjà vendredi… J’ai passé toute la matinée avec Dol et les déménageurs. Et Tchoy au bout du fils! C’était chou de la part de Dol de m’avoir aidée et accompagnée. Vraiment chou. Malgré son gros problème d’alcoolisme, on peut compter sur elle, et je l’aime bien. Par moment, vers la fin des cartons, j’ai pas été très cool avec elle. J’étais irritable, impatiente d’en avoir terminé, et je l’ai un peu bousculée. Snif. Je regrette. Je vais me racheter parce qu’elle a été une chouette copine. Sans elle, je n’aurai pas eu le courage d’aller faire les cartons.

Et aussi, on a eu des fous rires terribles, jusqu’aux crampes, quant je lui racontais mes plans détectives, plantée au milieu des buissons qui entourent la maison où habite Pascal! Elle ne m’imaginait pas m’abaisser à ça!

Je n’ai aucune idée comment ma frangine arrive à le supporter. Il cherchait la bagarre aujourd’hui! Et avec moi. Je l’ai presque envoyé promener. Ça m’aurait fait chier qu’il prenne la tête à ma frangine à cause de moi. Le plouk. J’espère trouver la force de ne pas exploser, pour mon adorable frangine. Après tout, c’est son mec. Je peux, pour elle, serrer les poings dans les poches. Mais, je n’ai pas l’intention de me laisser faire, ou de m’aplatir pour autant.

Son besoin de contrôle, de manipulation, d’agressivité pour se sentir exister ou plus viril, il peut se le carrer au cul.


Partager cet article
Repost0

132/2013 - Pleurnicheuses...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 12 mai 2013  - 132/2013 - Pleurnicheuses...

On avait peut-être un peu trop d’imagination. J’ai voulu m’en aller, et Caroline voulait rester. Alors, j’ai pris un taco pour retourner chez Pascal. A défaut de l’avoir lui, je pouvais avoir l’impression d’être près de lui, allongée dans son lit. Sentir son odeur, l’ombre de sa présence.

Pascal avait dû partir peu après moi, parce que 10mn plus tard, j’ai entendu sa voiture. Puis, des voix. Bruits d’une conversation. C’était la voix de Caroline et Pascal. Pourtant, Caroline savait que j’étais là, je lui avais mentionné mon intention d’aller chez Pascal.

Caroline semblait pleurnicher. Pascal semblait fatigué et ne semblait même pas avoir la force de s’énerver; “Tu ne va pas t’y mettre toi aussi?”.  Il était clair que Caroline l’avait suivi. Elle voulait savoir s’il était chez Elodie. Mais, Pascal l’a fait entrer. Wow, j’étais mal barrée. Ou je sortais illico de sa chambre, ou je restais planquée. Je n’aurai plus qu’à faire semblant d’être endormie. Mince.


Elodie avait aussi pleurniché. Elle ne comprenait pas ce que Pascal faisait avec une fille, alors qu'il était sensé être avec un copain. Elle se sentait flouée. Elle avait pleuré parce qu’il avait annulé, coup sur coup, tous leurs rendez-vous. Elodie avait aussi entendu pour la douche!

Bref, Pascal avait passé un mauvais moment. Il ne se sentait pas déjà prêt à rendre des comptes à une fille avec qui il ne sortait même pas encore.

Rassurant… J’enviais la facilité avec laquelle il semblait pouvoir se confier à Caroline. Mais, en même temps, je n’aurai pas voulu qu’il me parle aussi ouvertement d’une autre fille. Je préférais avoir la tête dans le sable moi.

Caro aurait voulu rester, mais Pascal voulait être tranquille. Alors, petit compromis, il l’a raccompagnée. J’avais les palpitations à l’idée qu’il passe la nuit chez elle. Et je l’attendrais pour rien. D’ailleurs, était-ce une bonne idée de l’attendre? Il avait été clair; il voulait rester seul ce soir. Fallait mieux que je me casse. Mais, je voulais savoir s’il restait chez Caro, alors je les ai suivi.

Pascal est resté en bas du porche. Caro avait mis son bras sous le sien, l’encourageant à rester. C’était de bonne guerre. S’il reste, je rentre. Mais, Pascal lui a fait la bise et est reparti. En fait, il revenait vers moi, alors j’ai dû plonger dans les fourrés.

Après quelques minutes d’hésitations, et après avoir vérifié que je n’étais pas couverte de feuilles, ni de branches dans les cheveux. J’ai sonné. Je ne savais pas si c’était une bonne idée, mais, j’avais simplement envie de le voir, de dormir dans ses bras.

Pascal n’avait pas l’air content quant il a ouvert. Son expression a aussitôt changé en me voyant debout, la mine gênée, les bras croisés dans le dos. Je m’attendais à ce qu’il me serve la même rengaine qu’à Caro, mais au contraire, il a  simplement souri et m’a fait rentrer.

Pascal a dit qu’il espérait me voir, que je viendrais. Alors, j’ai dit que je l’avais vu partir avec Caro, que j’avais décidé d’attendre 10mn, ensuite, si je ne le voyais pas revenir, de rentrer. Je pense qu’il n’avait pas dû se sentir bien en sachant que je risquais de passer chez lui. Je pense aussi que c’est pour ça qu’il avait préféré couper court avec Caroline.

C’était bon de se réveiller dans ses bras le dimanche matin, même si j’avais eu trop chaud toute la nuit.

On a fait un dimanche tranquille. J’imagine que Caroline avait dû essayer de nous appeler, l’un comme l’autre. Elle devait se sentir bien seule. Ça me faisait un peu mal au coeur de lui avoir volé la vedette. C’était certainement dû au fait que, Pascal n’avait pas dû apprécier de savoir qu’elle l’avait suivi.

Hum, heureusement qu’il ne savait pas que j’étais avec elle! Elle payait pour nous deux!

Thomas est descendu déjeuner avec nous. Puis, il avait des copains qui sont passé pour traîner avec lui. Nous, on est resté en bas, seuls tous les deux. Le soir, quant j’ai voulu rentrer, Pascal m’a demandé de rester. Je ne me suis pas faite priée! J’aime prendre le café avec lui le matin avant qu’il parte au boulot.  C’est ce que j’appelle, bien commencé la semaine.

L’empêche que je ne comprends rien! Est-ce que c’est parce qu’il aime être avec moi? Ou parce que les choses ne s’étaient pas passé comme il le voulait avec l’autre grognasse? Ou, il n’avait tout simplement pas envie de passer le dimanche tout seul? Hum, peut-être que je me pose trop de questions!


Partager cet article
Repost0

131/2013 - Affronter... la rivale (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 11 mai 2013  - 131/2013 - Affronter… l’autre rivale!  (2)

C’est justement parce qu’il était gentil et adorable que je le trouvait si attachant. Il n’aime pas faire du mal, comme certains, juste pour le plaisir de blesser les autres. Pascal ne voulait pas me faire de peine, mais il ne voulait pas non plus en faire à Elodie. Il ne voulait nous décevoir ni l’une, ni l’autre, et c’était bien ça le problème. Ça me foutait les boules, me torturait, mais je ne pouvais plus faire semblant d’ignorer qu’il semblait ressentir de l’attirance pour Elodie.

Je crois que Pascal avait baissé les bras, ne sachant pas comment se débrouiller pour partir ou, pour me faire comprendre qu’il était temps que je m’en aille. Il avait déjà été plus qu’adorable de m’inviter chez lui l’autre soir, je ne pouvais pas lui faire le coup de le coller et l’empêcher de faire autre chose.

Pascal avait bien essayé de me dire qu’il avait un truc avec un copain, mais j’ai fait semblant de ne pas capter. Bien sûr, je savais que le copain n’existait pas et qu’il voulait aller voir Elodie. Il avait des explications à lui donner. Elle lui fera le coup des larmes et (flûte) il la consolera. L’idée me rendait malade.

Bon, je savais que Pascal devait toujours aussi avoir des sentiments pour moi, et moi, je ne voulais pas le perdre. Je crois que j’avais décidé de le lâcher un peu, de rentrer, même si ça me faisait mal. Parce que je l’aimais, je devais le laisser faire ses propres expériences, faire sa propre opinion, faire ses propres choix.

Je pouvais le perdre dans le processus… et ça, ça me faisait très peur…
Mais avant de le laisser, je voulais ressentir son corps, sentir son amour, ressentir sa chaleur, le sentir à moi encore un peu…

Etendue à ses côtés, je caressais son visage, lui faisant de petits bisous sous l’oreille qui le faisait frissonner. Il avait les yeux fermés, mais il souriait. Sa main caressait ma nuque, descendait le long de long de mon dos, se faisait tendre avant de me serrer contre lui un peu plus fort. Il avait l’air détendu, bien.

  • Pascal… Est-ce que tu m’aimes encore?

Surpris, il a ouvert les yeux, puis il m’a renversée dans le lit pour plonger son regard vert dans mes yeux marrons remplis d’incertitude.

  • Tu sais bien que je t’aime, non? Sinon, c’était quoi tout ça? Juste de la baise?

Un demi sourire aux lèvres, il me caressait la joue. Son doigt s’aventurait le long de ma gorge, descendant doucement toujours plus bas. J’ai soutenu son regard. Je voulais voir l’expression de son visage quant je lui poserais la question qui me brûlait les lèvres.

  • Et Elodie… Une rivale?

Son regard s’est brouillé. Son geste s’est suspendu. Pascal a détourné les yeux. Imperceptiblement, il était devenu plus distant. Aoutch! Je connaissais la réponse. D’habitude, je n’aurai jamais mentionné une autre fille dans des moments aussi intimes. C’était une horreur. Le faire penser à une autre fille, c’était la pire des choses à faire, mais je devais savoir. Et maintenant que je savais, je n’étais pas plus avancée. Et je me demandais aussi si j’avais bien fait, ou si je n’aurai pas dû me taire et continuer à jouer les idiotes. Ce que je ne voulais pas, c’est qu’il se mette à me parler d’elle ou ce qu’il ressentait.

Au lieu de ça, Pascal s’est levé. Comme s’il voulait s’éloigner de moi. S’éloigner de la chambre. Comme s’il voulait prendre des distances avec ce qui venait de se passer. Est-ce qu’il se sentait coupable? NON??? Quand même? Je faisais partie de sa vie avant elle? Est-ce qu’il se sentait coupable d’avoir couché avec moi au lieu d’être avec elle? Orhhh, j’espère que non. Ça ça me ferait hyper mal. Mais je ne lui demanderais rien.

Pascal préparait du café, l’air absent. Oui, il se posait des tas de questions. Je me suis approchée et je l’ai entouré de mes pauvres bras tremblant. Pascal ne s’est pas dérobé. Ouf. Puis, après bien 2 minutes, sa main s’est posé sur les miennes. Ouf, il tenait encore à moi malgré tout.

  • Mince, tu dois y aller, ton pote doit t’attendre…

Je savais pertinemment qu’il ne voyait pas de copain, mais je préférais qu’il pense que je le croyais. Cça évite des explications que je ne veux pas entendre. Perturbé par ma réaction, Pascal m’a fixé, puis il a fait une petite grimace sans répondre. En temps normal, j’aurai pensé qu’il ne voulait pas sortir, ou pas y aller, mais là, c’était parce qu’il ne savait pas quoi dire. Et je crois qu’il se sentait un peu coupable.

J’ai été m’habiller. Pascal n’a, je pense, pas osé appelé Elodie. Probablement, parce qu’il avait peur que je m’en rende compte ou que j’intervienne. Avant de filer, j’ai proposé de l’attendre, ou de revenir plus tard. Il m’a fait comprendre que c’était mieux

  • C’est mieux pas. Je ne sais pas à quelle heure je vais rentrer, ou même si je rentre. Je resterais peut-être chez mon pote, alors…
  • Afff, si tu me manques trop, peut-être que je viendrais t’attendre quand même…
  • Ou te jeter dans les bras de Layne ou Thomas?

Oups! J’avais bien entendu? Pascal chercherait-il à ce qu’on se dispute? Waouh! La tactique pour se dédouaner de la culpabilité? Désolé mec, je connais la musique. Je marche pas.

  • C’est méchant.

La petite larme qui a sauté dans mes yeux a fait son effet. Ce n’était pas exprès, ça m’avait juste choquée qu’il me parle comme ça. Et tout ça pour cette pouffe? Je lui en voulais, et j’en voulais aussi à cette pouffe. C’était de sa faute si mon mec cherchait à me faire du mal. C’était pour elle, et c’est pour ça que ça me faisait mal. J’ai gardé la tornade qui couvait au fond de moi et j’ai tenté de sourire. Ça ne devait pas être très convainquant, parce qu’il a semblé regretté et il m’a serrée contre lui en s’excusant. Il disait regretter d’avoir sorti un truc pareil.

Je suis donc partie sans qu’on soit au clair, si je l’attendais ou pas. Ça me laissait une porte ouverte. J’ai été chez Caro. J’avais besoin de parler ou pleurer sur l’épaule de quelqu’un. Peut-être que Pascal n’avait pas tout tord!?! S’il ne m’avait pas sorti sa tirade sur Thomas et Layne, je crois bien que j’aurai été me plaindre dans le gilet de Layne. Ou si je n’avais pas réussi à le joindre, j’aurai trouvé Thomas!

Caro avait vu une partie de la soirée. Elle nous avait observé, en faisant des aller retour chez elle, pour se réchauffer. Elle a voulu qu’on retourne à sa planque pour surveiller Pascal. C’est ce qu’on a fait.

Pascal a passé un moment au téléphone. Il faisait des aller retour lui aussi entre le salon et la terrasse. On n’entendait rien, mais ce devait être épique. 1h plus tard, il est sorti. On l’a suivi. Il a été directement chez Elodie. Maintenant, Caroline savait où elle habitait elle aussi.

J’avais l’estomac dans les grolles. Attendre comme ça, c’était affolant. Mon imagination prenait des détours hallucinants. Bon, Carol n’était pas mieux. Mais elle, elle disait à haute voix ce que j’imaginais tout bas. Horrible. Les heures défilaient et ils ne sortaient pas de là. Affreux. Que pouvaient-ils bien faire? Ben, on en avait une bonne idée…

Après plus d’une heure coincée dans sa voiture, les fesses plates en forme des sièges, Caroline ne tenait plus. Elle voulait aller sonner, faire une scène, demander des comptes à Pascal. Ça ne lui ressemblait pas vraiment de se mettre dans des états pareil. Puis, on savait toutes les 2, que ça n’aurait servi à rien, sauf à le mettre en colère. Et je ne voulais pas faire partie de ça. Puis, je l’imaginais mal demander des comptes à Pascal devant l’autre pouffiasse. Ça risquait de mal tourner, elle risquait de se faire jeter dehors sans façon, et l’autre pourrait encore mieux jouer la pauvre fille agressée. Pfff, ce serait trop nul.

Non, il fallait qu’on s’en aille. C’était affreux de rester là à les imaginer prenant du bon temps, à imaginer Pascal lui faisant l’amour, alors qu’on crevait juste à côté, à deux pas de lui.


Partager cet article
Repost0

131/2013 - Affronter... l'autre rivale... (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 11 mai 2013  - 131/2013 - Affronter… l’autre rivale!  (1)

Je me suis encore endormie presque au début du dernier film. Je n’ai rien suivi. J’étais juste trop bien dans les bras de Pascal. Rassurée surtout d’être là, et qu’il soit là. Quant Pascal a voulu me transporter dans ses bras pour me mettre au lit, je me suis réveillée. J’ai réalisé que Caroline n’était plus là. Une petite seconde de panique, parce que je comptais sur elle, mais vite occultée, tellement j’étais fatiguée. Le stress moral, ça fatigue!

Pascal a été un amour de tendresse, Il était au petit soin pour moi. C’est lui qui avait demandé à Caroline de rentrer chez elle. Pascal est drôlement naïf, il a pensé que je risquais de la trouver envahissante et de m’énerver. Il ne se doutait même pas que j’avais insisté pour qu’elle vienne. Pascal pensait que c’était juste comme ça, que par hasard elle est passée, par hasard ça ne m’a pas dérangée, par hasard aussi je l’ai invitée à rester… Bref, il ne doutait de rien!!! Bon, tant mieux!

Elle a appelé samedi, en fin de matinée, pour savoir si on avait prévu quelque chose et si elle pouvait venir. C’est là qu’elle m’a raconté que Pascal lui avait demandé de rentrer. Il voulait qu’on soit un peu seul. J’ai pensé que peut-être Pascal pensait que ce serait plus facile de se débarrasser ensuite de moi. Alors ça m’a fichu un poil la trouille.

On a passé un début de journée plutôt sympa, en tête à tête. Petit déjeuner, puis séances de câlins. Je n’arrive pas à croire qu’il puisse sérieusement penser me quitter en étant aussi adorable, et en me faisant l'amour encore et encore, jusqu'à plus soif. L’après-midi, on a été en ville, il avait des trucs à acheter pour sa guitare, et il m’a traîné dans quelques magasins de sports; baskets, trainings, t-shirt, etc. Il m’a acheté le même training que lui, même si je ne voulais rien acheter. En général, j’aime faire les magasins seule, c’est rare que j’achète quoi que ce soit si je suis avec quelqu’un.

Entre deux, on a dîner. C’était drôlement agréable. Il me prenait tout le temps la main, me faisait des bisous dessus, ou dans le cou. Comment penser qu’il puisse ressentir quelque chose pour une autre femme?!

C’était une des premières fois où l’on pouvait se balader en toute liberté, main dans la main, dans des endroits où l’on aurait pu croiser des gens qui connaissent l’existence de Jess. Pascal m’avait rappelé, il y a pas si longtemps, qu’on n’était plus en couple, et pourtant, il avait passé son bras autour de ma taille ou me tenait par la main dans la rue! Alors, je m’interroge!

Dans le dernier magasin de sport où l’on était, il a reçu un appel. Il m’a demandé de l’excuser et il est sorti. J’étais sûre que c’était Elodie. J’ai remarqué qu’il surveillait ses arrières. Juste pour faire chier, parce qu’il me tenait ostensiblement à l’écart, et parce que je trouvais humiliant qu’il agisse comme ça, alors qu’on était ensemble, j’ai profité d’un petit moment d’inattention, alors qu’il était tout concentré dans sa conversation, pour le surprendre et lui demander, assez fort, si on rentrait ou s’il voulait encore essayé quelque chose dans le magasin.

Pascal a blêmi… Là, j’ai été certaine qu’il parlait avec Elodie et qu’il n’avait pas dû me mentionner…

La suite était assez prévisible. Elodie a dû lui demander qui lui parlait et il ne pouvait pas, devant moi, dire que c’était la vendeuse ou dieu sait quoi. Assez mal à l’aise, il a répondu qu’il était avec moi. Elodie a dû continuer à l’interroger pour comprendre ce qui se passait. En voyant Pascal se passer la main dans les cheveux, j’ai compris qu’il était pris au piège. Je suis restée là à le fixer, il n’avait pas d’échappatoire. Malin, il a voulu coupé court en lui disant qu’il allait la rappeler, qu’il devait y aller. Mais, Elodie a dû continuer à le questionner, parce que j’étais assez contente de l’entendre lui dire qu’on avait fait les magasins.

J’étais là, devant son nez, il ne pouvait pas lui dire qu’il m’avait croisée par hasard… Trop marrant… Enfin, presque!

Pour l’enfoncer encore plus, je lui ai demandé si c’était Thomas, et je ne crois pas que ça a plut à la miss. J’ai même rajouté, de demander à Thomas de descendre manger avec nous, et c’était par pure méchanceté, parce que j’étais en colère. Pascal n’a pas osé lui dire qu’il voulait la voir ou qu’il passerait plus tard vers elle. Il était coincé!

Pascal n’a pas beaucoup parlé sur le chemin du retour. Il devait certainement réfléchir au moyen de rattraper les choses avec Elodie qui était restée sur sa faim. Elle ne devait rien comprendre et devait se poser milles questions. Et Pascal n’osait pas non plus me renvoyer sans autre. Ça devait bouillonner dans sa tête. Moi, j’ai fait l’idiote, lui posant la main sur les genoux, lui faisait de petits câlins en lui faisant des bisous sur le bras. Au début, il faisait tout pour ne pas réagir ou répondre à mes câlins, me retournant un vague sourire.

Puis, sous mes assauts, il a fini par me prendre la main, puis un bisou dans la paume (miam, j’adore ça et il le sait), puis, il me caressait la main posée sur ses genoux, et ses sourires sont devenus plus tendre.

A la maison, alors qu’il se changeait, j’ai été lui sauter dessus. Il n’a pas résisté. Puis, son satané téléphone a sonné. Pascal n’a pas osé répondre. Normal, il venait de faire l’amour avec moi. C’était Elodie encore. Grrrh. Puis, j’ai voulu aller me doucher. Mais, une fois dans la salle de bain, j’ai soupçonné qu’il en profiterait pour appeler Elodie. Et BinGo, j’avais raison.

Pascal était là, dans le coin de la cuisine, appuyé au frigo, à lui susurrer dieu sait quoi. Pascal a sursauté en me voyant rappliquer, le linge enroulé autour de moi. Vache, je lui ai demandé s’il venait prendre la douche avec moi en lui faisant un bisou. Je savais qu’elle m’entendrait, et Pascal était trop surpris pour avoir eu le temps de raccrocher. Il n’y a pensé que quant je me suis tourné pour ouvrir le frigo, réalisant qu’il ne saurait quoi lui dire, ni comment justifier encore ma présence.

Son natel bourdonnait. Après son premier rappel, Pascal a mis son natel sur silence. Il était de plus en plus mal à l’aise. Je savais que cette fois, il essayerait surement de me dire de partir, comme il l’avait fait avec Caro. Alors, je l’ai fixé et je lui ai montré que j’avais remarqué son malaise.

Pascal est devenu plus distant, et je sentais, gros comme une maison, qu’il cherchait comment se tirer… Alors, j’ai pris les devants...


Partager cet article
Repost0

130/2013 - Peur au coeur...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 10 mai 2013  - 130/2013 - Peur au coeur...

Ce matin, alors que Pascal est sorti courir avec Caroline. Pendant ce temps, j’ai farfouillé dans son natel. Il y avait en effet pleins de messages d’Elodie. Il était bel et bien prévu qu’ils se voient hier soir. Dans les premiers messages elle disait l’attendre, qu’elle ne réussissait pas à le joindre et ainsi de suite. Puis ensuite, elle demandait ce qui se passait, il avait 1h de retard, elle commençait à s’inquiéter.

Une 1/2h après, Elodie lui demandait s’il venait toujours, si elle pouvait compter dessus et l’attendre. N’obtenant aucune réponse, Elodie lui a ensuite demandé de l’avertir au moins s’il ne pouvait pas. Peu avant minuit, après avoir encore essayé de le joindre 3x par téléphone, Elodie lui laissait un dernier message, pour dire, que malgré l’heure, elle l’attendrait. Elle lui laissait une clé dans la boîte à lait.

Hum! Elodie ne montrait aucun signe d’énervement. Elle n’avait même pas l’air d’avoir mal pris le fait qu’il ne lui ait pas répondu, qu’il n’ait même pas pensé rappeler pour lui dire qu’il ne pouvait pas. Elle semblait savoir qu’il aurait éventuellement du retard. Elodie semblait assez sûre que Pascal irait la rejoindre chez elle.

Je ne sais pas si je devrais être si contente d’avoir pu empêcher Pascal de voir Elodie hier soir. Peut-être que j’aurai dû le laisser consommer cette histoire.

Ce matin, elle lui laissait encore un message; un petit bonhomme qui pleure, en disant qu’elle avait été triste de se réveiller toute seule. Pascal lui avait manqué, le petit bonhomme au-dessus de son lit était tout triste. Grosse sonnette d'alarme!

Avaient-ils déjà dormi ensemble? Donc, ils avaient déjà couché ensemble??? Grrrh. C’était comme si elle avait l’habitude que Pascal se glisse chez elle durant la nuit??? Son dernier message, je trouve, le laissait entendre!!! Ça me fichait la trouille. J’avais eu l’impression qu’il ne s’était encore rien passé entre eux. Est-ce que je me trompait?

Il fallait que je me dépêche de trouver une idée lumineuse pour ce soir… Elodie travaillait aujourd’hui, alors on était presque tranquille pendant la journée… Pendant que Pascal se douchait, Caro et moi avons comploté pour que Pascal reste là…

J’ai raconté à Caroline ce que j’avais vu sur son natel. Pendant leur jogging, Caroline a un peu tâté le terrain. Apparemment, Pascal avait prévu de sortir ce soir. Soi-disant, avec des copains. Mais, Caro et moi, on savait très bien que c’était faux. Il avait certainement l’intention de retrouver Elodie et se faire pardonner pour lui avoir posé un lapin hier soir. Caroline l’avait presque supplier pour qu’on passe le week-end ensemble.

Il était clair qu’il ne voulait pas, ou en avait pas envi. Donc, Pascal avait prévu de passer la soirée avec Elodie! Comment l’en empêcher? S’il la voyait ce soir, je ne le reverrais pas du week-end, et ça, c’était juste pas possible.

Caroline a proposé qu’on file tous les 3 au chalet à Gstaat. Je n’étais pas sûre que ça risque d’intéressé Pascal. J’étais sûre qu’Elodie allait être en contact avec Pascal pendant la journée, et ils allaient certainement se donner rendez-vous pour ce soir. Il fallait absolument trouver mieux. Pour une fois, j’espérais presque que Pascal jouait avec le groupe. Avec la peur en arrière plan, ma tête fonctionnait au ralenti. Je ne trouvais rien.

Ma tête a commencé à me faire un mal de chien, je ne me sentais pas très bien. Le stress et la tension sans doute. Peut-être aussi la trouille. C’était parti, j’avais de la fièvre!

C’est clair que j’aurai eu encore la force de rentrer. J’aurai aussi pu prendre quelque chose et j’aurai peut-être été mieux après une petite heure, mais j’avais bien trop peur pour le lâcher d’une semelle. Pendant que Caro prenait sa douche, j’ai pris le café avec Pascal. Thomas avait appelé pour dire qu’il allait retrouver Paul ce soir, et Thomas voulait savoir si on était partant. J’en ai parlé à Pascal et il n’en avait pas envi. Il a prétendu ne pas avoir envi de subir tout ce monde ce week-end. Hum, il cherchait déjà une échappatoire. Il m’a posé la question en retour, et j’ai dit que je n’en avais pas envie non plus, et que je ne me sentais pas très bien. Pascal a touché mon front. J’étais brulante.

Pascal m’a suggéré d’aller me coucher un peu. Je n’en avais pas envie, au contraire, j’ai proposé qu’on aille se faire une partie de Paint Ball avec Thomas et ses potes avant qu’il monte au chalet. Pascal a eu l’air de trouver l’idée assez intéressante. Après Caro, j’ai été prendre ma douche et j’ai filé pour aller me changer chez moi. Je les retrouvais au terrain.

On s’est vachement bien amusé. Même si j’ai su par Caro, que Pascal avait parlé avec Elodie. Ils avaient rendez-vous ce soir vers 21h. Après une partie virulente, on a tous été manger ensemble. Ni Caro, ni moi, n’avions trouvé comment retenir Pascal ce soir.

Dès qu’on est rentré, je me suis avachi dans la chambre. J’étais fièvreuse. Pascal est venu voir comment j’allais et m’a grondée de n’avoir pas écouté ses conseils et d’avoir présumé de mes forces. J’étais brulante avec un peu de fièvre, mais j’exagérais un peu mon état. Tout pour qu’il ne me renvoi pas. C’était surtout les nerfs, j’étais en train de craquer. J’avais la tête en bouilli, et après que Pascal m’ait bordée, j’ai somnolé un peu. Pour Pascal, j’ai fait celle qui sombrait. Qui dormait.

Caroline lui tenait compagnie, et je les entendais discuter. Caroline semblait joyeuse, plaisantait à propos de la journée, la la bataille de Paint Ball. Puis, le sujet est devenu un peu plus sensible. Caroline lui a carrément demandé ce qui se passait avec Elodie. Ce que je n’aurai jamais osé faire.

Le petit silence qui a suivi sa question, me faisait deviner l’embarras de Pascal. Mais, il lui a répondu. Il aimait bien Elodie. Il la trouvait très chouette, mignonne, et intéressante. Pascal se sentait bien avec elle, il voulait la connaître mieux...

Ohhhh, le ton de sa voix m’a crucifiée… Je sentais bien qu’il y avait plus que les mots ne laissaient paraître. Je crois qu’il est sous son charme. Elodie l’intéresse. Si je la laisse faire, il serait complètement sous sa coupe. Et je l’aime, je ne peux pas laisser les choses se faire sans intervenir. Pourtant, il fallait que je trouve aussi le moyen de le laisser la connaître et réaliser qu’il n’y a rien, à part l’intérêt de l’inconnu, du changement, de la nouveauté.

Pascal est revenu voir comment j’allais. J’ai fait semblant d’être endormie. Oh, le contact de sa main, le petit bisou sur la tempe… Comment j’aime! Pascal a passé la main sur mon front, puis il est ressorti de la chambre à pas de loup. Pascal a dit à Caro que je n’allais pas mieux, qu’il avait bien peur que je ne couvre quelque chose. Caroline a proposé de me faire une soupe, il fallait que je mange quelque chose.

Ils ont décidé qu’on se ferait une petite soirée tranquille. Pascal a appelé Elodie pour lui dire que c’était foutu pour ce soir, qu’il avait du monde à la maison. Je me suis sentie nettement mieux quant il lui a dit que ce serait un peu difficile pour ce week-end. Elle devait être très déçue, ou pleurnicher, parce qu’il a eu l’air de la consoler en quelque sorte. A la fin de la conversation, Pascal a promis de la rappeler demain.

Pour lui parler, Pascal avait laissé Caroline au salon et s’était enfermé dans la salle de bain de la chambre! Alors, j’étais au première loge pour tout entendre! Ou il faisait exprès???

Je me suis demandée si je ne devais pas me lever dans un moment, et lui dire d’aller rejoindre ses potes et retourner me coucher. Comme ça, il sortirait un moment. Il ne pourra pas me laisser comme ça toute la nuit. Si je m’arrange pour que Caroline rentre chez elle peut-être, Pascal se sentirait obligé de revenir. Comme ça, il ne passera pas la nuit avec Elodie?

Mais, peut-être que ça ne ferait qu’allumer un semblant de passion, parce qu’ils ne pouvaient pas être ensemble? Ouais, mauvaise  idée!

Quant je me suis levée, il était à peu près, 20h. Je ne me sentais pas au top, mais j’avais dormi un peu. Caroline et Pascal étaient avachi dans le canapé. Pascal avait l’air un peu triste, mais il m’a accueillie avec le sourire et a été adorablement gentil. Il me cocolait comme un bébé, m’entourant d’attention.

Caroline avait été loué des films. J’ai avalé la soupe qu’elle m’avait préparée sans trop d’entrain. J’avais la dalle…

Après avoir mangé, je me suis sentie pas trop bien. Mais, j’étais au chaud, entourée des bras de Pascal. La tristesse avait quitté son regard, il était plus jovial, me couvrait de petits bisous. Caroline avait enfilé son bras sous le sien et posé sa tête sur son épaule, alors que j’étais assise entre ses jambes. Pascal me serrait contre lui. De temps en temps, il embrassait aussi Caro.

Je n’avais pas envie de retourner m’enfermer dans la chambre. Je me suis endormie pendant le film; “Grave Encounters”. De loin, dans mon semi-sommeil, je les entendais plaisanter sur le sujet. A un moment, Pascal a passé la main sur mon front, ça m'a réveillé. Il a paru rassuré, la fièvre avait baissé.

On a passé une bonne soirée dans l’ensemble, malgré l’homme d’Elodie!

Qu’est-ce qu’on va pouvoir inventer pour demain??? Ou est-ce que je devrais le laisser faire ce qu’il veut? Les hommes sont si fragiles, ils couchent avec une nénette qui les font croire qu’ils sont leurs princes charmants, il suffit encore d’ajouter une dose de compliment, et ils se croient amoureux!


Partager cet article
Repost0

129/2013 - De Duo en trio infernal ;)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 9 mai 2013  - 129/2013 - Duo à trio infernal ;)

Ça m’était complètement sortie de la tête qu’aujourd’hui était un jour férié. Waouh, trop contente que Pascal m’ait demandé de passer. En arrivant, Pascal m’avait submergée de câlins. Avant de sombrer dans le sommeil, il m’a demandé s’il pouvait espéré que je ne disparaisse pas pendant la nuit comme hier. Hihihi, on pourrait croire que ça l’avait surpris et même un peu embêté!


J’ai voulu être sûre qu’il ne me demandait pas ça à la légère, et c’est là qu’il m’a rappelé que, demain congé, donc, on pouvait larver toute la journée si on le voulait. Il n’avait pas à se lever.

Héééé! Comment avais-je pu oublié un truc pareil, je n’avais rien pris pour me changer. Et, effectivement, j’avais pensé partir avant qu’il ne me pousse vers la sortie. Franchement, ça m’aurait fait chier. Et mal.

Quand même, j’étais surprise qu’il n’ait rien prévu avec sa Elodie! A moins qu’elle ait eu autre chose, du coup, j’étais le bouche-trou de service? Bah, je n’allais pas me mettre à me poser des questions débiles, qui finissent par me faire agir comme une débile. J’étais bien contente d’être là, quelqu’en soit les raisons.


Le matin, j’ai été réveiller Thomas. Ça n’a pas enchanté Pascal, qui aurait préféré qu’on reste rien que les 2. Il me cache ou quoi? Pascal m’a fait une petite crise à propos de Thomas. Il était jaloux des relations que j’entretien avec Thomas. Pascal avait l’impression que j’étais plus proche de Thomas que de lui. Il a dit qu’au chalet, ou même en soirée, même si on ne se parlait pas tout le temps, on pouvait sentir qu’on était proche. Il nous avait déjà vu échanger des regards, des grimaces suivant les blagues ou les situations. Il aurait aimé qu’on puisse avoir la même entente.

Hum, comment lui dire que ce n’était juste pas possible… Je l’aimais bien trop pour me contenter d’une amitié platonique!

Thomas a déjeuné avec nous et a filé juste après. En plaisantant, il m’a expliqué qu’il avait fait en sorte de ne pas passer le week-end tout seul. J’ai compris que Thomas avait rendez-vous avec son ex, Maeva. C’est vrai que Thomas déteste être seul, et ce week-end, Pascal et Thomas faisait le pont. Vers midi, après plusieurs tentatives au téléphone, Caro s’est pointée avec une ribambelle de croissants! On lui a dit qu’on avait déjeuné depuis longtemps, mais on n’a pas osé la mettre tout de suite à la porte.

Déjà hier soir, Thomas aurait pu aller rejoindre ses potes. Paul avait organisé le long week-end dans celui de ses parents. La moitié de nos amis en avait profité pour filer quelques jours, donc, il n’y aurait pas grand monde. J’ai compris que Pascal n’avait, lui, pas prévu d’aller au chalet. Une alarme s’est allumée dans ma tête; il avait prévu autre chose! Comme voir Elodie? L’angoisse m’a subitement dévastée. Comment faire l'empêcher de partir rejoindre Elodie?

Dans l’après-midi, je suis sûre que, ce devait être Elodie, quant Pascal s’est éclipsé pour parler à son téléphone…

Panique à bord. J’ai aussitôt appelé Caro, et je suis sortie pour lui parler. Je ne savais pas quoi faire. J’avais peur que Pascal me prévienne qu’il avait quelque chose et que je sois obligée de partir ce soir. Ou pire, qu’il disparaisse quant je passe chez moi pour aller chercher quelques affaires. Ou encore, qu’il me dise que c’était inutile, il avait un “truc”. Message assez équivoque pour me dire de dégager.

Caroline m’a encouragée à garder la tête froide. On n’allait pas se laisser faire. On a donc décidé de s’associer pour lui donner envi de rester avec nous. J’ai raccroché et je suis retournée m’asseoir sagement sur le canapé. Dès que Pascal est revenu, je me suis calée dans ses bras. Je le sentais un peu tendu. Il avait sûrement rendez-vous dans la soirée avec l’autre.

Quelques minutes plus tard, Caroline venait en renfort, les bras chargé de victuailles, en demandant, haut et fort, qu’on ne l’a renvoi pas. Elle a proposé avec son sourire le plus enthousiaste, qu’on se fasse une soirée bouffe et télé. Je me suis aussitôt précipité pour lui donner un coup de main. Je me montrais aussi joviale que possible, malgré les battements terrifiés et désordonnés de mon coeur. Pascal était abasourdi. Il a dit que c’était un peu tôt, qu’on avait pas faim.

Qu’importe… On prépare maintenant pour manger plus tard… Et alors quoi? C’était une bonne idée. C’était évident que Pascal avait rendez-vous plus tard avec Elodie. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que Pascal cherchait un échappatoire. Mais avec Caro dans mon camp, il n’avait aucune chance.

Subtilement, on l’a amené là où on voulait… Notre petit trio s’était reformé tout naturellement… Et Pascal a oublié Elodie! Hihihi.

La pauvre! Elle a bien tenté de l’appelé, mais on était trop occupé et on lui avait enlevé son natel, et on l’a jeté avec les nôtres dans un coin du salon. J’avais pris soin de le mettre sur silence en même temps que le mien. J’ai bien vu à un moment que, Pascal a dû penser à l’appeler pour l’avertir, mais on l’a empêché de quitter la chambre. Et après, il était bien trop tard.

On avait gagné pour ce soir… mais demain… Il allait falloir trouvé autre chose! Mais ce soir, Pascal était notre prisonnier...


Partager cet article
Repost0

128/2013 - Il m'aime, il l'a dit...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 8 mai 2013  - 128/2013 - Il m’aime aussi… Il l’a dit...

Journée sur les rotules! Ma frangine avait pris congé aujourd’hui, et c’est mercredi, ma nièce avait congé, alors je suis passée la chercher après l’école. J’ai fini par passé toute mon après-midi collée chez ma frangine! Et même, à emmener les poubelles à la déchetterie, conduire ma nièce vers sa cousine à Mézières. Bref, rien foutu de ce que j’avais prévu de la journée. Oh, je n’ai pas à en vouloir à qui que ce soit, c’est de ma faute. A 16h, je devais emmener Roméo au conservatoire. Je pouvais assister à son cours.

C’était intéressant, mais pas la bonne journée, son prof lui a passé un savon à propos de l’audition de mardi. Roméo est doué, mais c’est une flèche. Il ne s’entraîne pas assez. Les morceaux qu’il a présenté était bâclé, brouillon, donc son prof savait qu’il n’avait pas travaillé. Le pauvre, il était rouge pivoine, très gêné que je sois présente du coup. C’était aussi la 1ère fois que son prof l’engueulait.

Après son cours, il m’ accompagnée faire quelques achats avant le week-end, et on s’est offert un petit encas. A notre retour, sa maman, Maria, avait fait une tarte aux pommes, elle m’a proposé un café. On n’avait pas faim du tout. Après enfin, j’ai pu retrouver mon chez moi et avoir un moment tranquille. J’ai trouvé des fleurs de Pascal derrière ma porte. Comme c’est chou. J’ai sauté dans un bain, avec l’intention de le remercier plus tard. Quant Tchoy m’a appelée, j’ai réalisé que Pascal m’avait laissé un message; il avait aimé ma petite surprise d’hier soir. Hihihi, alors, il n’était pas du tout fâché. Donc, ça lui avait fait plaisir. Cool.

Par contre, le coup de fils de Caroline m’a laissé un peu sur le carreau; Pascal était bel et bien avec Elodie…

Caroline s’était faite déposée à sa salle de sport, elle avait tablé sur le fait que Pascal ne pourrait pas refuser de la raccompagner. Et peut-être passer un moment ensemble. Mais Pascal avait rendez-vous et a voulu refiler le travail à Thomas. Thomas aussi avait quelque chose de prévu et, heureusement, était parti tout de suite après, pour se doucher chez lui et se changer.

Dans la voiture, Pascal a appelé Elodie pour lui dire qu’il aurait un peu de retard. Apparemment, elle l’attendait dans un restaurant, et Pascal était énervé de devoir la faire attendre, mais il l’a reconduite chez elle quand même.

D’un côté, je devais être contente qu’il soit venu malgré qu’il soit avec Elodie. Ça veut dire que, quelque part, il tient toujours à moi, et ça, ça me fait chaud au coeur. Je pense que Pascal m’aime encore. Je lui ai donc envoyé un message.; “Ça veut dire que je peux encore te faire de petites surprises comme ça? Cool. Je t’aime - JTM - Je t'aime.”. Pascal m’a répondu presque aussitôt; “Oh oui quant tu veux… Tu le sais bien d'ailleurs :). Et je t’aime aussi petite emmerdeuse indécise ;)”.

J’étais folle de joie… Puis, plus tard dans la soirée, il m’a envoyé un petit mot pour me demander si je n’avais pas envie de dormir chez lui. Cette fois, plus question d’être indécise. Après lui avoir répondu que oui, j’ai foncé chez lui.

Normalement, j’aurai tergiversé, et au final, j’aurai refusé en pensant à jeudi et au week-end. Parce que, si je voulais le voir le week-end, ce n’était pas une bonne idée de passer autant de temps avec lui la semaine. Rassasié, Pascal aura d’autres chats à fouetter et plus de temps, mais pas pour moi. Mais qu’importe. Ce soir, c’est lui qui me propose d’aller chez lui.

Et Pascal l’a dit, l’a écrit noir sur blanc qu’il m’aimait aussi… Hihihi, je suis trop contente…

J’ai fondu dans ses bras, trop heureuse pour réfléchir à plus tard, perdu jusqu’à mon identité, ma personnalité. J’étais au comble du bonheur, emportée par son amour, par ses câlins, ses baisers. Je n’avais plus la force de penser. Ma tête était vide. J’avais atterri au paradis des sens. Mon corps ne m’appartenait plus. Je ne m’appartenais plus. C’était impossible qu’il puisse aimer quelqu’un d’autre et me faire l’amour comme il le fait. Impossible. Je lui appartiens, corps et âmes.


Partager cet article
Repost0

127/2013 - N'oubli pas que JTM !

Publié le par JaneDo


Mardi, 7 mai 2013  - 127/2013 - N’oubli pas que JTM!

C’est crevant de toujours avoir du monde sur le dos! Mes énormes besoin en solitude, sont un peu mis à mal. Je ne peux rentrer, sans croiser mes voisins du rez, et me voir happée pour un café, corriger un courrier ou me taper un album photos! Même si je les adore de tout mon coeur, j’en ai un peu marre. Aucune de mes visites ne peuvent parquer devant la maison, sans qu’on me pose la question. Bref, je me réjouis de partir loin, quelque part où je ne nouerai aucun lien avec mon voisinage. Comme avant.

Aujourd’hui, c’était la course. Je devais annoncer mon accident à mon assurance, passer dans un garage pour savoir ce que va me coûter la réparation de ma voiture, passer chercher ma nièce pour la ramener à la maison. Bon, pour ma nièce, c’est entièrement de ma faute, je suis trop inquiète si je ne sais pas si elle est en sécurité. Bref, tout est de ma faute, même avec mes voisins du rez; je ne sais pas dire non! D’ailleurs, Roméo m’a téléphoné pour savoir si demain, je l’emmenais au conservatoire comme prévu.

Bref, je n’ai rien fait de ce que j’avais prévu pour moi! J’étais grave enragée, mais contre moi-même! Et demain, re-belote, je cours pour les autres. J’ai aussi prévu d’aller chercher ma nièce après l’école. Alors, vivement que je déménage loin des personnes que je connais et qui me sont chers. A voir, le seul avec qui je suis intraitable et chiante, c’est avec mon mec! Nul ça!

Enfin rentrée, enfin seule, plongée jusqu’au cou dans un bon bain chaud, je ne pensais qu'à Pascal. Il m’avait proposé d’aller manger avec lui après son entraînement, et je n’ai même pas trouvé le temps de lui répondre. J’avais drôlement envie de le voir.

Est-ce que j’osais me pointer chez lui, sans avertissement? Est-ce que je peux, après avoir passé le week-end chez Thomas? Est-ce que Thomas ne m’en voudra pas trop? Pfff, que faire? J’avais tellement envie de le voir…

21h, je me suis donc pointée chez lui. Ils n’étaient pas encore rentré. J’ai donc attendu dans le noir.

Au cas où Thomas rentrait en 1er, je voulais éviter qu’il me trouve plantée là. J’ai vérifié la porte entre les 2 apparts, elle n’était pas fermée à clé. Alors je l’ai fermée, pour que Thomas ne puisse pas me surprendre. Et j’ai patienté.

Environ 45mn plus tard, Thomas rentrait. Il était tout seul. Pas de Pascal. Je me suis demandée s’il avait dû ramener Caro et s’il traînait là-bas. Ça ne fait rien, j’ai décidé de continuer à l’attendre. 1h plus tard, je commençais à m’impatienter. Thomas s’était douché, changé et il était ressorti. Je pense que c’était pour aller chez sa “copine”, sa régulière. toujours pas de Pascal à l’horizon.

J’ai donc essayé de l’appeler. Pas de réponses. Là, j’avais mal au coeur. Il était sûrement avec Elodie alors! S’il avait été avec Caroline, il m’aurait certainement répondu. En désespoir de cause, je lui ai envoyé un message pour lui dire que j’étais chez lui, j’avais envie de le voir. C’est seulement après avoir envoyé le message que je me suis sentie conne. Je venais de dégringoler de mon piédestal en lui faisant sentir qu’il me manquait.

Il était presque minuit, j’aurai mieux fait de faire demi-tour et rentrer sagement chez moi, sans qu’il sache que j’étais passée. Mon honneur aurait été sauf. L’empêche, je n’arrivais plus à partir, j’espérais encore le voir.

Je me suis endormie, alors je ne l’ai pas entendu rentrer. Pascal s’est assis à côté de moi sur le canapé, et m’a fait un petit bisou sur la joue. Puis, il s’est mis à enlever mes cheveux de mon visage, me caressant la joue. Pascal avait certainement dû se mettre en route dès qu’il avait reçu mon message. Ça m’a fait plaisir. Pascal devait probablement être chez un pote. Je crois qu'il m'aime encore, sinon, il ne serait pas rentré aussi vite!

Sans me poser de questions, sans aucun reproche pour dimanche, ni même parce que je m’étais introduite chez lui, Pascal m’a simplement prise dans ses bras. Je n’ai posé aucune question non plus. Après avoir fait l’amour, comme si c’était la première fois, on s’est endormi. Réveillée en sursaut au retour de Thomas, vers les 3h du matin, je me suis éclipsée discrètement. Pascal dormait toujours. Je lui ai laissé un petit mot vers la machine à café; “Dont’ forget that I Love U” (N’oubli pas que je t’aime).


Partager cet article
Repost0

126/2013 - Anniversaire & Accident... Zut!

Publié le par JaneDo


Lundi, 6 mai 2013  - 126/2013 -  Anniversaire & Accident... Zut!

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma frangine, la douce maman de mes neveux adorés. Donc, je me suis organisée avec mes nièces, pour les réservations au restaurant et le cadeau. Kachou et Lilice se chargeaient des cadeaux. J’avais déjà donné les sous à Kachouka.

Ce matin, quand même pour marquer le coup, j’ai fait un saut vers ma frangine, pour boire le café. Je suis passée à la boutique de fleurs de la soeur à Tchoy, au Mont, pour lui acheter un petit bouquet. Vers 15h, je suis partie pour aller voir un box, et je l’ai loué. Sur le chemin de la maison, pour aller me changer… BAM! Accident. J’ai embouti la voiture devant moi. Une jeune fille qui venait sûrement d’avoir son permis. Flûte! La gueule du capot de ma voiture!!! Une petite blague de 3’000Fs, pour les réparations sur ma voiture.

C’était entièrement de ma faute. C’était le 1er accident de ma vie! J’ai oublié de prendre ses coordonnées! Nulle…

Hier soir, Pascal a eu de la peine à me laisser partir. Il m’avait raccompagnée à ma voiture, ce qui a poussé Caro à se ronger les ongles, les yeux rivés à la fenêtre. Pour ne rien rater.

Pascal cherchait à me faire rester dormir chez lui. Hum, même si j’en mourrai d’envie, je ne pouvais pas. Thomas aurait pensé que je n’avais accepté son invitation, que pour rendre Pascal jaloux, ou créer l’occasion de le croiser et se rabibocher. Ensuite, il m’avait bombardé de messages. J’étais trop raide, et je ne pouvais décemment par retourner là-bas pour finir la soirée avec lui. Ridicule.

A vrai dire, j’ai voulu me coucher un moment, mais j’ai pratiquement fait le tour du cadran.

Les garçons m’ont taquinée hier soir à propos de mes escapades avec mon ordi sous le bras. Ils se demandent ce que je pouvais bien fabriquer avec mon ordi enfermée dans les toilettes, ou dans la chambre d’amis.

Hihihi, s’ils savaient que je racontais toutes nos petites histoires… Ils pensent que je passe mon temps à me connecter sur FaceBook! Mouais! Je n’y vais pratiquement jamais, et en plus, je ne raconte rien de ma vie là-dessus. Quelle idée!

Pascal a réussi à me joindre, alors que j’allais chez ma frangine, ce matin. Il voulait qu’on mange ensemble ce soir. Mais ce soir, ça ne jouait pas, j’ai l’anniversaire de ma soeur. Pascal m’a sorti un truc du genre; “c’est toujours pareille avec toi… tellement compliqué…”. Grrrh! J’ai compris que, contrairement à Caroline, qui dit toujours oui, qui est toujours libre pour lui, c’est clair que je suis compliquée!

Je n’ai même pas pensé à lui proposé plutôt demain soir. Lui non plus d’ailleurs! Ça m’aurait mieux arrangé!!! Je n’ai pas pu le rappeler de la journée pour lui un autre soir. Puis, vers 17h30, j’ai eu l’accident!!!

La soirée était super sympa. Le Tramway est un bon restaurant, et il faut avouer qu’ils ont un très bon cuisinier! Ma soeur était aux anges. Elle n’avait pas à cuisiner pour le dîner en famille du lundi. Kachou avait eu une brillante idée; un bracelet avec la 1ère lettre des prénoms de ses 5 enfants; D, A, M, K, P. Trop mignon. Sans elle, on n’aurait pas su quoi lui offrir!


Partager cet article
Repost0

125/2013 - A contre courant???

Publié le par JaneDo


Dimanche, 5 mai 2013  - 125/2013 - A contre courant?

Vers 2h du matin, on a fait une petite pause. J’ai donné un coup de main à Thomas pour préparer des trucs à grignoter et à boire. Moi, c’était du café, pour ne pas changer. On avait 3 heures de films dans les yeux. Il fallait une pause, sinon nos rétines auraient surement explosé. Enfin, pas les miennes, j’ai l’habitude, et j’aime passer des soirées entières à regarder films sur films.

Thomas m’a chuchoté à l’oreille; Je sais bien que Pascal va le prendre mal si tu restais dormir chez moi, alors tu sais, je comprendrais que tu choisisses de rentrer chez toi.”. J’ai voulu protester, mais, comme j’avais passé toute la soirée, depuis l’arrivée à Pascal, à ne penser qu’à ça, j’ai préféré être honnête.

  • Ben, j’y pensais justement… Du coup, je ne sais pas quoi faire. Je n’aimerai pas laisser Pascal avoir ce genre d’emprise sur moi. Après tout, il ne fait pas attention à ce que je peux penser, et on n’est plus ensemble. Mais, en même temps, ça me perturbe.
  • T’inquiète pas pour moi, je comprends.

Thomas était vraiment adorable. Il venait de me soulager d’un énorme poids. Mais quand même, pourquoi est-ce que j’agirais en fonction de Pascal, hein? Est-ce qu’il pensait à moi hier soir quant il est reparti après avoir vu ma voiture? Sans Thomas, j’aurai passé une triste soirée chez moi, toute seule, à me morfondre, alors que Pascal serait sorti s’amuser avec Caroline! Non, même si j’étais tentée de choisir la facilité, je ne devrais pas me laisser commander par Pascal.

Pascal nous observait. Il ne semblait pas apprécier de nous voir si complice, se chuchotant à l’oreille. Il est donc venu nous demander ce qu’on se racontait. Caroline s’est précipitée derrière lui. Gêné, on s’est tu pour bafouiller quelques platitudes, comme quoi la bouffe, etc. Pascal m’a tirée sur la terrasse pour discuter. C’était encore plus gênant. Je me suis sentie assez mal à l’aise.

Pascal m’a demandé de rester dormir… Ça c’était le comble! Je ne pouvais tout de même pas accepter? C’était prévu que je reste chez Thomas, et maintenant, il pensait que j’allais abandonner Thomas pour m’engouffrer chez lui? C’était juste pas possible. L’empêche, ça me déchirait le coeur de me retrouver à devoir refuser.

  • T’es gonflé!
  • Pourquoi tu dis ça?

J’ai rigolé, mais c’était de l’amertume.

  • Hier soir, dès que tu as vu ma voiture devant la maison, tu prends la fuite, et ce soir, alors que tu sais que Thomas m’a proposé de passer le week-end ici, tu me demandes de dormir chez toi? T’appelles ça comment toi? Hier soir, tu as dormi où? J’étais pourtant ici? Tu ne m’as pas appelée de la semaine malgré le petit mot que je t’ai laissé… Ce qui veut dire que tu ne tiens pas à me voir! Et ce soir, tu avais rendez-vous avec Caroline, non? Pas avec moi! Donc, tu te fiches pas mal de ce que je fais, pour autant que je reste toute seule dans mon coin, c’est ça?  Ou est-ce que c’est juste pour faire la nique à Thomas? Qui n’a été qu’un amour avec moi, qui s’inquiète pour moi…

Pascal regardait ses pompes, la mine boudeuse. Je n’aurai peut-être pas dû dire tout ça, mais c’était sorti tout seul.

  • Tu me mets dans une mauvaise position là! Tu sais bien que ça toucherait Thomas. Tu apparaît subitement, comme ça… Puis, même si je le voulais, même si je crève d’envie de dire oui, je ne peux décemment pas… S’il n’y avait pas eu Thomas, je serais toute seule chez moi, peut-être à pleurer parce que tu n’as même pas pensé à m’appeler… Comme tu me l’as si bien rappelé la dernière fois, on n’est plus ensemble, alors j’ai accepté l’invitation de Thomas, je ne peux pas suivre un autre juste parce que, tout à coup, il a envi de me voir, ou juste montrer à son pote, qu’il peut faire de moi ce qu’il veut! On va voir si tu ne va pas toi, de ton côté dormir ailleurs, ou inviter une autre fille à dormir chez toi… Après tout, c’est de ta faute si on en est là!
  • Ce n’est pas ça… Je fais des efforts pour ne pas t’appeler, ne pas te donner de faux espoirs… Parce que, dès que je te vois, j’ai juste envi d’être avec toi…
  • Bla-bla-bla… Ce ne sont que des mots tout ça! Que des mots! Si tu regarde bien, c’est en contradiction total avec ta façon d’agir. Comme hier soir…
  • Donc, tu restes dormir chez Thomas?
  • Pourquoi pas? Tu as bien dormi ailleurs hier, non? Et je pense qu’il se passait bien plus qu’entre Thomas et moi! D'après ce que tu fera, je saurais comment réagir la prochaine fois.

Pascal m’observait. Il a dit qu’il n’arrivait pas à croire que je vais dormir chez Thomas, juste au-dessus de sa tête. Il m’a encore demandé si je ne voulais vraiment pas venir dormir chez lui. Que se serait pareil, je verrais Thomas le lendemain. J’ai répété que je ne pouvais pas. Ça ne se faisait pas des trucs pareils, que je lui en voulais de me mettre dans une telle situation.

Pour couper court, j’ai dit que les autres nous attendait pour regarder le film. Alors, je suis rentrée. Pascal me suivait, la tête basse, les mains enfoncé dans les poches.

Ciel, j’avais drôlement envie de dormir avec lui, malgré tout ce que je venais de lui balancer. Mais, franchement, je ne pouvais pas! Je n’osais pas traiter Thomas de manière aussi légère alors qu’il n’avait fait que chercher à me remonter le moral. Contrairement à Pascal.

Après le film, on était un peu tous crevé. C’est clair que je n’abandonnerais pas Thomas, après tout ce qu'il a fait pour moi. Pas encore une fois. Je restais. Pascal cherchait mon regard, cherchait un signe que j’avais changé d’avis. J’ai évité de le regarder dans les yeux, même quant je lui ai fais la bise. Bien sûr, intérieurement, je tremblais à l’idée que Pascal file dormir ailleurs ou chez Caroline. Je n’allais pas passer la soirée derrière la fenêtre, donc je ne saurais rien. Pour ce soir, je ne pouvais rien faire. Je ne voulais pas m’inquiéter, ni continuer à me détruire à petit feu, alors tant pis.

Suivant ce qu’il fera, j’aviserai… Je ne pouvais pas faire plus…

Dimanche, j’ai accompagné Thomas pour les croissants, etc, pour le petit dèj. Au retour, Pascal était déjà en haut et préparait le café. J’étais assez surprise de le voir. Thomas a avalé un café en vitesse, et voulait aller prendre une douche avant le déjeuner. Je le soupçonne d’avoir juste voulu nous laisser un moment pour qu’on puisse discuter.

J’avais reçu aussi un message de Caro, qui m’apprenait que Pascal avait refusé qu’elle vienne déjeuner avec nous. Je pense que Caroline espérait que, je passe par-dessus Pascal, et l’invite. J’ai préféré ne pas le faire. Simplement parce que, je ne voulais pas que Pascal sache qu’on se racontait pleins de choses, même tout. Hum, ça n’aurait fait que lui confirmer qu’on se relayait pour l’occuper et l’empêcher de voir la miss Elodie.

J’ai été plutôt calme et silencieuse pendant le déjeuner. Pour finir, après, Pascal s’est adressé directement à Thomas, pour lui demander s’il pouvait me kidnapper le reste de la journée. Comme si je n’avais pas mon mot à dire? Je suis quoi moi? Un pion? Une écervelée? Ça m’a piquée au vif. J’ai répliqué qu’avec Thomas, on avait prévu de se larver toute la journée devant la télé. Notre mot d’ordre de la journée; rien foutre, repos total.

Je sais que ça a vexé Pascal. Il est reparti chez lui, et Thomas m’a fait une grimace; “Waouh, Jane, il a dû mal le prendre!”. Qu’importe, je n’étais pas le petit jouet de Monsieur Pascal. Quand même, ça m’a serré le coeur. J’avais peut-être été trop loin. Que pouvais-je faire d’autre? Juste descendre chez Pascal? Comme si de rien n’était, laissant Thomas tout seul en haut? Non!

On était déjà larver devant la série “Person of Interest, season 2”, quant Pascal, après avoir boudé un moment est remonté s’asseoir devant la télé avec nous. Entre temps, j’avais invité Caroline. Donc, on a passé le reste de la journée, avachi dans le canapé, à bavarder et regarder la télé.

On aurait dû sortir un peu, il faisait beau par moment, mais on était tout aussi bien, tranquillement au chaud…

L’empêche, c’était bien de voir Pascal, même si j’ai fini par l’engueuler en quelque sorte. C’était agréable de passer la journée, sans être envahi par des potes dans tous les sens, de pouvoir discuter, rigoler ensemble comme avant. J’aurai bien aimé un peu plus de tendresse de la part de Pascal, mais c’était juste pas possible. Chaque fois qu’il approchait trop, j’évitais de laisser traîner ma main, de peur de devoir le repousser, ou lui arracher ma main.

Après avoir dîner tous les 4 ensembles, je suis rentrée. Mince, j’étais vannée, limée, crevée. Mal au dos, à la tête, et touti quanti. Toute la tension impliquée avec l’arrivée imprévue de Pascal, dans le petit week-end tranquille prévu avec Thomas, m’avait littéralement vidée.

Zut, Pascal a essayé de m’appeler une dizaine de fois! Je pense qu’il a dû croire que je ne voulais pas lui répondre d’après les messages qu’il m’a laissé… Encore un malentendu… C’est fou, on marche à contre courant ou quoi!


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">