136/2013 - Ma copine Dol, mon sauveur
Lundi, 13 (133) - Mardi 14 (134) - Mercredi 15 (135) - Jeudi 16 mai 2013 (136/2013) - Ma copine Dol, mon sauveur
Je n’ai pas pu, ou pas voulu suivre les faits et gestes de Pascal cette semaine. Puis, j’étais super occupée avec mon déménagement imminent. Je devais vider mon appart à Cugy. J’habitais là-bas depuis plus de 20ans! Donc, inutile de dire toutes les choses qu’on garde, tous les petits chenis, cadeaux des gamins, des trucs qu’ils ont fait à l’école, les bouquins, etc. Pfff, j’avais tellement de trucs, que je ne savais pas comment me décider sur ce que je gardais ou pas.
Lundi, c’était la course dès le moment où j’ai quitté Pascal…
Je suis tombée sur Marie en rentrant, et c’était parti pour notre petit café rituel. Ma nièce n’avait pas école cet après-midi, alors je l’ai ramenée chez elle. 120 kilomètres aller retour. Je suis restée un moment avec elle, jusqu’au retour de ma soeur, puis j’ai foncé récupéré Roméo après l’école, pour le conduire à son cours de solfège. Je voulais acheter des cartons, alors il est venu avec moi. Sa maman ne rentrait pas avant 19h.
Mercredi, rebelotte, j’ai ramené ma nièce, puis je suis revenue sur Lausanne pour aller chercher Tchoy, qui s’est enfin décidé à m’installer ma télé. Carmine, le crétin, a commencé à me faire chier. Ça l’ennuyait de voir une ligne internet et la télé échapper à son contrôle. Il avait peut-être installé des caméras sur la ligne à ma frangine, alors de me voir reprendre cette ligne l’emmerdait au plus haut point. Il a commencé à se montrer agressif.
Si Tchoy ne finissait pas le travail avant samedi, il a dit qu’il arracherait tous les fils. Quel plouk. Tchoy est donc revenu jeudi pour mettre les fils dans des tubes et les enterrer ou les passer dans les murs. Voilà, Carmine n’avait plus rien à dire, alors le lendemain, il a parqué au milieu des 2 places de parcs disant qu’il avait besoin d’avoir l’accès. Bref, c’était que pour faire chier.
Puis, jeudi, Dol est venue m’aider, et grâce à son énergie, on a réussi à prendre une sacrée avance. J’ai pratiquement fini. Vendredi matin, les déménageurs passent chercher le gros. Une partie sera stockée chez Dol. Je n’ai parlé de mon déménagement à personne. J’en parlerai peut-être quant je serais installée. Je voulais éviter que Pascal n’apprenne mes déboires et me mette au pied du mur.
Grâce à ma façon de compartimenter les choses, je réussi pour l’instant à ne pas penser à l’impact sur le futur. Ni décrypter pour ne pas ressentir la mesure du vol que mon propre beau-frère a osé me faire, en me volant mon appart. Ce qui est clair, c’est que je ne ferais jamais plus confiance à un fiduciaire, gestionnaire de biens! Tous des voleurs. Même quant j’y pense, c’est comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, non à moi.
J’avais eu Caroline en ligne plusieurs fois. Parfois, elle pleurnichait de n’avoir pas de nouvelles, et d’autres pour me raconter sa soirée avec Pascal. Ce qu’ils se sont dits.
J’ai réalisé que je n’étais pas celle qui avait le droit de jeter la première pierre! Si Pascal n’avait pas eu envi de me parler de ce qui se passait avec sa femme, c’était comme ça, je n’avais pas à lui en vouloir. Après tout, je n’avais pas envie de lui parler de mes problèmes d’appart, et surtout pas de mentionner que c’est mon beau-frère, un membre de la famille, à qui je faisais totalement confiance, qui m’avait escroqué! Ouais, je n’avais aucune envie de lui en parler.
Puis, on était déjà vendredi… J’ai passé toute la matinée avec Dol et les déménageurs. Et Tchoy au bout du fils! C’était chou de la part de Dol de m’avoir aidée et accompagnée. Vraiment chou. Malgré son gros problème d’alcoolisme, on peut compter sur elle, et je l’aime bien. Par moment, vers la fin des cartons, j’ai pas été très cool avec elle. J’étais irritable, impatiente d’en avoir terminé, et je l’ai un peu bousculée. Snif. Je regrette. Je vais me racheter parce qu’elle a été une chouette copine. Sans elle, je n’aurai pas eu le courage d’aller faire les cartons.
Et aussi, on a eu des fous rires terribles, jusqu’aux crampes, quant je lui racontais mes plans détectives, plantée au milieu des buissons qui entourent la maison où habite Pascal! Elle ne m’imaginait pas m’abaisser à ça!
Je n’ai aucune idée comment ma frangine arrive à le supporter. Il cherchait la bagarre aujourd’hui! Et avec moi. Je l’ai presque envoyé promener. Ça m’aurait fait chier qu’il prenne la tête à ma frangine à cause de moi. Le plouk. J’espère trouver la force de ne pas exploser, pour mon adorable frangine. Après tout, c’est son mec. Je peux, pour elle, serrer les poings dans les poches. Mais, je n’ai pas l’intention de me laisser faire, ou de m’aplatir pour autant.
Son besoin de contrôle, de manipulation, d’agressivité pour se sentir exister ou plus viril, il peut se le carrer au cul.

Pascal avait bien essayé de me dire qu’il avait un truc avec un copain, mais j’ai fait semblant de ne pas capter. Bien sûr, je savais que le copain n’existait pas et qu’il voulait aller voir Elodie. Il avait des explications à lui donner. Elle lui fera le coup des larmes et (flûte) il la consolera. L’idée me rendait malade.
Pascal a été un amour de tendresse, Il était au petit soin pour moi. C’est lui qui avait demandé à Caroline de rentrer chez elle. 
Une 1/2h après,
Pascal m’a suggéré d’aller me coucher un peu. Je n’en avais pas envie, au contraire, j’ai proposé qu’on aille se faire une partie de Paint Ball avec Thomas et ses potes avant qu’il monte au chalet. Pascal a eu l’air de trouver l’idée assez intéressante. Après Caro, j’ai été prendre ma douche et j’ai filé pour aller me changer chez moi. Je les retrouvais au terrain.
Caroline avait été loué des films. J’ai avalé la soupe qu’elle m’avait préparée sans trop d’entrain. J’avais la dalle…
Caroline m’a encouragée à garder la tête froide.
Par contre, le coup de fils de Caroline m’a laissé un peu sur le carreau; 

Thomas m’a chuchoté à l’oreille;
Pascal m’observait. Il a dit qu’il n’arrivait pas à croire que je vais dormir chez Thomas, juste au-dessus de sa tête. Il m’a encore demandé si je ne voulais vraiment pas venir dormir chez lui. Que se serait pareil, je verrais Thomas le lendemain. J’ai répété que je ne pouvais pas. Ça ne se faisait pas des trucs pareils, que je lui en voulais de me mettre dans une telle situation.
On aurait dû sortir un peu, il faisait beau par moment, mais on était tout aussi bien, tranquillement au chaud…