164/2013 - Petite faiblesse...
Jeudi, 13 juin 2013 - 164/2013 - Petite faiblesse...
L’appartement n’est pas mal du tout. Je parle intérieurement; larges pièces, salon énorme et une bonne disposition, avec les toilettes bien à part. Par contre, aucune vue, rien, nada. La route en hauteur, passe droit devant les fenêtres du salon. Une bande de terre grimpe jusqu’à cette route, et c’est à moins de 10 mètres. Côté gauche, malheur et boule de gomme, une école. Donc, les jours de maladies, impossible de se reposer sans entendre le bruit des enfants et certainement le clocher!!! Malgré tout ça, l’appart me plaît beaucoup. J’espère qu’il plaira à Marco.
Après la visite, ma soeur est partie au travail, et moi, faire quelques emplettes, je pensais rentrer. Mais, j’ai reçu un coup de fils de Tchoy. De Pascal aussi. J’ai rappelé Tchoy. Pascal? Je préférais l’appeler quant je n’étais pas au volant, mais à un moment où je pouvais calmement lui parler.
Finalement, j’ai été mangé avec Tchoy chez Jean-Paul au BP au Mont.
Après, je suis rentrée. J’avais appelé ma puce et elle rentrait avec ma frangine, alors je pouvais rentrer et faire une sieste. J’étais vraiment très fatiguée. En arrivant à la maison, j’ai croisé la voisine avec le petit Peter. Un petit garçon de 9 mois qu’elle garde cette semaine. Le petit ne me quitte pas des yeux. Tout en tirant sur sa lolette, il me fait des risettes. Il est chou comme tout. Et tellement sage.
Reposée, je me suis réveillée vers 21h. Avec beaucoup de peine. J’étais si bien que j’aurai voulu continué à dormir. Quelque part dans ma tête, je savais que j’avais envie de voir Pascal. J’avais oublié de répondre à son appel, et j’ai même pas répondu par un sms en retour. Flûte, c’était nul. Maintenant, je n’avais aucune idée de ce qu’il faisait ce soir, ni si ça allait être possible de se voir.
Je me sentais même mal d’essayer de le joindre, là comme ça, à la dernière minute. c’était une peu gonflé. Mais, j’ai tenté. Malheureusement, il ne répondait pas, ce qui me rendait anxieuse et me renvoyait une tonne de doute et de questions débiles; peut-être qu’il n’avais pas envi de me répondre? il était occupé? mais, avec qui? Rhhh, j’ai l’art de me torturer toute seule.
En désespoir de cause, je lui ai envoyé un message pour dire que j’allais chez lui, que j’avais envie de le voir…
Ridicule! Après avoir fait la tête aussi longtemps, voilà que je débarquais chez lui!!! Mais bon, je ne voyais pas comment faire d’autre. Jess risquait d’être là, mais je n’étais pas sensé le savoir. Et miracle…!!! Mon message avait dû faire l’effet d’une petite bombe, parce que du coup, Pascal m’a rappelé illico presto!!!
Donc Pascal avait bien vu mes tentatives, et donc, il n’avait pas voulu me répondre???!!! Ça me donnait encore plus envie d’aller chez lui et de tomber comme un cheveux sur la soupe.
Pascal était persuadé de m’avoir dit que Jess était là, donc, je ne pouvais pas me pointer comme ça chez lui. Hélas pour lui, j’étais déjà devant la porte. Alors, il a dû venir m’ouvrir. A les voir tous les 2 en training, j’ai compris qu’il ne sortait pas ce soir. Jess m’a proposé de rentrer, mais Pascal préférait qu’on aille faire quelques pas au bord du lac. Comme Jess insistait, je suis rentrée quelques minutes.
C’était gênant, parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé à Pascal, ni été si près de lui, alors j’avais le coeur qui tapait fort. Je me suis mise à transpirer et j’avais les mains moites. Je n’osais même pas le regarder ou regarder dans sa direction. Jess et moi avons discuté un moment. Elle a voulu savoir comment j’allais, je lui ai retourné la faveur. Elle a un peu raconté son voyage à Londres avant de partir pour New-York, puis Pascal nous a interrompu.
Jess s’est retirée, nous laissant en tête à tête au salon…
J’aurai voulu lui demandé s’il dormait là, ou s’il était chez Thomas pendant le séjour de sa femme. Mais je n’ai pas osé. Cela ne se faisait pas. On était embarrassé de savoir que Jess était dans la pièce d’à côté. Même assis sur la terrasse à l’extérieur, c’était gênant.
Pfouhhh, c’était fou comme je pouvais me sentir mal à l’aise avec Pascal. Jamais avec Thomas!!!
Clairement, on ne pouvait pas se parler. Pas comme ça, pas maintenant. Donc, on a parlé d’autre chose; ce qu’on avait prévu de faire demain. Pascal a proposé qu’on se retrouve pour dîner. J’ai d’abord dit oui, puis j’ai prétendu avoir quelque chose et que ça ne jouait pas.
Pourquoi? Parce que je ne voulais pas qu’il me case entre midi-deux heures, et estimant m’avoir accordé un moment, me zappe le reste du week-end. Non. Merde, peut-être que je suis trop exigeante? Pourquoi est-ce qu’il fallait que je me comporte comme ça, justement quant sa femme est dans les parages? C’est trop nul.

Pascal a insisté. Puis, prenant mon courage à 2 mains, je lui ai dit ce qui m’avait traversé l’esprit. Pascal a éclaté de rire. Il m’a dit qu’il avait pensé qu’on aurait pu discuté et s’organiser pour se voir le soir, ou prendre la fuite pour le week-end. Mais là, avec Jess à côté, les oreilles certainement aux aguets, c’était pas possible.
Enfin, j’ai souri, ce qu’il m’a fait remarqué. Il paraît que ça faisait longtemps qu’il ne m’avait pas vu sourire. Blablabla, il me faisait du charme. Mais bon, ça marchait pas mal. J’ai donc accepté de le voir demain pour dîner. Après, on verra. Si j’avais raison et qu’il me plante le reste du week-end, j’aurai appris à faire confiance à mon instinct.
Pendant qu’on était sur la balançoire, Pascal m’avait discrètement pris la main et jouer avec mes doigts. Hum, je dois dire que ce petit geste affectueux m’a fait perdre la mémoire. Je n’étais plus du tout fâchée, plus du tout sur la réserve avec mes sentiments. Je ne rêvais que d’être à demain pour le voir. Je suis rentrée le coeur léger, flottant dans un nuage de sentiments confus, et plutôt amoureuse.
Mon carrosse s’est cassé la gueule dès que je suis rentrée. Pascal m’avait envoyé un message pour dire qu’il avait oublié qu’il avait déjà quelque chose demain à midi, que ça lui était sorti de la tête. Qu’on ne pourrait donc pas mangé ensemble, mais qu’il m’appelait demain matin.
Tsss, je sentais gros comme une maison, que demain, comme tout le week-end, j’aurai droit à une ribambelle d’excuses, et que je ne le verrais pas! Ça m’a foutu le moral en bas. Et quant je dis en bas, je veux dire, encore plus bas que ça!
Peut-être que Pascal n’avait pas vraiment envi de me voir en fin de compte??? Mais alors, pourquoi m’avoir pris la main??? Pourquoi faisait-il des choses qui me donnent de l’espoir et après me couper les pattes?
Déprimée, j’ai relus le message de Thomas qui me disait où il traînait avec ses potes, et j’ai foncé le retrouver. Après tout, lui au moins avait envi de me voir! Je n’avais pas envie de passer le reste de la nuit à me torturer de questions et à penser à Pascal. Tant pis si j’ai tord de faire ça, mais il me fait royalement chier là!
Pascal m’a envoyé 2 ou 3 sms, comme si de rien n’était, comme s’il avait oublié de quoi on parlait hier soir. Ça m’a un peu énervée. Je n’ai pas eu le temps de lui répondre. Heureusement, sinon, je pense que je l’aurais envoyé sur les roses. Il avait dû oubli quel jour on était, et a pensé que, comme je ne répondais pas, j’étais fâchée. Du coup, je l’étais.
En rentrant, j’ai trouvé un message de Pascal. C’est juste, j’avais entendu mon natel biper, mais je n’ai pas regardé tout de suite. Puis j’ai oublié. Et ce n’est qu’en arrivant chez moi que j’ai lu le message;
Ça me rassure. De l’imaginer, le pauvre,
Dimanche, 9 juin 2013
Samedi, 8 juin 2013
Pascal me disait qu’il en avait marre de mes silences, que je pourrais au moins lui parler, même si c’était pour se prendre la tête.
Dans tout le fouilli du déménagement, j'ai perdu un natel que Pascal m'avait offert. J'ai pensé l'avoir laissé dans un sac à main à Cugy. Alors, avant d'aller chez paps, j'ai couru vérifié à Cugy. Faux espoir. La journée avait mal commencé, j'avais oublié un truc ici, alors courir, puis oublié encore autre chose en partant, donc retour sur mes pas après. Bref, l'horreur.