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196/2013 - A deux, c'est plus facile!

Publié le par JaneDo


Lundi, 15 juillet 2013   - 196/2013 - A deux, c’est plus facile

Lundi soir, dîner en famille. Marco manquait à l’appel, il était encore en Turquie avec Ella. L’après-midi, je l’ai passé à Cugy, chez Marie. C’est toujours incroyablement impossible de partir une fois sur place. J’ai dû me faire appeler par ma frangine pour pouvoir filer.

J’ai joué au Monopoly avec Roméo et Yves jusqu’au retour de leurs mamans. Ha! J’étais en train de perdre!!! Marie voulait que je reste dîner. Roméo s’est planté devant la porte pour m’empêcher de m’en aller. Il a grandi, je sens que je leur manque pas mal. Roméo disait que ça lui manquait de ne pas pouvoir monter faire de la peinture avec moi.

L’empêche, l’air de rien, je suis contente de ne plus être là-bas, alors que ce sont les vacances scolaires! Ce qui me rappelle que demain, c’est l’anniversaire à mon autre bébé de 12ans, Markus. Je vais lui envoyer un message sur son portable, j’espère qu’il le recevra. Mimi interceptera probablement le message.

Thomas m’a appris que Pascal était parti en voyage et ne sera de retour vendredi. J’ai eu envie de lui envoyer un petit message. A part ça, Thomas a voulu m’inviter à dîner ce soir, oubliant que j’avais mon habituel dîner en famille. Demain soir, je passerai certainement chez Caroline. On a besoin de se remonter le moral. A deux, c’est plus facile, la peine semble moins lourde.

Petite surprise en fin de soirée; Pascal m’a envoyé un message pour dire qu’il était en voyage. Il aimerait bien qu’on se voit à son retour. Pascal pense qu’on a besoin de parler.


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195/2013 - Pascal m'en voulait peut-être? Ou je me fais des idées!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 14 juillet 2013   - 195/2013 - Pascal m'en voulait peut-être? Ou je me fais des idées!

C’était chouette, parce que Vania est aussi venue avec sa copine. C’était une nouvelle que je ne connaissais pas encore. J’ai donc appris que celle avec qui elle vivait l’avait fichue à la porte du jour au lendemain. Apparemment, elle aurait voulu qu’elles fassent plus de choses ensemble. Pour ne pas dire “tout”. Elle a voulu que Vania arrête le basket, et Vania s’était braquée.

Alors un soir en rentrant, elle a trouvé ses affaires dans des sacs poubelles devant la porte. Elle avait rencontrée celle-ci à son club de cuisine. Ça m’a fait rire de savoir que Vania prenait des cours pour apprendre à cuisiner! Incroyable qu’une nana ne sache pas cuisiner. C’est vrai qu’elle ne sait même pas faire cuire de simples spaghettis!

Très tôt dans la soirée, Pascal a disparu. Dès que le bateau à pris le large en fait.

Pascal avait donné un coup de main pour tout mettre en place avant l’arrivée des copains. Puis, il avait pris un verre avec les premiers arrivants, une fois les préparations terminées.. Moi, je l’évitais autant que possible. J’évitais même de regarder dans sa direction.

J’étais descendue pour préparer quelques cocktail pour donner un coup de main à Thomas, et Pascal m’a suivie. Il a voulu savoir si je lui faisais la tête. Sa question m’a surprise. Je me suis demandée si j’avais des raisons, je ne me rappelais plus en quel terme on s’était quitté. Mais, je crois que depuis, même si je ne me rappelais pas, je savais qu’il avait chaque fois couru comme un naze chez Elodie.

J’ai répondu que je ne savais sincèrement pas. Pascal ne comprenait pas. Il a voulu qu’on file à l’anglaise. Je n’ai pas voulu. Je crois que je me doutais de la suite; on prendrait un verre, et ensuite, il me planterai là, pour aller retrouver Elodie. Non merci. Thomas serait déçu, peut-être même fâché, et moi je serais seule sur le quai, alors que les gens avec qui j’aurai pu me changer les idées aurait été au milieu du lac. Non merci Pascal.

Par curiosité, j’ai voulu savoir ce qu’il entendait par là? Est-ce qu’il voulait qu’on passe la soirée ensemble? La nuit aussi? Pourquoi me demande-t-il ça maintenant, alors qu’il n’avait pas pensé m’inviter sur le bateau, ou même au tournoi? Il a dit qu’il avait supposé que je serais là. Il savait que Thomas m’appelait tous les jours presque.

Puis, Pascal m’a fait une sorte de scène mi-figue, mi-raisin, en me demandant si j’étais tout le temps avec Thomas pour le rendre jaloux? Parce qu’il avait eu le malheur de me dire qu’il jalousait notre complicité? J’aurai peut-être dû lui dire que je savais qu’il avait fini chez Elodie après avoir passé la soirée avec moi l’autre fois, mais je n’ai pas voulu mentionner l’autre pouffe.

Quant on s’est séparé, parce que Thomas est descendu voir ce qui me retenait, j’ai réalisé que Pascal n’avait pas répondu à mes questions, mai qu’il avait simplement disparu. Il s'était foutu de ma gueule?

J’avais été bien avisée de ne pas avoir pris les devants et averti Thomas que je partais… Hum, parce que je pensais passé la soirée, et pourquoi pas, la fin du week-end avec Pascal. Ça m’a fait beaucoup de peine qu’il ait joué à me lancer la balle comme ça, juste pour savoir ce que j’allais faire. Puis, sans aucun scrupule, il avait pris la tangente.

J’aurai pu donner ma main à couper qu’il était parti rejoindre Elodie… Caroline était là. Elle était triste de ne l’avoir pas mieux surveiller, sinon, elle lui aurait collée aux basques. Il n’aurait pu faire un pas, sans elle. Du coup, il était tranquille, nous, on était au milieu du lac jusqu’à pas d’heure. Qu'est-ce qu'elle avait de plus que moi? Pourquoi elle?

Si j’avais été seule, je me serais soulagée en me laissant aller, et j’aurai pleuré un bon coup. Malheureusement, je devais faire semblant que tout allait bien. Heureusement pour moi, Thomas était là, aux petits soins. Toujours attentif, et tendre. Pourtant, je sais qu’il m’observait. Cherchant peut-être à déceler mon coeur brisé. Pour lui, je me devais de sourire et ne pas montrer ma détresse. En ce moment, j’avais la haine pour Pascal.

Une fois la soirée terminée, les derniers fêtards débarqués, on est resté sur le bateau pour la nuit… C’était plutôt romantique. On a regardé le lever du jour sur le pont, bercé par les vagues. Thomas m’a fait l’amour là, et on s’est endormi dans les bras l’un de l’autre. La chaleur du soleil nous a réveillé et on s’est retiré dans sa cabine.

Au passage, j’ai vu la voiture de Pascal au loin, devant chez eux. Je me suis demandée quant est-ce qu’il était rentré? Puis, j’ai pensé; “Bof, ça ne me regarde pas!”. Parce que, si j’avais compté à ses yeux, il serait resté sur le bateau pour être près de moi. Je le détestais trop là tout de suite. J’espère qu’il devine que Thomas et moi étions sur le bateau et, j’espère aussi que son imagination était aussi fertile que la mienne, et qu’il peut deviner la suite.

C’est différent de faire l’amour avec Thomas. Pourtant, parfois, certains gestes me font penser à Pascal… Et ça c’est horrible.

On s’est réveillé en milieu d’après-midi. Après avoir déjeuner, perdu au milieu de l’étendue d’eau, tendrement enlacé, on a traîné un peu. Je crois qu’on n’avait ni l’un, ni l’autre envi de retourner sur terre. Je crois que j’aurai bien voulu rester là jusqu’au lendemain.

Julien avait organisé une petite verrée chez lui, et il comptait sur Thomas. Thomas a pensé que je l’accompagnerai, mais j’avais besoin d’être un peu seule. Faire semblant d’aller bien, alors que j’avais le coeur en miette et les larmes prêt à surgir à tout moment, était positivement épuisant. J’avais besoin de laisser sauter le barrage, et pleurer de tout mon soul sans témoins.

J’ai dit à Thomas que je passerai probablement chez Caroline, puis peut-être, si je n’étais pas trop crevée, je l’appellerai et le rejoindrais. Je savais bien que je n’en ferais rien. Je n’allais pas me donner en spectacle avec les yeux rouges et bouffis. Je savais aussi que je n’irai pas chez Caroline, pas ce soir. Ce soir, j’avais besoin d’être seule.

Je sais bien que j’espérais, contre toute attente, que Pascal réussirait à trouver un chemin jusqu’à moi, et que peut-être, il réussirait à consoler mon coeur endoloris. Je me sentais vidée, triste à mourir. Rongée de deviner que Pascal était sans doute avec Elodie. J’étais triste de voir qu’il ne pensait pas à moi, qu’il ne se rendait pas compte à quel point son attitude me faisait mal.

C’était samedi soir, et… Pascal était surement sorti avec Elodie… Et ça, ça me faisait mal. Elle avait la chance de voir son sourire, entendre sa voir, l’entendre rire, parler. Le voir respirer, bouger… Moi pas. Moi j’étais aux oubliettes. La seule chose qui me consolait, c’était que personne ne pouvait voir mes larmes, ni les profondes blessures qui s’étaient incrustée dans toute mon âme.

Peut-être que Pascal s’était tiré parce qu’il m’en voulait d’être si proche de Thomas? Ou exprès pour me faire regretter de me montrer si heureuse avec Thomas? Peut-être pour me donner une bonne leçon? Parce que je n'ai pas voulu partir avec lui? Ou est-ce que je chercher à lui trouver encore des excuses? Peut-être qu’il en a juste profiter pour se tirer sachant qu’il serait tranquille? Ni Caroline, ni moi ne pouvions l’emmerder ce soir!

L’amour est une saleté… Peut-être que si Thomas m’appelle, j’irai dormir chez lui… Je crois que je voulais voir s’il le ferait...

Vers 1h du matin, Thomas m'a effectivement appelée. Il voulait savoir ce que je faisais. Il a tout de suite senti que je n'allais pas bien. Il a dit qu'il rentrait et qu'il aurait bien aimé que je sois là. J'ai émis des tonnes d'excuses, parce que je ne voulais pas qu'il voit ma tête. Mais, il a tellement insisté que j'ai fini par aller chez lui.

Et j'ai été honnête, je lui ai dit pourquoi je n'avais pas voulu aller chez Julien... J'ai pu lui raconter ce que j'avais sur le coeur.

Thomas m'a écoutée, sans faire de commentaires. C'était agréable de savoir qu'il était prêt à m'écouter, être mon ami comme avant. Je me rend compte que peut-être, ça lui avait fait de la peine de savoir que Pascal tenait toujours une si grosse place dans mon coeur. Il a dû comprendre pourquoi je n'étais pas encore prête à m'engager envers qui que ce soit. Et c'était encore à cause de Pascal.

Malgré tout, après ma lamentable confession, Thomas m'a prise dans ses bras. Malicieusement, il a changé de sujet, et il a réussi à me faire penser à autre chose assez longtemps pour que j'apprécie d'être venue.

On a passé tout le dimanche à se larver chez lui. A ma grande surprise, aucun copain ne s'est pointé comme presque tous les dimanches. J'étais heureuse de ne pas être seule, d'avoir Thomas à mes côtés. C'est assez fou, mais je suis vraiment bien avec lui. Il est agréable, et on s'entend super bien. On n'a rien fait de spécial, mais j'ai passé un super dimanche, et c'est grâce à Thomas.

J'ai tout de même remarqué que Pascal a été absent de chez lui tout le dimanche. Il devait couler une heureuse journée, tout comme moi, dans les bras de sa Elodie. Il n'a pas non plus réapparu dans la soirée. J'étais bien placée pour voir qu'il a dormi ailleurs dimanche soir.

Ce qui fait que, ça fait 2 nuits qu'il dort ailleurs! Et où ça??? Je ne pouvais pas aller vérifier, mais je suis sûre que Caroline l'a fait. Je lui demanderais. J'avais besoin de savoir. Besoin d'être sûre, même si ça fait mal.


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194/2013 - Bien avec Thomas

Publié le par JaneDo


Samedi, 13 juillet 2013   - 194/2013 - Mauvais tour de passe-passe!

Dire que j’avais décidé de ne pas dormir chez Thomas pour ne pas compliquer les choses avec Pascal… Pour ne pas le perturber, lui montrer que j’étais toujours libre d’être avec lui. Et lui qu’est-ce qu’il fait? Dès que je tourne le dos, il court chez Elodie. S’il n’avait pas envi d’être seul, pourquoi ne m’a-t-il pas proposé quelque chose? J’étais plus blessée que furax. Et je pleurais comme une mauviette.

Au milieu de ma rivière de larmes, j’ai pensé que je pouvais retourner vers Thomas, alors il fallait que j’arrête de pleurer. Pourtant, c’était difficile de quitter le lieux du crime. J’avais au fond de moi l’espoir de le voir passer l’entrée. Ressortir. Mais, aux fenêtres de la louise, il n’y avait pas de lumière, et la voiture de Pascal était toujours là. Ça ne voulait dire qu’une chose… Ils sont déjà couchés!

Au bord de l’anéantissement, le coeur au bord de l’explosion, je savais que je ne trouverais pas le sommeil, si je rentrais chez moi. Je tremblais tellement que j’ai eu de la peine à appeler Thomas. Rhhh, il ne répondait pas. Flûte. Hum! La grosse différence, entre Pascal et Thomas, c’est que là, j’osais retournais sur mes pas pour aller vers Thomas. Avec Pascal, je n’aurai jamais osé sans un mot de sa part.

J’ai donc fait demi-tour. Thomas était toujours au bord du lac avec des copains. Les derniers traînards. Il a été très surpris de me voir. Pour me venger, me faire du bien, lui faire plaisir, ou tout à la fois, j’ai dis qu’il m’avait manqué dès que j’avais pris la route. Je me foutais que tout le monde m’ait entendu. Thomas a voulu fiche toute la clique à la porte, mais je l’en ai dissuadé. J’étais bien avec Thomas, avec du monde ou pas.

En voyant mes yeux rouges, il a cru que j’étais crevée, alors j’ai joué le jeu. J’ai baillé à m’en décrocher la mâchoire, bu quelques cafés, parce que j’en avais envie, et me suis montrée crevée. La tête posée sur son épaule, je les ai écouté bavarder, rigolé de leurs blagues. Un moment donné, ils ont parlé boulot, et le nom de Pascal a été prononcé. Ça m’a fait sursauté. Apparemment, la semaine prochaine, Pascal partait quelques jours. Après l’Allemagne, la Suède, retour. Bien!

Pascal est rentré en fin de matinée. Il est monté chez Thomas. Je pense qu’il a dû être surpris de voir ma voiture devant la maison. Je suis bien contente.

Après lui avoir fait la bise, je me suis éclipsée. Au regard qu’on a échangé, j’espère qu’il a deviné que je ne voulais pas lui parler. Pascal a dû croire que j’étais juste passée pour déjeuner avec Thomas. Thomas s’est fait le plaisir de lui dire que j’étais revenue hier soir. Que j’avais passé la nuit chez lui. Quant j’ai réapparu, j’ai bien remarqué l'air contrarié de Pascal.

Non mais, à quoi il s’attendait? Que je sois rentrée et qu’il pouvait s’amuser tranquille? Ben non! Comme toi, j’ai des "change of heart". Et, bien fait pour ta tête!

Thomas allait faire du vélo avec des potes samedi après-midi. Apparemment, Pascal était rentré parce qu’il allait avec eux. J’en ai profité pour rentrer chez moi et me détendre. J’avais prévu des petits plaisirs perso, comme me larver dans un bain avec un bon livre, me faire les cheveux, etc. Etant donné ce qui s’était passé hier soir, inutile d’espérer quoi que ce soit de Pascal, donc, j’allais préparer quelques affaires et je dormirai chez Thomas ou sur le bateau.

En effet, on avait prévu de passé la soirée sur le bateau. En fin de journée, j’avais proposé à Thomas d’aller faire les courses à sa place. Petit rire. L’empêche ça faisait très “couple”; faire les courses à sa place!

Après le vélo, un petit verre entre potes, Thomas a ramené le bateau sur le ponton au bout de leur propriété. Il n’y avait plus qu’à décharger ma voiture.

Pascal a proposé de me donner un coup de main pendant que Thomas prenait sa douche. Lui avait déjà pris la sienne. Je n’avais pas l’intention de me flinguer le dos. J’avais déjà fait porter tout dans ma voiture, je n’allais pas m’amuser à les en sortir. C’est un travail pour les mecs.

Je crois que Pascal a essayé de me culpabilisé, ou un truc du genre... Manquait plus que ça! Il est quand même gonflé là...

Assis tous les 2 sur la terrasse à attendre Thomas, c’est Pascal qui a lancé la discussion. Moi, je buvais mon café et je n’avais pas l’intention de faire d’efforts pour lui parler. Rien que de le savoir assis là, tout près, me faisait du mal.

Des tas d’images, de pensées, toutes tristes, dansaient dans ma tête. Et ça me donnait envie de pleurer.

Pascal a sorti une remarque du genre; “On dirait que tu passes beaucoup de temps avec Thomas...”. Je n’ai rien répondu, j’ai juste fait oui de la tête. Comme il n’obtenait probablement pas de répondant de ma part, il a encore continué en disant qu’il avait l’impression que je dormais souvent là. Là non plus, je n’ai pas répondu. A quoi bon.

Si je répondais à ça, je risquais de me mettre à lui reprocher de passer lui aussi pas mal de nuits chez Elodie. Et je ne voulais pas la mentionner. Pour moi, elle n’existait pas. Je me suis sentie super soulagée de voir Caroline traverser le jardin pour venir à notre rencontre. Elle s’est posée sur la balançoire à côté de moi. Je lui ai souri. Elle a tout de suite sentie qu’elle était la bienvenue.

Paul est arrivé peu après. Pendant que les garçons transvasaient les courses sur le bateau, Caro et moi sommes restées sur la terrasse à les regarder en bavardant.

Caroline avait aussi suivi Pascal à plusieurs reprises pendant la semaine. Il avait presque dormi tous les soirs chez Elodie. La petite larme qui brillait au coin de ses yeux, m’ont fait savoir qu’elle ressentait la même chose que moi. On s’est mise à comploter pour savoir quoi faire. Les copains arrivaient par vague, et la crainte que quelqu’un surprenne notre conversation a coupé court à nos réflexions. On a préféré se donner rendez-vous chez elle pour discuter plus tranquillement.

J’espérais seulement ne pas avoir à supporter Elodie ce soir aussi… Mais c’était peut-être un peu trop espérer?


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193/2013 - Terrible revers...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 12 juillet 2013   - 193/2013 - Terrible revers...

Quelques petites courses à faire avant le week-end, question de ne pas avoir à franchir les portes des magasins bourrés de monde, et faire la queue aux caisses. J’ai la chance de pouvoir faire ça la journée, quant il y a pas la foule, alors j’en profite. Ce soir, Thomas avait organisés la soirée dans le jardin chez lui. Je trouve que c’est une brillante idée. C’est plus sympa, et pour les inconditionnels de la baignades, il y avait le lac.

Pascal avait réitéré son invitation ce soir. Il me proposait d’aller dîner ailleurs, et si j’en avais envie, on pouvait revenir se mêler à la fête dans le jardin. Ça m’emmerdait un peu. Je ne crois pas que Thomas apprécierait de savoir que j’avais traîné avec Pascal avant, et me voir arriver avec lui, ne ferait que mettre de l’huile sur le feu.

Mais, j’avais envie de voir Pascal… Alors, j’ai accepté. Je ne suis qu’une faible femme amoureuse après tout!!

J’ai prétendu devoir rentrer me changer avant d’aller à la soirée chez Thomas. Je me sentais mal à cause de cette stupide rivalité entre Pascal et Thomas. Je ne voulais pas que Pascal m’utilise pour montrer à Thomas qu’il pouvait m’avoir quant ça lui chantait. Je pense que Pascal voulait prendre la température, savoir si j’étais sérieuse avec Thomas. Ou peut-être se rassurer, à savoir que j’étais encore toute folle de lui. Avec ses pensées sinistres, j’ai fini par rappeler Pascal et lui dire que je n’y arriverais pas pour le dîner. Que j’avais un truc familial. Donc, je le verrai à la fête chez eux.

J’ai proposé qu’on reporte à demain soir le dîner en tête à tête. Lui ai dit que ça me faisait plaisir de se retrouver que les deux. J’ai regretté aussitôt d’avoir été aussi loin. J’aurai dû me couper la langue, ou lui dire tout ça par sms. Je ne voulais pas qu’il puisse lire en moi comme à livre ouvert. Nul. Pascal a tout de suite été d’accord. Ouais, j’aurai dû retenir mon enthousiasme et ne pas trop m’exposer!

Quant je suis arrivée, peu après 22h, il faisait presque nuit, mais j’ai tout de suite aperçu Pascal, près de la pergola. Il discutait avec des copains. Thomas, était comme je m’y attendais, en train de faire les grillades, entouré d’une bande de copains. Il buvait une bière, avait le sourire.

C’est vrai Thomas était beau, grand, solide. Il me plaisait bien. Mais mon regard est aussitôt retombé sur Pascal. Lui, me faisait tourner la tête, mon coeur était en folie dès que mon regard se posait sur lui. J'ai des milliers de papillons dans le ventre quant je pense à lui. Pourquoi bon dieu!

Puis, j’ai vu Elodie. Elodie s’approchait de Pascal. Mon Pascal. Elle était avec une copine. Mon coeur loupait au passage quelques battements. Rien que de la voir, j’avais les vapeurs. La jalousie m’habitait comme un spectre maudit. Je ne contrôlais rien. Pascal leur a fait la bise, et Elodie s’est placée à côté de lui. Plutôt collée à lui. Leurs épaules se touchaient. Elle était plantée là, comme s’ils étaient ensemble. Ou c’était mes peurs qui l’imaginaient?

J’étais contente de mettre habillée en blanc. J’étais contente d’avoir mis une robe longe, ma vaporeuse jupe flottait autour de mes chevilles, on ne pouvait voir à quel pont je tremblais. Jess m’a attrapée par la taille pour me faire la bise. Elle arrivait de la maison. Heureusement, ça m’a distraite et m’a obligée à détourner mon regard fixé sur Pascal. Autant faire semblant de ne pas le voir. Il faisait bon, et la présence de Caroline me calmait.

Tout sourire, on a descendu les marches. Cette fois, c’était en direction de Thomas que je regardais. Mais, du coin de l’oeil, je pouvais distinguer les mouvements du côté de Pascal. Il m’a vue. C’est avec un immense plaisir que j’ai fait signe à Thomas, ignorant Pascal. De ne pas le regarder m’éviter une crise d’angoisse. Ça me permettait même d’oublier qu’Elodie était là. Et avec lui.

L’empêche, j’enrageais. Qui l’avait invitée elle? Pascal sans doute. Quant? Après ou avant que j’aie refusé d’aller dîner avec lui?

Je savais que ce soir, j’étais au top avec ma nouvelle coupe. Et cette jupe à l’espagnole m’allait particulièrement bien. J’étais bronzé, et j’avais même pris le soin de me maquiller avec soin. J’avais fait une french, qui soulignait à merveille la longueur de mes ongles. Je ne me faisais pas souvent les ongles. En général, un vernis transparent faisait l’affaire. J’aime être naturelle. Ce n’était pas difficile de remarqué que Pascal me suivait des yeux.

Exprès, je me suis mise de manière à être face à lui. Pourtant, je ne le regardais pas, faisant mine de ne pas l’avoir vu. De ne pas savoir qu’il était là, et de bien le supporter. Caroline était repartie pour se coller à ses basques. Ciel, comment faisait-elle pour le supporter? Je l’ai vu faire des gestes dans ma direction. Je pense qu’elle parlait de moi avec Pascal. C’est lui qui a fini par venir jusqu’à nous.

Le bras de Pascal autour de ma taille m’a fait l’effet d’une décharge électrique. Sa joue a effleuré mon visage alors qu’il se penchait pour me faire un bisou dans la nuque. Ha, il sentait si bon. J’espère qu’il n’a pas senti le frisson qui a parcouru mon corps. Il souriait, ses yeux lançaient des flammes. J’étais contente de le voir me couver des yeux. Ses yeux m’engloutissaient, me gobaient. J’ai jeté un regard discret en direction d’Elodie. Elle nous observait les lèvres pincées. J’ai pensé; “bien fait pour ta tête.

J’ai senti une certaine tension chez Thomas. Il avait perdu le fils de la conversation avec ses copains et nous regardait ouvertement.
Ça m’a gênée. Ce soir, je ne resterais pas chez lui. Je ne voulais pas qu’il s’imagine qu’on sortait ensemble, ou que j’avais des comptes à lui rendre. Pourtant, j’ai ressenti un petit serrement désagréable. Ça me faisait de la peine de le décevoir et de lui faire de la peine.

Pascal semblait prendre racine, alors Elodie a fini par oser venir se joindre au groupe que nous formions autour du barbecue. Elle a tiré sur le t-shirt à Pascal.
Ça m’a énervée qu’elle s’incruste et que Pascal la laisse faire.

Mais en tout, la soirée à été une réussite. C'était vraiment sympa. Personne ne semblait vouloir partir pour aller se coincer dans une boîte de nuit, ou traîner ailleurs dans un bar ou autres. Tard dans la soirée, vers les 2h du matin je crois, les garçons avaient rapporté leurs guitares et nous jouaient des morçeaux connus qu’on pouvait chanter tous ensemble. C’était vraiment très sympa. Un moment, on a même, chacun notre tour, raconté la pire histoire qui nous était arrivé, ou les souvenirs, ou évènements qui nous avaient marqués.

Ça permettait de mieux se connaître, ou voir le parcours de certains. Même les failles.

J’ai raconté mes vacances en Espagne avec Moustique et le groupe de musiciens de Kirk. On était une bande d’amis, environs 15. On logeait dans la villa de 3 étages qu’occupait Kirk et ses potes musiciens; Galéo, Mozart (c’est un surnom, je ne connais même pas son vrai nom) et co. Entre parenthèse, Mozart était un vrai beau gosse et c’était aussi le copain à Martine aussi! Le 3ème matin à la villa, je me suis levée tôt. Je rêvais d’avoir un moment de paix avant la levée des troupes pour le déjeuner.

Avec passion, je m’étais installée sur un matelas gonflable au milieu de la piscine, mon livre du moment à la main. Il faisait bon, j’avais 2h à moi.

J’avais à peine lu 3 phrases, quant la propriétaire, qui habitait en haut de la villa s’est jetée à l’eau. Ben, mes 2 heures de paix sont tombés à l’eau avec elle! Ça a fait rire lceux qui me connaissaient depuis que je monte régulièrement au chalet à Gstaad. Ils avaient tous l’habitude de me voir me faufiler à travers le chalet à la recherche d’un coin tranquille, ou plantée sur mon ordi chaque soir avant nos sorties.

Vers les 3h du matin, Elodie est enfin partie. Je me suis sentie soulagée de voir que Pascal ne l’avait pas suivie. J’ai pensé qu’il restait pour moi.
Ça m’a fait reprendre de l’espoir.

Vers 4h30 du matin, je suis partie à mon tour. Avant que Pascal ne décide de rentrer dormir, je voulais qu’il voit que je ne dormais pas chez Thomas. Thomas m’a accompagnée à ma voiture, cherchant à me faire changer d’avis. Je suis partie le coeur léger, même si je ne passais pas la nuit avec Pascal.

Mais, au bout de quelques kilomètres, les doutes sont venus me ronger l’estomac. Je tremblais un peu de retourner sur mes pas, de peurs que quelqu’un me chope en train de les épier dans le jardin. Vers 5h, je jour commencerais à se lever et ce serait difficile de se cacher. Mais, je voulais me rassurer et être sûre que Pascal restait dormir chez lui. J’ai pris une douche froide en constatant que Pascal n’était plus là. Il n’était plus dans le jardin. La voiture à Pascal n’était plus parquée devant la maison.

Frissonnante, transpirante, j’ai foncé chez Elodie…

Merde! Je n’arrivais pas à croire qu’il soit parti chez elle. Pascal a attendu que j’aie tourné les talons pour foncer chez Elodie? Je n’ai même pas pensé aller d’abord voir chez Caroline. Peut-être parce que je savais? Je devinais? Les doigts crispés autour du volant, je conduisais la tête bourrée d’images, de questions. Folle d’angoisse. Et peut-être un peu de rage. J’aurai dû rester, je n’arrêtais pas de me le répéter. Pourquoi avoir voulu faire la grande et partir? Stupide. Trop stupide. J’aurai dû m’en douter.

Akemi-sama doit avoir raison... Pascal doit être amoureux de cette fille pour courir chez elle, chaque fois qu'il en avait l'occasion! Je dois bien me rendre à l'évidence!!!


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192/2013 - Petit saut chez Thomas... croisé Pascal...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 11 juillet 2013   - 192/2013 - Petit saut chez Thomas… croisé Pascal!

Jeudi, j’ai corrigé 2 lettres pour ma frangine, comme hier soir. Le soir, vers 18h, j’ai passé 2 heures en FaceTime avec Brig, ma cops qui habite en Floride. Puis, 1h au téléphone avec Dol. Dol m’avait déjà appelé dans l’après-midi. Elle était chez sa copine coiffeuse et sa soeur gardait la petite. Elle voulait qu’on sorte prendre un verre. Pas question. Je ne sortirais plus en publique avec elle, ça c’est sûr. La dernière fois, c’était la dernière. Dol m’avait fichu la honte au Bleu. Alors finito.

Ce soir, j’étais raide, il a fait une chaleur mortelle aujourd’hui, et j’avais passé la journée à courir en ville. Petite pause l’après-midi pour donner ma tête à Léandro, mon coiffeur. J’ai coupé court. J’en pouvais plus de ses cheveux qui me chauffe la nuque. Avec mes cheveux frisés, c’est pire que porter une écharpe. J’ai gardé de longues mèches sur le front. Même ça, ça me semble trop. J’aurai dû y aller dare-dare et tout raser.

Léandro est pédé. Tout en s’occupant de mes cheveux, il n’a pas arrêté de me raconter ses frasques. Entre ses partouses, ses coups d’un soir, Léandro ne m’a pas épargné les détails. Carrément dégoûtant. Dégueulasse. J’arrive pas à comprendre ce qu’on peut aller biduler dans le derche de son partenaire.

Beurk. Léandro ne m’a pas épargné non plus, les nombreuses interventions médicales que comportent son train de vie; les infections, les complications pour aller aux chiottes et tout le reste. Ieeeerk. En l’observant, je me suis demandée dans quelle catégorie le mettre… Mec? Non. Fille? Carrément non. Alors quoi? Chose? Peut-être. Ce n’est qu’un outil utilisé pour la vidange de quelques pervers refoulés. Triste.

Pascal m’avait invitée à sortir prendre un verre avec lui ce soir, et j’ai refusé. Je savais de quoi on risquait de parler, et je n’avais pas encore les idées claires sur le sujet. Thomas m’avait aussi proposé de passer prendre un verre chez lui, ou il recevait ses potes. Je ne voulais pas vraiment, mais pour lui faire plaisir, j’ai fait un saut.

En passant, j’ai vu que Pascal était chez lui. Michael était avec lui. Pascal était en training, et n’avait pas l’air d’être sur le point de sortir. Ni même d’avoir l’air de passer chez Thomas. Pour montrer que je n’étais pas fâchée, faire comme si de rien, comme il savait si bien le faire, je suis passée en vitesse lui faire un bisous, avant de monter chez Thomas. Je lui ai fait exprès un bisou sur la joue, mais Pascal a pris mon visage et m’a embrassée sur les lèvres. Jeez, ses lèvres sont si douces. Arrrrh, j’aurai voulu rester collée, suspendu à sa bouche… Non non non, je ne dois pas me laisser tourner la tête aussi facilement.

J’aurai pensé, qu’après m’avoir vue monter, Pascal serait venu faire un tour… C’est ce qu’il aurait fait il y a pas si longtemps. Apparemment, je ne l’intéressais plus autant. Mais alors, pourquoi m’avoir embrassée sur les lèvres? Il pensait que j’allais redescendre vers lui ou quoi? Je ne suis restée qu’une demi-heure chez Thomas. Je crois que Michael a dû dire à Thomas que j’étais passée en bas. Probablement aussi que Pascal m’avait embrassée. Pourtant, Thomas semblait heureux de voir que je n’y étais pas restée vers Pascal. J’ai remarqué aussi que Thomas m’a regardé partir. Probablement pour vérifier si je ne m’arrêtais pas chez Pascal.

Je crois que je me suis foutue dans la merde. J’aurai voulu pouvoir repasser chez Pascal sans me sentir coupable. Mais, Pascal ne me l’avait pas proposé, donc… Heureusement, parce que je me serais sentie obligée de refuser pour Thomas. Grrh, pourquoi est-ce que je me fout toujours dans des situations aussi débiles? Pourquoi est-ce que je dois me sentir coupable? Pourquoi ne pas simplement faire ce que j’ai envie?

Ouais… et après, Pascal aurait été retrouvé sa Elodie? Je me serais sentie bernée. Alors, bon, la culpabilité a peut-être du bon.

J’étais contente d’avoir fait un saut chez Thomas. Il pensait toujours à me proposer des sorties, pas Pascal. Non, Pascal a l’air de croire que ça allait de soi. Quant on était ensemble, il pensait que c’était normal de se retrouver dans les soirées. Il en oubliait même de penser à me prévenir. Peut-être se reposait-il trop sur Thomas pour me transmettre les invitations. Ou peut-être est-ce moi qui attendait d’être invitée pour oser me montrer.


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190-191-192/2013 - Pizza lundi et mercredi!

Publié le par JaneDo


Mardi 9 - Mercredi 10- Jeudi 11,  juillet 2013  - 190-191-192/2013 - Pizza lundi & Pizza mercredi!

Lundi soir, on a eu notre habituel dîner en famille. Rose a accepté l’invitation de Carmine . Grrrh. Carmine a invité la famille à dîner chez lui. Il nous a fait des pizzas. Ma frangine n’arrivera donc jamais à prendre des distances avec ce crétin. C’est dingue. Mais bon, regarde qui parle!!! Marco et Ella n’étaient pas là, ils sont en vacances en Turquie.

Turquie… Jamais je n’irai dans ce genre de pays! A moins qu’on m'offrent les vacances!!! Et encore! Je n'aime pas aller dans des pays qui ne se respectent pas. Quant on ne respecte pas ses femmes, on ne se respectent pas, puisque c'est par elles qu'on vient au monde.

Thomas a essayé de me convaincre d’aller dormir chez lui encore ce soir. Hum, non. On va pas commencé à se voir tous les jours, sinon, on va vite en prendre l’habitude. Ce soir, j’ai dormi chez ma frangine. Je crois que je vais y passer la semaine. J’adore la vue de son balcon. Comme elle travaille la journée, j’ai toute la place pour moi. Mardi, on a décidé, ma frangine et moi, de se mettre à notre fameuse soupe. J’en ai préparé 6 litres, et j’ai fait les courses. Mais, ce soir, on se fait livrer chinois.

En fait, si je reste là, c’est pour éviter que ma frangine se sente seule et court se réfugier vers Carmine. J’aimerai bien qu’elle le laisse s’emmerder tout seul dans son trou, et qu’elle trouve un gentil mec sympa. Tiens… Peut-être que je devrais lui en trouver un??? Un nouveau mec pour ma soeur! A voir et à programmer. Pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt!

Mercredi, j’ai passé une journée tranquille à lire. Thomas m’a appelé rien que 3 fois. Il dit que je lui manque, qu’il a l’impression que son appart est vide sans moi. C’est mignon. Comme ma frangine, il fait partie de ces gens qui ne supporte pas la solitude. Moi je comprends pas. Quoi de mieux que d’être tranquille chez soi; pas de pression, pas d’obligation, pas besoin de faire d’efforts, ni besoin de se forcer à quoi que ce soit.

Je suis sortie manger une pizza avec Thomas. Pizza deux fois dans la même semaine. Hihihi, je vais finir par me transformer en pizza! Pascal m’avait aussi invitée ce soir, mais Thomas avait été le premier. Puis, je ne savais pas quoi dire à Pascal, je n’avais pas encore eu le temps de réfléchir comment lui renvoyer la balle. Pourtant, j’avais drôlement envie de le voir. J’essaie seulement d’éviter de me mettre à le suivre.

Jeudi, j’ai corrigé 2 lettres pour ma frangine, comme hier soir. Le soir, j’ai fait 2 heures de FaceTime avec Brig, ma cops qui habite en Floride. Puis, 1h au téléphone avec Dol. Dol m’avait déjà appelé dans l’après-midi. Elle était chez sa copine coiffeuse et sa soeur gardait la petite. Elle voulait qu’on sorte prendre un verre. Pas question. Je ne sortirais plus en publique avec elle, ça c’est sûr. La dernière fois, c’était la dernière. Elle m’avait fichu la honte au Bleu. Alors finito.


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190/2013 - Rien compris! Vraiment raté le coche!

Publié le par JaneDo


Lundi, 8 juillet 2013  - 189/2013 - J’ai vraiment raté le coche!!

J’ai tout raté… Tout tout tout! Le 4 juillet, quant il y a eu les feu d’artifices et tout, j’ai pas capté. Samedi soir, après la journée de sport, les feux d’artifices que Thomas avait lancé sur le bateau, pas capté non plus. Je n’ai pas compris pourquoi il a avait un air de fête. Ni pourquoi j’avais passé une si bonne soirée. Seulement, je n’étais pas dans les bras du bon!!! Ben, c’était la fête nationale américaine!

Les garçons le fêtait comme toujours. J’ai juste pensé qu’ils fêtaient une belle journée ensoleillée et de sport, sans plus. Je ne l’ai même pas noté. Je n’avais fait attention à rien. Même pas relevé que, pour que Thomas rentre, pour passer la soirée avec moi, était exceptionnelle. Et pour une fille, c’est impardonnable, j’avais oublié que Pascal et moi avions quelque chose à fêter!!! Cela marquait nos 5ans ensemble… et on n’est plus ensemble…

Est-ce que c’était la raison de sa présence chez lui? Tout seul? Il espérait peut-être un geste de ma part? Que je suis nulle!

Pourquoi ça n’a pas fait tilt dans ma tête? Il faut croire que je n’écoutais non plus pas ce qui se disait autour de moi, complètement obnubilé et focussé sur Pascal! Est-ce que Pascal était rentré si tôt espérant que je le poursuive? Que je suis bête. Je n’ai pas réalisé que Thomas avait organisé la soirée sur le bateau pour fêter le 4 juillet. J’avais pensé faire partie de la soirée, mais en fait, j’étais juste concentrée à ne pas penser à Pascal. Pourquoi est-ce qu’il n’est pas venu lui aussi?

Avait-il était rejoindre Elodie? Alors qu’on aurait dû fêter notre anniversaire? Et moi? C’était pas mieux, j’avais passé la nuit dans les bras de son meilleur ami! Pour être lamentable, c’était lamentable. On a complètement foiré. Comment est-ce possible? Pourquoi Caroline ne m’avait rien dit, ne m’avait pas tapé sur la tête jusqu’à ce que je pige?

Dimanche soir, ce n’est qu’en allant nous coucher que j’ai vu les messages de Pascal; “Coucou, j’ai vu que tu étais chez Thomas. Je suis en bas, tu veux bien descendre? J’aimerai qu’on parle. Bisous. Pascal”. Pas de “Je t’Aime”? Thomas m’a vue fixer mon natel, le visage défait. Il a tout de suite compris. En tous cas, il comprenait plus vite que moi!!

  • Des messages de Pascal?
  • Euh, oui… Il voudrait qu’on discute...

Thomas, les bras croisé, appuyé vers la porte de sa chambre, me dévisageait, perplexe. Moi, je continuais stupidement à fixer mon natel, comme s’il y avait urgence, comme si mon monde venait de s’écrouler. Même là, je ne pensais pas au 4 juillet.

  • Je n’irais pas si j’étais toi… A quoi bon?

Héééé? J’aurai parié qu’il m’aurait encouragée à descendre lui parler, et non le contraire!

  • Vous avez déjà fait ces mêmes danses encore et encore, ça ne vous a jamais mené nul part. Tu devrais ignoré ces messages. Allé, viens te coucher. Tu lui répondras demain, il y a pas le feu.

J’ai fini par secouer la tête, non, je ne pouvais pas l’ignorer. Ignorer Pascal? Impossible. Mais qu’est-ce que je faisais? Planté Thomas pour courir parler à Pascal, parce qu’il le voulait tout à coup? C’était nul. Mais, impossible de ne pas courir vers lui. Sur le moment, je ne réalisais pas à quel point c’était affreux d’agir comme ça vis-à-vis de Thomas.

  • Très bien. Comme tu veux. Je pense qu’il est inutile que je t’attende?
  • Non. Je… Je regarde ce qu’il veut et je remonte.
  • Bien sûr…

Pascal avait laissé la porte entre les 2 appartements ouverts. Ce qui veut dire, qu’il s’attendait à ce que je cours en voyant son message. Léger pincement dans la poitrine, en pensant qu’il connaissait son pouvoir sur moi. La tête appuyé contre le dos du canapé, les jambes croisés sur la table basse, Pascal somnolait.

Thomas nous écouterait sûrement, donc, je devais faire attention à ce que je dirais.

Je me suis assise à côté de lui et j’ai pris sa main. Il ne s’est pas réveillé. J’en ai profité pour posé sa main contre ma joue. J’avais envie de sentir sa chaleur, la douceur de sa main, sentir sa peau contre ma joue. Quant j’ai relevé la tête, il me regardait.

Pascal avait cru que je ne viendrais pas. On a longuement tourné autour du pot. Enfin, non, lui. Moi, j’attendais qu’il me dise ce qu’il me voulait. En même temps, j’étais tellement contente d’être près de lui, que j’en oubliais Thomas.

Puis, Pascal est entré dans le vif du sujet, toujours en tournant autour du pot. Il a voulu savoir si j’avais passé une bonne soirée sur le bateau. Sa question m’a surprise. Je ne voyais pas ce qu’il en avait à foutre que je m’amuse ou non? Puis, il m’a demandé si je n’avais pas oublié quelque chose? Vraiment, je ne voyais pas.

J’étais en train de me dire qu’il me faisait encore un de ces coups! Ça fait des semaines qu’il me mène en bateau, alors c’était quoi ces questions?. Quant il voit que je tente de m’éloigner de lui, il me fait une petite sérénade pour voir si je suis toujours accrochée. Une façon de tirer sur ma laisse.

J’ai cru que ma tête allait explosé quant Pascal m’a rappelée, qu’on avait commencé à sortir ensemble un 4 juillet, il y a 5ans!

Tout à coup, les images du week-end se sont mises en place. Ciel, dire que je n’avais pas noté dans mon journal certaines choses, parce que je pensais que c’était simplement une fête comme on en avait l’habitude. Je n’avais pas saisi. Je n’avais pas compris. Je n’avais pas écouté non plus. Parce qu’ils ont levés leurs verres, fait sauter les feux d’artifices… A quoi je pensais?

Etait-ce la raison pourquoi Pascal était resté chez lui tout seul? J’avais pensé que c’était pour me montrer qu’il savait que j’étais chez Thomas, ou voir si je rentrais, ou un truc du genre. Peut-être que j’avais tout faux? Peut-être qu’il espérait que je passe chez lui?

Si je l’avais fait, peut-être que tout se serait arrangé pour nous? Mais, j’avais eu la tête ailleurs… vide!

Pascal était déçu. En plus, il avait l’air de croire que j’avais passé ces derniers jours avec Thomas, exprès pour lui faire comprendre que j’avais tourné la page sur lui. Je suis restée sans voix. Il avait espéré un geste, un signe. M’avait laissé plusieurs messages auxquels je n’avais pas répondu.

Pour ma défense, je lui ai rappelé que, c’était lui qui avait l’air si pressé de me quitter vendredi soir. J’avais voulu le voir, passer la soirée avec lui, mais il m’avait dit qu’il avait déjà quelque chose. J’ai omis de mentionné que j’avais oublié notre anniversaire et que ce n’était que parce que j’avais envie de le voir et l’empêcher d’aller à son rendez-vous avec Elodie à 21h.

Pascal a dit avoir rendez-vous avec Paul et Michael pour préparer la fête. Il donnait un coup de main. Il voulait aussi me faire une surprise, mais tout est tombé à l’eau.

Pfff, j’avais entendu ce qu’il avait dit à Thomas; il passait chercher des affaires et allait dormir chez Elodie! Là, il me prenait vraiment pour une cruche. Je ne croyais pas un mot de ce qu’il racontait.

Puis, il m’a dit d’écouter ma boîte vocale, je reconnaîtrais certainement les voix de Paul et Michael qui me saluaient. Je verrais qu’il était bien avec eux. Il a aussi dit qu’il m’avait laissé un message pour me demander de le rejoindre. Qu’il était passé prendre quelques affaires pour le lendemain. Il avait croisé Thomas, et il a su que je passait chez lui. Il n’avait pas voulu raconter ses plans à Thomas. Encore moins en sachant que je n’avais pas l’intention de le rejoindre, mais plutôt de voir Thomas. Ça l'avait blessé.

Il m’a raconté avoir attendu pour voir si c’était vrai que je passais chez Thomas. Il avait espéré recevoir au moins un message de ma part. Des explications peut-être. Il ne comprenait pas. Il avait alors annulé ses réservations et attendu. Il a pensé que peut-être que je finirais par descendre vers lui. Mais non.

Alors, je lui ai demandé s’il avait vu Elodie ce soir là. Il a avoué que oui. Qu’il avait dit à Elodie qu’il avait un rendez-vous important en pensant à notre rendez-vous. Puis, il avait été rejoindre Paul et Michael.

Mouais… Comme ça, Elodie pouvait penser que son rendez-vous important était avec eux! Il dit qu’il pensait à notre rendez-vous, mais il ne le lui a pas dit. Donc, il n’avait pas voulu qu’elle sache pour moi? Ouais, je vois! Il avait admis être amoureux d’elle, alors pourquoi lui aurait-il dit qu’il préparait un rendez-vous en catimini avec son ex!

Bref, encore une fois, on était à côté de la plaque. Thomas m’attendait, et même si une part de moi aurait voulu rester et aller jusqu’à la réconciliation, l’autre part se sentait frustrée, furax, désolée. Thomas serait vexé si je restais plus longtemps. Ça faisait plus d’1h qu’on discutait. Et Pascal lui aussi allait se sentir vexé de me voir repartir à l’étage. Pourquoi est-ce que je me retrouve toujours le cul entre 2 chaises? Toujours à devoir faire des choix aussi difficile?

Je ne peux pas rester, et je ne peux pas remonter… Mais je dois remonter. Je l’avais promis.

Le coeur déchiré, j’ai dû me forcer à me lever et partir… J’aurai tout donné pour pouvoir rester… J’aurai voulu avoir la formule magique… Que Pascal me supplie peut-être… Ou alors, qu’il monte me chercher… Que Thomas sache que ce n’était pas ma décision, ou qu’il voit que je n’avais pas le choix…


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189/2013 - Pascal fait un pas? j ai raté le coche!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 7 juillet 2013  - 188/2013 - Pascal fait un pas… j’ai raté le coche!

Comme une groupie, j’ai passé la journée au bord du terrain à les regarder jouer. On était installé à l’ombre sous un des arbres, mais Thomas avait aussi pensé à prendre quelques parasols. J’avais pris un bouquin, et j’ai essayé de lire, mais c’était quasi impossible. Quant ils ne jouaient pas, tout le monde se retrouvait autour de nos linges et chaises. Et quant ils jouaient, je me sentais obligée d'aller les encourager avec Caroline.

L’ambiance était agréable, et pour une fois, je participais aux discussions et aux rires. Je riais de bons coeurs. C'était une belle journée ensoleillé. Il faisait chaud, et on était une bonne équipe.

Thomas était adorable, et était aux petits soins. Il avait des gestes affectueux, mais on a évité les bisous sur les lèvres et autres. Parce qu’on ne sortait pas ensemble. On se voyait, avait des rapports, mais je ne suis pas prête à m’engager avec quelqu’un. Je crois que j’espère encore que les choses s’arrangent avec Pascal. Je pense que Thomas le sait.

Pascal ne m’a pas sourit une seule fois de la journée. On s’est évité. Il passait son temps avec Caroline collée à ses basques. Ce matin, Thomas est descendu prendre le café avec lui. Je n’ai pas voulu l’accompagner.

Je comprenais très bien qu’ils avaient l’habitude de se retrouver pour le café du matin. Je le sais, parce que quant je passais, à l’époque, le week-end chez Pascal, Thomas descendait souvent pour le petit déjeuner.

Puis, sans prévenir, Pascal m’a demandé si on pouvait aller manger un truc rien que les deux après. Glups!
J’avais déjà des projets avec Thomas.

Après la joute sportive de la journée, Thomas avait invité tout le monde à rejoindre le bateau, qu’il avait amarré dans le port de Nyon. On avait l’intention de finir la soirée sur le bateau. Je ne pouvais pas planté Thomas, juste pour aller manger avec Pascal! Qui me dit qu’il n’avait pas ensuite rendez-vous avec sa Elodie et me planterait direct après le repas?

Je lui ai donc rappelé la soirée sur le bateau, et il a dit qu’on n’était pas obligé d’y aller. Je n’ai pas voulu lui dire ce qui se passait dans ma tête, et ce qui me retenait de dire oui.

J’ai regretté après de n’avoir pas accepté, quant j’ai vu Elodie se pointer avec une de ses copines, en fin de journée. Je me demande s’il l’a prévenu avant ou après son invitation??? Par bravade, j’aurai voulu avoir le courage d’aller lui dire que finalement, j’acceptais sa proposition! Mais, je n’ai pas osé. Je ne me sentais pas le droit de faire ça à Thomas.

Peut-être que je devrais arrêter de penser aux autres et un peu plus à moi...

Ça m’a retourné l’estomac de la voir là. De voir que les copains à Pascal semblait l’apprécier. Ils semblaient la connaître. Donc, Pascal a certainement dû sortir avec eux quant il était en sa compagnie. J’avais envie de le frapper. La jalousie me bouffait les neurones. Donc, Pascal ne passait pas simplement la soirée, en cachette, chez elle, ils sortaient également avec ses potes? Subitement, j’avais mal à la tête. Et une folle envie de me disputer avec Pascal. De lui lancer des vacheries à la gueules, lui crier dessus, de poser des milliers de questions. J’enrageais.

Je me suis calmée quant j’ai remarqué que Thomas m’observait. Il avait dû remarquer mon expression. Pour masquer ma mauvaise humeur, je lui ai souri. Après, j’ai tourné le dos à Pascal, évité d’être près de lui. Eviter tout contact visuel ou physique, même atmosphérique. Intérieurement, j’ai blindé mon oreille pour ne pas entendre le son de sa voix et oublier jusqu’à sa présence.

Pascal et Elodie ne sont pas venu sur le bateau. Tant mieux.
Ça m’éviter des sueurs froides ou tout un stratagème pour les éviter. Un bateau, c’est comme une cage, difficile de ne pas se retrouver nez à nez.

Même sans Pascal, on a passé une super agréable soirée.

Thomas était un peu plus proche, me prenant dans ses bras à chaque occasion. C’était chou et je me suis sentie bien. Je me sens toujours bien avec lui.

Avant 23h, il a mis un terme à la soirée en ramenant le bateau au port. 23h30, on était rentré. Thomas n’a pas eu besoin de me demander si je dormais chez lui, ça allait de soi.

Bizarre! Pascal était chez lui… et… Seul! Etonnant... Ou était passé Elodie? Ou encore, Caroline???

Ça devrait me faire plaisir, mais pas tellement en fin de compte. Au contraire, je me pose des questions. Pourquoi maintenant, alors que j’essayais de l’oublier??? Alors qu’Elodie est venue se pavaner au bord du terrain en fin de journée? Et qu’ils sont partis ensemble??? J’ai l’impression que c’est pour me culpabiliser. Ou sinon, notre timing est à chier!


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188/2013 - Que va faire Pascal? - (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 6 juillet 2013  - 187/2013 - Que va faire Pascal?  - (2)

C’est fou comme je me sens à l’aise avec Thomas! Pourquoi ce n’est pas pareil avec Pascal? Pourquoi est-ce que je me sens gênée, ou de trop? Je ne comprends pas!!! Pourtant, je l’aime plus que tout au monde!

Je suis arrivée en retard au tournoi, comme d’hab. Dès que j’ai passé l’entrée des terrains, Thomas m’a fait signe en souriant. Impossible de rater un grand type, qui saute sur place en faisant de grands signes. Les regards de ses potes se sont tournés vers moi, ce qui m’a fait prendre des couleurs instantanément. Tout de suite à l’aise grâce à lui. Ni perdue, ni plantée. Thomas m’a prise aussitôt par la taille et m’a fait une place avec eux.

Puis, j’ai vu Pascal… Il m’avait bien entendu vue, étant donné les débordements de Pascal.

Au fond du coeur, je lui faisais le reproche de n’avoir pas pensé m’inviter. J’avais l’impression d’avoir les organes internes en plein marathon. Voir Pascal m’a toujours scotchée sur place. J’ai détourné la tête pour sourire à Thomas. Je lui étais reconnaissante de toujours me faire une place partout. De toujours m’accueillir comme si j’étais une déesse.

Peu après mon arrivée, ils ont dû aller sur le terrain. J’étais contente de ne pas être arrivée 10mn plus tard, je n’aurai pas su où me mettre en attendant. Glups. On s’était installé dans un coin à l’ombre. Quelqu’un avait pensé à prendre une glacière, remplie de boissons rafraichissantes. Thomas bien sûr. J’ai compris que les chaises longues et autres n’étaient pas fournis par le club organisateurs, mais avaient aussi été apportés par Thomas, avec l’aide de ses potes. Sacré Thomas!

Pendant une pause, on a été s’asseoir à une des tables sous une des tentes. Le Club faisait des grillades. Bien sûr, ce n’était pas offert, il fallait payer. Le “Capitaine” de l’équipe offrait la collation pour remercier les joueurs et leurs compagnes. Ça, j’ai trouvé sympa.

Pascal était assis presque en face de nous, à côté de Caroline. Je me suis demandée si Pascal l’avait invitée ou si elle s’était imposée. Heureusement, pas de trace de la miss Elodie. Je crois que ça aurait ruiné ma journée. Ierk, j’aurai peut-être dû lui parler? Argh, j’aurai pas pu.

Vers la fin de la pause, j’ai entendu Pascal dire qu’il se sentait enfin “libre”. Jess était repartie pour les Etats-Unis. Ça m’a fait drôle de l’apprendre comme ça. Et peur aussi. Maintenant, rien ne le retenait à la maison. Chez lui. Oui, j’étais chamboulée. Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises. J’aurai été incapable de dire à quoi il pensait quant il me regardait. Il avait l’air dans la lune. Je ne pourrai ni dire s’il était fâché, content de me voir, ou même s’il y avait de la distance dans ses yeux verts. Trop perçants.

Quant les autres se sont levés pour aller se préparer à retourner sur le terrain, Pascal est resté assis, la tête dans les nuages. Il avait l’air pensif. Ou triste? J’avais voulu partir, mais quelque chose m’a retenue près de lui. J’ai eu l’impression qu’il avait besoin de moi. Que je devais rester...

  • C’est moche hein? Dire que je me sens libre parce que Jess est rentrée?

Son regard a glissé sur moi pour se perdre à nouveau dans le vague.

  • Comment est-ce qu’on en est arrivé là? Il y a pas si longtemps, elle était toute ma vie. Je l’aimais comme un fou. Dingue au point de la laisser me mener par le bout du nez. On a acheté un appartement à New-York, on était heureux… Non, j’étais heureux. Elle, je ne sais pas en fait. On était libre ensemble. On avait planifié notre vie, s’était projeté dans l’avenir. On imaginait notre vie ensemble. J’étais toujours impatient de rentrer du boulot pour la retrouver. Je la trouvais si fascinante, pimpante, pleine de vie, belle… autant qu’aujourd’hui, je la trouve agaçante. Aujourd’hui je me rends compte à quel point elle était loin de ressentir la même chose pour moi. Elle en avait rien à foutre. Elle jouait à me tourner en bourrique. Jeeez… Comment en est-on arrivé là? Un jour tout est beau, bien défini… et tout d’un coup, on ne reconnait plus rien! Ou sont passé mes certitudes, mes plans, mon avenir? Je l’aimais tellement… On avait tellement de projets...

Pascal s’est mis à lacer ses chaussures… perdu dans ses pensées… Petits moments de silence. C’était bizarre de l’entendre parler comme ça. Je ne savais pas qu’il se posait tant de questions.

  • On a voulu se rapprocher de la famille, alors on a décidé de venir aussi en Suisse. Notre petite vie bien rangée allait en prendre un coup… Jess n’a pas voulu venir tout de suite. Elle venait me rejoindre après que je sois bien installé. Elle me manquait à un point, c’était fou. Elle a commencé à repousser son arrivée, et continuait à me manquer de plus en plus. Au point que j’avais même pensé rentrer la chercher. Je ne supportais pas la vie sans elle.

Pascal a eu une sorte de petit rire… désabusé. Pascal devait être prêt à rentrer sur le terrain, les autres l’appelaient, l’exhortait à se dépêcher. Pourtant, il n’avait pas l’air pressé.

  • Un soir, je sors avec Thom, et je t’ai vue… Je suis tombé sur les genoux! J’étais amoureux? Improbable. J’ai compris que ce que j’éprouvais pour Jess n’avait rien à voir avec l’amour. C’était une amourette de jeunesse. Rien à voir avec l’amour fou. Toute ma vie a été chamboulé en un instant. Comment est-ce possible… Tout a changé si vite… Cette fille que je croyais aimer à la folie, avec qui j’avais planifié ma vie… Je me sens libre quant elle s’en va? C’est d’un triste…

Comme s’il s’était secoué, Pascal s’est levé pour aller rejoindre ses potes. Du coin de l’oeil, j’ai aperçu Thomas qui faisait l’effort de ne pas lancer des regards inquiets dans notre direction.

Pascal a fait quelques pas, puis il s’est arrêté. Il me tournait le dos et regardait en direction du terrain. Il avait déjà fait un pas en dehors de la tente. Sans se retourner, d’une petite voix, Pascal m’a demandé si j’avais bien dormi chez Thomas. Glups. Ça m’a tétanisé. Si je m’attendais à celle-là!

Comme je tardais à répondre, il a ajouté qu’il m’avait vu arriver hier soir, mais pas repartir. Ce matin, ma voiture était encore là, donc il en a conclu que j’avais dormi chez Thomas. Se tournant à moitié, mais toujours sans me regarder, il a demandé s’il se passait quelque chose entre nous, si je n’avais pas quelque chose à lui dire à ce sujet. Puis, Pascal a semblé se raviser, il est parti en courant rejoindre son équipe.

Ou était-ce parce que les autres lui faisaient signe de venir???

Je suis restée longtemps assise à la table sans bouger. Je ne sais pas si je pensais à quoi que ce soit. Je crois que j’avais la tête vide. Bizarrement, je voyais ma nièce en train de balancer la tête de manière comique, pour dire; “Je suis vi-iiiii-de dans ma tête”. En d’autres circonstances, j’aurai éclaté de rire. Elle faisait référence à ces nanas qui s’habillent de manière vulgaire, qui rigolent pour un rien, bêtement, juste pour faire plaisir aux garçons.

Je suis finalement sortie pour aller au bord du terrain où ils jouaient, pour pas inquiéter Thomas. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que j’étais partie après ma discussion avec Pascal.

Je n’ai pas réussi à me mettre dans l’ambiance, malgré la présence rassurante de Caroline au bord des terrains avec moi. Je n’étais pas toute seule. Elle était, là à les encourager, à sauter, applaudir à chaque buts. Moi, j’étais hors champ, hors du temps. Dans la lune.

Après la journée au soleil. Et c’était un soleil de plomb. Il y a eu le souper tous ensemble. Encore là, j’étais à côté de la plaque. Pascal ne faisait pas attention à moi. Lui aussi avait l’air un peu à côté de la plaque. Thomas, lui, était égal à lui-même; chaleureux, amusant, drôle. Aux petits soins pour tout le monde.

Puis, Pascal a dit qu’il rentrait… Et je me suis un peu réveillée, comme après un long sommeil. Le brouillard dans ma tête s’est déchiré. Il s’est levé, a fait la bise aux filles, moi y compris, serré la main de ses potes, puis j’ai vu son dos disparaître au loin. Il était parti. On aurait dit que tout avait perdu de sa substance. Le néant. Il n’y avait plus rien d’intéressant.

Je n’avais même pas remarqué tout de suite que Caroline était partie avec Pascal. Ni qu’elle m’avait fait la bise en partant.

Avec Thomas, on est rentré une heure après approximativement. Il a fait la remarque que, j’avais l’air de ne pas être là toute la journée. Gentiment, il a voulu savoir ce qui s’était passé avec Pascal, ce qu’on s’était dit. Je lui ai dis qu’on a parlé seulement de Jess. Et c’était vrai. Je ne mentais pas.

Normalement, un samedi soir, Thomas sort toujours, mais ce soir, on a passé la soirée chez lui à mater des films. En passant, j’avais remarqué que Pascal était chez lui. Mais très vite, j’ai fermé mon esprit aux délires. Il ne fallait pas que je pense à lui. Que je me mette à me poser des questions sur le pourquoi et comment. Fallait pas.

Cette nuit aussi, j’ai dormi chez Thomas. Avec Thomas. Lui au moins voulait que je sois là...


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188/2013 - Réponses à mes amies ;)

Publié le par JaneDo


Akemi-sama

 hawaii (Visiteur)


Ola , si j'étais à ta place j'épouserai Thomas et ferai des enfants avec , c'est tout ce que mérite pascal ! il ne te merite pas !! il trouve une femme qui accepte d'attendre 5 ans qu'il se débarasse de sa femme , qui accepte le fait que Monsieur aille tout le temps voir ailleurs , et il se permet de te jeter pour n'importe quelle blondinette qui passe . C'est de l'égoisme pur et dur ! IL ne te mérite pas ! ca fait 4 ans et tu ne l'a toujours pas compris !

A travers ton histoire j'ai compris que malgé son attitude de gosse de riche , thomas est le mec qui te convient le plus , il t'aime vraiment ! ca se voit ! ouvre les yeux , parfois un couple qui s'entend bien a plus de chance de réussir qu'un couple qui s'aime a en mourir .



Je dis ca mais je dis rien , la plupart du temps ou j'ai donné un conseil a mes amies elles sont revenues pour m'étrangler ... mais c'est ce que je pense

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Morte de rire Hawaii... "mes amies sont revenues pour m'étrangler...". Malgré la tension que je ressens ces temps, tu as réussi à me faire craquer de rire... Ca fait un bien fou!

Sérieusement, si je n’avais jamais rencontré Pascal, je crois que je me serais jetée sans arrière pensée dans une relation avec Thomas. Mais voilà, il y a Pascal et mon coeur m’empêche d’être complètement à quelqu’un d’autre. Je ne peux empêcher les petits papillons de voler dans mon estomac dès que je pose les yeux sur lui… Il me fait vibrer, me sentir exister. C’est horrible. Je sais bien qu’il est égoïste, qui ne l’est pas? Moi je le suis…

C’est vrai, j’ai aussi remarqué que les couples qui s’entendent bien ont beaucoup plus de chance de réussir que ceux qui sont ensemble par amour ou par passion! Ça fait réfléchir, c’est sûr. Hélas, ce n’est pas toujours la raison qui commande!!! Et dans mon cas, j’ai beau savoir ce qui serait bien, mon coeur me trahi toujours… Si seulement je pouvais faire abstraction de cet organe inutile!!!

Merci pour ton mot Hawaii, en plus tu m’as fait rire, ça ne m’arrive plus très souvent… Bisous

Janedo


Akemi-sama

Akemi-sama (Visiteur)
La par contre je ne comprends pas comment tu peux être dans le déni avec cette conversation qui date de samedi.

Je t'avais aussi parlé de ce problème il y a deux ans, mais ça devient un dealbreaker : une relation se définit par des étapes, une évolution. J'ai compris depuis longtemps que tu ne voulais pas d'enfants ni d'engagements à long terme. Cependant, c'est de ça que se compose une relation longue. Je t'avais dis que si tu ne changeais pas d'avis ça poserait un problème, et c'est ce qui se passe. Si tu ne changes pas d'avis tu vas perdre la 1ere place que tu occupes encore dans le coeur de Pascal. Emménager, se marier, avoir des enfants, c'est important dans la vie d'un couple, ça montre un engagement et ça pérennise la relation en lui donnant un avenir, ça permet de faire des projets. Je pense que ta dernière carte pour récupérer définitivement Pascal c'est ça. Ce serait dommage que tu ne reconsidères pas la question, ça te donnerait aussi un objectif concret dans la vie, une raison de devoir continuer tous les jours. Si tu ne te décides pas Elodie va définitivement prendre cette place là, et une fois qu'ils se seront engagés sur cette voie, ou fait des promesses, ce sera trop tard.
Réfléchis-y stp, pourquoi est-ce que ça te semble aussi improbable ?
Tout est dans l'article que tu viens de poster, les réponses aux principales questions que tu te poses : est-ce que Pascal aime Elodie, est-ce qu'il t'aime, pourquoi il est avec elle, et pas avec toi, qui il considère vraiment comme la femme de sa vie, etc. Il est vraiment essentiel que tu ouvres les yeux et que tu regardes les choses en face.

Affectueusement :)

 

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Coucou Akemi-sama,

 

Ca me fait toujours plaisir d’avoir tes commentaires. Même si… des fois, j’aimerai garder la têtes sous le sable comme les autruches. Je suis bouchée, c’est pas nouveau. Je pense que c’est du “déni”, parce que je ne veux pas, je ne peux pas imaginer que les choses se terminent comme ça avec Pascal.

Arrrhhhh Akemi-sama, je sais, je sais, je sais bien… Tu me l’avais dis. Je sais bien qu’un couple doit suivre les standards imposés; vivre ensemble, se marier, bébés, etc. Je ne peux pas changer ma mentalité comme ça. C’est trop dur. Je NE VEUX PAS d’enfants. Je ne veux pas me forcer, ni me mentir à moi-même en faisait semblant, ou avoir des enfants et me retrouver à avoir horreur de cette vie là!

Je n’ai jamais menti à Pascal à ce sujet, je pensais qu’il m’acceptais comme j’étais! Apparemment, je me suis trompée!

En fait, j’avais même pas retenu ça en les écoutant parler l’autre soir… J’avais juste retenu que Pascal pensait être amoureux de cette fille! C’est dire comme je me retrouve dans l’incapacité de réfléchir correctement. Mon cerveau ne fonctionne plus comme avant…!

Tu sais, je suis consciente, ma tête le sait, mais en même temps, je m’arrange pour le cacher quelque part, pour ne pas le voir. Je ne veux pas. Même si tout mon être me dit ce que je dois faire, je me rebiffe mentalement. Je n’arrive pas à me dire qu’il faudrait que je lui fasse croire que je veux toutes ces choses que je lui ai dit ne pas vouloir… Parce que, ce ne serait que des mensonges!

Je sais bien que la plupart des gens mentent pour obtenir ce qu’ils veulent, mais moi, je n’arrive pas à aller si loin… Le problème reviendra me hanter, que faire si tout à coup Pascal veut me faire un mome? Bon, au début, je pourrais toujours mettre le holà, en lui disant que tant qu’il est marié… Mais, s’il divorce d’un coup, alors je fais quoi? On sera au même point, et là, je devrais lui dire que je lui avais menti?

Je vais… essayer… de voir si je peux m’envisager avec des enfants… Iak, rien que l’idée ça me fout les jetons! Je n’en suis pas capable… Je le sais… Je ne serais jamais à la hauteur! Mais, je vais essayer de me projeter, de m’imaginer avec un gosse et on verra. J’ai peur de moi-même en fait, parce que, quelque part, je m’imagine en train de lui mentir et accepter de faire un pas… Mais vivre avec, tous les jours??? Glups, encore un frein…

Rhhh, je suis lamentable… Je veux tellement être avec lui, que je pourrais presque aller jusqu’à mentir pour ça… Mais je tiendrai pas plus qu’un round! Pitié, il doit bien y avoir une autre solution?

Je croyais vraiment que Pascal savait et m’avait accepté telle que j’étais!!! Je ne pensais pas qu’il espérait me faire changer d’avis en cours de route. J’aurai dû le savoir, tout le monde fait ça! Tout le monde ment pour arriver à leurs fins, et quant la facture tombe, ils se tirent! Mais, je ne veux pas être comme ça…

Tu m’avais avertie pourtant… Je n’ai pas voulu voir les choses en face. Le pire, c’est que je sais que je ne veux toujours pas voir la réalité en face! Je le sais bien. Je veux croire que notre amour sera le plus fort, qu’on est fait pour être ensemble, qu’on arrivera à se retrouver comme avant. Que je serais encore là quant il réalisera qu’il veut qu’on soit ensemble malgré tout.

Et voilà, j’ai la boule à l’estomac encore… J’ai peur que les choses ne se passent pas comme dans mes rêves! Je rêve trop fort peut-être!

Je t’adore Akemi-sama, merci pour ton mot une fois de plus. Ca me secoue, et m’a un peu remis les idées en place. Mais, dès que je pense à lui, j’ai la tête à l’envers et j’espère encore et toujours… Et j’espère encore que les choses vont se passer comme je les espère… Comme si je savais ce que j’espère vraiment!!!!


(Hum oui… L’enfermer dans un tiroir, qu’il ne voit que moi, qu’il ne rêve que de moi. Que toutes les autres jolies filles de la planète disparaissent d’un coup!… Mouais! Ou, qu’il perde la vue quant on est ensemble, comme ça le dernier visage qu’il verra sera le mien. Je deviendrais son infirmière et on vivra heureux jusqu’à la fin des temps…  Ouais, je délire!!)

Big bisous Akemi-sama :)


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