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153/2013 - Avec Pascal par sms...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 2 juin 2013  -  153/2013  - Avec Pascal par sms…

J’ai fait la morte tout le dimanche. J’étais crevée, j’avais eu froid hier soir plantée dans le noir, sous la pluie à espionner Pascal. J’ai parlé avec Caroline, c’était la seule qui a réussi à me joindre de la journée. Puis, plus tard, elle m’a dit que Pascal avait été à côté d’elle pendant toute notre conversation. C’était lui qui avait insisté pour que Caroline m’appelle.

Grrrh, la honte, je lui avais dit que je l’aimais même si je lui en voulais pour le week-end passé. Pfff, nul. Sans le vouloir, j’avais dû lui remonter le moral et vachement le rassurer… Parce que même si je ne voulais pas lui parler, j’étais toujours croque dingue de lui!

Comme un vrai scout, Pascal continuait avec ses messages. Rien que pour ça, je l’aime ! Certains étaient vraiment mignons. Je notais que depuis qu’il avait entendu notre conversation, le ton désespéré avait disparu, pour faire place à plus d’assurance. C’était des messages qu’aurait envoyé un petit ami, et pas un qui ne savait pas où il en était.

Pour finir, j’ai répondu. Je lui ai dit que, même si je ne lui répondais pas, j’appréciais le fait qu’il soit si constant et continue malgré tout à m’écrire. Que j’appréciais d’autant plus que je savais que les sms, ce n’était vraiment pas son truc. Et que je me sentais quelque peu coupable de ne pas savoir trouver les mots pour exprimer ce que je ressentais.

Pascal a répondu que ce n’était pas grave, il continuerait jusqu’à ce que j’accepte enfin de lui parler, face à face. Parce qu’il préférait nettement mieux que les sms.

Je n’ai pas répondu à ça. Il m’a quand même raconté qu’il avait passé la journée à la maison. Thomas avait, comme souvent, des copains à la maison. Que c’était sympa pour une fois de passer le dimanche entre mecs. A la fin, il a rajouté que je lui manquais, et me souhaitait une bonne nuit. Là non plus, je n’ai pas répliqué.

Ça m’a fait plaisir de savoir qu’il n’avait pas passé la journée avec l’autre grognasse!


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152/2013 - Je n'ai rien à lui dire...

Publié le par JaneDo


Samedi, 1er Juin, 2013152/2013  - Je n’ai rien à lui dire...

Parce que je pensais que Pascal allait rester chez Caroline, j’ai appelé Thomas pour savoir si je pouvais passer chez lui. Il était de sortie, comme de bien entendu, mais il m’a dit qu’il partait aussitôt. Peut-être parce qu’il sentait que j’avais besoin de lui?

Couple Naruto 20Je ne sais pas si c’était j’avais raison de faire ça… Mais, je n’avais pas envie d’être seule à me torturer la tête à penser à Pascal et Caroline. Était-ce par vengeance? Je ne sais pas!

J’ai tourné en rond en attendant. J'attendais que Thomas me fasse signe pour dire qu’il était arrivé chez lui.

Glups ! Pascal était tout seul chez lui. Il jouait de la guitare. Ciel, donc, il était rentré? Il n’était donc pas resté avec Caro? Wahhh, alors, ce n’était peut-être pas une bonne idée d’aller chez Thomas, alors que je ne voulais pas parler à Pascal. Mince, j’allais encore le vexer! Mais, c’était trop tard pour faire marche arrière maintenant.

Pascal a dû m’entendre arriver, il est sorti sur sa terrasse. Quelle poisse. Je lui ai fait signe et je suis passée en coup de vent. Thomas m’attendait lui aussi sur le pas de sa porte.

  • Tu es sûre que tu ne veux pas lui parler?
  • Oui, je suis sûre.
  • C’est un peu vache quand même. Tu sais, quant il a su qu’on allait au ciné ensemble, il a voulu venir, juste pour te parler. Tu ne penses pas que tu devrais au moins lui accorder une petite minute.
  • Ecoute… Je ne sais pas quoi lui dire. En plus, j’ai mes tords moi aussi.

Thomas m’a prise contre lui. D’un geste tendre, il replaçait une mèche derrière mon oreille, tout en me regardant avec un drôle de sourire.

  • Maintenant que vous n’êtes plus ensemble, et ça fait quand même un moment, je me demande si j’ai le droit de… tu sais…

J’ai souri. Quoi dire? C’est vrai que je n’étais plus avec Pascal, mais j’avais plus besoin d’un ami que d’un amant!  Mais je l’adore. J’étais étonnée qu’il soit rentré juste pour moi. Ou est-ce que c’était pour le plaisir d’avoir le dessus sur Pascal? Ça, j’aimerai moins, parce que ce serait humiliant pour Pascal.

Après une dizaine de minute, Pascal est monté. Il voulait que je descende pour qu’on discute. Je ne voulais pas.

  • Alors, Thomas, tu peux lui parler, tu ne l’évite pas, mais moi, tu n’as rien à me dire et tu ne veux pas me voir?
  • Thomas est un copain, et je n’ai pas de problème avec lui!
  • Ben... J’aimerai bien savoir ce qu’on a comme problème, et même ça, tu ne veux pas me le dire… Je ne comprends pas. Ben, écoute, je t’attends en bas. Si tu ne descends pas, c’est qu’on n’a rien à se dire.

Et Pascal est parti, sans me laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit. C’était préférable que je m’en aille tout simplement. Je ne pourrais pas rester chez Thomas sans aller lui parler. Là, il ne me le pardonnerait pas. Dans le cas contraire, ça me ferait péter un câble grave.

Dire que Thomas avait flingué sa soirée pour moi, et me voilà qui repart… Mais, il a dit qu’il comprenait. Thomas m’a proposé qu’on se retrouve quelque part. Qu’il partirait me rejoindre dans un petit 1/4h pour que Pascal ne se doute de rien.

Je trouvais minable d’agir comme ça, dans son dos. C’était tout aussi moche que ce qu’il avait fait avec son Elodie. Comment le lui reprocher si je faisais pareil? Je suis rentrée me cacher au studio à Moudon.

Avant de faire toute la route, j’ai quand même passé plus d’une demi-heure à lorgner Pascal. Il a discuté avec Thomas. Probablement de mon départ précipité. Ensuite, il a essayé de m’appeler, puis messages sur message. Je ne trouvais pas la force de lui répondre. Dans un de ses messages, il me disait que ça le rendait dingue de savoir que je peux trouver le temps de voir Thomas, mais que je n'étais pas foutue de lui donner 5mn. Que si je cherchais à le rendre jaloux, c'était fait.

Meg 70Je ne pouvais pas continuer comme ça, je le savais bien, Pascal allait finir par se fatiguer de mes crises !!!

Donc, pour le calmer, j’ai promis par sms de l’appeler plus tard ou demain. J’ai été contente de voir qu’il passait la soirée tout seul chez lui. Ça me faisait aussi très mal au cœur.

J’avais envie de courir prendre Pascal dans mes bras et lui dire de ne pas se faire de soucis, je l’aimais toujours autant, même si je réagissais mal après le week-end où il m’avait laissé lâchement tomber. Mais, je l’aimais. J’aurai voulu le rassurer, mais… j’avais peur que ça se retourne contre moi en fin de compte.

J’ai dormi tard ce samedi, c’était le calme total. Bon, faut dire que j’étais crevée. Raide. Une fois debout, j’ai été retrouver Tchoy, on avait des trucs à terminer à Cugy. Puis, on a été manger. Il avait mal côté droite, je crois que c’est une crise de foie. Je suis rentrée vers 17h.

Samedi, en début de soirée, j’ai été manger avec Thomas. Cette fois, il n’a rien dit à Pascal. Il voulait éviter de me voir prendre la fuite comme au ciné. Je n’ai pas voulu parler de mes histoires concernant Pascal. En fait, je préférais éviter de parler de Pascal.

Thomas a ensuite été retrouver ses potes et moi, je suis rentrée. Je n’ai pas voulu sortir avec lui. Je ne voulais pas croiser Pascal. Il m’a assuré que Pascal n’était pas avec eux ce soir. Je me suis demandé ce qu’il avait voulu dire; que Pascal était avec Elodie ou chez lui tout seul?

Je crois qu’il a voulu sous-entendre que Pascal était avec Elodie… Alors, je suis allée vérifier. Pascal n’était pas chez lui. Ça m’a foutu les boules. Caroline est le meilleur service de renseignement que je connaisse, alors je l’ai appelée. Je suis tombée des nues, Caro ne savait pas où il était. Ça, c’était nouveau!

Loin d’être rassurée, je suis quand même rentrée. Je n’avais pas besoin de courir pour le trouver, Caroline s’en chargerait. Demain, je saurais où il traînait par elle.


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151/2013 - Rencontre imprévue...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 31 mai 2013  151/2013  - Rencontre imprévue...

Ben, je dois dire que Pascal ne me déçoit pas, question persévérance. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi tenace. Malgré la manière que je l'ai traîté hier soir, il n'a pas cessé de m'envoyer messages sur messages, même s'il se doutait maintenant, que je l'évitais et que je ne voulais pas répondre à ses appels.

Ce qui me fait me poser des questions tout de même; si je veux que les choses s'arrangent, ne faudrait-il pas que je lui parle? Ou au moins, répondre à ses appels ou, au minimum à ses appels? Parce que, ça ne nous avancera à rien de ne pas se parler! Mais voilà, pour dire quoi? Lui prendre la tête avec mes déceptions? Lui faire une bonne vieille scène? Pfff, oui, il faudrait que j'arrête de fuir et lui faire face. Mais pas aujourd'hui, j'ai encore besoin de temps pour me calmer.

Pascal me manquait, mais je n'avais pas envie de le voir... Va comprendre!

Disons que je me connais, et je finirais vite par lui lancer des vacheries à la tête. Pas qu'il ne les mérite pas, mais, c'est pas comme ça qu'on fait quant on veut que les choses évoluent dans le bon sens.

Thomas m'avait invitée à aller au ciné avec lui ce soir. Je sais bien qu'il espérait m'attirer après en soirée. Mais, je ne suis pas encore prête à re-croiser Pascal. Et l'idée qu'il se balade encore avec Elodie me met dans tous mes états. Je passe de la déprime, à la folie, en passant par une rage aveugle. Ca me donne envie de lui cracher à la gueule. J'ai envie de lui, mais en même temps, je pense à lui et Elodie, et ça me dégoûte d'en avoir envie. Et je le déteste encore plus. Ca me tourne l'estomac et me donne envie de faire des choses qui le rendrait furax.

J'ai accepté d'aller au ciné avec Thomas, mais en arrivant sur les lieux, en retard bien sûr, j'ai vu que Pascal était là aussi. Ils étaient tous les deux debout à l'entrée et m'attendait. Thomas semblait calme et Pascal faisait des aller retour nerveux. Alors, Thomas aurait organisé le ciné pour qu'on se voit? Je me suis sentie trahie. J'ai fait demi tour et je suis partie sans demander mon reste. Désolée Pascal, ce ne sera pas pour ce soir!

Cachée dans mon coin, j'ai envoyé un message à Thomas. Je devais lui dire que j'avais vu qu'il avait emmené Pascal avec lui, alors je rentrais. Je n'étais pas encore prête pour ça, et que j'aurai préféré qu'il me consulte avant. Hihihi, je l'ai vu sourire à moitié. J'ai su après qu'il avait été content de savoir que je n'avais pas accepté son invitation, seulement pour revoir Pascal. Donc, c'était pour être avec lui, et ça, ça lui avait fait plaisir.

Pascal par contre a semblé s'effondrer... Il pensait que sa seule présence aurait suffit à me faire sortir du bois? Gonflé!

J'aurai peut-être dû rajouter dans mon message qu'il n'avait qu'à retourner roucouler dans le cou de sa Elodie! Non, non. S'il n'y pensait pas, j'allais pas encore lui donner de mauvaises idées. Je me suis demandée ce qu'il allait faire ce soir? Alors, j'ai décidé d'essayer de le suivre discrètement. Mais, ça me posait un gros problème, il connaissait ma voiture! Et ce soir, je n'avais pas l'aide de Caroline.

Il ne m'a pas fallu 5mn pour le perdre dans la circulation. Peut-être que je faisait trop attention? Peut-être que j'avais trop peur que Thomas passe et reconnaisse lui aussi ma voiture. J'ai failli abandonner. J'ai pensé aller voir et attendre chez Elodie, mais j'ai bien fait de passer par le bleu d'abord. Je n'ai pas osé sortir de ma voiture, ni trop approcher.

J'ai alors pensé appeler Caro, après lui avoir envoyé un message. Elle était bien là-bas, et elle m'a dit que Pascal venait d'arriver. Un peu moins réjouissant était d'apprendre qu'Elodie, toute pimpante était là aussi. J'en voulais à mort à Pascal de l'avoir imposée à toute l'équipe. C'était ma place, pas la sienne.

J'ai fait demi tour pour rentrer. Il ne valait pas la peine que je verse une seule goutte de larmes pour lui...

Mais bon, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. Les yeux remplis de larmes, la gorge serrée, je pleurais comme une madeleine en rentrant. J'avais trop mal au coeur en pensant qu'il allait vite oublier sa déconvenue de tout à l'heure et aussi vite se consoler dans les bras de l'autre pouffe. Je l'imaginais déjà... Riant à gorge déployé, alors que j'avais de la peine à respirer et voir la route, regardant l'autre miss avec des étoiles pleins les yeux... Je le haïssais de me faire autant de peine, de m'oublier aussi vite.

Je n'ai presque pas entendu mon natel sonner. Caro m'apprenait que Pascal était passé en coup de vent. Elodie lui avait proposé d'aller chez elle, ou de rentrer avec lui. Pascal avait prétendu être crevé. Caroline avait alors pensé pouvoir se faire inviter à sa place, mais Pascal avait aussi décliné, et il avait filé après être passé à peine 10mn sur place.

Les larmes ont cessés... Ah oui? Pourquoi? Est-ce que par hasard je lui manquais?

Caro allait encore passer chez lui. Elle voulait tenté encore sa chance. Je l'ai prévenue que j'irai voir, mais ça ne l'a pas gênée, ça l'a plutôt fait rigoler. J'ai foncé à mon tour sur place. Caro était déjà là. Etonnament, Pascal ne l'a pas fait entrer. Il pleuvait à verse, mais ils restaient sur le pas de la porte. J'étais aussi en train de me prendre une bonne douche. Puis, Elodie est arrivée.

Oh là, mon sang n'a fait qu'un tour! Pascal avait certainement été au Pub pour la voir et ils se sont donné rendez-vous chez lui. Le rat. J'avais envie de foncer dans le tas. De le mordre, de lui lancer des tas d'insultes à la gueule. De la gifler, la pousser par terre dans la pluie. Puis non. Ce serait le pire des comportements.

Apparemment, la présence de Caro a jeté un froid. Le coeur écrasé par les battements brouillon de mon sang dans mes oreilles, j'attendais, tendue. Si Pascal la faisait entrer, c'est qu'ils avaient bidulé ce rendez-vous. Il avait intérêt de ne pas me décevoir. Les minutes qu'ils ont passés sur le pas de la porte tous les 3 m'ont semblés durer un siècle.

Puis, Elodie est remontée en voiture et est partie sur les chapeaux de roues. Puis, c'était au tour de Caroline. Je l'ai attendue. Je voulais savoir ce qu'ils se sont dit. D'ici qu'elle arrive en courant dans ma direction, j'ai décidé de ne rien demander. Si elle voulait me raconter, elle le fera d'elle même, j'en étais sûre.

Chez elle, on s'est séché, puis on s'est installé à même le sol devant un chocolat chaud. On tremblait de froid. J'étais trempe jusqu'à l'os. Tétanisée aussi. Peut-être qu'on aurait dû attendre encore un peu, Elodie reviendrait peut-être. Elle n'était partie que pour donner le change? Puis zut, je préférais ne pas le savoir. Ca ne ferait que me faire souffrir.

Ca faisait une petite demi heure qu'on papotait toutes les 2 quant Pascal s'est pointé... Glups!

Le temps avait passé si vite... M'enfuir du cinéma, tourner en rond avec l'espoir d'apercevoir Pascal, parler au téléphone avec Caro, poiroter sous la pluie, et c'était déjà passé minuit! Et voilà que Pascal se tenait sur le pas de la porte chez Caroline!

Mince, attend... Pascal était venu chez Caroline? Au lieu de chercher à me trouver? Après avoir laissé partir Elodie? Il avait décidé ça comme ça? Pourquoi Caroline? Quelque chose m'échappait grace!

  • Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais sûr de te trouver ici...

Pascal s'adressait à moi. Il avait l'air satisfait de sa trouvaille. Je me sentais prise au piège. Un peu bête aussi. Il a demandé à Caroline si elle pouvait nous laisser discuter 2mn. Ca c'était bizarre. Ou voulait-il qu'elle aille? En plus, elle était chez elle. Gentille, Caro s'est retirée dans sa chambre. Mais, je savais qu'elle écouterait à la porte. Et moi, j'avais envie de fuir.

  • Pace, je n'ai aucune envie de parler... Pas ce soir. Je...
  • Pas ce soir, pas demain? Alors quand? Je peux savoir pendant combien de temps tu penses encore me faire la gueule?
  • Waouh, exactement le genre de sujet que je préfère éviter.

Je me suis levée pour ramasser mes affaires et me diriger vers la porte. Tant pis, j'enverrai un message à Caro pour m'excuser d'être partie comme ça. Mais, Pascal m'a retenue.

  • Tu ne va pas t'enfuir encore. On va tirer ces malentendus au clair tout de suite. J'étais sûr que si j'avais le malheur de ne pas être sagement chez moi, tu allais me faire la tête au carré. J'ai pensé que c'était un piège quant Caro s'est pointée chez moi. Et bizarrement, elle n'a pas autant insisté que les autres fois!

Moi contre lui? Lui faire la tête au carré? Rien que ça? Il rigole?

  • Ce n'était pas du tout un piège. Rien n'était prévu entre Caro et moi.
  • Tu parles! Alors comment ça se fait que je te retrouve ici, alors que tu as passé la semaine à me fuit comme la peste?
  • Je l'ai appelée, et je savais qu'elle allait chez toi, quant elle m'a dit qu'elle rentrait, je suis venue. J'avais envie de la voir.
  • Mouais à d'autres!
  • Pascal, je n'ai pas envie de te parler... J'ai besoin de temps. Laisse moi partir.
  • Mais bordel Jane, tu ne pourrais pas juste balancer ce que tu as à me dire, m'insulter si ça te soulage, mais parle bon dieu. A quoi ça sert de traîner des grudge pendant des semaines. Tu ne penses pas qu'on pourrait pour une fois parler et régler les choses?
  • Laisse-moi! Mais... C'est vrai que j'aurai été très déçue que tu traînes avec une nana à faire la fête, alors que tu m'as laissé aussi facilement tomber le week-end passé. Puis, je suis sûre que c'est ce que tu as fait de toute façon, alors pour l'instant, rien que de te voir me fout des boutons.

Wahhh, j'ai regratté d'avoir dit ça en voyant son visage se décomposer. Non, je l'aimais tellement, mais parfois, quant je ne les contrôle pas, les mots s'échappent de ma bouche souvent, sans que je puisse les retenir.

  • Pfff, je ne sais pas ce que je dis... Tu vois, c'est juste pas le moment, je suis trop fatiguée, trop tout pour faire face à tout ça, même pour en parler. Je ne sais pas encore ce que j'en pense. Je n'ai pas eu le temps d'y penser (rhohhh le gros mensonge!). Tout ce qui sortirait de ma bouche ne serait que des trucs en l'air, juste parce que je ne veux pas en parler. Alors, par pitié, laisse-moi.

Je serrais ma veste contre moi comme bouclier. J'avais reculé jusqu'à la porte sans m'en rendre compte. Je ne pouvais vraiment pas lui parler pour l'instant. Il me fallait y réfléchir calmement avant et m'y préparer. Comme ça, ça va pas. Je risquerais de dire des choses que je regretterais ensuite.

Pascal a encore tenté de me retenir par le bras. Je le lui ai arraché et j'ai regretté aussitôt mon geste brusque. Je ne voulais pas qu'il pense qu'il me dégoûtait. Même si quelque part, c'était le cas, mais je l'aimais aussi tout autant. Et c'est ce qui me perturbe.

  • Viens au moins à la maison... On pourra parler ou non... Comme tu veux... Tu pourrais prendre tout ton temps, mais ne pars pas, s'il-te-plaît?

J'ai fait non de la tête et j'ai pris mes jambes à mon cou, comme si tous les diables de l'enfer étaient à mes trousses. J'ai jeté un dernier coup d'oeil en arrière, et je l'ai vu debout dans l'embrasure de la porte. Il semblait si seul, ça m'a fait mal au coeur. C'était idiot, parce que je suis sûre qu'il se fera consoler par Caroline!

Caroline qui se fera un plaisir de me remplacer, de lui remonter le moral et l'aider à m'oublier. Mais, il avait l'air si seul...


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150/2013 - Croisé Pascal... On ne s'est pas parlé!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 30 mai 2013  -  150/2013  - Croisé Pascal… On ne s’est pas parlé.

Encore une journée à courir entre 2 apparts, pour enfin liquider ce déménagement. Je suis éreintée. J’ai pris un café avec Marie, puis j’ai ramassé autant que je pouvais et rempli ma voiture. Les 2 potes à Tchoy sont passés comme convenu, mais ils n’ont pas pu prendre les armoires de cuisine. Ils veulent revenir mardi. On verra si je suis dispo. J’ai envoyé l’email pour que Culligan passe aussi mardi reprendre la fontaine d’eau. Hélas, il y a encore tellement à faire.

Je suis trop fatiguée pour sortir, mais Thomas a tellement insisté. Il veut me voir. Ça me fait plaisir. Mais, il y a peut-être du Pascal là derrière, ou Pascal risque d’être présent aussi. Et lui, je préfère l’éviter pour le moment. Pfff, puis zut, je ne sais pas où se trouve la moitié de mes affaires, je ne sais pas comment faire pour m’habiller!

Je me suis préparée quand même et je suis passée chez Caro d’abord. On a pris un café ensemble, puis elle voulait aller au Pub. Pascal y serait et ça me faisait frissonner d’angoisse. Je l’ai laissé y aller seule, en promettant de passer plus tard. J’attendais que Thomas me relance pour y aller. Comme ça, je serais sûre d'abord que Thomas était sur place.

Pendant ce temps, je tournais en rond en voiture. Je suis passée devant le Pub et j’ai vu les voitures de Pascal et Thomas. J’aurai pu y aller, mais j’angoissais trop fort. Puis, comme je m’y attendais, Thomas m’a envoyé 2 messages coup sur coup, il demandait où je me trouvais, puis, si je passerais, qu’il était au Bleu. J’ai aussitôt répondu que je serais là dans les 5mn.

En arrivant, j’ai aussitôt remarqué Pascal au bar, mais j’ai aussi remarqué qu’Elodie était là, avec lui. Ça m’a fichu le moral dans les baskets. J’ai fait comme si je ne l’avais pas vu. Thomas était en train de se diriger vers la sortie, vers moi. Alors, je lui ai souri. On s’est fait la bise et on a discuté en fumant à l’extérieur. Caroline est passée vers nous.

Du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal se diriger vers nous, alors, j’ai salué Caro, Thomas et j’ai fait un signe de la main à Paul et j’ai pris mes jambes à mon cou. Caro et Thomas ont eu la décence de ne pas me parler de Pascal, de ne pas mentionner qu’il était à l’intérieur. J’ai entendu Pascal m’appeler, mais j’ai fait comme si je n’avais rien entendu. J’ai foncé droit devant moi. Sans courir. Mais, dès que j’ai tourné le coin de la rue, j’ai couru à toutes jambes. Pas question de lui parler. J’ai ensuite évité de passer devant le Pub.

Pascal m’a envoyé un message pour me dire qu’il m’avait vu, qu’il était aussi au Bleu et me demander de revenir, ou de m’arrêter, l’attendre. Pascal voulait me parler. Et bien, moi pas. Je n’ai pas répondu.

Au lieu de rester à blablater avec sa Elodie, dès qu’il m’a vue, il aurait dû se bouger le cul. Il imaginait quoi? Que j’allais passer lui dire bonjour? Il rêve! Il a voulu attendre, ben, c’est trop tard. Au moins, il m’avait aperçue. J’étais toujours vivante. L’empêche que j’avais le coeur qui me faisait si mal. Comment avait-il osé emmener la Elodie au milieu de nos amis. J’étais triste. Le chagrin me consumait.

Pascal… tu me manques tellement. Celles que tu tiens dans tes bras, à qui tu souris, avec qui tu ris, pourraient te raconter ce que je ressens… Je t’aime encore.

A 3h du matin, je recevais un message de Pascal qui me demandait où j’étais… Ça faisait plus d’1h qu’il attendait devant ma porte. J’ai eu pitié de lui et je lui ai répondu. J’ai répondu seulement pour dire que ça ne servait à rien qu’il attende là, je n’étais pas là et je ne viendrais pas. Encouragé d’avoir reçu une réponse, il a aussitôt essayé de m’appeler, mais là, désolée Pascal même si je t’aime à mort, je n’ai pas répondu.


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149/2013 - Dîner en famille chez Lilice

Publié le par JaneDo


Mercredi, 29 mai 2013  - 149/2013 - Dîner en famille chez Lilice

Mardi avait été une journée de merde, à courir dans tous les sens. J’en ai marre du déménagement, je n’en vois pas le bout! La puce est malade, et on a prévu de faire le dîner en famille mercredi soir, chez Lilice. Carmine n’a qu’à passer sa soirée tout seul à faire la gueule.

J’ai été changer mon téléphone, et j’ai pris un iPhone pour ma puce. Elle était tellement contente. Maintenant, elle a son propre téléphone, avec une fourre protectrice marrante. Après le souper de famille, Tchoy m’avait demandé de passer vers lui. Il se faisait chier. Donc, on a traîné ensemble au Tucano. Je suis passée encore à Cugy pour prendre des affaires.

La voiture bourrée à craquer, je suis passée par Froideville. En passant devant chez Dol, je n’ai pas vu de lumière, et avec mon nouveau natel, j’ai pas tous mes numéros. Grrrh, la blague. Je n’ai même pas pu l’appeler pour voir si elle était encore debout. Vers 2h du matin, alors que j’étais déjà rentrée, elle me téléphonait à son tour. Donc, elle ne dormait pas quant j’ai passé.

Wahhh, elle m’a raconté un truc destroy!!! Hier soir, bourrée comme d’hab, alors qu’ils étaient au resto avec sa fille, Dol a été sonné à la porte d'une villa près du resto, chez une parfaite étrangère et lui a laissé sa fille, lui demandant de la garder pendant qu'ils mangeaient. Parce que la petite pleurait trop au resto. La femme a failli appeler la police. Jeez! Elle ne sait vraiment pas ce qu’elle fait quant elle boit!

Encore une fois, elle m’a dit qu’elle voulait arrêté de boire, parce qu’elle aurait pu perdre sa fille. Mais, c’est impossible d’arrêter du jour au lendemain!!! Je ne sais pas ce qu’elle va faire, mais elle est drôlement mal barrée!

Je me sens à bout. Au bout du rouleau. Extrêmement fatiguée…


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148/2013 - Les actions parlent d'eux mêmes!

Publié le par JaneDo


Mardi, 28 mai 2013 - 148/2013 - Les actions parlent d’eux mêmes!

Les boules… C’était bien joli toutes les explications et les messages de Pascal… L’empêche qu’il a passé la soirée et la nuit du dimanche à lundi chez Elodie! Pascal continuait pourtant à me bombarder de messages. Il est tenace, j'aime ça. C'est une qualité appréciable chez un homme.

Cette fois, je crois que c’est moi qui ait besoin d’un peu d’espace... Oui Ann, tu as raison, j’ai bien fait de ne pas lui répondre. Il ne méritait pas que je me donne cette peine.

Pascal a continué avec ses messages. Je sais qu’il est passé à Cugy, mais je n’y suis plus. Il ne le sait pas encore. Après ses centaines de messages, et Dieu sait que c’est pas son truc, il m’a demandé de passer dormir chez lui. Je n’ai pas répondu! Ça m’a énervé, puis, pas trop. J’ai même pensé que c’était chou. Grrrh, je me frapperai à l’occas.

Mais qu’est-ce qu’il imagine à la fin? Que je passe de “fâchée” à “sauter dans son lit, comme ça? En 2 temps, 3 mouvements?  Il est fou ou quoi! J’ai préféré ignorer ses appels et ses messages.

Pascal me manque, c’est de la folie! Avec les vacheries qu’il m’a fait, comment est-ce que j’arrive encore à avoir envie de lui!!!


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147/2013 - Ce type est un psychopathe

Publié le par JaneDo


Lundi, 27 mai 2013  - 147/2013 - Ce type est un psychopathe!

Non mais Carmine a vraiment un trou dans le cerveau! C’est un psychopathe, sa place est dans une cage. Une cage, là où devrait se trouver tous les psychopathe, qu’on puisse les regarder, comme on regarde les singes au Zoo.

Ma frangine l’évite et ne lui parle pas depuis leur dernière dispute. Alors hier, cet abruti, pour emmerder, il a été débrancher la télé de la petite! Est-ce le comportement normal d’un adulte? D’un homme adulte? Pourquoi essayer d’atteindre la mère à travers l’enfant? Si ça, ce n’est pas un comportement louche et celui d’un pure débile détraqué!

Pour justifier son comportement de crétin minable, alors qu’ils se prenaient la tête, il criait que c’est lui qui paie l’électricité! Non mais, on aura tout entendu. Il disait qu’il a vu qu’il n’y avait personne devant la télé et qu’elle tournait dans le vide! Et alors? Chaque fois que quelqu’un descend se chercher à boire, il faudrait qu’il éteint la télé? On aura vraiment tout entendu. Quel pauvre mec, pauvre con.


Il écumait de rage, inventait n’importe quoi pour emmerder ma frangine, pour lui prendre la tête le dimanche. Bref, tout pour lui gâcher sa journée, pour qu’elle ne puisse se reposer. Elle a congé le lundi, alors il a pris congé le lundi également. Pauvre type va. A moi, il s’est plaint qu’elle ne faisait pas attention à lui, qu’il ne se passait plus rien, etc. Non mais, soit il est débile, ou il est débile!

Depuis quand une femme serait séduite par un type qui passe son temps à faire chier, à faire la gueule, à mettre la télé à fond sur une chaîne italienne, alors que personne ne parle italien à part lui, etc. Il fait parti de ses hommes qui pensent encore qu’en gueulant, c’est comme ça qu’on séduit une femme? Quel homme de Cromagnon!  Je ne sais pas comme elle fait pour le supporter. Moi, je l’aurai déjà expédié au fin fond du Kugukstan.

S’en prendre à une gosse… Et après on se demande encore comment c’est de vivre avec un psychopathe?

Hélas, on n’est pas millionnaire, alors on ne peut pas déménager comme on veut,  sinon, ni une, ni deux, on aurait levé le camp direct. Hahhh, si je gagnais à la loterie, j’emmènerai toute ma petite famille et les amis, les vrais, ceux qui tiennent à moi, loin de tous les ennuis de la terre. Je leur offrirai de quoi réaliser un de leur rêve, même le plus fou.

Ma frangine a dit, qu’heureusement j’étais là, parce qu’il était dans une crise comme la dernière fois, quant il l’avait tenté de l’étrangler. Elle mérite une médaille de rester avec un pauvre type pareille. Mais, qu’aurais-je pu faire? Que dalle! Si j’aurai tapé, je me serais faite mal, ou soit je l’aurai assommé sans possibilité de retour. Je l'aurai assommé avec le rouleau à pâtes. Parce que, je sais que ce genre là, si on tape, faut pas qu’il puisse se relever! Il y a vraiment beaucoup trop de détraqués qui traînent dehors!

J’ai emmené la petite chez le médecin. Elle avait mal à la gorge depuis une semaine. En fait, elle a une angine carabiné! Heureusement qu’elle m’a encouragée à passer dans un garage, je n’avais plus une goutte d’huile dans le moteur. Ma voiture était à sec. Le garagiste m’a dit que j’avais beaucoup de chance de n’avoir pas flingué mon moteur!

Du côté de Pascal, il ne se passait pas grand chose. Il continuait à m’assommer de messages, me suppliant de lui répondre, de ne pas lui faire la tête. Pfff, il pouvait bien s’excuser, ça ne changeait pas le fait que le week-end, je ne l’avais pas vu par sa faute. Je vais voir à quel point il est désolé! S’il tient jusqu’à ce que j’arrive à me calmer, alors on verra.

Thomas m’a invité à manger ce soir, mais j’ai refusé. Je n’avais pas envie de sortir, et pas envie qu’il aille tout répéter à Pascal.


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146/2013 - Petit à petit, je le perdais...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 26 mai 2013  - 146/2013 - Petit à petit, je le perdais…

Il me semble que les choses vont de mal en pire avec Pascal… Je n’arrive même pas à croire qu’il ait pu, comme ça, aussi facilement, me donner le faux espoir de le voir hier soir et me zapper. Ça m’a fait très mal. Je me réjouissais tellement et c’était pour des prunes. Dire que j’ai refusé d’aller l’emmerder vendredi soir, pour ne pas gâcher son rendez-vous avec Caro, parce que j’étais sûre de le voir hier. Je suis triste.

Abattue, fatiguée, triste, j’ai prévu de passer tout ce dimanche pluvieux et gris, sur mon canapé, devant la télé. J’avais pris la décision de ne pas répondre, si Pascal m’appelait. Pour être sûre de ne pas craquer, j’ai mis mon natel sur silence. Je n’ai même pas répondu à Thomas, qui s’inquiétait de ne pas avoir de mes nouvelles. Flûte, je n’étais pas d’humeur à rigoler ou faire semblant d’aller bien.

Je suis triste jusqu’au plus profond de mon coeur. Je ne sais pas ce qui pourrait me redonner l’envie d’avancer. Je me sens perdue, au bout du rouleau. Déprimée. Tout va mal depuis si longtemps, que les idées morbides me reprennent. J’en ai marre. Bah, non, je vais me ressaisir et reprendre du poil de la bête.

C’est vrai que Pascal est, pour moi, mon seul rayon de soleil, ma bouée. La seule petite chose à côté du ca hot qui me donnait encore l’envie de me lever chaque jour, qui m’empêchait de sombrer complètement. Mais ça non plus, ça ne va pas, ça ne mène à rien. Je n’ai rien à quoi me raccrocher, et je me sens m’effondrer. Plus de palpitations, plus d’amour, rien qui puisse me donner un coup de fouet.

Je ne voulais pas, mais, j’ai quand même lut les messages que Pascal m’avait envoyé… Il me suppliait presque de lui répondre. Puis, comme je ne répondais toujours pas, Pascal a écrit avoir été chez moi, avoir sonné longtemps, mais n’obtenant pas de réponses, il a fini par réaliser que je n’étais peut-être pas là. Dans le doute, Pascal aurait été voir chez Layne, ensuite il a demandé à Thomas s’il avait des nouvelles. Pascal s’excusait de n’avoir pas appelé, mais il voulait me parler. Bref, il voulait m’expliquer.

Pfff... Rien ne pourra remplacer la soirée manquée. Perdu., passé, fini. Ni les excuses, ni la désolation feinte ou pas de Pascal.

Je n’avais aucune envie de lui parler. Si je répondais, ce ne serait que parce que j’ai peur qu’il aille se consoler ailleurs, dans les bras d’Elodie! Et ce n’était pas une bonne raison. En tous cas, c’était la plus mauvaise. J’étais si déçue. Je n’existait pas hier, alors aujourd’hui non plus.

Pascal s’est alors lancé dans les plus longs sms qu’il ait jamais composé de sa vie!!!

Pascal a dit qu’ils avaient eu un tournoi en salle. Que je pouvais demander à Thomas si je voulais, il ne me mentait pas. Qu’après, l’entraîneur les avait invité à manger. Pascal avait dprévenu qu’il ne participerait pas au souper. Mais, une fois le match amical terminé, l’entraîneur avait insisté, et il s'est senti obligé.

Trop confiant, Pascal pensait me retrouver après comme prévu. Il avait quitté le resto vers 21h, et sur la route, Thomas l’a appelé. Il avait eu un pépin avec sa voiture, alors il était parti aussitôt le chercher.

Ils ont dû attendre le TCS. Thomas avait voulu suivre le remorqueur pour être sûr qu’on s’occupait correctement de sa voiture. Il a ensuite raccompagné Thomas.

Pascal n’avait pas eu de mes nouvelles non plus. Donc, il a pensé que je l’attendais à la maison, chez lui. Il avait regardé si je lui avais laissé un mot peut-être. Rien. Puis, il a essayé de m’appeler. Rien, Je ne répondais pas. Alors, il a pensé que j’étais occupée. Il a réessayé, mais je ne répondais toujours pas. Il m’a fait appelé par Thomas, pour voir si je répondrais. Mais toujours rien. Alors, il a commencé à s’inquiéter.

Après tous ses messages, Pascal me demandait de l’appeler… Je n’en avais pas envie…

Je comprenais, et j’étais soulagée de savoir que Pascal n’avait pas fait exprès de me laisser sans nouvelles. Mais tout de même! Il aurait pu m’appeler? Tous les téléphones n’étaient pas en panne que je sache? Comment avait-il pu imaginer que j’étais sagement, connement chez lui, comme ça, à l’attendre comme une cruche? Sans avoir eu de ses nouvelles pour savoir si ça jouait toujours? Et il n’aurait pas reçu mon message? Justement ce soir là? Non, rien à faire, je n’avais pas envie de lui parler. Pascal remarquerait aussitôt que j’étais déprimée. Il saurait immédiatement que je m’étais fait des films. Il saura que j’avais pleuré comme une pauvre cloche.

Non. La prochaine fois, il n’aura qu’à penser à utiliser son natel pour me tenir au courant. J’espère…

Je me disais aussi que, peut-être, je devrais l’appeler, parce qu’il n’avait pas de compte à me rendre. On ne sortait plus ensemble après tout. Et si je continuais à être aussi compliquée, chiante, il finirait par en avoir par dessus la tête de mes crises… Hum! Mais quand même, je n’avais aucune envie de lui parler. Et pour le coup, pas envie de le voir non plus, même s’il me manquait. J’avais trop de peine.

Je n’avais pas vu Pascal du week-end et ça me désespérait. Je sombrais de plus en plus dans la déprime. Je sentais que je le perdais petit à petit…


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145/2013 - Mensonges & Faux espoirs

Publié le par JaneDo


Samedi, 25 mai 2013  - 145/2013 - Mensonges & Fausses promesses

Peu après son arrivée chez Pascal, Caroline me proposait de la rejoindre chez lui. Je ne voulais pas. Ça m’embêtait aussi que Pascal sache qu’on était encore ensemble après avoir quitté le bar hier soir. Pendant qu’on discutait au téléphone, Pascal lui a arraché le téléphone pour me demander de venir. C’était passé 3h30 du matin, ça ne servait à rien.

Le matin, j’ai trouvé un message de Caroline: Cool, j’ai dormi chez Pascal. T’aurai dû venir Jane. Bisous bisous.".

Samedi, j’avais des tonnes de choses à faire durant la journée. Tchoy s’ennuyait, et en fin d’après-midi, il m’a demandé de passer le prendre. On est passé à Moudon pour qu’il installe la télé pour la petite. Puis, de retour sur Lausanne, il devait passer chez Donato. J’ai été avec lui.

Vers 18h, j’ai essayé une première fois de joindre Pascal. A 19h encore, je refaisais une tentative, sans succès. J’ai commencé à avoir des palpitations. Pourquoi ne répondait-il pas? Il avait promis! Je lui ai laissé un message pour lui dire que j’attendais son coup de fils. 20h, toujours pas de nouvelles de Pascal. Là, j’avais quand même les boules. Presque affolée à l’idée qu’il faisait exprès d’ignorer mes appels, j’ai téléphoné à Caroline.


Pascal était parti vers midi, sans lui dire où il allait, et elle était rentrée. Elle était étonnée, elle savait qu’on était sensé passer la soirée ensemble. Je suis restée avec Tchoy en attendant qu’il m’appelle. Je n’avais pas l’intention de sortir, mais juste de passer une gentille petite soirée à la maison, donc, ça ne me prendra pas des lustres pour rentrer me changer avant d’aller chez Pascal.

Mais, vers 22h30, j’ai compris que c’était foutu, que je ne le verrais pas de la soirée. Peut-être même du week-end. J’étais furax. Je lui en voulais à mort. Et même encore plus.

Tchoy a invité ma frangine et moi à manger au Tucano chez Donato. Comme je n’avais toujours pas de nouvelles de Pascal, j’ai accepté. Je me sentais triste et déprimée. J’avais envie de me poser dans un coin et pleurer, mais j’ai fait l’effort de continuer à sourire.

Vers 23h, Pascal m’envoyait un sms pour me demander si je voulais aller chez lui. D’abord c’était; “Tu fais quoi?”. J’ai juste répondu; “Resto”. Pfff, il se foutait de ma gueule, ça c’est sûr. Mais bon, je ne vais pas lui donner le plaisir de voir que j’étais complètement dévastée. Pascal m’a ensuite proposée de passer chez lui. D’abord, j’ai été contente, puis, en réfléchissant au fait qu’il n’avait ni répondu à mes appels, ni à mes messages, pour ensuite avoir le culot de me demander d’aller chez lui, j’ai arrêté de lui répondre.

On a quitté le resto vers 23h30. Ma première réaction avec été d’aller chez lui. J’avais accepté son invitation. Mais après réflexion, en pleine route, j’ai fait demi-tour. Je n’ai pas jugé utile de l’avertir. Pascal pouvait bien passer la soirée à m’attendre, comme je l’ai fait toute la journée, et toute la soirée. Vers minuit et demi, ne me voyant toujours pas arriver, il a commencé à essayer de m’appeler. Je n’ai pas répondu.

Vers 1h30, Pascal m’a envoyé un message me demandant si tout allait bien? Il savait que je voulais passer d’abord chez moi me changer. Ensuite, il a dit qu’il s’inquiétait. Ha! Ben, il pouvait goûter à sa propre médecine. Moi aussi je m’étais inquiétée avant. Il pouvait voir aussi ce que ça faisait quant on ne prend pas la peine d’envoyer un petit message d’avertissement et quant on ne répond pas à son natel.

Ma soeur pensait que je restais en ville, alors elle, je l’ai avertie que je rentrais.

Quand même, c’était moche de ne pas répondre à Pascal, mais en même temps, j’étais si énervée, que j’éprouvais un certain soulagement. Si j’aurai été chez lui, j’aurai dû faire le poing dans la poche, et ne pas faire de scène. J’aurai transporté ma rage étouffé toute la nuit, et je me serais réveillée toujours en colère, sans oser demander d’explications. Tout ça pour éviter qu’on se prenne la tête.

L’empêche, je me suis endormie en larmes… J’ai détesté comment Pascal m’avait traité ce soir… Comme si je ne comptais pas pour lui… Comment avait-il pu me faire une saloperie pareille! Mensonges, fausses promesses… Je le déteste. Il me brisait le coeur.


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144/2013 - Petite Bonne Surprise...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 24 mai 2013  - 144/2013 - Petite Bonne Surprise...

Et maintenant, je fais quoi? Pascal a passé la semaine, presque tous les soirs, en compagnie d’Elodie, est-ce que j’ai toujours une place dans son coeur? Dans sa vie? Pascal était peut-être en train de planifier sa soirée, ou son week-end avec elle? J’avais aussi envie de le voir, alors, avant que ce ne soit trop tard, je l’ai appelé. Ça ne me ressemblait pas, et mon appel l’a surpris.

Pascal m’a dit avoir un truc avec ses copains, que je pouvais venir si j’en avais envie. Ils allaient juste manger un truc ensemble et prendre un verre au Bleu. Alors, je lui ai dit que je préférais le voir après, rien que tous les deux. Il a paru hésité.

Donc, Pascal avait prévu de retrouver Elodie après la sortie avec les copains. C’était donc pour ça qu’il me proposait de me joindre à lui et ses potes en début de soirée. Elodie voulait la même chose que moi, finir la soirée avec lui. Donc, elle  l’attendait probablement après sa virée entre potes… Zut, j’arrivais trop tard!

J’ai pensé insister, puis, je me suis dit que je pouvais peut-être lui arracher la promesse de le voir demain soir. On a donc convenu de passer la soirée ensemble demain, mais je voulais aussi profiter de le voir ce soir. Avant d’aller rejoindre le groupe au Bleu, j’ai été manger chez Caro, ce qui nous a permis de discuter. On a beaucoup parlé de la situation, de ce qu’on pouvait éventuellement mettre en place pour récupérer Pascal.

La journée avait été une suite de course. J’avais promis à Maria de m’occuper de Roméo après l’école, donc, à 16h tapante, j’étais sur place. On a mangé les 4h, puis il m’a joué les morceaux qu’il étudiait pour son cours de guitare au Conservatoire. Le temps a filé très vite, et vers 17h30, son papa est passé le chercher. Il avait pensé que le petit serait tout seul. Cool, j’ai pu filer et rentrer me préparer pour ce soir. J’avais besoin de dormir un peu.

Avec Caroline, on avait prévu de sortir un moment avec Pascal et ses copains, puis de partir avant lui et d’aller attendre devant chez Elodie. Elle avait emprunté la voiture à son cousin. Une voiture que Pascal ne connaissait pas. On voulait voir si, comme on le pensait, Pascal irait rejoindre sa Elodie. A partir de là, on devra aviser.

Pascal a eu l’air content de nous voir. Enfin, content de me voir. On aurait presque pu penser qu’il me draguait avec tous ses petits sourires, il était très attentionné. Pascal restait près de moi, m’offrant à boire, me laissant sa chaise, tout en me collant de près. Personne ne pouvait m’approcher sans qu’il intervienne. Même pas Thomas. On aurait dit qu’il me réservait, me couvait.

Ça me faisait plaisir, mais en même temps, c’était assez incohérent… surtout, s’il filait après chez Elodie. J’étais sur mes gardes. Je ne me sentais pas à l’aise pour lui faire des bisous ou des câlins. Je ne voulais pas avoir l’air idiote. Je suis sûre que ses copains étaient au courant de tout.

Peu avant minuit, on est partie toutes les deux, visiblement, avec ma voiture. Pascal avait un peu insisté pour que je reste, mais ce n’était pas ce qui était prévu. On a été récupérer la voiture du cousin au parking, pour y déposer la mienne. On avait prévu de partir aussitôt chez Elodie, mais Caroline voulait aller surveiller sa sortie du Bleu. On pouvait le voir d’où on était. Il semblait s’amuser. Puis, on l’a vu regarder son natel. Ce devait être la miss Elodie. Peu après, on l’a vu saluer ses potes, et filer. On était persuadé qu'il filait chez Elodie.

On a immédiatement mis le turbo, pour être avant lui chez Elodie, pour avoir le temps de parquer la voiture au meilleur endroit possible, avec la meilleure vue sur l’entrée. On ne pouvait pas le rater. Et on a attendu.

Les minutes s’écoulaient lentement, et il faisait un froid de canard. Impossible de faire tourner le moteur pour se réchauffer, sans se faire repérer. Donc, on s’est gelé les fesses. L’attente semblait s’étirer en longueur. On s’étonnait de ne pas voir Pascal apparaître. 1h après, on a commencé à flipper. Pascal aurait été ailleurs? Il avait prévu autre chose? Là, c’était trop bizarre. Caroline voulait savoir si l’autre était chez elle, ou si elle avait été rejoindre Pascal ailleurs.

Caroline a donc tenté le diable en allant jusqu’aux boîtes aux lettres pour trouver le nom de la miss. Super, on avait son nom, mais elle ne semblait pas posséder de ligne fixe. Pas possible. De nos jours, à l’heure d’internet, impossible d’avoir une connexion sans ligne fixe, non? J’avais la trouille pour Caro. Si Pascal arrivait là, maintenant, je ne vois pas où elle pourrait se cacher! Caro est revenue à la voiture en trottinant, vérifiant les alentours.

Caro avait décidé de sonner à l’interphone de la miss. Moi, je trouvais ça un peu risqué. Si l’autre descend, elle aurait l’air idiote. Et, Elodie ne manquerait pas de le dire à Pascal. Caroline sera sciée! Elle a quand même voulu le faire, et elle est revenue toute triomphante. Elodie était chez elle. Et pas Pascal.

On a quand même attendu encore. Il pouvait très bien avoir été ailleurs avec ses copains et venir après. 2h du matin, on était complètement frigorifiée. Caroline a laissé un message à Pascal, elle aurait aimé le voir. Moi, je n’osais pas. J’avais fait celle qui était forte et détachée tout à l’heure, j’aurai l’air de quoi en me liquéfiant dans un message larmoyant. 2 minutes après, Caro l’appelait.

Pascal était rentré chez lui. Il était parti prendre un verre avec Michael et 2 de ses copines. Il n’a pas fait long. Carol a demandé si elle pouvait passer, et il n’a pas refusé. Il pensait qu’on était ensemble, et j’ai entendu Caro lui inventer une petite histoire. On est parti aussitôt. Caroline devait me raccompagner à ma voiture. Elle était impatiente d’aller rejoindre Pascal. J’aurai aimé avoir cette chance, d’être à sa place.

Comme je l’enviais. Je n’avais pas la moitié de son courage. Dès que j’imagine que je pourrais gêné ou avoir l’air d’harceler, je bâche. Elle, elle s’en fou, elle va jusqu’au bout. Elle tente le tout pour le tout. Je n’avais plus qu’à rentrer chez moi. Quelque part, j’étais heureuse que Pascal n’ait pas été chez Elodie. Contente de savoir que Pascal était chez lui. S'il a accepté que Caro passe, c'est qu'Elodie n'était pas attendue. Cool.

Et, de toute façon, je préférais le savoir avec Caroline, plutôt qu’Elodie! Puis, Pascal avait promis de passer la soirée de samedi avec moi…


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