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181/14 - No réponse!

Publié le par JaneDo


Lundi, 30 juin 2014 - 181/14 - No réponse!

Dimanche soir, vers 23h30, tout à coup, petit message de Pascal; “Coucou… tu fais quoi?”. Hein? Là, sérieux, je ne comprenais pas. Après avoir été si froid, m’avoir laissée pour compte, éviter à tous prix de me croiser, il me demandait ce que je faisais?

C’était comme si je lui manquais?! Ou c’était ce qu’il voulait me faire croire? Me donner un petit coup d’espoir? Pour mieux me laisser chir de plus haut? Franchement, je ne captais pas son message.

Je n’ai pas répondu. Manquait plus que ça! De toute façon que lui répondre? Que je pensais à lui? Que je me faisais chier loin de lui? Que je frisais la déprime?Non. Quant on ne sait pas quoi dire, vaut mieux s’abstenir.

Mince, ce lundi, Salva ne travaillait pas! C'est bien ma veine!!! J’allais l’avoir dans les pattes. Quelle barbe. J’ai donc fichu le camp pour faire les petits trucs que j’avais à faire en ville. J’étais loin toute la journée. Aucune envie de rentrer. J’aime habiter seule.

Pas de souper de famille ce soir, ma soeur et mon frère ne rentrent que demain soir. Elle m’a demandé de réunir ses enfants à la maison, ils lui avaient manqués. Il y avait aussi un match de coupe du monde à la con, et ils voulaient tous regarder.


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180/14 - C'était un jour sans!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 29 juin 2014 - 180/14 - C'était un jour sans!

Caroline tardait à arriver, et ma patience s’amenuisait vitesse grand v, j’ai donc tenté une approche. Discrète. Je tremblais de trouille. Sur la terrasse, je me suis approchée de la porte. Au cas où Pascal et son visiteur sortaient, par exemple, pour fumer une clope, je ferais semblant d’être sur le point de sonner à sa porte.

Le son cristallin d’un rire féminin m’a clouée sur place quelques secondes, puis j’ai pris la fuite.

Non, je ne m'y attendais pas. Même si j'avais envisagé qu'il puisse être sorti, ou avec des copains, ou même avec une fille, mon cerveau n'y avait pas cru. Inconsciemment, j'étais persuadée qu'il était à la maison tout seul, à faire la tête, à boutiquer. Je savais qu'il n'avait peut-être pas envi de me voir, mais qu'il espérait secrètement me voir débarquer. Tout, sauf qu'il pouvait passer une soirée agréable à rire.

Je ne voulais pas savoir qui était là. Exclus que j’aille sonner. Et plus question d’attendre Caroline. Je voulais seulement m’éloigner d’ici le plus vite possible. Regrettais même d’être passée. D’ailleurs pourquoi est-ce que j’étais passée chez lui? Pour lui parler? De quoi? Encore m’excuser?

De retour à ma voiture, j’ai envoyé un message à Caroline pour lui dire que je rentrais. Je crois bien que je l’avais croisé, mais je n’en étais pas sûre, et si c’était le cas, elle ne m’avait pas vue non plus. J’ai filé droit devant, vite, et je suis rentrée me terrer chez moi. Peut-être que j’aurai dû tenter d’appeler Pascal au téléphone? Non. Non non. Je ne savais rien, n’avais rien vu, rien à dire. J’attendrais qu’il m’appelle… ou pas.

J’ai eu de la peine à trouver le sommeil. J’ai regarder quelques séries que j’avais enregistré. Hésité un nombre incalculable de fois à appeler chez Pascal. Ou même d’appeler Caro pour en savoir plus. J’avais trop peur d’avoir le coeur brisé encore une fois, alors je préférais nettement jouer les autruches. J’aurai plutôt dû réfléchir à quoi faire pour que Pascal me pardonne, au lieu de me lamenter sur mon sort.

Mon nouveau coloc arrivait en fin d’après-midi, alors autant profiter un max d’être encore seule chez moi. Mais comment apprécier ce temps, si tout allait mal? Raide morte au première heure du jour, je me suis forcée à me coucher et attendre le sommeil. Le seul problème, c’est que la tête elle, n’arrête pas de m’envoyer des images que je ne veux pas voir.

J’ai été réveillée vers midi, par le coup de fils d’une copine, Aurore. Je ne savais pas combien d’heures j’avais dormi, mais certainement pas assez, parce que j’étais cassée de fatigue. J’ai larvé sur mon canapé, refusant toutes les propositions des copines de se retrouver pour déjeuner ensemble.

Le coloc a commencé à m’appeler aussi vers midi et demi. Je n’ai pas répondu. Oh! Il n’allait pas commencé à me faire chier déjà lui? Hors de question de me taper de la compagnie avant la fin de la journée. J’avais bien l’intention de profiter de mes dernières heures seule, sans me faire emmerder par des téléphones indésirables. J’ai planté mon natel sur silence.

19h, le coloc, José, est arrivé avec son frère. Je pensais que son frère aîné, Salvatore, était là pour l’aider, mais non! Il avait trouvé quelque chose près de Romont et échangeait sa place avec son frère. L’appart que José avait trouvé est sale, petit, encombré, mais c’était près de son boulot. Il laissait le meilleur appart à son grand frère et se contentait du modeste logement qu'il avait trouvé en attendant de trouver autre chose.

Bon! M’en fou moi. Salva parle moins bien le français, alors je pense que j’aurai la paix, parce que José est tellement bavard, qu’il donnerait envie aux moustiques de se suicider sur le point de lumière le plus proche. Je les ai donc laissé installer Salva, ensuite ils sont partis pour aller installer le petit frère à Romont. Cool, encore quelques heures de paix royale.

Quelques heures où je n’ai pas trop pensé à Pascal. Même si je ne voulais pas le reconnaître, je me sentais triste...


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179/14 - Pascal ne pardonne rien!

Publié le par JaneDo


Samedi, 28 juin 2014 - 179/14 - Pascal ne me pardonne rien!

Appeler Pascal… Hum… Et s’il m’envoyait pètre comme je l’avais si souvent fait avec lui? Glups! J’ai hésité, longuement. Mais, j’étais en tord, je devais l’appeler. Plus j’attendrais, plus ce serait difficile, plus ça l’énerverait. Donc, je me suis jetée à l’eau sans savoir ce que j’allais lui dire.

  • Tu vois, moi je te réponds même si je suis furieux!
  • Pascal, je suis désolée… Je n’y ai pensé qu’après… Seulement quant Steven m’a expliqué pourquoi t’étais parti. Enfin, ce qu’il t’a raconté, et qui devait être la raison de ton départ.
  • Mouais…
  • J’suis vraiment sorry.
  • Ouais, c’est pour ça que tu as passé la nuit à ne PAS m’appeler?
  • Moi au moins, quant je fais une connerie, j’essaie de m’excuser! Même si tu ne daigne même pas répondre à mes coups de fils.
  • T’es raison. J’étais gênée, et je ne savais pas quoi dire!
  • Ouais, comme moi. Je suis vraiment furax. Tu ne m’as jamais invité chez toi, et Steven pas mois de 2 fois, et ça fait quoi, 2 semaines que tu as déménagé?
  • Dis moi ce que je peux faire pour me faire pardonner?
  • Ohhhh… Et je dois encore te dire quoi faire…? Tu changes d’appart, puisque je n’étais pas le premier à y mettre les pieds? Comme moi j’ai changé de voiture parce que Caroline a eu le malheur de monter dedans avant toi?

Glups… Je ne vais tout de même pas re-déménager, même pour lui faire plaisir? Non non non. J’ai gardé le silence. Autant ne pas avoir à prononcer un gros NoN sonnant.

  • Tu ne dis rien? Bon ben, je vois!
  • Pascal, j’ai pas les mêmes moyens que toi! Je ne peux pas déménager quant je veux, ou changer de voitures quant je veux!
  • Bah, je sais que Caro t’as proposé de partager son appart? Et je peux te trouver autre chose demain!

Argh, non. Je ne veux pas. Je lui ai dit que je ne voulais pas dépendre de lui, ou devoir me sentir redevable. Ce qui signifiait que je refusais. Pascal est revenu sur le fait que j’avais refusé de le voir, que puisque je n’avais pas proposé qu’il vienne chez moi, il avait proposé qu’on passe la soirée chez lui. Tout avait été non. Puis, il apprend que Steven, no problémo, lui, je voulais le voir.

  • De toute façon, j’ai compris. Toi, tu peux faire des conneries, mais tu ne feras aucun effort pour te faire pardonner. Toi, si on parlait d’une voiture, tu ne changerais pas de voiture pour moi. C’est noté Jane. Très cool. J’ai compris. Bon, je te laisse.
  • Qu’est-ce que tu fais? On peut se voir?
  • Comme hier soir? Non, j’ai pas envi. Je suis attendu au club de natation cet après-midi. Mais, même, je n’aurai pas accepté de te voir, t’as qu’à voir ce que ça fait pour une fois, d’essuyer des refus en continue.
  • Pascal… Je… On se voit ce soir?
  • Je sais pas… J’ai déjà quelque chose…

Rhhho la vache! J’ai rarement entendu Pascal aussi furax. D’habitude, il passe dessus si facilement. C’était, je crois, la première fois qu’il me rabrouait comme ça. Je n’avais pas l’habitude. Arf, je ne pouvais pas laisser passer le week-end comme ça, il fallait qu’on se rabiboche. Par contre, je n’oserais pas lui proposé de passer à la maison!

Le reste de la journée, je me suis larvée à la maison. J’étais contente d’être toute seule chez moi. Demain, il y avait le coloc qui venait s’installer, et je n’avais qu’aujourd’hui pour profiter un peu. Zut, je me demande si j’ai vraiment envie d’avoir un coloc. J’aime bien vivre seule, seule. Je n’aime pas avoir quelqu’un d’autre dans ma sphère.

Le soir, j’ai été rejoindre Thomas et les autres, dans l’espoir de croiser Pascal. Je suis sûre qu’il se radoucirait en me voyant en chair et en os. Par téléphone, c’est toujours plus facile d’envoyer quelqu’un balader. J’ai affiché un grand sourire, fait semblant de m’amuser. A tout moment, je pensais voir Pascal passer la porte du bar. Mais niet. Rien. Pas de Pascal.

Vers minuit, j’ai commencé à me dire qu’il ne viendrait pas. J’ai pris mon courage à deux mains pour poser la question à Thomas. Non, Pascal ne voulait pas sortir avec eux ce soir. Apparemment, il avait prévu autre chose.

Flûte. J’étais sortie pour rien. Caroline m’a dit qu’elle était passée voir chez lui. Pascal était à la maison, en training. Il a dit qu’il la rejoindrait plus tard. Rassurée, je suis restée à continuer à faire mon cinéma de “bien-être”. A 1h du matin, j’ai compris qu’il ne viendrait pas. Caroline l’avait appelé, mais il n’avait pas répondu.


Caro et moi avons sauté dans nos voitures, direction chez elle. En fait, on voulait aller jeter un oeil chez Pascal. Après, je rentrerais chez moi. J’étais persuadée qu’il n’y serait pas, qu’il était sorti de son côté. Après discussion, Caro a décidé d’aller faire un tour du côté de chez Elodie, ensuite chez Maud, si Pascal n’était pas chez Elodie. Elle savait où il planquerait sa voiture, moi non.

J’ai laissé ma voiture devant chez Caro, et j’ai fait le reste à pieds. Il y avait de la lumière, mais les rideaux étaient bouclés. Impossible de voir dedans. En plus, j’avais peur que des voisins appellent la police pour leur dire que quelqu’un traînait sur la terrasse de leur voisin, en essayant de regarder à l’intérieur. Au mieux, je risquais de me faire arrêter parce que (for snooping) j’espionnais chez Pascal!! La honte.

Il y avait une voiture parquée devant la maison. Aucune idée à qui elle appartenait.

J’ai aussitôt appelé Caro pour lui dire d’arrêter de chercher. Pascal était bien chez lui, mais pas tout seul, et je ne savais pas quoi faire. J’ai donc attendu qu’elle arrive. Entre temps, si la personne inconnue sortait, je serais fixée sur son identité. Je priais même pour la voir sortir, partir. Ensuite, j’irai peut-être lui parler… J’avais la nausée tellement la boule que j’avais dans la poitrine m’étouffait. J’espère que c’était un copain, et pas… une fille!


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178/14 - Oups! I did it again...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 27 juin 2014 - 178/14 - Oups! I did it again...

On passait une charmante soirée au bord du Lac de l’un des joueurs de leur équipe, Scott. Il avait fait une chaleur torride toute la journée. Une petite soirée à la lueur de quelques lampes de jardins, agrémentée d’une petite brise venant du lac, c’était intime, sympa et franchement bienvenu. Autour des lampions, les moustiques faisaient un bal, ça avait le mérite de les attirer et d’épargner nos épidermes. Elles nous fichaient une paix royales. Personne n’affichera de belles petites boursouflures rougeâtres plus tard, dues à des piqûres de moustiques.

Pascal m’avait proposé de le rejoindre chez Scott. Comme je n’allais pas au match de basket, je n’avais pas eu la chance de venir en sa compagnie, mais toute seule, comme une grande.

Tout se passait bien. Pascal s’était précipité vers moi dès mon arrivée. Il était au petit soin. C’était comme s’il marchait sur des oeufs. Il était attentif à mes moindres désirs, à jouer les chevaliers servants. J’étais aux anges. Les filles lui tournaient autour, cherchant toutes les occasions de lui parler, mais il trouvait toujours le moyen de s’en débarrasser pour rester près de moi. Ou s’il y en avait une qui était plus insistante, il me passait le bras autour de la taille, pour bien signifier qu’il n’était pas tout seul. Donc, il savait très bien se débrouiller!

Pascal est parti nous chercher à boire. Ce n’est que quant je l’ai vu discuter avec Steven que mon esprit m’a signalé le danger… et ça c’est passé en une fraction de seconde…

Ils discutaient, crrrh, crrrh, mon esprit s’est rappelé que Steven avait passé la soirée d’hier chez moi, crrrh, alors que j’avais refusé les invitations de Pascal, refusant pratiquement de le voir, crrrh, c’était la deuxième fois qu’il venait chez moi, crrrrrrh, Pascal ne savait même pas où j’habitais, crrrh, et hier soir j’avais refusé de le lui dire, et de laisser venir, crrrh, j’avais oublié de dire à Steven de garder ça pour lui, crrrh, Pascal allait probablement péter un câble si je n’averti pas Steven de se la coincer….

Oups! Je crois que c’est trop tard!, crrrh, crrrh, crrrh, le regard de Pascal, crrrrrrrhhhhrrrh, Steven a dû en parler. Les yeux de Pascal ont rétréci, ont durci, tout ça en moins de temps qu’il en faut pour le décrire. Crrrhcccch, Pascal ne souriait plus. Il avait redressé les épaules, et ses yeux voyageaient de Steven, de loin, m’effleuraient, et se posaient à nouveau sur Steven.

Je n’ai pas eu le temps de réagir… Pascal a disparu. D'un coup, subitement, sans un mot. Il avait simplement quitter la soirée, sans rien dire à personne! En me plantant là, sans explications. Effectivement, Steven avait vendu la mèche!!!

Je sais que j’aurai probablement dû essayer tout de suite de l’appeler, trouver le moyen de lui expliquer que, j’étais tout simplement idiote! Pas de tête! Au moins, je devrais être capable de le harceler au téléphone, comme il avait su le faire quant il faisait une connerie. Mais voilà, j’avais l’impression que mon téléphone était super lourd. Je n’osais tout simplement pas l’appeler. Qu’est-ce que j’aurai pu dire pour me justifier????

Le pire, c’est que je savais que mon silence me condamnait encore plus sûrement que tout!


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177/14 - Soirée avec Steven & Coloc

Publié le par JaneDo


Jeudi, 26 juin 2014 - 177/14 - Soirée avec Steven & Coloc

Zut, il n’y a pratiquement que des mecs qui ont répondu à mon annonce. 1 seule fille, mais qui cherche pour septembre. Les mecs sont tous venus visiter. J’aurai vraiment préféré une fille! Caroline ne comprends pas pourquoi je n’ai pas emménagé avec elle. Alexia n’est pratiquement jamais là, préférant s’accrocher en s’incrustant chez les mecs qu’elle fréquente dès le premier soir. Elle ne rentre que quant il la foute dehors, et rebelote avec le prochain.

Je sais pas! Si elle en avait parlé avec insistance pendant que je cherchais, j’aurai peut-être envisagé la question. Mais, j’aurai fait quoi de Tchoy? Je ne pouvais pas l’abandonner?


Arf, un de ceux qui ont visité mon appart, un espagnol, a tout de suite dit qu’il prenait la chambre. Je n’étais pas préparée, et je n’avais même pas encore dit à Tchoy que je cherchais un coloc. Et l’espagnol voulait venir s’installer ce week-end. Je n’avais même pas préparé de contrat. Prise de cours, je lui ai dit qu’il ne pouvait venir avant lundi. Mais, il commençait son travail le lundi, alors il voulait profiter du week-end pour déménager. Zut.

A coups d’excuses, je lui ai fait comprendre qu’il ne pourrait venir que le dimanche au plus tard. Le pauvre, j’étais pas très cool. Je voulais profiter de mon week-end tranquille. Seule dans mon appart. Je rêve d’un week-end entier, du vendredi au dimanche, sans mettre le nez dehors et seule chez moi. Graouh, je crois que je me fais
une petite crise d’envie de solitude.

Ce soir, Thomas nous invitait au resto, mais, demain matin, à 8h, j’avais les déménageurs sur le dos, pour terminer mon déménagement une fois pour toute. 8h du matin… Alors pas envie de sortir. Pascal avait alors proposé de passer me donner un coup de main. Pour faire quoi?
Personne ne peut ranger mes affaires à ma place. J’ai décliné sa proposition.

Steven a été le seul qui a eu l’idée de louer des DVDs et m’a proposé une soirée training-télé. Donc, à lui j’ai dit oui. Il est arrivé avec des plats chinois et des DVDs thriller sous le bras. Et en training. J’ai donc enfilé mon training et on s’est larvé devant la télé. Une soirée comme je les aime.

A minuit, je l’ai mis à la porte, demain, je me lève tôt. Je dois être à l’autre appart pour 8h. Ce qui veut dire qu’il allait me falloir me lever à 6h45! Carrément
trop tôt pour mes pauvres neurones.


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176/14 - Baissé ma garde!

Publié le par JaneDo


Mardi, 24 juin 2014 - 175/14 - Petits souliers

Ha, pour une fois que je n’avais rien au programme, je n’allais pas bougé de la maison. Pour me sortir de là, il faudra plus qu'un treuil. Journée de repos farniente. J’ai réalisé que j’avais oublié un rendez-vous chez le gyné lundi matin! Poisse. Va falloir que je rappelle dans mes petits souliers et que j’invente une bonne justification, flûte.


Mercredi, 25 juin 2014 - 176/14 - Baissé ma garde!

Je n’avais pas vu Marie depuis des lustres, et j’ai bien pensé l’appeler, mais elle l’a fait avant moi. La petite était toujours en plein examen, et cette après-midi, elle voulait aller à son équitation. Rien de mieux pour se détendre. Donc, j’ai réussi à caser une petite visite éclair chez Marie, pendant l’heure d’équitation de ma puce. On a toujours une bonne demi heure d’avance, parce que ma puce aime sceller son cheval.

J’ai donc filé prendre un café chez Marie, le temps que le cours soit terminé, pour repasser rechercher la petite. Elle devait juste passer se change, avant de partir chez sa copine Maud. Elle dormait chez sa copine ce soir. Demain elles allaient ensemble pour recevoir les résultats de leurs examens finaux. Ensuite, ce sera les vacances.

Pascal continuait gentiment à me bombarder de messages. Il voulait, suppliait, espérait que je lui accorde 5 petites minutes. Je me suis décidée à lui dire que je n’étais pas fâchée, mais juste super occupée, que j’allais le rappeler dès que le calme sera revenu. Que je lui expliquerais. Il a dû être surpris et passablement content. Rire.

Il a répondu qu’il m’aurait bien fait envoyer toutes les fleurs de la ville, tellement mon message lui avait fait plaisir, mais il ne connaissait pas mon adresse. Et aussi parce que, j’avais été plutôt cassante avec lui la dernière fois

Donc, même si sa famille continuait à me faire suivre, Pascal ne lisait pas ces rapports. Cool. Trop chou aussi. Je n’avais plus envie d’être fâchée avec lui. Quoique??? Je devrais peut-être! Il va croire qu’il n’a rien fait de mal. Rhhh, trop tard, j’avais déjà baissé ma garde et j’étais tombée dans le panneau. Tout ça à cause de sa persévérance.

Rhhh, j’ai croisé Barby aujourd’hui. Elle faisait des courses en ville. Bizarre, je la croyais aux Etats-Unis! Elle m’a vue aussi, mais, elle a préféré faire semblant de ne pas me voir.


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174/14 - Donne lui une chance!

Publié le par JaneDo


Lundi, 23 juin 2014 - 174/14 - Donne lui une chance!

En arrivant chez Steven, on a pris un verre. Lui, une vodka orange, moi un café, comme d’hab. Steven a mis un film qu’on avait tous les 2 déjà vu, comme ambiance de fond. On avait plus envi de discuter que de regarder la télé. Il était déjà tard. Je l’avais averti que je comptais rentrer. Lundi, j’avais une très longue journée; ma soeur et mon frère partent au Liberia. Et il y avait sans doute encore quelques derniers courriers à préparer pour eux.

Cela faisait une petite heure qu’on était là, et Steven s’est levé pour me préparer encore un café. Il a sifflé entre ses dents;

  • Shit, devine… Pascal est dans la rue, les yeux rivés sur mes fenêtres, à fumer clope sur clope?

C’était comme si j’avais enfilé les doigts dans une prise. Une décharge électrique m’a traversé de la tête aux pieds. J’aurai voulu courir regarder par la fenêtre, mais mes jambes avaient mollis. Impossible de bouger. Et puis, j’aurai eu l’air d’une conne non? Alors j’ai fait la sourde oreille, celle qui n’en avait rien à cirer. J’ai avalé quelques gorgée de mon café pour me réchauffer. J’avais eu tout à coup froid.

  • Fais pas semblant que tu t’en fou… Tu caches mal le fait que tu trembles. Ta voix tremble.
  • Je m’en fou pas. Mais, je ne comprends pas pourquoi il fait ça. Je veux dire… Si c’était moi dehors, devant la fenêtre d’une de ces pouffes, est-ce qu’il la quitterait pour passer le reste de la soirée avec moi, à se prendre la tête? Non. alors pourquoi je devrais moi, partir parce qu’il est là.
  • Tu pensais partir de toute façon. Non?
  • Oui… Disons que c’est tard. Mais sortir maintenant, il croira que c’est à cause de son stratagème.
  • Je ne crois pas que c’est un stratagème. Je pense que ça le rend dingue que tu sois là. Donne lui une chance?

Malgré tout, je ne voulais pas lui donner le plaisir de capituler.

  • Dès qu’il en aura marre de faire le pied de grue, ça ne m’étonnerait pas qu’il vienne frapper à la porte, ou…
  • Non. Il n’osera pas.
  • Bien sûr qu’il osera. C’est ce que font les mecs ça. On fera tout pour empêcher notre “chose” de nous échapper.
  • Chose?

Steven a ri. Bien sûr que j’avais compris. J’étais seulement surprise qu’il utilise ce terme. Décidément, je l’aimais bien. Seulement, je ne le comprends pas toujours. Je ne sais pas pourquoi il semblait apprécier ma compagnie. Je me suis décidée à sortir voir ce que Pascal foutait là. Et l’envoyer balader par la même occasion.

Pascal était appuyé à l’avant de sa voiture, dès que je suis sortie, il s’est redressé et a jeté sa cigarette. Mon coeur s’est serré, je détestais le traiter comme ça. Je l’adore tellement. Quant il aime, il aime, il est doux, tendre. Puis, je n’étais plus à chaud, je ne lui en voulais plus tellement. C’était peut-être le fait qu’il soit venu jusque là? Juste pour moi? Ou peut-être parce que le fait de le voir me rendait coton?

Pascal s’est avancé de quelques pas; “Rentrons… Rentre avec moi Jane, STP?”. La voix légèrement étranglée, je lui ai demandé; “Qu’est-ce que tu fais ici? Et pourquoi m’as-tu suivi?”. Il voulait qu’on aille chez lui en parler. Il ne voulait pas rester là, dans la rue. Devant les fenêtres de Steven. Il était persuadé qu’il nous observait. Justement, à cause de ça, pour ne pas entrer dans la catégorie des filles-serpillière, je ne pouvais pas m’en aller avec lui.

Après lui avoir demandé de s’en aller, j’ai tourné les talons pour retourner chez Steven.

  • Est-ce que je te ferais ça moi?

Ça m’a coupé net. Probablement que non, Pascal ne me tournerait pas le dos pour retourner auprès de quelqu’un d’autre, comme ça, aussi froidement. Mais peut-être aussi que j’étais trop troublée de le voir et que je n’avais pas l’esprit très clair. Pour me défendre, j’ai contre-attaqué.

  • Pire!
  • STP Jane… Rentrons.

J’ai continué ma route. Non, je ne pouvais pas rentrer avec lui. Je sais très bien que je lui pardonnerais tout, et que je perdrais jusqu’à la mémoire, rien que parce qu’il était venu jusqu’ici. Rien que d’être dans ses bras. Le coeur gros, je ne me suis pas retournée. Pascal continuait à m’appeler, me demandant de lui pardonner, de rentrer à la maison avec lui. Ciel, j’en avais tellement envie que ça faisait presque trop mal.

Steven était toujours près de la fenêtre, les bras croisé, ses yeux allaient de la rue à moi; “Tu devrais y aller… Je sais que tu en as envie. Et je ne crois pas qu’il s’en ira sans toi. Il va finir par réveiller tout le voisinage.”.

  • Je n’ai pas l’intention de lui rendre la tâche aussi facile. De toute façon, j’ai bien trop de truc à faire lundi, pour sacrifier mon dimanche à me prendre la tête avec lui. J’ai besoin de repos, beaucoup de repos, et j’ai bien l’intention de passer tout mon dimanche sur mon canapé à me larver comme une carpe.
  • Jolie carpe… oups, tu ferais mieux d’y aller, Pascal vient par ici, je crois qu’il a décidé de sacrifier ma porte!

C’était chou. J’aimais bien ses expressions. Puis, je crois qu’il devinais qu’il était temps pour moi de partir. Je l’ai embrassé sur la jouer. Il souriait encore quant j’ai passé la porte. Je me suis trouvée nez à nez avec Pascal. Il avait le poing levé, il s’apprêtait à cogner sur la sonnette.

  • Va-t-en Pascal, je n’ai pas l’intention d’aller chez toi. Ah, au fait, pourquoi tu n’irai pas te consoler vers Elodie!

J’ai traversé et tourné au coin de l’immeuble voisin, j’ai rapidement contourné l’immeuble par le jardin, pour revenir sur mes pas, et aller prendre ma voiture dans le parking. Pascal me cherchait à pied. Il regardait dans la rue où j’avais disparue, et regardait les voitures. Il ne m’a pas vue passer plus bas et m’enfiler dans les sous-sols de l’immeuble. Même si ça me faisait un détour, j’ai tourné dans le sens inverse. Il me cherchait toujours, et tentait aussi de me joindre sur mon natel.

“Bonne nuit mon coeur… Je t’aime quand même malgré tout”.

Une fois à la maison, j’étais trop surchargée, énervée pour réussir à m’endormir. J’ai donc traîner devant la télé, mais 15 minutes plus tard, je baillais à m’en décrocher la mâchoire. Je me suis résolue à aller me coucher. Avant de m’endormir, je me cherchais des tas d’excuses pour courir chez Pascal. Heureusement, avant d’en trouver une crédible, qui ne me faisait pas perdre la face, je me suis endormie.

Tout le dimanche, j’ai été une larve. Fatiguée comme jamais, je n’avais même pas la force de lire. Alors je me suis abrutie devant la télé. J’avais laissé mon natel sur silence à la tête de mon lit, pour éviter d’être tentée de faire une bêtise. L’empêche, je me demandais ce que Pascal pouvait bien faire. S’il pensait à moi, si je lui manquais. J’espérais qu’il n’ait pas la mauvaise idée de retourner chez Elodie, parce que, cette fois, je ne le lui pardonnerais pas.


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173/14 - Pascal a compris que je savais pour Elodie

Publié le par JaneDo


Dimanche, 22 juin 2014 - 173/14 - Pascal a compris que je savais pour Elodie

Pascal m’avait aussi vue arriver. Je lui ai rendu son sourire, et je me suis dirigée vers Thomas. De toute façon, Pascal était entouré, de ses copains et de nanas. Dans des moments pareils, la timidité me fait des croche-pattes. Ces filles vont me regarder de haut. Je ne le supporterais pas, du coup, je ne saurais pas quoi dire, et ça ne ferait que s’empirer. Aveuglée par ma timidité, je n’ai même pas vu que Caroline était parmi ces bonnes femmes, qui faisaient des ronds de jambes aux hommes du petit groupe.

La copine actuel de Thomas était là ce soir. Il me l’a présentée. Je ne la connaissais pas, quant je suis arrivée vers Thomas, j’ai mis ma main dans ses cheveux. Elle m’a regardée de haut, n’a même pas souri en me saluant. Je ne la trouve pas très sympathique. Elle est coince de chez coince. Lèvres pincées, se tenant droit comme un “i”, elle  n’avait pas grand chose à dire. C’était peut-être parce qu’elle ne connaissait personne. A vrai dire, elle ne donne aucune envie de la connaître. Mais qu’est-ce que Thomas fait avec une mégère pareille! Une vrai bouffonne.

Pascal est venu vers nous. Je ne l’avais pas remarqué, parce que je lui tournais le dos. Je discutais avec Thomas. Je ne faisais même pas l’effort d’essayer d’intégrer sa copine dans la conversation. Et elle, elle continuait à me regarder avec son petit air prétentieux et hautain. Pascal a posé la main sur mon épaule, ce qui m’a fait me retourner. Pour regarder qui avait le culot d’une telle familiarité.

On s’est éloigné, pour s’asseoir au bord du lac, au bout du ponton. On aurait pu s’asseoir l’un près de l’autre, mais je n’aurai pas pu voir son visage, alors qu’il me bassinait d’excuses et me racontait, encore une fois, avoir traîner au pic-nic, et avoir raccompagner un copain de basket. Où il avait encore traîner. Je me suis appuyée contre la balustrade, de manière à pouvoir le regarder. Ne serait-ce que son profil, ça me suffisait pour comprendre ses expressions.

Pour bien le laisser s’enfoncer, je lui ai demandé si je connaissais le mec en question. Il paraît que non. Comment ça se faisait qu’il ne soit pas venu en voiture. Fait plutôt étrange pour un mec de son âge. Pascal est tombé dans le panneau les 2 pieds en avant. Soit disant que le mec savait qu’il allait boire, alors il avait préféré laisser sa voiture chez lui. Balivernes.

Je remarquais que Pascal se lançait vite dans des explications, plus ou moins farfelues; comme le fait que le gars était pas mal pompette. Qu’il avait bien fait de ne pas prendre sa voiture. Il rigolait. Me racontant qu’il avait dû l’aider à monter chez lui et tout. Cherchant à tous prix à éviter que je lui demande si son pote était le seul qu’il avait dû ramener.

Un bon 1/4 d’heure à me raconter tout ce qui l’avait empêché de rentrer, alors qu’il m’avait demandé de l’attendre chez lui.

  • C’est gentil de pouvoir compter sur ses copains. Tu es un bon pote.
  • Ben, j’aimerai bien qu’on en fasse autant pour moi, si j’étais dans le même état.
  • Même si ça te cause des histoires… Après l’avoir bordé, tu es rentré? Et j’étais partie.
  • Mouais… ça, c’était moins plaisant.
  • Tu aurais pu m’appeler pour m’avertir quant même?
  • Oui… J’aurai dû. Je suis désolé. Je ne me suis pas rendu compte qu’il était si tard.
  • T’es rentré direct? Je pense que je venais à peine de partir. C’était quelle heure.
  • Wah, aux environs de 1h, 1h30 je crois…
  • Mince… alors tu l’as couché, bordé et t’es rentré? Donc, si j‘avais attendu une petite demi heure…
  • Mouais… J’aurai aimé que tu sois là…

J’ai laissé exprès un bon moment de silence conclure ses lamentables explications. Je hochais la tête, comme pour dire que c’était dommage. Comme si je regrettais d’être partie… Mais en fait, je me répétais chaque mensonge, en ponctuant chaque détail. Ouais, il serait rentré après avoir déposé son pote… Ho! mon vieux!

  • Et vas-y de me prendre pour une conne! Donc, tu n’as pas disparu en même temps qu’Elodie? Et c’est ton ombre qui était chez elle, c’est ça?

Pascal a blêmi. Il a baissé la tête, sans osé me regarder. Gros gros moment de silence.

C’était bien ce que je pensais, il ne trouvait rien à dire. Il avait bien été chez Elodie. Caroline aurait pu mentir, mais là, il venait de me confirmer que c’était vrai.

  • Et tu as eu le culot de me bombarder de messages tout le samedi… Tu n’étais pas chez toi à 2h, parce que je suis partie vers les 2h du matin! A cause de ça, tu n’as même pas eu le courage de t’excuser en rentrant si tard. Tu m’as fait poireauter pour rien. Si tu avais l’intention d’aller chez elle, il ne fallait pas me dire de t’attendre. C’est pourtant simple.

Pascal gardait la tête baissé, les yeux fixé sur ses mains coincés entre ses genoux. Les mauvaises ondes de sa culpabilité planaient autour de nous, comme un brouillard toxique.

  • Tu as attendu le lendemain pour commencer à t’excuser. Quelle lâcheté. Tu as dû être incroyablement soulagé de voir que j’étais partie, hein? Tu as encore eu le culot de courir chez elle samedi soir, alors que tu avais passé la journée à me harceler! Je te manquais quant exactement? Ou tu pensais que c’était ce qu’il fallait faire pour que je sois aux anges? Tu dois vraiment penser que les filles sont toutes des idiotes, hein?! Pffff.

Je me suis levée pour partir. Pascal était mortifié; "Alors tu le savais, et tu m'as laissé débiter toutes ses conneries...". Et il répétait qu'il s'excusait, encore et encore.

  • Je n’ai pas fait plus de 10mn chez Elodie samedi soir. Je… Je…
  • Je…? Je…? Je quoi?
  • J’espérais te voir… Je pensais que tu passerais…
  • Oui bien sûr… Pendant que tu étais chez Elodie! Pourquoi au fait? Je m’en fou, mais, juste pour savoir…
  • Pour lui dire que je ne pouvais pas… Que je ne voulais pas rester.
  • Ben voyons! Tu aurais pu le lui dire par téléphone.

Si je n'avais pas été si furieuse, j'aurai eu pitié. Cette fois, j’ai tourné les talons. Pascal m’a rattrapée. Il voulait encore parler, ne voulait pas qu’on se quitte comme ça. La belle affaire! Moi, ça ne m’intéressait pas trop ce qu’il voulait.

  • S’il-te-plaît… On va pas se fâcher… Je ne veux pas qu’on se fâche.

Facile à dire maintenant! J’aurai pu lui dire qu’il aurait dû y penser avant. Qu’il n’avait qu’à chercher très fort comment se rattraper. Mais, pour l’heure, je ne supportais pas de le voir, ni son contact. Je ne supportais pas de le savoir dans le même environnement que moi. Si j’avais pu, je serais partie aussitôt. Mais, c’était une fête pour Thomas. Je ne pouvais pas faire ça à Thomas.

De loin, j’ai vu Steven. Il me cherchait du regard. J’ai arraché mon bras à Pascal et j’ai allongé mes pas, pour m’éloigner le plus vite possible. Sans courir. Intérieurement, je cultivais ma rage. Parce que sinon, j’étais si déçue que sans la rage qui bouillonnait en moi, j’aurai fondu en larmes.

Mais bon, j’ai réussi une assez belle prestation. J’ai fait honorablement bonne figure.

Steven m’a pêchée au passable, et on a bu un verre ensemble. Cela a suffit à me faire oublier ce qui venait de se passer avec Pascal. Volontairement, j’ai évité de penser à lui, de voir ce qu’il faisait comme tête, éviter de regarder où il était, ou avec qui il traînait. Je l’ai zappé. Steven m’a fait rire. On a ensuite rejoins Thomas qui se prenait la tête avec sa Louise. A notre arrivée, ils ont changé de sujet et les choses se sont calmés.

Un moment donné, mon regard a croisé celui de Pascal. Il se tenait droit dans mon champ de vision, appuyé au bar. Il me fixait. Je ne sais pas ce qu’il espérait. Que nos regards se croisent et que par magie ma mémoire s’efface??? Caroline a tout de suite deviné qu'on se prenait la tête et a préféré resté à distance. Neutre. Elle ressentait la même chose que moi, et elle lui aurait bien collé une baffe ou fait une scéne toride.

Une fois que j’avais zappé Pascal, j’ai passé une assez bonne soirée. Détendue, j’ai beaucoup ri. Les plaisanteries allaient bon train, tout le monde semblait de bonne humeur. Après coup, j’ai réalisé que Pascal avait tout fait pour se rapprocher, pour capter mon regard. Il était toujours tout près. Sur le moment, pendant le reste de la soirée, je n’y avais pas prêté attention.

Thomas et moi, nous nous sommes isolés pour discuter. Sa Louise lui tapait sur les nerfs. Ça m’a fait rire. Je lui ai conseillé de lui donner une chance, après tout, elle ne connaissait personne. Ce devait être une soirée assez pénible pour elle. Steven avait approuvé et donné le même conseil quant ils en ont parlé.

Dès que les gens ont commencé à partir, j’ai préféré filé. Enfin, Steven et moi avons filé pour aller chez lui, prendre un dernier verre et parler.

Pascal avait dû nous voir partir, parce qu’il nous a rattrapé devant la voiture à Steven. Pascal m’a demandé de rester encore un peu. Il voulait me parler, s’excuser encore. Ça m’a laissé froide. Il aurait pu trouver autre chose, celle-là, c’était du réchauffé. Steven n’a pas osé intervenir, mais il est resté là à attendre ma réaction.

Pour ne pas le froisser, j’ai accepté de rester et de lui parler. Enfin, j’ai fait semblant. Je n’avais aucune intention de le laisser me faire encore du mal, ni le laisser me gâcher la fin de la soirée. J’ai demandé à Pascal de me laisser le temps de dire au revoir à Steven, et que je e rejoindrais chez lui.

Tu parles! Dès qu’il a tourné les talons, j’ai rassuré Steven. Steven faisait déjà la grimace, pensant que j’allais le planté pour Pascal. Ben non. Pourquoi j’aurai fait ça? Est-ce que Pascal avait planté Elodie pour moi? Non! Alors pourquoi je le ferai pour lui. Le sourire retrouvé, Steven a sauté dans sa voiture, moi dans la mienne, et je l’ai suivi.

Pascal n’avait qu’à attendre… Qu’à réfléchir pourquoi je lui faisais un coup aussi salaud… Il pourra apprécier! Apprécier de savoir ce que ça fait d’être le laisser pour compte pour quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’autre qui sait qu’il s'est fait planter. Quelqu’un qui allait se dire qu’il valait mieux que l’autre. Que j’avais préféré être avec lui plutôt qu’avec Pascal. J’espère qu’il aimera le goût de la trahison!


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172/14 - Chez Mark

Publié le par JaneDo


Samedi, 21 juin 2014 - 172/14 - Chez Mark (1)

On a passé la journée chez mon frangin en France. Mon frère nous avait dit de sortir à la première sortie après le péage. Mais aussi, de rester sur la gauche. On a juste oublié de sortir après le péage. 1h30 à se courir après, avant d'arriver enfin chez lui. Il est venu nous chercher en moto.

Le petit Sam est tout mignon, il commence à essayer de coordonner ses mouvements, d’attraper les choses. Il regarde son petit monde autour de lui. Trop mignon. J’ai été contente de voir la petite Shanna, la chienne à Marco mon neveu. Mon frère l’a carrément adoptée, mon neveu ne voit pratiquement jamais son chien.

On avait rendez-vous vers 11h-midi chez Mark, mais on est arrivé qu'à 14h chez mon frère! Les parents de Natacha nous ont rejoint pour manger. Ils sont restés plantés là, alors qu'ils voyaient bien qu’on avait des papiers à faire. Mais bon. Les parents de Natacha sont très bizarre. On a fini par se décider à rentrer, il était déjà 20h.

On a roulé décapoté, alors j’étais plutôt lasse après la route. Je devais encore courir chez mon papa, et ma soeur chez l’autre soeur pour les signatures. Demain, je n’avais pas envie d’avoir à bougé le petit doigt.


Samedi, 21 juin 2014 - 172/14 - Fête Thomas! (2)

Une fois rentrée, pas le temps de faire un sieste, ou autre chose que me préparer, pour me rendre à la fête pour l’anniversaire de Thomas, dans leur jardin. Je me suis quand même permise un long bain de mousse. Rien de mieux pour enlever le poids des épaules. J’étais aussi passablement nerveuse à l’idée de voir Pascal.

Je n’avais pas revu Pascal depuis un moment, et je n’avais pas encore digéré son lapin le week-end passé… pour Elodie!

 Ma soeur et moi sommes arrivés sur Lausanne après 21h30. Ma soeur n’avait qu’une envie, rentrer. Elle pensait peut-être encore faire un saut chez Carmine. Mais aller chez l’autre soeur, pour sa signature, non. Moi, de mon côté, je voulais que ce soit fait, et on en parle plus. On a probablement oublié quelque chose, et demain, on pourra toujours courir pour ça. Je ne voulais pas avoir encore avoir à courir chercher la signature à mon papa.

Je suis arrivée assez tard chez Thomas, il était presque minuit… Evidemment, j’ai tout de suite repéré Pascal… Toujours aussi. Les battements de mon coeur me trahissent. Je me sens perdue.


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171/14 - Préparation voyage!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 20 juin 2014 - 171/14 - Préparation voyage!

Même si j’avais eu l’idée de sortir… Pas pu. Pouvais pas. Il se trouve que, mes parents ont achetés des terrains et construit au Libéria. Pays de notre maman, pays où on est tous né. Après la mort de notre frère aîné, le fils de notre femme de ménage et nany, Amos, s’est proclamé, petit-fils de notre mam, et prétend avoir des droits sur nos propriétés! Proclamant que sa mère aurait été adoptée et élevée par nos parents, et autre connerie du genre.

Profitant de notre absence, il a été réclamer les loyers sur nos maisons et terrains aux locataires. Il fallait qu’un ou deux d’entre nous retourne sur place pour remettre l’église au milieu du village.

Comme je suis la seule à utiliser l’anglais, écrit et parlé, je me devais d’aider ma soeur et mon frère à préparer les courriers pour le Juge de la Cour Suprême du Libéria, des lettres, autorisations et autres. Il fallait ensuite les faire signer par nous quatre, et aussi par papa. Rose s’est chargée de courir les faire signer par Claudine, et moi par papa. Il fallait après les envoyer par email à mon frère, qui vit en France, et tout scanner, pour garder une copie sur nos ordis.

Bref, impossible d’aller traîner avec qui que ce soit. J’étais chez ma frangine, Rose, et on a travaillé tout ça. Je suis rentrée vers minuit sur les rotules. Inutile de dire que je n’ai pas regardé mon natel de la soirée. Ni même avant de rentrer. Je ne rêvais que d’arriver à la maison et me poser un peu. J'avais couru toute la journée pour aider au max, étant donné que je n'avais pas le courage d'y aller avec eux.

Demain, on a rendez-vous chez mon frère pour finaliser le tout. Tout vérifier ensemble, et tout re-scanner s’il le fallait, et sauvegarder une copie sur une clé USB.


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