Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

233/14 - Préfère me torturer de jalousie

Publié le par JaneDo


Jeudi, 21 août 2014 - 233/14 - Préfère me torturer de jalousie

Pleins de choses à faire, mais absolument aucune énergie et aucune envie. Le plus dur de ma journée, était d’essayer de ne pas penser à Pascal. Rhhh, Akemi-sama, je ne crois pas que j’arrive à lâcher prise. Je ne passe pas une journée sans que son sourire vienne me terrasser. Il me manque.

Je crois ce qui me manque surtout, est de ne pas avoir l’espoir de passer des moments avec lui. Cette coupure me fait atrocement mal.  Etre sans lui, c’est trop dur. Je crois que je préfère 10 milles fois, me torturer, mourir un peu chaque fois de jalousie, et être avec Pascal. Savoir qu’il a préféré coupé les ponts me sature la tête.


J’ai parfois des moments de colère volcanique, parce qu’il a préféré ne plus me voir, moi, et qu’il continue à fréquenter Caro. Pourquoi? Pourquoi me demande-t-il des choses qu’il sait que je ne peux pas lui donner? Pourquoi n’en fait-il pas autant avec elle. Essayer de ne pas fondre en larmes est un des challenges de mes journées. C’est trop dur. Je n’y arriverais pas.

Je crois que j’en suis venue à envisager de m’aplatir comme une crêpe, et d’accepter de vivre avec lui…

Pourtant, je résiste encore. Parce que, si je cède aussi facilement, il saura exactement quoi faire pour me faire accepter, ou faire ce qu’il voudra. Ce sera trop facile pour lui de me faire plier quant il le voudra; il n’aura qu’à menacer de me quitter! Ciel, je suis perdue. Pourtant, je veux tenir, alors je me suis donné encore jusqu’à demain...

Si demain je me sens toujours aussi mal, alors je mettrai ma fierté de côté et je tenterai de lui parler. J’accepterai de vivre avec lui s’il me repose la question. Ou sinon, je le proposerais moi. C’est un peu lamentable, je le sais bien. La seule chose qui me sauverait peut-être, est qu’il s’en aille, qu’il quitte la Suisse. Qu’il retourne aux Etats-Unis.

Je préfère le savoir loin, au lieu de l'imaginer en train de samuser avec une fille d'ici, que je connais peut-être. Une fille qui a ce que je ne peux plus avoir. Finalement, je préfère encore mieux le savoir auprès de sa femme. Depuis qu’il n’est plus obligé d’être avec elle, je trouve qu’il a beaucoup changé, et pas en bien.


Partager cet article
Repost0

…

232/14 - Amant perdu de vue... Sam

Publié le par JaneDo


Mardi, 19 août 2014 - 231/14 - En panne…

Traduction d’un texte de l’anglais en français, d’un questionnaire sur la mode. Quelques mails pour des clients et pour répondre à ses subordonnés, tous basés à l’étranger, et qui ne parlent que l’anglais. Se faire dicter en français et taper la traduction du texte directement en anglais, était un bon entrainement. Cool.

Chris est l’autre employé de Nadine. Anglais zéro. Il est homo. Très sympa. Difficile de ne pas remarqué que c’est un déviant. Il a mentionné son copain, Igor, au moins 10 fois en 2h. J’ai quitté Cully vers 13h. Avec Nadine, on a beaucoup parlé en anglais, raison pour laquelle elle m’a engagée en fait.

Je m’étais couchée assez tard, et j’ai eu beaucoup de peine à dormir, crevée, je me suis couchée en rentrant. Le soir, j’ai joué au Monopoly, tout en ayant la tête remplie de projets peinture. J’ai déjà sorti la toile, mais la taille me pose un problème pour ce que j’avais envie de faire dans l’immédiat.


Mercredi, 20 août 2014 - 232/14 - Amant perdu de vue… Sam

Ciel, sur internet je suis tombée par hasard sur un de mes anciens amants; Sam. Un mannequin rencontré sur le site du tournage d’une pub pour des cigarettes, au Barbades. Au lit, une véritable bombe, un super coup. Le plus génial en fait. Aujourd’hui, marié, 3 enfants, il se reconstruit en versant dans la religion! Trop bizarre.

Je ne savais pas qu’il était tombé dans le coma et avait failli devenir un légume… Drogue et alcool! Waouh, la vie vous réserve parfois de ces trucs! Depuis, il est tombé dans la béatification de Dieu! Malgré tout, je l’ai reconnu tout de suite. Je me suis rendue compte en regardant sa photo, photo de l'époque, que j'aime les hommes aux lèvres inférieures gourmandes et aux machoîres bien carrés!

Pas d’équitation aujourd’hui, la petite passe la journée avec sa maman. Dès qu’elle aura ses horaires de cours, elle verra si elle doit changer ses horaires avec l’équitation.

Le rêve, j’ai passé la journée à peindre. Moment de passion, mais aussi d’abandon. Mon esprit vagabondait avec les couleurs, les formes, les images, et pas trop de place pour penser à quelqu’un en particulier.

Pourtant, dès que j’ai posé mes pinceaux. Pascal est revenu me hanter; il n’avait même pas répondu à mon message. Il ne jugeait peut-être pas nécessaire de me répondre, puisque j’avais raison? Ça m’a démontée.


Partager cet article
Repost0

…

230/14 - Conduire avec Lilice

Publié le par JaneDo


Lundi, 18 août 2014 - 230/14 - Conduire avec Lilice

Je pensais m’épargner le souper en famille mais, pas pu. Comment refuser d’aller chercher mes nièces! Kaya rentrait de son week-end au ranch, et Théo l’a rejoint à la gare. Comme j’étais un peu en retard, je suis passée d’abord les chercher, avant de passer prendre Lilice.

Lilice avait prit son permis provisoire, le “L”, alors, après le souper, je l’ai laissé conduire pour rentrer. Hum, j’ai cru que ma voiture allait rendre l’âme. Elle a beaucoup calé au démarrage, mais j’ai l’impression que ça commence à venir.

Il faudrait qu’elle conduise plus souvent.

Aujourd’hui, Nadine était en voyage, alors j’avais congé. J’en ai profité un max. Ma soeur Rose et moi avons téléphoné au Vice Consul du Libéria pour les passeports. Une bonne chose de faite aussi. Mon neveu, Marco, m’a demandé de les conduire, lui et sa copine Karen, à l’aéroport vendredi matin.

Nadine a appelé en début de soirée, elle m’attend demain matin vers 11h. Une petite heure, ensuite elle part en voyage pour visiter les boutiques pour lesquelles elle devra repenser la déco. J’aurai un peu de repos pendant les 10 prochains jours.


Partager cet article
Repost0

…

Dimanche - 229/14 - Going down!

Publié le par JaneDo


Dimanche 17 août 2014 - 229/14 - Going down!

Bête comme je suis, j'ai accepté d'héberger Tchoy à nouveau. Il ne savait pas où aller. Pfffouh. Il s'est ramené avec ses affaires et son fils. Tout à l'heure, je lui ai demandé s'il savait où aller après, et il a demandé à rester ici... Je n'ai pas su dire non! Grrr! Encore une fois, je me jette dans les problèmes avec celui-là.

Mais c'est mon meilleur pote... alors, je peux bien tenter de lui donner encore une dernière chance!

Arf, je pense encore à ce qui s’est passé avec Pascal, et j’ai de la peine à le mettre par écrit. Ça me semblerait trop réel. En gros, j’ai refusé de vivre avec lui. Il préfère donc éviter de me voir, donc, évitera les endroits où l’on risque de se croiser.

Il a des minutes où je réussi à me convaincre d’avoir fait le bon choix. Pas seulement pour moi, mais surtout pour lui. Je ne lui sers à rien, Pascal n’a pas d’avenir avec moi. Et parce que je l’aime, il faut que je le laisse partir. Et tout de suite après, je me morfonds.

J’aurai pu être égoïste, et alors, qui me jetterait la pierre? J’aurai dû penser à ma gueule et rien d’autre.

Et je l’aime, alors pourquoi ne pas taire mes peurs et me jeter dans l’aventure; vivre avec lui. Aïe, non, j’aurai été trop heureuse de me réveiller chaque matin à ses côtés. Et rapidement, j’aurai perdu tout sens de la réalité. Perdu tous mes repères. Non, j’aurai été beaucoup trop heureuse!!!

L’orage a éclaté vers 22h30, comme dans mon coeur. Qu‘est-ce qu’on dit déjà; une odeur, un bruit, une musique, une voix, et le manque d’une personne vous fait mal et les larmes jaillissent. Impossible de contrôler. Une voix à la radio, le soleil, l’orage, tout me fait penser à Pascal. Ce qu’il peut me manquer.

Vers 22h40, un éclair magistral à frappé presque sur mon balcon! J’ai sursauté, et tout de suite, j’ai pensé que j’aurai aimé être avec Pascal pour pouvoir me réfugier dans ses bras. Je me demande ce qu’il fait et avec qui! Ciel, je dois trouver le moyen d’arrêter de penser à lui sans arrêt.


Et à chaque fois, je me demande si je n’aurai pas dû au moins essayer de vivre avec lui… Peut-être qu’il aurait supporté et m’aurait aimé malgré tous mes défauts?


Partager cet article
Repost0

…

228/14 - Le vague à l âme!

Publié le par JaneDo

Waouh! Encore des problèmes avec KaZeo!!! La 3ème fois en 1 semaine!!!
Mais bon, la plupart du temps, ça marche très bien!


Samedi, 16 Août 2014 - 228/14 - Le vague à l’âme!

Défiant toute prudence, je me suis rapprochée de la maison. Par sécurité, pour avoir une retraite rapide, j’ai été déverrouillé la porte du local sous son appartement. Local dans lequel, Thomas et Pascal, ont installé une salle de musique, mais c’est aussi un atelier pour bricoler et autres. J’avais pensé remettre la clé à sa place, mais, le risque de me faire enfermer là-bas dedans jusqu’au déluge m’en a dissuader.

Près des escaliers qui mènent à la terrasse, j’ai regardé Pascal prendre son natel quant il a reçu mon message. Je crois qu’il a pâli. Caroline lui a demandé ce que c’était.

Le culot. Depuis quant croit-elle avoir le droit de lui demander qui l’appelait? Ou était-ce parce qu’elle l’a vu changer de couleur? Il a répondu que ce n’était rien du tout et a reposé son natel. Sans me répondre.

Pourquoi m’aurait-il répondu de toute façon! Pascal ne voulait plus rien à avoir à faire avec moi!! C’était étrange de le voir avec Caroline après avoir voulu couper les ponts avec moi!!!

En les voyant se diriger vers la pore, j’ai foncé me jeter dans les escaliers qui mènent au local. Pffouh. J’avais coupé mon natel, pour éviter que la lumière de celui-ci ne donne l’alerte de ma présence. Caroline scrutait l’obscurité, probablement pour voir si j’étais dans le coin, dans les buissons, à les épier. Puis, elle s’est assise près de Pascal dans la balancelle. Ils fumaient en silence.

Puis Caroline lui a demandé s’il voulait lui en parler. Lui parler de quoi? Pour éviter de me faire repérée, je restais collée au mur de la terrasse, pour me fondre dans la masse.

  • Vous vous êtes disputés?
  • Non, on peut pas dire qu’on se soit disputé.
  • Alors elle a refusé? Je comprends pas. Elle aurait dû être folle de joie. Moi j’aurai été folle de joie.

Pas de réponse de Pascal. Est-ce que Caroline lui tendait la perche pour qu’il lui propose de vivre avec lui? ou l’avait-il déjà fait? Ce n’était peut-être que la constatation d’une évidence.

  • Tu étais déçu?
  • Non, ça m’a fait mal. Je croyais… Non, je ne sais pas ce que je croyais.
  • Je suis désolée… Tu… Tu voudrais que je lui parle?
  • Non. C’est inutile.
  • J’arrive pas à croire que Jane ait refusé.
  • Alors on est deux!
  • C’est dingue! Je sais qu’elle t’aime, alors ça me laisse sans voix.
  • Je le croyais aussi...
  • Non Pascal, elle t’aime. Je te le dis moi,  elle est folle de toi.

Merci Caroline! Au moins, je pouvais compter sur elle. Elle est chouette cette nana. Quelle chance qu’elle soit mon amie. Ça me faisait du bien de l’’entendre lui rappeler que je l’aimais par dessus tout.

Une voiture est arrivée vers la maison. Oups, Jess! Je l’avais oubliée celle-là! J’ai foncé vers la porte du local. J’ai fait en sorte d’ouvrir en même temps que Jess manoeuvrait sa voiture. Black-out. J’étais dans le noir total. Impossible de me déplacer, il a fallu que je rallume mon natel pour l’utiliser comme petite lampe. J’ai coupé le son. J’avais l’impression que ça faisait un bruit d’enfer, mais je n’entendais rien de l’extérieur, donc, on ne devait pas m’entendre non plus.

Il y avait de petites fenêtres d’où n’entraient aucune lumière, mais je suis sûre qu’on verrait une lumière se déplacer à l’intérieur. J’étais dans la merde. J’ai planqué mon natel au fond de ma poche. Il ne me servait en fait à rien. J’aurai dû visiter le lieu avant de l’utiliser comme retraite de secours.

La frousse au max, j’ai attendu. Il n’y avait rien d’autre à faire. Quelle idiote je fais. D’ailleurs, qu’est-ce que je faisais là? Qu’est-ce que j’avais espéré au juste? Le retrouver effondré? A pleurer parce que je lui manquais? Presque 20mn après, j’ai osé un oeil par la porte, la seule issue. Pas de bruit, alors j’ai refermé doucement en sortant et j’ai remis la clé à sa place. J’allais filer d’ici à toute vitesse.

J’ai failli me faire prendre la main dans le sac… Pascal remontait depuis le lac en direction de son appart, et Jess est sortie sur la terrasse au moment où j’ai remarqué Pascal au loin. J’ai juste eu le temps de me jeter à terre sous la haie, derrière les fleurs de l’allée.

Beurk. Je préfère pas penser à toutes les bestioles qu’il y avait. Eeerk, j’espère que ce qui était tout mou sous ma main n’était pas une limace.

J’étais au bord de l’évanouissement. La seule chose qui m’en empêchait, était le fait que ces saletés risquaient de se promener sur moi.

Dès que Pascal et sa femme sont entré chez eux, j’ai foncé. Sans regardé ce qui avait pu se coller à moi, je me suis secouée avant d’entrer dans ma voiture, et filer comme le vent.

A la maison, j’ai pris une douche avant d’enfiler un training et me jeter sur le canapé. Malgré le film que j’avais mis, je ne faisais que penser et repenser à cette dernière heure, me glissant comme une voleuse chez Pascal.

Je pensais et repensais à sa façon de regarder son natel, je me demande ce qu’il pensait. Pourquoi n’avoir pas dit à Caro que c’était moi? Arhhh, j’ai passé le reste de la nuit à me morfondre, à penser à Pascal, à espérer ne pas mourir de chagrin. Quoique, ça m’aurait soulagée! Pour dormir, j’ai pris un somnifère. Il me faut dormir le plus longtemps possible, ce qui m’empêcherait de trop penser.

Samedi après-midi, je suis passé prendre la chienne, Dobby, comme prévu avec mon neveu. Il passera demain, dimanche la rechercher en allant à la grillade chez Carmine. Rose m’a proposé d’y passer, mais j’en avais aucune envie. C’était trop me demander que de passer la journée à faire semblant d’être de bonne humeur et heureuse.

Le soir, j’ai voulu aller prendre un verre au Time-Out pour donner le change. Faire croire que sans Pascal, j’arrivais encore à m’amuser. Que j’en avais rien à foutre d’être ou non avec Pascal. C’était complètement faux, et je n’en ai pas eu le courage. J’ai encore des bourdons qui me rongent l’estomac, Pascal me manque tellement que ça fait mal partout.

Je me suis promenée avec la chienne, et je suis restée à la maison. Une soirée devant la télé et à peindre. J’ai avalé aussi un antidépresseur, ça me soulageait. Je me sentais un peu comme sur de la ouate. C’était une longue soirée, avec de temps en temps de petits moments de tristesse intense. Moments qui auraient sans aucun doute été pire sans antidépresseur.


Partager cet article
Repost0

…

227/14 - Terrifiée d avoir osé le quitter!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 15 Août 2014 - 227/14 - Terrifiée d’avoir osé le quitter!

Aïe, le voir Pascal en personne, c’était autre chose que de balancer quelques phrases par téléphone. Ses yeux verts me transperçaient. Et ciel, j’avais envie de me réfugier dans ses bras, de sentir encore une fois ses lèvres me caresser de baisers. Juste une fois encore. Mais, je n'oserais jamais le lui proposer.

Pffffh! La boule à l’estomac, terrifiée par ce que j’avais osé lui jeter dans l’oreille quelques heures plus tôt. Je bafouillais, j’avais l’air de chercher des excuses bidons. Atroce. Ce n’était pas un de mes meilleurs moments!

  • Tu es sûre Jane? Tu ne veux pas réfléchir encore un peu?

Afff, difficulté à déglutir, les paumes moites, la voix tremblotante, mon "oui" n’était plus qu’un souffle.

  • J’ai envi qu’on essaie au moins, non? Ou alors, tu ne m’aimes plus?

Là, ma voix tremblait, mais d’émotion, et les mots sont sortis tout seul, sans réflexion;

  • Oh Pascal, je t’aime, je t’aime plus que tout… et tu le sais bien.
  • Alors pourquoi? Difficile de le croire, tu ne veux pas de moi.
  • C'est faux! Parce que, tu avais raison, c’est dur de le reconnaitre, mais tu n’as aucun avenir avec moi!
  • Arrête tes conneries. Moi, je pense le contraire. J’ai été trop loin, tu m’en veux, c’est de ma faute.
  • Tu as tord. Un jour, tu voudras des enfants, tu voudras te marier, heu, te remarier, et je ne suis pas la bonne personne.

Sa voix tremblait, il semblait si triste, si incertain. Et déçu aussi. J'aimais tant le voir heureux. "No comprendo" était gravé en gros sur son visage que j'aimais tant voir sourire. Ce soir, son sourire avait disparu.

  • Et qu’est-ce que tu fais de l’amour? De ce qu’on ressent l’un pour l’autre? On s'aime! Tu crois qu'n peut vivre sans amour, que le reste suffira?
  • Je n’en sais rien. Mais, je sais que je ne conviens pas. Je sais que ces derniers mois, cette dernière année, j’ai beaucoup pleuré. C’était difficile, j’ai eu l’impression de te perdre milles fois, et la souffrance qui va avec est atroce.
  • Et c’est pour ça que tu préfères qu’on se sépare?
  • Je ne veux pas qu’on se sépare, mais je ne peux pas t’offrir plus que ce qu’on a déjà; des bons moments, des rires, une aventure sympa, mais rien de… concret.
  • C’est tout ce que tu as à dire?
  • Qu’est-ce que tu veux que je dise?
  • Alors c’est fini?
  • Pascal je t’aime à la folie, bien sûr que je ne veux pas qu’on arrête de se voir… Tu le sais bien. Ne plus te voir ou te parler, ce serait horrible. C’est toi qui le veut. Moi, je suis très bien comme on est.
  • Moi j’aimerai un peu plus que ça. Si tu veux on peut chercher autre chose, un appart qui sera le nôtre, à tous les deux? Tu dis que tu m’aimes aussi, alors pourquoi est-ce que tu ne veux pas essayer? Excuse moi, mais je ne comprends pas.

Assis l’un à côté de l’autre en silence. Pascal avait beau retourner les choses dans tous les sens, pour une fois, je suis restée ferme. Purée, et pourtant, j’étais loin d’être sûre de moi, j’en avais seulement l’air. Déçu, il a préféré rentrer après m’avoir demandé s’il avait une chance de me faire changer d’avis.

Putain, mais pourquoi est-ce que je me punissais pareillement? Dieu que j’avais eu envie de me jeter dans ses bras, et envoyer balader mes  résolutions. Pourquoi penser à son avenir? Si j’avais bien réfléchi, ça voulait dire avec quelqu’un d’autre que moi? J’ai fait la grimace. C’est ça le problème quant on veut faire du bien, on s’oublie.

Le vendredi, toute la journée, hop, boulot pour Nadine. Elle sera absente lundi, donc pour moi, congé. Youpi, je vais peut-être pouvoir peindre un peu, faire des trucs pour moi. Je voulais annuler le souper en famille, pour avoir une journée complète. Demain, David m’a demandé de garder Dobby, sa chienne.

Le soir, j’ai fait un tour aux endroits où on avait l’habitude de sortir boire un verre. Pas la voiture à Pascal, donc il n’était pas là. Je suis quand même entrée, sous le prétexte de dire bonjour. Thomas a voulu que je reste un peu, mais j’ai prétendu avoir rendez-vous. Tu parles! Rendez-vous avec qui donc? La seule personne que j’avais vraiment envie de voir, c’était Pascal.

J’ai donc été faire un tour chez lui. S’il n’était pas là-bas, je savais que j’irai vérifié chez Elodie.

Mais il semble que Pascal avait décidé de rester chez lui. Il n’était pas seul. Je ne sais pas comment elle avait fait, mais Caroline était là, avec lui. Ils étaient étalés sur le canapé du salon, à regarder un film et à s’enfiler des pop-corns. J’avoue que je n’étais pas encore guérie de lui. Le serais-je jamais? La jalousie m’a un peu piquée au vif.

Je ne sais pas à quoi je m’attendais! A ce qu’il se morfond seul? Qu’il continue à me supplier de changer d’avis? Qu’il me poursuive partout? Je ne sais pas. Mais je ne m’attendais pas à le voir tourner la page aussi vite.

Pourtant, c’était bien le même qui, hier soir, me demandait de vivre avec lui, et qui avait l’air si triste, si déçu.

Tout à coup, j’ai eu un coup de sang… Est-ce qu’il aurait demandé à Caroline d’emménager avec lui? J’en tremblais. Puis, je me suis calmée un peu. Ça me faisait moins mal que ce soit Caroline plutôt qu’Elodie. Mais mal quand même. Il fallait que je m’en aille d’ici avant de faire un connerie, comme aller sonner chez lui. Ce serait pire ridicule.

Mais on ne se refait pas… Je lui ai envoyé un message pour lui demander s’il avait demandé à Caroline de me remplacer!


Partager cet article
Repost0

…

226/14 - Non, on ne vivra pas ensemble...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 14 Août 2014 - 226/14 - Une dure décision! Non, on ne vivra pas ensemble...

Tard dans la nuit, Pascal m’a appelée. Il voulait discuter. Hors, il ne pouvait pas se douter que j’étais devant chez lui. Moi aussi, je voulais le voir, lui parler. Mais, en arrivant, j’ai déchanté; sa femme était encore là. Je croyais qu’après son anniversaire, qu'elle serait repartie lundi, ou mardi au plus tard. Jess avait voulu des câlins, et elle s’était serrée contre lui. Il a posé une main sur sa tête, lui a fait un bisou sur le front, et il s’est dérobé. Pascal a pris son natel, et il est sorti m’appeler.

Je me demande si la présence de sa femme lui fait penser à moi? Si cela ne lui rappelle pas le dur chemin qu’on a dû parcourir pour rester ensemble??? Bêtement, ça m’a fait plaisir qu’il m’appelle. J’ai fait demi-tour pour retourner à ma voiture et rentrer.

Ce n’était pas ce soir que je pourrais avoir une discussion avec lui, face à face. Quant il m’a demandé où j’étais, je lui ai dis que j’étais chez une copine; Aurore, et qu’elle avait un problème aux reins. J’avais été chez elle le mardi, et comme je ne pouvais pas lui dire que j’étais à quelques pas de chez lui.

Pascal a reconnu que, quant il s’agit des reins, ce devait être assez grave. Que j’étais une chouette amie d’avoir pris la peine d’aller lui rendre visite.

Bref, on a parlé comme ça un moment, puis, il est venu sur le sujet pour lequel il m’avait appelée; savoir si j’avais pris le temps de réfléchir et pris la décision de vivre avec lui. Mince, je n’aurai pas voulu parler de ça au téléphone, mais, avais-je le choix!

J’avais beau essayé de changer de sujet, Pascal revenait toujours avec sa question; “Alors?”. Et je changeais encore de sujet, pour lui demander comment cela se passait avec sa femme. C’était aussi pour dévier la question sur un sujet que je voulais aborder. Patiemment, Pascal me répondait et revenait à sa question:

  • Jane, je ne suis pas encore complètement idiot, je vois bien que tu ne veux pas me répondre. Donc, c’est non, n’est-ce pas? Tu ne veux pas vivre avec moi? C’est dingue! J’avoue que je ne comprends pas. Tu dis que tu m’aimes, mais tu ne veux pas qu’on vive ensemble! Alors là, je suis atterré!
  • Pascal… C’est pas aussi simple…
  • Ah non? Alors explique moi, parce que moi, je nage! Je peux pas continuer à vivre comme un célibataire, et en même temps être avec quelqu’un. C’est, ou on est ensemble, ou on l’est pas! Apparemment, on l’est pas!

Argh, j’avais beau bafouillé à essayer de trouver des mots pour m’expliquer, mais c’était en effet, compliqué. Après hésitation, j’ai décidé de me jeter à l’eau. Je lui ai dis que je ne pouvais pas. C’était impossible pour moi d’envisager de vivre avec lui. Voilà, c’était dit. Pourtant, j’aurai préféré garder ces mots là pour moi. Je ne voulais pas le dire à haute voix, ça sonnait trop fort. Et par téléphone, c’est pire.

Alors je lui ai posé la question, comment et où aurais-je dormi, quant, comme ce week-end, sa femme décidait de revenir en Suisse? Si on vit ensemble, je serais alors obligée de le présenter à ma famille, et il est encore marié! En tant qu’adulte, je dois montrer le bon exemple aux enfants, alors comment je justifierai de m’être compromise avec un homme marié? Si une de mes nièces ferait ça, je serais la première à montrer aux créneaux!

Alors Pascal a dit qu’alors, on ne se verrait plus. Qu’il ferait tout pour éviter les endroits où je vais. Que c’était mieux comme ça pour l’instant.

Arhhh, non! C’était pas ce que je voulais. Je lui ai demandé de me comprendre, qu’est-ce que je ferais si quelqu’un de mon entourage le croise avec Maud, Elodie, Caroline, Jess ou autres? Qu’il était égoïste, et que ce n’était pas ça l’amour. S’il m’aimait vraiment, il saurait se mettre à ma place et comprendrait.

Pascal n’avait pas envi d’en discuter plus, il a raccroché. C’était comme s’il m’avait frappée, cela faisait aussi mal qu’une bonne grosse gifle.

Soudain, je me suis sentie plus seule que jamais. Triste, tous les mauvais coups qu’on m’avait fait sont revenus me frapper de plein fouet. En larmes, j’ai essayé de me dire que j’avais bien fait. Me rappeler qu’il n’avait aucun avenir avec moi, que je ne pouvais lui offrir grand chose. Après presque 2h à me lamenter sur moi-même, mes larmes commençaient à se tarir.

Je commençais à me sentir soulagée, vidée de toutes mes larmes, je me sentais comme vidée.

Et peu après minuit, Pascal a décidé de se présenter devant ma porte encore une fois. Je savais que je ne devais pas le voir… Arh, de l’avoir en face de moi me donnait envie d’abandonner toutes mes bonnes résolutions et les jeter à la poubelle vite fait. Tout ce que j’avais envie de faire était de me jeter dans ses bras. Ciel, est-ce que j’ai vraiment bien fait?


Partager cet article
Repost0

…

225/14 - Plus l habitude!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 13 Août 2014 - 225/14 - Plus l’habitude!

Argh, 9h, c’est tôt, j’avais perdu l’habitude de me lever tous les jours si tôt le matin. J’ai passé la journée chez Nadine, pour ses traductions et un peu de secrétariat. A 19h, en rentrant, je suis passée chez Aurora.

Depuis une semaine, elle a des problèmes avec les reins. Pendant plus de 6 mois, elle s’est fait soigner pour le dos. Et ce n’était pas le dos. C’est 40 de fièvre qui l’a fait aller en urgence à l’hôpital. Elle passe ses journées à l’hôpital sous perfusion. Il était passé 22h quant je suis enfin rentrée chez moi.

Avant de m’endormir, j’ai beaucoup pensé à ce que me demande Pascal; vivre avec lui. Aïe, ça me fait peur. Mais peut-être que si je ne veux pas le perdre, je ferai mieux de l’envisager. Arh, j’y penserai demain, pour l’heure, j’étais trop crevée.

Et mercredi, rebelote. Ces jours-ci, je ne trouve même pas le temps de peindre. Nadine doit relancer une marque. La marque s’essouffle, et elle doit redonner du punch aux boutiques, donc changer la déco des 800 boutiques à travers le monde. C’est intéressant.

Cette fois, on a encore traîné jusqu’aux envirions de 19h. Faut dire qu’elle ne sait pas très bien par quoi commencer, alors elle tourne un peu en rond. Inutile de dire quelque chose, je n'y connais pas grand chose. Mais, s'amuser à faire le travail du secteur Marketing ne me semble pas pertinent.


Partager cet article
Repost0

…

223/14 - Calme olympien

Publié le par JaneDo


Lundi, 11 Août 2014 - 223/14 - Calme olympien

C’est fou, chaque fois que j’essaie de m’éloigner de Pascal, on dirait qu’il le sent, et… argh, il fait tout pour me faire changer d’avis. Dimanche, ok c’était son anniversaire, mais sa femme était là, donc, je ne m’attendais pas à avoir des nouvelles. Et hier en fin de journée, paf, un petit message. Pour me faire penser à lui? Grhhh, ça a marché! Après, c’était carrément impossible de ne pas me demander ce qu’il faisait, de penser à son sourire, ses yeux rieurs, et tout le reste.

Puis, Pascal s’est pointé chez moi vers 21h. Il doit certainement sentir quant je m’éloigne. Je ne comprends pas! Quant sa femme n’est pas là, je n’ai parfois pas de nouvelles pendant plusieurs jours. Et alors quant elle est là, il débarque chez moi! Pourquoi? Pour l’emmerder? La rendre jalouse? M’attirer ses foudres? Franchement, je ne pige pas!

D’abord, il m’a appelé au téléphone. Inutile de dire que j’avais enfilé un de mes trainings pourri, troué par endroit, de grosses chaussettes roses bonbons, un t-shirt informe tâché, rose-bleu. Bref, pas top, mais c’est ma tenue standard à la maison. Pas peur de me tâcher quant je fais de la peinture, ou du bricolage. Je ne sais pas pourquoi je me lève presque toujours quand il m’appelle. Je n’arrive pas à rester allongé dans mon canapé, les pieds sur la table. Va comprendre!

Donc, je me suis levée, et je marchais à travers l’appart tout en lui parlant. Heureusement, quant il m’a demandé ce que je faisais, je lui ai demandé pourquoi. Pascal voulait me voir. Parce qu’on ne s’était pas beaucoup vu à la soirée hier, et que je lui manquais.

Alors là, même si j’étais toute seule j’ai rougi de plaisir. Et, vu ma tenue, j’aurai inventé que je n’étais pas à la maison, pour me donner 1 ou 2h pour me préparer, et au cas où ranger mon appart. Surtout débarrasser ma chambre des bouquins qui traînent par terre, des soutiens-gorges qui traîne sur la chaise près du lit, etc.

Mais aussi, je crois que je ne l’ai pas pris au sérieux, parce que je pensais qu’il était obligé de rester chez lui, puisque Jess était là. Donc, je n’ai eu aucune peine à lui dire qu’il me manquait aussi, et que j’aurai aimé aussi le voir. Je ne prenais aucun risque… Man! Est-ce qu’il joue avec mes sentiments?

Alors, Pascal m’a demandé de regarder par la fenêtre. Glups, et il était là! Pascal était là, juste devant mes fenêtres!

J’habite au premier, mais on peut voir chez moi depuis le chemin qui mène au parking couvert. J’ai perdu mes couleurs. Dans ma tête, ça tournait à toute vitesse; si je vais me changer, il s’en rendra compte. Je pourrais peut-être juste virer le bas, mais… je n’aurai pas le temps… Rhhh, la poisse!

Merde, qu’est-ce qu’il foutait ici? Pourquoi? Ou était donc Jess? Mais, je n’avais pas trop le temps de me poser des questions, il fallait que je me précipite, au moins changer mon bas de training! Voir si j’ai une tête potable, et tout ça en 3 secondes, avant qu’il ne sonne à ma porte.

J’étais hors d’haleine quant j’ai ouvert ma porte. Dès que je suis face à lui, mon coeur s'affole et fait des cabrioles; “Arhhh mince, comme je l’aime… ”, c’est la seule chose qui me passe par la tête! Mon coeur va finir par lâcher un jour. Oh, je crois qu’il s’est douté de ma course poursuite avant de lui ouvrir, mais il n’a rien dit.

C’était la première fois qu’il entrait chez moi. Ça lui a plut. Pour une fois, peut-être parce que le salon est spacieux, je me suis sentie à l’étroit, à l’aise de l’accueillir chez moi. Il l’a trouvé tout de suite chouette. Je lui ai fait faire le tour. C’était rapide, il n’y a que 3 pièces. Puis, son sourire s’est effacé. Il a pensé au fait que Steven était venu là avant lui. Il me l’a dit.

Pascal m’a prise dans ses bras et m’a serré très fort. Encore une fois, Pascal a dit que je lui manquais. Pourquoi maintenant?

Bien sûr, j’ai voulu savoir comment cela se fait qu’il soit venu ici, alors que sa femme est à la maison?! Pascal se doutait que j’allais m’imaginer des choses, mais il n’y avait rien entre eux, à part une grande affection. Qu’il me l’avait déjà dit à plusieurs reprises, mais je n’avais pas l’air de le croire. Pour me le prouver, il pouvait même dormir là si je le voulais, ou on pouvait même aller chez lui, Jess ne trouverait rien à redire.

Mouais… je n’allais quand même pas m’imposer chez lui! Le sujet était clos.

Je me suis lovée dans ses bras et on a bavardé et regardé la télé. Après, il n’avait pas envi de rentrer, mais il ne voulait pas dormir dans mon lit. Il s’imaginait encore que Steven y avait passé avant lui, et ça le perturbait. Bizarrement, il ne semblait plus aussi fâché. Moi, j'en perds mon latin!!! Glups. Je n’ai pas insisté, mais je ne l’avais pas invité à rester non plus.

J’ai préféré qu’on change de sujet. Demain, j’avais du boulot, et je devais me lever relativement tôt, alors je ne pouvais pas rester debout toute la nuit, lui non plus d’ailleurs. Il a commencé à me faire des câlins de plus en plus… chaud. Trop tard de toute façon pour aller plus loin.

Pascal est rentré, et même après son départ, j’avais le coeur et le corps en folie!

Lundi... Je viens seulement de rentrer de chez ma frangine…  Corrections de courriels. Impossible de lui dire non. Mais, je me suis surprise à penser que je devrais m'épargner ces dîners du lundi, parce qu'on me chope toujours pour faire du bureau.

J’ai encore des traductions français-anglais à faire pour Nadine avant de me coucher. Demain matin, je me lève à 7h et j'aurai une longue journée de boulot de secrétariat… Je suis éreintée!

J'ai failli perdre mon calme olympien à plusieurs reprises ce soir. Ouf, j'ai réussi à me contenir. Mais, ça n'avançait pas, et je voulais rentrer, impossible d'avancer d'un paragraphe, sans que ma soeur disparaisse, pour s'occuper de sa SwissBox, de son ménage. Entre temps, j'avais rangé toute la cuisine, alors je piaffais un peu.

Grace au ciel, parce que j'adore ma frangine, j'ai réussi à sourire et ne pas montrer mon impatience. Je voulais juste rentrer chez moi.


Partager cet article
Repost0

…

222/14 - Anniv. Pascal

Publié le par JaneDo


Dimanche, 10 Août 2014 - 222/14 - Anniv. Pascal

Je sais bien que tout le monde avait déjà essayé de le joindre, sans succès. Je me devais de faire aussi ma petite tentative.

Caro voulait déjà partir en randonnée de recherche; chez Elodie, Maud, la pouffe de l’autre soir, celle chez qui Pascal m’avait plantée derrière la porte. Bref, le grand tour.Moi, je pensais qu’il était peut-être au chalet. Pascal ne répondait même pas à sa femme.

Miracle, il m’a envoyé un petit message, peut-être 1/2h après le mien. Il était à Verbier avec Michael.

Ha?! Comme il n’avait répondu à personne d’autre, j’ai pensé qu’il avait sans doute envi de me voir, donc, probablement que je monte à Verbier? Cela me semble logique, ou je me fais des idées sur ses intentions? J’ai tout de suite répondu pour lui demander si je pouvais l’appeler.

Ben, Pascal n’avait aucune idée de la surprise qui avait été projetée à son intention. Au contraire, quant il avait demandé à Paul d’aller prendre un verre avec lui, Paul a refusé en lui disant qu’il avait déjà autre chose. Pareil pour Thomas, qui passait soi-disant la soirée chez sa “copine”. Frustré, ils ont décidé, lui et Michael, de partir pour le week-end à Verbier.

C’était presque 22h30, et je lui ai dit que sa femme était là aussi. Ça l’a surpris. Pascal avait vu 2 appels de Jess, mais il a pensé que ce n’était rien d’urgent, sinon, elle lui aurait laissé un message texte. Ohhh, ça m’a fait plaisir qu’il m’ait répondu. C’était vraiment chou. Pascal s’est rendu compte en riant pourquoi Paul l’avait laissé tombé. Vu l’effort de tout le monde, il allait se dépêcher de rentrer.

Michael avait invités des copines, comme ils ne pouvaient pas les planter pour rentrer sur Genève, ils venaient avec!

23h20, Pascal et Michael ont fait leur entrée. Je m’étais habillée en fille ce soir! Ça m’a fait chaud au coeur de le voir. Qu’est-ce qu’il est chou! Trop, trop mignon! Arhh, il m’a souri. Le temps qu’il embrasse sa femme, salue ses copains et copines, j’avais trouvé le courage de l’approcher. Cela lui a plu, il m’a souri encore. Iiiiih, coeur flappy, les oreilles en feu, bref, je planais. Le débardeur blanc qu'il portait épousait les lignes de son corps. Hum, ça me donnait envie de lui sauter dessus.

Ciel, je suis une midinette, j’étais toute retournée rien qu’avec une bise et parce qu’il avait passé son bras autour de ma taille. A l’oreille, il m’a chuchoté que j’étais très jolie ce soir. Et voilà que j’avais l’impression d’avoir la tête qui enfle!

Pascal était très entouré, très occupé, alors je suis restée un peu à l’écart. Il s’en est rendu compte et me faisait signe d’approcher, alors je me suis forcée à le faire. J’avais déjà eu mon moment de courage, alors, c’était un gros effort cette fois. Sa femme l’a très vite monopolisé. Me suis sentie seule et un peu abandonnée. Du coup, je mourrais d’envie de partir. Mais, j’étais obligée d’attendre minuit pour son anniversaire.

Je me suis arrangée pour être près de lui à l’approche de minuit. Je me suis arrangée pour être la première à lui souhaiter un bon anniversaire. J’en ai profité pour lui dire que j’avais laissé son cadeau au milieu de la table du salon. Ce n’était que chez Thomas que j’ai vu que Jess était là. Elle avait peut-être fait disparaître mon cadeau!

Etant donné que Jess était rentrée, elle s’était sans doute installée chez lui. Donc, je savais que je pouvais marqué une croix pour passer la nuit chez lui. Et dire qu’il voulait que j’emménage chez lui! Ce soir, j’aurai dormi où alors? Dans ma voiture? Faudra que je lui en fasse la remarque. Cette situation ne nous permet pas de vivre ensemble. Et je n’en avais pas envie.

Pascal finirai par se lasser de moi. Je risquerais de m’investir à fond dans notre couple. Le bonheur me rend bête. J’aurai perdu mes repères, perdu mon identité, ce qui est déjà le cas avec lui. Je perdrais l’habitude de me méfier, de rester sur mes gardes, et ça fera mal si ça tourne court. J’ai trop souvent fait confiance, et je me suis ramassée.

Une fois qu’il a fini d’ouvrir ses cadeaux, et soufflé ses bougies, il était temps pour moi de m’éclipser en douce.

Caro m’a proposé de dormir chez elle, mais elle resterait là, tant que Pascal y serait. Ensuite, comme je la connais, elle passerait la nuit à l’épier. Ça, je ne voulais pas. Pas question de passer la nuit dans les buissons à le dévorer des yeux, alors qu’il est avec sa femme. C’est le genre de truc qui te flingue le moral, qui fait flipper, alors je ne vois pas à quoi ça servirait.

J’ai passé un dimanche tranquille, chez moi. C’est clair que j’étais anxieuse, me faisant des tas de films, l’imaginant heureux de retrouver sa femme, et même plus. Je me donnais beaucoup de peine pour ne pas penser à lui, pour faire taire mon imagination. C’était difficile.

En fin de journée, Pascal m’a envoyé un petit coucou, disant qu’il aurait aimé me voir, mais… y avait Jess quoi! Ça, il n’avait pas besoin de me le rappeler, je ne le savais que trop.

Je me demande seulement si Jess va encore s’incruster en Suisse, chez lui, ou si elle aura la décence de repartir assez rapidement!


Partager cet article
Repost0

…

" target="_blank">