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200/14 - Pardonner... ou pas...

Publié le par JaneDo


Samedi 19, Juillet 2014 - 200/14 - Pardonner... ou pas...

Une journée étouffante… Non seulement il avait fait beau et chaud… trop chaud… mais la tragédie de la mauvaise nouvelle de la mort d’une pauvre gosse, assassinée par une vermine, un sale crétin a gâché la journée. Il faisait du coup trop beau, trop de soleil. Une petite fille est morte pour rien et la vie continue comme si de rien… Dégoûtant. J’essaie de ne pas y penser, parce que ça me rend super furax. Trop moche.

Je venais de parquer ma voiture, j’étais pressée de quitter ce parking sombre pour courir me réfugier dans mon immeuble. Après une journée aussi chaude, le soir était à l’orage. La pluie avait fait son entrée en trombe.

Un tournevis en guise d’arme dans ma main droite, mon sac dans l’autre, je m’apprêtais à me lancer vers l’entrée de l’immeuble quant Pascal est sorti de sa voiture.

La lumière de l’intérieur l’a éclairé, et mon coeur est tombé au fond d’un puits encore plus sombre que la nuit. Pourquoi faut-il qu’il soit si beau, si…

Pascal avait déjà l’air contrarié. Ça s’annonçait plutôt mal. En plus, j’avais pris la grande décision du siècle, enfin plutôt de ma petite vie, de l’envoyer balader. J’avoue qu’en ce moment, j’avais les genoux en coton. Pascal était en jean, une chemise ouverte sur un t-shirt. Trop chou. Il pleuvait, et il s’était parqué dans une des places couvertes. Juste pas la mienne.

Sans détour, il m’a dit que cela faisait un peu plus de 3h qu’il attendait. Il avait bien sûr pensé faire le tour des endroits où il pourrait me trouver, mais on risquait de se croiser. Alors, il avait choisi d’attendre ici, en espérant que je rentrerait.

Il disait qu’il n’aurait quand même pas perdu son temps, parce que si je ne rentrais pas, c’est que je dormais ailleurs. En rentrant, il n’aurait pas fait un crochet chez Steven, ni Layne, il ne savait pas avant maintenant ce que j’avais comme voiture.

Glups, oui, maintenant il savait ce que je conduisais. Donc, fini les triviales poursuites…

Pascal tenait à s’excuser, disant qu’il regrettait de s’être conduit comme un con. Qu’il n’aurait jamais dû me laisser dehors comme ça, devant la porte chez Andréa vendredi passé, alors il tenait à s’excuser de vive voix. Parce que quant il s’était pointé chez Steven, je suis partie avec lui. Même si on n’est pas vraiment parti ensemble. Mais, je ne suis pas retournée chez Steven après lui avoir parlé, en le laissant dehors comme un con.

  • Je tenais à te voir. J’imagine que tu as effacé mes messages…

Je n’ai pas eu besoin de répondre, il s’en doutait et l’a compris tout seul à mon expression.

  • Tu es sortie, et tu es partie. Tu n’es pas retournée chez Steven en me laissant dehors comme un con. C’aurait été humiliant, et c’est ce que je t’ai fais, alors… Je suis désolée Jane. Est-ce que tu veux bien me pardonner?
  • Hum… Si les excuses pouvaient tout effacer et reculer le temps pour réparer… Mais tes excuses ne changeront rien n’est-ce pas? Et en plus, ici dans le noir, il n’y a que moi qui les ai entendu, alors ça me fait une belle jambe Pascal. Je n’accepte pas tes excuses. Te pardonner? Que vas-tu faire pour te faire pardonner? Vas-y, je t’écoute!
  • Tout ce que tu veux.

Hum! Bien sûr! Facile à dire. Ciel, je devais l’envoyer balader, mais je n’en avais pas le courage. Je repoussais le moment fatidique. Je devais chercher au fin fond de ma tête pour trouver la rage nécessaire. Et je l’ai trouvé en repensant à ce que j’ai ressenti plantée derrière la porte chez cette… Andréa.

Avant ça, je l’ai cuisiné à fond, pour qu’il me fournisse encore quelques bonnes raisons de le détester. C’est ce qui restera et, c’est ce que j’utiliserais chaque fois que j’en aurais besoin, pour me remonter le moral, quant je flancherais ou regretterais mon geste.

  • Andréa hein? J’ai remarqué dans le bar que tu lui avais fais signe en arrivant. Tu la connais d’où?

J’avais remarqué son petit signe en arrivant dans le bar. C’était le samedi soir, pas le vendredi. On ne savait pas ce qu’il avait fait le vendredi soir. Il n’était pas sorti avec nous, et Caroline avait passé chez lui et chez Elodie, il n’était à aucun des deux endroits.

Alors il l’avait fait sa connaissance chez Elodie le soir d’avant. Donc, vendredi soir quant on ne savait pas où il était; il était sorti avec Elodie. En fin de soirée, ils ont décidé de se taper des spaghettis et croissants chez quelqu’un, et Elodie les a tous invités chez elle. Elle ne les connaissaient pas. Mais, c’est comme ça qu’il l’a connue elle, Andréa, et sa copine…donc,  chez Elodie.

Gros pincement au coeur. Alors comme ça, il sortait avec Elodie, et avec ses potes. J’ai presque jamais eu droit à ça moi! Je me suis rappelée qu’il m’avait dit samedi soir, devant la porte de la miss; “rentre chez toi…”. Son ton était froid, sans appel, ça m’a atteint droit dans le coeur. Ça m’avait fait mal.

J’ai compris que le vendredi soir, pendant la discussion, ils avaient convenu de se voir le lendemain soir. Dans le dos d’Elodie! Pas beau!!! Il avait laissé soi-disant échappé qu’il serait à tel ou tel endroit le samedi soir. Ouais! C’était en toute bonne foi qu’il avait accepté qu’on se parle après.

Pascal avait soit-disant peur que si on se retrouvait en tête à tête, il finirait par craquer, alors quant elle a proposé de poursuivre la soirée chez elle, il avait sauté sur l’occasion.

  • Je suis un idiot… Parce que, même si je suis toujours furax que tu aies invité Steven chez toi, pour autant que je sache, à deux reprises. Je sais aussi que tu as passé plusieurs soirées chez lui… Ça me rend dingue, mais je t’aime et je suis en même temps fâché. Mais ça ne change pas le fait que je suis désolé de t’avoir traité comme je l’ai fait vendredi.
  • Non, samedi. Puisque le vendredi, tu prenais rendez-vous avec Andréa pour le samedi soir!
  • J’ai pas pris rendez-vous avec elle, j’ai peut-être dit…
  • Laisse-tomber. Arrête avec ton baratin. Tu m’as envoyé valser, et tu es retourné à l’intérieur. Ce qui montrait bien que tu en avais rien à foutre de la conne de Louise qui était venu te déranger. C’était comme si j’étais une quelconque bonne femme qui te courait après. Une pauvre conne dont tu avais dû te débarrasser.

Malgré le peu de lumière, je pouvais voir que Pascal avait rougi. Il ne trouvait rien à redire, donc j’avais raison.

  • En tous cas, c’est de ça que j‘avais l’air devant tous ceux qui étaient là-bas avec toi.
  • Est-ce que tu m’aimes?
  • Wow! Ton timing est un peu merdique! Non?
  • Je veux savoir.
  • C’est pas vraiment le moment de poser une question pareille!
  • Je ferais tout ce que tu veux pour me faire pardonner. Mais, à une condition, que tu acceptes enfin de venir vivre avec moi. Qu’on vive enfin ensemble, qu’on puisse parler d’avenir.

Quoi? Mais il est malade? Jamais. Je ne veux pas vivre avec lui, ni avec personne d’autre. Surtout pas avec la personne avec qui je partage ma vie, mon intimité. Non merci.

  • Ah oui! Ce que je veux? Et si je te demandais d’arrêter de voir Elodie, Maud et touti quanti?
  • No problème. Accordé.
  • Ouais, facile à dire! Est-ce que tu en serais seulement capable?
  • Si c’est ce que tu veux, je le veux aussi.
  • Laisse tomber Pascal. Je ne te crois pas.
  • Jane, je t’aime, malgré tout ce que je suis con, je t’aime… Est-ce que tu m’aimes? Tu as toujours dit que tu pouvais tout supporter, que tu resterais toujours à mes côtés. C’était faux?
  • Pascal est-ce que tu sais seulement ce que ça implique? Et qu’est-ce que tu feras de Caroline?

J’avais touché un point sensible. Pascal a réfléchi un moment. J’ai bien vu qu’il se battait intérieurement contre l’idée de ne plus voir Caroline.

  • Aïe Caroline... Ce sera difficile de lui faire du mal, elle est toujours restée malgré tout ce que j’ai pu lui faire. Elle n’a jamais flanché. Elle m’a toujours fait comprendre qu’elle ne voulait pas d’autre homme dans sa vie. C’est touchant, et j’avoue que j’ai du mal à… S’il faut ça pour que tu accepte qu’on vive ensemble, alors je le ferais.

Chiotte, il avait réponse à tout. Mais, je ne le croyais pas. Non, je ne pouvais pas prendre le risque de souffrir à nouveau. Il n’arrivera pas à tenir le coup. Et je suis sûre qu’il pense que je laisserai Caroline faire partie de notre quotidien. Et sincèrement, je le crois aussi. C’est clair que j’aurai du mal à exiger qu’il la jette comme un vieux chiffon.

  • Même si je suis furax contre toi, je t’aime… Je n’ai pas envi de tirer un trait sur nous. Tu fais partie de moi… Est-ce que tu m’aimes encore Jane?

Je ne voulais pas répondre à ça, alors j’ai haussé les épaules. Ça l’a fait froncé les sourcils, il scrutait mon visage à la recherche d’une réponse convaincante. J’ai évité son regard. En fait, j’évitai de le regarder tout court. Il aurait lu dans mes yeux que je l’aimais encore et toujours. Et j’aurai été foutu.

Il a voulu me toucher et instinctivement, j’ai reculé. C’était pour me protéger. Pour ne pas craquer. Pascal a eu l’air touché, même un peu choqué. Il a reculé lui aussi. Puis, Pascal a demandé si on ne pourrait pas aller chez moi pour discuter. J’ai refusé. Ça l’a clairement vexé. Alors, j’ai expliqué qu’il y avait mon colocataire.

Il a paru sceptique. Il ne me croyait pas.  Cette fois, c’est moi que ses doutes ont énervé. Les sourcils toujours froncés, le regard inquisiteur à mort, Pascal a penché la tête de côté; “T’étais où et avec qui ce soir? Je peux savoir?”.

Glups! La question que j’aurai préféré qu’il ne pose pas. De toute façon, il était inutile que je lui raconte un bobard, il finirait par le savoir. Alors, je lui ai dit la vérité. Son visage s’est renfermé d’un coup, il a grimacé. J’ai senti presque immédiatement que j’avais tapé là où il n’aurait pas fallu.

  • T'es même pas capable de me dire que tu m'aimes! Très bien… J’ai compris. Après un demi silence, il a ajouté; Je crois qu’il n’y a plus rien à dire. Bonne nuit Jane.

De le voir me tourner le dos pour partir m’a brisé le coeur. J’aurai voulu le rappeler, mais pour dire quoi; reste?. Je ne pouvais pas faire ça. Ça voudrait dire que je lui donne une chance, que je pardonne tout? Ça non plus je ne le pouvais pas.

Pourtant, j’avais les fourmis partout, j’avais vraiment vraiment envie de lui courir après, lui dire de rester. Même si on avait rien à se dire, juste rester ensemble. Même si c’était pour se prendre la tête, s’engueuler pendant des heures, tout, mais pas se quitter comme ça. Pas se quitter du tout.

Mais étais-je prête à faire l’impasse sur son comportement de samedi dernier? Non. Et à vivre avec lui? Liquider mon appart pour vivre chez lui? Non. Alors, je ne pouvais pas le rappeler…

De le voir reculer sa voiture sans un regard dans ma direction m’a flingué sur pieds. Les larmes ont commencés à couler toutes seules, j’étais désespérée. Ce n’était pas du tout comme ça que ça aurait dû se finir. Je ne suis pas sûre que je tiendrais le coup. Mais je ne pouvais pas non plus aller pleurer vers lui et lui demander de reconsidérer les choses…

C’était fichu. C’était pas ce qui aurait dû arriver. Je n’aurai pas dû me sentir aussi mal. C’aurait dû être le contraire. J’aurai dû me sentir mieux, forte, sûr d’avoir bien mis les points sur les “i”, et savoir que j’avais pris la bonne décision, mais… me voilà en pleine détresse… regrettant de le voir s’éloigner.

Je suis restée là encore longtemps… peut-être 1 heure… persuadée qu’il allait faire demi tour et revenir...


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199/14 - Coeur en plomb

Publié le par JaneDo


Vendredi 18, Juillet 2014 - 199/14 - Coeur en plomb

Soleil de plomb aujourd’hui! Je me suis mise à l’ombre, mais même là, il faisait tellement chaud, les ventilateurs à fond. J’ai aussi cherché des tas d’excuses pour annuler avec Steven ce soir. L’estomac tout retourné, j’avais peur de la réaction de Pascal s’il cherchait à me voir en rentrant et apprendrait que j’étais avec Steven, encore.

Finalement, je n’ai rien trouvé qui ne me faisait pas passer pour une gourde quant Steven m’a appelée pour me dire qu’il passait me chercher vers 19h, pour faire un tour en moto. Au programme, petit tour en moto, prendre un verre quelque part où on pourrait profiter d’une brise fraiche. Rendez-vous ensuite avec ses copains.

Hum, impossible que Pascal n’apprenne pas ça! Mais après tout, je n’avais pas de compte à rendre à Pascal. Et n’avais-je pas décidé de reprendre mon chemin, sans me préoccuper de lui?

C’était la première fois que je montais derrière quelqu’un d’autre que Pascal, depuis mon cousin Jacques. C’était sympa en fait. J’ai adoré. Steven a roulé avec prudence, avec de petites pointes de vitesses dans des bouts droits, où il n’y avait personne.

Assis autour d’un verre de thé froid au Pirate à Lutry, Steven m’a raconté qu’il avait eu la visite de sa soeur, c’était pour ça qu’on ne l’avait pas beaucoup vu.

J’étais surprise de savoir qu’il avait une soeur et un frère. Je me demandais à quoi ils ressemblaient. Je ne sais pas pourquoi, je pensais qu’il était fils unique. Steven savait que Pascal rentrait ce soir, et il s’attendait à ce que je l’appelle pour annuler ce soir. Persuadé que j’allais rester plantée à la maison pour Pascal.

Hum, je n’ai pas jugé utile de lui dire que c’était exactement ce que j’avais voulu faire. Je me suis sentie idiote, et si prévisible.

Le pire, c’est que Pascal essayait de me joindre et m’a laissé un tas de messages. Pour ne pas flancher, je les ai effacé sans les lire, et mis mon natel sur silence. Steven a voulu savoir qui me harcelait pareillement. Il se doutait bien qu’il s’agissait de Pascal.

C’est affreux, mais j’étais angoissée. J’aurai bien voulu savoir ce que Pascal avait à me dire, en même temps non, parce que ça ne pouvait rien changé. Je me targuais d’être trop faible, me rappelait mes bonnes résolutions pour ne pas craquer. Et surtout, ce que j’ai ressenti derrière la porte de l’appartement d’une fille qu’il ne connaissait que depuis quelques heures, et il l’avait préférée à moi. Point barre. Je n’avais pas à me sentir coupable de quoi que ce soit.

Ses copains nous attendaient directement au restaurant. D’ailleurs, on était un poil en retard. Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder derrière moi. J’avais l’impression que Pascal risquait de débarquer. Mais, je me faisais des idées. J’ai eu de la peine à me détendre. Les copains à Steven sont sympas, même si je vois des points d’interrogations en gros dans leurs yeux; ils se demandent certainement ce qu’on fiche ensemble.

Les copines des copains étaient moins sympas. Elles ne m’adressaient pas la parole. Gourdasses!

Finalement, on n’a pas été au cinéma. Steven a voulu m’inviter chez lui pour regarder des films, mais il était déjà tard. En fait, bien entendu, je ne voulais pas que Pascal me retrouve encore chez Steven. Steven l’a deviné illico. Il m’a traitée d’idiote en riant, mais je crois qu’il le pensait.

Dans le noir, dans le parking de mon immeuble, Pascal m’attendait…

Je ne l’avais pas vu. Je n’avais pas fait attention à sa voiture, étant donné que je n’aurais jamais pensé le voir chez moi. Il faisait sombre comme d’hab. Et je suis attentive aux bruits environnants. J’ai un tournevis dans la voiture pour me défendre. Je fais toujours attention de ne pas montrer que j’ai peur, mais je reste en alerte. Si quelqu’un avait le malheur de se précipiter vers moi, il se prendrait mon tournevis dans le bide.

Ce n’est que quant Pascal a ouvert la portière de sa voiture, que je l’ai vu. Maintenant, hélas, il sait ce que j’ai comme voiture. Les filatures avec la mienne sont désormais hors de questions. Dieu ce qu’il est… chou! Difficile de résister à l’envie d’aller me jeter dans ses bras. Je ne suis pas encore assez forte.

Je ne peux qu’espérer qu’il me donne les armes nécessaires pour l’envoyer balader!


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198/14 - No news de Thomas!

Publié le par JaneDo


Jeudi 17, Juillet 2014 - 198/14 - No news de Thomas!

Ha! Des jours et des nuits sans nouvelles, c’est juste… pas possible! Bizarrement, Thomas aussi a commencé à espacer ces appels. D’habitude, il m’appelle tous les jours, voir tous les 2 jours, mais jamais 4 jours sans nouvelles. Alors, aujourd’hui, c’est moi qui l’ait appelé. Je voulais avoir de ses nouvelles, c’est un ami très cher.

J’aurai dû m’en douter, Pascal lui avait demandé d’arrêter de m’appeler tout le temps, de me mettre au courant de tous ses faits et gestes, ou de me rapporter des choses que je n’étais pas censé savoir. Si ça ce n’est pas l’attitude de quelqu’un qui a des choses à cacher, ou alors je m’y connais pas!


J’ai eu l’impression qu’il m’a ensuite invitée à prendre un verre avec l’équipe, parce qu’il pensait que c’était pour ça que je l’appelais. J’ai d’abord refusé. Puis, j’ai accepté, sans lui cacher que c’était justement parce que Pascal n’était pas là. Thomas a voulu savoir ce qui c’était passé, parce que Pascal n’a pas voulu lui en parler.

Thomas n’était pas censé en parler, mais il a laissé échappé que Pascal en rentrant, le fameux soir, vendredi à samedi, avait piqué une colère et avait pratiquement saccagé la salle de musique. Le bruit l’avait poussé à descendre pour voir ce qui se passait. Mais Pascal ne s’était pas expliqué sur sa soudaine rage destructrice.

Thomas a pensé qu’on s’était probablement pris la tête. Il n’y avait apparemment que moi qui arrivait à le mettre dans des états pareils. Foutaises. C’était Pascal qui m’avait traitée comme de la merde en branche, et quoi? Je devrais me sentir coupable de quelque chose? Moi? Certainement pas!

J’ai retrouvé toute la bande avec plaisir. Je me sentais beaucoup plus libre et cool, par le fait que Pascal ne soit pas là. Caroline n’était pas sortie ce soir, donc j’en déduis qu’elle savait que Pascal était en voyage. Hum! Elle ne l’avait pas appris par Thomas, donc c’était par Pascal. Encore une erreur qui s’ajoute aux autres.

Mince, il faisait une chaleur! Le soir, il était censé faire plus frais, et bien, pas du tout. Je me suis retrouvée à dégouliner de chaud et tout ça en discutant avec un copain. Il a dû voir mon visage tout humide. Beurk. J’ai foncé aux toilettes pour m’asperger d’eau froide. L’eau était tiède!

Steven a fait un passage éclair. Il était avec son copain, celui avait qui j’avais mélangé les noms. Mais, maintenant, son nom ne me vient pas. En partant, il m’a demandé à l’oreille s’il pouvait m’appeler demain pour qu’on se fasse une toile. Il n’a pas demandé de réponse, et tant mieux, sinon, j’aurai sûrement dit non.

Hum! Parce que ça n’aurait pas fait plaisir à Pascal et que je savais qu’il rentrait demain… Hors, n’avais-je pas décidé de vivre ma vie, sans le faire en fonction de Pascal, qui ne faisait plus partie de ma vie??? Alors, ce sera oui. Autant ne pas rester à la maison accroché à mon natel, à attendre que ce dernier m’appelle.


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200/14 - Tragédie… quant la jalousie dérape…

Publié le par JaneDo


Capture d’écran 2014-07-20 aÌ€ 00.53.48Samedi 19, Juillet 2014 - 200/14 - Tragédie… quant la jalousie dérape…

Arhhh, ma nièce, Kaya était effondrée d’apprendre l’assassinat de sa camarade, Chloé hier matin. Kaya a appelé sa maman en larmes.

Dire que quelques minutes avant son enlèvement et assassinat, elle avait essayé de la joindre, probablement pour lui proposer de les rejoindre, elle et ses copines à la piscine…

Dire que des monstruosités pareilles peuvent arriver près de chez vous...

Je suis dégoûtée d’apprendre ce genre de chose. Et c’est bien dommage qu’on ne puisse pas l'abbatre à nouveau ce sale crétin. S’il voulait se tirer une balle dans la tête, il n’avait qu’à le faire en solo.

Ça donne vraiment envi de gerber. Encore un sale pourri qui traîne dans nos rues. Pauvre gosse et sa pauvre famille… ça me rend vraiment super furax.


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197/14 - Passage obligé...

Publié le par JaneDo


Mardi 15, Juillet 2014 - 196/14 - Passage obligé...

On dirait que quant je décide de tirer un trait, et fais ce que je peux pour l’éviter, c’est Pascal qui me harcèle. C’était pas top. Samedi soir, après m’avoir plantée comme une vieille chaussette, Pascal avait essayé de me joindre une demi heure plus tard. Trop tard. Il n'aurait pas dû me planter devant la porte d'une petite pouffe quelconque.

J’étais probablement en pleine séance de larmes. De toute façon, je n’avais rien entendu. Et il était avec Elodie peu après, non? Alors quoi? Si j’avais répondu, Pascal n’aurait peut-être pas été chez Elodie? Ben, c’est trop peu pour moi. Je ne veux pas dépendre juste des circonstances. Je voulais qu’il veuille me voir moi, moi et personne d’autre. Pas être juste la remplaçante, ou un bouche-trou.

Je savais très bien que je n’étais pas encore assez forte pour me retrouver face à lui, mais, je ne voulais pas qu’il s’en doute non plus. De toute façon, Pascal ne m’a pas appelée dimanche, comme il l’avait promis, alors c’était trop tard. Il me connaissait assez pour le savoir.


Mercredi 16, Juillet 2014 - 197/14

Pascal m’a laissé un message que je n’ai pas lu. Trop fragile encore. Thomas m'a appris que Pascal était en Irlande jusqu’à vendredi. Argh, peut-être c’était ce qu’il me disait dans son message? Il était parti lundi en fin de matinée.

Affreux, chaque fois que j’entends parler de lui, mon coeur se serre et s’emballe. Pascal me manque toujours, et malheureusement, je l’aime toujours. Je ne sais pas pourquoi, parce que ce n’est certainement pas à cause de la manière qu’il me traite. Rien que ça, ce devrait être suffisant pour que je ne l’aime plus.

Comme tous les mercredi, l’après-midi était consacré à l’équitation. Puis, Maria m’avait demandé de passer chez elle. C’est ce que j’ai fait. Pour ne pas rester coincée là-bas toute la soirée, j’ai prétendu avoir quelqu’un à aller prendre à l’aéroport. J’ai pu regagner mes pénates et passer une soirée tranquille à peindre.

Purée, j’ai une tonne de boulot en retard. Je n’ai tout simplement pas le coeur à l’ouvrage. Trop perturbée par mes problèmes sentimentaux. J’ai reçu des appels provenant de l’étranger, peut-être Pascal… Tant pis, et tant mieux qu’il n’est pas dans les parages. Je supporte mieux son absence comme ça...

Je savais très bien qu'il y aurait des jours difficiles, ou le manque serait encore plus déchirant. C'était un passage obligé. D'autres seraient plus serein, où je reprendrais confiance, je recommencerais alors à faire des plans, des projets. Aujourd'hui était un de ces jours-là, je n'ai pratiquement pas eu le temps de penser à lui. Sauf... en rentrant...


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195/14 - Ne plus souffrir

Publié le par JaneDo


Lundi 14, Juillet 2014 - 195/14 - Ne plus souffrir

C’est fini. Je ne veux plus souffrir. J’ai passé le plus clair de ma journée à avoir des bouffées de chagrin et à pleurer. Un  voiture qui ressemble à la sienne, une musique, le temps, tout me faisait penser à Pascal. Je m’effondrais le coeur en bouilli. J’avais si mal à la tête d’avoir trop pleuré.

Il y avait quand même des moments de lucidité, où je prenais le temps de réfléchir. De me demander pourquoi j’étais si triste, qu’est-ce que j’espérais? Qu’est-ce qui pourrait me redonner le moral? Seulement lui parler? Le voir? Non. Ça ne suffira pas. Il m’avait mal traitée en me laissant choir devant la porte d’une pouffe de plus.  Une pouffe quelconque. Et devant un parterre de témoins en plus!

Non, je ne voulais plus souffrir. Il n’aurait jamais dû me planter comme un chou rouge dans les escaliers de cette bonne femme, qui n’était rien pour lui en plus. Jusqu’alors, je lui avais toujours tout pardonné, parce que personne n’est parfait, et personne n’est à l’abri d’une connerie. Moi la première!

Mais cette fois, c’était la fois de trop. Si je veux avoir une chance d’être heureuse, je devais penser à moi d’abord, égoïstement. Je ne voulais plus fixer un téléphone muet, plus passer mon temps à me demander s’il allait avoir la bonne idée de m’appeler.

C’était d’ailleurs pour ça que j’avais tout simplement éteint mon natel.

Qu’il appelle ou pas, je n’en saurais rien. Une chose de moins qui ne pourra pas me faire souffrir. Plus de faux espoir, je devais me reprendre en main, refaire des projets pour moi, sans penser à personne d’autre. Lundi était une nouvelle journée, avec de nouvelles résolutions. J’ai tout de même pas pu empêcher mon coeur de se serrer une fois couchée, seule dans mon lit. J’ai pleuré jusqu’au petit matin.

Je pleurais sur la perte de mon courage, sur la perte de temps, de tous ces moments qu’on ne passera pas ensemble. Il était temps que je commence à vivre MA vie. Pour moi, pour mon plaisir. Que je retrouve mon âme, que j’avais perdu depuis un moment déjà. Que je retrouve ce qui faisait de moi, ce que je suis! Moi et personne d’autre.


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194/14 - Parler pour sauver notre amour (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche 13, Juillet 2014 - 194/14 - Parler pour sauver notre amour (2)

Tremblante, la peur au ventre, j’ai sonné chez une parfaite inconnue… à la recherche de Pascal! C’était pitoyable. Mais me laissait-il vraiment le choix? Caroline avait raison, c’était bien la fille du bout du bar qui m’avait ouvert. Elle m’a dévisagée de haut en bas, avec une petit air sceptique, un de ses sourcils relevé en point d’interrogation.

La voix étranglée, j’ai demandé à voir Pascal. Elle m’a encore jaugée du regard avant de demander à quelqu’un qui passait par là d’aller chercher Pascal sur le balcon.

Un de ses copains l’avait rejoint, et ils restaient là tous deux à chuchoter et à me détailler comme un morceau de bidoche.

Elle m’avait proposé d’entrer, mais je me sentais déjà assez gênée, pour en plus supporter le regard inquisiteur des autres. Ces autres qui commençaient pourtant à jeter des regards curieux dans ma direction.

J’ai été soulagée de voir Pascal venir dans ma direction… S’il était surpris ou en colère, cela ne se voyait pas.

Ses yeux verts m’ont enveloppés toute entière. J’ai été parcouru d’un frisson le long de l’échine. Allait-il m’envoyer balader là devant tout le monde. Intérieurement, je priai pour qu’il ne m’humilie pas surtout devant les deux compères, la fille du bout du bar et son pote, qui étaient restés près de la porte.

J’ai trouvé que Pascal était resté un long moment à me décortiquer du regard avant de me demander ce que je faisais là. Mes oreilles et mes joues ont pris feu. Non, j’ai pris feu toute entière. J’avais chaud et je sentais la transpiration couler le long de ma colonne vertébrale. Pascal a dû remarqué le regard traqué que j’ai lancé à côté et derrière lui. Il a dû avoir pitié de moi.

Pascal s’est retourné à demi pour lancer une sorte de sourire désolé à la fille qui m’avait ouvert sa porte, m’a fait reculer dans le couloir et à refermer la porte derrière lui. Ouf, un peu d’intimité. Fermement, il m’a prise par le bras et on s’est éloigné de la porte. Les sourcils froncés, son regard me scrutant, cherchant à capter mon regard, il a répété sa question; me demandant encore une fois ce que je faisais là, il m’avait pourtant dit qu’il m’appellerait demain!

Je lui ai rétorqué, qu’il m’avait dit qu’on pouvait parler ce soir, et ensuite, il a disparu sans un mot. Qu’il savait parfaitement que je voulais lui parler. Que je n’avais pas trouvé ça très sympa.

  • Et ça ne pouvait pas attendre demain?
  • Pourquoi demain? Si tu pensais prendre la fuite, tu aurais pu tout de suite me dire d’attendre demain.
  • Ecoute… Là, comme tu peux voir, c’est pas le moment… On se voit demain ok. Je t’appelle.
  • Pourquoi pas ce soir? Pourquoi m’avoir fait croire que tu étais d’accord?
  • Jane arrête… Maintenant rentre chez toi, et on s’appelle demain.

Les larmes ont bondis dans mes yeux. Il cherchait clairement à se débarrasser de moi. Il avait mieux à faire, et ne s’intéressait pas à ce que j’avais à lui dire.

  • Je peux venir avec toi? Et si on rentre pas trop tard, on pourra toujours parler un peu?
  • Non, pas ce soir. Ce soir, ça ne me dit rien.

Sa réponse avait été sèche. Une balle dans le coeur aurait fait le même effet. Il a dû s’en rendre compte. Il s’est radouci pour me dire que je ne connaissais personne, et il n’avait pas envi de passer la soirée à me tenir la jambe. Que ça risquait de faire bizarre de me voir retourner dedans avec lui. Il était venu seul.

Pascal a aperçu mes larmes, j’ai aussitôt détourné la tête. Il a eu l’air de vouloir dire quelque chose, mais il s’est abstenu. Je l’ai senti hésité avant de se détourner et partir vers la porte qu’il avait fermé derrière lui quelques minutes plus tôt. J’avais baissé la tête, mais j’ai senti qu’il m’avait jeté un dernier regard avant d’entrer.

Je n’arrivais pas à croire qu’il avait osé aussi froidement me planter là dehors pour retourner s’amuser… Il devait vraiment n’en avoir rien à foutre. Jamais je ne lui aurais fait un truc pareil, et il le savait. Peut-être ne voulait-il pas s’en rappeler ce soir, parce que ça ne l’arrangeait pas. Je bousillais sa petite soirée. Quel rat.

Le coeur en bouillie, la tête serrée dans un étau, j’ai pris mon chagrin avec moi pour longer le corridor et disparaître, puisque c’est ce qu’il voulait. Il avait été d’un froid, je ne le reconnaissais pas.

Caro était cachée derrière la porte vitrée près des escaliers. Elle s’est précipitée derrière moi et m’a rattrapée vers l’ascenseur. Je pleurais à chaude larmes, mais silencieusement. J’avais tellement mal que je n’arrivais même pas à lui parler. J’essayais aussi de cacher ces fichus larmes qui auraient pu attendre que je sois dans ma voiture.

Caroline m’a prise par la main pour me tirer vers les escaliers. Elle m’a fait remarqué que je serais encore plus mal si en arrivant au rez, je tombais sur des gens. Pire s’ils rejoignaient le reste de la bande, ils ne manqueront pas d’en parler. Elle avait bien sûr raison. Elle m’a tendu un mouchoir pour que je puisse me moucher et a attendu que je me calme.

Elle pensait que j’aurai dû insister un peu plus, ou le suivre dedans. Mais, je pleurais déjà, je n’aurai pas pu faire ça. Pas dans mon état. Je me sentais plus qu’abattue. Je voulais rentrer. Caroline a décidé de rester encore un peu. Elle m’a dit que si je changeais d’avis, je pourrais l’appeler pour qu’elle vienne m’ouvrir.

A peine dans ma voiture, mon natel a sonné un coup… C’était Caroline. Je n’ai pas eu le courage de la rappeler. J’étais prostrée, incapable de tourner la clé pour foutre le camp. Mes bras me semblaient lourds, tout mon corps était lourds, et j’avais tellement mal partout. Ma tête semblait sur le point d’exploser. A vrai dire, j’avais envie de mourir sur place, à l’instant.

Message… encore Caroline… “Pascal semble sur le point de partir…”. 2ème message; “SEUL!” en majuscule.

Pas une minute à perdre en réflexion. J’ai couru m’asseoir sur le bord du muret de l’immeuble. Puis, j’ai trouvé ça stupide. J’ai couru à nouveau me réfugier dans ma voiture. Ridicule; il ne savait même pas ce que j’avais comme voiture.

Pascal ne sortait toujours pas. Je me suis demandée si Caroline n’avait dit ça que pour me consoler, pensant que j’étais déjà partie. Oui, probablement. Bien essayé. Elle ne pouvait pas imaginé que j’étais toujours là à me torturer, à pleurer toutes les larmes de mon corps. Pitoyable. Je n’avais plus rien à faire là. Autant aller pleurer plus loin, là où personne ne me verrait.

Caroline a appelé et cette fois, j’ai répondu. Je me suis garée, et après avoir reniflé un bon coup, je me suis mouchée avant de lui parler. Elle chuchotait.

Pascal était sorti peu après mon départ, sa veste en jean à la main. La nana qui m’avait ouvert était avec lui, et une autre, une des nanas qui était sur le balcon avec lui. La fille qui avait ouvert, cherchait à le faire rester. La fille du balcon aussi. Voyant qu’il avait l’air bien décidé à partir, la fille du balcon lui a fait la bise et est retournée dedans après lui avoir laissé son numéro.

Caroline avait l’air toute excitée, je ne comprenais pas ce qui la rendait si joyeuse alors que j’étais à deux doigts de me briser en morceaux. Elle continuait à chuchoter. Je pouvais aisément entendre qu’elle descendait les marches. J’ai pensé qu’elle devait toujours être dans l’immeuble et descendait les escaliers, c’était pour ça qu’elle chuchotait.

Après le départ de l’autre fille, la nana de la porte s’est mise dos au mur. Elle tenait Pascal par son t-shirt et  cherchait à flirter avec lui.

Caroline a insisté sur le fait que Pascal ne semblait pas très enclin à la suivre sur ce terrain et ne souriait pas. Il semblait même pressé de filer.

La nana a voulu le tirer vers elle, cherchant à ce qu’il l’embrasse. Mais Pascal a attrapé sa main, celle qui tenait son t-shirt, pour l’empêcher de continuer à tirer dessus, ou pour l’arrêter dans sa tentative de le provoquer.

Caroline m’a dit qu’ils étaient en train de parler de moi. La nana a voulu savoir si c’était à cause de la femme qui était venue qu’il voulait partir. Elle l’avait vu me parler au bar tout à l’heure. Encore plus excitée, la voix presque stridente, Caroline a continué sur sa lancée, parlant de plus en plus vite.

Pascal avait d’abord cherché à éluder la question. Mais comme la nana a encore tenté de l’amener à se rapprocher, à l’embrasser et tout, Pascal a coupé net à ses tentatives. Il tenait encore vachement à cette nana (??? moi??? Non, Caro devait se tromper). Qu’on s’était un peu disputé, et qu’on n’avait pas eu l’occasion d’en discuter. Après avoir fait l’effort de venir jusque chez elle, je l’aurai soi-disant planté là (ce qui était faux), alors, il voulait essayer de me rattraper.

Pascal avait surement dit ça, peut-être parce que cette fille ne lui plaisait pas et qu’il allait rejoindre ou Elodie, ou Maud. Rien dans son attitude ne pouvait me laisser croire qu’il pensait ce qu’il disait. C’était du bla-bla.

Tout le dimanche, j’ai espéré. Rien. Pascal avait dit qu’il m’appellerait. Il ne l’a pas fait. Ce qui m’a encore plus blessée. Je n’ai pas réussi à joindre Caroline non plus. Je parie qu’elle avait dû le suivre quant il est parti de chez cette fille. Pascal a sûrement été chez Elodie. Caroline le savait et c’est pour ça qu’elle ne répondait pas à mes appels. Elle savait que ça me briserait le coeur.


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194/14 (dimanche) - Parler pour sauver notre amour (1)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 13 Juillet 2014 - 194/14 - Parler pour sauver notre amour (1)

Samedi soir, à tout hasard, je suis sortie avec l’équipe, espérant encore une fois croiser Pascal. Et ouf, ce soir, il est venu nous rejoindre. C’était presque minuit, mais mieux vaut tard que jamais! Oh, ce n’était probablement pas pour moi, mais plutôt pour voir ses potes. Ce qu’il faisait et où il était avant? Aucune idée.

Mon coeur s’est serré en le voyant pénétrer dans le bar, les épaules droites, grand, sa démarche de sportif, et son magnifique sourire. Il a salué quelques copains près de l’entrée, et j’ai été forcée de voir qu’il savait où je me trouvais et évitait de regarder dans ma direction.

Pourtant, nos regards se sont croisés, mais Pascal a aussitôt détourné les yeux. Gêné?

Avant de rejoindre Thomas et les copains, je suis passée voir chez Pascal. Il était sorti.

La poitrine serré comme dans un étau, j’ai fixé mon verre. Attendre, c’est tout ce qu’il me restait à faire. Attendre qu’il vienne saluer Thomas, Michael, et forcément moi aussi. Je ne pouvais rien faire d’autre.

Entendre sa voix rieuse me tordait le ventre. Est-ce que j’allais le perdre à jamais? Ne plus jamais entendre cette voix suave, grave, tendre? Est-ce que j’allais perdre le droit d’être dans son entourage?

Ça me faisait mal à mourir. Je me sentais engourdie, comme si on m’avait rouée de coup de battes. L’estomac à l’envers je n’avais même pas soif. Pourtant, j’aurai été bien avisée de me saouler la gueule illico presto, avec quelque chose d’assez fort pour me faire oublier jusqu'à mon nom.

Il a passé son bras autour de ma taille et s’est penché par dessus mon épaule pour me murmurer un bonjour joyeux. Comment pouvait-il être aussi joyeux alors que j’étais au bord de la crise d’apoplexie? Qu’est-ce qui le rendait si joyeux? Celle avec qui il avait passé le début de soirée? Non, il était peut-être avec des copains! Désolée d’avoir la tête remplie de négativité, je me suis forcée à lui renvoyer un sourire calme et éclatant. Il m’a embrassée sur la joue. S’il savait comme ce petit geste comptait pour moi!

Je l’ai vu faire un signe à une fille au bout du bar, et avant qu’il ne disparaisse, je me suis dépêchée de lui dire que je voulais lui parler. Lui demander si on pouvait aller ailleurs pour ça. Il a paru étonné et a froncé les sourcils. Après avoir semblé y réfléchir, il a haussé les épaules en me disant qu’il n’y avait pas de problème, mais pas tout de suite, il venait à peine d’arriver.

Rassurée, mais tout de même à bout de souffle, la poitrine compressée, j’ai essayé de me détendre. J’attendais qu’il me fasse un signe. N’importe lequel. J’avais le trac-o-mètre à zéro, j’essayais de répéter, comme pour une pièce de théâtre, ce que je pourrais lui dire. Il fallait que je sois convaincante, et surtout, ne pas lui faire de reproche, ni m’énerver.


Caroline le suivait de loin comme un petit chien, essayant à tout prix de s’incruster auprès de lui, où qu’il aille. J’avais un peu pitié d’elle. Mais quant j’ai réalisé que Pascal avait… disparu… c’est de moi que j’avais pitié. Pitié d'avoir été trop confiante, d’être trop stupide pour insister, et lui coller au cul jusqu’à ce qu’on puisse se parler. Maintenant, j’allais avoir besoin de Caroline pour le retrouver. Elle aussi avait pris la poudre d’escampette.

J’ai aussitôt tenté d’appeler Caro. Elle n’a pas répondu, mais m’a laissé un message plus tard, pour dire qu’elle m’appellerait dès qu’elle le pourrait. Alors, j’ai joué franc jeu; je cherchais Pascal. Alors elle m’a rappelée pour me dire qu’elle le suivait justement.

On s’est appelé. Je me sentais obligée de lui expliquer que je voulais le voir pour lui parler. Qu’en quelque sorte, elle faisait tout ce travail pour moi. Que je la remerciais. Elle a eu un moment de silence, et j’ai subitement crains qu’elle ne veuille pas me dire où il était, ou arrête sa filature. J'aurais été dévastée. Sans elle, je n'aurai eu aucun moyen de le trouver!


Quant Caroline a repris la parole, c’est avec un énorme soulagement que je l’ai entendu me proposer de la rejoindre si je le voulais. Que de toute façon, elle ne pouvait pas faire grand chose, avant de partir, Pascal lui avait demander d’arrêter de le suivre, que ça devenait embarrassant.

Mais, j’avais d’autre plan; l’attendre chez lui… Quitte à dormir devant sa porte en chien de fusil.
Rejoindre Caroline n’entrerait en compte qu’en dernière limite.

Caro m’a expliqué où elle était. A Morges, chez une des filles du bout du bar. Une de celles à qui Pascal avait fait signe en arrivant. Je l’avais vu en leur compagnie. Comme il avait accepté qu’on parle, je ne l’ai pas surveillé, j’aurai peut-être dû...

Apparemment, Pascal n’avait aucune envie de me parler. C’est pour ça qu’il avait filé sans rien me dire. Ça faisait mal. Plus que les mots ne pouvaient l’exprimer.

J’ai laissé ma timidité et ma réserve au vestiaire. Cette fois, j’allais le harceler pour qu’il respecte sa parole. J’ai donc commencé par essayer de l‘appeler. Mais Pascal n’a pas répondu à mes 3 ou 4 tentatives. Alors, je me suis rabattue sur les messages;

    ▪    Pascal? T’es où?
    ▪    Tu veux que j’aille t’attendre chez toi?
    ▪    Pascal?
    ▪    Pourquoi tu ne réponds pas? Je ne sais pas quoi faire moi!
    ▪    Pascal?
    ▪    T’es chez Elodie?
    ▪    J’ai vraiment besoin de te parler, alors stp, réponds moi!
    ▪    Bon, je vais voir si tu es chez Elodie… J’ai vraiment besoin de te parler.


Je disais ça, mais je n’avais encore aucune idée de ce que j’allais vraiment lui dire. Je pense que la menace de passer chez Elodie a été efficace, parce que tout à coup, par message, (donc, il avait vu mes autres messages), il me disait qu’il n’était pas chez Elodie. Qu’il m’appellerait quant il serait sur le point de rentrer.

Hum… ça voulait dire qu’il n’avait pas l’intention de rentrer tout de suite, et qu’il n’appellera pas. Du tac-o-tac, j’ai demandé où il était, qu'il avait promis qu'on pourrait discuter! Je devais le voir, alors je finirais bien par le retrouver, quitte à chercher dans toute la ville. Là, il n’a pas répondu, persuadé sans doute que je ne le trouverais pas. Le rat!

J’ai donc foncé pour rejoindre Caro, mais non sans l’avertir de bien se planquer; pas que Pascal l’aperçoive, parce que je l’avais averti que je le chercherais. Qu’il était sûrement avec des personnes qui étaient au bar ce soir, donc, je devrais pouvoir le trouver et comme ça, on pourrait parler 5 minutes.

Sur place, on a laissé nos voitures pour faire le tour de l’immeuble où Pascal était entré. En scrutant les fenêtres, on pourrait voir éventuellement où il se passait quelque chose, et où il y avait du monde à cette heure tardive. Et bingo, au 2ème, on voyait une bande de jeunes circuler dans un des apparts. Il n'a pas fallu longtemps pour repérer Pascal . Il a eu la brillante idée de sortir sur le balcon, avec un mec et deux nanas.

Pascal rirait et causait comme si rien ni personne ne l’attendait nulle part. Ça m’a fait frissonné. L’angoisse, la peur et tout un tas d’autres sentiments se sont mêlés dans mon estomac. Je tremblais de partout. La tension dans mon corps était à son max. Je ressentais à nouveau des douleurs dans tout le corps.


Je n’avais pas passé tout le samedi sur les nerfs, à me préparer à lui faire face pour baisser les bras maintenant! J’avais attendu ce moment toute la journée, et il m’avait fallu beaucoup de courage pour oser insister pour lui parler. Alors s’il pensait s’en tirer aussi facilement, il rêvait!

Me munissant de mon courage, j’ai scouaté l’entrée, priant que quelqu’un arrive vite, pour nous ouvrir. Mais l’aide est venu de l’intérieur. Nous nous sommes toutes les deux aussitôt engouffrées à l’intérieur. C'est petit, mesquin, minable désespéré, tout ce qu'on veut, mais comment faire autrement? Comment ne pas faire autrement??? Comment agir autrement???

Peut-être que Pascal a dû ressentir une menace approcher… Il m'a envoyé un message pour dire; "qu’il ne pensait pas rentrer tout de suite, alors, ce n’était pas la peine que je ne l’attende pas. Qu’il m’appellerait dimanche et qu’on aura alors tout le temps pour discuter". Tu parles!

Je n’ai pas pris la peine de lui répondre. Sur la pointe des pieds, on a écouté aux portes, jusqu’à trouver celle qui semblait correspondre au balcon et la fenêtre qu’on avait repéré.

Caro a ensuite préféré s’éloigner. Mais elle restait tout près au cas où j’avais besoin d’elle. Je pense que c'était surtout pour me consoler au cas où ça tournait mal pour moi...

Je pensais laisser ma voiture sur place. Caro a dit que si jamais, je pouvais ensuite passer chez elle. Qu’importait l’heure. Et demain, on viendra rechercher ma voiture. Faisant fi de ma fierté, j’ai inspiré à plusieurs reprises de grosses bouffées d’air pour calmer mes nerfs. Surtout pour ne pas trembler devant les regards moqueurs quant la porte s’ouvrirait. En espérant aussi que ma voix ne tremblerait pas.

Pascal risquait de m’envoyer balader, j’en étais consciente. Ce serait la honte, mais je devais prendre le risque. Mon coeur tapait si fort que j’étais pratiquement sourde. Ma confiance en moi au niveau zéro, tremblante, la main mal assurée, j’ai sonné…

J'ai sonné chez une parfaite inconnue ou inconnu. Je savais qu'il allait tous se mettrant contre moi, pour lui, qu'ils allaient sans doute se moquer de moi maintenant et pendant encore longtemps... mais tant pis! Je devais tout faire pour l'obliger à m'écouter. Tout le dimanche s'il le fallait...


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193/14 - samedi - Foutu???

Publié le par JaneDo


Samedi, 12 Juillet 2014 - 193/14 - Foutu?

6ans! Six ans que je me suis accrochée… Je crois que je n’ai jamais su pourquoi certains hommes venaient à moi. Je n’ai jamais su ce qu’il voulait, ou ce qu’ils cherchaient en moi. Ni comment ils me voyaient. Je pense que je n’ai jamais su comment retenir les hommes que j'ai aimé. Mes relations duraient rarement plus de 6ans.

D’habitude, c’est moi qui n’en peux plus, qui cherche la séparation. Pour une fois, non, pour la première fois, je n’ai pas envie de le voir partir… Je ne veux pas que Pascal s’éloigne de mon coeur… Je veux qu’il m’aime. Je suis désespérée de voir que, quoi que je fasse, tout semble perdu. Foutu.

Ce week-end, je ne voulais pas l’encombrer. Il m’avait déjà accordée son week-end passé, et avait été tellement adorable. Alors, je ne voulais pas devenir une plaie… mais, il faut que je lui parle… Il faut que je sache si ça vaut la peine que je m’accroche encore! Toute mon âme saigne de douleur, Pascal me manque tellement...


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192/14 - Je rêve que Pascal m appelle...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 11 Juillet 2014 - 192/14 - Je rêve que Pascal m’appelle...

Hum! Pas réussi à joindre Pascal aujourd’hui! Sa secrétaire m’a dit qu’il était en réunion à l’extérieur!!! Je crois qu’il avait dû laisser la consigne, pour ne pas me parler. Zut. Peut-être que je me trompe. Le soir, je suis sortie prendre un verre avec mes potes… qui sont en réalité, la bande à Thomas et Pascal.

On avait rendez-vous au Time-Out vers 20h, et à partir de 22h, on se retrouvait chez un copain à Thomas, Jonathan je crois, pour des grillades. Il avait une terrasse sur pilotis. Les copains des copains étaient les bienvenus.

Pas de Pascal à l’horizon… Ni au Time-Out, ni chez le copain. En plus, il pleuvait, et j’aurai été mieux inspirée de rester à la maison, sur mon canapé avec une bonne couverture à lire devant la télé. Quelle barbe!

Entre le Time-Out et chez Jonathan, Caroline a voulu repasser chez elle. Elle aurait soi-disant oublié quelque chose. En fait, c’était pour voir si Pascal était chez lui.

La mine défaite, à son retour, Caroline m’a confirmé que Pascal n’était pas chez lui. Elle avait fait un tour chez Elodie, et personne à l’horizon non plus. Il n'y avait pas de lumière chez Elo, donc, elle n'était pas là.

Voilà, la soirée n’avait plus aucun intérêt pour moi… Je m’ennuyais comme un rat mort… Ou était donc Pascal?

Caroline m’encourageait à l’appeler, mais je ne voulais pas faire ça. Il avait été super chou avec moi le week-end passé, je ne voulais pas l’obliger à me voir, tous les week-ends, ni à devoir me donner d’excuses.

C’était quelqu’un de gentil, et je le respectais trop pour m’imposer coûte que coûte dans sa vie. Je voulais respecter son indépendance. Sa liberté. Même si ça me faisait de la peine. Enfin, c’était plus que de la peine. Ma tête était en bouillie, me demandant où il était, ce qu’il pouvait bien fabriquer. Et en même temps, je ne voulais rien savoir.

Après avoir affiché un semblant de super forme et de bonne humeur, j’ai bâché. J’avais envie de rentrer. Surtout que j’avais demandé à Thomas s’il savait si Pascal viendrait plus tard, et j’ai bien vu son air embarrassé. Pascal ne viendra pas! Il savait où était Pascal et certainement avec qui. J’ai clairement senti son soulagement que je ne lui demande rien de plus.

A la maison, je me suis noyée dans mes séries et à fond dans la lecture. Au moins, je court-circuitais mes pensées, les empêchant de pourrir mon imagination. A vrai dire, quelque part au fond de moi, j’espérais que Pascal m’appellerait… me proposerait d’aller dormir chez lui… Evidemment, c’était de l’affabulation! De la fiction. C’aurait été vraiment TROP beau!


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