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185/14 - Indépendance Heart!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 4 Juillet 2014 - 185/14 - Indépendance Heart!

Depuis son adolescence, avec toutes les filles qui se jetaient à ses pieds, Pascal n’a eu que l’embarras du choix. Etant plutôt réservé et du genre à tomber fou amoureux, il avait su leur résister. Aujourd’hui adulte, ayant découvert qu’il n’était pas nécessaire d’être amoureux pour passer un bon moment avec une fille, il ne savait plus leur résister. Peut-être était-ce un peu de ma faute aussi!

Ce soir, Nicolas avait organisé la fête de l’indépendance dans le jardin du Casino. Vue imprenable sur le lac. Presque tous les anglophones de sa connaissance et autres étaient là. Et aussi d’autres bien moins anglophones, surtout côté filles. Je suis venue avec Caroline, sinon, je ne crois pas que j’aurai osé me pointer ici toute seule. Le temps était exécrable, l’orage grondait furieusement; il faisait plutôt frais, et il pleuvait.

Et je n’avais pas le moral...

Je suis sûre que Pascal a ressenti ma présence, il n’a fait que tourner la tête à moitié. Il était entouré de nénettes qui semblaient prêtes à tout ce soir. Ça commençait plutôt mal pour ma tête, Pascal semblait près à m’éviter toute la soirée. Ce qui m’a donné envie de pleurer toutes les larmes de mon corps.

Un sourire coincé aux lèvres, je me suis forcée à faire le tour et saluer ceux que je connaissais,   sauf Pascal et son petit groupe  . Je ne connaissais que Paul de la petite troupe autour de Pascal. Il n’était pas question que j’aille vers lui, c’était à lui de venir.

Caroline m’a presque aussitôt abandonnée à mon sort pour courir s’incruster à côté de Pascal. Evidemment, elle lui a dit qu’elle était venue avec moi, et là, Pascal a été obligé de regarder dans ma direction. Il n’a pas fait mine de venir me dire bonjour. Il m’a seulement lancé un vague sourire de circonstance en levant son verre. C’était un crève coeur.

Si Thomas ne me portait pas presque à bout de bras pour me présenter quelques personnes, j’aurai tourné les talons et serait rentrée chez moi illico presto, avec un gros “Va Te Faire Foutre” tagger dans mes yeux.

J’ai tout d’abord voulu éviter de regarder dans sa direction, me concentrant à sourire aux connaissances de Thomas. Jusqu’à ce que sa copine arrive en trombe pour le tirer par le bras, en me lançant un regard, qui m’aurait réduit en cendre si c’était possible. J’ai aussitôt battue en retraite pour aller me percher sur le coin d’un tabouret de bar.

C’était trop dur de ne pas regarder dans sa direction. Alors, j’ai choisi de ne pas me détourner, j’avais envie de voir ce qu’il faisait, de le regarder, alors soit. Un des filles l’a remarqué et lui a chuchoté un truc sur moi en rigolant. Nos regards se sont croisés, mais il a vite détourné la tête. Il a serrés les lèvres en fronçant les sourcils. Une main invisible me tordait les boyaux. Qu’est-ce que ça pouvait vouloir dire??

Et il riait, laissait une des filles le serrer d’un peu trop près. Elle minaudait, passait ses bras autour de lui et lui chuchotait sans arrêt des trucs qui semblaient drôles.

Ils se sont déplacés pour venir s’accrocher au bar près de moi. Ce rapprochement n’enchantait pas Pascal, qui cherchait soigneusement à ne pas croiser mon regard. Il a cherché à mettre un bon mètre entre nous. 3 tabourets. La minaudeuse, une grande perche qui devait mesuré un bon mètre 85, me jetait de temps à autre de petits regards. Elle s’est carrément mise en face de moi pour me défier du regard.

Se penchant à l’oreille de Pascal, et elle a lancé assez fort pour que je l’entende et tout ceux aux alentours; “T’as vu, t’as un ticket avec la vieille là, elle n’arrête pas de te regarder”. La fille à côté d’elle l’a tirée par le bras et lui a chuchoté quelque chose. Interloquée, elle a demandé à Pascal si c’était vrai que j’étais son ex. J’ai senti un net refroidissement dans l’atmosphère et dans la voix de Pascal quant il lui a répondu.

La minaudeuse venait de commettre un impair. Caroline a souri, je crois qu’elle le devinait aussi bien que moi. C’est vrai, j’étais plus âgée qu’elles, et apparemment, elle pensait que le souligner pouvait être en sa faveur. Peut-être. C’est avec plus d’attention que j’observais les réactions de Pascal. C’était important pour moi. J’avais besoin de savoir ce que ça lui faisait quant on cherchait aussi ouvertement de me dénigrer à ses yeux.

Pascal a fini par les planter au bar pour disparaître dans la foule et aller rejoindre quelques copains. Je l’ai perdu de vu un moment. Je l’ai cherché, et pour ça, j’ai même quitté la sécurité et le confort de mon tabouret de bar.

Je l’ai retrouvé sous une des tonnelles du jardin, entouré de rosiers, à bavarder avec une autre fille. L’orage était violent, et la pluie avait redoublée, si bien qu’ils se sont précipités à l’intérieur.

Le coeur dans les chaussettes, j’ai cherché un coin où me réfugier. Personne ne faisait très attention à moi, ce qui me donnait l’impression d’être seule, perdue au milieu d’une bande d’étranger. Je n’étais pas très à l’aise. Il y avait du monde partout, de petits groupes de gens amassés autour d’un verre, souriants. Certains déjà pas mal éméchés.

Je me demande comment ils allaient faire crépiter les feux d’artifices avec un temps pareil. Je crois que c’était un peu trop dangereux. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’aller m’isoler vers le bar de l’entrée, seule devant mon verre, la tête en ébullition.

La déprime menaçait, les larmes aussi, je ne pouvais pas rester ici, sauf si j’avais envie de trouver des raisons pour aller me jeter sous un train. Il n’y avait que moi et le barman. J’ai commandé une vodka on the rocks, avec un peu d’eau plate, comme d’habitude. Après ce verre, je rentre. Je n’avais aucune raison de rester plus longtemps.

Je ne sais pas pourquoi, mais, en une demi seconde, j’ai deviné la présence de Pascal avant de voir son avant bras tendre sa carte de crédit au barman. J’ai reconnu la montre que Caroline lui avait offert la demi seconde suivante. Sans un mot, il s’est assis sur le tabouret à côté de moi. J’ai levé les yeux vers lui cherchant déjà désespérément ce que je pouvais bien dire pour engager la conversation.

La bouche sèche, la tête encore plus sèche et aussi désert que le Sahara, je n’ai pu qu’attendre… Rien ne me venait. Sa présence me tétanisait, m’électrocutait, me collant à mon siège. J’essayais de ne pas montrer que je tremblais, qu’une boule de billard était bloquée dans gorge. Pour masquer mon malaise et mon trouble, je fixais mon verre. Comme si je pourrais trouver une idée au fond de mon verre de vodka.

Pascal a fini par me demander pourquoi j’étais venue, clairement je n’avais pas envie d’être là; je ne parlais à personne, restait toute seule dans mon coin… Alors pourquoi être venue?

Il ne souriait pas, même pas avec les yeux, n’avait pas non plus l’air content d’être là en ce moment. Même un peu en colère. Ça m’a fait froid dans le dos, ce qui a eu pour effet de stopper net mes hésitations; j’étais là parce que j’espérais le voir. Pourquoi le cacher. Mes paroles n’ont pas eu l’air de lui faire plaisir. Pascal a vérifié que le serveur respectait notre intimité, et m’a dit sans détour que je n’aurai pas dû venir. Il a balayé l’air de la main et s’est levé pour partir.

C’était pareil que s’il m’avait tiré une balle dans le coeur. Et il s’était détourné sans un regard pour retourner auprès de ses amis. Ça m’a fait mal. Les yeux me piquaient, les larmes n’étaient pas loin. Pour ne pas pleurer, je me suis pincée très fort, jusqu’au sang. Mal pour mal. Au moins, cela me laisserait le temps de sortir d’ici. J’ai inspiré à fond les yeux plongés au fond de mon verre à moitié plein.

Puis, je me suis sentie retournée. Ma tête ne savait pas comment, ni ce qui se passait, mais ses mains chaudes ont entouré mon visage et j’ai senti ses lèvres, furieuses, se poser sur les miennes… Un baiser? Mais, pourquoi? Après ce qu’il venait de me dire?

Ma tête ne comprenait pas. Les vannes ont sautés, et les larmes ont coulés librement. Pascal m’a attirée contre lui. Son parfum, sa chaleur, son torse ferme, ses bras solides et fermes me donnaient le tournis. Je ne comprenais pas.

Son geste était soudain. Trop soudain. Mais, il m’a tout aussi soudainement laissée plantée là après ce baiser…

Perdue, je ne savais pas quoi faire. Je suis restée idiotement debout à côté de mon tabouret à me demander s’il fallait que je lui cours après, que je lui demande des explications? Ou si cela voulait dire qu’il n’était plus fâché? Mais, s’il ne l’était plus, soyons sérieux, il ne serait pas parti aussi précipitamment? Non?

Et maintenant? Je fais quoi? J’avais déjà passé toute la journée à me préparer à cette soirée, à m’encourager à lui parler. Je n’avais rien fait. J’étais restée stupidement à le regarder comme une cruche. C’était tout ce que j’avais réussi à faire. Rien de ce que j’avais prévu. Et alors, je fais quoi maintenant? Est-ce que son baiser voulait dire qu’il restait ouvert à la discussion? Prêt à accepter de me donner une chance de m’excuser?

Mais Bon Dieu, que signifiait ce baiser? Pourquoi faire ça? Ou jouait-il tout simplement avec mes sentiments? Y avait-il une signification derrière son geste? Ou est-ce que j’étais super bouchée et que je ne comprenais rien à rien?


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184/14 - Oreilles aux portes! (2)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 3 Juillet 2014 - 184/14 - Courses - Oreilles aux portes! (2)

Je voulais faire un saut chez Pascal. Toute l'après-midi, je n’avais fait que penser à ce qui s'était passé et aux raisons qui font que les choses se détériorent entre nous. Je n'avais pas été à la hauteur, et maintenant, je devais faire un effort pour m'excuser correctement. Je devais réussir à me faire pardonner.

Ce soir, Thomas avait invité deux copains à la maison et Pascal. Soirée mecs uniquement. Donc, j'avais une chance après, de pouvoir parler avec Pascal, puisqu'il ne traînera pas ailleurs.

J’ai donc filé chez Pascal alors qu’il était toujours chez Thomas. Aux environs de 23h, les 2 copains sont partis presque simultanément. Il ne restait que Thomas et Pascal.

Donc, je me suis installée sur le canapé, en attendant de voir Pascal descendre. J’entendais leurs voix, 10 minutes plus tard, j’ai compris que Pascal n’était pas pressé de descendre. Comment pouvait-il deviner que je l’attendais.

Prudemment, je me suis avancée vers les escaliers. J’entendais leurs voix, parce qu’ils avaient laissé les portes de séparation entre-ouvertes. Pascal et Thomas étaient sur la terrasse et causaient tranquillement. Ils parlaient “nanas”. Thomas posait pleins de questions. Apparemment, ses copains les avaient déjà posées, mais d’après Thomas, Pascal n’avait pas été complètement honnête.

Pascal ne voulait pas non plus lui répondre, il pensait que Thomas viendrait tout droit me raconter. Thomas a dû promettre pour que Pascal se mette à table! Hum, et je n’ai pas été trop ravie d’entendre ce que Pascal avait à dire…

C’était une discussion entre copains, et c’était mal de les écouter comme ça. Pour ma défense, ce n’était pas ce qui était prévu. Tout ce que je voulais, c’était parler à Pascal, me faire pardonner coûte que coûte. Pascal lui parlait d’une nouvelle qui travaillait dans le bâtiment à côté de la leur. Il la trouvait mignonne. Elle lui avait souri vendredi matin, quant ils se sont croisés à la boulangerie.

Mes cheveux se sont dressés direct sur mon crâne! Alors comme ça il regarde les filles qu’il croisait dans la rue!!!

Thomas a parlé de sa nouvelle copine. Il la trouvait un peu dérangée. Elle veut tout le temps le voir, veut savoir ce qu’il fait, avec qui. Bref, elle est un peu trop excessive. Cela fait à peine 2 semaines qu’ils se voient, et elle veut déjà qu’il amène des affaires chez elle. Bref, qu’il emménage avec elle. Elle n’admet pas qu’il passe presque tous les week-end avec ses copains plutôt qu’avec elle. Du coup, Thomas n’avait plus tellement envie de la revoir. Il cherchait le moyen de la plaquer sans qu’elle pète un câble.

Thomas a voulu savoir où Pascal en était avec Maud et Elodie. Est-ce qu’Elodie savait qu’il voyait aussi Maud? Thomas trouvait Maud aussi sexy, mais elle avait l’air d’être très compliquée, et sacrément peste. Même aussi sexy, Thomas trouvait Maud un peu trop salope à son goût. Une nana qui va après le petit copain de sa meilleure amie n’était qu’une grosse salope. Non, Elodie s’en doutait peut-être, mais ne savait rien avec certitude. Elle lui avait posé la question, mais il lui avait menti.

Thomas ne comprenait pas très bien pourquoi Pascal était fâché avec moi, et demandait ce que j’avais fait de si terrible.

Pascal avait de la peine à masquer sa fureur quant il parlait de Steven, et du fait que je l’avais invité à deux reprises chez moi. Cela s’entendait dans sa voix. Pascal était persuadé que j’avais couché avec Steven. Ce n’était pas vrai.

Ce qui m’a fait plaisir, mais aussi quelque peu blessée, c’est que Pascal disait tenir à moi, ne pas avoir envi qu’on se sépare, mais qu’en même temps, ça ne menait nul part. Il voulait s’éloigner, ne plus se sentir pris au piège. Comme si je l’emprisonnais? Oui, ça me faisait plaisir de savoir qu’il tenait encore à moi, mais de savoir qu’il cherchait à me larguer, que je disparaisse de sa vie, de son coeur, ça, ça me faisait plutôt mal.

Que faire? Il ne voulait pas me parler, c’est ce qu’il venait de dire à Thomas. Que chaque fois, il finissait par… craquer. C’était; “reculer pour mieux sauter”. Il a répéter que ça ne menait nul part. Il savait que si on était face à face, il me trouverait des excuses, qu’il croirait ou voudra croire à mes mensonges, mais que finalement, on se retrouverait au même point; sans issu. Que ça avait assez duré.

Pascal a dit qu'il allait devoir être dur, désagréable avec moi, que ça ne l’enchantait pas, mais il n’avait pas trop le choix. Alors, il m’évitait. Il a dit encore un truc qui m’a touchée; qu’il n’avait jamais été aussi bien avec quelqu’un, ne s’était jamais senti aussi complet, compris. 

Pascal disait que j'avais une façon spéciale de le regarder parfois, et dans ses moments là, il avait l’impression d’être le seul homme sur cette terre qui comptait pour moi. Il ressentait beaucoup de nostalgie pour tout ce qu’on a vécu ensemble. Que j’étais quelqu’un qui avait beaucoup compté pour lui.

Avait… Il a dit avait… Dans le passé… Est-ce que je comptais toujours autant? Je n’en savait rien. Est-ce qu’il avait utilisé le passé à propos, ou par erreur?

Merde, j’avais le moral dans les pompes. Surtout quant il a encore mentionné que le fait de devoir me croiser demain, à la fête du 4 juillet l’embêtait. L’embêtait? Arf, non, j’avais le moral encore plus bas que seulement dans les pompes! Le coeur en berne, plus que déprimée, j’ai décidé qu’il valait mieux que je rentre chez moi. C’était inutile de vouloir lui parler, il ne voulait pas me voir. Valait mieux rester à distance, au lieu de vouloir le forcer à me parler.

Peut-être que demain soir, s’il se souvient que cela fera 6ans qu’on se fréquente, peut-être aura-t-il un petit pincement au coeur et qu’il regrettera tout ce qu’il a dit ce soir?


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184/14 - Courses! (1)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 3 Juillet 2014 - 184/14 - Courses!

J’ai été rechercher Kaya ce matin. Alizée l’avait invitée à faire du camping avec elle et 2 copains. Alizée était amoureuse d’un des garçons. Ils ont l’air de sortir du jardin d’enfants! Alizée et ses 2 copains de Gymnase sont partis en vélo pour regagner Morges. Kaya avait dit qu’elle les accompagnerait en patins à roulettes, mais finalement, elle avait changé d’avis.

Kaya avait demandé à son père de prendre son vélo, et alors, elle serait rentrée avec eux. Mais la grognasse de son père a refusé qu’elle utilise son vélo ailleurs que chez eux. Son père n’a pas de couilles!

Après avoir ramené Kaya, j’ai pris un café avec ma frangine. Tchoy m’attendait pour que je lui prête ma voiture. J’ai donc vite été changer mes rideaux, et faire quelques courses avant d’aller le chercher.

Je n’étais pas ravie de lui prêter ma voiture, mais je n’ai pas su comment dire non. Je m’énerve. Il doit me la ramener demain avant midi. J’ai prétendu devoir manger avec Brigitte, ma cops des States, en visite en Suisse ce week-end.

Demain, on fête le 4 juillet avec mes potes américains, la fête de l’Indépendance Américaine. Là, je suis certaine de voir Pascal.

Mon coeur qui bat trop vite rien qu'à l'idée de le voir. Je commence déjà à me faire des films sur comment cela se passera. Depuis son fameux “Coucou… tu fais quoi?”, ça a été le silence complet. Pascal n’a pas réitéré. J’aurai bien voulu, ça m’aurait rassurée.

J'ai demandé à Tchoy de me ramener ma voiture en fin de journée. Je voulais en fait aller chez Pascal. Toute l'après-midi, j'ai pensé à ce qui s'était passé. Je n'ai pas été à la hauteur, je devais faire un effort pour m'excuser correctement. Ce soir, Thomas avait invité deux copains à la maison et Pascal. Soirée mecs uniquement. Donc, j'avais une chance après, de pouvoir parler avec Pascal, puisqu'il ne traînera pas ailleurs. Il faut que je me fasse pardonner.


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183/14 - Pti Tout chez Maria!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 2 Juillet 2014 - 183/14 - Pti Tout chez Maria!

Maria m'a appelée au bon moment. Justement, je pensais à elle, et que la semaine passée, elle m'avait laissée tranquille. Je suis donc passée chez elle pour l'aider avec l'album pour Roméo. J'ai réussi à partir avant 18h pour une fois! Elle m'a donné une tonne de cerises du jardin. Je tâcherai de faire de la confiture avant qu'ils pourrissent dans le frigo!!

Ce soir, Tchoy m'a emprunté ma voiture. J'ai dû attendre qu'il me la ramène. Il est arrivé vers minuit! Pour finir, je lui la laise jusqu'à demain. Il est tombé dans un contrôl de police! Le pauvre, hihihi.

Apparemment, ma voiture est en ordre, les flics ont tout contrôlé; les phares, les pneus, les freins, tout! Il avait essayé de m'appeler. Tchoy cherchait mon permis de circulation. Il n'a pas pu le présenter à ces messieurs.

Mais, je n'ai pas répondu. Pas envie. J'étais en train de regarder une nouvelle série que Steven m'avait conseillé; Helix. Intéressant. J'adhère. Les rideaux que j'ai posé dans ma chambre ne me plaisent pas, il faut que j'aille les changer demain. Je crois savoir ce que j'aimerai, encore faut-il trouver ce que je cherche!


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182/14 - Retour du Liberia!

Publié le par JaneDo


Mardi, 1er Juillet 2014 - 182/14 - Retour du Liberia!

Mardi, je me suis donc arrangée pour aller faire les courses avec Kaya, passer prendre Dobby, la chienne à David, passer prendre Lilice au boulot. Je suis passée chez moi pour déposer une clé de l’immeuble pour Salvator et je suis repartie aussitôt pour aller chez ma soeur. Surprise, mon frère était là lui aussi, avec Natacha et le bébé Sam.

Mon frère était crevé. Ils étaient sensé nous raconter ce qui c’était passé au Liberia, et le bruit du match l’a énervé. Après plus de 12h de voyage, il avait pris la peine de venir jusqu’à Lausanne, et il y avait pas moyen de pouvoir discuter. Comment parler de choses sérieuses avec cette connerie en bruit de fond. Ce qui me fait un peu sourire, c’est de voir les filles regarder le foot comme si ça les intéressaient! Elles n’y connaissent strictement rien. Je me demande à quoi ça leur sert de faire semblant d’aimer ça!!

Je suis partie peu après le départ de mon frère. Moi, le foot, ça me gave total. Je préfère 100 fois mieux être sur le terrain, que regarder passivement des gaillards courir derrière un ballon. Idem pour tous les sports à la télé en fait. Ce qui me fait pitié, c’est de constater que la plupart des gens qui font semblant d’être des passionnés par le foot, n’ont jamais mis les pieds sur un terrain. Ce ne sont que des moutons; ils sont sensé aimer, la pub le leur à dit, alors ils prétendent aimer! Lamentable.

Etonnament, pas de news de Pascal aujourd’hui! A croire qu’il s’était gouré hier en m’envoyant ce message! Il a dû regretter son geste, sinon, il m’aurait renvoyé un message aujourd’hui, ou au moins tenté de m’appeler!


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181/14 - No réponse!

Publié le par JaneDo


Lundi, 30 juin 2014 - 181/14 - No réponse!

Dimanche soir, vers 23h30, tout à coup, petit message de Pascal; “Coucou… tu fais quoi?”. Hein? Là, sérieux, je ne comprenais pas. Après avoir été si froid, m’avoir laissée pour compte, éviter à tous prix de me croiser, il me demandait ce que je faisais?

C’était comme si je lui manquais?! Ou c’était ce qu’il voulait me faire croire? Me donner un petit coup d’espoir? Pour mieux me laisser chir de plus haut? Franchement, je ne captais pas son message.

Je n’ai pas répondu. Manquait plus que ça! De toute façon que lui répondre? Que je pensais à lui? Que je me faisais chier loin de lui? Que je frisais la déprime?Non. Quant on ne sait pas quoi dire, vaut mieux s’abstenir.

Mince, ce lundi, Salva ne travaillait pas! C'est bien ma veine!!! J’allais l’avoir dans les pattes. Quelle barbe. J’ai donc fichu le camp pour faire les petits trucs que j’avais à faire en ville. J’étais loin toute la journée. Aucune envie de rentrer. J’aime habiter seule.

Pas de souper de famille ce soir, ma soeur et mon frère ne rentrent que demain soir. Elle m’a demandé de réunir ses enfants à la maison, ils lui avaient manqués. Il y avait aussi un match de coupe du monde à la con, et ils voulaient tous regarder.


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180/14 - C'était un jour sans!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 29 juin 2014 - 180/14 - C'était un jour sans!

Caroline tardait à arriver, et ma patience s’amenuisait vitesse grand v, j’ai donc tenté une approche. Discrète. Je tremblais de trouille. Sur la terrasse, je me suis approchée de la porte. Au cas où Pascal et son visiteur sortaient, par exemple, pour fumer une clope, je ferais semblant d’être sur le point de sonner à sa porte.

Le son cristallin d’un rire féminin m’a clouée sur place quelques secondes, puis j’ai pris la fuite.

Non, je ne m'y attendais pas. Même si j'avais envisagé qu'il puisse être sorti, ou avec des copains, ou même avec une fille, mon cerveau n'y avait pas cru. Inconsciemment, j'étais persuadée qu'il était à la maison tout seul, à faire la tête, à boutiquer. Je savais qu'il n'avait peut-être pas envi de me voir, mais qu'il espérait secrètement me voir débarquer. Tout, sauf qu'il pouvait passer une soirée agréable à rire.

Je ne voulais pas savoir qui était là. Exclus que j’aille sonner. Et plus question d’attendre Caroline. Je voulais seulement m’éloigner d’ici le plus vite possible. Regrettais même d’être passée. D’ailleurs pourquoi est-ce que j’étais passée chez lui? Pour lui parler? De quoi? Encore m’excuser?

De retour à ma voiture, j’ai envoyé un message à Caroline pour lui dire que je rentrais. Je crois bien que je l’avais croisé, mais je n’en étais pas sûre, et si c’était le cas, elle ne m’avait pas vue non plus. J’ai filé droit devant, vite, et je suis rentrée me terrer chez moi. Peut-être que j’aurai dû tenter d’appeler Pascal au téléphone? Non. Non non. Je ne savais rien, n’avais rien vu, rien à dire. J’attendrais qu’il m’appelle… ou pas.

J’ai eu de la peine à trouver le sommeil. J’ai regarder quelques séries que j’avais enregistré. Hésité un nombre incalculable de fois à appeler chez Pascal. Ou même d’appeler Caro pour en savoir plus. J’avais trop peur d’avoir le coeur brisé encore une fois, alors je préférais nettement jouer les autruches. J’aurai plutôt dû réfléchir à quoi faire pour que Pascal me pardonne, au lieu de me lamenter sur mon sort.

Mon nouveau coloc arrivait en fin d’après-midi, alors autant profiter un max d’être encore seule chez moi. Mais comment apprécier ce temps, si tout allait mal? Raide morte au première heure du jour, je me suis forcée à me coucher et attendre le sommeil. Le seul problème, c’est que la tête elle, n’arrête pas de m’envoyer des images que je ne veux pas voir.

J’ai été réveillée vers midi, par le coup de fils d’une copine, Aurore. Je ne savais pas combien d’heures j’avais dormi, mais certainement pas assez, parce que j’étais cassée de fatigue. J’ai larvé sur mon canapé, refusant toutes les propositions des copines de se retrouver pour déjeuner ensemble.

Le coloc a commencé à m’appeler aussi vers midi et demi. Je n’ai pas répondu. Oh! Il n’allait pas commencé à me faire chier déjà lui? Hors de question de me taper de la compagnie avant la fin de la journée. J’avais bien l’intention de profiter de mes dernières heures seule, sans me faire emmerder par des téléphones indésirables. J’ai planté mon natel sur silence.

19h, le coloc, José, est arrivé avec son frère. Je pensais que son frère aîné, Salvatore, était là pour l’aider, mais non! Il avait trouvé quelque chose près de Romont et échangeait sa place avec son frère. L’appart que José avait trouvé est sale, petit, encombré, mais c’était près de son boulot. Il laissait le meilleur appart à son grand frère et se contentait du modeste logement qu'il avait trouvé en attendant de trouver autre chose.

Bon! M’en fou moi. Salva parle moins bien le français, alors je pense que j’aurai la paix, parce que José est tellement bavard, qu’il donnerait envie aux moustiques de se suicider sur le point de lumière le plus proche. Je les ai donc laissé installer Salva, ensuite ils sont partis pour aller installer le petit frère à Romont. Cool, encore quelques heures de paix royale.

Quelques heures où je n’ai pas trop pensé à Pascal. Même si je ne voulais pas le reconnaître, je me sentais triste...


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179/14 - Pascal ne pardonne rien!

Publié le par JaneDo


Samedi, 28 juin 2014 - 179/14 - Pascal ne me pardonne rien!

Appeler Pascal… Hum… Et s’il m’envoyait pètre comme je l’avais si souvent fait avec lui? Glups! J’ai hésité, longuement. Mais, j’étais en tord, je devais l’appeler. Plus j’attendrais, plus ce serait difficile, plus ça l’énerverait. Donc, je me suis jetée à l’eau sans savoir ce que j’allais lui dire.

  • Tu vois, moi je te réponds même si je suis furieux!
  • Pascal, je suis désolée… Je n’y ai pensé qu’après… Seulement quant Steven m’a expliqué pourquoi t’étais parti. Enfin, ce qu’il t’a raconté, et qui devait être la raison de ton départ.
  • Mouais…
  • J’suis vraiment sorry.
  • Ouais, c’est pour ça que tu as passé la nuit à ne PAS m’appeler?
  • Moi au moins, quant je fais une connerie, j’essaie de m’excuser! Même si tu ne daigne même pas répondre à mes coups de fils.
  • T’es raison. J’étais gênée, et je ne savais pas quoi dire!
  • Ouais, comme moi. Je suis vraiment furax. Tu ne m’as jamais invité chez toi, et Steven pas mois de 2 fois, et ça fait quoi, 2 semaines que tu as déménagé?
  • Dis moi ce que je peux faire pour me faire pardonner?
  • Ohhhh… Et je dois encore te dire quoi faire…? Tu changes d’appart, puisque je n’étais pas le premier à y mettre les pieds? Comme moi j’ai changé de voiture parce que Caroline a eu le malheur de monter dedans avant toi?

Glups… Je ne vais tout de même pas re-déménager, même pour lui faire plaisir? Non non non. J’ai gardé le silence. Autant ne pas avoir à prononcer un gros NoN sonnant.

  • Tu ne dis rien? Bon ben, je vois!
  • Pascal, j’ai pas les mêmes moyens que toi! Je ne peux pas déménager quant je veux, ou changer de voitures quant je veux!
  • Bah, je sais que Caro t’as proposé de partager son appart? Et je peux te trouver autre chose demain!

Argh, non. Je ne veux pas. Je lui ai dit que je ne voulais pas dépendre de lui, ou devoir me sentir redevable. Ce qui signifiait que je refusais. Pascal est revenu sur le fait que j’avais refusé de le voir, que puisque je n’avais pas proposé qu’il vienne chez moi, il avait proposé qu’on passe la soirée chez lui. Tout avait été non. Puis, il apprend que Steven, no problémo, lui, je voulais le voir.

  • De toute façon, j’ai compris. Toi, tu peux faire des conneries, mais tu ne feras aucun effort pour te faire pardonner. Toi, si on parlait d’une voiture, tu ne changerais pas de voiture pour moi. C’est noté Jane. Très cool. J’ai compris. Bon, je te laisse.
  • Qu’est-ce que tu fais? On peut se voir?
  • Comme hier soir? Non, j’ai pas envi. Je suis attendu au club de natation cet après-midi. Mais, même, je n’aurai pas accepté de te voir, t’as qu’à voir ce que ça fait pour une fois, d’essuyer des refus en continue.
  • Pascal… Je… On se voit ce soir?
  • Je sais pas… J’ai déjà quelque chose…

Rhhho la vache! J’ai rarement entendu Pascal aussi furax. D’habitude, il passe dessus si facilement. C’était, je crois, la première fois qu’il me rabrouait comme ça. Je n’avais pas l’habitude. Arf, je ne pouvais pas laisser passer le week-end comme ça, il fallait qu’on se rabiboche. Par contre, je n’oserais pas lui proposé de passer à la maison!

Le reste de la journée, je me suis larvée à la maison. J’étais contente d’être toute seule chez moi. Demain, il y avait le coloc qui venait s’installer, et je n’avais qu’aujourd’hui pour profiter un peu. Zut, je me demande si j’ai vraiment envie d’avoir un coloc. J’aime bien vivre seule, seule. Je n’aime pas avoir quelqu’un d’autre dans ma sphère.

Le soir, j’ai été rejoindre Thomas et les autres, dans l’espoir de croiser Pascal. Je suis sûre qu’il se radoucirait en me voyant en chair et en os. Par téléphone, c’est toujours plus facile d’envoyer quelqu’un balader. J’ai affiché un grand sourire, fait semblant de m’amuser. A tout moment, je pensais voir Pascal passer la porte du bar. Mais niet. Rien. Pas de Pascal.

Vers minuit, j’ai commencé à me dire qu’il ne viendrait pas. J’ai pris mon courage à deux mains pour poser la question à Thomas. Non, Pascal ne voulait pas sortir avec eux ce soir. Apparemment, il avait prévu autre chose.

Flûte. J’étais sortie pour rien. Caroline m’a dit qu’elle était passée voir chez lui. Pascal était à la maison, en training. Il a dit qu’il la rejoindrait plus tard. Rassurée, je suis restée à continuer à faire mon cinéma de “bien-être”. A 1h du matin, j’ai compris qu’il ne viendrait pas. Caroline l’avait appelé, mais il n’avait pas répondu.


Caro et moi avons sauté dans nos voitures, direction chez elle. En fait, on voulait aller jeter un oeil chez Pascal. Après, je rentrerais chez moi. J’étais persuadée qu’il n’y serait pas, qu’il était sorti de son côté. Après discussion, Caro a décidé d’aller faire un tour du côté de chez Elodie, ensuite chez Maud, si Pascal n’était pas chez Elodie. Elle savait où il planquerait sa voiture, moi non.

J’ai laissé ma voiture devant chez Caro, et j’ai fait le reste à pieds. Il y avait de la lumière, mais les rideaux étaient bouclés. Impossible de voir dedans. En plus, j’avais peur que des voisins appellent la police pour leur dire que quelqu’un traînait sur la terrasse de leur voisin, en essayant de regarder à l’intérieur. Au mieux, je risquais de me faire arrêter parce que (for snooping) j’espionnais chez Pascal!! La honte.

Il y avait une voiture parquée devant la maison. Aucune idée à qui elle appartenait.

J’ai aussitôt appelé Caro pour lui dire d’arrêter de chercher. Pascal était bien chez lui, mais pas tout seul, et je ne savais pas quoi faire. J’ai donc attendu qu’elle arrive. Entre temps, si la personne inconnue sortait, je serais fixée sur son identité. Je priais même pour la voir sortir, partir. Ensuite, j’irai peut-être lui parler… J’avais la nausée tellement la boule que j’avais dans la poitrine m’étouffait. J’espère que c’était un copain, et pas… une fille!


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178/14 - Oups! I did it again...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 27 juin 2014 - 178/14 - Oups! I did it again...

On passait une charmante soirée au bord du Lac de l’un des joueurs de leur équipe, Scott. Il avait fait une chaleur torride toute la journée. Une petite soirée à la lueur de quelques lampes de jardins, agrémentée d’une petite brise venant du lac, c’était intime, sympa et franchement bienvenu. Autour des lampions, les moustiques faisaient un bal, ça avait le mérite de les attirer et d’épargner nos épidermes. Elles nous fichaient une paix royales. Personne n’affichera de belles petites boursouflures rougeâtres plus tard, dues à des piqûres de moustiques.

Pascal m’avait proposé de le rejoindre chez Scott. Comme je n’allais pas au match de basket, je n’avais pas eu la chance de venir en sa compagnie, mais toute seule, comme une grande.

Tout se passait bien. Pascal s’était précipité vers moi dès mon arrivée. Il était au petit soin. C’était comme s’il marchait sur des oeufs. Il était attentif à mes moindres désirs, à jouer les chevaliers servants. J’étais aux anges. Les filles lui tournaient autour, cherchant toutes les occasions de lui parler, mais il trouvait toujours le moyen de s’en débarrasser pour rester près de moi. Ou s’il y en avait une qui était plus insistante, il me passait le bras autour de la taille, pour bien signifier qu’il n’était pas tout seul. Donc, il savait très bien se débrouiller!

Pascal est parti nous chercher à boire. Ce n’est que quant je l’ai vu discuter avec Steven que mon esprit m’a signalé le danger… et ça c’est passé en une fraction de seconde…

Ils discutaient, crrrh, crrrh, mon esprit s’est rappelé que Steven avait passé la soirée d’hier chez moi, crrrh, alors que j’avais refusé les invitations de Pascal, refusant pratiquement de le voir, crrrh, c’était la deuxième fois qu’il venait chez moi, crrrrrrh, Pascal ne savait même pas où j’habitais, crrrh, et hier soir j’avais refusé de le lui dire, et de laisser venir, crrrh, j’avais oublié de dire à Steven de garder ça pour lui, crrrh, Pascal allait probablement péter un câble si je n’averti pas Steven de se la coincer….

Oups! Je crois que c’est trop tard!, crrrh, crrrh, crrrh, le regard de Pascal, crrrrrrrhhhhrrrh, Steven a dû en parler. Les yeux de Pascal ont rétréci, ont durci, tout ça en moins de temps qu’il en faut pour le décrire. Crrrhcccch, Pascal ne souriait plus. Il avait redressé les épaules, et ses yeux voyageaient de Steven, de loin, m’effleuraient, et se posaient à nouveau sur Steven.

Je n’ai pas eu le temps de réagir… Pascal a disparu. D'un coup, subitement, sans un mot. Il avait simplement quitter la soirée, sans rien dire à personne! En me plantant là, sans explications. Effectivement, Steven avait vendu la mèche!!!

Je sais que j’aurai probablement dû essayer tout de suite de l’appeler, trouver le moyen de lui expliquer que, j’étais tout simplement idiote! Pas de tête! Au moins, je devrais être capable de le harceler au téléphone, comme il avait su le faire quant il faisait une connerie. Mais voilà, j’avais l’impression que mon téléphone était super lourd. Je n’osais tout simplement pas l’appeler. Qu’est-ce que j’aurai pu dire pour me justifier????

Le pire, c’est que je savais que mon silence me condamnait encore plus sûrement que tout!


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177/14 - Soirée avec Steven & Coloc

Publié le par JaneDo


Jeudi, 26 juin 2014 - 177/14 - Soirée avec Steven & Coloc

Zut, il n’y a pratiquement que des mecs qui ont répondu à mon annonce. 1 seule fille, mais qui cherche pour septembre. Les mecs sont tous venus visiter. J’aurai vraiment préféré une fille! Caroline ne comprends pas pourquoi je n’ai pas emménagé avec elle. Alexia n’est pratiquement jamais là, préférant s’accrocher en s’incrustant chez les mecs qu’elle fréquente dès le premier soir. Elle ne rentre que quant il la foute dehors, et rebelote avec le prochain.

Je sais pas! Si elle en avait parlé avec insistance pendant que je cherchais, j’aurai peut-être envisagé la question. Mais, j’aurai fait quoi de Tchoy? Je ne pouvais pas l’abandonner?


Arf, un de ceux qui ont visité mon appart, un espagnol, a tout de suite dit qu’il prenait la chambre. Je n’étais pas préparée, et je n’avais même pas encore dit à Tchoy que je cherchais un coloc. Et l’espagnol voulait venir s’installer ce week-end. Je n’avais même pas préparé de contrat. Prise de cours, je lui ai dit qu’il ne pouvait venir avant lundi. Mais, il commençait son travail le lundi, alors il voulait profiter du week-end pour déménager. Zut.

A coups d’excuses, je lui ai fait comprendre qu’il ne pourrait venir que le dimanche au plus tard. Le pauvre, j’étais pas très cool. Je voulais profiter de mon week-end tranquille. Seule dans mon appart. Je rêve d’un week-end entier, du vendredi au dimanche, sans mettre le nez dehors et seule chez moi. Graouh, je crois que je me fais
une petite crise d’envie de solitude.

Ce soir, Thomas nous invitait au resto, mais, demain matin, à 8h, j’avais les déménageurs sur le dos, pour terminer mon déménagement une fois pour toute. 8h du matin… Alors pas envie de sortir. Pascal avait alors proposé de passer me donner un coup de main. Pour faire quoi?
Personne ne peut ranger mes affaires à ma place. J’ai décliné sa proposition.

Steven a été le seul qui a eu l’idée de louer des DVDs et m’a proposé une soirée training-télé. Donc, à lui j’ai dit oui. Il est arrivé avec des plats chinois et des DVDs thriller sous le bras. Et en training. J’ai donc enfilé mon training et on s’est larvé devant la télé. Une soirée comme je les aime.

A minuit, je l’ai mis à la porte, demain, je me lève tôt. Je dois être à l’autre appart pour 8h. Ce qui veut dire qu’il allait me falloir me lever à 6h45! Carrément
trop tôt pour mes pauvres neurones.


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