Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

215/14 - Bombastique!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 3 Août 2014 - 215/14 - Bombastique!

(nuit du samedi à Dimanche)

Enroulé tous les deux sur le canapé, on passait une adorable une soirée, en amoureux, à regarder des films. Entre deux, j’avais envoyé un message à Caroline pour lui dire qu’elle pouvait venir si elle le voulait.

En fait, je trouvais mon attitude vraiment égoïste. De plus, je me suis rendue compte que, si je ne sortais plus réellement avec Pascal, et qu’on ne ferait que passer de petits moments sympas ensemble, j’avais besoin de Caroline. Elle m’a répondu qu’elle arrivera plus tard, elle a les yeux explosé d’avoir trop pleuré. Aoutch, c’était un peu de ma faute.

En plus, je crois que Pascal avait d’autres plans pour ce soir. Cela se voyait dans son attitude. Je crois qu’il avait rendez-vous, et il ne savait pas comment se débarrasser de moi. Alors quant je l’ai averti que j’avais invité Caro, il a fait la moue. Il a bien essayé de me dire qu’il devait s'en aller. J’ai bien sûr demandé où ça, et il a baragouiné; copain, déjà prévu, que ce serait mieux de dire à Caroline que ça ne jouait pas.

Mais avant qu’il ait pu trouver une meilleure excuse, Caroline était là. Bravo et merci Caro. Toujours à pic. Je l’ai accueillie à bras ouvert. Pascal était emmerdé, ça c’est sûr. Je crois qu’il s’est fait une raison, il ne pourra pas filer sans devoir nous mettre méchamment dehors, et les points sur les “i”.

Pascal s’était renfermé, il avait l’air ailleurs. Il avait tenté d’appeler quelqu’un, mais c’état difficile sans que je m’en rende compte. J’avais posé son natel au milieu de la table du salon. Quant il a pris son natel pour aller dans sa chambre, je l’ai suivi. Je lui ai demandé s’il en avait marre que je sois là, est-ce qu’il voulait que je m’en aille?

C’était question de parler. Mais aussi, pour l’empêcher de mettre son projet à exécution. Pascal n’a pas osé me dire que oui, il a vu combien ça m’aurait blessée. Alors, il m’a rassurée et on est retourné au salon. Il a s’est laissé tomber dans le canapé en éteignant son natel. Ouf.

Mais, je rêvais… Elodie n’avait pas arrêté de l’appeler depuis hier. Ils avaient parlé au téléphone un petit moment, mais il avait raccroché subitement, et ne l’avait pas rappelée depuis. Elodie lui avait envoyé des tonnes de messages pour lui demander ce qui se passait, mais il n’avait pas répondu non plus. Elle en a eu marre, et a décidé de venir chez lui.

...

Elodie à flipper en me voyant, n peu moins en voyant Caroline. Elle a essayé de se rassurer en se disant que c’était une soirée entre amis. Mais alors, si c’était vraiment le cas, pourquoi Pascal ne l’a-t-il pas rappelée! J’ai compris que Pascal avait rendez-vous avec elle. L’empêche, c’est méchant, mais ça m’a fait plaisir qu’elle lui prenne la tête.

Ils sont sorti discuter dehors sur la terrasse. Caroline et moi avons choisi la discrétion, devenir invisible si possible. C’était pas le moment d’intervenir, ou de se montrer trop curieuses. On chuchotait, plantée toutes les deux sur le canapé à faire semblant de regarder la télé.

On avait mis le film sur pause et j’ai zappé sur “Esprits Criminels” en attendant le retour de Pascal. Evidemment, on aurait aimé entendre ce qu’ils se disaient. A voir la tête que faisait Elodie, elle ne s’attendait pas à nous trouver chez Pascal!

Avant qu’ils aient pu réglé quoi que ce soit, Elodie a eu un autre petit choc. Bon, Caroline et moi aussi.

Selena, une pouffe que Pascal connaît, s’est pointée avec une bande de copains, des bouteilles et des verres à la main. Elle imaginait peut-être que Pascal n’avait pas de verres? Ou s’il était absent, ils auraient investis le jardin? Gonflée celle-là! Mais, je pense qu’elle savait qu’il serait à la maison, tout dans son attitude l’indiquait.

Tout d’un coup, c’était l’encombrement… Ils se sont invités chez lui, alors qu’il était déjà empêtré avec Elodie. Pascal m’a lancé un regard, et j’ai compris qu’il était dépassé par les évènements.

Caroline avait un gros point d’interrogation planté au milieu des yeux. J’aurai pu essayé de les foutre dehors, mais, je crois que j’attendrais que Pascal se soit débarrassé d’Elodie.

Elodie a croisé les bras, et on pouvait voir qu’elle se retenait de fondre en larmes. Ciel, elle était rouge. Elle voulait lui parler, mais, avec ceux qui venaient de débarquer, elle se rendait compte que c’était fichu.

Pascal a dû l’abandonné devant la porte pour venir parler à Séléna. Elle lui a dit que c’était de sa faute, il lui avait seulement dit qu’il ne sortait pas, alors elle a emmené la fête chez lui. Pascal lui a dit qu’elle tombait mal, qu’il s’excusait, mais qu’ils allaient devoir repartir. Séléna et ses potes ont insisté. Ce n’est que quant Pascal a accepté de les retrouver plus tard chez Séléna, qu’ils ont accepté de partir.

C’est seulement après ça qu’Elodie a laissé libre cours à ses larmes. Pascal était mal barré. Il a fermé la porte. Certainement pour qu’on ne le voit pas la prendre dans ses bras.

Je piaffais d’impatience sur place. J’avais chaud. Si Caroline ne m’avait pas retenue, j’aurai été voir ce qui se passait. Je me serais jetée sur la porte pour lui demander s’il ne se foutait pas de ma gueule par hasard. Arh, j’avais du mal à rester assise là sans rien faire. Ça me rendait franc folle.

Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais Elodie est partie en larmes. Pascal aurait voulu lui courir après, j’en suis sûre. Mais, comme on était là, il n’a pas osé. J’imagine aussi que, c’est ce qu’elle attendait. Pascal a essayé de le cacher, mais il était perturbé de l’avoir laissé partir comme ça. Il n’a pas dit grand chose après ça et pendant un long moment.

C’était donc avec Elodie qu’il avait rendez-vous… Hum!

Elodie a appelé 1h plus tard, et cette fois, Pascal a répondu. Je crois qu'il se foutait qu'on soit là ou pas. Il avait besoin de lui parler. Petit pointe de jalousie. Il est monté chez Thomas pour lui parler. Ils ont parlé pendant presque 1h. Je crois que Pascal aurait voulu aller la retrouver. Aurais-je dû le laisser y aller?

Je me sentais mal. Mal au bide. De ne pas savoir si Pascal tenait ou non à cette fille me préoccupait. Je suis sûre que s’il avait osé, il nous aurait plantée là pour aller chez Elodie.

Comment se sentir à l’aise et faire semblant de rien dans ces conditions. Caro m’avait encouragée à ne rien dire, mais de voir Pascal aussi mal dans ses pompes, ça me faisait mal aussi. Alors j’ai craqué. Je lui ai demandé s’il voulait partir, pour aller chez Elodie, parce que je voyais bien qu’il était absent. Je me sentais de trop là.

Pascal a répondu que non. C’était juste que ça l’avait un peu perturbé c’est tout. Après, il a fait l’effort de paraître moins fermé. Mais, son esprit était toujours avec Elodie.

Caroline est partie un peu après le 3ème film, et 3h du matin. Pascal a semblé beaucoup plus détendu, a point que je me suis demandée si ce n’était pas la présence de Caroline qui l’avait gêné.

(Dimanche)

On a éteint et abandonné nos natels au salon tout le dimanche. On a larvé la journée entière; câlins, bisous, bouffe, dodo. C'est comme ça que j'aime les dimanches. Dommage que le week-end soit déjà terminé!

Par contre, même s’il a voulu être discret, je l’ai surpris en train de parler à Elodie. Cette fois, j’ai choisi de ne rien dire, et de ne pas lui montrer que je le savais. D’autant plus que, je l’ai entendu lui dire; qu’ils ne sortait pas ensemble, qu’il pensait que c’était clair entre eux. Que j’étais peut-être son ex, mais que ce n’était pas si facile de couper le cordon.

L’empêche, ça me faisait un peu mal au coeur qu’il ait autant de problème à cause de moi… Mais je sais que Pascal ne veut pas tirer un trait sur notre relation, aussi bizarre soit-elle.


Partager cet article
Repost0

214/14 - Bonheur éphémère?

Publié le par JaneDo


Samedi 2, Août 2014 - 214/14 - Bonheur éphémère?

J’ai encore la tête dans les nuages et des petits papilons frénétiques dans le ventre. Mes yeux remplis de petites étoiles, je nage dans le bonheur. Faire l’amour avec Pascal a toujours été comme gagner à la loterie. Des milliers de sensations fortes, d’extase totale. Je l’aime à la folie.

Je sais bien que c’est complètement dingue, mais je n’arrive pas à le quitter. Je le voudrais de toutes mes forces, et de toutes mes forces, je veux le garder. Rester près de lui. Même dans un trou de souris, pourvu que je puisse le voir, ou qu’il me  sourit, me caresse la tête, comme on le fait avec un bon chien. C’est nul.

Pas de surveillance, pas d’intrus, sans Thomas, c’était le pieds. Petit déjeuner sur la terrasse, préparé par Pascal. Ok, je me doutais bien que, quelque part dans les broussailles, Caroline épillait nos faits et gestes. J’en donnerais ma main à couper. Je suis sure qu’elle se doute que c’est moi qui ne voulait pas d’elle. Elle doit m’en vouloir. Je me sentais un peu mal vis-à-vis d’elle. Ce n’était pas cool, mais en même temps, j’avais besoin d’être égoïste de temps en temps.

Le natel à Pascal n’arrêtait pas de buzzer. La curiosité me piquait le nez. Dès qu’il a plongé sous la douche, j’ai sauté sur son natel; Elodie, Caro, Maud, Elodie, Elodie, Caro, Elodie, Maud… Pffff. L’envie d’effacer toute l’historique me titillait le bout des doigts. Je ne m’en sentais pas le droit. Pascal est ressorti tout frais, tout mignon avec ses cheveux tout mouillé. Miam.

J’ai plongé dans ses bras. Avant de partir prendre une douche à mon tour, je lui ai dis que j’avais regardé dans son natel. Il a haussé les épaules. Je ne sais pas si ça le gênait ou pas. Il n’a pas fait de commentaires. J’étais sûre qu’une fois le dos tourné, il allait certainement rappeler. J’étais curieuse de savoir qui, et dans quel ordre.

J’ai réalisé qu’il avait discrètement vérifié si j’allais bien prendre ma douche, tout en faisant semblant de débarrasser le déjeuner. Dès qu’il a entendu l’eau couler, il a pris son natel. J’ai couru arrêter l’eau, pour retourner au salon fouiller dans mon sac. Je m’attendais à le voir sursauter et poser précipitamment son natel. Mais non.

Bon, j’ai remarqué qu’il a interrompu le numéro qu’il composait pour appeler Caroline à la place.

J’ai souri et je suis retournée dans sa chambre pour aller dans la salle de bains. J’ai pris une douche éclair. D’après mes calculs, il avait juste le temps de parler avec Caro, rien de plus. En guignant par la porte de sa chambre, j’ai vu qu’il était sur la terrasse. Et ce n’était plus Caro en ligne. C’était Elodie.

Ça m’a fait une drôle d’impression. Peut-être que je devrais me méfier beaucoup plus d’elle que je ne le voudrais. Peut-être que Pascal tient plus à elle que je ne l’imaginais. Peut-être était-il… amoureux d’elle? Non. Je ne veux pas le croire. Pas l’admettre. Je n’entendais pas ce qu’ils se disaient, mais l’expression sur son visage par moment m’a fait frémir. Il avait l’air concentré, attentif, ou peut-être.. triste? perturbé? Ou peut-être que je me faisais des idées.

J’ai préféré zapper. Faire semblant de rien. De toute façon, je n’aurais pas su comment aborder le sujet. Ni si c’était avisé. Tant que je ne savais pas, autant ignorer.

Je me suis habillée en vitesse et je suis sortie pour aller me poser sur ses genoux. Elodie était encore au bout du fils. Je l’ai compris en le voyant changer de couleur. Pascal a aussitôt raccroché, sans même prendre le temps de dire au revoir, à plus ou autre. Juste raccroché. Louche. Ou peut-être était-il simplement gêné. Zappons. Inutile de me prendre la tête pour rien.

Il m’a entouré de ses bras, et on est resté un moment sans rien dire. Il faisait bon, Pascal a proposé de courir les magasins cet après-midi, moi, je préférais rester à la maison. Juste enfermé dedans tous les deux et passer notre temps à faire l’amour. C’est tellement bon de sentir qu’il avait toujours envi de moi. Pascal a quand même réussi à me traîner dehors.

Bras dessus, bras dessous, on a parcouru les rues de Genève. J'étais tellement heureuse. Ces boutiques ultra chics étaient beaucoup trop cher pour mon porte-monnaie. Pascal m’a traîné dans certains, persuadé que j’allais me laisser tenter. Mais non. Je n’ai jamais été le genre qui laisse un type lui payer des choses, sous prétexte qu’il en a les moyens.

Ce n’était pas mon anniversaire, donc ce n’était pas des cadeaux. Je n’accepte que si je pouvais me le payer moi-même. Et j’aime faire les magasins toute seule, si je veux vraiment faire des achats.

Pascal a acheté quelques t-shirts, que je sais que je lui emprunterai à l’occas, un short bermuda et quelques babioles. J’ai fini par accepter une montre “Ice” (je crois qu’on les appelle comme ça). Elle est toute blanche et Pascal a la même. Pascal porte très souvent la montre que Caroline lui avait offert. J’espère que maintenant, il la portera un peu moins, pour porter celle qu’il venait d’acheter, parce qu’on avait la même.

On s’est arrêté pour écouter un gars qui jouait dans la rue. C’était chouette d’avoir son bras autour de ma taille. Pascal est toujours aussi tendre et me couvrait de bisous à chaque occasion qu’il avait. J’en faisais autant. Je crois que je ne m’étais pas sentie aussi heureuse depuis très très longtemps. Je crois que, c’était surtout parce qu’on était ensemble.

En rentrant, on s’est arrêté pour louer des DVDs. On a prévu une petite soirée à la maison, rien que les 2. Pascal a acheté 2 films. L’un concernait le basket, donc aucun intérêt pour moi, l’autre était à l’eau de rose. Je crois qu’il l’a acheté plus pour moi que pour lui. Pascal ne se défendait pas d’aimer les films romantiques, c’est une des choses que je trouve si touchant chez lui.

Dans la voiture, j’ai vu la photo d’Elodie sur l’écran de son natel. C’était la 3ème fois en 1h qu’Elodie appelait. Hum! Je lui ai proposé de s’arrêter et de lui répondre. Que je ferais un tour pendant ce temps. Il n’a pas voulu.

  • Je peux répondre pour toi si tu veux?
  • Non, ça ira.
  • Faudra quand même que tu la rappelles!

Pascal a gardé le silence un moment. Puis, il a tenté de justifier le harcèlement téléphonique d’Elodie, en disant qu’elle voulait juste savoir s’il sortait. Traduction; elle voulait le voir. Quoi dire? Rien. Ou peut-être qu’on devrait sortir? Non. Je sais que de ma part, ce serait juste pour lui jeter à la figure que, ce soir, ce week-end, Pascal était avec moi. Je n’aurai peut-être pas dû insister. C'aurait été un peu méchant. Mais justifié! Peut-être c’était ce qui a déclenché la suite.

Comme Pascal ne semblait pas enclin à parler… de nous… j’ai fini par me décider à aborder le sujet. Pascal était dans la cuisine et nous préparait à manger, et ça me démangeait de savoir où on en était. Je préparais les légumes, et coupais les oignons. Donc, si je me mettais à pleurer, ça ne se verrait pas.

J’ai assez vite compris que je devrais me contenter de petits moments comme celui-ci. Comme ce week-end, mais pas d’engagement. Si je voulais son engagement, il fallait que j’envisage de m’investir beaucoup plus dans notre relation. Que j’envisage d’emménager chez lui. Le ton de la discussion était léger, presque comme une plaisanterie. Mais je savais, je devinais, que Pascal était sérieux. Il m’avait déjà reproché plusieurs fois de ne rechercher qu’une aventure. Pour lui le “chacun chez soi”, ce n’était pas sérieux. Ce n’était pas ça construire un avenir..

Bref, tant que je peux le voir, passer des moments comme ça avec lui, c'était peut-être éphémère, mais ça me convenait et me suffisait!


Partager cet article
Repost0

213/14 - Petit répit?

Publié le par JaneDo


Vendredi 1er, Août 2014 - 213/14 - Petit répit?

(Vendredi 1er Août - Fête Nationale Suisse)

Evidemment, impossible de dormir. J’avais laissé une petite lumière, de manière à ce que Pascal devine qu’il y avait quelqu’un chez lui. Evidemment qu’il devinerait que c’était moi, j’étais la seule en dehors de lui et Jess à posséder une clé. A moins qu’il en avait donné une à quelqu’un d’autre?

2h du matin, enfin le bruit du moteur de sa voiture. Mon coeur s’est senti soulagé, mais les battements ont sérieusement augmentés. J’ai fermé les yeux pour faire semblant de dormir. Je pouvais voir la porte à travers le pare-feu vitré devant la cheminée. Pascal s’est immobilisé sur le pas de sa porte.

Etait-ce un sourire que j’ai vu se dessiner sur son visage? Alors, il n’était pas mécontent de me trouver chez lui? Ça fait plaisir.

Pascal s’est retourné pour faire signe à quelqu’un de garder le silence, ou de ne pas faire de bruits, en plaçant son doigt sur ses lèvres. Je n’ai hésité qu’une seconde pour gicler du canapé et aller voir par la fenêtre de la chambre d’amis qui l’accompagnait. J’ai reconnu Paul, mais pas les 2 filles.

Pascal a prétendu que “sa cousine” dormait sur son canapé!!! J’étais tout à coup sa cousine? Il n’a pas voulu parler de moi?!

Il leur a rappelé qu’il n’avait pas voulu qu’ils viennent, qu’il leur avait dit d’ailleurs, qu’il était fatigué. Celle qui avait passé son bras sous le sien, je pense pour bien montrer à l’autre que Pascal était sa proie, lui a alors passé les bras autour des épaules. J’ai cru que c’était pour lui faire la bise, pour dire au-revoir, je pense que lui aussi.

Son cops, Paul, regardait la scène avec un petit sourire entendu. Paul et l’autre fille faisaient de la figuration.

Pascal se tenait droit comme un “i”, ce qui empêchait heureusement la fille super entreprenante de lui voler un baiser au passage. Malgré tout, étant donné le comportement de la fille, je m’attendais à le voir l’embrasser. Ils avaient l’air d’avoir dépassé le stade de simples connaissances. Elle leur a alors proposé de laisser la cousine dormir et d’aller chez elle. En entendant Pascal décliner l’invitation, je l’ai aimé encore un poil de plus.

L’invitation, rempli de sous-entendus, n’était clairement destiné qu’à Pascal, les deux autres n’étaient là que pour faire du remplissage. S’il avait accepté, je crois que j’aurai passé des heures à baliser en attendant son retour.

Les filles sont donc parties. Je m’attendais à voir Paul partir, mais ils se sont installés sur la terrasse et parlait doucement. Mais, ils étaient juste sous la fenêtre de la chambre, donc mes oreilles étaient aux anges. Paul a deviné qu’il n’y avait pas de cousine fantôme, mais qu’il s’agissait de moi. Par curiosité sans doute, Paul a voulu savoir où en était notre “séparation”.

Affalé dans son siège, Pascal souriait mystérieusement. Il lui a dit que ça n’avançait pas des masses. Qu’il avait essayé mais pas pu. Et mon coeur s’est gonflé d’amour infini en entendant Pascal dire qu’il tenait encore à moi, qu’il m’aimait toujours, envers et contre tout. Et je crois que désormais, j’adore le sourire qu’il avait. Un mélange de constatation, de résignation, de contentement. Paul a secoué la tête l’air de dire qu’il était dingue. Oui, mais c’est mon dingo et je l’adore comme ça.

Ok… Je sais que je ne devrais pas! Je ne devrais pas tomber en amour comme ça! Que je devrais plutôt me résigner à le quitter. Mais comment faire quant il sort des trucs comme ça? Surtout quant je ne suis pas sensée le savoir! Alors comment ne pas tout lui passer, tout lui pardonner. Tout le monde commet des erreurs, moi la première.

Peut-être me laisser encore un petit répit ce week-end? Ouais, j’avais déjà oublié que je voulais passer le week-end tranquillos chez moi. Je pouvais bien m'accorder une petite faveur, une petite gaterie.

Je suis retournée me coucher sur le canapé, et cette fois, je me suis endormie.

Pourtant, je voulais tenir jusqu’au départ de Paul. Je voulais lui faire la fête. Oui, comme un toutou quant il voit son maître. Mais voilà, flap, endormie comme une carpe. Ce sont ses petites caresses dans mes cheveux, ses petits bisous qui m’ont réveillés.

Pascal souriait toujours, et j’adore le voir sourire. J’oublie toutefois pas qu’il m’en veut encore pour l’histoire avec Steven.

Une sourire encore plus grand s’est dessiner sur son visage, dans ses yeux. Il me regardait avec tendresse, et je fondais à mesure. Il m’a demandé avec un petit air ironique ce que je foutais là; “Tu n’aurais pas pu m’envoyer un petit message?”. Puis avant que je puisse répondre, il m’a embrassée. Alors, j’étais cuite!

Main dans la main, ...

Main dans la main, collée contre lui, on s’est dirigé vers sa chambre en s’embrassant comme des malades. J’avais oublié toutes mes bonnes résolutions. C'était comme ça avec Pascal. Il arrivait à me faire perdre la tête!

Evidemment, j’ai entendu son natel vibrer. Ça m’a un peu énervée. Ce pouvait être une de ces bonnes femmes, ou tout simplement Caroline. Elle avait dû voir que j’étais déjà là. Oui! Je suis dans la place!

Le samedi matin, Caroline s’est pointée avec croissants, pain frais et tout le toutime. Ce qui rendait les choses un peu difficile. Difficile de l’envoyer balader. J’ai bien senti qu’elle pensait nous coller toute la journée et le soir avec . Hier soir, j’en avais discuter avec Pascal, je ne voulais pas avoir à composer avec elle tout le week-end.

Pascal a eu de la peine à le faire. Je voyais bien qu’il cherchait mon regard, cherchant à se défiler. Mais non. Caroline est restée accrochée un moment en début d’après-midi, alors j’ai dit que j’allais faire une sieste. Je n’avais pas beaucoup dormi la nuit précédente, et pas plus avec Caro qui s’était pointée à 10h! Il a tout de même réussi à la faire partir quelques minutes plus tard. Mais ce n’était que temporaire. Ils avaient convenu qu’elle reviendrait en fin d’après-midi, début de soirée.

Là, j’étais pas d’accord. Comme je lui ai dis; il n’avait qu’à se la coltiner quant il sort avec Elodie. Pourquoi c’est toujours moi qui doit me la farcir, hein? Trop bonne. Pourquoi il ne l’impose pas à Elo, Maud, etc? Moi aussi je voulais que quant j’étais avec lui, je puisse aussi profiter, comme Elodie du temps complet avec lui, et pas avoir Caroline dans les pattes, même si je l’aimais beaucoup. Pour une fois, j’ai été intraitable.

Hum, je me demande si j’exagérais pas un peu… Parce que je l’avais entendu dire qu’il m’aimait encore, alors je prenais la grosse tête??? Glups!

J’ai eu pitié de Caroline, et de Pascal aussi. On avait décidé d’aller faire un tour sur la place à à Genève, pour voir les feux d’artifices, alors je lui ai dit qu’il pouvait l’inviter. Mais qu’après, elle devra rentrer. Pascal s’est débrouillé pour lui transmettre le message. Caro était contente de venir voir les feux avec nous. On a mangé des glaces et on a même pris un verre sur une terrasse déserté par les spectateurs agglutinés sur la place principale.  C’était un moment agréable, plein de rire et de complicité.

Impossible de se débarrasser de Caroline. Elle nous a suivi à la maison, s’est installée sur le canapé pour regarder un DVD avec nous. Elle a fait comme si elle avait oublié ce que Pascal lui avait demandé quelques heures plus tôt.

Pour finir, en voyant ma mine renfrogné et l’avoir pincé en douce pour qu’il se débarrasse d’elle, Pascal a dû insister pour qu’elle se casse.

Moi, j’ai fait celle qui préparait le café et qui n’entendait rien. Elle a cherché mon soutien, mais j’ai fait comme si je n’avais rien vu.

Enfin, j’ai pu passer le reste de la soirée dorlotée dans les bras de Pascal. On a pas reparlé de nos fâcheries. Je sais que ça finira par revenir sur le tapis, mais pour l’heure, on jouait les amnésiques. D’entente tacite, on voulait profiter du moment présent, sans se compliquer.


Partager cet article
Repost0

212/14 - Il m impose une autre femme!

Publié le par JaneDo


Jeudi 31, Juillet 2014 - 212/14 - Il m’impose une autre femme!

Comme Pascal ne m’appelait toujours pas, je me suis résolue à l’appeler. En composant son numéro, mon coeur battait la chamade. J’appréhendais le fait qu’il ne réponde pas, en voyant mon numéro. Parce que je le soupçonnais de n’avoir pas voulu sérieusement m’inviter. Quant j’ai entendu sa voix, j’ai failli m’évanouir. J’étais tellement persuadée qu’il n’allait pas répondre, ou qu’il avait donné la consigne qu’on ne lui passe pas mon appel. Ma tête était vide.

Pascal n’avait pas rappelé parce qu’il était persuadé que j'allais refuser, et ne voulait pas essuyer un beau gros non. Un peu facile. Mais bon, il avait pris mon appel, donc il y avait peut-être un peu de vrai.

Il a dit qu’il avait un peu de problème à annuler, le groupe n’était pas content. Il semble qu’ils avaient fait une sorte de jeu et récolter des mises pour ce voyage, et que Pascal devait un dîner en tête à tête à la fille qui avait misé sur lui. Elle allait être furieuse. Je crois que j’étais arrivée au chalet en retard le soir où ils avaient joué à ce jeu. Je crois que Caroline m’en avait parlé.

Si Pascal veut vraiment qu’on fasse un truc ensemble, je me fou pas mal que le reste du groupe soit mécontent.

Pascal m’invitait chez lui, mais, pas ce soir. Il honorerait son pari en invitant la demoiselle à dîner ce soir. Il ne savait pas de qui il s’agissait, c’était un “blind Date”.  C’était une des filles du groupe de toute manière, donc, il n’est pas très stressé. Après le rendez-vous, ils retrouvent le reste du groupe au Time-Out. Hum… je pouvais toujours y aller pour savoir comment ça c’était passé???

Au lieu de passer le week-end chez lui, j’ai pensé qu’on pourrait plutôt aller au chalet. Pascal pense que ce n’était pas nécessaire, Thomas n’étant pas là, on aura la paix. Dans le cours de la conversation, Pascal m’a demandé s’il pouvait aussi inviter Caroline à se joindre à nous. J’avoue que ça m’a un peu contrariée.

Je croyais que Pascal voulait parler de “nous deux”? Alors que vient faire Caroline au milieu de tout ça?

De plus, ce n’était pas vraiment une question. Il m’informait simplement qu’il invitait aussi Caroline! J’aurai eu l’air d’une peste si je refusais. Hum, je me demande ce qu’il aurait fait si j’avais dit non… Pascal avait aussitôt changé de sujet ne me laissant pas le loisir de donner mon avis. Curieuse, je l’ai interrompu pour dire que ça m’embêtait.

  • Ah! Ben… Ecoute, elle habite à côté, alors si ça t’embête à ce point, elle rentrera et c’est tout. Bon, faut que je te laisse…

Et paf, Pascal avait raccroché. Je crois surtout que c’était pour éviter que la conversation ne dégénère, ou que j’insiste pour qu’il annule Caroline. Là dessus, je l’ai appelée. Je voulais savoir s’il lui en avait déjà parlé. Effectivement, il l’avait aussi invitée hier. Caroline savait pour le week-end à Paris, et elle était du voyage.

Hum, si je comprends bien, la seule à ne pas être invitée à Paris, c’était moi!!!

Apparemment, Pascal voulait aussi discuter avec elle. Pour Caroline, il était évident que Pascal était en pleine transition et que ce week-end, il allait nous tester. En fait, il voulait nous parler à toutes les deux, donc, il faisait d’une pierre deux coups quoi. Je ne sais pas si elle a raison, mais je trouvais assez désagréable qu’elle soit là. On aura aucune intimité. C’est nul.

Pour un week-end que j’imaginais romantique, rien que tous les deux, c’était râpé.

Ou est-ce qu’il veut choisir entre nous laquelle des deux il continuera à voir? Ou carrément nous plaquer les deux en même temps? Argrhh! Voilà que je me stress toute seule avec mon pessimisme habituelle et mes idées noires!!! Et pourtant, impossible de chasser l’idée qu’il allait se passer quelque chose de moche. La tension me bouffait les nerfs. Ce n’était pas un petit noeud que j’avais à l’estomac, mais un de la taille de la tour Eiffel.

Et je me demandais comment se passait son rendez-vous!!! Et avec qui??? Je sais que Caroline va tenter de le suivre ce soir… S’il la chope, elle sera grillée! Du coup, il ne voudra pas la voir ce week-end…

Et me voilà qui passe la soirée toute seule à la maison, alors que Pascal sort faire le coq! Je suis vraiment trop nulle. Il y a pas si longtemps, je me serais moquée d’une fille, qui comme moi attend derrière son téléphone! Si flasque et si dépendante d’un mec!

Dire que c’est bientôt l’anniversaire à Pascal… J’espère qu’on le passera ensemble… Aïe, mais qu’est-ce que je dis moi!

Non, je ne dois pas penser comme ça. Au contraire, je devrais me sentir calme, s’il décide qu’on s’était assez vu, ce sera réglé, je pourrais reprendre ma vie et arrêter de me tortiller la tête. Même, je devrais prendre l’initiative de mettre un terme à ce jeu débile; “je te veux, je te veux plus”. Au moins, après, Pascal arrêtera de torturer mon pauvre coeur.


(nuit du jeudi à vendredi)

Impatiente, mais aussi très intriguée, je suis sortie rejoindre les copains au Time-Out. Assez curieuse de savoir comment s’était passé la soirée en tête à tête de Pascal avec cette femme mystérieuse. J’ai noté la surprise sur les visages à mon entrée. Mais, j’ai très compris, on me l’a dit; on s’attendait à me voir arriver avec Pascal.

Ils pensaient tous que Pascal avait annulé le week-end à Paris, et qu’il y avait du Jane là-derrière. La surprise était de me voir arriver seule, donc il était bien à son rendez-vous. Pourquoi ces connards lui faisaient des rendez-vous pareils? Il n'avait pas besoin de ça en plus pour rencontrer des filles! Rhhh, ça m'énerve.

Quant ils ont parlé du rendez-vous, Thomas qui n’était pas très loin à fait la grimace. Il les a traîté de crétins génétiques. Surtout Van Den Meer, c’était lui qui insistait sur le “Blind Date”. Thomas lui a glissé que si j’étais pas au courant, l'abruti venait simplement de me flinguer le moral.

Pour montrer que ça ne me faisait rien (même si c’était le contraire), j’ai éclaté de rire. Et pour faire bonne mesure, j’ai lancé, haut et fort, que je n’étais pas venue pour Pascal et que je ne voulais pas le croiser. Déclaration un peu stupide.

Incapable de se taire Van Den, comme on l’appelle, a précisé qu’ils attendait de voir s’il allait venir les rejoindre comme prévu ou sinon… Et là, moultes clins d’oeils et rire graveleux.

Les commentaires me faisaient mal, ils pensaient tous que Pascal allait finir la nuit avec cette nana.

L’angoisse a commencé à me gagner. Pascal aurait dû être de retour vers 23h. Pour ne pas m’effondrer devant tout le monde, j’ai préféré me tirer.

Au lieu de rentrer, j’ai roulé un moment au hasard. Je me demandais où ils avaient dîner. J’aurai pu essayer d’appeler Caro, qui était sûrement en train de les pister, mais, comme je ne voulais pas qu’elle soit là ce week-end, c’était mieux pas. Ça, je devais encore le dire à Pascal et le laisser se débrouiller avec Caro.

J’ai fini sur la terrasse chez Pascal à fumer clopes sur clopes. Ce n’était pas très futé, mais j’étais… je voulais le voir… Ma fierté était planquée au placard encore une fois. Encore une fois, je m’abaissais à laisser voir mes sentiments. Je savais bien que c’était nul.

La célébration de la fête nationale était déjà en train, les pétards sautaient un peu partout et de merveilleux feux d’artifices jonglaient dans le ciel autour du lac. Je me suis avancée jusqu’au ponton pour les admirer et j’ai fondu en larmes. Pascal admirait certainement tout ça avec une autre, et ça me tordait le coeur. J’aurai donné cher pour être avec lui Ne pas être avec Pascal me brisait le coeur.

J’ai décidé de me rouler en boule sur son canapé et l’attendre. Je ne voulais plus voir de feux d’artifices, plus entendre de la musique au loin, je ne voulais pas entendre mon natel ne pas sonner. Et je priais de le voir rentrer bientôt… Il était déjà 1h du matin.


Partager cet article
Repost0

211/14 - Annulé sortie avec Steven

Publié le par JaneDo


Mercredi 30, Juillet 2014 - 211/14 - Annulé sortie avec Steven

Le mercredi, comme d’habitude, est consacrée à ma puce; équitation. Le manège était en travaux, et ils avaient annulés les cours aujourd’hui. Il y avait qu’un seul cours, un cours privé, comme Rose, ne nous avait rien dit, et comme Kaya était là, la fille du propriétaire qui donnait le cours l’a prise avec. Le cours n’a duré que 30mn. Apparemment, elle était aussi crevée et rompu que s’il avait duré 1h.

Ce soir, mon coloc devait terminer son déménagement, et c’est avec impatience que j’attendais de me retrouver enfin toute seule. Loin des bruits de la ville, loin du va-et-vient, tranquille dans mon coin. Demain, la femme de ménage va donner un coup dans tout ça, et j’aurai un appart rutilant pour le week-end. Le pieds. Si seulement j’avais le courage de dire non à Pascal, je pourrais en profiter à fond!

Je me suis mise à rêver d’un long week-end entier toute seule à la maison. Ma frangine organisait une petite bouffe chez elle, avec les enfants et Pierre, et elle m’a proposé de venir. Hum, peu pas. Parce que j’avais décidé d’accepter la proposition de Pascal. J’allais attendre que Pascal me rappelle. S’il ne le faisait pas, c’est qu’il n’était pas sérieux, et alors, je passerai ces 3 jours à la maison. Tranquillos.

J’ai annulé avec Steven par sms. C’est un peu nul. Je sais que je ne dois rien à Pascal, mais je ne me vois pas sortir avec Steven ce soir, alors que Pascal était encore fâché à cause de la dernière fois. C’est nul, parce que je sais bien que lui ne se gêne pas. Peut-être que je devrais réagir comme lui? Non. Inutile, je ne veux pas l’empêcher de fréquenter d’autres filles.

Je pensais que Pascal me rappellerait ce soir, mais rien. Il regrettait peut-être de m’avoir proposé de se voir, persuadé que j’allais dire non!

Me suis demandée ce que Pascal fabriquait ce soir, alors j’ai été voir. Ben, il était chez lui. En fait, Thomas et lui étaient ensemble. J’étais curieuse de savoir de qui ils parlaient, mais je n’ai pas osé m’approcher de la maison. Caroline aussi était chez elle. J’aurai pu faire un saut pour lui dire bonjour, mais je crois que j’avais envie de profiter de ma solitude enfin retrouvée. J’ai de petits pincement dans la poitrine à droite! Ça ne peut pas être une sorte de crise cardiaque, vu que le coeur est à gauche!

Steven a tenté de m’appeler tard dans la soirée, je n’ai pas répondu. Et Tchoy m’a aussi laissé un message. Je ne l’ai pas rappelé non plus. S’il espère venir scouater chez moi, il peut continuer à rêver. Je ne crois pas que j’ai envie de l’avoir comme coloc, et certainement pas envie de m’amuser à lui courir après chaque fin de moi pour sa part de loyer! Dire que j’ai viré mon coloc par amitié pour lui!! Sotte!


Partager cet article
Repost0

210/14 - Comment abandonner?

Publié le par JaneDo


Mardi 29, Juillet 2014 - 210/14 - Comment abandonner?

Arhh, toute la journée sur les routes. Et il pleut. J’espérais terminer tous les trucs que j’avais à faire avant la fin de la matinée pour rester un peu tranquille l’après-midi. Ben, pas réussi. Je suis rentrée un peu avant 18h. Pascal a appelée en fin de matinée. Je n’avais pas voulu répondre, alors il a fait sonner mon natel non-stop. Au 6ème appel, j’en avais marre, alors j’ai répondu.

  • Enfin! T’es chiante. C’est moi qui suit fâché et c’est toi qui ne me réponds pas?
  • Hello! Et toi t’es chiant. Pourquoi tu me fais sonner comme un maniaque? Pascal, je suis sur la route. Tu sais que c’est interdit d’être sur le natel. Faut que je raccroche.
  • Bon, je vais aller droit au but alors, Tu sais qu’on aura un long week-end en fin de semaine? On pourrait faire quelque chose? Ensemble?
  • Ah bon? Je croyais que tu me faisais la gueule?
  • Oh, je suis toujours fou de rage, mais bon… c’est un long week-end, j’ai pensé qu’on pourrait en profiter pour s’éloigner un peu de toute cette racaille, parler?
  • Ah! Thomas et toi  n’aviez pas prévu de partir à Paris avec Michael et Paul?
  • Oui, mais, il n’y a pas que… enfin, il y aussi des filles. Et je préfèrerais te voir…

Ouais! Je me demande si ce n’était pas seulement pour être sûr que je ne vois personne d’autre. Je voulais dire non, mais de savoir qu’il y avait aussi des nanas, ça me foutait les boules. Pourquoi ne me proposait-il pas de les accompagner à Paris? J’avais l’impression qu’il préférais me cacher. Pascal ne voulait pas que les autres sachent qu’il me voyait.

Ça m’énervait, mais c’était peut-être uniquement mon imagination. Pourquoi m’appelait-il encore? Pascal joue-t-il avec moi?

Argh, je voulais garder mes distances, mais comment faire? Si je refusais, j’allais me flinguer la tête à me demander ce qu’il fabrique. Et peut-être qu’il me proposait en premier, sachant que j’allais dire non, pour avoir les coudées franches. Chiotte, que faire? Pourtant, je ne devrais pas penser à ça. Mince, je ne devais tout simplement plus le voir.

Je lui ai dis que je devais y penser. Que je le rappellerais. Je n’avais pas l’intention de le rappeler, mais aussi contradictoirement, je savais que je le ferais. Et que je lui dirais probablement oui. Et tout ça, pour qu’il ne voit pas une autre fille. pour pas qu’il en profite pour s’amuser avec une autre fille. Je me demande si Pascal l’a fait exprès. Zut.

Et moi qui avait prévu de voir Steven demain soir! Du coup me voilà qui remet tout en question. Merde. Non, je ne pouvais pas l’envoyer balader. Ce serait comme l’envoyer dans un paquet cadeau, direct dans les bras d’une autre. Et ça, j’en étais incapable pour le moment. Par contre, s’il était avec Caroline… Il fallait que je sache si Caroline allait à Paris avec eux.


Partager cet article
Repost0

209/14 - Faute avouée à moitié pardonné?

Publié le par JaneDo

 


Lundi 28, Juillet 2014 - 209/14 - Faute avouée à moitié pardonné?

Pascal m’avait envoyé un message en fin de matinée pour m’inviter à passer la soirée chez lui. Que néni. S’il croyait que j’allais accepter de passer la soirée chez lui, après Elodie, alors il rêvait fort. Cette fois, j’avais lu ses messages, mais je n’ai pas répondu. J’ai répondu quant Pascal m’a rappelée en milieu d’après-midi. Pourquoi? Parce que si c’était le contraire, je n’apprécierais pas qu’il ignore mes appels et messages.

Pascal sait très bien, ou devrait savoir que le lundi, j’ai mon souper en famille. Donc forcément, je ne pouvais pas. De toute façon, je ne voulais pas. En fait, même si je n’avais rien, j’aurai essayé de refuser. Il faut que je garde mes distances. D’avoir autre chose était rassurant pour ne pas craquer.


Ton détaché et anodin, je lui ai demandé ce qu’il avait fait vendredi soir; s’il était sorti, etc. Pascal n’a pas mentionné Elodie. Il était resté à la maison, il faisait trop moche et n’avait pas eu envi de sortir. Pascal m’a demandé de passer alors après, quel que soit l’heure. Il est fou? Il joue à quoi? Je croyais qu’il était fâché contre moi!

Je crois que Pascal pensait que j’allais tout annuler pour lui. Ben non. Il a tenté d’insister. Je crois que c’est par méchanceté que je lui ai redemandé encore ce qu’il avait fait le vendredi. Il avait trop aisément changé de sujet. Jeeez, fou comme il m’avait embobiné. Dingue!

Pascal a dû deviner que je savais quelque chose, alors il n’a pas perdu son temps à mentir. Il a dit qu’Elodie était passée chez lui et qu’ils avaient passé la soirée ensemble. Je n’avais plus rien à lui dire. Je savais parfaitement que je n’avais rien à lui reprocher, qu’il avait fait l’effort d’appeler, même s’il devait être encore fâché, mais…

Je n’arrivais pas à digérer sa soirée avec Elodie, alors que je me morfondais dans mon coin. Alors qu’il m’avait tellement manqué. J’ai raccroché. Sans explications, sans dire au revoir. J’ai juste, raccroché.

Il a essayé de me rappeler tout de suite. Je ne pouvais pas répondre. Je n’aurai pas su lui expliquer pourquoi j’avais raccroché aussi brusquement. Pascal devait se demander ce que j’avais, il avait pourtant été honnête! C’est vrai, mais on n’avait rien à se dire. Je ne devais pas passer mon temps à lui parler au téléphone. C’est pas comme ça qu’on tire un trait sur une relation.

Il doit comprendre qu’il faudrait qu’il me laisse tranquille. Il ne doit plus m’appeler. Je ne peux pas être sa pote. Sa pote à qui il raconte ses aventures. Je ne pourrais jamais être sa pote… parce que je l’aime encore.


Partager cet article
Repost0

207-208/14 - Week-end loin

Publié le par JaneDo


Samedi-Dimanche 26-27, Juillet 2014 - 207-208/14 - Week-end loin

Steven m’avait proposé une soirée training avec des copains. Au programme; petite bouffe et films d’horreurs. Après ce que j’avais vu chez Pascal hier soir, je n’avais aucune raison de rester plantée chez moi, toute seule. Son invitation tombait à pic. Et aussi, c’était une manière de me faire pardonner d’avoir annulé hier soir. J’avoue que ses copains sont très sympas. Ils m’ont accueillie comme une des leurs.

J’ai passé une bonne soirée en leur compagnie, et presque réussi à ne pas penser à Pascal…

En quittant les copains à Steven, on a été chez lui. On avait l’intention de continuer notre soirée ciné, mais on a bavardé. Puis Steven m’a proposé de rester dormir. Il m’a promis un déjeuner gargantuesque pour le dimanche matin. Ça m’a fait sourire. De toute façon, même sans le déjeuner, j’aurai accepté. Tout pour ne pas rentrer et me languir de Pascal.

Je me suis demandée s’il allait tenter quelque chose. Parce qu’il m’a attirée dans sa chambre, me proposant de dormir ensemble, en tout bien tout honneur. Mais non, Steven n’a rien tenté. Je crois que Steven s’attend peut-être à ce que ce soit moi qui fasse le premier pas. Je n’étais pas prête à aller si loin. J’étais juste contente d’avoir de la compagnie, de ne pas être seule.

On a fleurté un peu. Enfin, plus qu’un peu. Mais je ne voulais pas aller plus loin. Je crois que j’avais peur d’être déçue. Peur de ne pas retrouver les palpitations que j’avais avec Pascal. Steven a compris que c’était peut-être un peu trop vite, alors il n’a pas insisté. Pourtant, il embrasse bien. J’ai aimé. On a dormi collé l’un à l’autre, c’était très agréable.

Le dimanche a été cool. Je me suis vue à faire presque les mêmes gestes envers lui, qu’Elodie avait eu avec Pascal le vendredi soir. Hum! Je me suis assise sur ses genoux, me suis collée contre lui dans le canapé quant on regardait la télé. L’ai laissé m’embrasser, l’ai embrassé à mon tour, comme je le faisais avec Pascal. Est-ce que c’était une trahison? Ou est-ce que j’essayais de le séduire?

J’avais coupé mon natel, et ce n’est qu’en rentrant que j’ai remarqué que Pascal avait fait une tentative pour me joindre le dimanche vers midi!

Grâce à Steven, j’avais passé un bon week-end, sans avoir eu le temps de déprimer. Pourtant, dès que j’ai passé la porte, je me suis demandée ce que Pascal avait bien pu faire. Caro avait aussi essayé de me joindre, et pour ne pas foutre en l’air le peu de sérénité que j’avais réussi à trouver, je ne l’ai pas rappelée.

Je lui ai juste laissé un message pour dire que je ne pouvais pas lui parler maintenant, mais que je l’appellerai demain. Je pourrais parié ma chemise que Caroline voulait me parler de Pascal.


Partager cet article
Repost0

206/14 - Enfin le détester?

Publié le par JaneDo


Vendredi 25, Juillet 2014 - 206/14 - Enfin le détester?

Mon natel avait eu un bug… Pendant 2 jours, je n’avais reçu aucun message. Je ne pouvais qu’appeler, et je ne m’en suis aperçue qu’aujourd’hui. Après avoir éteint et rallumé tout le bazar, ça fonctionnait à nouveaux. Mon natel a crépité pendant un bon quart d’heure. Purée, j’avais une floppée de messages... Incroyable.

J’ai voulu envoyé à tout le monde un message bref, parlant de mon bug. Là, j’ai réalisé que ma meilleure amie, Dani, devait être en Suisse, parce que, quelqu’un avait appelé depuis le numéro fixe de ses parents. Mince, j’avais rendez-vous avec Aurora.

Aurore m’avait envoyé un message pour savoir à quelle heure je pensais passer. Avant ça, j’avais des dizaines d’appels à faire. Et si Dani était là, je devais absolument la joindre avant de planifier quoi que ce soir.

J’ai donc repoussé à plus tard avec Aurore, annulé l’invitation de Maria, rappelé ma soeur, corrigé le courrier qu’elle m’avait expédié par email, annulé l’invitation de Steven d’une soirée de pop-corn et DVDs, me suis excusé auprès de mon agence en expliquant brièvement mon problème de natel.

Bref, en plein dans mes réglages expéditifs, Dani a appelé. On s’est fixé rendez-vous pour ce soir.

Après une douche rapidos, j’ai sauté dans ma voiture pour honorer mon rendez-vous avec Aurore. J’avais repoussé 2 fois cette semaine. Flûte, je n’aurai jamais dû perdre du temps à prendre une douche. Je suis tombée en plein milieu d’un bouchon phénoménale. Quoi que je fasse, c’était bloqué partout. Je suis sortie de l’autoroute avant Morges, mais c’était pour retomber aussitôt dans un autre bouchon.

La route qui me prend normalement 20mn, m’a pris plus d’1h40… L’enfer! J’ai passé à peine 20mn chez Aurora.

J’ai eu le temps de voir les petites puces chez les parents à Dani. Elles sont si adorables. Même si elle a quelques problèmes parfois avec ses parents, ce qui est plus que normal, et comme dans toutes les familles du monde, j’aime beaucoup la maman à Dani. Hihihi, Dani l’imite si bien. Ciel, elle m’a fait marché au bord du lac. Mais, bon, c’était avec plaisir. Ça faisait longtemps qu’on avait plus fait ça.

En général, j’allais la chercher à l’aéroport, on se terrait chez moi et bavardait jusqu’à ce qu’elle tombe de sommeil. Le lendemain matin, après un petit déjeuner copieux, je la déposais chez ses parents. Toujours triste que le temps passe si vite. Je l’adore et elle me manque pas mal depuis qu’elle vit en Angleterre. Mais, je suis toujours heureuse de voir qu’elle semble heureuse et comblée par sa vie là-bas.

Ensuite… arrrrh, j’ai fais une bêtise que je croyais ne plus faire… j’aurai dû rentrer tout de suite, mais tous mes chemins mènent chez Pascal...

Caroline m’a vue me faufiler dans les fourrés. Elle était là aussi. Je crois que j’aurai été plutôt soulagée de voir que Pascal n’était pas chez lui. Hélas, comme hier, il l’était, et une fois encore, pas tout seul. Cette fois, il n’était pas avec Caro, puisqu’elle était à mes côtés.

Immobile, effarée, les yeux égarés en direction des fenêtres de Pascal, le choc était presque palpable. Une déception ne suffisant pas, le cauchemar continuait et me bouffait de l’intérieur. La douleur au creux du ventre, je regardais Pascal enlacé une fille que je ne reconnaissais pas. Et il riait. Pourquoi semblait-il si heureux? Détendu? Je ne lui manquais pas du tout à le voir comme ça! Horrifiée, je n'arrivais pas à détourner mon regard de ses fenêtres.

Je ne réussissais même pas à trouver la force de bouger, de m’épargner ce spectacle qui me brisait aussi sûrement que si des vagues furieuses me projetaient contre une falaise. Pascal avait pris son visage entre ses mains, l’embrassait avec une telle tendresse, comme il l’avait si souvent fait avec moi. J’ai cru entendre mes pleurs. Je ne croyais plus être capable de pleurer. Mais, ce n’était pas moi, c’était Caroline. La souffrance de le voir cajoler une autre femme était insoutenable.

Entendre ses sanglots m’a secouée et m’a sortie de mon état hypnotique. Se soutenant mutuellement, on s’est trainé jusque chez elle. Plus moi la trainant qu’autre chose. Mince, ce que ça peut faire mal un truc aussi banal. J’étais au bord des larmes, mais je ne voulais pas pleurer devant Caro. J’étais mal à l’aise qu’elle m’ait surprise. J’ai voulu envoyer un message à Pascal, mais ça passait pas. Heureusement d’un côté.

Peut-être que Pascal se doutait que je passerais voir, et c’était dans le but de me rendre jalouse? Me faire réagir? Je n’en sais rien. Pascal était avec Elodie, chez lui. Après le choc de le voir avec une autre aussi rapidement, oui, j’avais fini par reconnaître Elodie.

Chez lui, c’était… un peu chez moi… enfin, peut-être pas. Mais, ça m’a fait mal de voir Elodie si à l’aise, se baladant chez lui, elle aussi en training. Pendant quelques secondes, j’avais cru qu’il était seul et j’avais même eu de la peine de le savoir tout seul un vendredi soir. Quelle idiote je fais! En voyant sa petite tête blonde, à la Meg Ryan, s’asseoir sur lui dans le canapé, l’enlacer, le couvrir de baisers,  mon sang s’est glacé. Si vite?

Caroline l’avait vue arriver vers 20h30. Pascal lui avait préparé à manger, et ils avaient batifolé sur le canapé du salon. Caro n’avait pas besoin de me le dire, mon imagination était assez fleurissante dans le domaine. J’avais froid. Et chaud. J’étais plus triste que triste, et j’étais horrifiée de penser qu’elle dormirait probablement chez lui.

Malgré le sale temps, Caroline et moi sommes revenus nous poster devant ses fenêtres. On espérait toutes les deux la voir partir. C’est avec soulagement qu’on l’a vue quitter les lieux peu après minuit. Pourquoi ne peut-il pas rester un soir tout seul? Pourquoi faut-il toujours qu’il y ait une poulette qui lui colle aux fesses? Pourquoi ne peut-il les envoyer pètre!

J’ai encore mal au ventre en me souvenant de tout… La douleur ne me quittera donc jamais. Pourquoi avoir été aussi stupide pour aller trainer sous ses fenêtres. Lamentable. Comment guérir si je n’arrive pas à m’éloigner de ce mec. Je ne veux plus l’aimer, plus penser à lui. Oublié tous ce qu’on avait vécu ensemble. Oublié sa voix, son corps, ses sourires, ses caresses, sa fossette, son rire… Je veux tout oublier.


Partager cet article
Repost0

205/14 - La place est libre...

Publié le par JaneDo


Jeudi 24, Juillet 2014 - 205/14 - La place est libre...

Inutile de m’étaler, je suis super déprimée. Je me suis retenue, mais j’ai vraiment failli appelé Pascal. Argh. L’appelé aurait été déposer les armes, capituler… Impossible. Ce serait perdre toute fierté. Cette fois, je dois tenir le coup, coûte que coûte. Je me suis accordée un petit accroc, j’ai été voir chez Pascal. Je voulais savoir… s’il était sorti.

Sa voiture était là, devant la maison. C’est clair qu’il aurait pu être en train de se préparer à sortir, mais il était en training. Mon coeur en folie a cogné dans tous les sens. Penser qu’il était probablement triste, et préférait rester chez lui m’a serré le coeur. Mais… pas longtemps. Pascal n’était pas seul. Ça, ça m’a fait mal.

Mais bon, d’un côté, ça allait encore, ce n’était que Caroline. Mal quand même…

Pourtant, je préférais que ce soit elle, plutôt qu’une autre… J’ai trop mal. Maintenant, elle avait toute l’espace pour prendre ma place. La place est libre! Je me demande ce qui ferait moins mal? Caroline? Ou une parfaite inconnue? J’ai l’impression d’être passée sous un tracteur. Je ne veux pas y penser.


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">