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168/14 - Excuses plates!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 18 juin 2014 - 168/14 - Excuses plates!

Equitation et touti quanti comme tous les mercredis. J’ai mis une annonce pour trouver un autre colloc. Y en a marre des excuses bidons de Tchoy. En plus, je gagne au change, plus personne pour fouiller dans mes affaires dès que je tourne les talons. Parce que ça, ça m'énerve grave.

Hihi, Pascal a deviné que je lui ai planté un lapin. Il l’a dit à Thomas qui me l’a répété ce matin; “Il pense qu’il l’a bien mérité, tu l’as fait poireauté plus de 2h au restaurant, tout seul à une table comme un con”. Oui, Pascal l’avait pas mal volé.

Thomas a demandé en rigolant ce que j’avais prévu pour la suite du programme; le bombarder de message comme il l’avait fait. Que néni. Rien. J’avais l’intention d’appeler Pascal pour m’excuser, c’est tout. Et c’est ce que j’ai fait. Bon, j’étais un peu nerveuse de l’entendre.

Malgré le lapin que je lui avais posé, Pascal a encore insisté pour qu’on se voit. Gonflé! Qu’est-ce qu’il imagine pouvoir me dire pour me faire passer la pilule! Pascal m’a donné rendez-vous ce soir. Je savais d’avance que je n’irai pas, mais j’ai accepté. Une demi heure avant le rendez-vous, j’ai envoyé un message pour annuler.

De toute façon, j’étais hyper stress, j’avais des trucs à faire. Ma petite soeur et mon frère ont décidé de partir au Liberia, et ils partent déjà la semaine prochaine. Alors je n’avais pas de temps à perdre à aller boire des verres, écouter des excuses bidons. Je n’avais pas le temps de penser à Pascal.

Je n’avais même pas le temps de lire ses messages, et encore moins de lui répondre. Je devais aussi me débrouiller pour passer chercher le T-shirt pour Thomas, demain c’est son anniversaire. Et si je trouve du temps, courir faire quelques courses pour lui préparer un bon petit dîner. J’ai invité Thomas à dîner chez moi.

Par quel mauvais tour du sort est-ce qu’il a fallu que je perde mon frère aîné, le jour de l’anniversaire de Thomas. C’est cruel. Depuis, ce jour est marqué d’une pierre noire. Mais, je ferais un effort pour ne rien montrer demain, parce que j’adore mon petit Thomas. Thomas a toujours été un vrai ami sincère. Même quant il avait une copine, il restait présent.


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170/14 - Anniv. Thomas - Ernest; déjà 2 ans!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 19 juin 2014 - 170/14 - Anniv. Thomas - Ernest; déjà 2 ans!

C’est l’anniversaire à Thomas aujourd’hui. Il ne le fêtera que samedi soir. Pascal et lui s’étaient organisés pour faire ça dans le jardin. Il paraît qu’il fera très beau. Même très chaud. Toutefois, vu qu’il tient une grande place dans ma vie, depuis que je l’ai rencontré, j’ai décidé de l’inviter chez moi et de lui faire à dîner. Il a été le premier à mettre les pieds dans mon nouvel appartement. Je m’étais grouillée de tout ranger. Il ne me reste plus qu’à finir ma chambre.

Sur le moment, je n’ai pas réalisé l’impair que je commettais… Si Pascal aurait invité Caroline en premier dans son nouvel appart, je crois que je lui en aurais voulu. Et à vie. Rien n’aurait pu réparer ça. Je n’aurai jamais accepté d’y mettre les pieds. Je me connais. Alors; “Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais”. J’avais commis une grave faute.

Maintenant, il ne me restait plus qu’à  tout faire pour le minimiser, et faire en sorte que Pascal n’en sache rien.

J’ai offert le T-shirt à Thomas et je lui ai fait un gâteau. Ça lui a fait drôlement plaisir. Le T-shirt lui va super bien; blanc, le fond du dessin, ce sont des blocs embringués les unes aux autres, couleur crème. Apparemment, Pascal pensait qu’ils iraient manger dehors et ensuite prendre un verre au Time-Out. Hé! Je l’avais invité en premier ;) Pour le dessert, j’avais fait une salade de fruit. Je l’avais déjà préparée dans la journée, je n’avais plus qu’à rajouter les rondelles de banane. J’avoue que c’était délicieux.

Thomas a fait honneur à son dîner d’anniversaire. Il a tout liquidé. Il ne restait même pas un grain de riz, ni un seul morceau de poulet, ni de salade de fruit. Il a mangé 2 tranches de son gâteau et a pris le reste chez lui. Trop fier. Il m’a dit que depuis ses 10ans, c’était la première fois que quelqu’un lui fait un gâteau. Mon geste l’a touché. Je suis contente d’avoir réussi à me faire pardonner pour les 2 dernières années où j’avais presque oublié ses anniversaires.

C’est clair que, quelque part, dans un coin de ma tête, je n’oubliais pas que mon grand frère est mort ce jour-ci… Ernest…

J’ai proposé de sortir prendre un verre dehors, mais Thomas se trouvait très bien ici. Il n’avait pas envie de croiser toute la clique. Il aimait bien les petites soirées tranquilles à la maison, à parler de tout et rien. A regarder la télé. Il n’avait même pas envi de rentrer. Il m’a parlé de sa nana. Apparemment, elle est compliquée, exigeante, et lui pose des tonnes de question, parce qu'elle veut savoir tout ce qu'il fait. Il n’arrive pas à la cerner, et pense que ça ne va pas durer très longtemps.


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168/14 - La monnaie de sa pièce!

Publié le par JaneDo


Mardi, 17 juin 2014 - 168/14 - La monnaie de sa pièce!

Wohhh! La boule à l’estomac, les mains moites, les palpitations, la tremblote, la tête à l’envers, et tout ça juste pour appeler Pascal? Pas normal. J’ai changé 3 fois d’avis, remis à plus tard plus d’une fois, “non mais t’as quel âge ma fille!?”. Après un bon café, le 12ème de la matinée, j’ai pris ma voix calme et posée, et j’ai composé son numéro.

Bon, j’ai raccroché après la première sonnerie. Je ne savais pas encore quoi lui dire, ni comment engagé la conversation. Heureusement, comme il a vu mon nom, il m’a rappelé direct après. Je n’avais plus qu’à répondre. Et cela facilitait drôlement l’entrée en matière.

  • Hé! Tu… Tu m’as appelé, mais? Raccroché dès la première sonnerie?
  • Ouais… désolée! Je ne savais pas quoi dire, et je ne savais pas si j’avais envie de te parler, ni envie de te déranger non plus. C’était une erreur, sorry.
  • Tu ne me déranges jamais! Comment ça pas envie de me parler? Une erreur?
  • On prend un verre ensemble ce soir?
  • Je sais pas…
  • S’il-te-plaît?
  • Pour que tu me plantes encore un lapin, comme vendredi soir?

Gros silence au bout de la ligne. Oui, je sais, je n’aurai pas dû parler de ça au téléphone, et certainement pas alors qu’il était au travail. J’aurai dû attendre d’avoir sa tête en face de moi. J’aurai voulu voir la tête qu’il faisait. Pascal a dit que là maintenant, au boulot, il n’aurai pas le temps de m’expliquer. Et s’excusait de devoir remettre à plus tard.

Mais j’ai insisté, tant pis qu’il soit au boulot; “Explique-moi, qu’est-ce qui s’est passé? T’as traîné au bord du lac ou quoi? Ou? Tu m’as simplement oubliée?”.

  • Non! Et oui… Enfin oui, j’ai un peu traîné. Je n’ai pas fait attention à l’heure. Et j’ai encore traîné quant j’ai ramené un gars qui joue au basket avec nous, et après c’était plus de 2h du matin. Un peu con, je sais… Et quant je suis arrivé à la maison, tu étais partie. Je suis… Oups, il va falloir que je te laisse. Je peux te rappeler vers 14h?
  • Si tu veux… Heu non, je ne serais pas… Je te rappelle. Je verrais si je peux ce soir. T’as l’entrainement?
  • Non, pas ce soir. Ok, alors à toute, d’accord?
  • D’ac.

Tu parles! Il venait de me mentir à la gueule là! Hum!!! Peut-être que je devrais le laisser s’enfoncer encore un peu plus, avant de lui donner le coup d’assommoir? Mais, est-ce que j’ai vraiment envie de le mettre dans cette position? Bah, je verrais bien. Il n’aura qu’à m’appeler. Moi, je ne le rappellerais pas. Je pense qu’il a besoin d’un peu de temps pour concocter son histoire!

Pascal n’a rappelé qu’à 15h10. Entre temps, j’avais appelé Caro pour être sûre qu’elle ne lui dirait pas que je savais, au cas où elle avait envie de lui en parler. Je voulais le laisser me raconter sa fable. Mais, Caroline n’avait pas l’intention de lui en parler, parce qu’il s’énerverait de savoir qu’elle l’avait encore suivi pour l’espionner. Donc, j’étais tranquille de ce côté là.

Je trouvais qu’il avait pris son temps pour me rappeler, alors j’ai accepté son invitation. Mais, comme lui vendredi soir, je lui ai planté un gentil lapin. Un peu plus corsé. Parce que jusqu’à la der, je lai fait m’attendre. A coup de téléphone, pour dire que j’avais un peu de retard. Mais j’étais tranquillement installée dans mon canapé, les pieds sur la table.

45mn plus tard, j’ai envoyé un sms; “J’arrive! Désolée… un truc de dernière minute. Je fais au plus vite”. Et après, plouf. 30mn plus tard, il a essayé de me joindre, ne me voyant pas arriver. 10mn après, une autre tentative. Puis un message pour savoir si tout allait bien. De plus en plus inquiet, il a demandé que je le rassure, il pouvait encore attendre, il n’y avait pas de problème.

Ça m’a fait un peu mal au coeur de lui faire ça, mais après tout, lui n’a eu aucun scrupule. J’attendrais demain pour m’excuser. Je pense que maintenant, Pascal a dû comprendre que je lui rendais la monnaie de sa pièce.


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167/14 - Sa ténacité est sa meilleure excuse!

Publié le par JaneDo


lundi, 16 juin 2014 - 167/14 - Sa ténacité est sa meilleure carte!

Jeudi, c’est l’anniversaire à Thomas, il faut vite que je lui trouve le petit cadeau inoubliable! Mais voilà, aucune idée pour l’instant. J’ai pensé l’inviter à manger, ou alors lui faire faire un t-shirt avec une inscription perso. Pour le T-shirt, il faut que je fasse le nécessaire maintenant, alors je suis passée au magasin pour le commander; “Simply The Best Man Around”, avec un dessin fait par moi en fond.

Si je trouve autre chose, je lui l’offrirais à un autre moment ou pour Noël.

Souper en famille comme d’hab. Rose avait fait de la saucisse à rôtir avec des pâtes tricolores. Kaya s’était occupée de la salade et Lilice du dessert. Bref, on a trop mangé comme d’habitude. Mon frangin est passé ce matin prendre un café avec ma soeur et moi. On a parlé du Libéria. Ils ont décidé de partir au Liberia la semaine prochaine.

Le 19 juin, cela fera 2 ans que notre frère aîné est décédé. Moi ça me fait mal encore, je n’aime pas en parler.

Pascal a continué à me bombarder de messages. Trop chou. Pour finir, je ne suis plus très fâchée. D’ailleurs, je ne me rappelle plus très bien pourquoi je lui en voulais. Après quelques minutes à me creuser la tête, j’ai retrouvé le pourquoi du comment; Pascal m’avait posé un lapin pour Elodie! Mais bon, sa ténacité vaut toutes ses excuses. Demain, je l’appellerais.


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166/14 - Sans réponses!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 15 juin 2014 - 166/14 - Sans réponses!

Samedi soir, il y avait toute la première saison de “The Walking Dead” qui repassait et Steven avait proposé qu’on le regarde ensemble chez lui. J’ai dit oui. C’est pas comme si j’avais autre chose à faire… Quoique… J’étais trop bien installée, trop curieuse, pour lâcher les jumelles que je pointais directement sur Pascal!

Pascal avait l’air ailleurs, de s’ennuyer! Peut-être que je lui manquais enfin?

Rhhh, non! Voilà que je recommençais à me faire des illusions. A me laisser avoir par son expression et me mettait  imaginer qu’il est triste. Zut. Je n’ai pas craqué et tenu jusque là sans lui répondre, sans courir vers lui, je dois rester forte. Je peux tenir. Il aurait dû y penser avant de me poser un lapin. Et pour Elodie encore. Pfff, j’étais trop bête.

Pourtant, rien à faire, je n’arrivais pas à quitter mon point d’observation. J’étais plantée sur une petite bosse, près du terrain de sport, en face de l’université. Il n’y avait personne à cette heure-ci. Les gens avaient l’habitude d’aller dans le parc vers à côté de la piscine. Bon, malgré tout, les personnes qui passaient par là me regardaient bizarrement.

Pascal était concentré sur son natel. Après avoir pianoté un moment, ti-ti-ti, mon natel sonnait. Pascal avait l’air coupable, l’air de ne pas être bien dans ses pompes. Il passait son temps à m’envoyer des messages. Il n’avait franchement pas la tête de quelqu’un qui s’amuse. Ses messages étaient de plus en plus désespéré. Il demandait où j’étais, ce que je faisais. Etait persuadé que j’allais me venger, et me demandait de ne rien faire avant d’accepter de lui parler.

En voyant le nom de Steven apparaître sur l’écran de mon natel, je savais qu’il se demandait ce que je foutais, pourquoi je n’étais pas encore chez lui. Rhhh, c’était ridicule de rester là à regarder Pascal. En même temps, je n’avais pas vraiment envie de compagnie. Mais, ça passerait mal si je n’y allais pas et qu’en plus, je ne l’avertis même pas. Rhhh. Pourquoi avoir accepté!

Ouais….. Ce n’était pas de la faute à Steven si j’étais si paumée, si mal dans ma peau…

Après m’être donnée mentalement un coup de pied au cul, j’ai réussi à laisser tomber les jumelles, et me résoudre à aller chez Steven. En chemin, j’ai changé plusieurs fois d’avis et j’ai failli faire demi-tour. J’ai été rassurée de voir que je n’étais pas la seule invitée. Il y avait 2 copains à lui. Pfff, j’avais eu peur qu’il tente quelque chose.

Lamentable, mais je me suis endormie chez Steven. Je n’ai pas entendu ses copains partir, ni réaliser que je m’étais écroulée. Je me suis réveillée dans son lit. Hier soir, je n’avais même pas regardé son appart. Sympa. Bien aménagé pour un appart de célibataire.

Dimanche, je me suis réveillée en sursaut un peu avant midi. Steven dormait à côté. Iiiiih, j’ai regardé si je portais encore mais vêtements. Ouf, oui. Donc, je crois qu’il ne s’était rien passé.

Les bras en croix, le visage détendu, les cheveux en bataille, Steven est tellement attendrissant quant il dort. Aucun cauchemar en tous cas. J’ai eu envie de lui faire un bisou. Ça l’a réveillé. Il a souri. Moi qui suit super chiante au réveil, je suis toujours émerveillée par des personnes qui se réveillent avec le sourire.

Gêné, il s’est précipité dans la salle de bains pour se laver la figure et les dents. C’était bizarre l’empêche, de me réveiller près de quelqu’un que je ne connais somme toute pas très bien. Il m’avait laissé une serviette de bains sur le bord de la cabine de douche, et j’en avais profité pour prendre une douche, alors qu’il dormait encore.

J’en avais profité pour jeter un petit coup d’oeil dans mon natel; Pascal m’avait envoyé une dizaine de message encore, jusqu’aux environs de 2h du matin.

Son dernier message disant; “Tu ne veux toujours pas me parler? Ni répondre à mes messages? Quelques mots? Sache que je suis à la maison si ça te tente… discussion… engueulade :) … Jane, saches que tu me manques… Je ne désespère pas encore… Bon, je vais me coucher, mais tu peux venir quand même (ouais, je sais que je me fais des idées!!) Je t’embrasse très fort. Pascal”.

Jeeez, Pascal n’avait pas l’habitude d’écrire d’aussi longs messages!

Steven est revenu se jeter sur le lit, en plongeant la tête dans son coussin. Il aurait aimé qu’on reste encore au lit; “Y a pas le feu, tu peux encore rester un peu, non?”. Non, je voulais rentrer. Je n’aime pas trop me retrouver ailleurs que chez moi le dimanche. C’est mon jour de farniente, de larve, dans un training pourri, mais tellement confortable. J’aime traîner sur mon canapé devant la télé tout le dimanche.

A Steven, j’ai prétendu avoir rendez-vous dans le jardin du copain de ma frangine pour dîner. Donc, je devais y aller.

Bon, j'avais bien fait de ne pas me laisser attendrir par les messages de Pascal. Caroline m'a appris qu'Elodie attendait Pascal a l'arrivée au parking du bateau. Comment avait-elle su quant Pascal arriverait au port s'il ne l'avait pas avertie, hein? Comble du comble, Pascal a fait un saut chez elle.

A la descente du bateau, Pascal a joué la surprise de la voir. Ils ont discuté un petit moment, et Elodie est repartie sans lui. Pascal a quitté le groupe 10mn plus tard, disant qu'il était crevé et qu'il rentrait. Malgré tout le cinéma qu'ils ont fait, Caroline n'a pas été dupe. Elle s'est rendue directement chez Elodie, faisant confiance à son instinct. Pascal était bel et bien chez Elodie! Encore.

Pascal avait dû parquer encore plus loin, ou peut-être le nez de sa bagnole collée dans les arbustes de l'immeuble voisin, parce qu'elle l'a vu arriver à pieds pour se rendre chez Elodie. Au lieu d'utiliser le parking visiteur de l'immeuble. Hum! Pour sa décharge, ce samedi soir là, il n'est resté qu'une vingtaine de minutes chez elle.

Caroline n'a même pas eu le temps d'aller voir vers les immeubles voisins, qu'elle l'a vu en train de retourner par le même chemin qu'à l'arrivée. Elle a juste eu le temps de se jeter dans le premier chemin qu'elle a vu, pour se soustraire à sa vue. C'était un chemin privé qui menait à une villa. Glups.

Elle a dû attendre une bonne demi heure, pour être certaine de ne pas croiser Pascal ou sa voiture. en rentrant, elle a vite été voir chez lui; il était bien rentré à la maison.


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165/14 - Gros lapin! Grosse trahison!

Publié le par JaneDo


Samedi, 14 juin 2014 - 165/14 - Gros lapin! Grosse trahison!

Consternation… 1h du matin, Pascal n’était toujours pas rentré. 2h, je commence à me sentir stupide d’être là à l’attendre, il n’est toujours pas là. Vers 1h30 du matin, Caroline est passée. Elle m’avait vue sur le canapé en train de lire, et avait vu que Pascal n’était pas là. En fait, je faisais semblant de lire, mais je n’arrivais pas à aligner 2 lignes.

Caroline m’apprend que Pascal a disparu en même temps qu’Elodie. Elle avait donc été voir chez cette dernière. Il y avait de la lumière chez Elodie, mais pas la voiture à Pascal. Donc, il ne devait pas être là. Ce devait être une coïncidence qu’ils soient partis en même temps.

Caroline s’apprêtait à quitter les lieux. Pour ne pas venue pour rien, et par soucis d’avoir bien vérifié partout, Caroline a fait le tour du quartier à pieds. Et paf! Cachée derrière l’immeuble voisin, le nez pratiquement dans les buissons… la voiture à Pascal.

Faut dire que quant elle a dit ça, mon coeur a loupé une marche. Picotement dans les joues. Si j’étais quelqu’un qui rougis, je serais cramoisi. Le rat! Alors pendant que je poireautais chez lui, comme une dinde, il était chez Elodie! Le super salaud.

Ce serait trop facile de partir sans rien dire. En rentrant, il sera soulagé de n’avoir pas à s’excuser. Il aura toute la nuit, ou tout le week-end pour inventer une bonne excuse et basta. Pourtant, je sais bien qu’il n’a pas de compte à me rendre, mais là, il m’a demandé de l’attendre, donc, il me doit une explication. Il ne peut pas agir comme ça. Pas avec moi.

C’était un grosse baffe, un coup de poing dans le ventre… Malgré la présence de Caroline, j’ai fondu en larmes. En tentant de me consoler, Caroline a aussi fondu en larmes. Reniflant et hoquetant, on a pleuré comme des madeleines, en silence, dans les bras l’une de l’autre.

Mes larmes ont cessés, quant j’ai pensé qu’on aurait l’air complètement stupide, si Pascal rentrait tout à coup, et nous trouvaient comme ça.

Je ne savais pas quoi faire. Caroline me conseillait de l’appeler, ou même, de passer chez Elodie le chercher. Non, non, je ne pouvais pas faire ça. Je ne voulais pas. Finalement, j’ai tenté de l’appeler, seulement pour lui demander où il en était, s’il pensait bientôt rentrer. Je n’aurai jamais dû! Pascal ne m’a pas répondu. Le fait qu’il ne réponde pas à mon appel m’a bousillé.

J’ai lui ai envoyé un message pour dire ce que je lui aurais dis au téléphone. Rien. Pascal n’a pas répondu à mon message. Cette fois, c’en était trop. Je ne pouvais pas rester ici comme une conne. S’il ne rentre que le lendemain, ou au matin, je serais détruite. Je risquerais de crier, lui faire une scène ou pleurer. L’un ou l’autre, c’était pas possible.

Toujours au bord des larmes, je me suis réfugiée chez Caroline. On a encore pleuré. Elle m’a raconté la soirée au bord du lac; Pascal n’avait pas l’air d’être plus avec Elodie que ça, il a passé presque toute la soirée avec ses potes. Il a joué, beaucoup discuté et rigolé avec ses copains. Bien sûr il avait parlé avec Elodie, mais cela n’avait rien de privé. Il y avait tout le monde autour. Donc, Caroline ne s’était doutée de rien.

Quant elle l’avait perdu de vue, elle a cru qu’il s’était absenté, peut-être pour aller à sa voiture chercher des clopes par exemple. Après plus d’une demi heure, ne le voyant pas revenir, elle s’est doutée de quelque chose. Elle savait où il était parqué, et sa voiture n’était plus là.

Avant de partir de chez Caroline, j’ai été voir chez Pascal. Il n’était toujours pas rentré. C’était déjà 2h du matin…

J’ai eu beaucoup de mal à dormir, impossible d'arrêter de pleurer. Je me sentais si malheureuse. Déjà, parce qu’à peine rentrée, Pascal a essayé de m’appeler. Il venait sans doute de rentrer lui aussi. Je n’ai pas pu lui répondre, j’aurai pleuré au téléphone. Je trouvais que ce qu’il a fait, sa manière de m’avoir traité ce soir, vraiment vache et méchant. Ça me faisait trop mal.

Droit derrière, il m’a envoyé messages sur messages, pour s’excuser. Pour me demander de lui répondre. Il voulait me parler. Mais diantre, pour dire quoi??? Qu’est-ce qu’il pouvait bien inventer pour justifier ce soir??? Il m’avait planté un sale lapin, un gros lapin. Et pendant ce temps, il culbutait Elodie! A partir de là, je vois pas ce qu’il pouvait bien dire.

Dès le matin, Pascal a recommencé avec ses messages; il était désolé d’être rentré si tard, il s’excusait de n’avoir pas vu que j’avais essayé de l’appeler qu’à la maison, il n’avait plus de batterie (wahhh, celle-là est vachement connue comme excuse!!!), il n’avait pas vu l’heure, qu’il voulait me voir, qu’on pouvait aller manger un truc ensemble et parler. Que je pouvais au moins lui laisser l’occasion de s’expliquer, que j’en avais rien à foutre…

Bref, ça a continué comme ça durant des heures. J’étais bien trop blessée pour avoir envie de l’entendre ou de lui répondre.

Pascal me disant que cet après-midi, lui et quelques copains allaient faire du Delta, au même endroit où je l’avais accompagné l’année passée. Il me demandait de le rejoindre… Sinon, il pensait être à la maison vers 18h, alors si je préférais, on pouvait se retrouver à la maison… Ben voyons!

Gonflé! Après ce qu’il avait fait hier soir! Il pensait vraiment que j’allais avoir le coeur de me pointer devant tous ses potes?! Tsss, franchement! Ses potes??? Ses potes qui savaient sans doute où il avait passé la nuit!!! Non mais! Et l’attendre à nouveau comme une cloche chez lui?! Surement! Bien sûr, je n’avais rien d’autre à foutre!

Après sa journée au grand air, il a recommencé le harcèlement en essayant de me joindre, comme je ne répondais pas, il suivait par des dizaines de sms. Rien de nouveau; il regrettait, il voulait me parler, je lui manquais, répond moi… Ouais! Il n'avait qu'à continuer à regretter, ça ne pouvait plus rien y changer.

Le moral en dessous de zéro, j’ai continué à vider mes cartons, faire la lessive. En début d’après-midi, j’était passée chercher Kaya pour la raccompagner à Lausanne. Elle avait été tondre le gazon chez Carmine pour se faire de l’argent de poche, pour recharger son natel. Elle avait rendez-vous avec Alizée et des potes, qui dormaient chez elle.

Pascal m’a dit que ce soir, ils seraient sur le bateau, que je devrais aussi venir. Pfff… que nenni. Pas question. Caroline ne pouvait pas résister à l’envie d’y aller. Tant mieux, elle pourrait me tenir au courant.

J’avais emprunté déjà depuis un moment les jumelles à une copine. Sachant à peu près où Thomas avait l’habitude de jeter l’ancre du bateau, j’ai pu aller guigner pour voir comment Pascal se comportait… Ce n’était pas difficile de trouver un petit coin tranquille, et depuis ma voiture, je pouvais tout voir, comme si j’y étais.


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164/14 - La Frontière!?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 13 juin 2014 - 164/14 - La Frontière!?

Vendredi soir… Début du week-end. Samedi et dimanche congés, donc on peut faire la fête jusqu’au matin. Une grosse angoisse accompagne souvent le début du week-end pour moi. Surtout quant je ne sais pas ce que fait Pascal ou si je vais le voir ou pas. La tension de savoir qu'il va faire pleins de trucs, s'amuser, rire, danser, peut-même faire les yeux doux à une autre... faire l'amour à une autre que moi, et c'est le délire dans ma tête.

On s’est parlé au téléphone avant midi, et il ne m’a pas dit qu’après le boulot, il allait au bord du lac pour jouer au basket avec ses potes. Je l’ai su par Thomas. Ce qui fait que, je ne suis pas sûre qu’il y va ou non. En tous cas, il ne m’a rien proposé… Je crois qu’il cherchait à savoir si je n’étais pas dans ses pattes ce soir! Je ne sais pas si je dois m'incruster ou au contraire, rester en retrait. Invisible. Si je finis par lui manquer, il m'appelera?

Thomas n’avait pas pu sortir le bateau, parce qu’il n’y avait pas d’endroits où l’amarrer sur ce bout de lac. Bien sûr, Thomas m’en a parlé, c’était comme une invitation, mais je ne savais pas si j’irai ou non. J’aurai voulu que Pascal me le demande. Caro a demandé qu’on y aille ensemble, mais comme je me sentais indésirable, j’ai hésité.

Mais est-ce que je fais bien de ne pas me montrer? Ou ne finirait-il pas plutôt par s'habituer à ne pas me croiser? Arhhh, je flippe!

J'ai essayé d'aller voir au bord du lac. Pour ne pas avoir l'air trop idiote, j'avais embarqué mes affaires de plage, au cas où je croisais quelqu'un. C'était trop délirant, j'avais les boules et un gros noeud à l'estomac. J'aurai pu appeler Caroline, ou même Thomas et débarquer. Mais, ce n'était pas ce que je voulais. Je voulais le voir de loin. Voir s'il était là. Comment il s'amusait. S'il était dans son coin avec ses potes, je pense que j'y serais allé.

Mais j'ai rapidement fait demi-tour après l'avoir aperçu en train de jouer au basket à torse nu. Iïïïïah, trop... mignon. Rouge, j'ai filé en vitesse. Il faisait encore jour, et quelqu'un aurait pu me voir. Là, ç'aurait été la honte totale. J'ai fait semblant de recevoir un appel, et j'ai planté mon natel sur l'oreille en faisant mon replis vers ma voiture. C'était pour le cas où on m'aurait vue. Et j'ai roulé au hasard en attendant que la nuit tombe.

Dans mon périple sur les routes, alors que j'attendais qu'il fasse nuit, je me suis rendue compte que j'aurai l'air tout aussi bizarre, la nuit, toute seule près des buissons, à regarder les gens sur la plage!!!! Vraiment zarbi! Comment faire? Ou pire, je pourrais me faire agresser et avec tout le bruit sur la plage, personne n'entendra mes appels au secours! Dingue! L'angoisse de ne pas savoir comment faire pour observer de loin me bouffait la tête. Il ne me restait plus qu'à, soit rentrer, soit les rejoindre sur la plage.

J'ai attendu la nuit, et je suis revenue roder sur la plage. Impossible de rester, il y avait trop de monde un peu partout. J'aurai préféré qu'ils soient dans leurs jardins, que je connaissais par coeur. J'aurai su où me mettre sans qu'on ne puisse m'apercevoir. Ou même simplement monter chez Thomas et attendre. De là, j'aurai eu une vue plongeante. Et si quelqu'un serait venu, je serais descendue les rejoindre, comme si je venais d'arriver.

J'ai été obligée de battre en retraite, toujours pas décidée à aller les rejoindre.

D'après ce que j'avais pu voir, Pascal semblait avec ses potes, ils jouaient au basket. Le groupe s'était installé près du terrain et Julien s'occupait des grillades. J'ai eu le temps de voir Elodie lui donner un coup de main tout en encourageant les garçons sur le terrain. J'ai aussi aperçu Caroline, qui discutait avec un des copains, tout en regardant le petit match.

De retour à ma voiture, j'ai tenté d'appeler Pascal. Je savais qu'ils faisaient une pause, donc il entrendrait mon appel. Mais, grosse déception, il n'a pas répondu. Nerveuse, nouée, presque tremblante après une hésitation, j'ai résolu de le rappeler. Il n'avait peut-être pas entendu la première fois. Rien. Il ne répondait toujours pas. La honte. La rage aussi.

Il n'avait peut-être pas envi de me répondre? Les larmes commençaient à envahir mes yeux, et j'avais l'air stupide, dans ma voiture, plantée au milieu du parking. Complètement ridicule. D'autant plus, qu'il y avait du monde qui circulait dans le coin et beaucoup me regardaient bizarrement. Se demandant sans doute ce que je fabriquais là depuis plus d'une demi heure.

Enfin, alors que je venais d'entrer sur l'autoroute, Pascal a rappelé. La poisse. Il fallait que je lui parle. Alors, j'ai répondu en lui demandant d'attendre 2 secondes. Le temps de me mettre sur la bande d'urgence.

Pascal m’a demandé ce que je faisais, pourquoi je n’étais pas là. Alors, j’ai joué la carte de la vérité. Je lui ai dis que j’étais venue, mais je n’avais pas osé les rejoindre, parce qu’il ne m’avait rien proposé quant on s’était parlé au téléphone. Il m’a dit que j’étais un peu idiote, et m’a demandé de me ramener.

J’avais les yeux rouges, j’avais pleuré… Je ne voulais pas me montrer devant tous les autres après tout ce cinéma. En fait, je me sentais de trop!

Alors gentil comme tout, Pascal m’a demandé si je préférais qu’on se retrouve plus tard chez lui. J’ai accepté, le coeur rebondi de joie. Il ne serait probablement pas rentré avant minuit, voir 1h du matin, mais qu’importe.

Mais une fois que j’ai raccroché, je me suis demandé si j’avais bien fait de lui dire la vérité, et aussi, d’avoir accepté aussi facilement de rester en retrait. J'étais bête d’avoir accepté d’aller l’attendre chez lui, alors que je pouvais le rejoindre sur la plage et m’amuser comme tous les autres.

Je dois être un peu stupide, pas très fûte fûte! Finalement, je lui laissais le champ libre, et comme une conne, je m’enfermais chez lui à attendre pendant des heures. Quelle cruche!

Et voilà comment on se gâche une belle soirée... Je dois être une spécialiste pour ça. Pourquoi je n’avais pas accepté la proposition de Caroline, et simplement rejoindre tout le monde, tout simplement! Je ne me sentirais pas aussi perdue! C'était en plus de ma faute si j'en étais là!!!


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163/14 - Sans moi!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 12 juin 2014 - 163/14 - Sans moi!

Par Caroline, je sais que, ce soir, Pascal était quelque part, sur une terrasse, avec des copains et copines... Parmi ces fameux copains, il y avait Paul. Et du côté des copines, pas de Maud, mais Elodie, et bien sûr Caroline. Apparemment, elle n’avait pas été conviée à se joindre au groupe, mais, comme un cheveu sur la soupe, elle s’était imposée.

Je n’avais reçu de lui, que des messages vagues; des coucous, des bisous, sans plus. Pas d’invitation, pas de propositions, pas de “j’ai envi de te voir”. De Steven non plus, pas grand chose.

Steven avait fini par m’envoyer un petit message, qui me demandait de l’appeler quant je voulais, si je voulais. Vexée de n’avoir pas reçu de nouvelles pendant 3 à 4 jours après notre baiser de l’autre jour, j’avais décidé d’attendre aussi 3 jours avant d’agir. Après tout, j’étais pas mal occupée avec tous les rangements à faire dans mon appart.

L’air de rien, le premier qui foulera ma porte d’entrée de toute l’équipe, ne pourra être que Pascal. Dans mon coeur, je sais que personne d’autre n’aurait le droit d’être la première personne à venir chez moi. Même pas Caroline, une bonne copine pourtant. Qui m’invite souvent chez elle.

Aujourd’hui, j’ai donc appelé Steven. Tout comme lui, je ne me suis pas excusée de ne pas l’avoir appelé plus tôt.

Steven m’a avoué qu’il n’aurait jamais osé me rappeler, si je ne l’avais pas fait, après son message. Il n’avait déjà pas osé me rappeler après ce baiser inattendu. Il s’était jugé un peu gonflé d’avoir osé m’embrasser, alors qu’il savait parfaitement que j’étais amoureuse de Pascal.

En rigolant, Steven m’a dit qu’il ne savait pas pourquoi il en faisait tout un fromage, pour un simple baiser. Ça n’engageait aucun de nous. D’habitude, ce genre de chose ne le perturbait pas plus que ça. Mais peut-être, sachant que ça pourrait éventuellement m’avoir gênée, que j’aurai pu penser qu’il essayait de remplacer Pascal.

Comme je ne l’appelais pas, il a pensé que je lui en voulais peut-être. Alors, il a pensé au message, et a attendu un signe. Si je ne l’avais pas appelé, il aurait tout fait pour m’éviter, pour masquer sa honte. Il n’avait pas le culot de se comparer à Pascal.Toutes ces explications m’ont fait sourire.

Effectivement, j’étais contente de savoir que ça ne m’engageait à rien. Contente aussi, qu’il n’en ait parlé à personne. Je ne lui ai pas caché que, le fait qu’il ne donne pas de nouvelles après ce fameux baiser, m’avait quelque peu “assommée”. Cela ne se fait pas d’embrasser une fille et ne pas la rappeler. Cela pouvait faire penser qu’il regrettait, qu’il n’avait pas envi de poursuivre.

On était tous les deux mal à l’aise à ce point de la discussion. Steven m’a proposé de prendre un verre et d’en discuter face à face, au téléphone c’était plutôt gênant; “à moins que tu n’aies pas envie de me revoir…?”. Ridicule. Pourquoi? Parce qu’il m’avait embrassée? C’était un baiser tout à fait gentil. Délicieux même.

Il ne pouvait pas le savoir, mais Steven m’avait redonné de l’espoir… Et drôlement remonté le moral.

J’ai accepté qu’on prenne un verre ensemble, mais je ne savais pas quant. Je lui ai raconté que j’étais en plein déménagement et que j’étais un peu submergé de cartons. De cartons à vider, ranger. Bref, en plus, je détestais carrément ça, alors ça me stressait un peu. Les seules pièces plus ou moins visibles étaient le salon et la salle de bains, mais j’étais loin d’avoir terminé.

Steven a proposé son aide! Son aide pour faire quoi? Il ne pouvait pas choisir où va quoi sans que je le lui dise, ni ranger mes petites culottes à ma place? Non, je n’avais besoin de l’aide de personne en ce moment. Peut-être plus tard pour percer les trous et pendre les tableaux. J’ai donc gentiment décliné son offre.

Après le coup de fils de Caroline, je me suis demandée si je n’aura pas dû accepter l'invitation de Steven, et, me rendre sur la même terrasse que Pascal…

Puis zut, non. Autant rester dans l’ombre. S’il voulait me voir, il n’avait qu’à m’appeler. Mais peut-être que je devrais me montrer, sinon, Pascal finira par m’oublier? Par prendre l’habitude de ne pas me voir, l’habitude de vivre sans moi? Rhhh, gros dilemme!

Le soir, j’ai eu envie de voir Pascal… de loin… Il n’était plus sur la terrasse où il se trouvait en début de soirée. Normal. Mais où pouvait-il être? Chez lui? Pour le savoir, vu que Caroline est toujours la mieux informée, je l’ai appelée.

Elodie… Pascal était chez Elodie… Il avait dîner plus tôt avec Elodie, en tête à tête…

Mes mains me démangeaient,  et la vue de mon natel m’obsédait, j’avais la folle envie d’appeler Pascal. Est-ce qu’il se précipitera pour venir me voir? Ou fera-t-il semblant de ne pas voir mes messages ou mes appels? La laissera-t-il tombée pour moi? Ou moi pour elle?

J’ai fini par me raisonner. Pourquoi l’appeler maintenant, là? Parce qu’il était avec une autre femme? Ce ne serait pas très correct. Il fallait que j’arrête ce cirque infernal. Je ne pouvais pas admettre qu’il voit qui il voulait et ensuite l’appeler chaque fois que j’apprenais qu’il était avec une autre! Il fallait que je sois forte; c’était normal qu’il fasse des choses sans me le dire, et sans moi, qu’il sorte sans moi…

Je n’avais plus qu’à attendre ce week-end pour savoir si je le verrais… Après j’aviserais… En attendant, il fallait que je me dépêche de ranger et de tout mettre en place chez moi.


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162/14 - Colloc!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 11 juin 2014 - 162/14 - Chercher 1 autre colloc!

Mercredi, course comme d’habitude pour ma petite chérie; l’équitation à 13h, le répétiteur de Math à 16h.

Tchoy avait promis de me donner sa part de loyer aujourd’hui. Evidemment, il était aux abonnés absents. Evidemment, il m’a servi encore une excuse pour dire qu’il n’avait pas reçu son salaire. Ça commence à me taper sur le système.

Lui courir après tous les fins de mois, ça ne me dit rien. Pas envie de recommencer le même cirque qu'à l'autre appart. Je pense que je serais bien inspirée de me mettre à chercher un autre colloc.


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161/14 - Alone in Love!

Publié le par JaneDo


Mardi, 10 juin 2014 - 161/14 - Alone in Love!

Hahhh, ça commence à prendre forme. Mon appart ne ressemble bientôt plus à un champ de bataille. Maintenant, je pourrais éventuellement inviter Pascal chez moi. Sauf qu’il y aura Tchoy! Peut-être lui demander d’aller faire un tour??? On verra. Ce n’est pas pour tout de suite, j’ai encore beaucoup de rangement à faire..


Quoique, hier, Pascal a préféré passer un moment avec moi, la journée, et réserver sa soirée à cette vulgaire connasse de Maud. Ça m’a un peu bousiller le moral. Le soir d’avant, à son retour, il avait vu Caroline. Il ne m’avait même pas appelée, comme promis. Et voilà que le lendemain, on mange ensemble à midi, et le soir, alors qu’il a plus de temps, il choisi de l’accorder à Maud.

Je ne voulais pas être furax, ni lui en vouloir. Au moins, on s’était vu un moment. Peut-être que je devrais m’alarmer, ou alors attendre? Attendre quoi? Que les choses se tassent? De lui manquer? Je voudrais tant lui manquer! Je voudrais qu’il cherche à me voir, pas que ce soit moi qui soit la seule à le vouloir.

Que faire? Peut-être que j’ai tord d’attendre de voir venir? Je devrais peut-être ruer dans les brancards? Non. Je pense que ce serait une mauvaise idée. Peut-être que je suis la seule de nous deux à avoir les poils au garde à vous, quant je l’entends ou le vois! La seule à être encore follement amoureuse!!! Alone in Love?

Rendez-vous ce soir chez ma frangine; Crissia a un produit pour maigrir à présenter. Révolutionnaire il paraît. Je n’y crois pas. En fait, c’est juste un système multi-level et elle recherche des personnes pour faire la même chose qu’elle. Genre “Tupperware”. Je me vois mal passer mes soirées à organiser des réunions avec des bonnes femmes ennuyeuses, à boire du thé et discuter vente! Rien que d’y penser, ça me fait froid dans le dos.

Mais, je me suis vue obligée de prendre le rôle du cobaye! Et me voilà, après avoir mangé une salade Thaï que Tchoy avait préparé, sur la demande de ma frangine. J’ai dû avaler 1 litre 1/2 d’eau, et attendre 45 minutes avant de pouvoir enfin avaler un bon café. Il y avait aussi Alicia. Rhhh, longue soirée.


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