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191/14 - Coloc et son petit copain PD

Publié le par JaneDo


Jeudi, 10 Juillet 2014 - 191/14 - Coloc et son petit copain PD

Jeudi, j’avais des courses à faire. Ma puce m’a accompagnée. Tchoy a voulu que je lui prête ma voiture. Pas envie. J’ai préféré faire le chauffeur. Je l’ai donc balader à travers Lausanne. Il a proposé qu’on mange un truc chez Donato. J’avais d’autres plans.

A ma grande surprise, Pascal m’avait proposé de prendre un verre après la natation, avant de rejoindre les amis au Time-Out. Hélas, j’avais déjà des plans; je mangeais avec ma frangine et ma nièce. Cela avait été décidé ce matin au café.

En plus, j'avais un truc que je voulais demander à Pascal depuis samedi soir... mais voilà, je ne me rappelle plus quoi! Je savais que c'était important. J'aurai dû le noter dans mon natel. Quelle poisse.

Je sais que Séléna et ses copines me surnomme "Madame Robinson", mais je ne crois pas que ce soit ça. Cela ne concerne pas non plus cette "Paula".

Le petit copain de mon coloc, Mario, est arrivé dans la journée. J’ai donc réalisé qu’il était pédé. Beurk, un fouilleur de trous de balles. Maintenant, je lave tout 2 fois plus. Avant même de me poser sur les chiottes, je désinfecte tout, même les poignées de portes. Cela me dégoûte, et je ne comprends pas ce genre de chose.

Maintenant, je comprends pourquoi son frère n’avait pas voulu de lui dans son appart à Romont. Et aussi pourquoi il n’avait pas voulu partager la même chambre. Son petit copain repart dimanche. Il n’a pas vu son frère, ni personne, pendant le séjour de son minet.


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187/14 - Les Jours d’Après!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 6 Juillet 2014 - 187/14 - Les Jours d’Après!

Il faisait un temps de merde, mais j’adore. On a passé tout le dimanche à flegmarder, c’était super. Pascal avait fait un petit feu de cheminée, il sait que j’adore ça. Ce dimanche était une des journées les plus chouettes que j’avais eu depuis très longtemps. J’aimais être en sa compagnie, je ne m’ennuie jamais.

Chaque bisou, chaque câlin, sourire, rire, me transportait au paradis. Pendant que Pascal prenait sa douche, je n’ai pas pu m’empêcher de fouiller dans son natel. Pourtant, depuis hier, il l’avait mis sur silence et ne vérifiait que rarement ses messages.

Séléna proposait à Pascal de déjeuner avec elle et ses amis au Brunch. Petit bistro près du port à Rolle. Pascal n'avait pas répondu.

Pascal recevait beaucoup de messages de nanas, il y avait quelques rares messages de ses copains. D’après son historique, ses copains et lui, préféraient le contact direct, les filles préféraient les sms. Pascal ne répondait presque jamais. Il appelait certaines, notamment Caroline. Il avait une conversation de plus de 20minutes avec, une certaine Paula, d’après son répertoire. Qui était-ce? J’ai noté le numéro. Je ferais ma petite enquête.

Après ce week-end de rêve, j’ai eu quelques nouvelles de Pascal, mais rien de bien concluant. Il m’avait proposé de dîner avec lui lundi soir, mais je ne pouvais pas. J’avais mon dîner en famille. Je suis sûre qu’il le sait très bien. Alors, je me suis demandée s’il ne m’avait pas invitée, sachant d'avance que j’allais refuser.

Lundi, on a fait le dîner chez Carmine. Comme d’hab, on a failli se prendre la tête. Je me suis retenue, parce que ce ne serait pas sympa pour ma frangine. Mon petit frère était là aussi, il en a profité pour demandé à Markus de venir, étant donné qu’il est en vacances. Mon petit bonhomme aura 12ans, le 16 juillet! 12ans déjà que je l’ai vu naître! Dieu que le temps passe vite.

Mardi, j’ai passé l’après-midi avec Roméo. Il part demain au Portugal chez sa marraine. J’ai travaillé sur l’album. J’ai été obligée de manger avec eux, Roméo avait tellement insisté. Argh, encore un soir à rentrer après 22h.

Maintenant, ma puce est une Gymnasienne, ce n’est plus une écolière. Mercredi, malgré les vacances, elle a voulu continuer ses cours d’équitation. Alors mercredi, on a été au manège, comme tous les mercredis.


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186/14 - Séléna encore? comme moi 6 ans plus tôt? (3)

Publié le par JaneDo


Samedi, 5 Juillet 2014 - 186/14 - Séléna encore… comme moi 6 ans plus tôt…

Samedi - (de midi à minuit)

Pascal m’avait dorloter comme s’il avait été heureux de me voir devant sa porte hier soir. Comme si je lui avais fait la plus merveilleuse des surprises. Je suis sûre qu’il n’avait rien oublié à propos du coup avec Steven, mais il n’en a rien laissé paraître. Tendre, amoureusement, il m’a fait l’amour comme si j’étais la seule femme sur terre qu’il désirait plus que tout.

On s’est réveillé vers midi. Pascal m’avait préparé un plateau déjeuner, et l’odeur du café frais moulu m’a tirée du sommeil. Je crois que je rêvais que j’étais dans un champs de café et que le soleil brûlait les grains de café, et que l’odeur m’enivrait! Ciel, comment supporter de vivre sans lui, il était tellement merveilleux.

Qui aurait pensé à me préparer un petit déjeuner au lit alors qu’on était fâché? Que je l’avais pris au dépourvu en débarquant chez lui hier soir? Alors qu’il aurait sûrement préféré être ailleurs? Avec quelqu’un d’autre?

Mes petits démons sont revenus à la charge, trop curieuse, je n’ai pu visser ma langue au fond de mon palais… J’ai demandé à Pascal où il allait quant je suis arrivée. Heureusement que j’étais revenue sur mes pas, sinon, il aurait passé la nuit chez Caro.

  • Hum… j’allais faire un tour…
  • Un tour?
  • En fait, j’espérais avoir la chance de te retrouver…
  • Pas vrai… En fait, tu allais chez Caroline…

J’ai baissé les yeux, je ne voulais pas voir son expression d’avoir été démasqué. Pris au piège. J’étais triste qu’il me mente aussi effrontément. Comment lui dire que j’avais lu son message à Caroline? Que ce matin, j’avais fouillé son natel pour savoir à qui il avait écrit en cachette hier soir. Il m’avait proposé un chocolat chaud. J’avais trouvé ça adorable, mais en fait, c’était pour pouvoir s’isoler et écrire à Caroline.

Quant je l’ai chopé sur le pas de sa porte, emmitouflé dans son parka, il partait chez Caroline. Dans son message il lui disait tout de go, que je venais d’arriver, qu’il ne pourrait donc pas venir, qu’il espérait qu’elle dormait et ne se faisait pas de souci, Séléna n’était plus là.

Touchant! Constat amer; Pascal ne se donnait pas autant de peine pour me rassurer!

  • Oui c’est vrai. Elle se faisait tout plein d’idées. Je ne sais pas comment elle a su que Séléna était ici… heu…

Glups! Il venait de lâcher une info qu’il n’avait pas souhaité partager! Ha! Ha! Je le savais, mais j’étais obligée de le garder pour moi, mais là… Il me tendait la perche!

  • Séléna?
  • Argh… Un contre-temps malheureux, il y a pas grand chose à dire sur celle-là. Elle a débarqué et j’ai dû la mettre à la porte. Caro a dû la voir ici et penser que je l’avais invitée ou je ne sais quoi. Elle m’a téléphoné en pleurs, alors je voulais juste passer la rassurer. Et, j’ai pensé que peut-être qu’elle savait où tu habitais maintenant. Si non, je pensais passer chez Steven, Layne et si je ne te trouvais pas, si je serais tombé sur Steven, quitte à le réveiller et passer pour le dernier des cons, je lui aurai demandé ton adresse.

Je ne savais pas si je devais le croire, ou faire semblant. Aujourd’hui, spécialement aujourd’hui, je ne pouvais pas pousser trop loin jusqu’à ce qu’on finisse en prise de tête. Bizarrement, Pascal semblait absolument sincère.

  • Bref, c’était mon programme… parce qu’aujourd’hui, c’est comme un anniversaire, j’avais besoin de te voir. Même si on était en froid et tout… ça pouvait attendre demain! Ou la semaine prochaine!

Pascal venait de m’achever. Alors il s’en rappelait? Ça me touchait profondément. Il n’avait pas oublié. Je comprenais mieux alors pourquoi il avait mis cette Séléna à la porte. Cela semblait correspondre, et s’il mentait, alors diantre, il le faisait drôlement bien. Et j’appréciais l’effort. Je me suis jetée dans ses bras.

Encore toute tremblante, le corps épuisé, je me suis lovée contre lui. D’une main, il me caressait la tête tout en me couvrant de petits bisous partout. Je l’adore tout court.

On a discuté pour savoir si on sortait ou non. En fait, c’est moi qui voulait sortir, Pascal n’y tenait pas. Avec le recul, je comprends pourquoi il ne voulait pas. Se montrer ensemble aurait pu faire penser qu’on était à nouveau en couple, que tout était redevenu comme avant. Ce qui était loin d’être le cas.

Pendant la soirée, Pascal avait consulté son natel à plusieurs reprise, étant donné qu’il l’avait mis sur silence. Je sais qu’il avait des messages de Caroline. Probablement d’Elodie aussi. J’ai préféré ignoré son geste; le voir regarder son natel et lire ses messages. Lui, ne s’est pas caché, mais n’en a pas parlé non plus.

On a passé une soirée tendre et détendue, occupé à combler les brèches qu’on avait creusé depuis quelques temps. Pascal semblait aussi heureux que moi de ces retrouvailles, de ce petit moment volé. Perdue dans le vert de ses yeux, j’ai apprécié avec gourmandise chaque seconde.

Vers 20h, Thomas est passé pour savoir si Pascal sortait. Il a eu l’air heureux de nous voir ensemble. Il m’a prise dans ses bras et fait tournoyer, après m’avoir planté des bisous sonores sur les deux joues. Il s’est vite éclipsé pour nous laisser profiter de notre soirée.

21h, gonflée, Séléna s’est pointée chez Pascal. Elle avait tenté de l’appeler à plusieurs reprises, comme il ne répondait pas, elle avait décidé de passer voir s’il sortait. Elle aussi. Séléna voulait l’invité à sortir en tête à tête, prendre un verre sur Rolle. Elle avait rendez-vous avec des amis à elle, et espérait qu’il accepterait de l’accompagner.

Pascal l’a laissée raconter son histoire, toute guillerette. Comme hier, il lui barrait le passage. J’espérais que comme hier, elle se glisserait à l’intérieur. Je m’étais éclipsée dans la cuisine pour préparer du café, et surtout, pour qu’elle ne me voit pas. En tous cas, pas tout de suite. Et j’espérais lui faire la surprise de me trouver là.

Comme je m’y attendais, elle s’est glissée sous son bras pour entrer. Toute fière, sûre d’elle, elle s’est tournée vers Pascal, persuadée qu’il était du genre à aimer se faire courir après, et qu’elle avait marqué des points. Je suis alors sortie de la cuisine, en training, 2 tasses de cafés à la main. Séléna a paru choquée. Surprise et choquée.

Sans se démonter, comme si la situation était tout à fait normale, Pascal m’a lancé un sourire, et a dit qu’on avait décidé de passer une soirée tranquille, à la maison. Qu’avec ce sale temps, on n’avait aucune envie de sortir.

Séléna avait perdu son sourire conquérant. Son regard allait de l’un à l’autre. Elle a récupéré son sac, qu’elle avait jeté négligemment sur un des fauteuils. Je lui ai souri, même si j’aurai plutôt voulu lui jeter mon café à la figure. J’ai posé les café sur la table, et me suis assise devant la collection de DVDs de Pascal pour choisir les films que j’avais envie de voir.

Je leur tournais le dos, mais j’avais les oreilles aux aguets… Dans la vitre de l’armoire à DVDs, je pouvais aussi les voir.

Séléna s’est approchée de Pascal et en me désignant de la tête, lui a demandé; “C’est ton ex, non? Pourquoi elle est là?Vous étiez en froid, non?”. Pascal a froncé les sourcils en secouant la tête, comme s’il ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire. Séléna a aussi secoué la tête et a jeté un regard dans ma direction comme si elle comprenait qu’il avait une charge sur les bras; “Ben, appelle moi quant elle sera partie ok?”. Elle avait dit ça assez fort pour que j'entende. En passant, elle lui a caressé la joue.

Jeeez, est-ce qu’elle croyait vraiment que Pascal la rappellerait? Est-ce que son petit manège avait déjà fonctionné sur quelqu’un? Elle est drôlement gonflée! Elle me donnait des envies de foutre mon poing dans sa tronche.

L’empêche que Pascal avait vu ses appels et ses messages. Si je n'avais pas su ce qui c'était passé hier, je crois que j'aurai foncé tête baissé dans un crise. J'aurai gâché notre soirée, et je me serais sûrement tirée verte de jalousie, par les sous-entendus qu'elle avait laissé plâner en partant; "appelle moi quant elle sera partie..."! Non mais!

Pascal savait qu’elle risquait de passer, elle le lui avait clairement fait comprendre dans ses messages. Alors, pourquoi n’avait-il pas tenté de l’en empêcher? Pour provoquer ma jalousie?


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186/14 - Séléna... Comme moi 6 ans plus tôt? (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 5 Juillet 2014 - 186/14 - Séléna - Comme moi 6 ans plus tôt… (2)

Samedi - (de 3h du matin à midi)

Pascal se tenait en plein milieu de la porte, une main sur le montant, l’autre tenant la porte, prêt à la fermer. Ce qui ne laissait pas beaucoup de place pour passer, et signifiait clairement qu’il n’invitait pas la visiteuse à entrer. Peut-être que j’aurai dû bondir hors de ma cachette? Avant que j’ai eu le temps de peser le pour et le contre, la miss s’est glissée sous son bras, pour faire irruption dans son salon.

Elle était bien plus jolie que je ne l’avais pensé, ce qui m’a causé un petit pincement au coeur. Je crois que j’ai aussi pensé qu’il ne pouvait pas faire autrement que de craquer. Sa petite robe portefeuille, bleu électrique, fendue sur le devant, lui allait à merveille, soulignant au passage sa poitrine, et ses petites bottines à talons bas, de la même couleur, lui donnait des jambes du tonnerre.

Pascal a suivi son passage, interloquée, il a juste ajouté avec ironie; “Ben… te gêne pas! Entre!”. Soit elle faisait semblant de ne pas avoir remarqué qu’il ne l’avait pas invitée, soit de n’avoir rien entendu, ou soit elle était sourde.

A peine à l’intérieur, elle s’extasiait à propos de son appartement; "Waouh, c'est grand... T'es vachement bien installé pour un célibataire! Un peu grand pour une personne non? Waaaah... tes canapés sont... Il te manque une femme là dedans...", etc, etc. Pascal était resté appuyé à la porte, les bras croisés et suivait sa balade à travers son salon, touchant à tout.

Une fois le flot de son admiration terminé, et qu’elle s’était tournée vers lui, un sourire futée et éclatant aux lèvres, Pascal lui a demandé ce qu’elle faisait là, et comment avait-elle eu son adresse.

Avec un petit rire mutin, elle s’est laissée tombée dans son canapé sans y avoir été invitée. Elle savait certainement qu’elle était jolie, et savait que les hommes ne lui résistaient pas.

Pascal était toujours appuyé à la porte, je n’arrivais pas à comprendre l’expression sur son visage. Je ne voyais pas très bien. La minaudeuse, que Pascal a appelé Séléna, s’est levée pour aller vers lui; “Tu me fais visiter?”. Pascal n’a pas répondu. Elle s’est approchée à presque le toucher, elle était pratiquement aussi grande que lui. Pascal gardait les bras croisés.

Je crois qu’elle attendait un geste de sa part. Il n’en fit aucun. Ouf, sinon je crois que je me serais évanouie. Je venais de réaliser que j’étais dans sa chambre, et s’il lui prenait l’envie de ramener cette fille là, je serais bonne pour endurer leurs ébats. Ça m’a soulevé le coeur. J’avais le choix, entre me montrer ou… argh!

Pour l’instant, ça n’avait pas l’air de prendre cette tournure. Pascal semblait bien trop froid avec elle. Je ne le voyais pas changer d’une seconde à l’autre et l’attirer jusqu’à son lit. Mais je pouvais me tromper!

  • Tu sais que tu me plais n’est-ce pas?

Pascal a penché la tête sur le côté ne la quittant pas des yeux. Il ne disait rien, semblait hésitant. Son attitude pouvait aussi bien vouloir dire qu’elle lui plaisait. Jeeez, j’espère que non! Pourtant, il n’avait pas l’attitude non plus de quelqu’un qui cherchait à fuir. En tous cas, il ne cherchait pas à éviter un éventuel baiser.

Je commençais à bouillir sur pieds. J’avais chaud.

  • T’es mignon…
  • T’es pas mal non plus.

Coincé entre la porte et Séléna, Pascal a enfin fait mine de bouger. Il a posé ses mains sur ses épaules, et l’a retournée pour passer. Ouf. Quant je l’ai vu la toucher, j’ai eu peur que ce soit pour autre chose. Mon coeur tapait toujours à plein régime, et par moment, c’était si fort que je n’entendais rien. Son natel avait sonné et il a été voir qui l’appelait; c’était Caroline. Ils ont discutés un moment. D’après ce que je pouvais comprendre, Caroline était sans doute en larmes à l’autre bout du fils. Si je pouvais le deviner n’étant pas dans le salon, je pense que Séléna aussi.

  • Arrête, il ne se passe rien. Ne te mets pas dans des états pareils…
  • Non, pas ce soir, je suis fatigué… Non, je vais aussi aller me coucher.
  • Allé, calme-toi… Commence pas...
  • Je te le jure. Je t’appelle demain promis… D’accord?
  • D’accord. Maintenant va te coucher et arrête de te faire des films ok.

Séléna a voulu savoir pourquoi il était parti sans lui dire au revoir. Curieuse, elle a voulu savoir qui étaient Elodie et Maud. A leurs arrivées, Maud a foncé droit sur lui, pourtant elle l’a vu s’en aller avec Elodie.

Ça m’a fait un peu plaisir de l’entendre dire que ce n’était que des copines. Qu’il avait seulement été la raccompagner.

Séléna commençait à être plus entreprenante, elle s’approchait un peu de trop. Pascal semblait rester sagement en retrait, évitant tout contact. Il lui a demandé une fois de plus pourquoi elle était venue, et une fois de plus elle a répondu sans répondre, le laissant le soin de deviner ses intentions.

Au fil de la conversation, Séléna lui a demandé s’il les avait planté au bar à cause de sa remarque concernant son ex. Pascal a confirmé. Il l’avait trouvée mignonne et marrante, mais sa remarque à propos d’une fille qu’elle ne connaissait pas l’avait fait déchanté.

  • Oui, mais je ne pouvais pas deviner que c’était ton ex. J’avais juste vu une bonne femme qui te fixait comme si elle voulait te bouffer tout cru. J’ai pensé qu’elle cherchait à attirer ton attention ou à croiser ton regard. Je l’ai trouvée plutôt gonflée. Elle était clairement plus âgée que nous. Je me demande ce qu’elle faisait là étant donné que… enfin… Puisque c’est ton ex, clairement tu n’avais pas envi de lui parler ou de la voir! Je me demande pourquoi elle insiste encore!

Pascal a rigolé.

  • D’ailleurs, comment t’as pu sortir avec une bonne femme pareille?
  • Tu ne me connais pas… et tu ne la connais pas… On est un peu en froid, c’est tout.
  • Oui, c’est vrai. De toute façon, je m’en fou d’elle, je n’ai pas besoin de la connaître.

Long silence. Alors, j’ai osé jeté encore un petit coup d’oeil par la fente de la porte. L’expression de Pascal était mitigé, mais… il souriait. J’étais étonnée de voir qu’elle l’amusait. J’aurai voulu qu’il la fiche à la porte qu’on puisse avoir l’occasion de lui parler enfin!

Peut-être que je devrais enfin me montrer, qu’elle sache que j’avais aussi les clés de chez lui. Elle pourrait même imaginer qu’on vit ensemble, ce qui la ferait prendre plus rapidement la porte? Non. Je n’osais pas faire ça. J’en avais presque trop entendu pour me montrer maintenant.

  • Quant tu ne connais pas les gens, tu ne penses pas que tu devrais mesurer ce que tu dis? Faire attention à ce qui sort de ta bouche! Tu ne me connais pas… Sinon tu saurais qu’en principe, j’aime les femmes plus âgées, et aussi plutôt rondes…
  • Comme cette… Comment elle s’appelait? Caroline?
  • Par exemple.
  • Comme Maud et Elodie hein! Mais, elles ont plutôt notre âge, contrairement à cette…
  • Jane. Elle s’appelle Jane.

On aurait dit que le fait d’avoir prononcé mon nom le rendait nerveux. Il ne tenait plus en place, et clairement il voulait qu’elle s’en aille. Ou cela faisait-il partie du jeu? Certains hommes aiment pousser les femmes à se jeter sur eux, comme ça, ils peuvent dire ensuite, qu’ils n’ont rien demandé.

Séléna avait beau essayé de changer de sujet, Pascal répétait qu’il était crevé à chaque occasion qu’il avait, allant jusqu’à lui demandé si elle voulait qu’il lui appelle un taxi. Elle a dû lui rappelé qu’elle était venue en voiture. La petite coupée rouge devant la maison était la sienne.

Pascal est sorti sur le palier avec elle. Je n’ai pas osé sortir de sa chambre. Qu’est-ce que j’allais faire maintenant? De la fenêtre de sa chambre, je l’ai vu descendre les quelques marches pour l’accompagner jusqu’à sa voiture. Il pleuvait pourtant. Avant de se glisser derrière son volant, Séléna lui a volé un baiser.

Ça m’a brulée de l’intérieur. Parce que s’il ne l’avait pas voulu, elle ne l’aurait pas fait, ou n’aurait pas réussi. Cela n’avait duré qu’une demi seconde, mais je n’ai pas eu l’impression qu’il ait fait un seul mouvement de surprise ou de recul. Je l’ai détesté lui pour ça. Après tout ce qu’elle avait dit de détestable sur moi, il l’a laissait encore l’embrassé! Salaud.

Je me suis faufilée jusqu’à la chambre que sa femme occupait les derniers temps. Je crois que j’avais décidé de m’en aller. Je ne saurais pas caché la rage qui bouillonnait en moi, il devinera immédiatement que j’étais là, ou que j’avais tout vu. Ça m’a fichu les larmes au yeux. Moi qui voulait tellement le voir et lui parler, me faire pardonner… Je fais quoi maintenant?

J’ai pris mes jambes à mon cou pour filer par l’autre entrée. Je ne pourrais pas lui faire face. Pourtant, après quelques mètres en direction de ma voiture, je me suis arrêtée indécise. Je ne pouvais pas fuir et laisser passer ce jour? C’était un jour important dans notre histoire. Je pouvais bien fermer les yeux sur tout ça et ne penser qu’à moi. Ne penser qu’à lui…

Je devais arrêter de laisser des broutilles me bouffer l’existence et lui faire payer toutes mes incertitudes… S’il m’avait embrassée plus tôt, c’était parce qu’il tenait encore à moi? Que pouvait-il bien être pire que de ne pas vérifier? Oui, il pourrait m’envoyer valser?

Ça me fera mal, mais au moins, j’aurai essayé. Ou il me prendrait tout simplement dans ses bras? Ça valait la peine de voir. Après tout, Pascal avait été d’une loyauté farouche envers moi vis-à-vis de Séléna, malgré le fait qu'on soit en froid, et qu'on n'était plus ensemble depuis longtemps.

Courageusement, j’ai rebroussé chemin. J’étais trempée. Au moins, il ne verra pas mes larmes… Penaude, j’ai frappé à sa porte…

C’était mon tour de l’emmerder, lui qui voulait se coucher. Se coucher? Alors pourquoi avait-il enfilé une parka et avait l’air d’être sur le point de sortir? Petit coup de chaleur. C’était la rage. Si les choses n’étaient pas si tendu entre nous, je lui aurais sûrement posé la question, et je crois bien que j’aurai fini par faire demi-tour.

Pascal a semble hautement surpris de me voir sur le pas de sa porte! Il a froncé les sourcils. Je crois qu’il a failli me demander ce que je foutais là, mais heureusement, il s’est abstenu. Sans un mot, il m’a fait signe d’entrer en s’écartant de la porte. Pas comme avec la Séléna une heure plus tôt. Après avoir jeté sa veste sur le fauteuil près de l’entrée, il a disparu dans sa chambre pour revenir avec un linge et s’est mis à me frictionner.

Trop heureuse, je l’ai laissé faire. Je devais avoir une sale tête parce que Pascal a rigolé. J’ai failli fondre en larmes devant son regard attendri. En levant les yeux vers lui, j’ai fait le signe de; “pause” ou “temps mort”, signe qu’ils utilisent au basket. Pascal a tout de suite saisi. Comme j'aime son rire, son visage s'éclaire et le vert de ses yeux brillent. J'aime son sourire et sa petite fosette.

Peut-être qu’au lieu de vouloir le silence, et faire semblant, j’aurai dû choisir de m’expliquer? De lui demander de me pardonner? Que ce n’était que parce que j’étais seulement idiote que j’avais invité Steven à venir chez moi, pas pour l’énerver. Je n’avais même pas penser faire quelque chose de mal. Non… Iiiiiah, ça risquait de réveiller sa fureur!

Adorable, Pascal m’a entourée de ses bras. J’ai fermé les yeux et je me suis laissée aller contre lui, heureuse de me retrouver là. Moi aussi je l’ai entouré de mes bras et j’ai serré de toutes mes forces. J’ai fondu quant il a pris mon visage entre ses mains chaudes et douces pour m’embrasser.


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186/14 - Comme moi 6 ans plus tôt…

Publié le par JaneDo


Samedi, 5 Juillet 2014 - 186/14 - Comme moi 6 ans plus tôt…

Samedi - (de minuit à 3h du matin)



Pascal ne semblait pas vouloir de moi ici ce soir, il me l’avait clairement fait comprendre. De plus, je m’ennuyais comme un rat mort. Alors, je n’avais plus qu’à rentrer. Avais-je le droit de lui demander de m’expliquer ce que signifiait son baiser? Avais-je le droit de lui imposer ma présence? De m’imposer chez lui?

Je crois que j’avais besoin de comprendre. Je voulais savoir. Lui parler ici, ce n’était tout simplement pas possible.

Je pouvais tenter ma chance en allant l’attendre chez lui? S’il ne rentrait pas? Et s’il rentrait avec une fille? J’aurai l’air maligne! Que faire? Le prévenir? La dernière fois, il n’avait pas eu l’air très heureux de me voir!

Les nerfs à vifs, tremblante, j’ai voulu regagner le salon où se déroulait les festivités, par hasard j’ai regardé en direction de l’entrée en entendant la porte s’ouvrir et des voix. C’était Maud et Elodie. Ok, ça m’a coupé net. Je n’avais plus aucune envie d’aller me torturer à voir Pascal entouré de toutes ces bonnes femmes, et surtout pas de Maud et Elodie.

J’ai quitté le Casino sans avertir qui que ce soit. J’étais trop mal et trop perturbée pour ça. Je savais où était parquée sa voiture, la mienne n’était pas loin. Assise derrière mon volant, j’ai hésité à partir. Etait-ce une bonne idée, ou au contraire, aurais-je dû rester? Mince, mais qu’est-ce qu’il attendait de moi?

J’ai carrément perdu la notion du temps, je ne m’en suis rendue compte en voyant Pascal se diriger vers sa voiture. Et il n’était pas seul. Il était avec Elodie. Il avait le bras autour d’elle, protecteur. Couplé. Un couple d’amoureux.

Mon coeur est partie en chute libre. J’imagine que Pascal n’avait pas l’intention de rentrer chez lui ce soir. Je me suis sentie hyper blessée. En ce soir d’anniversaire, Pascal rentrait avec une autre femme. Une qui avait pris ma place, sans trop de difficulté. Et ce soir, qui aurait dû être notre soir, il partait au bras d’une autre, transformant ce jour en un jour funeste. Ce sera le pire souvenir.

En larmes, le coeur brisé, j’ai pris le chemin du retour pour rentrer chez moi. Je voyais la route à travers mes larmes, tout était flou. J’ai dû m’arrêter avant de m’envoyer valser dans le caniveau. Comme Pascal ne rentrerait pas chez lui, puisqu’il était chez Elodie, je pouvais bien aller chez lui. Etre entourée des affaires de Pascal, était la seule façon de sentir sa présence, même si j’étais malheureuse comme les pierres.

Je le voyais encore, le sourire aux lèvres, les yeux plantés dans ceux d’Elodie, son bras autour de sa taille, alors qu’ils se dirigeaient vers sa voiture. Je crevais d’envie, j’aurai tant voulu être à sa place. J’étais mortifiée de voir comme on est que dalle dans la vie de quelqu’un d’autre. On n’existe plus en une seconde. Mais alors… pourquoi m’avait-il embrassée??

J’ai eu juste le temps de me faufiler chez Pascal avant d’entre une voiture s’engager dans le chemin de la maison. C’était Thomas. Aucun besoin de lumière, heureusement. Je connaissais la maison, et malgré le sale temps pourri, j’y voyais assez. Je me suis couchée en position foetal sur son lit. Il y avait son odeur sur son coussin, alors je l’ai serré dans mes bras. Et j’ai pleuré.

J’ai pleuré de savoir qu’une autre était serrée contre lui, qu’il avait oublié jusqu’à mon nom dans les bras d’une autre. J’imaginais ses cheveux blonds étalés sur son torse et j’ai ressenti comme une morsure dans la poitrine. Impossible d’arrêter le flot. Je ne pensais pourtant plus avoir de larmes.

Tellement occupée à me vider de mes larmes, la tête plongée dans son coussin pour ne pas trahir ma présence, que je n’ai pas entendu sa voiture se garer devant la maison. Quant on pleure, même en silence, ça fait un tel bruit dans la tête, qu’on entend rien d’autre. Ciel, heureusement que j’avais presque fermé la porte! La lumière du salon m’a fait sursauté. J’ai plongé par terre, ramasser mon sac, mes chaussures que j’avais laissé traîné près de la porte, et je me suis planquée derrière les rideaux.

Inutile. Thomas l’avait vu partir avec Elodie, alors il était plutôt surpris de le voir rentrer. Tout comme moi, il avait pensé que Pascal passerait la nuit chez elle. Pascal lui a retourné la question, surpris de ne pas voir sa copine. Mais bon, Thomas ne les invitait que très rarement chez lui, il préférait aller chez elles, et pouvait rentrer quant il le voulait. Donc, quasiment toujours et tout seul. Il n’aimait pas dormir ailleurs que chez lui.

J’ai eu le coeur serré en entendant de la lassitude dans la voix de Pascal. Pourtant, quelques instant plus tôt, je l’avais vu tout sourire avec Elodie. Pascal avait l'air tout amoureux, même l’air heureux. Comment se fait-il qu’il soit rentré seul?

J’ai osé sortir de ma cachette pour oser un oeil à travers l’ouverture de la porte. Ciel, ce qu’il était mignon. J’en ai toujours le souffle coupé. J’aimais sa manière de se tenir, ses mouvements, sa façon de pencher la tête, de sourire des yeux, ou sa petite fossette… arfff, je suis toujours raide dingue de lui!

Pascal expliquait à Thomas qu’il n’avait jamais eu l’intention de dormir chez elle, et surtout pas ce soir. Comme lui, il avait eu envi de rentrer. Puis, à mon grand désarroi, il lui a dit qu’il avait invité Maud à passer chez lui, puis au dernier moment, il avait changé d’avis. C’était aussi une des raisons qui l’avait fait accepté de raccompagner Elodie. Ça lui évitait de perdre du temps en explications avec Maud, qui comprendrait en le voyant partir avec Elodie.

Malgré ça, elle l’avait bombardé de messages, lui demandant de trouver une excuse et de la rejoindre. Thomas a lâché “salope” et il a rigolé. Il ne comprenait pas comment elle pouvait faire ça à sa, soi-disant, meilleure copine.

Quelqu’un a sonné à sa porte. Pascal a sursauté en grimaçant. Thomas a failli pouffé de rire. Ils pensaient tous deux, et moi aussi, qu’il s’agissait de Maud. Mais non, c’était madame la minaudeuse! Un sourire ironique aux lèvres, Thomas s’est éclipsé à l’étage, sans prendre la peine de la saluer. Laissant Pascal se débrouiller avec sa visiteuse nocturne.

Il y 6 ans, c’était moi... C'était moi qui suit venue sonner à sa porte… le même soir, 6ans plus tôt… Allait-il aussi tomber amoureux d’elle??


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185/14 - Indépendance Heart!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 4 Juillet 2014 - 185/14 - Indépendance Heart!

Depuis son adolescence, avec toutes les filles qui se jetaient à ses pieds, Pascal n’a eu que l’embarras du choix. Etant plutôt réservé et du genre à tomber fou amoureux, il avait su leur résister. Aujourd’hui adulte, ayant découvert qu’il n’était pas nécessaire d’être amoureux pour passer un bon moment avec une fille, il ne savait plus leur résister. Peut-être était-ce un peu de ma faute aussi!

Ce soir, Nicolas avait organisé la fête de l’indépendance dans le jardin du Casino. Vue imprenable sur le lac. Presque tous les anglophones de sa connaissance et autres étaient là. Et aussi d’autres bien moins anglophones, surtout côté filles. Je suis venue avec Caroline, sinon, je ne crois pas que j’aurai osé me pointer ici toute seule. Le temps était exécrable, l’orage grondait furieusement; il faisait plutôt frais, et il pleuvait.

Et je n’avais pas le moral...

Je suis sûre que Pascal a ressenti ma présence, il n’a fait que tourner la tête à moitié. Il était entouré de nénettes qui semblaient prêtes à tout ce soir. Ça commençait plutôt mal pour ma tête, Pascal semblait près à m’éviter toute la soirée. Ce qui m’a donné envie de pleurer toutes les larmes de mon corps.

Un sourire coincé aux lèvres, je me suis forcée à faire le tour et saluer ceux que je connaissais,   sauf Pascal et son petit groupe  . Je ne connaissais que Paul de la petite troupe autour de Pascal. Il n’était pas question que j’aille vers lui, c’était à lui de venir.

Caroline m’a presque aussitôt abandonnée à mon sort pour courir s’incruster à côté de Pascal. Evidemment, elle lui a dit qu’elle était venue avec moi, et là, Pascal a été obligé de regarder dans ma direction. Il n’a pas fait mine de venir me dire bonjour. Il m’a seulement lancé un vague sourire de circonstance en levant son verre. C’était un crève coeur.

Si Thomas ne me portait pas presque à bout de bras pour me présenter quelques personnes, j’aurai tourné les talons et serait rentrée chez moi illico presto, avec un gros “Va Te Faire Foutre” tagger dans mes yeux.

J’ai tout d’abord voulu éviter de regarder dans sa direction, me concentrant à sourire aux connaissances de Thomas. Jusqu’à ce que sa copine arrive en trombe pour le tirer par le bras, en me lançant un regard, qui m’aurait réduit en cendre si c’était possible. J’ai aussitôt battue en retraite pour aller me percher sur le coin d’un tabouret de bar.

C’était trop dur de ne pas regarder dans sa direction. Alors, j’ai choisi de ne pas me détourner, j’avais envie de voir ce qu’il faisait, de le regarder, alors soit. Un des filles l’a remarqué et lui a chuchoté un truc sur moi en rigolant. Nos regards se sont croisés, mais il a vite détourné la tête. Il a serrés les lèvres en fronçant les sourcils. Une main invisible me tordait les boyaux. Qu’est-ce que ça pouvait vouloir dire??

Et il riait, laissait une des filles le serrer d’un peu trop près. Elle minaudait, passait ses bras autour de lui et lui chuchotait sans arrêt des trucs qui semblaient drôles.

Ils se sont déplacés pour venir s’accrocher au bar près de moi. Ce rapprochement n’enchantait pas Pascal, qui cherchait soigneusement à ne pas croiser mon regard. Il a cherché à mettre un bon mètre entre nous. 3 tabourets. La minaudeuse, une grande perche qui devait mesuré un bon mètre 85, me jetait de temps à autre de petits regards. Elle s’est carrément mise en face de moi pour me défier du regard.

Se penchant à l’oreille de Pascal, et elle a lancé assez fort pour que je l’entende et tout ceux aux alentours; “T’as vu, t’as un ticket avec la vieille là, elle n’arrête pas de te regarder”. La fille à côté d’elle l’a tirée par le bras et lui a chuchoté quelque chose. Interloquée, elle a demandé à Pascal si c’était vrai que j’étais son ex. J’ai senti un net refroidissement dans l’atmosphère et dans la voix de Pascal quant il lui a répondu.

La minaudeuse venait de commettre un impair. Caroline a souri, je crois qu’elle le devinait aussi bien que moi. C’est vrai, j’étais plus âgée qu’elles, et apparemment, elle pensait que le souligner pouvait être en sa faveur. Peut-être. C’est avec plus d’attention que j’observais les réactions de Pascal. C’était important pour moi. J’avais besoin de savoir ce que ça lui faisait quant on cherchait aussi ouvertement de me dénigrer à ses yeux.

Pascal a fini par les planter au bar pour disparaître dans la foule et aller rejoindre quelques copains. Je l’ai perdu de vu un moment. Je l’ai cherché, et pour ça, j’ai même quitté la sécurité et le confort de mon tabouret de bar.

Je l’ai retrouvé sous une des tonnelles du jardin, entouré de rosiers, à bavarder avec une autre fille. L’orage était violent, et la pluie avait redoublée, si bien qu’ils se sont précipités à l’intérieur.

Le coeur dans les chaussettes, j’ai cherché un coin où me réfugier. Personne ne faisait très attention à moi, ce qui me donnait l’impression d’être seule, perdue au milieu d’une bande d’étranger. Je n’étais pas très à l’aise. Il y avait du monde partout, de petits groupes de gens amassés autour d’un verre, souriants. Certains déjà pas mal éméchés.

Je me demande comment ils allaient faire crépiter les feux d’artifices avec un temps pareil. Je crois que c’était un peu trop dangereux. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’aller m’isoler vers le bar de l’entrée, seule devant mon verre, la tête en ébullition.

La déprime menaçait, les larmes aussi, je ne pouvais pas rester ici, sauf si j’avais envie de trouver des raisons pour aller me jeter sous un train. Il n’y avait que moi et le barman. J’ai commandé une vodka on the rocks, avec un peu d’eau plate, comme d’habitude. Après ce verre, je rentre. Je n’avais aucune raison de rester plus longtemps.

Je ne sais pas pourquoi, mais, en une demi seconde, j’ai deviné la présence de Pascal avant de voir son avant bras tendre sa carte de crédit au barman. J’ai reconnu la montre que Caroline lui avait offert la demi seconde suivante. Sans un mot, il s’est assis sur le tabouret à côté de moi. J’ai levé les yeux vers lui cherchant déjà désespérément ce que je pouvais bien dire pour engager la conversation.

La bouche sèche, la tête encore plus sèche et aussi désert que le Sahara, je n’ai pu qu’attendre… Rien ne me venait. Sa présence me tétanisait, m’électrocutait, me collant à mon siège. J’essayais de ne pas montrer que je tremblais, qu’une boule de billard était bloquée dans gorge. Pour masquer mon malaise et mon trouble, je fixais mon verre. Comme si je pourrais trouver une idée au fond de mon verre de vodka.

Pascal a fini par me demander pourquoi j’étais venue, clairement je n’avais pas envie d’être là; je ne parlais à personne, restait toute seule dans mon coin… Alors pourquoi être venue?

Il ne souriait pas, même pas avec les yeux, n’avait pas non plus l’air content d’être là en ce moment. Même un peu en colère. Ça m’a fait froid dans le dos, ce qui a eu pour effet de stopper net mes hésitations; j’étais là parce que j’espérais le voir. Pourquoi le cacher. Mes paroles n’ont pas eu l’air de lui faire plaisir. Pascal a vérifié que le serveur respectait notre intimité, et m’a dit sans détour que je n’aurai pas dû venir. Il a balayé l’air de la main et s’est levé pour partir.

C’était pareil que s’il m’avait tiré une balle dans le coeur. Et il s’était détourné sans un regard pour retourner auprès de ses amis. Ça m’a fait mal. Les yeux me piquaient, les larmes n’étaient pas loin. Pour ne pas pleurer, je me suis pincée très fort, jusqu’au sang. Mal pour mal. Au moins, cela me laisserait le temps de sortir d’ici. J’ai inspiré à fond les yeux plongés au fond de mon verre à moitié plein.

Puis, je me suis sentie retournée. Ma tête ne savait pas comment, ni ce qui se passait, mais ses mains chaudes ont entouré mon visage et j’ai senti ses lèvres, furieuses, se poser sur les miennes… Un baiser? Mais, pourquoi? Après ce qu’il venait de me dire?

Ma tête ne comprenait pas. Les vannes ont sautés, et les larmes ont coulés librement. Pascal m’a attirée contre lui. Son parfum, sa chaleur, son torse ferme, ses bras solides et fermes me donnaient le tournis. Je ne comprenais pas.

Son geste était soudain. Trop soudain. Mais, il m’a tout aussi soudainement laissée plantée là après ce baiser…

Perdue, je ne savais pas quoi faire. Je suis restée idiotement debout à côté de mon tabouret à me demander s’il fallait que je lui cours après, que je lui demande des explications? Ou si cela voulait dire qu’il n’était plus fâché? Mais, s’il ne l’était plus, soyons sérieux, il ne serait pas parti aussi précipitamment? Non?

Et maintenant? Je fais quoi? J’avais déjà passé toute la journée à me préparer à cette soirée, à m’encourager à lui parler. Je n’avais rien fait. J’étais restée stupidement à le regarder comme une cruche. C’était tout ce que j’avais réussi à faire. Rien de ce que j’avais prévu. Et alors, je fais quoi maintenant? Est-ce que son baiser voulait dire qu’il restait ouvert à la discussion? Prêt à accepter de me donner une chance de m’excuser?

Mais Bon Dieu, que signifiait ce baiser? Pourquoi faire ça? Ou jouait-il tout simplement avec mes sentiments? Y avait-il une signification derrière son geste? Ou est-ce que j’étais super bouchée et que je ne comprenais rien à rien?


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184/14 - Oreilles aux portes! (2)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 3 Juillet 2014 - 184/14 - Courses - Oreilles aux portes! (2)

Je voulais faire un saut chez Pascal. Toute l'après-midi, je n’avais fait que penser à ce qui s'était passé et aux raisons qui font que les choses se détériorent entre nous. Je n'avais pas été à la hauteur, et maintenant, je devais faire un effort pour m'excuser correctement. Je devais réussir à me faire pardonner.

Ce soir, Thomas avait invité deux copains à la maison et Pascal. Soirée mecs uniquement. Donc, j'avais une chance après, de pouvoir parler avec Pascal, puisqu'il ne traînera pas ailleurs.

J’ai donc filé chez Pascal alors qu’il était toujours chez Thomas. Aux environs de 23h, les 2 copains sont partis presque simultanément. Il ne restait que Thomas et Pascal.

Donc, je me suis installée sur le canapé, en attendant de voir Pascal descendre. J’entendais leurs voix, 10 minutes plus tard, j’ai compris que Pascal n’était pas pressé de descendre. Comment pouvait-il deviner que je l’attendais.

Prudemment, je me suis avancée vers les escaliers. J’entendais leurs voix, parce qu’ils avaient laissé les portes de séparation entre-ouvertes. Pascal et Thomas étaient sur la terrasse et causaient tranquillement. Ils parlaient “nanas”. Thomas posait pleins de questions. Apparemment, ses copains les avaient déjà posées, mais d’après Thomas, Pascal n’avait pas été complètement honnête.

Pascal ne voulait pas non plus lui répondre, il pensait que Thomas viendrait tout droit me raconter. Thomas a dû promettre pour que Pascal se mette à table! Hum, et je n’ai pas été trop ravie d’entendre ce que Pascal avait à dire…

C’était une discussion entre copains, et c’était mal de les écouter comme ça. Pour ma défense, ce n’était pas ce qui était prévu. Tout ce que je voulais, c’était parler à Pascal, me faire pardonner coûte que coûte. Pascal lui parlait d’une nouvelle qui travaillait dans le bâtiment à côté de la leur. Il la trouvait mignonne. Elle lui avait souri vendredi matin, quant ils se sont croisés à la boulangerie.

Mes cheveux se sont dressés direct sur mon crâne! Alors comme ça il regarde les filles qu’il croisait dans la rue!!!

Thomas a parlé de sa nouvelle copine. Il la trouvait un peu dérangée. Elle veut tout le temps le voir, veut savoir ce qu’il fait, avec qui. Bref, elle est un peu trop excessive. Cela fait à peine 2 semaines qu’ils se voient, et elle veut déjà qu’il amène des affaires chez elle. Bref, qu’il emménage avec elle. Elle n’admet pas qu’il passe presque tous les week-end avec ses copains plutôt qu’avec elle. Du coup, Thomas n’avait plus tellement envie de la revoir. Il cherchait le moyen de la plaquer sans qu’elle pète un câble.

Thomas a voulu savoir où Pascal en était avec Maud et Elodie. Est-ce qu’Elodie savait qu’il voyait aussi Maud? Thomas trouvait Maud aussi sexy, mais elle avait l’air d’être très compliquée, et sacrément peste. Même aussi sexy, Thomas trouvait Maud un peu trop salope à son goût. Une nana qui va après le petit copain de sa meilleure amie n’était qu’une grosse salope. Non, Elodie s’en doutait peut-être, mais ne savait rien avec certitude. Elle lui avait posé la question, mais il lui avait menti.

Thomas ne comprenait pas très bien pourquoi Pascal était fâché avec moi, et demandait ce que j’avais fait de si terrible.

Pascal avait de la peine à masquer sa fureur quant il parlait de Steven, et du fait que je l’avais invité à deux reprises chez moi. Cela s’entendait dans sa voix. Pascal était persuadé que j’avais couché avec Steven. Ce n’était pas vrai.

Ce qui m’a fait plaisir, mais aussi quelque peu blessée, c’est que Pascal disait tenir à moi, ne pas avoir envi qu’on se sépare, mais qu’en même temps, ça ne menait nul part. Il voulait s’éloigner, ne plus se sentir pris au piège. Comme si je l’emprisonnais? Oui, ça me faisait plaisir de savoir qu’il tenait encore à moi, mais de savoir qu’il cherchait à me larguer, que je disparaisse de sa vie, de son coeur, ça, ça me faisait plutôt mal.

Que faire? Il ne voulait pas me parler, c’est ce qu’il venait de dire à Thomas. Que chaque fois, il finissait par… craquer. C’était; “reculer pour mieux sauter”. Il a répéter que ça ne menait nul part. Il savait que si on était face à face, il me trouverait des excuses, qu’il croirait ou voudra croire à mes mensonges, mais que finalement, on se retrouverait au même point; sans issu. Que ça avait assez duré.

Pascal a dit qu'il allait devoir être dur, désagréable avec moi, que ça ne l’enchantait pas, mais il n’avait pas trop le choix. Alors, il m’évitait. Il a dit encore un truc qui m’a touchée; qu’il n’avait jamais été aussi bien avec quelqu’un, ne s’était jamais senti aussi complet, compris. 

Pascal disait que j'avais une façon spéciale de le regarder parfois, et dans ses moments là, il avait l’impression d’être le seul homme sur cette terre qui comptait pour moi. Il ressentait beaucoup de nostalgie pour tout ce qu’on a vécu ensemble. Que j’étais quelqu’un qui avait beaucoup compté pour lui.

Avait… Il a dit avait… Dans le passé… Est-ce que je comptais toujours autant? Je n’en savait rien. Est-ce qu’il avait utilisé le passé à propos, ou par erreur?

Merde, j’avais le moral dans les pompes. Surtout quant il a encore mentionné que le fait de devoir me croiser demain, à la fête du 4 juillet l’embêtait. L’embêtait? Arf, non, j’avais le moral encore plus bas que seulement dans les pompes! Le coeur en berne, plus que déprimée, j’ai décidé qu’il valait mieux que je rentre chez moi. C’était inutile de vouloir lui parler, il ne voulait pas me voir. Valait mieux rester à distance, au lieu de vouloir le forcer à me parler.

Peut-être que demain soir, s’il se souvient que cela fera 6ans qu’on se fréquente, peut-être aura-t-il un petit pincement au coeur et qu’il regrettera tout ce qu’il a dit ce soir?


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184/14 - Courses! (1)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 3 Juillet 2014 - 184/14 - Courses!

J’ai été rechercher Kaya ce matin. Alizée l’avait invitée à faire du camping avec elle et 2 copains. Alizée était amoureuse d’un des garçons. Ils ont l’air de sortir du jardin d’enfants! Alizée et ses 2 copains de Gymnase sont partis en vélo pour regagner Morges. Kaya avait dit qu’elle les accompagnerait en patins à roulettes, mais finalement, elle avait changé d’avis.

Kaya avait demandé à son père de prendre son vélo, et alors, elle serait rentrée avec eux. Mais la grognasse de son père a refusé qu’elle utilise son vélo ailleurs que chez eux. Son père n’a pas de couilles!

Après avoir ramené Kaya, j’ai pris un café avec ma frangine. Tchoy m’attendait pour que je lui prête ma voiture. J’ai donc vite été changer mes rideaux, et faire quelques courses avant d’aller le chercher.

Je n’étais pas ravie de lui prêter ma voiture, mais je n’ai pas su comment dire non. Je m’énerve. Il doit me la ramener demain avant midi. J’ai prétendu devoir manger avec Brigitte, ma cops des States, en visite en Suisse ce week-end.

Demain, on fête le 4 juillet avec mes potes américains, la fête de l’Indépendance Américaine. Là, je suis certaine de voir Pascal.

Mon coeur qui bat trop vite rien qu'à l'idée de le voir. Je commence déjà à me faire des films sur comment cela se passera. Depuis son fameux “Coucou… tu fais quoi?”, ça a été le silence complet. Pascal n’a pas réitéré. J’aurai bien voulu, ça m’aurait rassurée.

J'ai demandé à Tchoy de me ramener ma voiture en fin de journée. Je voulais en fait aller chez Pascal. Toute l'après-midi, j'ai pensé à ce qui s'était passé. Je n'ai pas été à la hauteur, je devais faire un effort pour m'excuser correctement. Ce soir, Thomas avait invité deux copains à la maison et Pascal. Soirée mecs uniquement. Donc, j'avais une chance après, de pouvoir parler avec Pascal, puisqu'il ne traînera pas ailleurs. Il faut que je me fasse pardonner.


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183/14 - Pti Tout chez Maria!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 2 Juillet 2014 - 183/14 - Pti Tout chez Maria!

Maria m'a appelée au bon moment. Justement, je pensais à elle, et que la semaine passée, elle m'avait laissée tranquille. Je suis donc passée chez elle pour l'aider avec l'album pour Roméo. J'ai réussi à partir avant 18h pour une fois! Elle m'a donné une tonne de cerises du jardin. Je tâcherai de faire de la confiture avant qu'ils pourrissent dans le frigo!!

Ce soir, Tchoy m'a emprunté ma voiture. J'ai dû attendre qu'il me la ramène. Il est arrivé vers minuit! Pour finir, je lui la laise jusqu'à demain. Il est tombé dans un contrôl de police! Le pauvre, hihihi.

Apparemment, ma voiture est en ordre, les flics ont tout contrôlé; les phares, les pneus, les freins, tout! Il avait essayé de m'appeler. Tchoy cherchait mon permis de circulation. Il n'a pas pu le présenter à ces messieurs.

Mais, je n'ai pas répondu. Pas envie. J'étais en train de regarder une nouvelle série que Steven m'avait conseillé; Helix. Intéressant. J'adhère. Les rideaux que j'ai posé dans ma chambre ne me plaisent pas, il faut que j'aille les changer demain. Je crois savoir ce que j'aimerai, encore faut-il trouver ce que je cherche!


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182/14 - Retour du Liberia!

Publié le par JaneDo


Mardi, 1er Juillet 2014 - 182/14 - Retour du Liberia!

Mardi, je me suis donc arrangée pour aller faire les courses avec Kaya, passer prendre Dobby, la chienne à David, passer prendre Lilice au boulot. Je suis passée chez moi pour déposer une clé de l’immeuble pour Salvator et je suis repartie aussitôt pour aller chez ma soeur. Surprise, mon frère était là lui aussi, avec Natacha et le bébé Sam.

Mon frère était crevé. Ils étaient sensé nous raconter ce qui c’était passé au Liberia, et le bruit du match l’a énervé. Après plus de 12h de voyage, il avait pris la peine de venir jusqu’à Lausanne, et il y avait pas moyen de pouvoir discuter. Comment parler de choses sérieuses avec cette connerie en bruit de fond. Ce qui me fait un peu sourire, c’est de voir les filles regarder le foot comme si ça les intéressaient! Elles n’y connaissent strictement rien. Je me demande à quoi ça leur sert de faire semblant d’aimer ça!!

Je suis partie peu après le départ de mon frère. Moi, le foot, ça me gave total. Je préfère 100 fois mieux être sur le terrain, que regarder passivement des gaillards courir derrière un ballon. Idem pour tous les sports à la télé en fait. Ce qui me fait pitié, c’est de constater que la plupart des gens qui font semblant d’être des passionnés par le foot, n’ont jamais mis les pieds sur un terrain. Ce ne sont que des moutons; ils sont sensé aimer, la pub le leur à dit, alors ils prétendent aimer! Lamentable.

Etonnament, pas de news de Pascal aujourd’hui! A croire qu’il s’était gouré hier en m’envoyant ce message! Il a dû regretter son geste, sinon, il m’aurait renvoyé un message aujourd’hui, ou au moins tenté de m’appeler!


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