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276/14 - Cartes ce soir?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 03 Octobre 2014 - 276/14 - Cartes ce soir… Chibre!

D’habitude, ma femme de ménage, maintenant appelée pompeusement “Ingénieur de surface”, vient le jeudi, mais on a changé de jour. Donc, ce matin, debout à 8h, le temps de prendre une douche, m’habiller, déjeuner, elle était là. Hum, elle veut qu’on parle en anglais, parce que sa fille travaille aux Etats-Unis, et elle voudrait aller lui rendre visite.

Mais sa fille ne veut pas parler anglais avec elle. Elle lui aurait dit que son anglais était trop mauvais, et que c’était fatiguant de l’écouter! Elle aurait dû lui dire que c’était pareil pour le français…

Ciel, les gens ne remarque pas quant vous les fuyez? Que ce qu’ils racontent vous débecte? Ou que vous n’avez aucune envie de les écoutez? Est-ce qu’il ne remarque pas vos expressions de dégoût???

Dès son arrivée, j’ai appris qu’elle avait eu des opérations des dents lorsqu’elle avait été en Macédoine voir sa famille. Elle m’a copieusement poursuivie à travers mon appart, pour me raconter dans le détail les trous qu’ils lui ont fait, et ensuite, tout le détail sur ses aphtes. Dégoûtant.

Normal pour les aphtes, je ne pense pas qu’elle se lave les dents tous les matins, avant de partir travailler! Ragoûtant… Iak!

Malgré que je ne lui répondais rien, que j’en profitais pour filer d’une pièce à l’autre, partout où elle n’était pas, elle a continué son histoire. Pour finir, elle me dégoûtait tellement, que la tasse dans laquelle elle avait pris son café a passé sous de l’eau bouillante, et direct à la machine.

Jeeez, pourquoi les gens ont besoin de vous raconter des trucs qu’il aurait meilleur temps de garder pour eux?!! Des détails crucifints et immodes sur leur personne! Iiiiiak.

D’abord que c’est difficile de comprendre ce qu’elle raconte, mais là, elle s’est appliquée, quitte à se répéter, pour être sûre que j’avais tout pigé. Et elle se teint les cheveux en blond fadasse, pourquoi encore toujours s’habiller en rouge? Ça jure!

Ce soir, cartes chez Carmine… On va surement se prendre la tête entre deux… Mais bon! Je ne serais sûrement pas rentrée avant tard. Si je rentre. Et chez lui, je préfère ne pas prendre l’iPad que Pascal m’a offert, Carmine risque d’essayer de me mettre un mouchard! Donc, je ne pourrais pas mettre mon journal à jour!

Je me méfie, comme le bonhomme avait mis des caméras et micros chez ma frangine, pour savoir tout ce qu’elle faisait, avec qui elle parlait, et avec qui elle échangeait des messages. On ne peut guérir ce genre de malade.

...

Retour chez moi vers 1h du matin. Je dois juste me changer avant de rejoindre Steven au Time-Out. J'avais déjà prévu ce que j'allais mettre, et de m'habiller en fille; une longue jupe noire, des talons pour une fois, et une haut moulant, dans une matière qui fait penser à des bas résilles. Avec mes cheveux courts, de grosses boucles d'oreilles argentées, et un maquillage très noir autour des yeux.

Pascal et toute la clique y était. Je n'étais pas sensée sortir, mais, trop tentant de croiser Pascal...

J'avais l'intention de dire bonjour à Pascal, mais après, je l'ignore. Comme on avait prévu d'aller regarder des DVDs chez Steven, je ne pense pas qu'on traînera longtemps dans ce bar. Je resterais avec Steven et ses copains, avec qui je m'entends plutôt bien.

...

Je me suis appliquée à être absolument rayonnante ce soir, et de faire impression et être remarquée dès mon entrée. Pari réussi; toutes les têtes ont tournés à ma descente des escaliers, que j’ai descendu lentement, mais avec assurance. Hum, évidemment extérieurement, seulement. Les jambes tremblantes, j’ai été salué tout le monde, y compris Pascal, qui a essayé de me retenir auprès de lui.

Je me suis tirée, et peut-être pour agacer Pascal, je suis restée un peu plus longtemps auprès de Thomas, avec qui j'ai échangé quelques mots d'oreilles à oreilles, et des éclats de rire. J'ai bien vu que Pascal fulminait à côté et ça m'a revigorée.

Après ma tournée, j’ai été rejoindre Steven qui me faisait de grands signes. Je crois que Steven a fait exprès de me placer de manière à tourner le dos à Pascal. Mais, je pouvais le voir par les miroirs et les encadrements d’images incrustés sur des miroirs. Pascal ne nous quittait pas des yeux, ça m’a donné un coup d’adrénaline et redonné de l’assurance.

J'avais le sourire, je me sentais calme et détendue, et j'étais en bonne compagnie. Les copains à Steven sont sympas, et ils m'aiment bien. On avait déjà passé une soirée ensemble, et ça avait été très sympa. Ils s'étaient donné du mal pour me mettre à l'aise et m'intégrer dans leur groupe et leur discussion.

Pascal semblait distrait, incapable de suivre la conversation autour de lui. Son regard restait axé sur mon dos, et je l’ai vu froncé les sourcils quant Steven a mis son bras autour de moi. Lui aussi avait remarqué les regards de Pascal et ça l’amusait autant que ça lui donnait envi de le provoquer.

Je n’aime pas beaucoup provoquer la jalousie quant j’aime quelqu’un. Au contraire, j’aime qu’il se sente assuré de mon entière dévotion et de mon amour. J’aime qu’il soit sûr d’être le seul homme de ma vie, le seul que j’aime.

On a passé environ une heure dans le bar après mon arrivée, et on s’apprêtait à partir. On a donc fait le tour pour saluer tout le monde. Pascal m’a attrapée par le bras et voulait que je reste vers lui. Mais ça tombait mal. Puis, il voulait quoi? Que je me mette en ligne à côté d’Elodie? A côté de Caro? Pour quoi faire? Gentil, mais non merci.


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275/14 - Dépense de 6000CHF

Publié le par JaneDo


Mercredi, 01 octobre 2014 - 274/14 - Le cerveau baignant dans l’alcool 


Dol a appelé pour me demander de passer la chercher. On a été mangé un truc ensemble sur une terrasse. Cool. Son médicament contre l’alcool semble fonctionné. C’était plaisant de discuter avec elle, sans que son cerveau soit en train de macérer ou de baigner dans de la Téquilla. C'est la Dol que je connaissais, pas la "poivrotte".

Trouvé un bouquet et un petit mot de Pascal devant ma porte. J’ai gardé les fleurs, mais j’ai jeté le billet où il me demandait de l’appeler. Qu’il aille se faire voir. Je n’avais aucune intention de l’appeler. Thomas m’a laissé un message, et j’ai répondu. J’avais évité de lui parler au téléphone, ça m’aurait trop fait penser à Pascal.

Si Pascal s'imaginait qu'avec un bouquet de fleur, aussi joli soit-il, il réussirait à tout effacer, alors il rêve!


Jeudi, 02 octobre 2014 - 275/14 - Dépensé 6000CHF 


Comme tous les jeudis, à 18h, j’ai été cherché ma puce pour son cours d’équitation. J’avais passé la journée à courir pour faire les courses en prévision du week-end, parce que je déteste faire les magasins le vendredi; trop de monde. J’ai dépensé, rien qu’aujourd’hui, 6’000CHF. Ça m’a sonné. La vache, six milles balles en une journée!

Après l’équitation, j’ai mangé avec Kaya, en attendant l’arrivée de ma soeur. Je trouve que la petite est un peu trop livrée à elle-même. Mais, peut-être que je me fais trop de soucis. Ma soeur avait encore une lettre à corriger, je l’ai vite faite avant de filer. J’avais besoin de clopes avant la fermeture des stations d’essence à 20h! Encore 150CHF pour 2 cartouches.


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273/14 - Plongée dans le boulot

Publié le par JaneDo


Mardi, 30 septembre 2014 - 273/14 - Plongée dans le boulot

Je me suis plongée dans le boulot. Toujours le coeur au bord des lèvres, ça, ça ne change pas. La douleur est insidieuse et lancinante, elle ne me quitte pas, c’est infernale.

Pourtant, malgré tout, je trouve la force dans la peinture et j’arrive par moments à perdre la notion du temps et à oublier mon chagrin. A oublier Pascal et la souffrance de sa trahison.

J'hésite à bloquer son numéro. Mais, pour ça, il me faut encore un peu de temps.


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272/14 - Déception à répétition

Publié le par JaneDo


Lundi, 29 septembre 2014 - 272/14 - Déception répétée

Vendredi, Pascal est sorti avec ses copains, au moment de rentrer, il a pris Caroline en flag, occupée à le suivre. Pascal l’a grondée pour la forme, sur ce, ils ont finis la soirée ensemble. Samedi, Pascal m’invite à passer chez lui dans la soirée, mais il avait aussi invité Caroline!

Furax, j’ai passé mon tour. Après avoir discuté sommairement avec l’un et l’autre, j’ai laissé Caro aller chez lui à ma place, espérant qu’il finirait par comprendre pourquoi je refusais de le voir. Après, j’ai attendu, espérant qu’une fois qu’il aurait vu “la lumière”, Pascal m’appellerait, ou ferait des pieds et des mains pour me voir, et surtout, se faire pardonner.

Désespérée et triste de ne pas l’avoir vu vendredi, et par sa faute ni de tout le samedi, incapable de dormir, incapable aussi de retrouver mon calme, j’attendais que mon téléphone sonne…

Dimanche, vers les 1h du matin, Caroline a rappelé. Elle était de retour chez elle. Ils avaient discuté longuement, et elle croyait que Pascal avait pigé. Mais, d’après elle, il était aussi un peu furieux d’avoir été sermonné comme un gamin. Pfff, le culot. S’il y avait quelqu’un qui avait le droit d’être furax, c’était moi, pas lui. Caro a eu bien du mal à convaincre Pascal, qu’elle ne m’avait rien dit concernant vendredi soir.

Caro m’a appris que Pascal l’avait ramenée chez elle en partant pour elle-ne-savait-où. Dès que j’ai raccroché avec Caroline, je me suis changée. Je voulais être visible, charmante, prête pour accueillir Pascal, donc j’ai enfilé autre chose qu’un training. J’étais persuadée que Pascal était en route pour venir chez moi.

Peine d’espoir, après tout, le week-end n’était pas encore terminé, on pouvait encore rattrapé le temps perdu et passer un bon dimanche tous les deux. Une fois prête, je me suis replongée dans mon livre.

Les minutes se sont transformées en heure… J’avais calculé le temps qu’il lui faudrait pour arriver jusqu’ici, et ce temps était écoulé. L’angoisse a commencé à faire son chemin, et ma confiance à fondre comme neige au soleil. Il foutait quoi? S’il ne venait pas chez moi, alors où allait-il?

Pascal n’avait pas eu le culot d’aller voir Elodie après tout ça quand même??? Ce serait un manque de respect total! Je crois que là, ma colère risquait de dépasser la fusion au centre de notre étoile, le Soleil! Je sentais ma gorge se serrer à mesure que le temps calculé s’étendait…

Je devais en avoir le coeur net, et la preuve. Surtout avoir la preuve que je ne me trompais pas. J’ai sauté dans ma voiture. C’était quand même de la folie pure d’être sur les routes, fulminante de rage et d’angoisse à 2h20 un dimanche matin!

J’espérais de tout mon coeur que Pascal n’avait pas eu l’indélicatesse de me faire un coup pareil…

Chez Elodie, personne! J’ai fait le tour, vérifier toutes les voitures stationnées dans les environs. Rien. J’ai vérifié une deuxième fois. Rien. Chez Elodie, il n’y avait pas de lumière. J’ai foncé chez Maud, et j’ai recommencé la même opération. Je tremblais comme une feuille. Pourvu qu’il ne soit pas avec cette salope, je serais dévastée. Rien.

Bordel, où pouvait-il donc être. Je n’ai pas osé rappelé Caroline, pour lui demander d’aller vérifier chez Pascal… C’était un peu tard. Et s’il était chez elle, j’aurai l’air d’une totale idiote…

Traumatisée de ne pas le trouver, ni chez Elodie, ni chez Maud, je me suis demandée si Pascal n’était pas quelque part ailleurs avec Elodie! Un hôtel peut-être? En boîte, à danser collé-collé, comme s’ils étaient seuls au monde, alors que je me morfondais dans mon coin. Le sale rat. Peut-être avait-il déjà rendez-vous avant même de nous proposer de passer chez lui?

Rhhh, je crois que je commençais sérieusement à délirer! Ou, j’avais raison et c’était horriblement détestable. Et ça faisait terriblement mal. J’avais le coeur en miette et je tremblais toujours. Je ne savais pas où regarder, ni quoi faire. Est-ce que je devrais aller attendre chez lui? Et s’il ne rentrait pas de la nuit?

Si Pascal rentrait dans la matinée, ou pire, dans l’après-midi, je ne suis pas sûre de pouvoir garder mon calme. Encore pire serait de me retrouver à lui faire une crise et de finir en larmes. De toute façon, vu la situation, le dimanche était foutu.

Cette fois, j’ai éclaté en sanglots. Je n’arrivais plus à retenir mes larmes et la douleur qui me compressait la poitrine était insupportable.

Par acquis de conscience, j’ai quand même été vérifié chez Pascal avant de rentrer. Bien sûr, il n’y était pas. Franchement, même s’il y avait été, je n’aurais pas pu le voir avec les yeux et les pommettes aussi enflés. Une fois rentrée, je n’ai même pas réussi à trouver le sommeil. J’étais pourtant lessivée. J’ai encore pleuré longtemps, les yeux rivés dans la rue devant mes fenêtres, espérant encore voir Pascal se pointer…

Effondrée, je me suis levée tard. J’avais des appels en absences, notamment de Pascal
. Ecoeurée, je ne l’ai pas rappelé. Qu’il aille se faire pendre où il était alors que je le cherchais le coeur en bouillie. J’ai noté qu’il avait attendu midi pour appeler. Pfff. C’était un salopard, comme la plupart des hommes, et il ne méritait pas mes larmes.

J’espère qu’il avait passé une bonne soirée entre les cuisses de son Elodie, ou celle chez qui il a fini la nuit, j’espère que ça en valait le coup, parce que, je ne le laisserais pas me faire souffrir de si tôt. Je crois que j’avais compris la leçon.

Souper en famille comme d’habitude. Caroline a tenté de m’appeler, mais je n’étais pas d’humeur à discuter de Pascal. Moins j’entendais son nom, et mieux je me porterais.


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271/14 - A taste of his own medecine???

Publié le par JaneDo


Dimanche, 28 septembre 2014 - 271/14 - A taste of his own medecine…

D’abord contente par l’invitation de Pascal, j’ai déchanté en réalisant que c’était la 2ème fois qu’il m’invitait en même temps que Caro. Caro qui pensait que, Pascal espérait peut-être autre chose, vu qu’on était tous les 3, que simplement regarder des DVDs. J’ai pas tout de suite compris, et quant j’ai compris, ça ne m’a pas plu. Pas question. Je ne me sentais pas assez en confiance pour ça.

Presque en colère, je l’ai appelé. Je voulais qu’il m’explique pourquoi il nous invitait toutes les deux en même temps. C'était ça sa soirée en amoureux?
Pfff...

Je ne voyais pas pourquoi il n’en faisait pas autant quant il sortait ou passait une soirée avec Elodie! Pourquoi il ne nous demandait pas à l’une ou à l’autre de l’accompagner? Hein? Pourquoi c’était seulement nous à qui il réservait ce sort?

C’était horrible, je me sentais ridiculement jalouse, en train de nous comparer. Comme si j’avais quelque chose à envier à Elodie. Ridicule. Pascal a prétexté que, comme on s’entendait bien toutes les deux, il avait pensé que, de cette façon, aucune de nous ne pouvait lui reprocher de voir l’une plus que l’autre. Hum! Tu parles!

Mon calme a crevé le plafond; “Ha bon? Figure toi que je sais que tu as passé la soirée avec Caro vendredi! Alors c’est qui qui devrait se sentir lésée là?. Bonne soirée à vous deux, je passe…” J’ai raccroché avant qu’il ne puisse me balancer encore une explication et que j’ai encore l’impression d’être en faute.

Pascal a rappelé, mais je n’ai pas répondu. Je bouillonnais. Il m’a laissé un message pour me dire qu’il allait dire à Caro de ne pas venir. Qu’il m’attendrait alors à la maison. Zut, je me sentais con. Caroline allait m’en vouloir. Je ne voulais pas être la cause, ou que Caro sache que c’était parce que je m’étais fâchée que Pascal ne voulait plus qu’elle vienne.

Je l’ai donc rappelé pour savoir ce qu’il lui avait dit. Bien sûr, il lui avait dit que c’était à cause de moi. Pfff. J’ai appelé Caro pour lui expliqué mon point de vue. Je ne trouvais pas normal qu’il nous groupe, alors que quant il voit Elodie, il avait envi d'être seul avec elle, Elle qui avait moins d’ancienneté, pouvait elle, profiter d’une soirée en tête à tête avec lui.

J’avais bien senti que Caroline semblait bouleversée, et j’avais pensé que c’était parce qu’elle croyait que je la rejetais. Mais, ce n’était pas ça; Pascal a cru qu’elle avait eu la langue trop bien pendue, et qu’elle m’avait dit pour vendredi soir. C’était faux bien sûr, elle ne m’avait encore rien dit.

Caro a voulu savoir comment je le savais, et je lui ai dis de réfléchir…  Je l’ai laissée croire que je les avais espionné.

On s’est expliqué et après, ben j’ai suggéré qu’on parle à Pascal, qu’il nous explique pourquoi il n’emmenait jamais une de nous avec lui dans ses escapades avec Elodie ou les autres. Moi, ça ne me convenait pas. S’il préférait passer des soirées seul à seule avec Elodie, c’est qu’il tenait plus à elle qu’à moi, ou qu’à nous.

J’ai suggéré à Caroline d’aller chez Pascal à ma place, et qu’elle pouvait lui raconter notre discussion. Je lui ai dis que je lui enverrais peut-être un message pour l’avertir. Je savais que je pouvais compter sur le tempérament de Caro; elle lui ferait sans doute une scène, et exprimera tout ce que je n’aurais pas su ou oser exprimer.

Ça me tuait de ne pas le voir, mais ce soir, j’ai décidé de passer mon tour. S’il tenait à moi, alors je lui manquerais, sinon tant pis. Je préférais me morfondre, plutôt que d’avoir l’impression qu’il m’accorde une soirée par pitié.

Après l’arrivée de Caroline chez lui, Pascal m’a appelée. Je lui ai répété ce que je lui avais déjà dit. Il proposait qu’on en parle face à face. Je lui ai dit que c’était trop tard, le fait est, qu’il avait combiné les choses sans réfléchir. C’était donc spontané, et qu’il n’avait pas vraiment envi de me voir, d'être rien que les deux.

Pascal a protesté tout ce qu’il a pu, mais j’étais déterminée à ne pas le laisser me mener en bateau. Ni à fléchir. Et je voulais laisser le temps à Caro de lui tirer les vers du nez.

C’était aussi un test… S’il tenait à me voir, s’il avait compris où le bas blessait, alors une fois qu’il aurait parlé avec Caro, il m’appellerait, et chercherait le moyen de me faire changer d’avis. S’il ne faisait rien, et ne me rappelait pas plus tard, c’est qu’il n’a rien compris.

Je serais bien sûr folle furieuse… Mais, je chercherais un autre moyen de me faire comprendre… Un autre moyen d’obtenir sa complète attention! Je lui ferais sans doute goûter à sa propre sauce; voir s’il apprécie être traité de la manière qu’il me traite!


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270/14 - Billard-Time Out-Bohème-Baroque???

Publié le par JaneDo


Samedi, 27 septembre 2014 - 270/14 - Billard-Time-Out-Bohème-Baroque…



J’avais raison, Caroline avait passé sa soirée à pister Pascal. Pascal et 5 de ses copains sont allés faire un billard, ensuite ils ont fait un tour au Time-Out. 4 filles sont sortis en même temps qu’eux. Ils se sont fait la bise, et ont commencés à échanger leurs numéros. Pascal se tenait à l’écart. Une des filles a noté son numéro sur un billet et l’a fourré dans la poche de sa chemise. Chaque groupe est parti de son côté.

Caro s’était déguisée en mec, avec moustache et tout. Elle avait mis une veste à capuche et se tenait près de la cabine, près du bar, à fumer. Pascal a été le seul à lui jeter un regard. Elle a aussitôt détourné la tête, de peur qu’il la reconnaisse. Paniquée, elle est partie se réfugier dans sa voiture, prête à prendre la route et les suivre.

Pour ne pas se faire choper, Caro a préféré suivre quelqu’un d’autre que Pascal. Ils allaient au Baroque.

Elle s’est parquée, et s’est postée près de l’entrée… Désagréablement surprise de voir les filles se joindre à eux à l’entrée, Caro attendait l’arrivée de Pascal. Une fois que les filles étaient là, ils sont rentrés dans la boîte. Pascal ne semblait pas être le seul qui manquait à l’appel. Une des filles, celle qui semblait la plus timide, n’était pas là non plus.

A la sortie du Time Out, elle regardait en direction de Pascal, qui s’était mis à l’écart, et dès qu’il tournait la tête dans sa direction, elle détournait aussitôt son regard. Son petit jeu n’avait pas échappé à Caro, parce que Pascal adore les filles timides. Elle avait regardé sa copine planté son numéro dans la poche de Pascal, c’était la seule qui n’avait pas donné son numéro à qui que ce soit.

Pascal n’arrivait toujours pas, cela faisait 20 minutes que les autres étaient entré dans le bar, et Pascal n’arrivait toujours pas. De constater son absence l’a fait un peu paniqué. Elle ne savait bien évidemment pas où habitait cette fille, le seule moyen de le savoir, serait d’entrer et de demander à une des copines… ce qu’elle ne pouvait évidemment pas faire.

Caroline est retournée à sa voiture, d’où elle pouvait encore garder un oeil sur l’entrée, pour m’appeler. Au téléphone, elle m’expliquait sa perplexité; elle avait perdu la trace de Pascal. Elle n’arrivait pas à croire qu’il puisse être avec la fille manquante. Ni à croire qu’elle n’ait rien deviné. Ça lui semblait impossible.

Elle me faisait une petite crise au téléphone. Je ne voulais rien savoir, et son appel me replongeait direct dans la tourmente. Pourquoi? Je n’avais vraiment pas besoin de ça!

Puis, j’ai entendu frappé, puis Caro a semblé perdre ses moyens, son téléphone, avec moi au bout, est tombé; “Tu t’amuses bien? Je peux savoir ce que tu fabriques?”. C’était Pascal! Jeez, moi qui cherchait comment mettre fin à l’appel, maintenant, j’avais l’oreille collé à mon appareil.

Pascal l’a attrapée en pleine filature. La vache. Etonnament, il ne semblait pas très fâché; il rigolait. Il l’avait reconnue devant le Time-Out. Pas tout de suite, mais il y avait quelque chose qui l’avait interpelé, puis ça a fait tilt. A pieds, il l’avait cherché dans les alentours du Time-Out, puis ici. Les gens dans leurs voitures ont dû le prendre pour un pervers.

Prise en faute, Caro a tout déballé; oui, elle l’avait suivi. Elle cherchait à savoir ce qu’il faisait. Pascal l’a gentiment grondée. Il ne semblait pas très fâché. Puis, il lui a dit qu’après le Time-Out, il avait eu l’intention de rentrer, et pas de suivre ses potes au Baroque. Caroline l’a raccompagné en voiture à sa voiture, et avant de se quitter, ils ont convenu que Pascal passerait chez elle.

Elle a oublié que j’étais encore en ligne, alors j’ai raccroché… Je ne voulais pas connaître la suite.

Sur la route, Pascal m’a envoyé un message pour me dire qu’il rentrait et me souhaitait une bonne nuit!? Etonnant! Je l’ai aussitôt appelé, mais il n’a pas répondu. Je me suis sentie conne, parce que j’ai pensé qu’il ne voulait pas me parler. Et conne aussi de lui répondre si tard. Ça faisait un peu désespérée!

Je pense qu’en arrivant chez Caro qu’il avait dû voir mon appel en absence... Mais, il ne m'a pas rappelée pour autant!

Samedi en fin de matinée, Pascal m’a encore envoyé un message; il avait vu mon message, mais trop tard. En rentrant, il s’était, soi-disant, effondré au lit. Mouais!!! Sauf, qu’il ne savait pas que je savais qu’il avait été chez Caro. Je ne pensais pas non plus le dire à Caro, je verrais bien si elle m’en parle.

J’aurai espéré qu’il m’appelle, mais rien. Alors en milieu d’après-midi, je lui ai demandé par texto ce qu’il faisait ce soir. Peut-être une heure après, il m’a ENFIN appelée; “il ne faisait rien de spécial, est-ce que je voulais passer?”. Ben, quelle question, bien sûr que oui.

C’est là qu’il m’a dit que Caro passerait certainement, ils avaient pensé regarder des DVDs, et peut-être manger un truc. M’en tape, j’y vais quand même.


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269/14 - mêmes gestes…

Publié le par JaneDo


Vendredi, 26 septembre 2014 - 269/14 - mêmes gestes…

Je me suis éclipsée pendant qu’il dormait. Je ne voulais pas me taper l’incruste. Et qui sait, je pourrais lui manquer! Ce soir, maison, sieste, peinture, lecture, dodo. Pascal sortait avec ses copains. En prenant son café le matin avant de partir au boulot, il m’a laissé un message plutôt chou; Pascal m’avertissait qu’il avait une sortie avec ses potes, et qu’il avait passé une super soirée hier. Love. C’était court, mais ça m’a remplie de joie.

Ok, il ne proposait pas qu’on se voit après sa sortie, ni quant on se verrait, mais j’étais pleine d’espoir. Moi aussi j’avais passé une soirée super. Ça m’avait fait ultra plaisir qu’il m’invite à sortir. Simplement heureuse d’être avec lui. J’étais si contente que je ne pensais à rien. Rien d’autre qu’à la soirée que j’avais passé dans ses bras. On pourrait dire que j’ai la vue courte.

Oui, je n’ai même pas repensé au fait qu’il avait les mêmes gestes qu’il avait avec moi, avec Elodie… Et probablement avec toutes les autres. Je n’y ai repensé que bien plus tard, quant le manque a commencé à brouiller mes pensées. J’ai commencé à me demander ce qu’il faisait, pourquoi il ne m’avait pas invitée à dormir chez lui et tout le toutim. Nul.

J’ai même eu envie d’aller me mettre en planque devant chez lui, pour voir s’il rentrerait seul… Trop zéro, alors pas fait.

Caroline a voulu savoir tous les détails de ma soirée avec Pascal. Evidemment qu’elle savait que je l’avais vu. Je n’avais pas envie de lui raconter quoi que ce soit. De toute manière, je suis sûre qu’elle sait pour le plus gros. Elle veut seulement savoir ce qu’on s’était dit. C’est à moi, mes souvenirs, ça m’appartient. Pas envie de partager.

Je lui ai proposé de venir passer la soirée chez moi, sachant d’avance qu’elle dirait non. J'avais envie de rester seule.


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268/14 - Pascal se moquerait-il de moi?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 25 septembre 2014 - 268/14 - Se moque-t-il de moi?

J’ai été mangé avec Pascal. Je ne m’attendais pas à son invitation, et j’avais failli refuser, persuadée qu’il voulait reparler de “nous. Me rappeler qu’on était plus ensemble, etc. J’ai pensé qu’il chercherait à corriger ce qu’il avait pu laisser paraître, remettre l’église au milieu du village. S’il m’avait laissé deviner ses sentiments, qu’il tenait à écraser mes illusions. Mais, j’ai accepté, parce que c’était devenu rare qu’il m’appelle “out of the blues” et m’invite à sortir, surtout un jeudi soir!

Et bien, je m’étais trompée. C’était juste manger et passer un bon moment ensemble. Il n’a pas aborder le sujet concernant nos rapports. Du coup, je ne comprends plus rien. Est-ce qu’il s’amuse à me garder sous la main, à alimenter mes illusions??? Il y a peut-être un peu des 2! Parce qu’il a été super, me passant son bras autour des épaules pour marcher dans la rue, me faisant des bisous à tous moments. On aurait pu nous prendre pour un jeune couple.

Je me sentais un peu paumée. Des milliers de questions me brûlaient les lèvres, mais je n’avais pas le courage de les poser…


Après le dîner, Pascal m’a proposé d’aller chez lui. Glups?!? Vraiment?!? Est-ce que je devais dire oui, ou plutôt partir alors que tout était parfait? Je me suis dis qu’il n’avait peut-être pas trouver le moment pour parler, et qu’il en profiterait si je reste. Alors j’ai prétendu avoir quelque chose demain matin très tôt, alors je devais rentrer.

Pendant le souper, ça l’avait énervé d’entendre mon natel biper sans arrêt. Il a voulu voir qui me harcelait avec autant d’acharnement et s’est permis de prendre mon natel pour regarder dessus. J’aurai pu lui faire la même chose, son natel n’arrêtait pas non plus! Sans me consulter, Pascal a effacé les messages entrants, sauf ceux de ma famille, et n’a pas voulu me dire de qui ils provenaient.

Ouais, j’aurai dû lui faire la même chose, mais hum, après tout, j’avais bien effacé ses messages pendant le week-end! Peut-être s'était-il rendu compte de mon méfaits et me faisait pareil???

Pascal a paru déçu et il a dit qu’il aurait dû s’en douter. Avec moi, c’est toujours non! Les autres filles font tout pour prolonger la soirée, pour finir chez lui, alors que moi, c’était toujours la croix et la bannière. J’ai senti qu’il en avait un peu marre de mes constants refus. Il se sentait frustré. Alors j’ai accepté. Ben oui.

En plaisantant, je lui ai dis que, aller chez lui, on savait tous les 2 comment ça allait finir, et je pensais que ce n’était pas ce qu’il voulait. Pascal aurait pu dire; “Laisse moi me charger de ce que je veux, ne pense pas à ma place.”. Je sentais que ça lui pendait au bout de la langue, mais il s’est contenté de me sourire; “Je t’aime espèce de petite peste”.

Argh, j’étais contente d’aller chez lui, mais j’avais les boules aussi. J’espère qu’il ne faisait pas ça juste pour s’amuser avec moi et me lâcher après comme une serviette usée. Merde, à quoi est-ce qu’il joue? Il me dit qu’il ne veut pas s’investir dans une relation, et juste après, il me colle et m’invite chez lui? Je dois perdre mes facultés d’analyse, c’est pas possible!

Chez lui, dès qu’on a passé le seuil, je me suis retrouvée collée dos à la porte et qu’il m’embrassait avec passion. Plaquée contre la porte, j’ai frémi et secoué mes neurones pour ne pas penser que je l’avais vu faire la même chose avec Elodie...


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266/14 - Pascal ne veut plus d'1 vie à 2

Publié le par JaneDo


Mardi, 23 septembre 2014 - 266/14 - Pascal ne veut plus qu'on vive ensemble (Black September!)

J’aurai dû demander à Pascal de faire attention où il pose sa bouche, bourré ou pas. Ce n’était pas très rassurant. Pas très rassurant qu’il ne sache pas ce qu’il fait quant il est bourré. Pas bien d conduire dans cet état. Il aurait dû m’appeler, je serais passé le chercher.  J’aurai pu aussi lui demander s’il se protégeait, et par extension, nous protégeait, quant il couche avec des Elodie, Maud et consoeurs.

Est-ce que j’avais du soucis à me faire? Devrais-je retourner faire un contrôle?

Oui, j’aurai peut-être dû en parler, seulement je n’ai rien dit. Pourquoi aurais-je pris le risque de gâcher ces deux jours que j’ai eu de la chance de passer avec lui. Seulement, je me sens inquiète. Toutefois, avec moi, Pascal ne se protège pas, et je crois que s’il y avait un risque, il me l’aurait dit. Enfin, je crois.

Lundi, on a presque passé le reste de la journée dans son lit, après le départ de ses potes. Dans ses bras, dans ses yeux, j’ai l’impression d’être la seule femme de sa vie, d’être la seule femme qu’il aime. Je ne sais pas comment il s’arrange pour me donner cette impression, mais près de lui, je me sens rassurée, heureuse, et… complète.

J’avais un peu peur avant de le voir samedi. Je l’avais attendu, et j’avais peur qu’en arrivant, il soit fatigué et ne me touche pas. Ça n’a pas été le cas. Heureusement, sinon j’aurai sérieusement flippé. Pascal cherche toutes les occasions pour me garder entre ses draps, ou pour m’y emmener, ce qui a eu pour effet d’endormir mes doutes, même de les annihiler.

Et il est si tendre, si enflammé, comment douter de ses sentiments dans ces moments là? Pascal avait toujours envi de moi, alors il m’aime. D’ailleurs, on passe le plus clair de notre temps, pas tellement à parler, mais à faire l’amour, encore et encore. Pascal en avait jamais assez, même si j’avais mal, et même si je me sentais cassée, je ne le montrais pas.

J’aime faire l’amour avec lui, le toucher, le respirer, l’embrasser, le manger, j’en avais jamais assez non plus. Mon coeur s’affole, je n’existe que dans ses bras. Je suis au paradis.

Lundi soir, tard, alors qu’il était temps de dormir, parce que le lendemain, Pascal travaillait, il a voulu parler. C’est lui qui a amener le sujet sur la table. On venait de faire l’amour pour la xème fois de la journée, j’avais encore la tête dans les nuages, et je ne m’y attendais pas du tout.

Alors je me suis demandée s’il cherchait à me faire partir. Non, pas possible, il m’avait demandé de rester, de dormir là. Ça ne pouvait pas être ça. J’aurai pensé, que comme moi, il aurait évité le sujet, pour ne pas ternir ce week-end.

Pascal a voulu savoir ce qu’on allait faire? A quoi ça servait tout ça? Comment je voyais l’avenir? Est-ce que c’était vraiment seulement ce que je voulais, quelques nuits par-ci, par-là? Rien de sérieux? Est-ce que c’est comme ça que je voulais que les choses soient? Et qu’est-ce que je cherchais, qu’est-ce que je voulais vraiment?

Après avoir dit tout ça, et alors que je cherchais comment répondre à toutes ses questions, Pascal a déclaré que, j’avais peut-être raison. Finalement, ç’aurait été une bêtise. J’ai compris qu’il n’avait plus envi non plus de me demander d’emménager chez lui. Il n’avait plus envi de vivre avec moi ou qui que ce soit.

Flûte, et moi qui pensait que s’il me demandait tout ça, c’était parce qu’il voulait me faire changer d’avis… Et j’étais prête à tenter le coup. Mal à l’aise, confrontée à mon envie de tenter le tout pour le tout, ou de me taire, et ne pas me mettre en danger et à nue. Peut-être que c’était désespérée, mais j’ai choisi de lui dire que je voulais vivre avec lui… Que rien ne me ferait plus plaisir.

Pascal m’a observée un moment sans rien dire. J’avais des palpitations, et j’étais impatiente de l’entendre. Persuadée qu’il allait être content, heureux de ce que je venais de dire. Toutefois, son silence me troublait et me faisait trembler, parce que je m’étais attendu à une explosion de joie. Alors pourquoi me scrutait-il avec un regard aussi sérieux, et… rempli de doutes??? “Vraiment?” a été son premier mot. Et il l’a répété, comme pour se moquer de moi.

  • Vraiment? Alors tu me présentera à ta famille? Tu viens t’installer chez moi, ou…?

Je faisais oui de la tête. Mais, je savais que je ne le présenterais pas à ma famille. Pascal a dû le deviner.

  • Non. Je ne te crois pas. Tu dis ça seulement pour gagner du temps. Tu n’as aucun intention de me laisser faire vraiment partie de ta vie. De ta vrai vie.
  • Mais Pascal, tu es toujours marié…

Jeeez, je n’aurais jamais dû mentionner ça. Pascal a souri, il m’avait percée à jour. C’est vrai, j’étais d’accord pour ne pas le perdre, parce que je me sentais acculée. Après avoir secoué la tête, tendrement, Pascal m’a serrée contre lui en me faisant un bisou.

C’aurait pu être le pied, mais ce qu’il a dit a coupé mon plaisir et détruit mes illusions; La vie de couple ne l’intéressait plus, il n’avait plus envi de s’engager dans une relation sérieuse, et d’être le seul à prendre les choses au sérieux. Il estimait avoir pris assez de brique dans la gueule. Glups! Etait-ce de ma faute?

J’ai eu de la peine à trouver le sommeil. Quant j’ai été sûre qu’il dormait, j’ai pleuré en silence; c’était foutu.

Les yeux fatigué, la tête lourde, je me suis levée pour prendre le café avec lui avant qu’il ne parte au boulot. Après son départ, je suis restée un moment assise sur mon tabouret à regarder autour de moi. J’avais le cafard, et l’impression que je ne reviendrais pas de si tôt. Je me sentais vraiment très triste.

Peut-être que Pascal s’est douté que je mentais, parce qu’hier, j’ai été un moment chez ma soeur. Je n’ai pas mangé avec eux, j’étais juste passée prendre un café. Les enfants m’avaient appelé, alors je n’ai pas pu éviter de participer, même 5 minutes au souper en famille. C’était peut-être parce que je ne lui avais pas proposé de m’accompagner!

Le reste de la journée, je me suis plongée corps et âme dans la peinture pour ne pas repenser à ce qu’on s’était dit ce week-end. Je gardais à l’esprit que j’avais été chanceuse de l’avoir vu. Chanceuse qu’il ait eu envi de me voir, cela devra suffire.


Mercredi, 24 septembre 2014 - 267/14 - Dors peu et mal...

J’avais des tonnes de choses à faire, mais aucune envie de me bouger le cul. Alors j’en ai profité pour continuer à peindre, avec aucune intention de mettre le nez dehors. J’ai ignoré tous les appels de Thomas, Steven, Caroline et autres. Je n’avais pas le moral pour discuter au téléphone. Je ne voulais pas prendre le risque de fondre en larmes si on me posait une question trop perso.

Merde, j’avais vraiment le moral dans les plates bandes! Je me sentais épuisée, je ne dors pas très bien, et surtout peu. Je me réveille en sursaut quant j’ai de la chance de m’endormir, ensuite, je me sens au fond du gouffre. J'avais tout fait foiré!


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265/14 - Est-ce acceptable?

Publié le par JaneDo


Lundi, 22 septembre 2014 - 265/14 - Est-ce acceptable?

Quant Pascal rentre éméché, dormir n’est pas une option. Et c’est pas moi qui m’en plaindrait. Des copains à lui sont passés en début d’après-midi. Certains de ceux avec qui il était sorti hier soir et avec qui il avait joué au basket l’après-midi. J’ai préféré qu’ils ne sachent pas que j’étais là. Cela évite bien des questions. Je suis restée dans sa chambre pour lire. Thomas n’était pas là, alors Pascal ne pouvait pas les faire monter.

D’après ce que j’ai entendu, apparemment bourré, Pascal s’était embrassé avec une petite blondinette hier soir. Aoutch!

Après son départ, elle aurait cherché à avoir son numéro, et Maxime le lui aurait donné. En entendant ça, étant donné que Pascal avait laissé son natel sur la table de chevet de son côté du lit, j’ai plongé dessus. Je voulais voir si l’autre avait tenté de le contacter. Effectivement, elle lui avait envoyé un sms hier soir, alors qu’on… L’espace d’un instant, j’ai vu rouge.

Son message; “C’est Gabriella, Merci Pascal pour la merveilleuse soirée, j’aimerai bien te revoir, j’espère que toi aussi… Appelle-moi d’accord. Tu me manques déjà, et on ne se connait que depuis quelques heures. Des centaines de bisous de moi à toi. Pour les câlins, je te les ferais en personne hi-hi-hi… Gabriella.”.

Connasse! Est-ce que cette fille ne sait pas que Pascal a déjà une copine... Des copines! Pour qui se prend-t-elle? Est-ce qu'elle croit être la première qui lui laisse des messages? Qu'il va sauter sur l'occasion comme s'il n'avait rien d'autre à faire? Mon estomac n'était plus qu'une machine à laver en plein programme d'essorage!

Comment Pascal avait-il pu me faire l’amour, alors que quelques instants plus tôt, il embrassait une autre fille!

Je me posais seulement la question, je n’étais ni fâchée, ni même traumatisée. Hélas, ça arrive! Ce qui c’est passé, c’est passé, point barre, on passe à autre chose. C’était congé aujourd’hui, j’étais avec Pascal, que demander de plus? J’avais bien l’intention de profiter de chaque minute, et ne pas laisser quiconque, ni des doutes venir foutre en l’air cette journée.

Pascal semblait avoir du mal à aiguiller ses potes sur d’autres sujets. Ses copains prenaient plaisir à le taquiner et voulait connaître les détails. Ce qu’il avait pu dire ou faire pour qu’elle tombe dans le panneau. Comment avait-il réussi si rapidement à la faire craquer et se laisser embrasser.

Bref, j’imagine qu’il devait être tout rouge, être mal à l’aise et avoir peur que j’aie tout entendu…

J’aurai pu faire semblant de ne rien savoir en faisant semblant de dormir, mais j’ai continué à lire quant il est venu dans la chambre. Je lui ai lancé un petit sourire, et il a tout de suite compris que j’avais tout entendu. Ce n’était évidemment pas le moment d’en parler. De toute façon, je n’avais pas l’intention d’en parler. En tous cas, pas aujourd’hui.

Après le départ de ses copains, tête basse, il m’a demandé si j’avais faim. Ces copains ont essayé de le faire sortir pour aller manger un truc, ils ne savaient pas qu’il avait de la visite qui attendait patiemment dans sa chambre. Je n’avais pas faim. J’ai compris qu’il cherchait à gagner du temps. Le fait que je n’aie pas faim l’a laissé les bras ballants.

Comme un grand gamin pris en faute, il est venu s’asseoir sur le bord du lit et s’est excusé; il était bourré, et ne savait pas ce qu’il faisait. J’ai rigolé devant ses airs de chien battu. Depuis le temps qu’il me connaît, il devrait savoir que mes coups d'humeur ou colères sont aussi brefs que passagers, comme des éclairs, il tombent et disparaissent aussi vite.

Quoique j’aie pu ressentir sur le moment, je ne le ressentais plus. Peut-être parce qu’il a eu le courage de s’excuser. D’autres auraient évité le sujet et aurait jouer les connards, laissant l’autre s’énerver sans dire un mot. Sans même s’excuser. Ou aurait disparu le temps de laisser les choses se calmer… Comme si ça pouvait arriver ailleurs que dans leurs têtes de cons.

  • Alors elle était mignonne? Ou c’est l’alcool qui la rendait mignonne?
  • La vérité, c’est que je ne me rappelle même pas de sa tête!

Pffff, j’ai pouffé de rire. Lui ne riait pas, il me suppliait avec des yeux de cockers de ne pas être fâchée. En me voyant rire, toujours avec des airs de chien battu, il m’a dit que cette histoire aurait pu tout gâcher, qu’il regrettait vraiment. Je me suis glissée dans ses bras. C’était réglé. Pas la peine de jouer les prolongation.

Je n’ai pas mentionné que j’avais tout bonnement effacé le message de cette… Gabriella. J’espère qu’elle va s’en mordre les doigts d’avoir osé envoyé un message à un type qu’elle ne connaît pas, en se mettant presque à nu. J’espère aussi qu’elle balisera de voir qu’il ne lui répond même pas. Bien fait pour sa tête.

Mais en fait… ce n’était même pas de sa faute à elle… Non, pas de sa faute du tout. Mince, je me sentais méchante!

Caroline aussi avait passé la matinée, et un bout de la soirée à envoyer des messages à Pascal. Le soir, elle cherchait à savoir ce qu’il faisait et où il était. Ce matin, d’abord pour savoir s’il faisait son jogging ensemble, et ensuite s’ils pouvaient se voir, peut-être dans l’après-midi, ou s’il voulait manger chez elle.

J’ai aussi… tout effacé. Pas très noble, mais là, je ne me sentais pas méchante. J’ai seulement cherché une bonne explication à donner, pour la disparition de ses messages. J’en ai trouvé aucune. Peut-être que Pascal n’en saura rien. Et peut-être que Caroline pensera simplement qu’il n’avait pas envi de répondre, ni envi de la voir.


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