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227/14 - Terrifiée d avoir osé le quitter!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 15 Août 2014 - 227/14 - Terrifiée d’avoir osé le quitter!

Aïe, le voir Pascal en personne, c’était autre chose que de balancer quelques phrases par téléphone. Ses yeux verts me transperçaient. Et ciel, j’avais envie de me réfugier dans ses bras, de sentir encore une fois ses lèvres me caresser de baisers. Juste une fois encore. Mais, je n'oserais jamais le lui proposer.

Pffffh! La boule à l’estomac, terrifiée par ce que j’avais osé lui jeter dans l’oreille quelques heures plus tôt. Je bafouillais, j’avais l’air de chercher des excuses bidons. Atroce. Ce n’était pas un de mes meilleurs moments!

  • Tu es sûre Jane? Tu ne veux pas réfléchir encore un peu?

Afff, difficulté à déglutir, les paumes moites, la voix tremblotante, mon "oui" n’était plus qu’un souffle.

  • J’ai envi qu’on essaie au moins, non? Ou alors, tu ne m’aimes plus?

Là, ma voix tremblait, mais d’émotion, et les mots sont sortis tout seul, sans réflexion;

  • Oh Pascal, je t’aime, je t’aime plus que tout… et tu le sais bien.
  • Alors pourquoi? Difficile de le croire, tu ne veux pas de moi.
  • C'est faux! Parce que, tu avais raison, c’est dur de le reconnaitre, mais tu n’as aucun avenir avec moi!
  • Arrête tes conneries. Moi, je pense le contraire. J’ai été trop loin, tu m’en veux, c’est de ma faute.
  • Tu as tord. Un jour, tu voudras des enfants, tu voudras te marier, heu, te remarier, et je ne suis pas la bonne personne.

Sa voix tremblait, il semblait si triste, si incertain. Et déçu aussi. J'aimais tant le voir heureux. "No comprendo" était gravé en gros sur son visage que j'aimais tant voir sourire. Ce soir, son sourire avait disparu.

  • Et qu’est-ce que tu fais de l’amour? De ce qu’on ressent l’un pour l’autre? On s'aime! Tu crois qu'n peut vivre sans amour, que le reste suffira?
  • Je n’en sais rien. Mais, je sais que je ne conviens pas. Je sais que ces derniers mois, cette dernière année, j’ai beaucoup pleuré. C’était difficile, j’ai eu l’impression de te perdre milles fois, et la souffrance qui va avec est atroce.
  • Et c’est pour ça que tu préfères qu’on se sépare?
  • Je ne veux pas qu’on se sépare, mais je ne peux pas t’offrir plus que ce qu’on a déjà; des bons moments, des rires, une aventure sympa, mais rien de… concret.
  • C’est tout ce que tu as à dire?
  • Qu’est-ce que tu veux que je dise?
  • Alors c’est fini?
  • Pascal je t’aime à la folie, bien sûr que je ne veux pas qu’on arrête de se voir… Tu le sais bien. Ne plus te voir ou te parler, ce serait horrible. C’est toi qui le veut. Moi, je suis très bien comme on est.
  • Moi j’aimerai un peu plus que ça. Si tu veux on peut chercher autre chose, un appart qui sera le nôtre, à tous les deux? Tu dis que tu m’aimes aussi, alors pourquoi est-ce que tu ne veux pas essayer? Excuse moi, mais je ne comprends pas.

Assis l’un à côté de l’autre en silence. Pascal avait beau retourner les choses dans tous les sens, pour une fois, je suis restée ferme. Purée, et pourtant, j’étais loin d’être sûre de moi, j’en avais seulement l’air. Déçu, il a préféré rentrer après m’avoir demandé s’il avait une chance de me faire changer d’avis.

Putain, mais pourquoi est-ce que je me punissais pareillement? Dieu que j’avais eu envie de me jeter dans ses bras, et envoyer balader mes  résolutions. Pourquoi penser à son avenir? Si j’avais bien réfléchi, ça voulait dire avec quelqu’un d’autre que moi? J’ai fait la grimace. C’est ça le problème quant on veut faire du bien, on s’oublie.

Le vendredi, toute la journée, hop, boulot pour Nadine. Elle sera absente lundi, donc pour moi, congé. Youpi, je vais peut-être pouvoir peindre un peu, faire des trucs pour moi. Je voulais annuler le souper en famille, pour avoir une journée complète. Demain, David m’a demandé de garder Dobby, sa chienne.

Le soir, j’ai fait un tour aux endroits où on avait l’habitude de sortir boire un verre. Pas la voiture à Pascal, donc il n’était pas là. Je suis quand même entrée, sous le prétexte de dire bonjour. Thomas a voulu que je reste un peu, mais j’ai prétendu avoir rendez-vous. Tu parles! Rendez-vous avec qui donc? La seule personne que j’avais vraiment envie de voir, c’était Pascal.

J’ai donc été faire un tour chez lui. S’il n’était pas là-bas, je savais que j’irai vérifié chez Elodie.

Mais il semble que Pascal avait décidé de rester chez lui. Il n’était pas seul. Je ne sais pas comment elle avait fait, mais Caroline était là, avec lui. Ils étaient étalés sur le canapé du salon, à regarder un film et à s’enfiler des pop-corns. J’avoue que je n’étais pas encore guérie de lui. Le serais-je jamais? La jalousie m’a un peu piquée au vif.

Je ne sais pas à quoi je m’attendais! A ce qu’il se morfond seul? Qu’il continue à me supplier de changer d’avis? Qu’il me poursuive partout? Je ne sais pas. Mais je ne m’attendais pas à le voir tourner la page aussi vite.

Pourtant, c’était bien le même qui, hier soir, me demandait de vivre avec lui, et qui avait l’air si triste, si déçu.

Tout à coup, j’ai eu un coup de sang… Est-ce qu’il aurait demandé à Caroline d’emménager avec lui? J’en tremblais. Puis, je me suis calmée un peu. Ça me faisait moins mal que ce soit Caroline plutôt qu’Elodie. Mais mal quand même. Il fallait que je m’en aille d’ici avant de faire un connerie, comme aller sonner chez lui. Ce serait pire ridicule.

Mais on ne se refait pas… Je lui ai envoyé un message pour lui demander s’il avait demandé à Caroline de me remplacer!


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226/14 - Non, on ne vivra pas ensemble...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 14 Août 2014 - 226/14 - Une dure décision! Non, on ne vivra pas ensemble...

Tard dans la nuit, Pascal m’a appelée. Il voulait discuter. Hors, il ne pouvait pas se douter que j’étais devant chez lui. Moi aussi, je voulais le voir, lui parler. Mais, en arrivant, j’ai déchanté; sa femme était encore là. Je croyais qu’après son anniversaire, qu'elle serait repartie lundi, ou mardi au plus tard. Jess avait voulu des câlins, et elle s’était serrée contre lui. Il a posé une main sur sa tête, lui a fait un bisou sur le front, et il s’est dérobé. Pascal a pris son natel, et il est sorti m’appeler.

Je me demande si la présence de sa femme lui fait penser à moi? Si cela ne lui rappelle pas le dur chemin qu’on a dû parcourir pour rester ensemble??? Bêtement, ça m’a fait plaisir qu’il m’appelle. J’ai fait demi-tour pour retourner à ma voiture et rentrer.

Ce n’était pas ce soir que je pourrais avoir une discussion avec lui, face à face. Quant il m’a demandé où j’étais, je lui ai dis que j’étais chez une copine; Aurore, et qu’elle avait un problème aux reins. J’avais été chez elle le mardi, et comme je ne pouvais pas lui dire que j’étais à quelques pas de chez lui.

Pascal a reconnu que, quant il s’agit des reins, ce devait être assez grave. Que j’étais une chouette amie d’avoir pris la peine d’aller lui rendre visite.

Bref, on a parlé comme ça un moment, puis, il est venu sur le sujet pour lequel il m’avait appelée; savoir si j’avais pris le temps de réfléchir et pris la décision de vivre avec lui. Mince, je n’aurai pas voulu parler de ça au téléphone, mais, avais-je le choix!

J’avais beau essayé de changer de sujet, Pascal revenait toujours avec sa question; “Alors?”. Et je changeais encore de sujet, pour lui demander comment cela se passait avec sa femme. C’était aussi pour dévier la question sur un sujet que je voulais aborder. Patiemment, Pascal me répondait et revenait à sa question:

  • Jane, je ne suis pas encore complètement idiot, je vois bien que tu ne veux pas me répondre. Donc, c’est non, n’est-ce pas? Tu ne veux pas vivre avec moi? C’est dingue! J’avoue que je ne comprends pas. Tu dis que tu m’aimes, mais tu ne veux pas qu’on vive ensemble! Alors là, je suis atterré!
  • Pascal… C’est pas aussi simple…
  • Ah non? Alors explique moi, parce que moi, je nage! Je peux pas continuer à vivre comme un célibataire, et en même temps être avec quelqu’un. C’est, ou on est ensemble, ou on l’est pas! Apparemment, on l’est pas!

Argh, j’avais beau bafouillé à essayer de trouver des mots pour m’expliquer, mais c’était en effet, compliqué. Après hésitation, j’ai décidé de me jeter à l’eau. Je lui ai dis que je ne pouvais pas. C’était impossible pour moi d’envisager de vivre avec lui. Voilà, c’était dit. Pourtant, j’aurai préféré garder ces mots là pour moi. Je ne voulais pas le dire à haute voix, ça sonnait trop fort. Et par téléphone, c’est pire.

Alors je lui ai posé la question, comment et où aurais-je dormi, quant, comme ce week-end, sa femme décidait de revenir en Suisse? Si on vit ensemble, je serais alors obligée de le présenter à ma famille, et il est encore marié! En tant qu’adulte, je dois montrer le bon exemple aux enfants, alors comment je justifierai de m’être compromise avec un homme marié? Si une de mes nièces ferait ça, je serais la première à montrer aux créneaux!

Alors Pascal a dit qu’alors, on ne se verrait plus. Qu’il ferait tout pour éviter les endroits où je vais. Que c’était mieux comme ça pour l’instant.

Arhhh, non! C’était pas ce que je voulais. Je lui ai demandé de me comprendre, qu’est-ce que je ferais si quelqu’un de mon entourage le croise avec Maud, Elodie, Caroline, Jess ou autres? Qu’il était égoïste, et que ce n’était pas ça l’amour. S’il m’aimait vraiment, il saurait se mettre à ma place et comprendrait.

Pascal n’avait pas envi d’en discuter plus, il a raccroché. C’était comme s’il m’avait frappée, cela faisait aussi mal qu’une bonne grosse gifle.

Soudain, je me suis sentie plus seule que jamais. Triste, tous les mauvais coups qu’on m’avait fait sont revenus me frapper de plein fouet. En larmes, j’ai essayé de me dire que j’avais bien fait. Me rappeler qu’il n’avait aucun avenir avec moi, que je ne pouvais lui offrir grand chose. Après presque 2h à me lamenter sur moi-même, mes larmes commençaient à se tarir.

Je commençais à me sentir soulagée, vidée de toutes mes larmes, je me sentais comme vidée.

Et peu après minuit, Pascal a décidé de se présenter devant ma porte encore une fois. Je savais que je ne devais pas le voir… Arh, de l’avoir en face de moi me donnait envie d’abandonner toutes mes bonnes résolutions et les jeter à la poubelle vite fait. Tout ce que j’avais envie de faire était de me jeter dans ses bras. Ciel, est-ce que j’ai vraiment bien fait?


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225/14 - Plus l habitude!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 13 Août 2014 - 225/14 - Plus l’habitude!

Argh, 9h, c’est tôt, j’avais perdu l’habitude de me lever tous les jours si tôt le matin. J’ai passé la journée chez Nadine, pour ses traductions et un peu de secrétariat. A 19h, en rentrant, je suis passée chez Aurora.

Depuis une semaine, elle a des problèmes avec les reins. Pendant plus de 6 mois, elle s’est fait soigner pour le dos. Et ce n’était pas le dos. C’est 40 de fièvre qui l’a fait aller en urgence à l’hôpital. Elle passe ses journées à l’hôpital sous perfusion. Il était passé 22h quant je suis enfin rentrée chez moi.

Avant de m’endormir, j’ai beaucoup pensé à ce que me demande Pascal; vivre avec lui. Aïe, ça me fait peur. Mais peut-être que si je ne veux pas le perdre, je ferai mieux de l’envisager. Arh, j’y penserai demain, pour l’heure, j’étais trop crevée.

Et mercredi, rebelote. Ces jours-ci, je ne trouve même pas le temps de peindre. Nadine doit relancer une marque. La marque s’essouffle, et elle doit redonner du punch aux boutiques, donc changer la déco des 800 boutiques à travers le monde. C’est intéressant.

Cette fois, on a encore traîné jusqu’aux envirions de 19h. Faut dire qu’elle ne sait pas très bien par quoi commencer, alors elle tourne un peu en rond. Inutile de dire quelque chose, je n'y connais pas grand chose. Mais, s'amuser à faire le travail du secteur Marketing ne me semble pas pertinent.


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223/14 - Calme olympien

Publié le par JaneDo


Lundi, 11 Août 2014 - 223/14 - Calme olympien

C’est fou, chaque fois que j’essaie de m’éloigner de Pascal, on dirait qu’il le sent, et… argh, il fait tout pour me faire changer d’avis. Dimanche, ok c’était son anniversaire, mais sa femme était là, donc, je ne m’attendais pas à avoir des nouvelles. Et hier en fin de journée, paf, un petit message. Pour me faire penser à lui? Grhhh, ça a marché! Après, c’était carrément impossible de ne pas me demander ce qu’il faisait, de penser à son sourire, ses yeux rieurs, et tout le reste.

Puis, Pascal s’est pointé chez moi vers 21h. Il doit certainement sentir quant je m’éloigne. Je ne comprends pas! Quant sa femme n’est pas là, je n’ai parfois pas de nouvelles pendant plusieurs jours. Et alors quant elle est là, il débarque chez moi! Pourquoi? Pour l’emmerder? La rendre jalouse? M’attirer ses foudres? Franchement, je ne pige pas!

D’abord, il m’a appelé au téléphone. Inutile de dire que j’avais enfilé un de mes trainings pourri, troué par endroit, de grosses chaussettes roses bonbons, un t-shirt informe tâché, rose-bleu. Bref, pas top, mais c’est ma tenue standard à la maison. Pas peur de me tâcher quant je fais de la peinture, ou du bricolage. Je ne sais pas pourquoi je me lève presque toujours quand il m’appelle. Je n’arrive pas à rester allongé dans mon canapé, les pieds sur la table. Va comprendre!

Donc, je me suis levée, et je marchais à travers l’appart tout en lui parlant. Heureusement, quant il m’a demandé ce que je faisais, je lui ai demandé pourquoi. Pascal voulait me voir. Parce qu’on ne s’était pas beaucoup vu à la soirée hier, et que je lui manquais.

Alors là, même si j’étais toute seule j’ai rougi de plaisir. Et, vu ma tenue, j’aurai inventé que je n’étais pas à la maison, pour me donner 1 ou 2h pour me préparer, et au cas où ranger mon appart. Surtout débarrasser ma chambre des bouquins qui traînent par terre, des soutiens-gorges qui traîne sur la chaise près du lit, etc.

Mais aussi, je crois que je ne l’ai pas pris au sérieux, parce que je pensais qu’il était obligé de rester chez lui, puisque Jess était là. Donc, je n’ai eu aucune peine à lui dire qu’il me manquait aussi, et que j’aurai aimé aussi le voir. Je ne prenais aucun risque… Man! Est-ce qu’il joue avec mes sentiments?

Alors, Pascal m’a demandé de regarder par la fenêtre. Glups, et il était là! Pascal était là, juste devant mes fenêtres!

J’habite au premier, mais on peut voir chez moi depuis le chemin qui mène au parking couvert. J’ai perdu mes couleurs. Dans ma tête, ça tournait à toute vitesse; si je vais me changer, il s’en rendra compte. Je pourrais peut-être juste virer le bas, mais… je n’aurai pas le temps… Rhhh, la poisse!

Merde, qu’est-ce qu’il foutait ici? Pourquoi? Ou était donc Jess? Mais, je n’avais pas trop le temps de me poser des questions, il fallait que je me précipite, au moins changer mon bas de training! Voir si j’ai une tête potable, et tout ça en 3 secondes, avant qu’il ne sonne à ma porte.

J’étais hors d’haleine quant j’ai ouvert ma porte. Dès que je suis face à lui, mon coeur s'affole et fait des cabrioles; “Arhhh mince, comme je l’aime… ”, c’est la seule chose qui me passe par la tête! Mon coeur va finir par lâcher un jour. Oh, je crois qu’il s’est douté de ma course poursuite avant de lui ouvrir, mais il n’a rien dit.

C’était la première fois qu’il entrait chez moi. Ça lui a plut. Pour une fois, peut-être parce que le salon est spacieux, je me suis sentie à l’étroit, à l’aise de l’accueillir chez moi. Il l’a trouvé tout de suite chouette. Je lui ai fait faire le tour. C’était rapide, il n’y a que 3 pièces. Puis, son sourire s’est effacé. Il a pensé au fait que Steven était venu là avant lui. Il me l’a dit.

Pascal m’a prise dans ses bras et m’a serré très fort. Encore une fois, Pascal a dit que je lui manquais. Pourquoi maintenant?

Bien sûr, j’ai voulu savoir comment cela se fait qu’il soit venu ici, alors que sa femme est à la maison?! Pascal se doutait que j’allais m’imaginer des choses, mais il n’y avait rien entre eux, à part une grande affection. Qu’il me l’avait déjà dit à plusieurs reprises, mais je n’avais pas l’air de le croire. Pour me le prouver, il pouvait même dormir là si je le voulais, ou on pouvait même aller chez lui, Jess ne trouverait rien à redire.

Mouais… je n’allais quand même pas m’imposer chez lui! Le sujet était clos.

Je me suis lovée dans ses bras et on a bavardé et regardé la télé. Après, il n’avait pas envi de rentrer, mais il ne voulait pas dormir dans mon lit. Il s’imaginait encore que Steven y avait passé avant lui, et ça le perturbait. Bizarrement, il ne semblait plus aussi fâché. Moi, j'en perds mon latin!!! Glups. Je n’ai pas insisté, mais je ne l’avais pas invité à rester non plus.

J’ai préféré qu’on change de sujet. Demain, j’avais du boulot, et je devais me lever relativement tôt, alors je ne pouvais pas rester debout toute la nuit, lui non plus d’ailleurs. Il a commencé à me faire des câlins de plus en plus… chaud. Trop tard de toute façon pour aller plus loin.

Pascal est rentré, et même après son départ, j’avais le coeur et le corps en folie!

Lundi... Je viens seulement de rentrer de chez ma frangine…  Corrections de courriels. Impossible de lui dire non. Mais, je me suis surprise à penser que je devrais m'épargner ces dîners du lundi, parce qu'on me chope toujours pour faire du bureau.

J’ai encore des traductions français-anglais à faire pour Nadine avant de me coucher. Demain matin, je me lève à 7h et j'aurai une longue journée de boulot de secrétariat… Je suis éreintée!

J'ai failli perdre mon calme olympien à plusieurs reprises ce soir. Ouf, j'ai réussi à me contenir. Mais, ça n'avançait pas, et je voulais rentrer, impossible d'avancer d'un paragraphe, sans que ma soeur disparaisse, pour s'occuper de sa SwissBox, de son ménage. Entre temps, j'avais rangé toute la cuisine, alors je piaffais un peu.

Grace au ciel, parce que j'adore ma frangine, j'ai réussi à sourire et ne pas montrer mon impatience. Je voulais juste rentrer chez moi.


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222/14 - Anniv. Pascal

Publié le par JaneDo


Dimanche, 10 Août 2014 - 222/14 - Anniv. Pascal

Je sais bien que tout le monde avait déjà essayé de le joindre, sans succès. Je me devais de faire aussi ma petite tentative.

Caro voulait déjà partir en randonnée de recherche; chez Elodie, Maud, la pouffe de l’autre soir, celle chez qui Pascal m’avait plantée derrière la porte. Bref, le grand tour.Moi, je pensais qu’il était peut-être au chalet. Pascal ne répondait même pas à sa femme.

Miracle, il m’a envoyé un petit message, peut-être 1/2h après le mien. Il était à Verbier avec Michael.

Ha?! Comme il n’avait répondu à personne d’autre, j’ai pensé qu’il avait sans doute envi de me voir, donc, probablement que je monte à Verbier? Cela me semble logique, ou je me fais des idées sur ses intentions? J’ai tout de suite répondu pour lui demander si je pouvais l’appeler.

Ben, Pascal n’avait aucune idée de la surprise qui avait été projetée à son intention. Au contraire, quant il avait demandé à Paul d’aller prendre un verre avec lui, Paul a refusé en lui disant qu’il avait déjà autre chose. Pareil pour Thomas, qui passait soi-disant la soirée chez sa “copine”. Frustré, ils ont décidé, lui et Michael, de partir pour le week-end à Verbier.

C’était presque 22h30, et je lui ai dit que sa femme était là aussi. Ça l’a surpris. Pascal avait vu 2 appels de Jess, mais il a pensé que ce n’était rien d’urgent, sinon, elle lui aurait laissé un message texte. Ohhh, ça m’a fait plaisir qu’il m’ait répondu. C’était vraiment chou. Pascal s’est rendu compte en riant pourquoi Paul l’avait laissé tombé. Vu l’effort de tout le monde, il allait se dépêcher de rentrer.

Michael avait invités des copines, comme ils ne pouvaient pas les planter pour rentrer sur Genève, ils venaient avec!

23h20, Pascal et Michael ont fait leur entrée. Je m’étais habillée en fille ce soir! Ça m’a fait chaud au coeur de le voir. Qu’est-ce qu’il est chou! Trop, trop mignon! Arhh, il m’a souri. Le temps qu’il embrasse sa femme, salue ses copains et copines, j’avais trouvé le courage de l’approcher. Cela lui a plu, il m’a souri encore. Iiiiih, coeur flappy, les oreilles en feu, bref, je planais. Le débardeur blanc qu'il portait épousait les lignes de son corps. Hum, ça me donnait envie de lui sauter dessus.

Ciel, je suis une midinette, j’étais toute retournée rien qu’avec une bise et parce qu’il avait passé son bras autour de ma taille. A l’oreille, il m’a chuchoté que j’étais très jolie ce soir. Et voilà que j’avais l’impression d’avoir la tête qui enfle!

Pascal était très entouré, très occupé, alors je suis restée un peu à l’écart. Il s’en est rendu compte et me faisait signe d’approcher, alors je me suis forcée à le faire. J’avais déjà eu mon moment de courage, alors, c’était un gros effort cette fois. Sa femme l’a très vite monopolisé. Me suis sentie seule et un peu abandonnée. Du coup, je mourrais d’envie de partir. Mais, j’étais obligée d’attendre minuit pour son anniversaire.

Je me suis arrangée pour être près de lui à l’approche de minuit. Je me suis arrangée pour être la première à lui souhaiter un bon anniversaire. J’en ai profité pour lui dire que j’avais laissé son cadeau au milieu de la table du salon. Ce n’était que chez Thomas que j’ai vu que Jess était là. Elle avait peut-être fait disparaître mon cadeau!

Etant donné que Jess était rentrée, elle s’était sans doute installée chez lui. Donc, je savais que je pouvais marqué une croix pour passer la nuit chez lui. Et dire qu’il voulait que j’emménage chez lui! Ce soir, j’aurai dormi où alors? Dans ma voiture? Faudra que je lui en fasse la remarque. Cette situation ne nous permet pas de vivre ensemble. Et je n’en avais pas envie.

Pascal finirai par se lasser de moi. Je risquerais de m’investir à fond dans notre couple. Le bonheur me rend bête. J’aurai perdu mes repères, perdu mon identité, ce qui est déjà le cas avec lui. Je perdrais l’habitude de me méfier, de rester sur mes gardes, et ça fera mal si ça tourne court. J’ai trop souvent fait confiance, et je me suis ramassée.

Une fois qu’il a fini d’ouvrir ses cadeaux, et soufflé ses bougies, il était temps pour moi de m’éclipser en douce.

Caro m’a proposé de dormir chez elle, mais elle resterait là, tant que Pascal y serait. Ensuite, comme je la connais, elle passerait la nuit à l’épier. Ça, je ne voulais pas. Pas question de passer la nuit dans les buissons à le dévorer des yeux, alors qu’il est avec sa femme. C’est le genre de truc qui te flingue le moral, qui fait flipper, alors je ne vois pas à quoi ça servirait.

J’ai passé un dimanche tranquille, chez moi. C’est clair que j’étais anxieuse, me faisant des tas de films, l’imaginant heureux de retrouver sa femme, et même plus. Je me donnais beaucoup de peine pour ne pas penser à lui, pour faire taire mon imagination. C’était difficile.

En fin de journée, Pascal m’a envoyé un petit coucou, disant qu’il aurait aimé me voir, mais… y avait Jess quoi! Ça, il n’avait pas besoin de me le rappeler, je ne le savais que trop.

Je me demande seulement si Jess va encore s’incruster en Suisse, chez lui, ou si elle aura la décence de repartir assez rapidement!


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221/14 - Ou est donc Pascal?

Publié le par JaneDo


Samedi, 9 Août 2014 - 221/14 - Ou est donc Pascal?

J’ai passé la journée chez Nadine! Impossible de partir plus tôt. J’étais chez elle à 9h30, ce matin, et je ne suis repartie qu’après 19h30! La vache! J’ai commencé à travailler pour elle, à côté, pour la relance d’une chaîne de boutique. Normalement, je n’avais que de la traduction à faire, mais il s’avère que je me tape pas mal de secrétariat pour le moment.

Vers 17h30, sa copine, Michelle, est arrivée alors que je partais, et Nadine a insisté pour que je reste prendre un petit verre. Et je n’ai pu partir avant 20h, sinon c’aurait semblé malhonnête. Michelle a tenu à me tirer les cartes. Hum, tout leur mic-mac ésotérique ça me gonfle un peu. Ceux qui sont à fond là-dedans, essaie toujours de vous fourguer leurs bougies débiles, leurs pierres chakkra, bref, des trucs pour les gens naïfs.

Ce soir, on fête l’anniversaire à Pascal, et je suis tellement… raide!

Courir me préparer, emballer mon cadeau; je lui ai offert un pendentif avec une petite porte gravé sur un médaillon. Un truc qui ne devrait pas le gêner au basket. J’espère comme ça qu’il le portera autant que la montre que lui avait offert Caro.

Je vois qu’il porte tout le temps l’autre pendentif que je lui avais offert, c’est pour ça que j’ai eu cette idée. Pourtant, Pascal m’avait dit, que la seule chose, le seul cadeau qui lui ferait plaisir, c’est que j’accepte d’emménager chez lui. Au moins, on pourrait faire un essaie pour voir.

Ben, Pascal n’était pas là! Il avait pris la poudre des champs! Introuvable? Et il ne répondait pas à son téléphone non plus! Si j’avais su, je ne me serais pas dépêchée. Thomas, Caroline, Paul, on a tous essayé de l’appeler, mais niet. Que se passe-t-il? Ou que s’est-il passé? Où pouvait-il bien être? Et… question moins ragoutante,  angoissante, avec qui?

Thomas s’était donné un mal de chien pour tout organiser en douce, pour lui faire une surprise, et voilà que l’homme du jour, le principal concerné a disparu! Jess, sa femme, était même rentrée pour l'occasion. Tout le monde est là, sauf Pascal. De toute façon, je dois le trouver. Je ne vais pas laisser minuit passer sans savoir où il est.


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220/14 - Pas la frite!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 8 Août 2014 - 220/14 - Pas la frite!

Arhhh, je devrais être en train de me préparer pour aller au ciné ce soir, mais je suis vannée. Aucune énergie, je suis vidée, et somnolente.

Le temps se couvre, assommée par les médics que je prends pour les dents, je n’ai qu’une envie; dormir. Et je n’ai aucune idée de ce que je vais mettre non plus.

Pour une fois que je n’ai pas de visites impromptu, j’aurai pu vite mettre mon journal à jour; il s’agit juste de copier/coller, refaire la mise en page, ajouter une image, bref, pas très compliqué, mais wafff, trop naze.

Je ferais ça en vitesse après une sieste, ou sinon, je prendrais mon ipad. Je trouverais bien un petit coin et 10mn.

De toute façon, je ne serais jamais sur pieds pour le ciné, donc, je n’ai plus qu’à trouver une excuse et annuler. Par sms, ce qui évite les questions. Mais, est-ce que j’ai vraiment envie de sortir moi?!? Pas vraiment!


...


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216/14 - Remise en question

Publié le par JaneDo


Lundi, 4 Août 2014 - 216/14 - Remise en question

Je me déteste d’être aussi lâche. Je sais que Pascal a passé son dimanche à penser à Elodie, toute seule dans son coin, chez elle. Mais, égoïstement, j’ai fait celle qui ne voyait rien. L’autruche. J’aurai peut-être dû crever l’abcès, le confronter? Mais non, je voulais profiter des moments que j’avais avec lui, et tant pis pour la terre entière. Même Caroline.

Les choses sont si compliqués. Trop compliqué. J'ai l'impression que ça fait des lustres, trop longtemps, que je ne suis pas vraiment heureuse avec Pascal. Tout va de travers. Tout va mal. Je passe plus de temps à pleurer, à me morfondre, qu'à baigner dans l'allégresse.

Pourquoi? Cela ne devrait pas se passer comme ça.

Tout devrait couler de source, être simple! Est-ce de ma faute? Est-ce que je m'accroche pour rien? Serais-je plus heureuse sans lui? Argh, non, je ne crois pas. L'idée de ne plus savoir comment il va, ce qu'il fait, d'être dans ses bras de temps en temps me rendrait cinglée. J'ai besoin d'être prêt de Pascal à n'importe quelle sauce!

Pascal m’a encore demandé ce que je voulais de lui, comment je voyais le futur. Il voulait savoir si j’envisageais éventuellement de m’installer chez lui. J’ai très bien compris que sinon, on n’avait pas d’avenir ensemble. Comment faire?


Mardi, 5 Août 2014 - 217/14 - Anniversaire Mathieu & Collin

Dentiste ce matin vers 11h. Ma frangine m'a appelée alors que j'étais sur le chemin de ma maison, elle avait besoin d'un coup de main pour des lettres en anglais. Tant que la piqûre d' anesthésie faisait son effet, ça allait, je ne ressentais aucune douleur. Vers la fin de la journée, la partie droite de mon visage a commencé à me faire   un mal de chien  . L'enfer! La dent se réveillait! Aïe aïe...

Je ne suis rentrée qu'après 18h. Inutile de dire que je n'avais pas faim, toute ma mâchoire me faisait souffrir. J'ai voulu dormir un peu, mais je n'ai pas réussi. J'avais trop mal et pas de médics. Tout ce que j'ai réussi à faire, c'est perdre du temps et du coup, je ne suis pas allée à la pharmacie pour les anti-douleurs.

Argh, douleur torride… impossible de dormir. Et un mal de tête à tout casser!

C’était aussi l’anniversaire à Mathieu, mon ex, et Collin. J’ai donc envoyé un petit sms pour leur souhaiter un joyeux anniversaire, comme je le fais chaque année. Même si eux ne se rappellent jamais de mon anniversaire. Mais bon, j'ai l'habitude, on m'oublie toujours, enfin... sauf Pascal! C'est peut-être pour ça que je l'aime autant!


Mercredi, 6 Août 2014 - 218/14 - La Dent Dure!

Je viens de rentrer! Je suis exténuée... A ramasser sur le bitume. J'ai mal aux dents. Je viens d'emmener Théo au Lac de Joux rejoindre Kaya. Il s'était perdu dans les trains!!! Je venais de rentrer ce soir, quant j'ai remarqué que ma nièce avait essayé de me joindre. Encore heureux, je n'avais pas encore enfilé un training. J'ai pu repartir de suite. Théo était au fin fond de La Sarraz.

Ma soeur m'a proposé de passer prendre un café au retour, alors j'ai fait un petit stop. J'en ai profité pour lui prendre encore des médics. La pharmacienne m'a dit de ne pas abuser, vu mon hypertension, mais je sens que... tant que j'aurai mal, j'avalerai tout ce que j'ai sous la main!!!

Hier, j'avais le dentiste vers 11h. Ma frangine m'a appelée alors que j'étais sur le chemin de ma maison, elle avait besoin d'un coup de main pour des lettres en anglais. Tant que la piqûre d'anesthésie faisait son effet, ça allait, aucune douleur. Je suis donc passée vers elle.

Vers la fin, la partie droite de mon visage a commencé à me faire un mal de chien. L'enfer! La dent se réveillait! Aïe aïe aïe...

Je ne suis rentrée qu'après 18h. Inutile de dire que je n'avais pas faim, toute ma mâchoire me faisait souffrir. J'ai voulu dormir un peu, mais je n'ai pas réussi. J'avais trop mal et pas de médics. Tout ce que j'ai réussi à faire, c'est perdre du temps et du coup, je ne suis pas allée à la pharmacie pour les anti-douleurs. Douleur, impossible de dormir. J'avais même mal à la tête.


Jeudi, 7 Août 2014 - 219/14 - Sous la pluie, sur les routes!

Soirée sur la route! J’étais chez Aurore à Morges, on voulait passer une petite soirée tranquille, entre filles, à se raconter nos histoires. Mais, une fois de plus, 1h après, j’ai dû partir. Mince, c’est la 2ème fois! On a été cherché Kaya, Alizée, Martin et … (je ne sais plus), au Lac de Joux.

Nos petits campeurs voulaient rentrer, il pleuvait trop depuis 2 jours. Alizée était trempée de la tête aux pieds. Comme une grosse patte qu’on avait plongé dans une fontaine.

On a dû aller à 2 voitures pour emporter toutes les affaires et les 4 gamins. J’avais la petite Dobby avec moi. Donc, je ne pouvais prendre qu’une personne, et les affaires de camping. Rose a pris les 3 autres. On a fait un arrêt au MacDo, pour les gamins, puis chez ma frangine. Ils dormaient tous là. Une manière de continuer le camping! J’ai envoyé Alizée sous la douche dès l’arrivée, sinon demain elle sera malade.


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215/14 - Bombastique!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 3 Août 2014 - 215/14 - Bombastique!

(nuit du samedi à Dimanche)

Enroulé tous les deux sur le canapé, on passait une adorable une soirée, en amoureux, à regarder des films. Entre deux, j’avais envoyé un message à Caroline pour lui dire qu’elle pouvait venir si elle le voulait.

En fait, je trouvais mon attitude vraiment égoïste. De plus, je me suis rendue compte que, si je ne sortais plus réellement avec Pascal, et qu’on ne ferait que passer de petits moments sympas ensemble, j’avais besoin de Caroline. Elle m’a répondu qu’elle arrivera plus tard, elle a les yeux explosé d’avoir trop pleuré. Aoutch, c’était un peu de ma faute.

En plus, je crois que Pascal avait d’autres plans pour ce soir. Cela se voyait dans son attitude. Je crois qu’il avait rendez-vous, et il ne savait pas comment se débarrasser de moi. Alors quant je l’ai averti que j’avais invité Caro, il a fait la moue. Il a bien essayé de me dire qu’il devait s'en aller. J’ai bien sûr demandé où ça, et il a baragouiné; copain, déjà prévu, que ce serait mieux de dire à Caroline que ça ne jouait pas.

Mais avant qu’il ait pu trouver une meilleure excuse, Caroline était là. Bravo et merci Caro. Toujours à pic. Je l’ai accueillie à bras ouvert. Pascal était emmerdé, ça c’est sûr. Je crois qu’il s’est fait une raison, il ne pourra pas filer sans devoir nous mettre méchamment dehors, et les points sur les “i”.

Pascal s’était renfermé, il avait l’air ailleurs. Il avait tenté d’appeler quelqu’un, mais c’état difficile sans que je m’en rende compte. J’avais posé son natel au milieu de la table du salon. Quant il a pris son natel pour aller dans sa chambre, je l’ai suivi. Je lui ai demandé s’il en avait marre que je sois là, est-ce qu’il voulait que je m’en aille?

C’était question de parler. Mais aussi, pour l’empêcher de mettre son projet à exécution. Pascal n’a pas osé me dire que oui, il a vu combien ça m’aurait blessée. Alors, il m’a rassurée et on est retourné au salon. Il a s’est laissé tomber dans le canapé en éteignant son natel. Ouf.

Mais, je rêvais… Elodie n’avait pas arrêté de l’appeler depuis hier. Ils avaient parlé au téléphone un petit moment, mais il avait raccroché subitement, et ne l’avait pas rappelée depuis. Elodie lui avait envoyé des tonnes de messages pour lui demander ce qui se passait, mais il n’avait pas répondu non plus. Elle en a eu marre, et a décidé de venir chez lui.

...

Elodie à flipper en me voyant, n peu moins en voyant Caroline. Elle a essayé de se rassurer en se disant que c’était une soirée entre amis. Mais alors, si c’était vraiment le cas, pourquoi Pascal ne l’a-t-il pas rappelée! J’ai compris que Pascal avait rendez-vous avec elle. L’empêche, c’est méchant, mais ça m’a fait plaisir qu’elle lui prenne la tête.

Ils sont sorti discuter dehors sur la terrasse. Caroline et moi avons choisi la discrétion, devenir invisible si possible. C’était pas le moment d’intervenir, ou de se montrer trop curieuses. On chuchotait, plantée toutes les deux sur le canapé à faire semblant de regarder la télé.

On avait mis le film sur pause et j’ai zappé sur “Esprits Criminels” en attendant le retour de Pascal. Evidemment, on aurait aimé entendre ce qu’ils se disaient. A voir la tête que faisait Elodie, elle ne s’attendait pas à nous trouver chez Pascal!

Avant qu’ils aient pu réglé quoi que ce soit, Elodie a eu un autre petit choc. Bon, Caroline et moi aussi.

Selena, une pouffe que Pascal connaît, s’est pointée avec une bande de copains, des bouteilles et des verres à la main. Elle imaginait peut-être que Pascal n’avait pas de verres? Ou s’il était absent, ils auraient investis le jardin? Gonflée celle-là! Mais, je pense qu’elle savait qu’il serait à la maison, tout dans son attitude l’indiquait.

Tout d’un coup, c’était l’encombrement… Ils se sont invités chez lui, alors qu’il était déjà empêtré avec Elodie. Pascal m’a lancé un regard, et j’ai compris qu’il était dépassé par les évènements.

Caroline avait un gros point d’interrogation planté au milieu des yeux. J’aurai pu essayé de les foutre dehors, mais, je crois que j’attendrais que Pascal se soit débarrassé d’Elodie.

Elodie a croisé les bras, et on pouvait voir qu’elle se retenait de fondre en larmes. Ciel, elle était rouge. Elle voulait lui parler, mais, avec ceux qui venaient de débarquer, elle se rendait compte que c’était fichu.

Pascal a dû l’abandonné devant la porte pour venir parler à Séléna. Elle lui a dit que c’était de sa faute, il lui avait seulement dit qu’il ne sortait pas, alors elle a emmené la fête chez lui. Pascal lui a dit qu’elle tombait mal, qu’il s’excusait, mais qu’ils allaient devoir repartir. Séléna et ses potes ont insisté. Ce n’est que quant Pascal a accepté de les retrouver plus tard chez Séléna, qu’ils ont accepté de partir.

C’est seulement après ça qu’Elodie a laissé libre cours à ses larmes. Pascal était mal barré. Il a fermé la porte. Certainement pour qu’on ne le voit pas la prendre dans ses bras.

Je piaffais d’impatience sur place. J’avais chaud. Si Caroline ne m’avait pas retenue, j’aurai été voir ce qui se passait. Je me serais jetée sur la porte pour lui demander s’il ne se foutait pas de ma gueule par hasard. Arh, j’avais du mal à rester assise là sans rien faire. Ça me rendait franc folle.

Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais Elodie est partie en larmes. Pascal aurait voulu lui courir après, j’en suis sûre. Mais, comme on était là, il n’a pas osé. J’imagine aussi que, c’est ce qu’elle attendait. Pascal a essayé de le cacher, mais il était perturbé de l’avoir laissé partir comme ça. Il n’a pas dit grand chose après ça et pendant un long moment.

C’était donc avec Elodie qu’il avait rendez-vous… Hum!

Elodie a appelé 1h plus tard, et cette fois, Pascal a répondu. Je crois qu'il se foutait qu'on soit là ou pas. Il avait besoin de lui parler. Petit pointe de jalousie. Il est monté chez Thomas pour lui parler. Ils ont parlé pendant presque 1h. Je crois que Pascal aurait voulu aller la retrouver. Aurais-je dû le laisser y aller?

Je me sentais mal. Mal au bide. De ne pas savoir si Pascal tenait ou non à cette fille me préoccupait. Je suis sûre que s’il avait osé, il nous aurait plantée là pour aller chez Elodie.

Comment se sentir à l’aise et faire semblant de rien dans ces conditions. Caro m’avait encouragée à ne rien dire, mais de voir Pascal aussi mal dans ses pompes, ça me faisait mal aussi. Alors j’ai craqué. Je lui ai demandé s’il voulait partir, pour aller chez Elodie, parce que je voyais bien qu’il était absent. Je me sentais de trop là.

Pascal a répondu que non. C’était juste que ça l’avait un peu perturbé c’est tout. Après, il a fait l’effort de paraître moins fermé. Mais, son esprit était toujours avec Elodie.

Caroline est partie un peu après le 3ème film, et 3h du matin. Pascal a semblé beaucoup plus détendu, a point que je me suis demandée si ce n’était pas la présence de Caroline qui l’avait gêné.

(Dimanche)

On a éteint et abandonné nos natels au salon tout le dimanche. On a larvé la journée entière; câlins, bisous, bouffe, dodo. C'est comme ça que j'aime les dimanches. Dommage que le week-end soit déjà terminé!

Par contre, même s’il a voulu être discret, je l’ai surpris en train de parler à Elodie. Cette fois, j’ai choisi de ne rien dire, et de ne pas lui montrer que je le savais. D’autant plus que, je l’ai entendu lui dire; qu’ils ne sortait pas ensemble, qu’il pensait que c’était clair entre eux. Que j’étais peut-être son ex, mais que ce n’était pas si facile de couper le cordon.

L’empêche, ça me faisait un peu mal au coeur qu’il ait autant de problème à cause de moi… Mais je sais que Pascal ne veut pas tirer un trait sur notre relation, aussi bizarre soit-elle.


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214/14 - Bonheur éphémère?

Publié le par JaneDo


Samedi 2, Août 2014 - 214/14 - Bonheur éphémère?

J’ai encore la tête dans les nuages et des petits papilons frénétiques dans le ventre. Mes yeux remplis de petites étoiles, je nage dans le bonheur. Faire l’amour avec Pascal a toujours été comme gagner à la loterie. Des milliers de sensations fortes, d’extase totale. Je l’aime à la folie.

Je sais bien que c’est complètement dingue, mais je n’arrive pas à le quitter. Je le voudrais de toutes mes forces, et de toutes mes forces, je veux le garder. Rester près de lui. Même dans un trou de souris, pourvu que je puisse le voir, ou qu’il me  sourit, me caresse la tête, comme on le fait avec un bon chien. C’est nul.

Pas de surveillance, pas d’intrus, sans Thomas, c’était le pieds. Petit déjeuner sur la terrasse, préparé par Pascal. Ok, je me doutais bien que, quelque part dans les broussailles, Caroline épillait nos faits et gestes. J’en donnerais ma main à couper. Je suis sure qu’elle se doute que c’est moi qui ne voulait pas d’elle. Elle doit m’en vouloir. Je me sentais un peu mal vis-à-vis d’elle. Ce n’était pas cool, mais en même temps, j’avais besoin d’être égoïste de temps en temps.

Le natel à Pascal n’arrêtait pas de buzzer. La curiosité me piquait le nez. Dès qu’il a plongé sous la douche, j’ai sauté sur son natel; Elodie, Caro, Maud, Elodie, Elodie, Caro, Elodie, Maud… Pffff. L’envie d’effacer toute l’historique me titillait le bout des doigts. Je ne m’en sentais pas le droit. Pascal est ressorti tout frais, tout mignon avec ses cheveux tout mouillé. Miam.

J’ai plongé dans ses bras. Avant de partir prendre une douche à mon tour, je lui ai dis que j’avais regardé dans son natel. Il a haussé les épaules. Je ne sais pas si ça le gênait ou pas. Il n’a pas fait de commentaires. J’étais sûre qu’une fois le dos tourné, il allait certainement rappeler. J’étais curieuse de savoir qui, et dans quel ordre.

J’ai réalisé qu’il avait discrètement vérifié si j’allais bien prendre ma douche, tout en faisant semblant de débarrasser le déjeuner. Dès qu’il a entendu l’eau couler, il a pris son natel. J’ai couru arrêter l’eau, pour retourner au salon fouiller dans mon sac. Je m’attendais à le voir sursauter et poser précipitamment son natel. Mais non.

Bon, j’ai remarqué qu’il a interrompu le numéro qu’il composait pour appeler Caroline à la place.

J’ai souri et je suis retournée dans sa chambre pour aller dans la salle de bains. J’ai pris une douche éclair. D’après mes calculs, il avait juste le temps de parler avec Caro, rien de plus. En guignant par la porte de sa chambre, j’ai vu qu’il était sur la terrasse. Et ce n’était plus Caro en ligne. C’était Elodie.

Ça m’a fait une drôle d’impression. Peut-être que je devrais me méfier beaucoup plus d’elle que je ne le voudrais. Peut-être que Pascal tient plus à elle que je ne l’imaginais. Peut-être était-il… amoureux d’elle? Non. Je ne veux pas le croire. Pas l’admettre. Je n’entendais pas ce qu’ils se disaient, mais l’expression sur son visage par moment m’a fait frémir. Il avait l’air concentré, attentif, ou peut-être.. triste? perturbé? Ou peut-être que je me faisais des idées.

J’ai préféré zapper. Faire semblant de rien. De toute façon, je n’aurais pas su comment aborder le sujet. Ni si c’était avisé. Tant que je ne savais pas, autant ignorer.

Je me suis habillée en vitesse et je suis sortie pour aller me poser sur ses genoux. Elodie était encore au bout du fils. Je l’ai compris en le voyant changer de couleur. Pascal a aussitôt raccroché, sans même prendre le temps de dire au revoir, à plus ou autre. Juste raccroché. Louche. Ou peut-être était-il simplement gêné. Zappons. Inutile de me prendre la tête pour rien.

Il m’a entouré de ses bras, et on est resté un moment sans rien dire. Il faisait bon, Pascal a proposé de courir les magasins cet après-midi, moi, je préférais rester à la maison. Juste enfermé dedans tous les deux et passer notre temps à faire l’amour. C’est tellement bon de sentir qu’il avait toujours envi de moi. Pascal a quand même réussi à me traîner dehors.

Bras dessus, bras dessous, on a parcouru les rues de Genève. J'étais tellement heureuse. Ces boutiques ultra chics étaient beaucoup trop cher pour mon porte-monnaie. Pascal m’a traîné dans certains, persuadé que j’allais me laisser tenter. Mais non. Je n’ai jamais été le genre qui laisse un type lui payer des choses, sous prétexte qu’il en a les moyens.

Ce n’était pas mon anniversaire, donc ce n’était pas des cadeaux. Je n’accepte que si je pouvais me le payer moi-même. Et j’aime faire les magasins toute seule, si je veux vraiment faire des achats.

Pascal a acheté quelques t-shirts, que je sais que je lui emprunterai à l’occas, un short bermuda et quelques babioles. J’ai fini par accepter une montre “Ice” (je crois qu’on les appelle comme ça). Elle est toute blanche et Pascal a la même. Pascal porte très souvent la montre que Caroline lui avait offert. J’espère que maintenant, il la portera un peu moins, pour porter celle qu’il venait d’acheter, parce qu’on avait la même.

On s’est arrêté pour écouter un gars qui jouait dans la rue. C’était chouette d’avoir son bras autour de ma taille. Pascal est toujours aussi tendre et me couvrait de bisous à chaque occasion qu’il avait. J’en faisais autant. Je crois que je ne m’étais pas sentie aussi heureuse depuis très très longtemps. Je crois que, c’était surtout parce qu’on était ensemble.

En rentrant, on s’est arrêté pour louer des DVDs. On a prévu une petite soirée à la maison, rien que les 2. Pascal a acheté 2 films. L’un concernait le basket, donc aucun intérêt pour moi, l’autre était à l’eau de rose. Je crois qu’il l’a acheté plus pour moi que pour lui. Pascal ne se défendait pas d’aimer les films romantiques, c’est une des choses que je trouve si touchant chez lui.

Dans la voiture, j’ai vu la photo d’Elodie sur l’écran de son natel. C’était la 3ème fois en 1h qu’Elodie appelait. Hum! Je lui ai proposé de s’arrêter et de lui répondre. Que je ferais un tour pendant ce temps. Il n’a pas voulu.

  • Je peux répondre pour toi si tu veux?
  • Non, ça ira.
  • Faudra quand même que tu la rappelles!

Pascal a gardé le silence un moment. Puis, il a tenté de justifier le harcèlement téléphonique d’Elodie, en disant qu’elle voulait juste savoir s’il sortait. Traduction; elle voulait le voir. Quoi dire? Rien. Ou peut-être qu’on devrait sortir? Non. Je sais que de ma part, ce serait juste pour lui jeter à la figure que, ce soir, ce week-end, Pascal était avec moi. Je n’aurai peut-être pas dû insister. C'aurait été un peu méchant. Mais justifié! Peut-être c’était ce qui a déclenché la suite.

Comme Pascal ne semblait pas enclin à parler… de nous… j’ai fini par me décider à aborder le sujet. Pascal était dans la cuisine et nous préparait à manger, et ça me démangeait de savoir où on en était. Je préparais les légumes, et coupais les oignons. Donc, si je me mettais à pleurer, ça ne se verrait pas.

J’ai assez vite compris que je devrais me contenter de petits moments comme celui-ci. Comme ce week-end, mais pas d’engagement. Si je voulais son engagement, il fallait que j’envisage de m’investir beaucoup plus dans notre relation. Que j’envisage d’emménager chez lui. Le ton de la discussion était léger, presque comme une plaisanterie. Mais je savais, je devinais, que Pascal était sérieux. Il m’avait déjà reproché plusieurs fois de ne rechercher qu’une aventure. Pour lui le “chacun chez soi”, ce n’était pas sérieux. Ce n’était pas ça construire un avenir..

Bref, tant que je peux le voir, passer des moments comme ça avec lui, c'était peut-être éphémère, mais ça me convenait et me suffisait!


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