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296/14 - Ou est ma place?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 octobre 2014 - 296/14 - Ou est ma place?

Pascal m’a avertie qu’on ne se croiserait pas ce soir. Traduction; il ne voulait pas me voir ce soir. Il a dit qu’il jouait à l’extérieur, qu’il ne savait pas quant il rentrait. Traduction; il ne rentrait pas ou il avait prévu autre chose. Je n’ai pas chipoté, c’était déjà gentil qu’il ait pensé me tenir au courant de ses plans.

J’adore toujours autant sa voix, et l’avoir au téléphone me met toujours dans un état proche de la transe. Sa voix est chaude, profonde, rauque, et quant il rit, je tombe de ma chaise. J’adore. Ce qui me fait dire oui à tout.

Je me suis donc préparée à passer une charmante soirée sur mon canapé, devant la télé, et je vais me préparer un petit dîner pour moi toute seule. Comme désert, j’avais prévu des crêpes. Miam. Ça va me faire un bien fou. Hum, j’avais aussi envie de lire, mais je ne peux pas tout faire en même temps.

J’aurai dû éteindre mon natel, je ne voulais pas être dérangée, surtout dans mon bain. Je déteste prendre mon natel dans la salle de bain. Donc, j’ai prévu de commencer par la lecture dans un bain de mousse à la lavande. J’entendais mon téléphone sonner et sonner. J’ai pensé qu’il s’agissait de Dol.

Je passais une soirée de rêve, comme je n’en avais pas passé depuis des lustres, mais j’ai eu le malheur de regarder qui insistait tellement avant d’éteindre mon natel; c’était Caroline.

Arhhh, je n’ai pas voulu la rappeler, mais ça me perturbait. Alors, j’ai fait la dernière chose que j’aurai dû faire; la rappeler. Elle s’était déplacée pour regarder le match, Elodie était là aussi.

Caroline était placée tout en haut des gradins, et à la fin du match, elle s’est dépêchée de descendre pour voir Pascal, et là, elle a appris qu’il était déjà parti avec Elodie. Il n’avait même pas pris le temps de se changer, ni de prendre une douche.

Ça m’a chamboulé. J’avais l’estomac retourné, je n’étais plus capable d’apprécier ma soirée.

Pourtant, je ne comprends pas ce qui m’a pris. Ça m’était égal qu’il soit parti avec une fille. Je crois aussi que je me doutais un petit peu qu’il avait quelque chose après le match; sortie avec ses potes, ou peut-être une fille. Mais, je ne voulais rien savoir en fait. Les petits mensonges ne me gênent pas.

Alors, je ne comprends pas pourquoi je me sentais presque… malade. Ou est-ce parce que Caro savait, ou certainement son équipe? Arhhh, je sais pas pourquoi je me sens comme ça.

Caroline voulait que je l’appelle, mais ça, je ne voulais pas. Elle m’a piquée en me disant qu’il m’avait menti, que je pouvais tout à fait lui demander où il était, et même aller le rejoindre, parce qu’après tout, il n’avait qu’à me dire la vérité. Je n’ai pas voulu la laisser me pousser à l’emmerder.

Non et non, je ne voulais pas l’appeler, et je ne voulais rien savoir. Je voulais oublier que je savais. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Et s’il était amoureux d’Elodie?


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295/14 - Irresponsable de lui laisser l?enfant??

Publié le par JaneDo


Mercredi, 22 octobre 2014 - 295/14 - Irresponsable de lui laisser l’enfant



Arhhh, raidibus! Hier soir, vers minuit; Dol! J’ai fait l’erreur de lui répondre. Je savais, je devinais qu’elle allait insister à mort pour que je passe la chercher. Donc, j’ai fait ma B.A.. Pas de surprise; elle était hyper bourrée. J’ai préféré qu’on vienne chez moi… Quelle idée!

Impossible d’éviter qu’elle se jette sur toutes mes bouteilles d’alcool. Elle a voulu qu’on s’arrête pour des clopes dans un bistrot, et hop, elle a acheté une bouteille de vin! Elle n’arrivait pas à aligner 2 mots déjà, puis pffff, elle se répète, fait la super joyeuse. Bref, agaçant.

Je ne savais plus comment me débarrasser d’elle! Vers 1h du matin, un copain à elle a appelé. Pour éviter qu’elle les invite chez moi, je la connais, j’ai prétendu que j’avais rendez-vous, que je devais sortir. Alors je me suis préparée. Vers 1h30, j’ai attendu avec elle ses 2 copains aux Croisettes.

D’après leurs têtes, ils allaient finir la soirée à se droguer, et à boire. Elle finira en sandwish! Le pire, c’est qu’elle ne se souviendra de rien, ni s’ils ont utilisé des préservatifs ou pas! Et dire qu’elle a une petite fille. C’est presque irresponsable de laisser cette gosse chez elle, même si elle en est la mère!


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294/14 - Choses que je veux ignorer

Publié le par JaneDo


Mardi, 21 octobre 2014 - 294/14 - Choses que je veux ignorer

Vers 11h, surprise; Pascal au téléphone. Il voulait qu’on mange ensemble à midi. Hum, peux pas. Me faudrait au moins 1h pour prendre une douche et me préparer, donc, impossible d’être devant son boulot à midi. Il voulait me parler de quelque chose. J’ai réussi à lui tirer les vers du nez.

Pascal était inquiet, parce qu’il m’avait raconté quelque chose et que ce n’était pas totalement la vérité. Il ne savait pas si ça faisait partie des choses que je préférais ignorer, ou s’il aurait dû me dire la vérité. Hum, est-ce que Caroline lui aurait raconté notre conversation?

Ma seule question a été de savoir si quelqu’un d’autre était au courant, à part ceux impliqués. Pascal a dit que personne n’était au courant. Je suis sûre qu’il voulait me parler de ce qu’il y a eu avec Caroline. Alors, je lui ai dit que ce qu’il m’avait dit me suffisait, que cela faisait bel et bien partie des choses que je préférais ignorer.

Pascal a paru rassuré. Rassuré de ne pas avoir à entrer dans les détails, et me raconter ce qui c’était passé avec Caroline. Ciel, je sais qu’il aime Caroline.

Bien sûr que ça me fait chaque fois un petit pincement au cœur de les savoir ensemble. Difficile de ne pas ressentir une petite jalousie vis-à-vis d’elle, je sais qu’il l’aime.

Mais, Pascal reste pareil à lui-même avec moi; amoureusement tendre, gentil, doux comme un coeur, et tant qu’il est comme ça, il n’y pas de raison que je panique. Ça me va, alors je laisse les choses suivre leurs cours. J’ai bien aimé ce qu’il m’avait raconté de sa soirée, c’était bien trouvé.


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293/14 - Secrets entre filles

Publié le par JaneDo


Lundi, 20 octobre 2014 - 293/14 - Secrets entre filles

Souper en famille comme d’habitude. J’avais rendez-vous avec Caroline après. Elle m’a raconté sa sortie avec Pascal samedi soir. Dans tous les détails; le passage d’Elodie, Pascal s’était isolé avec elle pendant presque 1h, et tout le reste aussi. Caroline l’avait bien sûr gardé à l’oeil.

Elodie pensait rentrer avec Pascal, ils avaient dû en discuter. Mais quant elle a vu qu’il était cuit et qu’il refusait que quelqu’un d’autre que Caroline conduise sa voiture, elle est partie. Caroline m’a décrite les filles qui tournaient autour de Pascal, celles avec qui il avait discuté, ce qu’elle pensait de ces filles.

J’ai bien sûr rappelé à Caroline que, ce qu’on se racontait, c’était entre nous, je ne voulais pas que Pascal le sache. Elle a promis de ne rien lui dire. Je suis rentrée vers minuit, contente de retrouver mes pénates. Finalement, ce n'est pas si mal de partager le même mec.

Dol a essayé de me joindre à plusieurs reprises ce soir. J’avais une vingtaine d’appels en absence d’elle. Je n’avais pas envie de la rappeler. Tous ces appels insistants me font penser qu’elle état bourrée.


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292/14 - Complexité !

Publié le par JaneDo


Dimanche, 19 octobre 2014 - 292/14 - Complexité !

Qu’est-ce que je suis contente que Nina soit repartie. Quant je pense que Pascal ne m’avait même pas dit qu’elle venait. D’ailleurs, pourquoi me l’aurait-il dit!

Je suis arrivée avant Pascal. J’envisageais une petite soirée tranquillos peinard, à la maison. Une soirée en huit clos. J’ai commencé à préparer à manger. Pour une fois, ce serait moi, et ça m’arrangeait que Pascal ne soit pas encore rentré et d’être seule dans la cuisine.

Après avoir rangé mes affaires dans sa chambre, j’ai enfilé un training et je me suis attelée à la tâche. J’ai décidé de lui faire une recette Thaï à ma sauce, recette que ma cops Aurore m’a fait découvrir. C’est super vite fait, et je n’aurais plus qu’à réchauffer quant Pascal sera là.

Une fois que tout a été prêt, je me suis replongée dans mon bouquin. J’adore lire.

Thomas est rentré vers 19h, il est passé me faire un petit coucou, avant de monter se préparer pour sortir. Il était toutefois un peu surpris de me voir chez Pascal; “Vous foutez quoi? Vous êtes ensemble ou pas à la fin?”. Impossible de lui donner une réponse claire. Pascal me renvoi des signaux pas très clairs à ce sujet!

On est ensemble si on veut, mais d’un autre côté, je sais que l’on ne l’ait pas…

20h30, Pascal arrivait à son tour. Dès qu’il a passé la porte, il a senti l’odeur provenant de la cuisine. Il avait la dalle. Il avait pensé m’inviter à manger à l’extérieur, ensuite, on aurait été rejoindre ses potes au Time-Out. Arf, je n’avais pas trop envie de sortir moi. Je préférais rester à la maison.

On n’en a âprement discuté pendant le dîner Pascal voulait que je l’accompagne. Il pensait que ce serait sympa. Mais, passer la soirée chacun dans son coin, à se regarder de loin ne me disait pas grand chose. Thomas est repassé avant de quitter la maison, et a lourdement insisté pour nous inciter à le rejoindre plus tard. Bah, je ne savais pas ce que je devais faire.

Hum, c’est clair que si Nina était là, j’aurai été. Il aurait fallu m’attacher à la maison pour que je n’y aille pas. Parce qu’aussi, Pascal serait resté vers nous. Tandis que là, dès qu’on sera sur place, il va se fondre dans la foule et rejoindre ses potes. Du coup, je me sentirais seule et regretterais de ne pas être restée à la maison avec mon bouquin.

Quant Caroline a pointé le bout de son nez à la porte, j’ai pris ma décision. Je laisse Pascal et Caro sortir, moi, je reste à la maison. Cela a fait très plaisir à Caro. Son sourire pouvait en témoigner. Aussitôt, elle a demandé à Pascal de ne pas la planter dan un coin pour rester scotché à ses potes.

C'était amusant de les voir se chamailler. Caroline savait bien que quoi qu’elle dise, Pascal sera avec ses copains, et qu’elle sera obligée de lui coller aux fesses. De toute manière, elle ne se sentait jamais de trop avec eux, elle participe à la conversation, rigole de leurs blagues; elle est intégrée. Pas la même chose pour moi.

Pascal est rentré vers les 2h du matin. Il avait laissé sa voiture en ville, il était passablement “cuit”. L’étincelle qui brillait dans ses yeux indiquait qu’il était aussi passablement… chaud! Alors qu’est-ce que ça peut faire ce qu’il fait quant il est avec Caroline? L’essentiel, c’est comment il est quant il est avec moi, non? Et en ce moment, c’est avec moi qu’il a envi de faire l’amour.

Caroline m’a raconté… Dans le bar, il s’est comporté comme à son habitude avec elle. Même si ils sont tout le temps ensemble, ils ne se bisoutent pas, ne se tripotent pas. Mais, après quelques verres, Pascal l’a attirée dans le petit salon privé au-dessus du bar. Elle m’a expliqué qu’il y avait une sorte de liseuse près de la fenêtre, un canapé dans une ambiance feutrée.

C’était la première fois que j’en entendais parlé. Je me suis sentie frustrée de n’avoir pas été la première qu’il emmène là-haut. Mais je n’ai rien montré, ni rien dit. Ce serait couper la branche sur laquelle j’étais assise. Si je me braque, Caro ne me racontera plus rien.

Faudra que je fasse gaffe quant on va là-bas, s’il disparaît tout à coup… A coup sûr, ce sera pour se tirer dans le salon privé… Faudrait que j’aille visiter les lieux… seule.

Pour lui rendre la pareille, j’ai répondu à ses questions concernant Nina et lui ai raconté en gros comment s’était déroulé notre curieuse cohabitation. Elle a bien ri en s'imaginant Nina, et comme elle avait dû vouloir lui arracher les yeux, alors qu’elle avait pensé être la maitresse des lieux  jusqu’à mon arrivée.

Je lui ai aussi dit que si elle ne m’avait rien dit, je ne me serais doutée de rien, parce que quant il est rentré, il m’avait sauté dessus comme s’il était en manque. Ça nous a fait rigolé. Je me demande si, comme moi, elle rigolait avec une sorte de creux dans la poitrine. Peut-être que oui, parce qu’on parle de ce qu’on ressent, et on se raconte tout plein de détails…

Dimanche, on était raide… On s’est prélassé toute la journée… Caroline est passée vers midi, on a déjeuné ensemble, puis ils ont été courir. Thomas, en training, le teint livide, par la fatigue et l’alcool est descendu après leur départ se jeter sur le canapé et avaler un café.

  • T’as pas de café chez toi ou quoi?
  • C’est plus drôle de le boire ici. Puis, j’ai pas besoin de le faire et j’ai toi! Quoi? Je t’emmerde?

Morte de rire. Bien sûr qu’il ne me dérangeait pas. Je lui ai demandé ce qu’il avait foutu hier soir pour avoir une tête pareille aujourd’hui. Il a tourné autour du pot. Je pense qu’il avait dû passer la nuit chez une fille, mais il ne voulait pas m’en parler. Je n’ai pas insisté.

Après le jogging, Caroline est sagement rentrée chez elle, sans nous coller dans les pattes. Que je sois "officiellement" ou non avec Pascal, il m'accepte chez lui quant je veux, et me laisse passer tout le week-end à la maison, alors je n'ai pas de quoi me plaindre de la situation. Pour l'instant, je suis au paradis.

Bizarre, je n'ai pas entendu parler d'Elodie de tout le week-end! Même de la semaine! Peut-être savait-elle pour Nina? Je me demande s'ils ont pas rompu à cause de ça? De toute façon, je n'ai pas l'intention d'en parler.


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291/14 - Nina s en va enfin...

Publié le par JaneDo


Samedi, 18 octobre 2014 - 291/14 - Nina s’en va enfin...

Rhhh, trop de détails, trop de texte; ça donne un gros pâté. Jeeez, je pourrais résumer plus, et pas me perdre dans les détails, mais j’ai toujours le soucis que, si je lis ça dans quelques mois, suivant ce qui se passe, que je ne me rappelle plus de certaines choses… Faudrait quand même que je résume plus!

Pascal a offert à Nina une suite dans un des luxueux et plus beaux hôtels de Genève… Ça m’a fait péter un câble. Cette garce m’avait eu en beauté! Nina m’avait coiffée au poteau! Je n'arrivais pas à le croire...

Mais, sur l’heure, je n’en savais rien. J’ai juste pensé que Pascal était peut-être sorti avec des potes après avoir déposé Nina à l’aéroport. J’ai encore laissé un message pour lui dire que je commençais à m’inquiéter. Parce que, je ne crois pas qu’il me laisserait sans nouvelles!?

Si j’avais su pour l’hôtel, j’aurai fait le tour des hôtels où il avait l’habitude de m’emmener. Jeeez, j’aurai passé la nuit sur les routes, ou à hésiter à le faire, parce qu’il pourrait rentrer entre deux. Vers minuit et demi, miracle, Pascal a appelé pour dire qu’il arrivait. Pas eu le temps de lui parler, il avait l’air stressé ou pressé. Comme s’il avait couru.

En fait, il était avec Nina. Ils avaient dîner à son hôtel, et elle lui a proposé de rester. Il n’était pas très sûr de le vouloir, mais, il n’avait rien de prévu, alors, il s’était dit; pourquoi pas. Il faisait bon, ils avaient pris un verre sur la terrasse de la chambre.

Nina avait commandé plusieurs films, et ils s’apprêtaient à en regarder un. Pascal m’a dit que, comme ça, ça lui laissait le temps de décider s’il restait ou pas.

Pascal s’était demandé pourquoi je ne l’avais pas encore appelé. Ou peut-être, comme Nina l’avait suggérer, je n’étais venue hier soir, que parce que j’étais jalouse d’elle. Que pour l’humilier elle, et lui, comme un idiot, il était tombé dans le panneau. Nina lui bourrait la tête de petits sous-entendus, pour me faire passer pour une pouffiasse qui le manipule!

Etonné de ne pas avoir reçu d'appels ou de messages, Pascal a voulu vérifié ses appels, et Nina a voulu l’en empêcher. Il a compris pourquoi dès qu’il a eu son natel en main; elle l’avait éteint. Ils se sont presque disputés. Il a voulu savoir pourquoi elle avait fait ça. Elle a dit que c’était pour qu’ils ne soient pas tout le temps dérangé.

Dès que Pascal a vu mes messages, il m’a appelée, et Nina c’est moquée de lui; "On dirait qu’elle te fait peur… Pourquoi tu cours? Vous n’êtes plus ensemble! Quoi elle pleurait? Elle t’a fait une scène?"

Je me suis détendue après son appel. A tel point que je me suis endormie sur le canapé. J’ai été réveillée par des caresse sur la joue. Et la première chose que j’ai vu en ouvrant les yeux, c’était son sourire. Je l’adore. J’adore son sourire. Mon coeur se serre chaque fois, parce que j’ai toujours peur que ce soit la dernière fois que je vois ce sourire.

Pascal m’a embrassée sur le front. Je me suis accrochée à lui, heureuse que ce ne soit pas un rêve. Heureuse de le voir tout court.

Un bruit vers la porte donnant sur la terrasse et mon rêve a été brisé; Nina se tenait devant la porte avec de ses valises à ses pieds. Grrrh, elle était encore là elle! Pascal a suivi mon regard. Bizarre, mais j’ai eu l’impression qu’il était lui aussi un peu surpris. Il m’a alors dit, qu’il était effectivement à l’aéroport, mais que Nina avait raté son avion.

Hum… je ne lui ai jamais dis que je comprenais pas mal l’allemand, même si je ne le parle pas. Ça sert d’avoir eu de l’allemand à l’école! Merci à l’éducation nationale!

Ironique, Nina a croisé les bras en le regardant droit dans les yeux, et en allemand, elle lui a demandé pourquoi il ne me disait pas la vérité, et; “alors, comme ça j’ai raté mon avion? C’est une idiote si elle croit une chose pareille”. Elle m’a dévisagée avec un petit sourire narquois, alors que Pascal avait un petit coup de fard. Il lui a demandé de la fermer.

Si Nina croyait que j’allais lui faire le plaisir de montrer que je doutais de Pascal, et qu’on se dispute, elle se mettait le doigt dans l’oeil. J’ai souris et je me suis redressée pour me frotter les yeux.

Toujours en allemand, Nina lui a demandé de l’aider avec ses bagages. Quant il a passé près d’elle, elle lui a susurré qu’elle pourrait me raconter leur soirée, et elle a souri d’un air peste. Je ne comprenais pas tout, mais le ton ne trompait pas, ni son petit regard dans ma direction, ni non plus le silence de Pascal.

Quant il est revenu, elle a dit qu’elle voulait sortir, toujours en s’adressant à Pascal. Pour elle, je n’existais pas.

Pascal n’en avait pas envi. Il n’osait pas vraiment me regarder, ni même s’énerver. Pourtant, je comprenais les petites menaces dans sa voix et dans ses propos; bruits, comme hier soir, lui dirait tout. Finalement, Pascal m’a proposé de sortir prendre un verre.

Nina l’a tout de suite rembarré en lui disant qu’elle ne voulait pas que je vienne.

Pascal a à nouveau rougi. Trop tard, il avait déjà lancé le mot. J’ai dis que ça me ferait plaisir, pourquoi pas. Par contre, j’ai réalisé que je n’avais pas vraiment prévu de sortir, je n’étais pas habillée pour. J’ai failli lui dire de sortir tout seul.

Mais, je ne voulais pas dire que j’avais compris ce que disait Nina, et je voulais pousser Nina à parler, pour que Pascal sache qu’il n’avait rien à craindre, qu’elle pouvait dire ce qu’elle voulait, que je ne la laisserais pas s’immiscer entre nous. On ne se disputera pas pour madame.

Enervée de me voir prête à sortir, énervée parce que Pascal a dit que j’étais très bien comme j’étais, et de le voir marcher sur des oeufs, Nina a pensé qu’elle allait me faire craquer et l’envoyer chier.

Après avoir passé son temps à m’ignorer, avec son air de pimbêche et supérieure, Nina s’est enfin adressée à moi. Persuadée qu’elle allait me briser, briser Pascal et moi. Pascal qui venait d’ouvrir la porte, s’est figé pour me fixer. Les pommettes rouges, Pascal a retenu sa respiration.

Nina a dit qu’ils n’étaient pas à l’aéroport, mais à l’hôtel… Oui? Et alors? C’est tout? Dire que Pascal avait peur pour ça! J’ai haussé les épaules. Elle a pensé que j’imaginais qu’ils y étaient parce qu’elle avait raté son avion, alors elle m’a précisé qu’ils n’avaient pas mis les pieds à l’aéroport.

Je ne voulais pas l’agresser au cas où elle avait d’autres choses à m’apprendre. Pendant qu’elle parlait je m’étais rapprochée de la porte, et Pascal avait pris ma main qu’il serrait. J’ai compris, il ne voulait pas que je m’énerve. Mais, je n’avais aucune intention de m’énerver.

Il était là, il était rentré dès qu’il a vu mon appel, ça comptait plus que tout ce qu’elle pouvait raconter.

Voyant que tout ce qu’elle pouvait dire n’arrivait pas à me mettre en colère, Nina a tourné les talons en demandant à Pascal de la ramener à l’hôtel. Hihihi, Pascal lui a dit qu’il n’en était pas question, il ne tenait pas à passer la nuit sur les routes. Elle avait voulu venir, elle n’avait qu’à prendre la chambre d’amis
.

Furieuse, en allemand, elle lui a dit qu’elle voulait rentrer. Pascal lui a répondu que c’était trop tard.

Sur ce, on a été se coucher. C’est là que Pascal m’a raconté qu’elle avait éteint son natel, et qu’il n’avait rien vu. Il a tenu à dire qu’il ne s’était rien passé. Ça, il aurait pu l’éviter. Je n’ai pas discuté. Si j’avais eu peur, c’était oublié; il était venu. Je n’allais pas passer tout le week-end sans le voir.

J’étais rassurée. Quoi qu’il se soit passé, j’ai oublié devant son regard vert qui cherchait à deviner mon humeur. Je me sentais même généreuse… J’ai dis à Pascal que Nina devait être super fâchée contre lui, qu’il devrait peut-être aller la calmer, lui parler. Pas très sûr, je devinais que Pascal refusait à cause de moi.

Alors, je lui ai dis que je n’irai nul part, qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour moi, et je lui ai montré mon bouquin. Je lui ai dis de prendre son temps, si jamais je m’endormais, pas besoin de me réveiller, je voulais seulement qu’il me prenne dans ses bras pour dormir.

A son sourire en sortant de la chambre, j’ai su qu’il était rassuré. J’aime qu’il ne se fasse pas de soucis, qu’il sache que je serais toujours de son côté. Que je le soutiendrais toujours.

Il a eu des crises, des cris, des pas furieux à travers le salon. J’ai lu quelques lignes, puis je me suis effondrée de sommeil. Je n’ai même pas regardé l’heure. J’étais fatiguée. Donc, je ne sais pas à quelle heure Pascal est venu se coucher. Je sais seulement que j’ai ressenti sa présence rassurante, ses bras, son odeur, sa main sur mon visage, ce qui m’a bercée dans mon sommeil.

Nina tirait un peu la tête au déjeuner, et encore plus quant il est parti faire son jogging avec Caro. J’avais toujours mon nez plongé dans mon bouquin, mais je ne lisais pas.

J’étais en train de me demandé si je ne ferais pas mieux de rentrer chez moi, faire ma lessive et prendre quelques affaires. Peut-être que je devrais attendre le retour de Pascal. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que j’étais partie à cause d’elle ou de quelque chose qu’elle m’aurait dite.

Nina a brisé le silence et le cours de mes pensées pour demander si je connaissais vraiment Pascal, si je savais qu'il couchait avec Caroline? Qu’ils étaient peut-être seulement parti chez elle, sous prétexte d’aller courir. Glups, les doutes m’ont envahi. Puis, je me suis calmée.

Et quand bien même, je pouvais le comprendre. Seulement, je n’y avais jamais songé avant qu’elle en parle. C’était bien possible. Mais j’appréciais le fait qu’ils m’épargne et aient trouvé ce prétexte pour se retrouver seuls. Je sais que Pascal aime aussi Caroline, c’était un fait…

Pour enfoncer le clou, Nina a tenu à me préciser qu’ils couchaient aussi ensemble. Elle a ajouté qu’elle ne savait pas pourquoi, ni ce qu’il y avait encore entre nous, mais d’une certaine façon, Pascal semblait vouloir me protéger de la vérité. Pour l’énerver, je lui ai dis que ça m’était égal, et que ça ne m’intéressait pas.

A son retour, j’ai soigneusement éviter de le scruter pour voir si ce que Nina racontait était vrai, à propos de ses sorties pour aller courir. Je ne voulais pas le savoir.

Nina partait dans l’après-midi, elle avait confirmé sa réservation. Tant mieux, asta la vista chica! Comme Pascal l’emmenait à l’aéroport, j’ai décidé de rentrer pour faire mes trucs, et revenir plus tard. Nina a eu un petit regard qui m’a énervée quant j’ai franchi la porte. J’allais lui dire au revoir, et ça m’a coupé dans mon élan.


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290/14 - Nina m a coiffée au poteau!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 17 octobre 2014 - 290/14 - Nina m’a coiffée au poteau!

J’ai attrapé Pascal par son t-shirt, sans un regard pour Nina, pour lui rappeler qu’il avait dit qu’il était tard, alors il était tant qu’on aille se coucher. Que vu les portes qui ont claqués, j’imagine qu’elle voulait lui parler, lui faire une petite scène peut-être! Ou qui sait, peut-être aurait-elle même le culot de lui demander de me dire de partir?

Sans le quitter des yeux, et vu ce que je venais de dire, Pascal n’osait pas la regarder; je aussi dis qu’ils auraient tout le temps demain, mais maintenant, ce n’était plus le moment des messes basses. Ne serait-ce que pour avoir enfin un peu d’intimité.

Si Nina avait quelque chose d’urgent à lui dire, elle pouvait le faire, là, tout de suite. Je ne vois pas ce qu’elle pouvait avoir à lui dire de si secret, qu’elle soit obligée de parler en allemand? Est-ce qu’il y avait quelque chose qu’on me cachait? Qu’on ne voulait pas que je sache?  Donc, quelque chose que je devais savoir…

Pour la première fois, Nina s’est adressée à moi; elle voulait parler à Pascal, c’était personnelle. Et elle a ajouté que ça ne me regardait pas, c’était entre eux.

Oh, j’ai fait l’idiote; "si c’est à propos de boulot, ça pouvait très bien attendre demain".

Ca m’énerve tellement quant les mecs font ça… Ils donnent de l’importance et font passer une miss comme ça, une miss qu’ils viennent de rencontrer, ou qui n’est qu’une aventure d’une soir, ils la font passer avant toi, pas blesser la connasse, alors que celle qui compte, celle qui partage leurs vies depuis des lustres, ils font passer sa nana en dernier, sans penser aux sentiments de leurs compagnes; surtout pas que la raclure se sente humiliée, ou ait de la peine! Ca m’énerve grave. Les mecs sont parfois d'une naïveté et d'une connerie incroyable!

Il n’a pas su quoi dire. Dans la chambre, j’ai raconté à Pascal ce que je ressentais, comment je l’ai ressenti lui; distant et embarrassé. Que je trouvais inadmissible qu’il fasse passer les sentiments de l’autre pouffe, Nina avant les miens. Que c’était un comble. Et que je la trouvais gonflée d’être venue chez lui au lieu d’aller à l’hôtel.

C’est là que Pascal m’a dit qu’il l’avait invitée.

  • Si on vivait ensemble, tu..
  • Je ne l’aurais pas invitée!
  • Permet moi d’en douter ou de me poser des questions! Depuis que tu me l’as demandé, je te test, et chaque fois, je me dis que c’est pas possible! J’aurai fait quoi là? J’aurai dormi à la cave? Ou j’aurai dû aller me faire pendre ailleurs? Pour que madame soit bien? Et moi alors? Tu y penses? Est-ce que c’est ça pour toi vivre ensemble?

Hum, j’ai choisi de faire comme s’il ne m’avait pas dit que c’était trop tard. Ou qu’il n’aurait pas dû me le demander, et que c’est plus vraiment ce qu’il voulait. Je voulais lui montrer comme ses façons de faire étaient étranges.

  • Jane, soyons sérieux, c’est clair que je ne lui aurais jamais proposé de venir ici si on vivait ensemble.
  • Ah, alors tu ne m’aurais même pas dit que vous étiez encore en contact, et tu l’aurais vue derrière mon dos!? Encore pire!
  • Non, je n’aurai pas fait ça!
  • Ce qui m’a vraiment gênée ce soir, c’est que tu semblais mal à l’aise. Tu ne me touchais pas, comme si tu ne voulais pas la blesser, et tu ne pensais pas qu’alors, tu me blessais moi? C’est dègue. Tu lui montrais que, malgré la distance, malgré le temps, tu n’en avais rien à foutre de moi, que maintenant qu’elle était là, wah, il n’y avait qu’elle qui comptait. Tu comprends ce que j’essaie de t’expliquer?

Rien. Pas de réponse. Je fulminais intérieurement.

  • Par ta façon d’agir, tu lui laissais entendre que tu as toujours été comme ça distant avec moi. Je parie qu’avec elle tu étais tout tendre. Putain Pascal, ce devrait être le contraire.

Pascal n’a pas su quoi dire. Il regardait ailleurs, n’osant pas vraiment me regarder dans les yeux. Enervant au plus haut point. Et ce silence, non mais, j’avais envie de lui taper sur la tête. Bon, fallait que je laisse tomber, sinon, on finira la soirée fâché.

  • Je pensais qu’elle était repartie. Tu m’avais dis qu’elle rentrais mercredi, alors j’ai été un peu surprise de la trouver ici. Pas grave, personne est parfait.

Pascal était couché sur le dos et regardait maintenant le plafond. Aucune tentative pour me prendre dans ses bras. On entendait Nina faire des allées et venues dans le salon. J’imagine qu’il l’entendait lui aussi.

Il fallait que je fasse quelque chose pour que la soirée se termine mieux qu’elle n’avait commencé. Quitte à faire le poing dans la poche et faire avaler de travers à cette Nina, son idée de venir s'installer chez Pascal.

Je me suis approchée pour me coller contre lui. En l’embrassant dans le cou, je lui ai demandé s’il pouvait me prendre dans ses bras. Je l’ai embrassé, et il m’a rendu mon baiser, alors j’ai continué. Puis les choses se sont enchaînés toutes  seules. Pascal a eu de la peine à me faire taire. Je n’hésitais à faire partager ce moment à l’oreille de l’allemande.

Les portes claquaient, les pas lourds à travers le salon… Pascal était trop engagé pour y prêter trop d’attention. Moi pas. Pendant une pause, Pascal m’a dit que j’étais une sacré peste, en regardant en direction de la porte. Nina avait laissé tomber quelque chose qui a fait un bruit de vaisselles brisées.

J’étais contente de lui rendre la pareille. Elle faisait tout pour que Pascal sorte et lui parle, pour qu’il n’oublie pas sa présence. Pascal a essayé de me dire qu’il devrait aller lui parler. Moi je pensais que ça pouvait attendre demain. Je lui ai demandé ce qu’il pouvait bien vouloir lui dire?

Malgré l’heure plus que tardive, insatiable, Pascal a voulu continuer encore ce qu’on avait commencé 1h plus tôt. Avant de s’endormir, Pascal a dit qu’heureusement on était vendredi, à se rythme là, il ne tiendrait jamais toute une semaine. C’était plus de 4h du matin. Nina ne dormait toujours pas, je l’entendais bouger rageusement dans l’appart.

Quant Pascal s’est endormi, je me suis levée sous prétexte d’aller me prendre à boire. Elle est aussitôt sortie de sa chambre et a été très déçue de me voir moi, et non Pascal; je lui ai spécifié que Pascal dormait à poing fermé. Elle avait sorti ses bagages, je pense que c’était dans l’intention de faire pression sur Pascal, le menacer d’une certaine façon en montrant son envie de partir sur le champ.

Le matin, je me suis levée en même temps que Pascal, pour qu'on puisse prendre le café ensemble. Nina tirait la gueule, elle était déjà prête et n’attendait que lui. Nina avait des cernes autour des yeux, elle n'avait pas fermé l'oeil de la nuit, cela se voyait.

J’ai attendu qu’il soit parti pour m’en aller à mon tour. Je rêvais de entrer chez moi. J’avais l’intention de préparer quelques affaires pour revenir ce soir. Je pensais scouater là ce week-end.

Le soir, j’aurai dû être à la maison avant lui, mais non, comme d’habitude, je traîne. Je suis arrivée aux alentours de 21h, et il n’y avait personne. Que faire? J’ai regardé dans la chambre d’amis, et les affaires de Nina avait disparu. Ha! Elle avait peut-être compris le message, elle était finalement rentrée en Allemagne. Pascal l’avait probablement raccompagnée à l’aéroport.

Je me suis installée dans le canapé avec un bouquin, avec la télé en toile de fond. J’attendrais tranquillement le retour de Pascal. Je n’allais pas le harceler au téléphone.

En plein dans mon histoire, j’ai oublié l’heure. Quant j’ai senti la faim, j’ai consulté l'heure pour constater qu’il était plus de 22h50. Presque 23h? Où était donc Pascal? Ouais, peut-être à l’aéroport. Je ne me suis pas inquiétée plus que ça. Thomas était passé en courant d’air avant de sortir rejoindre ses copains. Je n’ai pas trouvé nécessaire de lui demander s’îl savait où était Pascal. S’il le savait, je pense qu’il me l’aurait dit.

Minuit, toujours pas de Pascal… Là, j’ai commencé à m’inquiété sec… Minuit, mais où était-il donc? Où pouvait-il traîner comme ça? Est-ce qu’il y avait des avions qui s’envolaient après minuit? Là, j’ai commencé à avoir des doutes. J’ai appelé Thomas, qui m’a dit qu’il n’avait pas vu Pascal depuis qu’il avait quitté le boulot vers 17h. Etrange! Aussi tôt que ça!

Ne sachant pas quoi faire d’autre, j’ai tenté de le joindre, mais son natel était coupé. J’ai alors laissé un message pour lui demander où il était, que c’était minuit, que je l’attendais à la maison.

J’aurai été bien inspirée d’appeler Caro, mais je ne l’ai pas fait. Je ne savais pas que Nina pouvait se montrer plus maligne que moi. Je n’avais pas anticipé le fait qu’elle avait voulu s’installer à l’hôtel… Nina avait réussi à détourner Pascal, qui n'a rien trouvé de mieux que de passer la nuit avec elle!

C’est Pascal qui lui a offert une suite dans un des luxueux et plus beaux hôtels à Genève… Ça m’a fait péter un câble. Cette salope, cette garce m’avait eu en beauté! Nina m’avait coiffée au poteau! J'étais dégoûtée, je m'étais faite avoir, je n'arrivais pas à le croire!


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289/14 - Je m invite chez Pascal !??

Publié le par JaneDo


Jeudi, 16 octobre 2014 - 289/14 - Je m’invite chez Pascal !

J’avais été trop gentille, trop bête de laisser Nina seule avec Pascal tous ces jours. Bon, faut dire que je suis quand même consciente qu’il ne me doit rien et qu’il peut faire ce qu’il veut. Pascal n’a absolument aucun compte à me rendre. Pourtant, il m’envoie sans arrêt des signaux contradictoires… je lui laissais trop de liberté…

En plus, je rendais les choses tellement plus facile et fun pour cette bonne femme! C’était déjà jeudi, Nina aurait dû rentrer en Allemagne hier! Et non, madame reste quelques jours de plus, pour le boulot… et mon oeil… le boulot a bon dos. Il fallait que j’aille chez Pascal.

Caroline n’avait aucune idée de ce qu’il avait prévu ces jours-ci, et Thomas ne m’en a pas parlé non plus.

J’avais pensé débarquer par surprise, assez tôt, vers les 19h. C’était une bonne heure, Pascal serait rentré du boulot, et ce serait trop tôt pour qu’il soit déjà parti en vadrouille, à moins que j’aie vraiment la super poisse. donc j’ai décidé de
lui faire la surprise ce soir, et d’emmerder Nina par la même occasion.

Enfin… quelque part, c’est peut-être moi qui serait emmerdée… Caroline voulait venir aussi… Alors, je déposerais ma voiture chez elle, et on se pointera toutes les 2 à sa porte! Ce sera impossible pour lui de nous renvoyer…

...

Mais avant ça… tous mes plans sont tombés en rade… Lettre a corriger et des tonnes de photocopies à faire avec Rose. Je ne suis arrivée chez Caro que vers minuit, elle piaffait d’impatience. Evidemment, elle avait été checker chez Pascal. Elle avait paniqué et essayé de m’appeler entre 20h30 et 21h30 non-stop, parce qu’elle pensait qu’ils étaient sur le point de sortir. C’était sûrement le cas, mais en fin de compte, Pascal a fait à manger, et ils ont dîner autour du bar de la cuisine. En amoureux… Des rires, des bisous, des jeux de mains, etc.

J’étais impatiente du coup d’aller mettre le hola à tout ça…

Caro m’a demandé comment je pouvais le supporter, et l’avoir laissé prendre ses aises depuis le début de la semaine. Je lui ai retourné la question. Etant sur place, je m’attendais à ce qu’elle fasse quelque chose.

Caroline avait bien essayé de s’incruster mardi après l’entrainement, où Nina avait accompagné Pascal, mais Pascal avait résolu le problème, en la déposant direct chez elle, avant de rentrer avec sa Nina. Elle avait bien essayé de lui dire qu’elle prendrait bien un dernier verre. Elle lui avait aussi proposé de passer chez elle, ce qui sous-entendait de déposer Nina chez lui, et rentrer avec elle.

Pascal a décliné son invitation; il ne pouvait pas planter son invitée pour aller “traîner” chez elle.

Avec Nina dans la voiture, elle n’avait pas osé larmoyer autant qu'elle aurait pu et insister plus, jusqu’à se rendre ridicule. Caroline m’a dit que Nina avait souri devant le refus de Pascal de passer chez elle, ce qui l’avait pas mal enragée.

La bouche en coeur, on s’est pointé chez Pascal a passé minuit. Horreur, il bosse demain, c’était plutôt risqué, Pascal aurait très bien pu nous envoyer paître. Pascal était sous la douche, et on a forcé le passage quant Nina a ouvert la porte.

Pfff, elle portait encore une de ses tenues suggestives; un déshabillé vert-gris, transparent. On voyait ses sous-vêtements en dentelles dessous. J’avais la folle envie de lui arracher les yeux à sec.

Au salon, c’était le silence total. Nina regardait en direction de la télé, mais je sais qu’elle ne regardait pas vraiment. C’était seulement pour éviter de nous parler. D’ailleurs, qu’aurait-on pu se dire? A part s’envoyer de petites piques et s’insulter, je vois pas.

Pascal est sorti de la chambre en lui lançant, qu’elle pouvait utiliser sa salle de bains si elle voulait., tout en se séchant les cheveux et à torse nu (hum… il exagère), avec seulement un bas de training. Il est resté bouche-bé quant il nous a aperçu confortablement installé dans son canapé.

Nina s’est levée pour traverser le salon en direction de la chambre à Pascal, et sa douche. Man! comme si elle était chez elle. En frôlant Pascal, elle a passé sa main sur son ventre. Je ne suis pas aveugle, ni complètement bête, j’ai bien remarqué le regard qu’ils ont échangé.

Sport, Pascal a trouvé le courage de sourire et nous a proposé quelque chose à boire, tout en demandant ce qu’on faisait là à cette heure-ci. Caro s’est aussitôt lancée dans une longue tirade. Prétendant être sortie, elle ne l’avait pas vu, et bla-bla, et comme quoi, elle m’a croisé et on s’est décidé à venir lui faire un coucou.

Pascal a essayé de protester, qu'il était tard, qu'il bossait demain, que si on avait été vendredi soir, ça n'aurait pas posé de problème... C'est quoi ça? Il essaie de nous fiche à la porte ou quoi????

On a fait comme si on n’avait rien entendu. Pendant qu’il nous préparait, à moi un café et un “Summer Dream” pour Caro, j’ai demandé à Caro de trouver le bon moment pour partir, j’allais tout faire pour rester là ce soir. Si l’autre pouffe croyait que j’allais m’en aller et la laisser dormir dans les bras de l’homme de mes rêves, alors elle rêve! Caro a compris et m’a fait oui de la tête.

Pascal revenait avec les verres quant l’autre miss est ressortie de la chambre. Elle a demandé en faisant une moue de chatte en chaleur, si Pascal voudrait bien lui faire un “Singing Canary”. Elle avait passé une robe de chambre en soie verte. Tant mieux, on n’avait pas besoin de voir ses nibards, ni son string. Pascal a été aussi enfilé un t-shirt.

Au lieu de venir s’asseoir autour de la table du salon, ou au moins sur un des fauteuils, après nous avoir jeté un regard moqueur, elle a été tourné autour de Pascal. Hhhhh, la moutarde me montait au nez. Ils se sont chuchoté quelque chose, mais on a rien saisi. Presque sûre que Nina lui demandait ce "qu'ils" allaient faire de nous. Ce "ils", genre on est deux, on décide de concert, on se comprend, etc, m'énerve.

L’atmosphère du salon a chuté dès qu’on s’est retrouvé tous les 4 au salon. Nina s’est arrangée pour s’asseoir dans le même fauteuil que Pascal. Mon estomac s’est retourné tant j’étais en rage, mais je gardais un faux sourire qui faisait très bien illusion. Genre, je ne remarque pas que leurs jambes et leurs bras se touchaient. Non, non, je suis aveugle.

Elle me cherchait l'autre conne. Elle voulait me voir piquer une crise. Mais, il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut rien voir.

Par contre, un moment, quant Pascal s’est adressé à moi et que je lui racontais mon périple avec ma frangine, ce qui fait que je ne suis sortie que tard. J’ai prétendu lui avoir envoyé un message pour lui dire que quant j’aurai fini, je passerais à la maison, et que je pensais dormir chez lui. J’ai aussi prétendu qu’avant de passer, j’ai fait un saut au Time-Out, sachant que Caro, Thomas, etc y étaient. Je pensais le voir là-bas.

Nina lui a lancé un regard en biais, Pascal a légèrement rougi. Il m’a dit n’avoir pas reçu mon message. Avec angoisse, j’ai attendu la suite, m’attendant à entendre qu’il m’aurait avertie que ça ne jouait pas. Mais… rien. Ouf.

Piquée au vif, Nina s’est levée pour s’éloigner vers la cuisine. Je n’ai pas voulu la suivre du regard, c’était déjà assez de voir Pascal le faire. Il a dû se rendre compte qu’elle était énervée.

Caroline en a profité pour dire qu’il était tant qu’elle rentre, que demain elle aussi travaillait.

Nina boudait en martyrisant la vaisselle à la cuisine. Non mais, elle se croyait vraiment chez elle! Pascal était mal à l’aise. Tant pis pour lui, il s’était fourré dans cette situation tout seul.

Et moi, je faisais celle qui ne se doutait de rien, qui ne voyait rien. Celle qui ne remarquait pas l’ambiance étrange qui régnait à cause de ma présence.

Profitant du fait que Nina avait évacué ses fesses de la place à côté de Pascal, je m’y suis mise.

Faisant la totale ignorante, j’ai passé mon bras autour du sien et posé ma tête sur ses épaules en disant combien il m’avait manqué en début de semaine. Je l’ai nettement senti se raidir. Même si je ne le regardait pas directement, préférant regarder dans le vide, j’ai bien senti ses regards embarrassé en direction de Nina.

L’humiliation m’a fait piquer un coup de chaleur… Pour m’avoir humilié de la sorte, ils allaient me le payer, pour le coup, je serais là toutes les nuits jusqu’à ce que cette allemande s’en aille. Je sais bien qu’ils auront l’occasion de discuter au boulot, mais qu’importe. Ils devront trouver un autre moment que demain midi, parce que j’avais bien l’intention de me pointer aussi demain à midi!

Non mais… Qu’est-ce qu’elle croit l’autre? Que je vais la laisser me pousser sur le côté? La laisser s’immiscer entre nous aussi facilement? Ben que néni.

Pascal n’a pas intérêt à jouer son jeu et faire l’idiot, sinon je le castre. J’étais prête à faire la “madeleine” et innonder le sol de son salon de mes larmes, s’il avait le malheur d’essayer de me faire partir. Pas question que je laisse Nina m’évincer… Pas question que je pardonne à Pascal de laisser une autre me marcher dessus lors de son passage éclair dans sa vie.

C’était clair, Pascal se sentait mal. Il ne savait pas quoi faire. Je le trouvais trop distant. Trop froid. Mais tant pis, même si mon ventre était en pleine lessive, je continuais à jouer mon rôle, à faire l’innocente. Comme il ne se décidait pas à m’entourer de ses bras, j’ai frotté mon épaule contre la sienne en prétendant avoir un peu froid.

Nina a traversé le salon en direction de la chambre d’amis d’un pas énervée. Ouhhhh, il n’avait pas intérêt à la suivre…

Pascal a voulu se lever pour aller me chercher un pull, mais je lui ai dis que ses bras me suffiraient. Alors, il a passé un bras autour de mes épaules. Je sais que c’était de mauvaise grâce. Là-dessus, l’autre a claqué la porte de la chambre d’amis. J’ai sursauté. Probablement exprès.

Toujours mal à l’aise, Pascal s’est passé la main sur la figure. Faisant semblant d’être fatigué. Hum, s’il croit s’en tirer, il n’a encore rien vu. J’avais l’intention de donner un petit spectacle sonore à cette chère Nina
. Si elle pense être énervée, alors elle n’avait qu’à attendre.

Pascal me disait qu’il n’avait pas reçu mon message. Que c’était vachement tard, et que c’était la première fois que je débarquais comme ça. La porte de la chambre d’amis s’est ouverte violemment, Nina a retraversé le salon pour se rendre dans la petite sale de bains visite.


En rigolant, je lui ai dit qu’il y avait une première fois pour tout, mais que j’avais eu l’impression de l’avoir abandonné tous ces jours. Aussi, juste pour enfoncé le clou; que je pensais que Nina était repartie. Ne m’avait-il pas dit qu’elle rentrait hier? Puis, je lui ai rappelé que ce n’était carrément pas la première fois que je viens tard, il ne se rappelait donc pas les nombreuses fois où il avait quelque chose, et que je venais l’attendre à la maison? Ou les fois qu’il avait insisté que je vienne, malgré qu’il travaillait le lendemain?

Les points avaient été remis sur les “i”. Surtout ne pas le laisser commencer à croire à la fable qu’il venait d’inventer… La 1ère fois, non mais, puis quoi encore!!!

Nina est venue se planter devant nous, et en allemand, elle lui dit qu’elle aimerait avoir un mot. Grrrh, comment l’empêcher?

Pascal s’est levé, prêt à la suivre dans sa chambre, alors, je me suis levée aussi. Avec autorité, je l’ai pris par la main, et m’adressant à Nina; je lui ai dis qu’on était crevé, qu’on allait se coucher, et je lui ai dis bonne nuit. Tout en parlant, tenant Pascal par la main, je suis partie en direction de la chambre.

Pascal a retiré sa main, me prenant par les épaules, il a osé me demander d’y aller déjà, qu’il arrivait tout de suite. Ohhhh, non! Non, non, non mon vieux, pas question.

1h40 du matin, donc déjà vendredi. Est-ce qu’on allait se prendre la tête? Jeeez, si ça continue, ça va finir en couille…


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288/14 - Nina s incruste chez Pascal !

Publié le par JaneDo


Mercredi, 15 octobre 2014 - 288/14 - Nina s’incruste chez Pascal!

Je ne me rappelle pas très bien ce que j’ai fait, à part courir toute la sainte journée. Le stress. Mais, je le savais déjà hier. Je suis passée prendre un café avec Dol. Je le lui avais promis. J’ai dû passer à l’agence après pour soumettre mes dessins. Quelques courses au passage. Une petite demi-heure au téléphone avec Thomas.

14h, retour chez moi, après avoir sorti la petite. J’attendais mon neveu pour 16h, pour l’emmener chercher sa nouvelle voiture, après un petit détour chez son médecin. Il s’était un peu blessé lors du dimanche d’équitation avec ses frères et soeurs et compagnies.

Je l’ai laissé au garage, pour partir ramener la petite Dobby. On a fait une longue balade en attendant le retour de David.


Quelques courses en rentrant, et à 19h, j’étais à la maison. Raide. Steven est passé à l’improviste. Je l’ai eu au téléphone en rentrant, et quant il a su que je rentrais, il s’est pointé. Aïe, ça m’embarrassait un peu vis-à-vis de Pascal. Je sais que je ne dois pas, mais ça n’empêche pas que j’y pense, et que malheureusement, j’agis en fonction de lui.

Caro m’a appelée, alors que Steven était encore là. Difficile de discuter, surtout à propos de Pascal.

Caroline a vite compris que je n’étais pas seule, après s’être assurée que ce n’était pas Pascal. Elle était passée chez lui après le boulot. Aujourd’hui, elle avait tenté de le joindre au boulot 2 ou 3 fois, sans succès.

En fait, elle cherchait à connaître son programme du week-end, et surtout, vérifier que Nina était bien partie…

Hélas, Nina a décidé de rester quelques jours de plus. Soit-disant pour le boulot. Mouais, on dirait plutôt qu’elle s’incruste!!! Moi aussi, je pensais qu’elle partait aujourd’hui, et je me réjouissais de la voir disparaître de mon paysage. Steven n’a pas manqué de remarquer mon changement d’humeur après le coup de fils avec Caro.

Pascal avait invité Nina à manger au resto en ville. Grhhh, ça m’énervait.

Hum, je ne voulais pas en discuter avec lui… On s’est larvé devant la télé, et Steven m’a proposé de partir avec lui et ses copains ce week-end au Tessin. Ses copains et lui descendent en moto. Hum, veux pas :s. Au lieu de dire non, parce que j’étais sûre qu’il chercherait à me convaincre de l’accompagner, j’ai inventé une excuse.

Je restais là pour voir Pascal ce week-end… Ben oui. Avec mon planning serré en début de semaine, je ne l’avais pas embêté, c’était comme si je le laissais à disposition de la Nina. Aussi, je pensais la voir rentrer en Allemagne dès aujourd’hui, malgré mon angoisse, j’avais tenu le coup.

Mais maintenant, j’étais sonnée de savoir qu’elle prolongeait son séjour… et chez Pascal de plus est!


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287/14 - Dol__ le clou de ma soirée!

Publié le par JaneDo


Mardi, 14 octobre 2014 - 287/14 - Dol … le clou de ma soirée!

La journée ne s'est pas du tout passée comme je l'avais prévue, comme je m'y attendais. D'abbord, comme j'étais très occupée le reste de la semaine, je n'avais qu'aujourd'hui pour moi. Une journée que je pouvais m'accorder, à faire ce que bon me semble; pas de boulot, pas de rendez-vous...

Ben non... J'ai passé une partie de la journée au téléphone, et quant je pensais m'accorder une sieste, après la promenade avec la chienne, Dobby, ben ma soeur a appelé. Elle m'avait envoyé une lettre par email; si je pouvais la lire et la corriger. Elle allait souper avec un copain, et en rentrant, elle s'arrêtait chez moi!

Ouais... donc pas de sieste, pas le temps de bouffer, parce que sinon, je ne pourrais pas regarder sa lettre...

Entre-temps, Dol m'appelle, complètement bourrée... Elle est à Yverdon. Elle me demandait de passer la chercher. 1h de route quand même. Evidemment, vue son alcoolisme, elle a perdu son permis, donc, pas de permis, elle doit se résourdre à compter sur les autres!

Je lui ai dis que je devais faire un truc avec ma frangine, ensuite, je pourrais aller la chercher. Que je le veuille ou non, c'est ma copine, et on doit pouvoir compter sur sa meilleure amie!

... (bon, je dois aller chercher DOL, complètement bourrée à Yverdon! Et bourrée, elle l'était jusqu'à l'os. Pendant le chemin, elle m'appelait toutes les 5 minutes pour me répéter les mêmes choses; l'adresse, que c'était cool que j'aille la chercher, etc. Sur place, j'ai encore dû l'attendre un bon quart d'heure, ce qui m'a énervée. Mais bon, vu son état, elle n'était même pas consciente de ses actes. J'avais des yeux pour voir qu'elle était saoul de chez saoul, et pourtant, elle essayait de me faire avaler la couloeuvre, comme quoi, elle n'avait bu que des bières sans alcool! Ouais! Même le vieux chez qui elle avait passé la soirée, Paco, n'était pas dupe.) ...

De retour chez moi, j'étais trops crevée pour avoir envie de faire quoi que ce soit... J'ai lu un moment au lit pour me détendre. Avant de dormir, j'ai encore sorti Dobby. Pfouhhh, demain, encore une journée à courir dans tous les sens, zut.


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