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263/14 - Pascal reste pour Caroline...?

Publié le par JaneDo


Samedi, 20 septembre 2014 - 263/14 - Pascal reste pour Caroline...

Pascal est resté parce que Caroline le lui a demandé! Pascal est resté pour elle! Je n’étais même pas furax, juste perplexe. Et un peu déçue de n’avoir pas tenté de le faire moi-même. J’aurai voulu voir s’il aurait fait la même chose pour moi! Quant j’ai vu que Pascal avait essayé de me joindre, je l’ai tout de suite rappelé. Espoir, espoir quant tu nous tiens!

Caroline a réussi là où j'avais échoué. Le noeud dans mon estomac continuait à se nouer sans fin. Heureusement que je ne l'ai pas su avant, sinon, je ne l'aurai pas rappelé. Dès que j'ai raccroché avec Pascal, j'ai appelé Caroline. Je voulais être sûre que ce n'était pas une blague, alors qu'il attendait quelqu'un d'autre.

Effectivement, Caro avait harcelé Pascal au téléphone, et avait réussi à le faire changé d’avis. Il avait pourtant pris la route, puis aux environs de Berne, Pascal a fait demi tour. Il a aussitôt appelé Caroline pour la rassurer. Il n’avait pas supporté de l’entendre pleurer au téléphone. J’étais sonnée. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à pleurer au téléphone moi?!?

En fait, j’avais fini par craquer. Trop tard, Pascal était déjà parti. En route pour Berlin. Je n’avais pas réussi à le joindre.

Après avoir parlé à Caroline, il m’avait rappelée. La conversation a mal commencé, malgré que j’étais heureuse de l’avoir au bout du fils, j’étais tout de même distante. Je pensais qu’il y avait quelqu’un avec lui, ou dans sa voiture, alors je ne me sentais pas à l’aise.

Je répondais à ses questions par d’autres questions. Pascal a fini par me demander d’arrêter ce petit jeu. Quant j’ai compris qu’il devait être seul, où qu’il soit, je lui ai dis que j’étais à la maison. Et je lui ai avoué que j’avais annulé mon dîner avec Steven, parce qu’il me manquait. Que la seule personne avec qui j’aurai vraiment voulu être, c’était lui.

  • Pourquoi est-ce que tu attends toujours que je sois à des kilomètres pour me dire des trucs comme ça?
  • Oh, je sais pas… peut-être parce que je n’ai rien à perdre.
  • Quoi? Tu aurais quelque chose à perdre autrement?
  • Arh, ma fierté…
  • Jane… Je croyais qu’on avait dépassé tout ça!!!

Pascal m’a laissé me vautrer, me mettre à nue, avant de me dire qu’il était rentré. Après une petite hésitation, j’ai su qu’il était rentré parce que Caroline lui avait fait une scène. Qu’il lui avait raccroché au nez, alors qu’elle était en larmes. Ça l’avait poursuivi pendant le trajet. Pascal attendait d’ailleurs Caro.

Je crois que c’est par bravade que je lui ai dis que j’avais annulé le dîner, mais que je devais retrouver Steven plus tard dans la soirée. Comme il était avec Caroline, je sortirais avec Steven pour ne pas me sentir seule, et ne pas y penser. En fait, si je le lui ai dis, c’était pour l’emmerder.

Après avoir parlé avec Caro, je n’avais même plus envie de sortir. Ma tête était en ébullition, je cherchais une brillante idée pour m’inviter chez Pascal. Mince, je regrettais déjà d’avoir été aussi franche avec Pascal. J’avais la désagréable impression de m’être mise à nue. J’étais aussi perturbée par ma jalousie de savoir qu’il était rentré pour Caroline.

Alors qu’on parlait au téléphone, Pascal m’a fait remarqué qu’à aucun moment je ne disais que j’avais envie de le voir, juste qu’il me manquait. C’était vrai. Je le pensais à des kilomètres, donc je ne me sentais pas en danger. Alors quant il a dit qu’il était rentré, j’ai failli étouffé.

Pascal m’a aussi dit qu’il pensait que j’étais avec Steven, et il avait été un peu étonné que j’essaie de le joindre. Etait-ce une excuse pour justifier son rendez-vous avec Caroline? Je pouvais tout simplement oublier mon rendez-vous avec Steven et courir voir chez Pascal? Je trouverais bien une idée sur place pour m’incruster chez lui?

Finalement, je n’ai rien fait. Aucune envie d’aller me faire du mal pour rien. Qui me dit qu’ils accepteront ma présence? Peut-être qu’ils seront sortis, et je perdrais mon temps à les attendre? Je n’avais toujours pas envie de sortir, et j’ai trouvé plus honnête d’être franche avec Steven. Il a voulu venir chez moi.

Si Pascal l’apprenais, il m’en voudra, alors je ne pouvais pas. Pour finir, je lui ai dis que Pascal était rentré, mais qu’il était avec Caro, alors je n’avais pas trop le moral.

J’ai passé une grande partie du samedi à me demander si je devais appeler Pascal ou pas. A espérer que ce soit lui qui m’appelle. J’ai aussi essayé d’appeler Caroline vers midi. Je voulais savoir comment c’était passé sa soirée. Pas de réponse.

Alors j’ai su que Caroline devait être encore chez Pascal. Une bouffée de chaleur de jalousie m’a submergée.

Mais c’est retombé aussi vite; après tout, c’est elle qui avait réussi à le faire rester, pas moi! Je n’avais plus qu’à espérer. Attendre que Pascal m’appelle… s’il m’appelle…

Impatiente, pétrifiée, épouvantée à l’idée de passer le week-end sans le voir, j’ai craqué. Je lui ai laissé un message en fin de journée pour lui dire que j’avais envie de le voir, que j’espérais passer la soirée avec lui, que j’espérais qu’il en avait envie aussi. Puis, la longue attente a commencé.

La terreur gagnait du terrain de seconde en seconde; peut-être que Caro et lui avait prévu de passer le week-end ensemble? Que mon message avait dû le mettre mal à l’aise, et c’est pour ça qu’il me m’appelait pas. Il ne savait surement pas comment m’expliquer, ou expliquer à Caro… Bref, j’étais nerveuse, tendue comme une arbalète.

Et je priais… Pourvu qu’il m’appelle… Je demandais à toute les forces de l’univers de m’aider, de répondre à mes prières!


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262/14 - Ephémère???

Publié le par JaneDo


Vendredi, 19 septembre 2014 - 262/14 - Ephémère…

Un gros noeud de torchon au fond de l’estomac, j’ai trouvé le courage de ne pas lui demander de rester. De ne pas partir avec ses amis à Berlin. Avec courage, je l’ai regardé partir avec Paul et ses deux copines. De retour chez moi, je me suis effondrée. Je suis foutue, je l’aime toujours et je n’arrive toujours pas à l’extraire de mon système.

Le plus dur allait être de tenir tout le vendredi sans appeler Pascal. Sans tenter quoi que ce soit. Malgré mes larmes et mon désarroi, je sais que je tiendrais, que je ne ferais rien pour l’empêcher de partir.

Les heures s’écoulaient avec une lenteur effarante. Tout semblait me pousser à sauter sur mon téléphone et appeler Pascal pour le supplier de rester avec moi ce week-end. Mais à quoi cela aurait-il servi? Il y aurait d’autres week-end, d’autre possibilité de voyage, d’autres filles, et alors qu’est-ce que je ferais? Le problème restait entier.

Steven m’a invitée à manger une pizza dans un restaurant au bord du lac. J’ai dit oui. Après tout, je n’avais rien d’autre à faire, et cela m’évitera des heures de souffrances, à laisser mon imagination poursuivre Pascal à Berlin. Et jusque dans sa chambre d’hôtel. L’imagination était mon pire ennemi aujourd’hui!

Pascal m’a surprise en m’appelant en début d’après-midi. Vraiment tout concourrait à me pousser à m’aplatir ou à faire la connerie suprême de me mettre à exiger ce que je n’avais pas à exiger de lui. Quel cauchemar. Le coeur serré, j’ai tenté de me montrer joyeuse pour qu’il ne devine pas ma détresse.

Mais hier soir, au moment de partir, il avait vu de la tristesse et des larmes dans mes yeux. Il disait que cela l’avait perturbé, qu’il avait eu de la peine à dormir. Là, j’ai été piquée au vif! Je me suis dis qu’il se foutait de ma gueule. Si cela l’avait vraiment perturbé, pourquoi ne m’a-t-il pas appelée hier soir??? Cela m’aurait évité de verser des litres de larmes!

Pascal a voulu savoir ce que je faisais ce week-end. Sans détour, je lui ai dis que j’allais surement passer le week-end à l’imaginer à Berlin, à le pleurer. Que ça me faisait de la peine, mais que c’était la vie. J’avais l’air de plaisanter, mais c’était exactement mon sentiment.

Je ne voulais pas lui mentir. D’un autre côté, c’était aussi comme si je lui demandais de ne pas partir, et ça, je l’ai regretté.

D’ailleurs, j’avais lancé ça comme une sorte de plaisanterie, une blague, Pascal n’a rien dit. Au contraire, il a changé de sujet. C’est moi qui restait coincé sur le sujet, en lui disant que j’avais eu Thomas en ligne, et qu’il m’avait parlé du voyage entre potes.

Je me suis sentie puérile, ridicule, comme si j’espérais qu’il m’invite à les accompagner. Alors, j’ai changé de sujet aussi. Je lui ai parlé des idées peintures que j’avais en tête depuis plusieurs jours, alors je pensais profiter de ce week-end pour les concrétiser. Etonné, Pascal m’a demandé si j’allais, avec Steven et ses copains, faire la fête à Paris.

Moi aussi j’ai été étonnée, je lui ai dis que je mangeais avec Steven ce soir, donc je ne pensais pas qu’il allait à Paris, sinon il me l’aurait dit.

J’ai ensuite appelé Caro, je voulais savoir si elle allait à Berlin elle aussi. J’étais un peu étonnée moi aussi que Pascal s’imaginait que j’allais à Paris avec Steven! D’où sortait-il ça? Caroline avait une voix de déterrée. Elle avait bien essayé de trouver le moyen de les suivre à Berlin.

Mais il semblait qu’ils s’étaient tous donné le mot, elle n’avait pas réussi à connaître les détails, ni à se faire inviter. Personne ne lui a proposé de se joindre au groupe. Pourtant, il y avait d’autres filles. Elle avait même demandé à Pascal de l’emmener, de ne pas y aller. Ça avait été un refus net et sans appel.

Ce qui me surprenait, c’est que Caroline avait l’air furieuse. Désespérée, mais furieuse. Ce matin encore, elle avait encore appelé Pascal, et lui avait encore demandé de l’accompagner. Elle m’a avoué qu’elle avait même fondu en larmes en lui demandant pourquoi, s’il y avait d’autres filles, qu’il ne voulait pas qu’elle vienne. Bref, elle restait ici.

J’ai promis de passer la voir, hum, même si je n’en avais aucune envie. Je voulais rester tranquille et profiter de ce week-end pour me ressourcer.

Mais pourquoi est-ce que Pascal m'appelle aussi soudainement? A quoi il joue? Il imagine bien que ça me donnera de l'espoir? Pourquoi m'appeler pour finalement me faire comprendre qu'il part? Je ne comprends rien! Bon, c'est clair que s'il ne m'avait pas appelée, je n'aurai jamais penser qu'il avait deviné ma peine hier soir. C'est... adorable quand même.

Lâche, 17h, j’ai voulu annulé avec Steven. Pascal devait être sur la route, ou dans l’avion. Je n’avais pas pensé lui poser la question, parce que je ne voulais pas le savoir. Maintenant, je regrettais de ne pas avoir cherché à en savoir plus. Je n’avais plus la pêche, et je ne me voyais pas sortir faire la fête. J’avais le coeur lourd.

Steven a réussi à me faire changer d’avis. J’avais tellement souvent annulé nos rendez-vous que j’ai fini par accepté de le retrouver plus tard. J’ai prétendu avoir un truc vers 20h, avec la famille. J’avais encore l’espoir de trouver une excuse pour ne pas avoir à sortir de chez moi, pour pouvoir passer la soirée à peindre et à lire.

Je crois que Steven me plaît, il y a quelque chose chez lui qui me fait craquer. Je ne sais pas très bien quoi. J’ai un peu peur que ce ne soit qu’éphémère, alors je garde mes distances.


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261/14 - Si le charme était un fardeau…

Publié le par JaneDo


Jeudi, 18 septembre 2014 - 261/14 - Si le charme était un fardeau…

Si le charme et la beauté auraient été un fardeau, alors Pascal serait étalé au sol comme une crêpe sous son poids. Avec sa stature athlétique, ses cheveux châtain clairs blonds, ses yeux verts d’une mer en folie, et son visage d’ange, Pascal faisait tourner les têtes. Ce qui me faisait encore me poser la question; “mais qu’est-ce qu’il pouvait bien me trouver???”.

  • C’est un porc, un salaud, je le déteste…

Elodie avait lâché ça, oubliant que juste derrière elle, il y avait Caroline et moi. Sa voix tremblait. Elle se plaignait du comportement de Pascal à sa mauvaise copine Maud. Pascal inconscient du drame qu’il faisait vivre à notre petite blonde, batifolait avec une autre petite blonde. Une blonde bien plus ronde qu’Elodie. Bien plus à son goût.

Ses formes étaient aussi généreuses que son sourire. Les sourires qu’ils s’échangeait laissaient peu de place au doute, ils se plaisaient. Petit pincement au coeur pour moi, qui n’osait pas me plaindre. A voir la tête de Caroline, elle n’en pensait pas moins qu’Elodie. Seule Maud semblait trouver la situation cocasse.

Je pense que Pascal a dû sentir nos 8 paires d’yeux lui creuser la nuque, parce qu’il s’est retourné dans notre direction. J’ai aussitôt baissé les yeux sur mon verre. Je ne voulais pas qu’il me chope en train de le dévorer du regard.

La petite blonde a suivi son regard, puis elle a posé sa main sur son épaule et lui a chuchoté quelque chose à l’oreille qui l’a fait rire. J'ai eu envie de lui raser la tête avec un éplucheur.

Terrassée sur place par une bouffée de chaleur, ma tête était une bouilloire. Horrifiée, je sentais la transpiration se propager de racine en racine sur mon crâne. Gênée, j’étais persuadée que tout le monde pouvait voir les gouttes perler sur mon front, autour de mes lèvres. Discrètement, j’ai tenté d’essuyer autour de ma bouche tout en parlant, comme si de rien.

Les sentiments que j’éprouvais pour Pascal étaient toujours aussi virulents. C’était l’horreur. Je crois que je ne supporterais jamais de le voir si joyeux, si à l’aise, alors qu’on est plus ensemble. Comme si je n’avais jamais compté, jamais existé. Je l’aime toujours très fort c’est certain.

Je n’avais pas pensé le croiser ce soir. Quant Thomas avait insisté pour que je sorte prendre un verre avec eux, je lui avais demandé qui et qui, et il n’avait pas mentionné Pascal, donc je me croyais en sécurité. Je croyais mon coeur à l’abri des émotions fortes pour ce soir. Chiotte.

Je rêvais d’être serrée contre lui, dans ses bras, sentir la chaleur de son corps. Je voulais sentir son souffle se mélanger au mien, sentir ses mains me caresser. Zut, je voulais faire l’amour avec lui. Que cette idée me prenne comme ça, là, au milieu d’un bar, m’a fait rougir. Le bout de mes seins pointaient et avaient durci. J’étais en chaleur, c’était le cas de le dire.

Aïe, et le voilà qui vient dans ma direction. Encore pire rouge! Elodie l’a intercepté, ce qui m’a donné un peu de temps pour calmer les battements excécifs de mon système nerveux.

Ils se sont écartés, la discussion semblait plutôt être une mini dispute. Pascal restait rigide, imperméable. Il se penchait vers elle pour parler. Elodie a voulu s’accrocher à son t-shirt, il a saisi ses poignets pour détacher ses mains, avant de s’éloigner à reculons. L'autre blondinette n'avait rien râté.

Méchamment, j'ai été salement contente de les voir se disputer. Bien fait pour sa tête!

Pascal m’a fait la bise, à Caroline, serré la main à Michael, juste à la table d’à côté. A Thomas ils ont juste fait une sorte de main épaule. Puis Pascal a passé son bras derrière moi. A l’oreille, il m’a chuchoté que j’étais rayonnante. Pfff, franchement, je n’y croyais pas. Toujours le sourire aux lèvres, clairement inconscient du mal qu’il pouvait nous faire, Pascal a adressé le même compliment à Caro. Quel bla-bla-teur!

On a discuté de tout et de rien. Enfin, il a plutôt discuté avec Caro, moi je n’avais comme d’hab pas grand chose à dire. Caro savait qu’il avait été à Neuchâtel en début de semaine. Moi non. Ils ont donc parlé de ça, évidemment, moi, je ne savais rien, donc impossible de m’inclure dans la conversation.

Pascal a proposé de nous rapporté quelque chose à boire, et m’a demandé de venir l’aider. J’ai compris que c’était pour me parler à l’écart. A l’écart de Caro?

Ironique, je lui ai balancé que Caroline savait toujours tout de sa vie, c’était… pas très amusant. Pascal a ironisé à son tour, que Caro au moins l’appelait et semblait s’intéresser à sa vie, à lui. Hum… ça partait très mal! L’un comme l’autre, on a essayé de changer de sujet, de calmer le jeu. On ne voulait pas se disputer.

Pfff, c’était pourtant difficile de ne pas! Pascal m’a dit avoir été surpris de me trouver chez Thomas l’autre jour. Et moi donc, comment se fait-il que cette pouffe chez lui, celle-là même chez qui il m’avait fermé la porte au nez. La petite blonde nous observait, surtout Pascal. Elle semblait incapable de détacher son regard, et continuait à regarder dans notre direction avec insistance.

Bref, on était à nouveau à 2 cheveux de la dispute encore. Il a dit lui-même qu’il savait pourtant que Thomas m’appelait régulièrement, et se demandait ce qu’on pouvait bien trouver à se dire. Hum! J’ai jugé inutile de lui répondre.

Puis, j’ai remarqué un petit signe de tête de Paul, auquel Pascal a répondu. La petite blondinette avec qui il discutait plus tôt avait déjà son sac sur l’épaule, les bras croisés, et attendait à côté de Paul avec 1 autre copine. Si je n’avais pas vu le geste de Paul, je n’aurais pas remarqué la réponse de Pascal. Ils allaient partir. Pascal a donc aussitôt commencé avec les “Bon, bonne soirée, faut que j’y aille.”.

J'étais furax, ces copains n'arrêtaient pas de lui mettre des filles dans les pattes. Et Paul en plus. J'étais fâchée contre Paul du coup. Désespérée de le voir s’en aller, j’ai jeté ma dernière carte dans le feu; je lui ai demandé si c’était vrai qu’il partait avec des copains pour le week-end.

Ça l’a stoppé. Etonné, il a confirmé. Il pensait que j’étais au courant. Je lui ai demandé comment?! Comment voulait-il que je sois au courant. Apparemment, Thomas était aussi de la partie, alors il pensait qu’il m’en avait parlé. Il se réjouissait de ces quelques jours loin d’ici.

Après une hésitation, Pascal est revenu vers moi; “Pourquoi tu me demandes ça? Qu’est-ce que tu veux Jane?”

Ce que je veux? Si seulement je le savais, ce serait nettement plus simple pour mon bien être non? Si je savais quoi lui répondre. Je sentais dans ma chair qu’il suffisait d’un rien pour que les choses s’améliorent ou changent… Mais, terrorisée, je savais que j’étais inutile, je ne savais pas quoi faire ou dire. Qu’est-ce qu’il fallait? Zut, j’avais les boules!


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260/14 - Me sevrer de lui...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 17 septembre 2014 - 260/14 - Me sevrer de lui...

Me suis accordée ma journée. Déjà, je me suis couchée très tôt, donc ce matin à 9h, pouf, j’étais réveillée. Je voulais passer la journée à gauger dans un bon bain parfumé, à lire. J’ai fait couler mon bain, mais je n’ai jamais fini dedans! Allongée sur mon canapé, j’ai lu.

Je devrais proposer de passer demain chez Marie, mais… j’ai pas trop envie… et il pleut, demain probablement aussi, et j’ai l’équitation avec ma puce.

Le 10, j’ai carrément demandé à Kaya, si elle et Théo avaient… Et oui! Le 22 août, ils ont fêté leur première année ensemble. Mais, elle a dit qu’elle avait préféré avant, parce que si ça se passait mal, elle ne voulait pas que ce jour d’anniversaire soit synonyme de mauvais souvenirs. Elle a raison, je n’y aurait pas pensé. Très mature ma miss :)

Donc aujourd’hui, je me la suis coulée douce… c’était une journée délicieuse. J’essaie de tout mettre cette semaine, parce que j’ai l’intention de me ménager toute la semaine prochaine de “congé-farniente-voir personne”.

What? Pascal a prévu de partir ce long week-end? Va partir? Vendredi après-midi déjà?Mais… avec qui? Où ça? Pourquoi? Non non non, pas possible! Et moi qui croyait avoir réussi à commencer à tourner la page!

Le mieux serait que je ne fasse rien. Que je le laisse partir, sans me poser de questions. Mais, est-ce qu’on y arrive? Est-ce possible de ne pas être complètement détruite quant celui qu’on aime fait des trucs sans nous? Qu’il parte en vacances sans… moi?

D’ordinaire, je sais que j’aurai chipoté, hésité, que je n’aurai pas voulu partir. Mais de là à le laisser partir sans rien faire??? Argh, et qu’est-ce que je pouvais faire? Quoi dire?

Est-ce que je veux vraiment le faire changer d’avis? Et pourquoi? Et s’il change d’avis? Qu’est-ce que j’aurai à lui proposer? Rien! Est-ce que c’est pour ça que je me sens toute chamboulée? Parce que je veux qu’il reste là? Pourquoi faire? Est-ce que je veux qu’il reste là tout seul à s’emmerder?

C’est clair, je suis dingue! Je ne sais même pas ce que je veux. Avec une boule à l’estomac, qui joue au yoyo, elle change de taille à une vitesse éclair. Parfois elle fait la taille de la lune, la seconde ou minute d’après, celle d’un petit pois, et avec ça,  plus rien ne fonctionne dans ma tête. Bravo!

Je crois que je ne supporterais pas de le voir partir ces trois jours… sans moi… En même temps, je ne veux rien faire pour l’en empêcher. D’une manière ou d’une autre, il faut que je trouve le moyen de me guérir de lui. Je ne supporte plus de l’avoir en tête constamment, de languir de lui seconde après seconde.

Peut-être que ce week-end, qui me fera souffrir à mort, peut-être que je souffrirais assez pour me… sevrer?!? Il ne m'aime plus, alors je ne veux plus l'aimer.


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259/14 - Encore annulé avec Steven! La honte!

Publié le par JaneDo


Mardi, 16 septembre 2014 - 259/14 - Encore annulé avec Steven! La honte!

Je me suis levée tôt, parce qu’hier soir, je me suis couchée relativement tôt. J’avais eu une longue journée, et je n’avais pas beaucoup dormi. A peine debout, Dol m’appelle pour me demander si je pouvais la trimbaler d’Yverdon à Froideville, chez sa maman. On a voulu passer à la garderie chercher sa fille, mais sa maman était déjà passée. Donc, je l’ai déposée chez ses parents.

Avant de reprendre le chemin de la maison, je me suis rappelée de mon rendez-vous avec Aurore. On n’avait pas fixé d’heure, alors je l’ai appelée. Inutile de rentrer si je devais ressortir 1h plus tard. A midi et demi, j’étais chez elle à Morges.

Aurore m’avait préparé un de ses petits plats; riz aux tomates. J’adore. Elle avait besoin d’aide pour formuler un ou deux courrier. Elle se confondait en excuses de me demander ça, alors qu’on était sensé juste passé un bon moment. Elle avait l’impression de me faire bosser. C’était vrai, mais ça me fait plaisir de pouvoir lui donner un coup de main.

Vers 15h, alors que je m’apprêtais à rentrer, elle m’a proposé une balade… A Pieds! No, no, no… Je n’aime pas marcher en ville. A la montagne, ou en campagne, oui, mais sur le trottoir avec des voitures dans tous les sens, non merci. Et je voulais rentrer chez moi. J’étais naze, et je rêvais de me plonger dans un bain. Le soir, je devais voir Steven.

Hum… J’ai encore annulé… Je n’avais pas l’envie, ni le courage de sortir de chez moi. J’étais trop bien dans mon sanctuaire et j’avais la tête plongée dans la peinture.

Depuis 2 jours, il y quelque chose qui me dérange dans une des toiles que j’ai commencé, mais je ne savais pas quoi. En fait, c’était une des couleurs. Au lieu du orange, j’ai changé pour rouge. Maintenant, ça me va. Je n’ai plus qu’à le terminé.


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258/14 - Today, Pascal ne m a pas manqué!

Publié le par JaneDo


Lundi, 15 septembre 2014 - 258/14 - Today, Pascal ne m’a pas manqué!

Hah, souper en famille. J’ai essayé de m’y soustraire, mais, pas réussi. Je n’avais pas beaucoup dormi, et je me suis levée tôt pour attendre un paquet de la poste pour mon neveu. Et j’avais promis à ma nièce de passer la prendre pour aller acheter du matériel de peinture. J’avais aussi besoin de quelques toiles.

14h30, toujours pas de passage de la poste, alors j’ai appelé. Ces plouks m’ont fait attendre pour rien, ils avaient renvoyer le paquet. Le paquet qui était en fait une lettre. Zut de zut. Mon autre neveu et ma frangine m’avaient envoyé par email des courriers sur lesquels je devais jeter un oeil, corriger et imprimer pour ma frangine.

Une fois le secrétariat effectué pour ma famille, je me suis précipitée pour aller chercher Kaya, qui m’attendait depuis 2h, et on a fait le tour des magasins. On est arrivé chez ma frangine vers 18h, juste pour le souper. Bizarrement, on a fait tard ce soir, je ne suis rentrée que vers 22h30, après avoir raccompagné Lilice.

Drôle, Pascal avait essayé de m’appeler… Je n’aurai jamais parié là-dessus après ce week-end! Thomas aussi, mais lui, c’est presque habituelle, donc rien de space. Je rappellerais Thomas demain, pas Pascal. S’il veut me joindre, si c’est important, il rappellera.

Je crois qu’il est évident que Pascal voit Elodie, alors je vais lui laisser de l’espace. A moi aussi. Hum, je dis peut-être ça maintenant, aujourd’hui, à cette heure-ci parce que je suis pas mal occupée, ce qui fait que je ne ressens pas trop le manque. Je ne pense pas trop à lui. Aucune conversation autour de la table ce soir ne m’a donné de pincements a coeur.

Oui, sauf par moment, ça me prend n'importe quand... telle ou telle chanson, une voix qui ressemble, ou que je croise un mec grand… Mais ça va encore, aujourd’hui, Pascal ne m’a pas trop manqué. Aurais-je commencé à tourner la page???


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257/14 - Pascal jaloux??? Qui aime bien, châtie bien!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 14 septembre 2014 - 257/14 - Pascal jaloux??? Qui aime bien, châtie bien!

Oui, j’aime me torturer! Atterrée par la constatation, j’ai tout de même résisté à la tentation de descendre et parcourir l’appartement à Pascal. Je me suis plongée corps et âme dans la lecture. A tel point, que je n’ai pas entendu de voitures se garer devant la maison. Les pieds sur la table du salon, en training, la télé en images de fond, j’étais installée comme une reine. J’ai presque honte de réaliser que je passais un super bon moment.

Complètement passionnée par ma lecture, je nageais en plein dans le drame que vivait l’héroïne de mon livre. J’étais immergée dans l’histoire.

Je n’ai pas entendu pénétrer dans le salon, et ce n’est que quant Pascal, qui semblait complètement ahuri s’est assis à côté de moi, que j’ai sursauté.

L’héroïne de l’histoire se faisait harcelée, traquée par un de ces détraqués, plongée comme je l’étais dans l’histoire, j’ai eu l’impression que ce déchet de l’humanité s’était extirpé de mon livre pour atterrir dans le salon de Thomas.

Mon cerveau a mis quelques secondes avant de reconnaître Pascal.

  • Hey…???
  • Hey?

Oui? Et? Il n’allait pas avoir le culot de me demander ce que je faisais là? Si? Ben, il a osé. Il avait croisé Thomas et en rentrant, il a été surpris de voir de la lumière. Puis, encore plus surpris de me trouver sur son canapé. Ben, mon vieux, c’est la vie. Je crois que l’histoire de mon livre me faisait réagir avec un peu d’agressivité, en tous cas mentalement. J’ai ignoré sa question.

  • Ben tu vois, ce n’était que moi.
  • Pascal? Tout va bien?

Une voix de femme. La voix provenait de l'étage du bas, de chez Pascal. Une fille l’appelait. Ça m’a tordu l’estomac. Le rat. Il avait encore ramené une fille. Je crois que malgré l’envie de pleurer, la moutarde me montait au nez. Alors, je me suis tu et je l’ai fixé. J’attendais qu’il s’en aille. Pourtant j’ai eu l’impression qu’il n’en avais plus tellement envi. Ou peut-être que ce n’était que mon imagination qui me jouait des tours.

  • Viens prendre un verre?

Spontanément, j’ai voulu dire non. Un gros NON sans appel. C’était tout de même curieux qu’il me propose de descendre chez lui! Etait-ce pour me faire bouillir de jalousie? Pour me jeter ses conquêtes à la gueule? Curieuse, j’ai accepté. Je voulais voir si c’était encore Elodie. Ou Maud. J’espère que ce n’était pas Maud, je me sentirais super furax. Peut-être aussi que je me faisais des idées, et que ce n’était qu’une copine après tout.

Ce n’était pas Elodie, mais la pouffe chez qui il m’avait plantée derrière la porte… Je me suis sentie un peu humiliée de la retrouver chez lui. Je ne lui ai même pas dit bonsoir. Rien. Pascal a dû se sentir gêné par la situation. Ce qui m’a enragée, c’est qu’il s’est placé à côté d’elle, du coup, c’était comme si j’étais la cinquième roue du char. Je gardais les yeux rivés au fond de ma tasse de café.

Sans gêne, je me suis assise dans le canapé. Après tout, j’étais plus ici chez moi qu’elle. Comment Pascal allait-il se débrouiller pour me renvoyer maintenant? Il devait regretter de m’avoir proposé de descendre, hihihi. Je ne parlais qu’à lui, et ne la regardais même pas. Puis, j’ai réalisé que ce n’était pas sa faute à elle, mais à lui. Alors j’ai changé d’attitude, je me suis montrée sympa.

Haha! Ça allait être encore plus difficile pour lui de me demander de vider les lieux… Tout de même, j’étais estomaquée, je ne pensais pas qu’il se passait quoi que ce soit entre eux!!! J’étais tourmentée par l’envie et la jalousie…

Cela faisait presque une heure que j’étais chez Pascal quant j’ai entendu la voiture à Thomas. J’ai un peu surjoué ma joie de l’entendre arriver, je me suis précipitée à la fenêtre, puis je suis sortie pour l’accueillir. C’était un peu plus de 1h du matin. Au passage, j’avais vu la tête à Pascal. Et PAF, j’espère qu’il en bavait aussi, comme moi tout à l’heure.


Thomas a mis son bras autour de ma taille, et comme Pascal était sorti sur son palier, Thomas lui a fait un signe de la main. Moi, je l’ai ignoré. Comme s’il n’existait plus depuis que Thomas était là. Va te faire… J’étais furax, jalouse, l’estomac complètement tordu, envieuse et toute la suite. Je lui en voulais aussi de me mettre ses pouffes sous le nez.

Thomas s’est écroulé dans le canapé, fatigué, raide. Il a passé son bras autour de moi, pour me rapprocher de lui. Il était content d’être rentré. Il s’est mis à me raconter sa soirée, les heures à discuter de ce qu’ils allaient faire après avoir mangé, etc. Il disait que les mecs sont compliqués. Hahaha, les filles c’est pire!

Pascal est monté frappé à la porte communicante, qu’on n’avait pas fermé lorsque je suis descendue chez lui. Il a passé la tête pour demander si on voulait descendre prendre un verre avec eux. J’aurai bien voulu, mais Thomas lui a dit qu’il était crevé, que ce serait pour une autre fois. La mine déconfite, Pascal est redescendu. Bizarrement, ma présence avait l’air de le déboussoler.


Après son départ, je me suis levée pour fermer la porte. Huh, Pascal était toujours dans les escaliers. On aurait dit qu’il nous espionnait. Que faisait-il de la pouffe en bas??? Nos regards se sont croisés, et j'ai cru y lire du dépit, de la tristesse.

Une demi heure plus tard, j’ai entendu la voiture à Pascal. Lui et sa tarte étaient parti. J’ai pensé que ma présence chez Thomas dérangeait Pascal et qu’il avait décidé d’aller dormir chez elle. Pour ne pas avoir à me supporter. Finalement, Pascal n'était pas aussi triste que je l'imaginais. Je m'étais encore fait des illusions!

Pour me venger, j’ai été super câline avec Thomas, j’ai même initialisé ce qui s’est passé ensuite. Et je ne regrette rien. Au moins, pendant qu’on faisait l’amour, je ne pensais pas à Pascal.

Pascal et moi n’avions pas toujours besoin de parler pour se comprendre, pourtant parfois, j’ai de la peine à le comprendre. Comme ce soir, pourquoi m’avait-il demandé de descendre chez lui? Pourquoi avait-il voulu que Thomas et moi descendions prendre un verre avec cette pouffe et lui? Est-ce que je ne me faisais pas d’illusions en pensant qu’il était perturbé de me voir? Et surtout de me voir chez Thomas?


Je crois que j’avais peur de me tromper en m’imaginant qu’il aurait pu être jaloux… Peut-être aurait-il voulu passer un peu plus de temps avec moi? Peut-être cherchait-il à me faire comprendre quelque chose?

Pour moi, il avait envi que je reste vers lui, il se serait alors débarrassé d’elle? Mais, j’avais peur de me faire des idées et de mal comprendre.

J’ai entendu sa voiture une heure plus tard. Il était donc rentré… J’avais pensé qu’il dormirais chez elle! Mais, ça ne changeait rien au fait qu’il l’ait invité chez lui. Ce n’était pas pour jouer au Monopoly!

Pour une fois le dimanche, ce n’était pas Thomas qui descendait déjeuner avec Pascal, mais le contraire. J’ai évité son regard, concentrée sur mon café. Je les ai laissé au bar de la cuisine pour aller me doucher. Ensuite, je me suis servie un café, fait un bisou à Thomas en lui passant la main dans les cheveux, qui m’a enlacée et embrassée. Puis, je me suis plantée dans le canapé avec mon bouquin.


Je crois que je pouvais sentir les mauvaises ondes provenant de Pascal. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure sur Thomas, qu'il n'avait pas passé la nuit à faire des mots croisés. Hihihi.

Je crois que Pascal bouillonnait. Ce devait être la fureur. Ça transparaissait dans sa voix, même s’il essayait de masquer son humeur. C’était bien fait pour lui. C’est lui qui avait voulu cette situation. Il n’avait qu’à s’en prendre à lui-même.

Dès qu’il a fait mine de partir, j’ai posé mon bouquin pour aller vers Thomas. Je sais que c’était exprès pour l’irriter. D’ailleurs, j’ai senti son regard me transpercer le dos. Je me suis pendue au cou de Thomas.

Pascal a pu apprécier la vue! J’espère qu’il a détesté me voir faire des câlins et risettes à Thomas, comme moi, quant je l’ai surpris avec Elodie. Il a dû nous entendre rire comme des fous… On a regardé “The Best of You’ve Been Framed”. On était mort de rire.

En milieu d’après-midi, je l’ai entendu partir. Pascal Pascal a dû en avoir assez de nous entendre rire et nous amuser. Bien fait bien fait bien fait.

Il était rentré quant je suis partie vers les 20h. J’ai prétendu avoir un truc avec la famille.

C’était tôt, mais c’était pour permettre à Pascal de faire un geste s’il avait quelque chose à me dire, ou s’il voulait me voir. Ce qui était impossible tant que je restais chez Thomas. Et ça m’a fait plaisir de voir son nom apparaître sur l’écran de mon natel à peine 10mn après mon départ.

Mais, je n’ai pas répondu. Il fallait qu’il se donne plus de mal que ça… Trop facile de lui répondre tout de suite, et… humiliant vis-à-vis de Thomas. Cela aurait pu paraître comme si je m’étais servie de Thomas pour me rapprocher de lui!


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256/14 - Au bord du précipice?

Publié le par JaneDo


Samedi, 13 septembre 2014 - 256/14 - Au bord du précipice…

Ok, je sais que je suis idiote… Steven avait invité quelques copains chez lui, et m’avait proposé de me joindre à eux. J’avais pensé accepter. Puis, il y a eu l’invitation de Thomas. Médaillée de la connerie suprême, de la nana qui ramasse les restes, qui colle aux fesses, j’ai accepté celle de Thomas. Tout ça, pour me sentir près de Pascal. Parfois je me demande où va s’arrêter ma stupidité!

Thomas proposait une sortie. Ce soir, ils avaient envi de se faire un bowling, manger ensemble, puis sortir au Time-Out et probablement en boîte. Là au moins, j’ai réussi à me retenir de l’accompagner. Je voulais éviter de croiser Pascal. Alors, Thomas a voulu annuler sa soirée avec ses potes, pour la passer enfermé chez lui, à se taper des DVDs. Une petite soirée tranquille pépère.

Je sais bien qu’il aime sortir avec ses potes, alors je n’ai pas voulu qu’il annule pour moi. Quant Thomas a proposé que je l’attende à la maison, qu’il ne ferait pas long. J’ai accepté, mais il ne devait pas se presser pour moi, je prendrais un bouquin et l’attendre ne m’ennuyait pas du tout. C’est même moi qui lui ait demandé si je pouvais dormir chez lui! Je ne voulais pas dormir toute seule.

Non mais… Si je lui avais proposé une partie de jambes en l’air après sa soirée avec ses potes, c’était pareil!!! Et tout ça pour être là, dans la même maison que Pascal…

Un peu surpris que ça vienne de moi, Thomas n’a rien laissé paraître. On s’est mis d’accord, que ce soit chez lui ou chez moi, je passerai la soirée à lire. Alors, il pouvait faire la fête avec ses copains, on verra si je l’attends ou pas, mais je dormais chez lui. Comme je lui avais rendu sa clé, Thomas en a laissé une dans le clown sur le bord de la fenêtre.

Lorsque je suis arrivée, Thomas était déjà parti. Par contre, Pascal était encore là. Il se préparait à sortir. Il ne m’a pas vue, et je ne lui ai pas fait signe de ma présence. J’ai parqué le long de la route, au lieu de laisser ma voiture devant la maison, et je me suis installée confortablement dans le canapé. Puis, j’ai voulu le voir partir. C’est bête, mais voilà!

Depuis une des chambres plongées dans le noir, je me suis assise derrière la fenêtre, les yeux fixés sur l’éclairage qui provenait de son appart, et rivés sur sa voiture. Je ne pouvais pas le rater.

J’ai vu Caroline se ramener chez Pascal, puis repartir en direction de son appartement 30 minutes plus tard. 15 minutes plus tard, Pascal est sorti à son tour. Après avoir jeté un coup d’oeil en direction des fenêtres de Thomas, il a paru hésité à monter. Il a consulté sa montre, puis a dû se rendre compte d’être en retard. Il a pris sa voiture et a disparu au bout du jardin. Mon coeur est parti avec.

Caroline avait essayé de m’appeler 2 fois aujourd’hui. Je n’ai pas répondu à ses appels, mais par sms, pour lui dire que je l’appellerais plus tard, et la 2ème fois, pour repousser au lendemain.

Pascal avait mis un bermuda, genre militaire, portait des baskets, et une chemise ouverte sur un débardeur claire. Rien que de le voir, mon coeur a failli lâcher. Je l'aime toujours à la folie. J'avais envie d'être avec lui... Donc je ne pense pas qu’il ait rendez-vous en boîte, parce qu’il était habillé de manière trop cool. J’imagine qu’il avait rendez-vous chez quelqu’un. Une fille sans doute… Je manquais d'air... Il me manque trop fort...

Après son départ, j’ai tout de même vérifié mon natel. Je pense par habitude. Pascal ne m’avait pas laissé de messages, ni essayé de me joindre. Comment pouvait-il avoir l’air si détendu, si cool? Je ne lui manque donc pas? Même pas un peu? J’avais envie de descendre me balader dans son appart, renifler le parfum qu’il portait, voir s’il avait laissé des vêtements traîner, s’il y avait des affaires de quelqu’un d’étranger qui traînaient chez lui.

Je ne l’ai pas fait. Je voulais mesurer ma force de résistance. Et je ne me souvenais que trop vivement de mes 2 derniers passages chez lui… j’avais failli me faire prendre la main dans le sac!

Purée… On aurait dît que son appart m’appelait, titillait ma curiosité… Comme si des tonnes d’évidences de sa nouvelle vie m’y attendait. Mais j’ai résisté. C’était un pas dans la bonne direction; le rayer de ma vie. J’avais envie de m’accrocher une médaille pour n’avoir pas céder, et descendu les quelques marches qui me séparaient de son univers.

Je dois être mazo! C’est comme se rapprocher au plus près du bord d’une falaise et voir si on arrive à surmonter sa peur du vide… Chez Thomas, j’étais vraiment au bord du vide… si près de tout ce qui me rapproche de Pascal!


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255/14 - S immerger dans le travail

Publié le par JaneDo


Vendredi, 12 septembre 2014 - 255/14 - S’immerger dans le travail

Il y a des jours comme celui-ci, où après une nuit agitée, presque sans sommeil, je me lève avec la tête à l’envers, mais prête à me surpasser. On est vendredi, et le vendredi… ben d’habitude, je me réjouis, parce que je sais que je verrais Pascal durant le week-end.

Aujourd’hui, pleine de courage, je me suis décidée à ne pas lui courir après ce week-end. S’il ne m’appelle pas, s’il n’essaie pas de me voir, ben tant pis. Hum, oui, pleine de courage, mais pas très sûre de tenir la route tout le week-end. Une chose qui me sauvera peut-être, c’est que je suis pas mal prise.

J’ai annulé mon rendez-vous de cet après-midi avec Aurore. J’ai besoin de passer un peu de temps toute seule, me reposer, lire, peindre, et encore me reposer.

Bien entendu, j’espérais quand même, contre toute attente, un appel ou un message de Pascal. Toutefois, je n’y comptais pas, et j’ai prévu d’autres choses pour contrer ma déception et ne pas me laisser m’enliser dans la déprime. Thomas m’a invitée à manger dehors ce soir, et j’ai accepté. Dès le départ, je lui ai dis que je ne voulais pas parler de Pascal. Point.

Thomas m’a invitée ensuite à prendre un café chez lui, avant de sortir. J’ai prétendu avoir déjà quelque chose, mais la prochaine fois ce sera avec plaisir. Déjà parce que je savais que ces potes, et ceux de Pascal d’ailleurs, défileront chez lui, question de se réunir avant de sortir.

Aussi, je ne voulais pas que Pascal ait l’impression que je fais tout pour rester dans ses pattes. Si d’aventure il était chez lui ou qu’il monte chez Thom.

Je suis rentrée me jeter dans la peinture, pour finir la toile que j’avais déjà commencé. Hum, ce qui me fait penser à quelque chose que j’aimerai bien essayé, une texture que j’aimerai bien réussir à re-créer dans mes peintures. Je m’y mets aussitôt après avoir enregistré ces quelques lignes.

Le plaisir de m’immerger dans la peinture me fait complètement oublier Pascal. Pourtant, tout au fond de moi, je sens cette petite boule de cafard qui menace de m’engloutir toute entière. J’avais coupé mon natel, enfilé un training “à l’aise”, mes tongues et étalé mes couleurs, avec en fond de la musique et j’ai peint jusqu’aux environs de 5h du matin. Le pied.

L’empêche, j’ai passé une bonne soirée, toute seule à la maison. Je n’ai pas oublié d’avaler un somnifère, pour être sûre de ne pas me réveiller en pleine nuit, le coeur au bord des lèvres, avec la débile envie de courir voir ce qui se passe chez le seul mec de cette planète qui me rend folle dingue.

Steven m’a laissé un message pour m’inviter demain soir chez lui, il reçoit quelques potes… Peut-être! Pourquoi pas!


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254/14 - Je tourne en rond

Publié le par JaneDo


Jeudi, 11 septembre 2014 - 254/14 - Je tourne en rond

Je n’ai rien fait de ce que j’avais prévu aujourd’hui, de toute façon, je n’avais aucune énergie. Toujours le moral dans les pompes, je vivote. Aujourd’hui, une fois encore, j’ai pris la décision de ne plus tourner autour de Pascal. Ma grande décision n’a tenu que le temps d’un soupir.

Je ne sais pas ce que je vais faire, mais je ne vais pas prétendre avoir subitement la force de tourner le dos à tout ce qui me ramène à Pascal. C'est dingue ce que c'est difficile d'oublier quelqu'un!

Je suis allée prendre un café avec ma frangine et sur le chemin du retour, j’ai fait une longue balade avec la chienne. J’ai emprunté à ma nièce des tonnes de bouquin. Ce week-end, au programme; lecture et peinture. Après avoir ramené le chien, j’ai tourné en rond, envie de rien, force de rien.

Après un long bain, j’ai commencé un livre de Mary Higgins Clark;  “Daddy’s Gone Hunting”. Pas mal.

Ne tenant pas en place, et pour ne pas courir vers Pascal, autour de Pascal, dans son parage, pfff, j’ai appelé Layne. Arh, Brian me manque, qu’est-ce qu’il fabrique? Il avait dit qu’il serait là avant la fin de l’année, le temps passe, et il ne rentre toujours pas. J’ai laissé un message sur sa boîte vocale.

Layne et moi avons parlé un moment au téléphone. Layne avait déjà quelque chose ce soir, mais demain, on pouvait se voir. J’ai promis de le rappeler demain dans l’après-midi.


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