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305/14 - Après le Bal

Publié le par JaneDo


Samedi, 1er Novembre 2014 - 305/14 - Après le Bal

Dans le taxi qui me ramenait chez moi, j’aurai juste voulu que ma tête se calme et arrêter de penser à Pascal. Il m’avait trop déçue. Tant que j’étais à la soirée, après notre courte discussion sur la terrasse, je l’avais rayé. Oublié. J’avais fermé mon coeur et mon esprit. Je ne voulais que m’amuser et faire plaisir à ceux à qui ma présence faisait plaisir.

Peu après le message de Caro, Pascal a tenté de m’appeler. J’ai vu l'appel, mais je n’avais aucune envie de parler à Pascal. Et aucune envie de le voir non plus. En tous cas, pendant quelques temps. Heureusement que Thomas avait déjà payé mon taxi avec sa carte de crédit, parce que ça m’aurait coûté la peau des fesses!

Steven m’a appelée, et à lui, j’ai répondu. On était aux environs de Gland, j’ai demandé au taxi de me déposer. Steven est passé me prendre et on a été chez lui. On a bu encore un verre. On a aussi un peu flirté. Fallait que je rentre, sinon, j’allais faire une bêtise. S’il se passe quelque chose, je voulais que ce soit pour les bonnes raisons, et pas parce que je voulais me venger de Pascal.

Devant ma maison, j’ai ressenti un gros vide; je n’avais pas envie de rentrer. Pas encore. J’ai pris ma voiture pour faire un tour. J’aime conduire pour m’aéré la tête, mais je n’étais tout de même pas en état de conduire; j’avais trop bu ce soir.

Je me demande si mon envie de me balader n’était pas dans l’idée de passer chez Pascal? Non. Non, sûrement pas. Inutile. Il n’avait qu’à aller chez Elodie, ou même l’emmener chez lui, je m’en tape le coquillage par terre. Dans l’entrée de l’immeuble, j’ai enlevé mes chaussures pour monter les escaliers, inutile d’alerter toute la maison avec mes talons.

J’ai ensuite allumé, et là, j’ai vu Pascal, appuyé contre le mur près des escaliers.. Glups, le dernier homme sur terre que j’avais envie de voir en ce moment.

  • On peut savoir où tu étais?

Hééé? Il est sérieux là? C’est lui qui me demande où j’étais??? Je n’en croyais pas mes oreilles. J’étais pompette, mais pas au point de ne plus voir mes mains. Ma tête fonctionnait très bien aussi.

Bon, même si je n’avais pas eu envie de le voir, il faut lui laisser le mérite d’être là. D’avoir eu le courage de venir jusqu’ici, quant il pouvait très bien imaginer que je pourrais l’envoyer sur les roses.

  • Hééé, qu’est-ce que tu fais là?

J’ai passé mes bras autour de son cou, dandinant un peu, faisant croire que j’étais cuite.

  • Et dire que t’as pris ta voiture dans cet état! Donne moi tes clés.

Hihihi, il semblait un poil énervé, mais il était là, ça, ça fait plaisir. Il m’a attrapée par la main pour me faire entrer. Comme je ne semblait pas tenir sur mes jambes, il m’a enlevée dans ses bras pour monter les escaliers.

  • Pfff, j’y crois pas! T’étais où, ça fait plus d’1h que j’attends devant ton immeuble?

Hum, aucune envie de lui répondre. En entrant, j’ai titubé gracieusement jusqu’au canapé et je me suis laissée tombée.

  • Tu as perdu Elodie ou elle t’attend dans la voiture?

Pascal a tiqué.

  • Qu’est-ce qu’Elodie vient faire là-dedans?
  • Oh? T’étais avec Elodie, non?
  • Tu cherches à m’énerver, hein? Pour que je m’en aille, et après tu me le reprocheras… Ben, pas de chance. Je n’ai pas l’intention de te laisser faire ça.
  • T’énerver? Pourquoi ça?
  • Rhhh Jane, bois ça… Allé…

Harrrh, il m’avait préparé un café serré. Aucune envie d’avaler ça maintenant, ça risquait de me tourner l‘estomac.

  • Pascal, qu’est-ce que tu fais ici? T’as caché où ton Elodie?

Mince, je ne devais pas parler d’une autre fille. Mauvaise tactique.

  • Je l’ai ramenée et je suis venu ici. J’ai bien vu que tu étais fâchée, il fallait qu’on parle.
  • Arh, ce soir? Oublie moi, j’ai pas envie de parler.

Je voulais m’allonger dans le canapé, Pascal m’en a empêché et m’a forcée à avaler quelques gorgées de café. Beurk, c’était immonde!

C’est à ce moment là que ça a sonné à ma porte. Je savais que c’était Steven. Alors que je rentrais, Steven m’avait rappelée, pour dire qu’il aurait voulu que je reste chez lui cette nuit, qu’il ne voulait pas que la soirée se termine déjà. C’était chou. Il voulait que je fasse demi tour, comme j’étais déjà presque qu’à la maison, Steven a dit que c’était lui qui viendrait alors.

Hum, donc je savais que c’était Steven, j’ai voulu me lever pour aller répondre, mais Pascal a été plus rapide. Pascal ne lui a pas laissé le temps d’en placer une, il lui a dit d’entrée de “dégager”, et il a voulu lui rabattre la porte sur le nez, mais Steven l’a bloquée du pied.

  • Wow… Du calmos vieux… Jane?
  • Oui, je suis là… ent…
  • Je ne suis pas ton vieux, va-t-en, sinon je t’en colle une.
  • Je n’ai pas envi de me battre…
  • Moi si, alors dégage.

Pascal lui a fermé la porte sur la figure sans attendre de réponse. J’ai voulu ouvrir pour dire 2 mots à Steven, mais Pascal m’en a empêché. Oups, il n’avait pas l’air commode, alors j’ai préféré retourner sur mon canapé. Intérieurement, je rigolais; le timing de Steven avait été parfait, Pascal fulminait de rage.

De le voir faire son possible pour paraître calme, alors qu’il bouillonnait de rage avait l’avantage de calmer mes nerfs. Il goûtait un peu au plaisir que j’ai ressenti de le voir avec Elodie ce soir. Le seul dommage, c’est qu’il n’a pas pu l’apprécier aussi longtemps que moi.

Pascal m’a demandé de prendre mes affaires pour aller chez lui. Je ne voulais pas, mais ses sourcils froncés et sa mine renfrognée n’augurait rien de bon. Il était furax contre moi, mais étant donné qu’il pensait que j’étais cuite, il se retenait de me gueuler dessus. Quoique, Pascal ne gueule jamais, c’est plutôt son calme qui me faisait dresser les poils sur le dos.

Il a dit que si Steven ou quelqu’un d’autre venait sonner, il n’est pas sûr de ne pas le cogner.

Il avait gâché mon Halloween, été au bal avec une autre fille, alors je n’avais aucune envie de le voir, encore moins d’aller chez lui. Après avoir quitté la fête, je l’avais exclus de mon système. Mais, ça me faisait très plaisir qu’il soit venu jusqu’ici. Il était à moitié pardonné.

Mais, je ne voulais toujours pas aller chez lui. J’ai refusé, prétextant la fatigue, l’envie de dormir dans mon lit, d’avoir un truc demain matin très tôt. Rien n’y a fait.

Pascal n’a pas ouvert la bouche pendant tout le trajet, et on était presque chez lui. Je me demande alors pourquoi il tenait à m’emmener chez lui. En repensant à la soirée merdique que j’avais passé à cause de lui, la moutarde me montait au nez. Et j’étais extrêmement mécontente de ne pas avoir ma voiture, de ne pas pouvoir m’en aller quant je le voudrais. Surtout s’il continuait à être aussi bavard!

  • Laisse moi descendre.
  • Non.
  • Je veux rentrer chez moi.
  • Arrête de faire l’enfant. Il est pas question que je te laisse descendre ici.
  • Alors je saute. Je veux rentrer chez moi. On n’a qu’à se voir demain si tu veux, mais là, je veux juste être chez moi.
  • Pour Steven?
  • Et pourquoi pas. Tu étais bien avec Elodie.
  • Nous y revoilà…
  • Mouais… Laisse moi rentrer. Ramène moi. Je suis fatiguée, je n’ai pas la tête à discuter ce soir.
  • On discutera demain.
  • Ramène moi.
  • Non.
  • Fais chier.

Hum, j’avais juré! Même si j’aurai préféré rester chez moi, et si je faisais ma mauvaise tête, j’étais contente d’être avec Pascal. Va comprendre!

Pascal a entrepris de me faire une tisane, dès qu’on a passé la porte. Hum, l’image de lui et Elodie en train de s’embrasser contre la porte m’a traversé l’esprit. Je n’avais pas besoin de café pour avoir l’estomac à l’envers. Mais c’est aussitôt passé en pensant qu’il était quand même venu jusque chez moi ce soir.

Je ne lui en voulais pas tant que ça finalement. Je me serais giflée de penser comme ça.

Pascal m’a forcée à avaler quelques gorgée de la mixture qu’il avait préparé. Il m’a aussi fait des pâtes pour que j’aie quelque chose dans l’estomac, ensuite il m’a recommandée d’aller prendre une douche.

Hum, la situation me plaisait assez; Pascal me donnait des ordres, me rudoyait un peu, ne faisait pas cas de mes rouspétances. J’aimais bien. D’habitude, je n’aime pas trop qu’on me commande, mais par moment, comme maintenant, je trouve ça assez reposant. Hihihi, j’suis dingue, mais tellement heureuse en fait. La vie est belle.

Une fois couché, Pascal m’a tourné le dos. A part les ordres, il n’avait pas été autrement bavard. Ça fumait certainement dans sa tête, en comparaison, la mienne était vide. Puis, il s’est tourné sur le dos, le bras sur le front. Grâce à la veilleuse, j’ai remarqué qu’il ne dormait pas, il regardait le plafond.

J’ai fermé les yeux, je me sentais tout à coup assez fatiguée. Pascal restait à distance, il ne semblait pas vouloir me toucher. Hum, peut-être pas le moment de discuter…

Après quelques minutes, Pascal m’a tirée vers lui en passant son bras autour de mes épaules. Il m’a serrée contre lui, et a passé l’autre main derrière ma nuque, comme il le faisait souvent quant on dormait ensemble. J’ai nettement senti son petit bisou sur mon front.

Iaaaahh, je l’adore. Flûte, je l’adore. Comment être fâchée après ça? Comment lui en vouloir? Je l’avais rayé de mon système et voilà qu’en moins d’une minute, il avait fait tomber le mur que j’avais construis autour de mon coeur. Pfff, je suis foutue, je l’adore…


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304/14 - Bal manqué de Halloween!?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 31 octobre 2014 - 304/14 - Bal manqué de Halloween!

Thomas m’a proposé d’être sa cavalière au bal de ce soir. J’ai dis que j’avais déjà un cavalier. C’était carrément faux. Seulement, j’espérais une invitation de Pascal. J’ai réalisé que ça n’arriverait pas, alors j’ai rappelé Thomas pour lui dire que je serais très fière de l’accompagner.

Hum, Pascal avait dit qu’il m’appellerait aujourd’hui, mais plus les heures passaient, plus je réalisais qu’il ne le ferait pas. Il l’avait seulement dit pour que je ne fasse rien, et que je reste pendu au téléphone. Pas cool. Je n’arrivais pas à m’habituer à ce qu’il me fasse des plans pareils.

Finalement, vers 17h, Pascal a appelé. Enfin! C’était le moment. Mais, ma joie était de courte durée. Il avait une soirée, et il passerait chez moi en rentrant, vers minuit, 1h du matin. Avait-il oublié que je savais pour la soirée de Halloween? Ou peut-être qu’il allait ailleurs? Donc Thomas ne lui avait encore rien dit. J’ai demandé à ce qu’il n’en parle à personne.

Il a bien pensé que je voulais surprendre Pascal, et Thomas devait regretté de m’avoir invitée. Dans la voiture, Thomas m’a dit qu’il avait parlé à Pascal, et que sa promesse le mettait dans une situation difficile qui ne lui plaisait pas du tout. Pascal se préparait déjà à s’excuser plus tard, mais certainement pas à me voir ce soir, et avec lui de surcroit. Il s’inquiétait que Pascal allait lui en vouloir et avec raison.

Je lui ai dis de dire que j’avais demandé à l’accompagner, comme ça, tout le monde était content. Que c’est moi qui voulait aller à cette soirée.

Bien sûr j’ai tout de suite repéré Pascal, il était habillé en soldat anglais des années 1800; officier hussard, avec la veste sur l’épaule, un pantalon blanc, plutôt moulant, avec de longues bottes de cavaliers. Il avait fière allure, comment ne pas le remarquer. C’était donc un revenant. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre.

Je crois que la série The Walking Dead a beaucoup inspiré les costumes cette année; il y avait beaucoup de mort-vivants! Il était avec des vampires, des serveuses, des sorcières, des fantômes, bref, il riait et semblait s’amuser.

Hum, dire qu’il ne pensait pas à moi, celle qu’il pensait avoir abandonnée chez elle à l’attendre, derrière le téléphone…

J’ai essayé de rester discrète, je ne voulais pas que Pascal me voit tout de suite. Je voulais réfléchir pour savoir ce que je devais faire et comment réagir une fois qu’on sera face à face.. Thomas et moi avons été au bar. Il a remarqué mon manège, mais il n’a pas commenté.

Pascal s’est laissé entraîné sur la piste par une sorte de courge sexy. Les yeux plongés dans ceux de la fille orange, ils dansaient collé-collé, le sourire aux lèvres. J’ai réalisé que c’était Elodie. Ça m’a foutu les nerfs à vifs quant j’ai appris qu’elle était sa cavalière. Donc, il l’avait invitée, elle, et pas moi. L’envie de pleurer et la déprime m’ont saisi au ventre, la chair de poule de la tête aux pieds. Je n’avais plus qu’une envie; partir, rentrer chez moi.

Pascal dit qu'il ne ressent rien pour Elodie, qu'elle ne compte pas, et pourtant le voilà encore avec elle. Est-ce qu'il me raconterait des cracs? Une fable pour que je ne me méfie pas?

Puis j’ai vu Layne, il avait avec une petite nana que je ne connaissais pas. Il m’a fait un clin d’oeil de loin. Il est venu quelques minutes plus tard me dire bonjour. J’étais habillée en médecin… coroner pour être précise. Iak. Moi en coroner, la bonne blague! Je n’avais rien trouvé d’autre. Je ne voulais pas mettre un déguisement de sorcière comme d’habitude.

On dirait que Pascal avait eu la même idée, d’habitude il est en vampire. Ce soir, c’était Thomas le buveur de sang.

Steven était là lui aussi, habillé en noir. Aucune idée ce qu’il représentait… Man in Black???. Il était avec une poulette avec les cheveux en brosses. Aucune idée ce que signifiait son déguisement à elle non plus: elle avait l’air d’une stripteaseuse.

L’angoisse et l’envie de pleurer m’ont fait sortir. J’ai dit que je sortais fumer, mais en fait, c’était pour me remettre. J’avais la poitrine comprimée, le coeur lourd et je tremblais comme une feuille. Pourtant, je me répétais que je n’avais pas à me sentir comme ça, Pascal me l’avait rappelée; on n’était plus ensemble. Mais ça fait mal quand même.

C’est dur de le voir… si loin… Le regarder danser, si étroitement enlacé avec… Je n’ai jamais suivi de cours de préparation à l’accouchement, mais je suis certaine que c'était ce que je faisais là dehors, dans le froid. Peut-être que c'est innée chez les femmes. Je devais retrouver mon calme, arrêter de trembler.

En sortant, j’avais croisé le regard de Pascal. Hum, mais il avait aussitôt détourné les yeux...
Je crois qu'il avait pâli, ou c'était peut-être seulement dans ma tête. Je crois bien qu'il était mal à l'aise. Il ne s'attendait certe pas à me voir.

  • Hey…

C’était Pascal. Pfff. Il m’avait donc bien vue, et m'avait suivi.

  • Hey!

Gros silence et de gros soupris.

  • Dis Pascal… Est-ce que t’allais… Tu m’as dis que tu passais après pour me faire rester chez moi, j’ai raison?
  • Oui... Je.. Je ne voulais pas que tu sois là. Je ne voulais pas non plus t'inquiéter pour rien...

Pfff, bien sûr! Comment ne voulait-il pas que je m'inquiète après ça!!! J'avais toutes les raisons du monde de m'inquiéter.

  • Est-ce que tu allais venir ou c’était aussi pour que je reste tranquille? Que je reste sagement chez moi?

Pascal a baissé la tête. Attitude de coupable.

  • Je ne sais pas.
  • C’est vache.

J’ai tourné les talons et je l’ai planté là pour retourner auprès de Thomas. Pascal ne m’a même pas suivie. J’avais drôlement envie d’aller folâtrer avec Steven, mais je ne pouvais pas faire ça. Je déteste les gens qui agissent comme ça. J’étais venue avec Thomas, alors je reste avec lui.

J’avais les vapeurs, je surchauffais de l’intérieur. Je ne sais pas si c’était la colère, ou un sentiment de fatalité, mais je ne tremblais plus, la brique dans la poitrine avait elle aussi disparue.

Pourtant… quant je suis arrivée à la table, Thomas faisait du charme à une autre minette. Je lui ai dis de ne pas s’en faire pour moi. Thomas m’a dit que c’était juste pour voir si son charme fonctionnait encore, mais qu’il n’y avait rien. Zut, j’aurai pu en profiter pour en faire autant de mon côté!

Caroline, une petite sorcière tout en rouge, est venue s’écrouler sur un des fauteuils près de nous. Hum, on ne pouvait pas vraiment discuter sans chuchoter à l’oreille l’une de l’autre. C’était malhonnête, mais bon. Caroline était venue avec Simon, et elle essayait de rester dans le sillage de Pascal. Il était bien venu avec Elodie. Il lui avait carrément demandé de ne pas venir, mais elle n’avait pas obéi.

Nous voilà bien! Obligée de regarder Pascal s’amuser et passer une bonne soirée à l’autre bout de la salle avec une autre. Non, moi je ne pouvais pas le supporter. Si je reste là, à ce bal, cela va se reproduire. Il va penser qu’on pouvait très bien être ensemble dans le même vase clos et naviguer chacun de son côté. Non, je ne voulais pas.

Mais avant de partir, j’ai dansé avec Thomas. Puis Steven est venu m’inviter à danser aussi. On a dansé, tout comme Pascal et Elodie; collé, enlacé. Etonnament, quant j’ai commencé à m’amuser, à faire comme lui, ça l’a calmé. Il ne dansait plus, ne rigolait plus et a passé son temps à regarder ce que je faisais.

Enfin, c’est ce que Caroline m’a dit par sms quant je suis partie. Il paraît que même partie, Pascal n’avait pas retrouvé son entrain. Il est parti 1 heure après moi.

De toute façon, je m’en fiche… J’en avais gros sur le coeur. Pascal avait gâché mon Halloween. Ce que Pascal faisait ou ce qu’il pouvait ressentir ne m’intéressait pas.


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303/14 - Une première... et j'ai peur!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 30 octobre 2014 - 303/14 - Une première... et pourtant la peur!

Hum, une première pour moi; j’ai demandé à Pascal ce qu’il faisait ce soir, si on pouvait se voir. J’étais assez fière de moi. Hélas, il avait déjà quelque chose. Bon, je n’ai pas osé aller jusqu’à lui demander quoi, ni demander si je pouvais passer chez lui après. Il ne me l’a pas proposé non plus.

Argh, folle envie d’aller voir, voir s’il rentrait, et seul… mais, j’ai réussi à résister à mes vilains petits démons. Et je suis presque certaine que Caroline était sur le coup. D’ailleurs, en rentrant ce soir, je l’ai appelée, et effectivement elle le pistait. C’était inutile, après le basket, il est rentré chez lui. Seul.

Ce matin, j’avais été prendre le café avec ma frangine. Du coup, je me suis vue à trotter en ville, pour emmener ma nièce au boulot. Ce soir, mon autre nièce n’allait pas à l’équitation, elle allait voir un concert avec Théo.

Après l’appel de Caroline, j’avais follement envie d’appeler Pascal, mais je n’ai pas osé… Qu’est-ce que j’aurai aimé dormir dans ses bras… Argh, qu’est-ce que j’avais envie d’être avec lui!

Vendredi, on fête Halloween… Un bal a été organisé dans un des palaces de Genève. Comment cela va-t-il se passer? Il ne m’a rien dit, mais je crois qu’il dormira sur place, certainement à l’hôtel même.

J’ai un peu peur… J’ai peur que cela se passe mal. Pascal m’a dit qu’on s’était un peu laissé aller ce week-end, qu’on avait un peu perdu de vue le fait qu’on ne sortait plus ensemble. Pas cool. C'est mauvais signe. Parce qu’il a tenu à me le rappeler, je crois que c’est ce qui me fait peur.


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302/14 - Chez Marie

Publié le par JaneDo


Mardi, 28 octobre 2014 - 301/14 - Sur les routes

Aujourd’hui, je voulais m’accorder une journée tranquille, mais j’avais des photos à trier, et j’avais besoin de mon papa. Après avoir vérifié qu’il était à la maison, j’ai foncé chez lui. Je ne suis rentrée que vers 21h.

Chez mon père, il n’y a pas beaucoup de réseau, alors je n’ai vu mes appels en absences et mes messages, qu’en partant de chez lui; Pascal, Thomas, Dol, Vania, Pascal, Maria, Christian, Pascal… Bref, je n’avais pas la force d’appeler qui que ce soit, alors j’ai répondu par sms. Zut, Maria veut que je passe pour son album.


Mercredi, 29 octobre 2014 - 302/14 - Chez Marie

Mercredi, je n’ai émergé qu’à midi. Hier soir, malgré ma fatigue, j’ai traîné tard à scanner mes photos. Le temps de sauter sous la douche, enfiler un training, j’ai filé chez Marie. Heureusement, Roméo a le foot à 17h, donc j’avais une chance de pouvoir me tirer. Bien sûr elle m’a invité à dîner avec eux. Mais non, non et non, je voulais rentrer chez moi, moi!

Avec Pascal, on a bavardé pendant presque 1h au téléphone. Il a essayé de me tenter, pour me faire aller dormir chez lui. Hihihi, est-ce qu’il ne serait pas en train de retomber amoureux de moi? En tous cas, il était à la maison, tout seul. Son entraineur de basket a changé leurs plannings, il avait l’entraînement le lundi maintenant.


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300/14 - Oublier Erika et ce qui s est passé...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 26 octobre 2014 - 299/14 - Relax!

A la maison, je me suis couchée direct après une petite douche. J’avais pensé être assez fatiguée pour dormir dès que ma tête toucherait les coussins. Mais, non, rien à faire. Je me suis mise à attendre. C’est nul. Je ne voulais pas être encore réveillée quant Pascal rentre, ça le gênera. Ce serait moche.

On dirait que le temps avait décidé de ralentir un max,   je me suis mise à compter les heures  . En plus, il y avait un changement d’horaire; on reculait d’1h!

Pascal est rentré un peu après 3h du matin, donc à 4h selon l’ancien horaire. J’ai fait semblant de dormir à poing fermé.

Probablement rassurée de le savoir à la maison, et aussi parce qu’il avait tenu sa parole de ne pas dormir à l’hôtel avec Erika, je me suis enfin endormie pendant qu’il prenait sa douche. Dans mon cocon de douceur, j’ai senti sa présence.

Pascal s’est collé contre moi. Il m'a embrassée doucement dans la nuque pour ne pas me réveiller. Il aurait pu se contenter de se coucher et me tourner le dos. Je crois que ça m'aurait blessée.

J'appréciais   ses petits gestes de tendresse   du fond des bras de Morphée. Il m'a serrée fort, comme pour dire qu'il m'aimait. En tous cas, j’ai senti la fraicheur de sa douche. C’était bien qu’il enlève l’odeur de l’autre.

Le matin, j’ai mis du temps à émerger, il faisait si bon au lit, bien au chaud. Pascal était déjà debout comme toujours, avait déjà été faire son jogging avec Caro. Installés autour du bar de la cuisine, ils parlaient tout bas en buvant un café. Ils parlaient tout bas pour ne pas me réveiller.

Pascal préparait le petit déjeuner, quant Thomas, l’oeil encore glauque, est descendu pour manger avec nous. Tout comme Thomas, j’étais encore dans les choux. Je me demande comment Pascal faisait pour être aussi énergique après une nuit presque sans sommeil.

Après le départ des 2 invités surprises, on a été se jeter au lit. Pascal a voulu faire l’amour, comme s’il cherchait à se faire pardonner pour hier. Je l’ai laissé faire, même crevée, j’aime faire l’amour avec lui. Je me suis endormie presque aussitôt après. J’avais du sommeil à rattraper.

Son natel m’a dérangée, et a fini par me réveiller. C’était cette pouffe d’Erika, qui disait avoir envie de le voir. Elle lui demandait ce qu’il faisait aujourd’hui, si ça le tentait de passer vers elle. Elle lui demandait de la rappeler.

Rhhh, j’ai essayé de me rendormir, mais j’avais la tête toute pleine. Difficile. Pascal est venu voir dans la chambre si j’étais réveillée, et a regardé son natel au passage. Je me suis enfin décidée à me lever, et je lui ai dit que son natel m’avait réveillée.

Pascal m’a dit que c’était Erika et m’a résumé son message. J’étais curieuse de savoir s’il pensait lui répondre, mais il n’en avait pas l’intention. On a tout de suite changé de sujet. On n’avait pas besoin de parler d’elle. Pas aujourd’hui. Je préférais l’oublier.

On a passé une délicieuse journée, et j’ai dormi chez lui ce soir aussi… Miam.


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298/14 - The Sex is Good... (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 25 octobre 2014 - 298/14 - The Sex is Good…  (2)

Une fois tranquille dans notre coin, je lui ai demandé ce qui se passait. Il a fait celui qui ne comprenait pas. Ou peut-être que c’était le cas. Je lui ai demandé de me parler comme à un pote, parce que je voulais que notre amitié soit aussi forte que le reste.

Je voulais aussi être son meilleur pote. Pascal m’a dit que c’était pas possible. Du moment qu’on devient amant, on ne peut plus être les meilleurs amis du monde. Le sexe change la donne. Les sentiments aussi. J’ai insisté, je voulais tenter le coup. Pascal hésitait. Depuis qu’il me connaissait, il devrait savoir. Et je lui ai rappelé Caroline…

Je lui ai dis que j’avais noté qu’il se trafiquait quelque chose avec Erika, qu’il me semblait l’avoir déjà vue. Je lui ai demandé de me faire confiance, je voulais vraiment qu’il me parle comme il le ferait avec un copain. Que si ça le gênait, qu’il oublie que c’était moi pendant quelques instants.

Et on n’en reparlerait plus jamais, quoi qu’il me raconte, sauf s’il le voulait.

J’avais tout de même un peu peur, pour une fois, je n’avais pas eu le temps de réfléchir, de peser les pours et les contre. J’avais été un peu prise de court. Pascal s’est décidé enfin, à mon grand soulagement. Je voulais vraiment, vraiment être aussi son amie, au même titre que sa maitresse.

Pascal m’a raconté… Erika lui avait filé la clé de sa chambre d’hôtel. C’était donc ça…

Pascal hésitait encore à être aussi franc qu’il aurait été avec un pote, alors j’ai dû encore insisté. Il prétendait que ça ne l’intéressait pas, qu’il passerait à son hôtel pour lui rendre la clé. Valait mieux que je fasse semblant de ne pas noter l’incohérence.

Est-ce que Pascal croit franchement que j’allais avaler ça? S’il n’aurait pas été intéressé, il lui aurait tout de suite rendu sa clé. Et pourquoi attendre pour aller le lui rendre à l’hôtel? Pourquoi pas tout de suite ici? Simplement parce qu’il était intéressé! Je devais lui parler comme je l’aurai fait avec une copine qui me raconte son truc.

  • Wow… pas mal! Vachement courageuse! Et qu’est-ce que tu veux faire?

Je voulais savoir ce qu’il avait ressenti, si ça le tentait, s’il avait envi d’aller la rejoindre. Pascal continuait à prétendre le contraire. Je pouvais me mettre à sa place et deviner ce qu’il devait ressentir, ses hésitations, son envie de grimper à l’hôtel la grimper! Mais, c’était difficile de l’amener à me parler aussi ouvertement qu’il l’aurait sans doute fait avec un pote.

  • Hé, tu parles à ton pote Jane!

Il a pouffé; “Je n’ai pas de pote qui s’appelle Jane!”. J’adore le voir sourire comme ça. J’adore ses yeux briller, son regard, je l’avais trouvé si sexy pendant le concert. Et je ne crois pas avoir été la seule. Sa timidité le rend distant, mais c’est tellement attirant, ça donne envie d’aller jusqu’à lui.

Probablement pour couvrir sa gêne, et certainement aussi pour se donner une contenance, il s’est penché par dessus la table pour m’embrasser.

Sa gêne était palpable, mais je voulais qu’il dépasse ça; “Comment ça, tu ne sais pas?”. Pascal a haussé les épaules et a regardé en direction d’Erika. Leurs regards se sont croisés. J’avoue que ça me compressait un peu dans la poitrine.

  • Non, je ne pense pas.
  • Moi, si j’étais un mec, j’avoue que je serais flatté… Pas besoin de tourner autour du pot, ni de me demander si elle me drague ou si je me fais des idées; la clé est la réponse à toutes ces questions!
  • Et tu ferais quoi alors?
  • Hum… Je penserais qu’elle est vachement gonflée, vachement sûre d’elle, ou qu’elle me prend pour une bille ou un mec facile… J’ai rigolé. Je me dirais que je n’étais sûrement pas le premier avec qui elle fait ça! Au lieu d’un préservatif, j’en mettrai 2...

Pascal a rigolé en approuvant de la tête. Oups, est-ce que j’étais en train d'essayer de le dégoûter?

  • J’aurai probablement envi de lui faire comprendre qu’elle ne peut pas toujours avoir ce qu’elle veut. Mais… elle est plutôt pas mal… joli petit cul, jolie frimousse… Franchement, je ne crois pas que je pourrai résister! Celui qui dirait le contraire est un menteur! Et toi, tu la trouves comment?
  • Pas mal!
  • Ouais, pas mal… alors n’hésite pas, fonce…

Bon, là, j’avais peut-être été trop… pote! Je suis sûre que n’importe quel pote lui aurait dit la même chose, seulement, venant de moi, ce n’était pas tout à fait la même chose. Pascal me regardait sans rien dire, puis après un moment, il m’a demandé comment je pouvais prétendre être amoureuse de lui et accepter qu’il butine ailleurs? Comment je pouvais l’envoyer dans les bras d’une autre?

  • Justement parce que je t’aime… Je ne suis pas hypocrite! Et ce serait hypocrite d'ignorer ce qu'on peut ressentir dans des conditions pareilles. Je ne prétends pas être un ange, je sais qu’à ta place, je ne pourrais pas résister, alors pourquoi est-ce que je voudrais une chose pour toi, et une autre pour moi?
  • Alors ça ne te fait rien?
  • J’ai jamais dit que ça ne me faisait rien… ça me fait toujours quelque chose… La jalousie me bouffe parfois jusqu’à l’os, mais… je n’ai rien à t’interdire, je n’en ai pas le droit, même si j’étais ta copine. Ce serait hypocrite de te demander de ne pas bouger un cil, ou de prétendre ne rien ressentir. Je ne suis pas dans ta tête, mais je sais pertinemment que tu en as envi. Si j’étais un mec, bien sûr que j’aurai envi de me taper son joli petit cul.
  • Arh, parle pas comme ça.

Malgré tout, ma réflexion l’a fait sourire. Pascal regardait sans arrêt en direction d’Erika. J’imagine qu’il se demandait encore s’il oserait se jeter dans la gueule de la louve. J’ai tourné la tête pour la regarder à mon tour. Elle lui souriait et lui faisait de petits signes, se mordant les lèvres, se passant une mèche de cheveux derrière l’oreille, etc.

  • Jane, je t’aime aussi… mais moi, je ne suis pas aussi… ouvert. J’aimerai, mais je ne le suis pas. Je suis encore fou de rage de penser à toi et Thomas, et je ne parle même pas de Steven…
  • Je n’ai pas couché avec Steven Pascal!
  • Ouais… je ne pourrais jamais en être sûr vois-tu… mais, je ne pourrais jamais être aussi… et te laisser faire ce que tu veux! Appelle moi égoïste si tu veux, mais je ne pourrais pas. Même là, rien que d’en parler, j’ai un poing dans le ventre… Comme si on m’arrachait les tripes.

J’ai souri. Ça me faisait plaisir d’entendre ça.

  • Alors pourquoi? Je ne comprends pas?
  • Y a pas d’autre raison. Pourquoi t’en empêcher?  Ça ne te coupera pas l’envie. Tu risques seulement de te sentir frustré, et avoir l’impression d’avoir louper quelque chose. Tu m’aimes quand même, non?
  • Ça oui… T’es… T’es spéciale… Mais, je crois que je vais passer mon tour.
  • Tu sais… je préfère comme maintenant… savoir ce que tu fais, ou ce que tu t’apprêtes à faire, plutôt que ce soit dans mon dos… comme avec Elodie. Quant c’est en cachette, ça me fait peur. Je sais bien que ça peut pas toujours être aussi limpide qu’aujourd’hui. Faut savoir composer… J’essaie…

Pascal m’a attirée contre lui et m’a embrassée. J’ai vu Erika nous regarder. Je crois qu’elle s’est rendue compte que c’était foutu pour ce soir. On s’est expliqué. Je voulais qu’il sache que, ce soir, j’avais vu, je savais, je devinais ce qui se passait en lui. Et je ne voulais pas me mettre en travers.

Que je préférais ça, plutôt que de n’avoir rien vu, de l’apprendre après. Savoir qu’il ne m’avait rien dit, mon imagination me jouerait des tours et je risquais de me laisser emporter à imaginer qu’il y avait autre chose qu’une histoire de fesses, simplement parce qu’il me l’avait caché. Et pourtant, en totale contradiction, cela faisait partie des choses que je préférais ignorer.

On a longuement discuter. J'avais de la peine à trouver les bons mots pour expliquer ce que je pensais, comment je voyais les choses.

Je ne lui ai pas caché que ça me gênait un peu qu’Erika pense me dominer dans son coeur. Qu’elle puisse penser être mieux que moi, et qu’il n’en avait rien à foutre de ma gueule, qu’il s'intéressait plus à elle qu'à moi.

Mais je ne savais pas comment faire pour ne pas me sentir humiliée. Mais, il m'avait dit qu'il m'aimait, alors je ne pouvais pas m'empêcher de sourire de bonheur.

Pascal comprenait ce que je cherchais à dire.

Je lui ai demandé s’il pouvait ne pas montrer aux autres ses intentions, s’il pouvait être plus… et je ne savais pas comment lui expliquer. Mais, Pascal avait saisi. Pour un mec, il est plus malin que je ne l’aurais cru.

  • Dis, quant tu vois tes copains, ou celui qui est au courant, tu racontes? Ou tu gardes pour toi?
  • Normalement, je garde pour moi. Le seul à qui je raconte, ou racontais, c’était Thomas. Mais depuis Jess, plus tellement.
  • Tu me raconteras?
  • J’ai cru qu’on n’en parlerais plus jamais?
  • Je ne te ferais jamais de reproche à ce sujet. On ne se disputera pas pour ça. Ce sera comme si ce n’était jamais arrivé, point barre. Je voudrais même être la seule au courant… c’est peut-être un peu trop demander?
  • Non… ça me va.
  • Mais je ne veux pas, pas ce soir… j’ai juste envi qu’on rentre.
  • Pas vrai… tu te sens mal à l’aise parce que je suis au courant.
  • Ça aussi.
  • Rappelle-toi, on en a parlé en tant que pote.
  • Ces 2 choses ne vont pas ensemble… On peut pas être pote...
  • On va essayer de faire que ça aille ensemble. Est-ce que je te mène la vie dure parce que tu vois Caroline? Non! Alors, fais moi un peu confiance.
  • T’es dingue!
  • Ça aussi, et j’ai rigolé. Je peux… dormir chez toi ce soir?

Pascal a enfin souri plus détendu.

  • Oui, mais bon… je préfère alors que tu rentres chez toi. Savoir que tu m’attends… et que tu saura quant je rentre après avoir heu… combien de temps j’ai passé avec elle et tout, ça me gêne.
  • Ben justement… je t’interdis de dormir avec elle. C’est ma seule exigence, c’est trop?
  • Qu’est-ce que tu veux dire… jeez, on parle comme si c’était, comme si tout était réglé!
  • Je veux juste pas que tu dormes là-bas. Je veux dormir dans tes bras, moi!
  • J’ai compris.
  • Je peux encore demander quelque chose?
  • Oui vas-y…

Je lui ai expliqué que je ne voulais pas que, maintenant, sachant qu’il va aller la retrouver, qu’il me plante presque pour rester coller à elle, des messes basses, qu’ils se fassent des oeillades et tout. Tant que j’étais là, je préférais qu’il se montre indifférent, distant, mais pas trop non plus, sinon tout le monde devinera direct.

On a aussi âprement discuté du comportement, de faire attention que personne ne remarque le cirque d’Erika, que personne ne le voit aller à son hôtel. Mais j’ai eu l’impression de lui faire la leçon. D’ailleurs, je le lui ai dit. Je devais aussi lui faire confiance et voir ce que ça allait donner. On avisera plus tard au cas où.

Pascal pensait que ça risquait de tout gâcher entre nous, alors il ne voulait pas y aller. Alors encore une fois, j’ai dû le rassurer que ça ne changerait rien. J’ai voulu savoir si son hôtel était tout prêt, parce que je ne voulais pas qu’on puisse remarquer sa voiture parquée droit devant. Mais il a cru autre chose. Ça m'a un peu déçue.

  • Pourquoi? Tu veux venir te poster devant pour être sûre que je me comporte bien? M'attendre? Me surveiller?
  • Pas cool de dire ça… C’est mieux quant on berne sa copine, hein? C’est plus excitant?

Pascal n’était pas très à l’aise. Il a rougi; "Pas ça, mais c’est juste ultra gênant…".

En allant rejoindre les autres, je tremblais un peu. Pascal s’en ai rendu compte et il a secoué la tête. Il a souri. Je lui ai avoué que l’angoisse commençait à me gagner, alors il a passé son bras autour de moi et m’a embrassée sur la tempe. J’a adoré ce petit geste.

Tout s’est très bien passé, mieux que je l’aurai espéré. Caroline a voulu savoir ce qui nous avait tenu à l’écart si longtemps, s’il y avait un problème. Erika essayait de se rapprocher de Pascal, mais il restait distant, malgré ses petits sourires et ses oeillades qu’elle voulait sexy. Elle lui avait déjà filé sa clé, elle cherchait quoi de plus? Que tout le monde sache? Grrrh!

Pascal semblait me draguer. Epaule contre épaule, il me lançait des sourires à tomber par terre, cherchant à capter mon attention. Parce qu’il sentait que j’étais hyper tendue. Erika devenait livide, elle ne comprenait rien. Pascal ne l’avait pas envoyée balader, il avait même gardé la clé qu’elle lui avait donnée, et pourtant, il faisait du charme à une autre fille (moi en l’occurrence).

Pascal était attentif, au petit soin. Hmmm, bravo, il jouait bien le jeu. Ça m’a complètement rassurée.

Erika ne disait rien, cherchait son regard, mais il ne la regardait pas. Elle s’est ramenée et l’a touché à l’épaule pour demander si elle pouvait lui parler 2 secondes. L’espace d’un instant, Pascal a semblé paumé, il ne savait pas quoi faire et avait peur de mal agir. Il s’est tourné vers elle, mais n’a pas bougé d’un pouce.

Erika lui a alors chuchoté quelque chose à l’oreille. Il lui a souri et lui a fait un clin d’oeil.

Immédiatement ses copains lui ont demandés ce qu’elle voulait, cherchant quelque chose de croustillants à se mettre sous la dent. Erika l’a entendu leur répondre qu’elle lui avait simplement dit qu’elle avait aimé le concert. Hum, ce n’était évidemment pas vrai. Déçus, ses copains ont abandonné l’affaire. Bravo Pascal, bien joué!

J’oubliais qu’entres mecs, ça passe rarement inaperçu quant une fille trotte après un de leurs copains… Bon, Caro l’avait aussi remarqué, et elle incendiait Erika du regard. Erika, elle, avait retrouvé le sourire.

5 minutes plus tard, après un regard entendu et un sourire en direction de Pascal, qui l’a ignorée, Erika a dit qu’elle rentrait et a fait la bise à la ronde. Même à moi, avec un aplomb incroyable, et un petit sourire que j’ai de la peine à étiqueter; hum… "Ton mec rentre avec moi? Je vais me farcir ton mec? Ma petite, j’ai réussi à te prendre ton mec?" Quelle hypocrite.

Pascal est ensuite parti pour donner un coup de mains au groupe pour ranger le matériel.

Caroline et moi avons encore discuté 5 minutes avec tout le monde, avant de décider qu’il était tant de rentrer. On est passé dire au revoir à Pascal et saluer le groupe.

Caroline m’a proposé de passer chez elle, mais dehors, elle voulait qu’on reste là pour voir Pascal partir. Et être sûr qu’il rentrait. Je lui ai dis que j’allais dormir chez lui, qu’il rentrait donc à la maison après.

Elle a eu une petite grimace envieuse. J'ai accepté de passer 5 minutes pour prendre un café. Elle est donc partie devant et je l’ai suivie. Pascal pouvait être tranquille.

Pascal a encore tenu à me dire qu’il passerait en vitesse à l’hôtel pour rendre la clé à Erika… et décliner son invitation… mais, je pense qu’il ne résistera pas!


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298/14 - The Sex is Good? (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 25 octobre 2014 - 298/14 - The Sex is Good…  (1)

Est-ce que je suis maso? Non. Simplement, j’en étais arrivée à accepter la relation de Pascal et Caroline. Dire que c’est moi qui l’ai jeté dans ses bras! Puis, j’appréciais le fait que tous deux continue à essayer de m’épargner. Ou essayait-il simplement de me berner?

Peut-être que je suis naïve, mais je ne pense pas. Je ne crois pas qu’ils soient si vicieux. Je leur fais confiance. J’ai demandé à Caro si elle voulait, mais elle a préféré rentrer chez elle. Ce qui n’a fait que confirmer ce que j’avais deviné.

Quant j’avais posé la question à Caroline, Pascal se trouvait derrière moi, et je l’ai vu, dans son reflet dans les baies vitrées, faire signe à Caro de dire non, en secouant la tête.

Dès qu’elle est partie, Pascal m’a prise dans ses bras en disant qu’il était content de la voir partir, il voulait qu’on soit un peu seuls. Il a été adorable, passionné, tendre et on a fini la soirée en douceur, plein d’amour partagé. C’était plus que bien, et je ne regrettais pas de l’avoir attendu.

Peut-être qu’une partie de sa tendresse venait de son sentiment de culpabilité, mais je ne regrette rien.

Pendant le petit déjeuner, on a discuté de savoir comment s’organiser pour demain soir, je voulais le voir jouer. Pascal a proposé de passer me chercher avant d’aller répéter. Mais ça me faisait poireauter pendant la répète, et après encore, jusqu’au moment du concert. Pas trop envie. Il a alors proposé de venir me chercher à l’entrée vers 21h. Là, ça me convenait mieux.

Pascal a rigolé; je suis toujours en retard. Je dois être là à 21h, si non, je serait obligée de payer l’entrée comme tout un chacun, et je ne pourrais pas venir “backstage”. Il allait prévenir les types à l’entrée de me laisser passer. Mais il se pourrait que les mecs oublient et je me retrouverais coincée dans la queue.

J’ai pensé que je pouvais lui envoyer un message à mon arrivée. Hélas, s’il était déjà sur scène, il ne pourra pas venir. Bref, je devais arriver à l’heure.

Evidemment que je suis arrivée en retard! Caroline était déjà là, et Pascal avait eu l’idée de m’envoyer une photo de Caroline avec les sécus à l’entrée, en mettant que ce sera mon pass, elle pourra venir me chercher. Je n’avais qu’à montrer la photo à ceux de l’entrée. Bravo, c’était une bonne idée.

Ha, c’était chouette. J’adore. Pascal a chanté deux morceaux, une avec Lali. Celle que j’ai aimé par dessus tout, c’est la reprise de “The Sex is good” de Saving Abel, ça lui va comme un gant.

Après, toute l’équipe est resté pendant que les 2 autres groupes jouaient et on a pris des verres au bar. Je n’ai pas pu rester coller à Pascal, il était occupé à discuter avec le groupe et d’autres musiciens et fans. Caroline, elle, n’a eu aucun problème à s’intégrer. Ma timidité et le fouilla dans ma tête me bloquent.

Ce soir, il y avait Erika, une fille que Pascal et Paul connaissent. Elle a longuement discuté avec eux. Sa tête me dit quelque chose, mais je ne me souviens plus où je l’avais vue. Je ne crois pas qu’elle fréquente assidûment le groupe, mais je sais que je l’avais déjà vue.

En partant, Erika lui a glissé discrètement quelque chose en lui faisant la bise. Hum? Ça m’a fait tiquer. Il n’a pas tout de suite regardé ce que c’était, donc, j’ai pensé qu’il devait savoir de quoi il s’agissait. Ou pas? Il l’a suivie du regard.

Etait-ce de l’étonnement sur son visage? Son numéro? Non, ça avait l’air plus… volumineux. Un bout de papier n’a pas cet aspect.

J’ai été le rejoindre au bar. J’étais un peu curieuse. J’ai prétendu que je détectais sur son visage que quelque chose le travaillait. Il a fait l’étonné, mais il a rougi.

C’était chiant d'être au bar, on était tout le temps interrompu, toujours entouré, hélé, et Caroline nous collait aux basques. J’ai donc proposé qu’on aille s’asseoir à une table, à l'écart.

Comme toutes les tables étaient occupés, Pascal m’a fait signe que c’était pas possible. Flûte. Puis, une table s’est libérée dans le fond, je m’y suis précipitée en tirant Pascal par la chemise.

Bien sûr, comme d’hab, il a été arrêté en route, et j’avais dû le lâcher. Je l’ai attendu seule à la table.

Dès qu’il s’est assis, on s’est rapproché pour discuter. C’était clair qu’on désirait être seuls, ce qui fait que personne n’a osé venir nous interrompre.

Je la croyais partie, mais Erika était toujours là, et leurs chemins se sont croisés alors qu’il venait me rejoindre. Ils se sont chuchotés des trucs à l’oreille, souris, et Pascal s’est éloigné. Elle jetait des petits regards dans notre direction. Elle attendait un signe de Pascal. J’aurai bien voulu savoir ce qu’ils s’étaient dit.

Par contre, j’ai noté que Pascal avait mis ce qu’elle lui avait donné dans sa poche. Clairement, il se passait quelque chose… je me sentais tenue à l’écart…  Pourtant, je voulais faire partie de tous les aspects de sa vie. Est-ce trop demander?


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297/14 - Varios et les RedFiles

Publié le par JaneDo


Vendredi, 24 octobre 2014 - 297/14 - Varios et les RedFiles

Pascal amoureux d’Elodie? Non. Ce n’était pas concevable, sinon pourquoi aurait-il passé le week-end avec moi? Pourquoi bidulait-il avec Nina quant elle était ici? En fait, il n’était peut-être amoureux d’aucune de nous??? Ni moi, ni Caro, ni Elodie, ni aucune autre!

Par son appel, Caroline avait bousillé ma soirée d’hier. Ce soir, je n’avais envie de rien, même pas de sortir. Je voulais voir Pascal, mais plutôt à la maison. Je rêvais d’une soirée tranquille, à se gaver de popcorn devant un film d’horreur. Petit problème; Caroline! Elle voulait le voir.

Vendredi matin, j’ai demandé à Pascal, par sms, si on se voyait se soir, même ce week-end. Pascal a répondu qu’il m’appellerait plus tard. Comme je ne voulais pas que ce soit un code pour, je verrais si je t’appelle ou pas, j’ai dis que je l’appellerais moi.

Je l’ai appelé en début d’après-midi, et quant sa secrétaire m’a dit qu’il était en réunion, j’ai pensé qu’il cherchait à m’éviter. Ça m’a rendue nerveuse. Ouf, je me trompais. J’avais pensé le rappeler 1h15 plus tard, mais Pascal a rappelé dès qu’il a quitté son meeting.

Un week-end un peu chargé et chaotic; il faudrait qu’il répète avec Varios, parce qu’il remplaçait le bassiste demain soir, mais il devait aussi trouver le moyen de monter préparer le chalet pour l’hiver avec Thomas. Michael et Paul participaient monteraient avec eux. Bref, Pascal ne savait pas très bien comment s’organiser.

Donc, ce soir, après le boulot, il rentrait se changer, manger et repartait aussitôt pour rejoindre Varios et son groupe les “Red Files”. Il pense rentrer après, il sera certainement crevé, et il doit être en forme pour le lendemain. Samedi matin, il ira probablement à Gstaad avec Thomas, mais avec sa voiture. En fin de journée, il redescend à Montreux pour répéter avec le groupe avant le spectacle. Ça l’emmerdait un peu, mais il ne pouvait pas laisser tomber son pote.

J’allais lui demander s’il voulait que je l’accompagne quant il me l’a proposé. Du coup, pendant quelques petites flash secondes, je me suis demandée si j’en avais vraiment envie. Est-ce que j’avais envie d’être trimballée d’un endroit à l’autre? Ce n’était pas très amusant, mais, c’était le seul moyen pour grappiller un peu de temps ensemble.

Ou est-ce que c’était une connerie… Parce qu’après, quant il aura du temps, le passera-t-il avec moi? Ou estimera-t-il qu’on avait assez de temps ensemble? Ben, je crois que j’aimerai tester pour voir. Par contre, je voulais le voir jouer.

Même si je dois garder mes distances pendant la soirée, et que je me sentirais probablement bien seule tout au long de la soirée, j’adorais le regarder jouer, ça me rend raide dingue de lui :)

Afff, ce soir, je n’allais pas lui coller aux fesses comme une mouche pendant la répète. J’ai proposé de l’attendre à la maison. Comme j’ai pensé que ça lui ferait plaisir, je me suis arrangée pour être chez lui après son boulot. J’ai préparé une petit truc à manger; des pâtes à la crème.

Pascal a adoré me trouver derrière le fourneau en arrivant chez lui. Il m’impressionne toujours en tenu de travail. Comme il avait beaucoup de réunion aujourd’hui, il n’était pas en jeans, mais portait costume-cravate. Adorable! Carrément beau!

Je ne pense pas qu’il avait le temps de s’asseoir à table pour manger, alors j’ai disposé nos deux assiettes sur le bar de la cuisine. Il avait jeté son t-shirt sur l’épaule et s’est ramené en se séchant les cheveux. J’ai noté qu’il n’avait pas de griffures suspectes sur le haut du corps.

Je n’avais pas oublié ce que Caro m’avait raconté à propos d’hier soir. Ça me chatouillait de lui demander s’il était rentré avec Elodie… Mais je ne voulais pas le savoir.

Caroline s’est pointée vers 18h30, elle voulait l’accompagner à la répète. Petit pincement; est-ce que j’aurai dû le faire et pas laisser Caroline toujours prendre le pas sur moi? Elle savait prendre les devants, et se montrait nettement meilleure, comme petite amie, que moi! Je lui ai dis qu’après sa répète, je serais à la maison à l'attendre. Ça a paru lui faire plaisir.

Pascal est rentré vers minuit… avec Caroline sur les talons… Pourtant, je suis presque sûre qu’il avait fini la répète beaucoup plus tôt! Je pense qu’il avait sans doute passé un moment chez Caroline…

Ils avaient pensé endormir ma méfiante en revenant ensemble, pour me faire croire qu’ils revenaient seulement du local.

Pourtant, Caroline était toute rougissante et ne me regardait pas dans les yeux. Ils pensaient sans doute que je n’imaginerais jamais qu’ils étaient passé avant chez elle.

Ils avaient presque raison, parce que je n’y avais pas pensé. Si je m’en étais doutée, j’aurai été vérifier!

Hum, Pascal lui aussi évitait mon regard, mais c’était pourtant moins visible que Caroline. J’aurai peut-être dû l’accompagner à sa répétition! Ah, puis non. Ça n’aurait fait que les empêcher d’avoir discrètement un petit moment d’intimité.

Est-ce que je deviens carrément mazo moi???


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296/14 - Ou est ma place?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 octobre 2014 - 296/14 - Ou est ma place?

Pascal m’a avertie qu’on ne se croiserait pas ce soir. Traduction; il ne voulait pas me voir ce soir. Il a dit qu’il jouait à l’extérieur, qu’il ne savait pas quant il rentrait. Traduction; il ne rentrait pas ou il avait prévu autre chose. Je n’ai pas chipoté, c’était déjà gentil qu’il ait pensé me tenir au courant de ses plans.

J’adore toujours autant sa voix, et l’avoir au téléphone me met toujours dans un état proche de la transe. Sa voix est chaude, profonde, rauque, et quant il rit, je tombe de ma chaise. J’adore. Ce qui me fait dire oui à tout.

Je me suis donc préparée à passer une charmante soirée sur mon canapé, devant la télé, et je vais me préparer un petit dîner pour moi toute seule. Comme désert, j’avais prévu des crêpes. Miam. Ça va me faire un bien fou. Hum, j’avais aussi envie de lire, mais je ne peux pas tout faire en même temps.

J’aurai dû éteindre mon natel, je ne voulais pas être dérangée, surtout dans mon bain. Je déteste prendre mon natel dans la salle de bain. Donc, j’ai prévu de commencer par la lecture dans un bain de mousse à la lavande. J’entendais mon téléphone sonner et sonner. J’ai pensé qu’il s’agissait de Dol.

Je passais une soirée de rêve, comme je n’en avais pas passé depuis des lustres, mais j’ai eu le malheur de regarder qui insistait tellement avant d’éteindre mon natel; c’était Caroline.

Arhhh, je n’ai pas voulu la rappeler, mais ça me perturbait. Alors, j’ai fait la dernière chose que j’aurai dû faire; la rappeler. Elle s’était déplacée pour regarder le match, Elodie était là aussi.

Caroline était placée tout en haut des gradins, et à la fin du match, elle s’est dépêchée de descendre pour voir Pascal, et là, elle a appris qu’il était déjà parti avec Elodie. Il n’avait même pas pris le temps de se changer, ni de prendre une douche.

Ça m’a chamboulé. J’avais l’estomac retourné, je n’étais plus capable d’apprécier ma soirée.

Pourtant, je ne comprends pas ce qui m’a pris. Ça m’était égal qu’il soit parti avec une fille. Je crois aussi que je me doutais un petit peu qu’il avait quelque chose après le match; sortie avec ses potes, ou peut-être une fille. Mais, je ne voulais rien savoir en fait. Les petits mensonges ne me gênent pas.

Alors, je ne comprends pas pourquoi je me sentais presque… malade. Ou est-ce parce que Caro savait, ou certainement son équipe? Arhhh, je sais pas pourquoi je me sens comme ça.

Caroline voulait que je l’appelle, mais ça, je ne voulais pas. Elle m’a piquée en me disant qu’il m’avait menti, que je pouvais tout à fait lui demander où il était, et même aller le rejoindre, parce qu’après tout, il n’avait qu’à me dire la vérité. Je n’ai pas voulu la laisser me pousser à l’emmerder.

Non et non, je ne voulais pas l’appeler, et je ne voulais rien savoir. Je voulais oublier que je savais. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Et s’il était amoureux d’Elodie?


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295/14 - Irresponsable de lui laisser l?enfant??

Publié le par JaneDo


Mercredi, 22 octobre 2014 - 295/14 - Irresponsable de lui laisser l’enfant



Arhhh, raidibus! Hier soir, vers minuit; Dol! J’ai fait l’erreur de lui répondre. Je savais, je devinais qu’elle allait insister à mort pour que je passe la chercher. Donc, j’ai fait ma B.A.. Pas de surprise; elle était hyper bourrée. J’ai préféré qu’on vienne chez moi… Quelle idée!

Impossible d’éviter qu’elle se jette sur toutes mes bouteilles d’alcool. Elle a voulu qu’on s’arrête pour des clopes dans un bistrot, et hop, elle a acheté une bouteille de vin! Elle n’arrivait pas à aligner 2 mots déjà, puis pffff, elle se répète, fait la super joyeuse. Bref, agaçant.

Je ne savais plus comment me débarrasser d’elle! Vers 1h du matin, un copain à elle a appelé. Pour éviter qu’elle les invite chez moi, je la connais, j’ai prétendu que j’avais rendez-vous, que je devais sortir. Alors je me suis préparée. Vers 1h30, j’ai attendu avec elle ses 2 copains aux Croisettes.

D’après leurs têtes, ils allaient finir la soirée à se droguer, et à boire. Elle finira en sandwish! Le pire, c’est qu’elle ne se souviendra de rien, ni s’ils ont utilisé des préservatifs ou pas! Et dire qu’elle a une petite fille. C’est presque irresponsable de laisser cette gosse chez elle, même si elle en est la mère!


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