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361/14 - Chalet des Giettes

Publié le par JaneDo


Samedi, 27 décembre 2014 - 361/14 - Chalet des Giettes

Ma soeur avait insisté pour que je monte au chalet qu’ils avaient loué pour les fêtes, pour jouer aux cartes. Je n’avais pas l’intention d’y aller. Mais samedi matin, j’ai reçu des messages de ma frangine et Kaya, qui m’apprenaient que Jeoffrey, le fils à Pierre, passait les chercher. A elles deux, elles ont réussi à me convaincre d’aller passer quelques jours au chalet.

Steven travaillait jusqu’au 30, donc de toute façon, on ne montait que mercredi dans la journée. Je rentrais le mardi, dans la matinée, et j’avais le reste de ma journée et soirée pour me reposer.

J’avais dit à Steven que je ne rentrais que le mercredi, pour me ménager une plage de solitude. J’avais besoin d’être un peu seule avant le vrac des fêtes de fin d’année.

Carmine avait loué le même chalet qu’il y a quelques années aux Giettes, je pensais que ça allait être les jours les plus longs, parce que je n’avais aucune envie d’être là-bas, et j’avais presque raison. Tout à bien commencé, après avoir trinqué, je me suis installée dans la même chambre que la dernière fois.

Les enfants se sont jetés su le baby-foot, et nous, on a joué aux cartes jusqu’à l’heure du souper. Fondue chinoise. Après avoir pris un café, Pierre a remplacé Lilice et on a joué jusque vers les 2h du matin. J’ai été me couché vers les 4h du matin, Carmine, Lucas et Lilice traînaient encore au salon. Carmine, égoïste et sans respect, a comme d’habitude, mis la musique à fond, emmerdant tout le monde, jusqu’à ce qu’il aille se coucher.

Même pendant le souper, et vas-y que je colle le volume au plafond! On n’arrivait même pas à s’entendre à table. Grâce au ciel, Pierre a été baissé le volume en râlant, et Carmine n'a pas osé aller le remettre à fond. Carmine a tout de même essayé. Non mais, des fois! Je n’ai rien dis, m’étant promise de faire le poing dans la poche pendant ces 3 jours, pour ma soeur.


Dimanche, 28 décembre 2014 - 362/14 - Giettes...

Dimanche, on s’est levé tard et on a gaiement jouer aux cartes. C’était une bonne journée. J’ai même trouvé un moment pour lire. Pour terminer mon bouquin, j’ai lu jusqu’aux env. de 6h du matin. J’avais mis mon natel à charger, et je n’ai vu les messages et appels en absence qu’en allant au lit.

Le réseau est si mauvais ici, que je n’ai rappelé personne. Je n’arrivais pas non plus à me connecter dans ma chambre, je n’avais un semblant de réseau qu’au salon. Avec le monde qui naviguait dans tous les sens, inutile de penser à tapoter sur mon ordi. Connaissant Carmine, il tentera de voir mon écran ou mot de passe.


Lundi, 29 décembre 2014 - 363/14 - Giettes...

Lundi, mon frangin, sa copine et le petit Sam sont arrivés vers 14h. On s’est presque aussitôt remis à jouer aux cartes. Natacha, sa copine s’occupait du petit. On a dû faire attention de ne pas trop fumer. Carmine a râlé. Là, j’étais d’accord avec lui; fait chier! Quant Natacha a couché Sam pour sa sieste, elle est venue s’asseoir en bout de table. Elle ne sait pas jouer, alors on a proposé de lui apprendre, mais cela semble compliqué pour elle.

Natacha a commencé à râler parce que mon frère fumait, et s’est mise à éteindre ses cigarettes. Elle s’est même trompée et a éteint une des miennes. Je me suis retenue de dire quelque chose.
Tous les adultes au chalet sont des fumeurs, alors on la regardait de travers. Non mais de quoi?

C’est pas comme si mon frère avait commencé à fumer après leur rencontre, non, il fumait déjà. Alors c’est quoi cette manie? Elle veut le changer maintenant?

Je déteste carrément ce genre de bonne femme. Quant elles sont avec quelqu’un, elles passent le plus clair de leurs temps à l’emmerder, lui coller au train, etc. De vraies patates casse-pieds.

Voyant le peu de soutien qu’elle récoltait, elle a fini par aller se coucher. Ouf. C’est fou; sans le petit, et sans l’attention de mon frère, elle est incapable de s’occuper. Elle n’a vraisemblablement aucun centre d’intérêt et aucune idée comment occuper son temps.

Le soir, on a mangé du Canard à la Thaïlandaise et du poulet, avec frites et salades. On a oublié de penser aux desserts. Bon, de toute façon, on était plein à craquer après le dîner.


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360/14 - Plus que 5 jours

Publié le par JaneDo


Vendredi, 26 décembre 2014 - 360/14 - Plus que 5 jours

1h20, enfin de retour chez moi. Je suis partie après l'interminable dîner de Noël... Lilice a tenté un jeux, mais tout le monde parlait en même temps. Il y avait l'éternel copain à Gillou, Duru. Il parle fort, pense que ce qu'il raconte intéresse la planète. Bref, chiant.

Le père à Pascale était vraiment sympa, un chouette type. D'après ce que j'ai compris, Pascale et sa soeur, Frédérique, n'aiment pas beaucoup la copine de leur papa. Moi, je la trouve brillante, drôle et très sympathique. Elles la détestent probablement, juste parce que ce n'est pas leur maman. Pourtant leurs maman n'est plus.

Grâce au ciel, j'étais assise en face d'eux, ce qui m'a sauvé de l'ennui. Son papa a dit que j'avais un sourire et un rire plus que charmant. Cela faisait des lustres que je n'avais pas entendu ça. Enfin, je veux dire, de quelqu'un que je ne connais pas et qui ne cherche pas à capter mon attention.

Oh! C'est ce qui avait attiré l'attention de Pascal!! Ha ha!

Ahhhh, comme je suis contente d'être à la maison, et toute seule. Pas de chien, pas de coloc, pas de visite, personne, juste moi. Je suis crevée, mais je n'ai pas envie de me coucher, j'ai envie de profiter de ces quelques heures de tranquillité suprême.


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358/14 - Crevée!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 24 décembre 2014 - 358/14 - Crevée!

Steven n’a entendu que du bien à propos des “bastringues” organisées au chalet à Gstaad. Il veut monter au chalet pour le Nouvel An. Steven m’a invitée à l’accompagner, et j’ai dit oui. C’était sans hésitation, je ne voulais pas qu’il entende ma voix chavirer.

Mais, après son coup de fils, j’avais le noeud à l’estomac. Ciel, ce serait vraiment la première année que je ne monte par avec Pascal. Et je n’avais même pas eu l’occasion de mettre les choses à plat avec lui. Arhhh, je me sentais déprimée, j’avais les oreilles en feu, j’avais aussi chaud, tellement j’avais les boules.

Mercredi, dernière ligne droite pour Noël, et je ne sais pas si je dois offrir quelque chose à Pascal ou pas, et aucune idée quoi. Pour Steven, j’ai pris des bougeoirs qui iront bien sur sa cheminée. C’est juste une petite attention, que je ne lui offrirais que s’il m’a aussi fait un cadeau.

Je ne pense pas qu’on en soit encore là, c’est pour ça que je n’ai eu aucune peine à lui trouver un petit truc sympa. Pour Caro, j’ai choisi un livre de cuisine, puisqu’elle adore tenter de nouvelles recettes. Et toujours aucune idée pour Thomas, ni pour Pascal, quelle galère.

Vivement que ce soit “OVER”, j’en ai marre de ces fêtes et je suis CREVEE. J’en ai marre de faire les magasins et tout le toutime.

J’ai eu Thomas en ligne. Il voulait s’assurer que je montais, et confirmer que c’était avec Steven. Hum, Steven s’était donc dépêcher de l’appeler pour ça! Ça me faisait bizarre. Mais après tout, Pascal ne m’avait encore rien demandé. Hum, si, mais je n’avais pas répondu. Il va m’en vouloir…

De toute façon, j’ai pas le temps de penser à tout ça, c’est le stress. J’ai couru aussi chez mon papa pour lui souhaiter bon Noël, et lui apporter son Album. Il pleurait en le regardant. J’ai appris que ma cousine avait montré à papa, la photo de mes soeurs et moi, que j'avais posté sur Facebook, quant on était petites. Je devais avoir 5ans je pense.

Il a dit qu’il n’avait même pas de photos de ses enfants. Je pense que c’est pour ça qu’il était tout “émotionné”. Mon petit papa, je l’adore. J’ai eu une bonne idée avec cet album. Bon, il y avait pleins de photos de maman, ce qui devait être pénible pour Marlène, la femme qui partage la vie de mon père depuis plus de 10ans maintenant.


Jeudi, 25 décembre 2014 - 359/14 - Joyeux Noël!

Noël, aïe-ï-aïe-aïe, quel stress, et tout ça pour passer des heures à table dans la confusion, sous prétexte de fêter Noël. Qu’est-ce que je suis contente que ce soit derrière moi!


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357/14 - Xmas Rush!

Publié le par JaneDo


Mardi, 23 décembre 2014 - 357/14 - Xmas Rush!

Seul vrai moment de bonheur de la journée, c’était ma promenade avec Dobby. Je n’ai jamais été aussi fatiguée à l’approche des fêtes que cette année. Et je n’ai même pas envie de fêter Noël. C’est une course contre la montre; les courses pour ces prochains jours de fermetures et les cadeaux de dernières minutes.

Je suis vraiment vannée, et rien que l’idée des heures interminables qu’on va passer à table me casse d’avance. Et Pascal qui croit que ce ne sont que des excuses parce que je ne veux pas le voir!! Pascal et Thomas sont au chalet ce soir. Ils vont fêter Noël en famille.

Il y aura Jess, les parents, les grand-parents, des amis proches, comme Yumi et ses parents. Bref, dans cet imbroglio, je ne vois pas très où Pascal pensait me caser? Entre le dessert et le café? Me cacher dans les caves? Non, je ne vois pas pourquoi il me fait tout une histoire.

Et d’ailleurs, pourquoi Pascal attend-il toujours que sa femme soit dans les parages pour me coller aux basques?!?! Pour la rendre jalouse? Ou pour me faire passer pour la méchante? Ou canaliser l’attention ou les récriminations de celle-ci sur moi, comme ça, elle fout la paix aux autres… à qui il tient plus que moi?

Chiotte, je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ce que pense ou non Pascal. Je ne sais pas ce qu’il pense.


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356/14 - Rhhh ces fêtes, quelle plaie!

Publié le par JaneDo


Lundi, 22 décembre 2014 - 356/14 - Rhhh ces fêtes, quelle plaie!

Course poursuite… Dans 2 jours, c’est Noël, et on arrête pas de courir; l’achat des derniers cadeaux, des ingrédients de ce qu’on doit préparer selon la liste de Pascale. Bref, je suis déjà raide morte et ça ne semble pas être sur le point de s’améliorer avant Noël.

Si ça continue comme ça, je serais sur les rotules et à moitié dans les vapes. Dire que c’est sensé être des festivités!!! Pour la bourse des magasins peut-être, mais certainement pas pour celle des familles!!!


Toujours décidée à reprendre ma liberté, et toujours le petit pincement au coeur de devoir le dire à Pascal. Je sens mes genoux se dérober… J’aimerai bien trouver une autre solution; lui parler en lui tournant le dos? cachée derrière sa porte?… hum, par texto? Wah, ça ce serait le pire des “breakups”!

Je déteste devoir faire ça. Je préfèrerais que ce soit Pascal qui prenne l'initiative de me plaquer, avec une nette préférence pour de la méchanceté gratuite dans la procédure, mais, je suis un peu pressée et à court d’idée pour le provoquer.

Jusqu’à présent, j’avais toujours réussi à ce que ce soit mon partenaire qui joue le mauvais rôle, celle de la victime me convenait parfaitement. Mais là encore, rien n’est pareil depuis que j’ai rencontré Pascal.

Souper en famille sans Carmine ce soir! Carmine a fait son imbécile samedi soir, ma soeur pour une fois, l’a planté avec leurs invités et est rentrée. Depuis, le con attend qu’elle lui pardonne sans qu’il ait à s’excuser! Le crétin! Hum, c’était chouette de souper en petit comité; ma soeur et 2 de ses enfants; Lilice et David, et moi.

Jusqu'au soir de Noël, je fais en plus du dog-sitting! Bon, j'étais contente d'avoir ma pu-puce. Je lui ai acheté pleins de no-n-os et de petites gâteries; oreilles de porcs, des biscuits, etc. Depuis quelques temps, elle est stylée!!! Elle marche au pied, revient quant on l'appelle; un plaisir total. Elle frétillait de bonheur à l'idée de partir avec moi.


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355/14 - Je reprends ma liberté

Publié le par JaneDo


Dimanche, 21 décembre 2014 - 355/14 - Je reprends ma liberté…

Oh le pied! Trop bien de pouvoir se larver sur le canapé, sans avoir besoin d’enfiler autre chose qu’un training, de grosses chaussettes en guise de pantoufles, un café fumant, un livre et la télé en fond. Ah le panard géant! Une soirée comme je les aime. Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu toute une soirée à moi.

D’habitude, si on est au chalet, en se réveillant, surtout maintenant avec l’histoire des dortoirs, c’est difficile de pouvoir se glisser dans la salle de bain et profiter d’un peu d’intimité. Non, il y a un constant va-et-vient. Je ne l’ai pas encore expérimenté à Gstaad, mais c’est le souvenir que j’en ai, de mes vacances en groupe.

En début de soirée, j’avais jeté l’éponge et décidé de rester avec Pascal, et advienne que pourra. Vers minuit, après avoir lu pendant plus de 2h, avec bien sûr la tête qui tournait à plein régime en arrière plan, j’ai décidé de penser à moi, à mon bonheur, et de choisir un futur aventureux, et sans Pascal.

Grrr… je change d’avais comme de chemise! Mais… si je ne me trompe pas, c’est Pascal qui m’avait plaquée! Il voulait être libre!!! Donc, même si on continue à se voir comme plan-cul, je ne lui dois rien! Argh… mais Steven ne me pardonnera pas si je re-craque pour Pascal. Et je sais que je ne pourrais pas résister!

Mais bon, faut dire qu’on a pas vraiment passé beaucoup de temps ensemble cette année… Et pas beaucoup de bons moments… Ou peut-être que ma tête me joue des tours…

Dimanche matin, j’ai vu que j’avais des messages en attente de Pascal, Thomas, Caro et aussi Vania. Je n’avais pas le courage de rappeler ou répondre aux 3 premiers, mais j’ai appelé Vania. Elle pensait aller au chalet pour le Nouvel An et voulait savoir si j’y serais.

J’ai pris mon petit déjeuner dans le bain, hihihi, petit luxe, ensuite je me suis vautrée sur le canapé pour continuer ma lecture. Wahhh, je me sentais presque trop bien, du coup, petite angoisse à l’idée d’avoir peut-être oublié de faire un truc important.

En fin d’après-midi, Pascal m’a laissé, message écrit et vocal, pour dire qu’il passait chez moi. Hum, ça ne me disait rien; je ne voulais pas le voir, sinon j’allais à nouveau flancher.

Pour me donner la force qu’il fallait pour ne pas lui ouvrir; je me suis demandée ce qu’il avait fait au chalet et que je ne savais pas!!! Des tas d’images désagréables ont remplis le stock de mon imagination! Puis aussi, s’il tenait tellement à me voir, il n’aurait pas dû attendre le dimanche soir, c’est-à-dire la fin du week-end, pour me faire signe.

Je voulais éviter qu’il vienne jusque chez moi. L’entendre sonner et le savoir derrière la porte m’aurait crucifiée, alors je l’ai prévenu que je n’étais pas à la maison. Pour faire bonne mesure et couper toute tentative; j’ai rajouter un gros mensonge; j’étais partie à Paris pour le week-end, et je ne rentrais que tard dans la nuit, 2 ou 3h du matin.

Il a répondu que c’était dommage, et voulait m’appeler. J’ai répondu que c’était seulement pour lui épargner un détour inutile, mais que j’étais stress, c’était mes dernières heures sur place, alors je n’allais pas les passer au téléphone ou à envoyer des textos. Pour clore, je lui ai dis que je l’appellerai lundi.

Il faudrait que je parle avec Pascal… Je vais lui dire que j’aimerai être libre moi aussi… Oups, rien que de le penser, le dire, ou l’écrire, ça me fiche la boule à l’estomac! Wahhh, c’est mauvais signe! Non, mais tant pis, je reprends ma liberté. Je veux faire ce que je veux, avec qui je veux, quant je veux!

Et aujourd'hui, c'était l'anniversaire de ma maman... Le jour parfait pour prendre de grande décision!


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354/14 - Aller et pouvoir revenir?

Publié le par JaneDo


Samedi, 20 décembre 2014 - 354/14 - Aller et pouvoir revenir…

Couru aujourd’hui encore comme une chèvre! On dirait que mes proches, que ce soit la familia, ou mes lovers, personne n’accepte de me laisser tranquille.

Ma soeur par exemple; elle m’appelle, pour me dire d’appeler celui qui se casse le cul pour nous donner des contacts, régler nos papiers, etc, pour qu’elle puisse bouffer tranquillement au resto avec une copine!! Non mais! C’est gonglé quand même. Alors au lieu de commencer mon hibernation du week-end dès le début de soirée, me voilà plantée à organiser des appels, etc. J’étais un poil furax.

Là-dessus, j’ai eu Pascal au bout du fils, qui insistait que je monte au chalet. Attend… J’avais déjà fait la connerie la semaine passée! Pas deux fois de suite quand même!!! Avec le recul, j’ai eu la sombre pensée, qu’il m’avait emmenée là-bas pour me montrer, montrer aux autres… montrer quoi! Montrer que j’étais la cruche que je pense être.

Pfff. C’est rare, très rare même, mais Pascal m’a gonflée au téléphone, à insister comme il l'a fait. Il voulait encore m'exiber comme un petit wistiti stupide?!? Exiber mes faiblesses?

Peut-être aussi parce que j’étais déjà enragée contre ma frangine! Je lui ai dis que j’avais envie de faire autre chose de mes week-ends, que téléphoner à droite et à gauche, ou tapoter des emails pour le Liberia.

Et Dol m’a fait perdre mon calme aussi, parce qu’elle cherchait son portemonnaie qu’elle croit avoir perdu chez moi. Chez moi, y a pas, alors je lui ai dis que je regarderais dans ma voiture. Parce qu’elle avait pratiquement renversé son sac. Elle croit quant même pas que je vais courir dehors illico, pour aller fouiller ma voiture, si?

J’ai regardé son visage s’afficher sur l’écran de mon natel, 1, 2, 3, 4, 5, 6 fois de suite. Non mais, ils font exprès ou quoi?

Steven est le seul qui a réussi à ne pas me faire péter un câble. Il m’a envoyé un petit sms pour m’inviter à dîner, et a eu la gentillesse de me demander une petite réponse si j’avais le temps. Alors je lui ai dis que ce week-end, je faisais la morte. Il m’a renvoyé un petit bonhomme qui rigole, en disant que si je changeais d’avis, je pouvais l’appeler.

21h, je me cassais donc le cul pour appeler James à Paris, et noter ce que ma frangine voulait que je lui demande.

Elle m’avait dit qu’elle passait après le boulot, alors malgré mes courses en ville, promener Drake, le chien, je suis rentrée à bride abattue. 19h, toujours pas de frangine à l’horizon. C’est seulement quant je l’ai rappelé, stupide comme je suis, qu’elle m’a demandé de rappeler James pour elle. Non mais, elle allait me faire poireauter, en plus pour rien? Sans même m’appeler pour m’avertir. Hum!

Après le coup de fil avec James, je lui ai laissé un message. 1h après, elle m’envoyait un message pour dire qu’elle me rappellerait après son dîner avec Alicia! Evidemment, elle n’a pas appelé.

Ce n’est que le samedi, alors que je discutais sur whatsapp avec une copine, qu’elle m’a envoyé un texto et rappelé droit derrière pour savoir ce que James m’avait dit. Pourtant, je lui en avais fait le topo par sms.

Vers 22h30, enfin, mon hibernation a pu débuter en bonne et due forme. Ne voyant pas de message de la frangine, et pour éviter qu’on m’appelle alors que je balbutiais dans mon bain, j’avais coupé mon natel. Hum, j’ai oubli de le rallumer après. Je ne l’ai remarqué que samedi après-midi, parce que j’aurai bien voulu papoter avec Akemi-sama. Elle me bouste, me donne quelques coups de pieds au fesses, pour que je prenne la bonne décision.

Hélas, j’ai réalisé que, j’aurai beau courir, vouloir changer de cap, de vie, je n’arrive pas à tirer un trait sur Pascal. Je suis faible quant il s’agit de lui, parce que je l’ai bien incrusté dans la peau, sous la peau, jusqu’à l’os.

Pourtant, Steven continue à m’intéresser, il me plaît. J’aimerai bien savoir où ça pouvait mener!!! Hum, pour être honnête, je crois que je suis comme les mecs sur ce coup là… J’aimerai bien aller butiner avec Steven, mais garder Pascal au chaud. Au cas où ça ne me plaît que le temps d’un petit tour, ou plus, ben; “Coucou Pascal”!

Beurk, ce côté de moi, j’aime pas trop!


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352/14 - Des envies de solitude...

Publié le par JaneDo


Lundi, 15 Décembre 2014 - 349-350-351-352/14 - Des envies de solitude...

Lundi soir, comme d’hab, souper en famille. J’ai voulu une fois de plus annuler, mais bon. Mardi, rebelote, la soirée à préparer des papiers pour le Libéria. Notre neveu est dans le coup de l’escroquerie. Cela nous embête de devoir le poursuivre pour fraude et escroquerie!

Mercredi, je pensais avoir la paix, mais c’était sans compter ma voisine, à nouveau des paperasseries pour le Liberia, etc. Rhhh, je suis raide et j’en ai marre. Par contre, jolie surprise de ma voisine, les “parents” de petit Drake, Daniella m’a offert une machine à café :)))


Sachant la tonne de café que j’avale chaque jour, et je l’avais complimentée sur son café, elle m’a offert une "Nescafé Dolce Gusto" avec une grosse boîte de 30 capsule de “ristretto”! Trop chou. Et mazette, c’est bon! J’ai aussitôt viré mon café en pot. Le soir en rentrant, j’ai fait la grosse boulette de répondre à Dol, du coup, elle s’est incrustée chez moi jusqu’à 2h du matin. Grrr, maintenant, je suis encore plus raide.


Jeudi, après le cours d’équitation de ma nièce, j’ai passé ma soirée à faire des courriers en anglais avec ma frangine. Mon frère est passé avant notre départ pour l'équitation vers 16h. Et oui, j'étais déjà là à 16h, et je suis rentrée après 2h du matin. Les yeux explosé, fatiguée peut-être, mais super soulagée. C'est fait! C’était important et ça nous travaillait toutes les deux depuis bientôt 2 semaines et on n'avançait pas.

Enfin… je pense que je vais pouvoir mieux envisagés les prochaines fêtes, sans courir tout le temps.

Hum, par contre les hommes de ma vie n’apprécient que modérément mon indisposition du lundi au jeudi. Ils n’arrivent pas à comprendre que si je préfère, qu’on me fiche la paix et ne compte pas sur moi les 4 premiers jours de la semaine, ça me permet d’être libre comme l’air le week-end!

Maintenant, vivement ce week-end, j’ai l’intention de ne pas mettre le nez dehors, de m’enfermer chez moi, couper mon natel, dormir, bains, lecture, peinture, télé non-stop. J’ai envie de profiter de mon appart., pendant que je suis encore seule, avant l’arrivée de mon coloc.

Tant pis, je ne verrais ni Steven, ni Pascal. Thomas avait demandé à me parler depuis un moment, mais… c’est ce week-end ou jamais si je veux passer quelques heures de liberté en solitaire!

Ou peut-être juste Thomas??? Ou Steven??? Arghhh, je verrais bien demain!


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348/14 - Quadrille?

Publié le par JaneDo


Dimanche, 14 Décembre 2014 - 348/14 - Quadrille

Midi pile, j’ai été cherché ma nièce et son petit ami, Théo. Ma soeur et le grand frère à Kaya, David, Lilice sa soeur, sont aussi venu pour voir le spectacle organisé à l’intention des familles. Les cavaliers se mettaient en lice à partir de 14h. Le groupe de Kaya passait vers 15h et effectuait une quadrille.

Pendant ma longue attente, j’ai évidemment pensé à Pascal. Et à Steven aussi. Je ne savais vraiment pas ce que j’allais faire. J’étais à 2 doigts de jeter l’éponge et me noyer dans les bras de Pascal.

Mais Pascal ne faisait-il pas son numéro de charme, uniquement pour m’éloigner de Steven? Ce n’était peut-être que de l’orgueil. Depuis le temps, je devrais le savoir. Je devrais peut-être m’éloigner une bonne fois pour toute de Pascal. C’était ce que j’avais recherché, et j’y étais presque… presque…

Mais, j’aimais toujours Pascal… Je commençais à ressentir plus que de l’amitié pour Steven. J’ai des papillons dans l’estomac quant on a rendez-vous. Mais voilà, j’ai peur de me larver. J’ai peur de commencer quelque chose avec Steven et me laisser happer à nouveau dans les filets de Pascal.

Parce que je le sais… je craquerais, comme j’avais craqué ce week-end… et là, Steven me larguera illico! Je perdrais toute crédibilité, et aucun de ceux qui gravitent autour de moi, ne prendra le risque d’essayer de sortir avec moi après ça. Et si les choses continuent comme ça avec Pascal, je ne serais que malheureuse.

Rhhh, j’étais paumée! Je devais manger avec Pascal ce soir, mais… il valait mieux annuler et réfléchir encore.

Et pourtant, Pascal avait été adorable au chalet, on est resté proche, sans pour autant se sauter dessus devant les autres, et j'avais passé une soirée adorable. Il m'a entourée de tendresse et d'amour. Rien que de penser à lui, à ce week-end, j'ai le coeur à l'envers.

Même la route ensemble pour rentrer ce matin, était un bonheur. Pascal n'a pas lâcher ma main, sauf pour changer de vitesse. Son sourire me faisait chavirer. Arhhh, et voilà que j'ai le coeur qui part en vrille à nouveau. Mon Dieu, je suis dans la merde.

J’ai une grosse boule à l’estomac, Steven va savoir que j’étais au chalet, et qu’est-ce que j’allais bien pouvoir lui raconter? Ce serait encore plus catastrophique si on apprenait que j’ai été manger avec Pascal après ça, alors que j’avais dit à Steven que je mangeais avec ma frangine et mes nièces!


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347/14 - Un si grand bonheur

Publié le par JaneDo


Samedi, 13 Décembre 2014 - 347/14 - Un si grand bonheur

Vers minuit, alors qu’on venait à peine d’arriver chez Steven, Pascal s’est pointé pour venir me chercher. Laaa Vaaache! Je pensais qu’il était à son chalet, je ne m’attendais pas à le voir. Purée, je n’aurais jamais osé lui faire un truc pareil moi!! S’il est avec une autre fille, je me vois mal débarquer sous prétexte d’aller le chercher!!!

Je ne pouvais pas, ou plutôt, je n’avais pas le coeur de l’envoyer s’amuser ailleurs, je ne pouvais pas lui faire ça moi.

Steven est resté calme, mais je savais qu’il était excédé. Ils ne se sont pas affronté, Steven m’a laissé faire ce que je voulais. Il savait très bien que je ne suis pas du genre à l’humilier devant un autre mec. Mais… En aurait-il fait autant? M’aurait-il suivi? Ou m’aurait-il envoyé promener?!? Pfff.

Je l’ai suivi. Cette fois, je n’ai pas pris la fuite pour aller m’enterrer chez Caro, mais peut-être que j’aurai dû.

Pascal avait bel et bien été au chalet. Je lui avais fais croire que je montais par sms. Vers 22h, il a commencé à se rendre compte que je ne viendrais pas. Tous ses appels sont restés sans réponses. Il s’est rendu compte que je filtrais mes appels. Ça l’a carrément énervé. Il s’est donné encore une 1/2h avant de partir à ma recherche.

My God, il bouillonnait de l’intérieur. Dans des moments pareils ses yeux se transforment en gouffre. Le vert de ses prunelles deviennent comme une mer par temps d’orage. Hum, et moi, ça me clou le bec. Je n’ose même pas parler, ce qui le rend encore plus furax.

  • Dis moi tout de suite si tu m'as, exprès, dis que tu allais au chalet pour rester ici avec Steven. Si tu n’as plus envie de me voir, dis le tout simplement, et j’arrêterais sur le champ de te faire chier. Et, je te laisse retourner où tu étais.

On était devant ma voiture, Pascal me fixait les mains dans les poches. Comme il était… j’avais envie de me blottir dans ses bras. Non, non et non, stop. Je dois juste me rappeler mes longues nuits à le chercher, à pleurer, à l’imaginer dans les bras d’une autre. Oui, voilà à quoi je dois me raccrocher pour ne pas flancher.

Et j’ai menti comme une arracheuse de dents. Heureusement que Steven n’était pas présent, il lui aurait dit que c’était moi qui l’avait contacté, c’était moi qui lui avait fixé rendez-vous. Hum. Honteuse, j’ai prétendu que je ne voulais pas le déranger, je savais qu’il était avec sa femme.

  • Et d’abord… On fait quoi maintenant? On continue à discuter dans la rue et à peler de froid? On va chez toi? ou ta femme…

Sa femme était au chalet, mais on ne pouvait pas aller chez lui. Dès qu’elle réalisera qu’il était parti, elle allait se rappliquer. D’ailleurs, elle lui avait déjà laissé plusieurs messages, pour lui demander où il était. Fantastique! Et chez moi, pas question.

J’ai préféré laissé ma voiture sur place. J’expliquerais à Steven demain pourquoi je n’avais pas pu revenir, étant donné que ma voiture était restée devant chez lui.

On a pris un verre au Time-Out. Dur de discuter avec le volume musicale, et c’était tant mieux. Ça meublait nos silences embarrassés. Ciel, mon coeur et ma tête se livrait un combat sans merci. C’était trop tard, j’avais craqué dès que je l’avais vu devant la porte de Steven.

Déjà, parce que je le trouvais courageux, il avait osé venir jusque chez son rival. Bravo! Je n’aimais pas le voir mal, et il n’avait pas l’air très fier. Lui, contrairement à moi, n’attendait pas la fin du week-end pour après me plaindre et lui faire des tonnes de reproches Et dire qu’il était descendu de Gstaad… Le moindre que je pouvais faire, c’était au moins lui parler.

Arghhh, et il était tellement chou. Même son air renfrogné me donne envie de lui sauter dessus et le couvrir de bisous. Afff. Mais bon, il avait l’air trop furieux pour que je tente une approche. Ah non, pas d’approche, rhhh, je ferais mieux de rentrer chez moi vite fait!

En sortant du bar, Pascal a passé son bras presque autour de ma taille, et j’étais dans tous mes états. En fait, c’était juste un geste de galanterie pour me laisser passer en premier. Si rien qu’un petit contact anodin de ce genre me faisait planer, alors je n’ose pas imaginer le reste.

On avait discuté gentiment, j’ai continué avec mes mensonges, lui laissant porter le poids de mon attitude, de la distance qu’il y avait entre nous. Je l’ai même blâmer pour la présence de sa femme chez lui. Rhhh, c’est pas honnête. Je ne me sentais pas très bien et j’avais l’estomac tout retourné.

Pascal a à nouveau insisté pour qu’on aille discuter ailleurs, chez moi par exemple. J’ai prétendu que mon coloc était là, alors c’était impossible. A cause de ce que j’avais dis avant, Pascal s’est senti coupable de ne pas pouvoir m’inviter chez lui.

Mais, il n’y avait pas de coloc, et la présence de Jess m’arrangeait bien. Si je me retrouvais entre 4 mûrs, seule avec lui… Non non non, les endroits bondés, sans intimités me convenaient parfaitement.

Dans la voiture, alors qu’il me ramenait à ma voiture, Pascal a changé d’avis, et décidé de m’emmener au chalet. Je ne voulais pas, je n’avais pas mes affaires, rien pour la montagne. Il a proposé qu’on fasse un saut chez moi, et je ne voulais pas non plus. Bref, c’était l’impasse.

Pascal a joué franc jeu, en avouant qu’il voulait qu’on reste ensemble, et ne voulait pas me laisser reprendre ma voiture, parce que je ferais tout pour le semer. Que même si on déciderait d’aller ailleurs, il était presque sûr qu’il ne me reverrait pas de la soirée. Alors, je lui ai avoué que j’avais peur de me retrouver dans un espace confiné ou seule avec lui, parce qu’il me faisait toujours craqué.

Ce n’est qu’à partir de ce moment là que j’ai commencé vraiment à parler. Je lui ai tout avoué; que j’essayais de prendre mes distances, de m’éloigner de lui. Je l’aimais toujours oui, mais je n’avais pas assez confiance, ni en moi, ni en nous pour continuer. J’avais tout le temps la trouille de le perdre, et ça me rendait carrément parano.

Et lui, il souriait en me regardant avec ce petit air attendri qui me fait complètement chavirer… quant j’ai plongé mon regard dans le sien, j’ai rougi. Pascal l’a remarqué et a passé sa main sur ma joue et j’ai commencé à bafouiller… Ce sourire… hahhhïïïïëeee.

Pascal s’est alors penché et m’a embrassée. Et c’était la fin des haricots!

Argh, dans ma tête, je me suis excusée envers Steven. L’horreur! Je n’oserais plus jamais le regarder en face. Je saluais mon hyper stupidité, parce que j’avais plongé. Une fois de plus, j’étais en train d’envisager de retenter l’aventure avec Pascal. Ça, c’était le pire de chez pire, surtout après tous les efforts que j’avais fait.

Pascal a suggéré qu’on aille à l’hôtel où on avait l’habitude de filer se cacher le temps de nos amours coupables. Il riait. Dieu que j’adore son rire.

Quand même le comble, on a chacun notre appartement, et nul part où aller, à part l’hôtel! Alors j’ai accepté qu’on aille au chalet. Je devais aussi redescendre dimanche, ma nièce faisait un spectacle avec l’équitation, et si Pascal ne me laissait pas reprendre ma voiture, il sera obligé de me descendre.

Encore une fois, un peu compliqué. En plus, j’avais l’impression de faire exprès de monter et qu’on se donnait en spectacle pour humilier Jess. Alors Pascal m’a dit que si c’était pour ne pas être ensemble, et devoir passer la journée à se croiser poliment, ça ne valait pas la peine de monter. Ce qui était plutôt vrai.

Mais moi, je préférais quand même aller au chalet. J’ai promis de faire un effort pour ne pas à 3 kilomètres de lui par timidité.

Pascal a alors rappelé sa femme, qui l’avait harcelé toute la soirée. Je me suis mise à l'écart pour ne pas écouter. Comme il l’avait deviné, elle avait quitté le chalet pour revenir à l’appart, où elle pensait le trouver. Quant elle a su que j’y retournais avec lui, elle a décidé de rester à la maison.

Pascal lui a demandé si elle en était certaine, parce que sinon, elle serait obligée de partager le dortoir.

On s’est réfugié dans sa chambre dès notre arrivée au chalet. Les autres étaient sortis. Le paradis… Je l’aime à en mourir. Un de ces 4, je vais faire une attaque, mon coeur bat trop vite, et il n’y pas assez de place dans ma poitrine pour le contenir quant je suis auprès de Pascal.

Allongée dans ses bras, je reprenais mon souffle, et essayais de régulariser les palpitations de tout mon corps. Je l’écoutais me raconter un peu tout ce qui lui avait traversé l’esprit ces derniers temps, comme je lui avais manqué. Ça faisait écho parce qu’il m’avait manqué encore plus. Je me mentais en croyant pouvoir me détacher de lui.

La garce… Jess avait dit qu’elle resterait chez Pascal, mais… Elle a changé d’avis… La bouche en coeur, elle a fait irruption dans la chambre. Hum, heureusement qu’on était pas en train de… Evidemment, Pascal ne pouvait pas lui demander de partager une chambre comme les invités, elle était aussi chez elle.

Pascal ne voulait pas non plus me demander d’aller dormir ailleurs, alors, on a été s’installer dans l’attique.

Samedi matin, Caroline était contente de me voir, elle s’était sentie seule ces derniers week-end. Sa chère amie Alexia m’est toujours autant antipathique. Elle me regarde toujours de haut et de travers. Mais par amitié pour Caro, je suis restée polie, j’ai souri, faisant semblant de ne pas remarquer ses regards remplis d’animosités.

L’après-midi, une bande a voulu aller traîner au village, l’autre rester au chalet et jouer au bowling. Pascal a été se baigner à la piscine. Une partie dormait encore. Comme les vampires, ils ne se lèvent qu’à la tombée de la nuit. J’en ferais autant si je n’étais pas avec Pascal.

J'ai discuté un moment avec Pascal et quelques copains dans les canapés près de la cheminée. Pascal s’était assis près de moi, son épaule collée à la mienne. Paul aurait voulu qu’on se fasse une soirée ciné. Il avait emportés des DVDs des derniers films sortis; The Purge - The Maze Runner - Lucy. Ça me tentait bien et Pascal aussi.

Les garçons sont sortis faire les courses pour acheter ce qu’il faut pour qu’on puisse manger à la maison. La gouvernante avait préparé des rôtis, Pascal pensait préparer une grosse salade et plutôt d’un gratin, et pas du riz qu’elle avait préparé. Ils ont fait la razia dans une boulangerie pour des canapés comme entrée.

Je suis près de la cheminée pour lire. Quant Pascal est rentré, on est monté faire une petite sieste.

Jess a essayé de s’asseoir entre nous à plusieurs reprises. Elle avait même accompagné Paul et Pascal faire les courses. Et même si elle ne sait pas cuisiner, elle a prétendu les aider dans la cuisine. Je crois qu'on ne sera jamais les meilleures amies du monde! On a eu des bons moments, mais ça ne colle pas c'est tout.

Steven m’a laissé des messages, mais je n’ai pas osé répondre. Déjà, parce que j’aurai été obligée de mentir. Je ne me sentais pas le courage de lui dire que j’étais au chalet. Il avait vu que ma voiture n’avait pas bougé de chez lui. Et Pascal me surveillait quant j’avais mon natel, alors je l’ai laissé dans l’attique.

Ce qui fait que je n’ai vu le message de ma nièce que vers 1h du matin, quant j’ai été me chercher un paquet de clopes. Demain midi, je devrais passer les chercher elle et Théo. Ma soeur ne voulait pas revenir sur Lausanne exprès pour l’emmener et poireauter 1h à attendre le début du spectacle de Noël organisé pour la famille.

Je m’étais collée à Pascal pour regarder les films. Jess était sortie en boîte avec les fêtards. Dans le noir, il me faisait des bisous discrètement. Puis, il en a eu marre, il m’a prise entre ses jambes et entourée de ses bras. Je flottais dans l’allégresse.

Caroline s’était collée à sa gauche, mais il ne faisait pas très attention à elle. Elle a fait comme si elle ne remarquait rien. Mais nos regards se sont croisés à plusieurs reprises, et je savais qu’elle en souffrait.

J’essayais d’imprimer dans mon cerveau l’impression de bonheur que je ressentais, sa chaleur, la pression de son menton sur mon épaule. Ses bisous aussi, son odeur, son corps collé au mien… comme tout à l’heure quant on faisait l’amour. Je ne voulais rien oublier.

Entre chaque film, on faisait une petite pause, discutant du film qu’on venait de voir, se préparer à boire, des petits trucs à grignoter, puis on se réinstallait confortablement pour regarder le film suivant. Après Lucy, le 2ème film, Pascal et moi avons décidé d’aller nous coucher. Demain, à 10h au plus tard, on devait partir.

Au lieu de dormir comme on aurait dû, ben… J'avais oublié comment c'était d'être heureuse! Comme c'était bon d'aimer. Je nageais dans le bonheur… Pour combien de temps??? J’avais un peu honte de n’avoir pas été plus forte...


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