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Juillet 2016 ; Peut-être, peut-être pas... (1ère part)

Publié le par JaneDo


Juillet 2016 ; Peut-être, peut-être pas...   (1ère part)

Ne pas oublier l'anniversaire de Thomas le 18. Et qu'est-ce que je pourrais bien lui offrir, il a déjà tout et il peut tout s'offrir, rhhh.

Le week-end du 25-26 juin, j'étais à Zurich. Inutile de dire que j'étais nerveuse, angoissée, pas du tout à mon affaire. Je n'avais vraiment pas envie d'être là-bas. Caroline m'avait prêtée une robe un peu trop moulante. En plus pailletée dans tous les sens. Je pensais que je serais un poil trop voyante, donc j'étais mal à l'aise. Mais pas du tout, toutes les femmes étaient "habillées" en robe de soirées. Faudra que je pense à la remercier. Sans ça, j'aurai fait tâche avec un jean et T-shirt, hum.

J'ai fait un selfy, toute souriante avec la foule en arrière plan. Presque certaine qu'elle a dû le montrer à Pascal. Enfin j'espère, sinon je ne me serais pas donnée la peine de sourire, ni de faire une photo, parce que le cœur n'y était pas.

Thomas avait, comme à son habitude, organisé la pré-soirée chez lui. Pour ne pas m'inquiéter, Caro ne m'avait pas dit que Olivia était là.

Pascal et Jess ont fait une apparition. Jess est ensuite sortie avec l'équipe, pas Pascal. Il a été rejoindre Varios et son groupe. Il a assisté au concert à Coppet avec Caro. En fait, ils ont passé la fin de soirée ensemble.

Caro n'est pas moi, alors elle a interrogé Pascal sur sa liaison avec Olivia. Elle avait remarqué qu'Olivia boudait chez Thomas. Elle les avait vu discuté un petit moment, mais Jess a vite apparu pour emmener son mari. Pascal n'avait pas fait d'autres tentatives pour lui parler ou autre. Il lui a raconté ce qui s'était passé la dernière fois avec moi. Il n'avait pas trop apprécié qu'Olivia cherche à "foutre le bordel" avec moi. A Caro aussi, Pascal a menti en prétendant qu'ils n'étaient qu'amis. Tsss.

Le fait que Pascal cache la vraie nature de leur relation, montre qu'il y a anguilles sous roche... Me méfier... Ça veut dire que c'est plus sérieux que ça en a l'air... Grave!

Olivia aurait voulu que Pascal soit plus tranchant avec moi. En gros, elle voulait qu'il coupe les ponts avec moi!! Non mais, pour qui elle se prend celle-là! Elle aurait voulu qu'il prenne son parti et pas qu'il soit resté plutôt neutre. Lui ne voulait pas être pris entre la plume et l'enclume. Mais, il ne voulait pas non plus qu'Olivia me cherche des histoires, ça, ça le dérange plus que tout. Je ne méritais pas qu'une femme qui ne me connaît pas me traite comme ça.

Hum, j'aurai pu lui dire des tas de choses que je ne méritais pas qu'on me traite comme ça, mais bon... Dire que Pascal pense encore que je suis un ange! Que tu es naïf mon petit cœur! Tu ne connais pas bien comment fonctionne les femmes, hein? On est prête à beaucoup de choses quant il s'agit d'amour, protéger ceux qu'on aime, ou défendre notre territoire. Ha, s'il savait!

Caroline savait déjà ce qui s'était, je lui avais raconté toute l'histoire. Bien sûr, sans préciser la vrai nature de mon rôle dans l'histoire.

Caroline a été assez fino pour lui dire que s'il se passait autre chose avec cette fille, il devrait peut-être m'en parler, parce que si je venais à découvrir autre chose, ça risquait de devenir compliqué. Merci Caro. Pourtant, je ne voulais pas vraiment que Pascal m'en parle.

S'il m'en parle, ça peut vouloir dire qu'il se fiche pas mal de mes sentiments, si ça me blesse ou pas. Et que, du moment que je sais, il peut ouvertement la voir, et me laisser de côté. Tant qu'il essaie de cacher, mise à part mentir en disant qu'ils ne sont qu'amis, c'était peut-être parce qu'il ne voulait pas me faire du mal. Mais ça peut aussi être parce qu'il attend de voir ce que ça va donner, avant de me mettre au pied du mur, ou me quitter. Danger.

Quoi qu'il en soit, j'ai dû manquer à Pascal lors de mon absence, il n'a pas arrêter d'essayer de me planter un rendez-vous. Finalement, à bout d'excuses, j'ai accepté vendredi à midi. On a été manger dans un restaurant éloigné de son travail, au bord du lac. C'était pour éviter de tomber sur des collègues ou autres, et que Jess l'apprenne.$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Thomas avait organisé la soirée sur le bateau; beuverie etc, jusqu'au matin... Pascal aurait aimé que je vienne. Il a l'impression que ces temps-ci, j'évitai toute l'équipe et pas seulement lui.

Il a fini par dire que, ne pas savoir ce que je fais l'inquiétait.

Je lui dis qu'étant donné que je ne savais pas ce qui se passait avec cette Olivia, je préférais garder mes distances. Que je n'étais pas dupe, et que je ne pensais pas qu'elle aurait fait tout ce cinéma l'autre jour, si elle n'était qu'une simple copine comme il le prétendait.

Je lui ai aussitôt dis que je ne voulais pas en savoir plus, parce que j'ai eu l'impression que Pascal allait se mettre à table. C'était peut-être à cause de ce que je venais de dire, ou peut-être à cause de ce que Caro lui avait dit??

J'ai quand même rajouté que, tant qu'il avait l'impression qu'il ne faisait rien qui soit humiliant vis-à-vis de moi, et qu'il n'avait pas l'impression de me trahir, je n'avais pas besoin d'en savoir plus... pour le moment.

Waouh, je me suis sentie hyper soulagée d'en avoir parlé et de lui avoir dit ce que je pensais. Surtout quant je pense à la fois où je me suis ridiculisée devant lui. Harhh, je voulais oublier et effacer ces images de sa tête, comme de la mienne. C'était vraiment très chouette de manger avec lui et de se balader après au bord du lac avant de se quitter.

Cette fois, Pascal m'a prise la main, puis le bras autour des épaules. J'étais aux anges. J'avais eu l'impression tous ces derniers temps, qu'il évitait expressément tout contact. Et je suis presque sûre que cela avait un rapport avec Olivia. Je suis contente de voir qu'il n'était plus aussi distant. Ça m'avait vraiment perturbée. Bien sûr, j'ai repensé à lui et Olivia l'autre soir... forcément.

Vendredi soir, je suis allée à la petite sortie nocturne sur le lac. C'était vraiment très chouette. Olivia était là elle aussi, mais on s'est royalement ignorée. Pas une seule fois je les ai vu discuter seul à seul. Trop contente. Par contre, Pascal était souvent vers moi, malgré tout Jess n'a fait aucun cirque. Est-ce qu'elle avait fini par remarqué que ce n'était pas de moi qu'elle devait se méfier???

Impossible de lui voler un petit baiser, il y avait du monde partout...

Samedi, Thomas voulait organisé une grillade samedi dès l'après-midi. D'après la météo, il fera beau. Hier soir l faisait bon sur le bateau. A ma grande surprise, c'est Jess qui avait décidé d'organiser la pré-soirée chez Pascal. Je n'étais pas sûre d'oser y aller, alors j'ai demandé directement à Pascal. Aussi à Thomas avant. Apparemment, il n'y avait pas de souci. Il espérait bien me voir.

Il détestais organiser des trucs chez lui. C'était trop le bordel. Il n'aimait pas avoir les gens qui se baladent dans son appart, dans ses affaires, qui touchent à tout...

C'était comme rentrer chez moi. Parce qu'enfin, j'avais passé tellement de soirée là, que la nostalgie m'a submergée. Mon canapé! Combien de soirée enroulée dans ses bras sur ce canapé, devant la cheminée. Hahhh, Pascal me manquait encore plus du coup. Afff, je n'allais plus continuer à jouer les distantes quant il propose qu'on se voit. Fini. Marre. J'avais envie de le voir, alors pourquoi me retenir.

La soirée s'est poursuivie au Time-Out, le bistrot d'un de leur pote. C'était sympa aussi... au début...

Choc! J'ai surpris Pascal et Olivia en train de s'embrasser... Ça m'a coupé les pattes et brisée toute entière. J'étais si choquée que je suis restée plantée là, tétanisée, la bouche ouverte sous la surprise, mais aussi pour pouvoir respirer... Pascal m'a vue. Nos regards se sont entrechoqués. Sonnée, j'ai reculé et je suis partie.

J'avais les jambes en Cotton. Encore toute flageolante, j'ai réussi je ne sais pas par quel miracle, à retourner à la table, saluer en gros tout le monde. J'ai prétendue avoir une urgence et que je devais partir sur le champ. Je leur ai pas laissé le temps de me questionner. J'ai filé comme si j'avais les feux de l'enfer au fesses. Mon cœur battait dans mes oreilles. Je n'entendais rien.

Je me suis arrêtée plus loin, hors de vue, dans une ruelle inconnue, sans trop de passage, et j'ai pleuré.

Je crois bien que ça m'a pris plus d'une 1/2h. J'avais mal partout, comme si j'avais passé au rouleau compresseur. Je sentais les battements dans tout mon corps et un gros trou dans le ventre et dans le cœur. Dans la poitrine, j'avais juste une grosse pierre qui me compressait c'est tout.

J'avais la nausée aussi et tellement mal.

Après mettre vidée d'une fontaine de larmes, je suis restée le regard perdu dans le vague longtemps... Mon natel n'arrêtait pas de sonner. Je n'avais pas la force de le prendre, j'étais anéantie, vidée. Même pas la force de bouger, encore moins de plonger ma main dans mon sac, le chercher et couper le son.

Alors Olivia avait décidé de faire l'impasse sur l'aventure de Pascal et Manuella? Comment avait-il été aussi stupide pour se faire choper aussi bêtement, alors que j'étais là? Ou il s'en fichait? C'était une manière de me mettre les points sur les "i"? De me dire sans avoir besoin de prononcer une parole? Est-ce que je le détestais enfin? Bah, même pas, j'avais juste mal. Et peur aussi. Et les larmes ont recommencé. Impossible de conduire dans cet état.


Publié le 26/04/2019

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Juillet 2017 (1) - Honte de moi.. de ce que je fais..

Publié le par JaneDo

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Juillet  2017  (1) - Honte de moi.. de ce que je fais..

Dimanche 2 juillet, hier soir, après une soirée avec des amis à Jérémy, on s'est levé tard. Et on avait faim. Je me suis réveillée parce que Jérémy a troublé mon sommeil. Je l'entendais faire des aller-retours dans l'appart. Il n'est pas aussi bruyant d'habitude, alors je me suis levée. J'ai compris que quelqu'un allait passer, donc j'ai été prendre une douche et me suis habillée.

Pendant la douche, je me suis dit que j'allais en profiter pour filer et rentrer chez moi. C'était dimanche, et le dimanche, j'aime bien faire le légume sur mon canapé. Je me suis dit que ça me ferait du bien de me reposer un peu, j'étais fatiguée, crevée. Et je prendrais mon déjeuner tardif chez moi.

J'ai été prendre une douche rapide et me suis habillée. En m'habillant, j'ai entendu des voix, donc je savais qu'il y avait quelqu'un. Mais, j'étais loin de me douter qu'il s'agissait de sa maman. J'aurai vraiment préféré qu'il m'avertisse. Je me suis sentie piégée, acculée.

Sa maman m'a détaillée de la tête au pieds. Super, rien de mieux pour se sentir à l'aise. Mais bon, ça ne m'a jamais non plus posé de problème. Les belle-mères n'ont jamais réussi à m'intimider. Après tout, si je fais partie de la vie de son fils, c'est à elle de faire en sorte que je l'apprécie et pas dans l'autre sens.

C'est une belle femme, et je crois qu'elle pense encore avoir son mot à dire concernant la vie de son fils. Elle a essayé le coup de l'interrogatoire, genre; depuis combien de temps on sort ensemble, si j'ai été mariée, si notre relation était sérieuse, etc.

Je n'ai pas répondu, je lui ai fais comprendre que c'était à Jérémy de répondre. C'était un peu trop tôt pour des confidences, et c'était notre première rencontre.

Et pour bien qu'elle comprenne, que si elle voulait jouer à ça, je n'étais pas une gamine, et que ça allait dans les 2 sens. Je lui ai  donc demandé si elle avait rencontré beaucoup des petites amies de son fils, comment elles étaient... Et là, voyant l'expression de Jérémy, les choses en sont restés là.

Sa maman avait amené à dîner, et enfin, dans une atmosphère détendue, on a mangé; "rôti, patates en robe de chambre, mélange de légumes". Ciel, je me suis rendue compte que j'avais la dalle. J'ai participé à la conversation, aussi beaucoup écouté et observé l'interaction entre Jérémy et sa mère.

  • Important; on voit comment un type sera avec sa copine en voyant comme il est avec sa mère.
  • En les écoutant, j'ai appris que Jérémy avec une sœur et un frère... Waahh!
  • J'ai été un peu mal à l'aise que sa maman m'invite à dîner dimanche prochain!!!
  • Maintenant Jérémy va continuer à me fiche la pression pour rencontrer ma famille...

Ce n'était pas le bon moment pour expliquer comment je voyais les choses. Il allait falloir de toute façon qu'on discute avant le dîner chez sa mère dimanche prochain. Je n'ai pas envie d'aller déjà à un dîner en famille. J'en ai assez avec ma famille, je n'ai pas envie de me taper encore des obligations avec une famille qui n'est pas la mienne.

Pascal ne me donnait pas beaucoup de nouvelles. Un coucou ou bisou, ce ne sont pas de nouvelles. Je regrettais d'avoir eu la stupidité de coucher à nouveau avec lui. Je me sentais humiliée, et j'avais humilié Jérémy du même coup. En repensant à nos discussions, j'ai finalement réalisé que, Pascal voulait savoir si on ne pouvait pas repartir où on en était resté, mais sans dire clairement si c'était pour recommencer ensemble, ou est-ce qu'il voulait me garder sous le bras comme bouche-trou à l'occas? Arhhh, j'avais foiré!

Pas une fois, Pascal ne m'a demandé d'être sa femme à nouveau. Ni ce qu'il ferait d'Olivia... J'étais dégoûtée!

Je ne voulais pas être son bouche-trou. Et je détestais sa façon de me laisser sans nouvelles après ce qui s'était passé. Je déteste ses silences-radio. Ça me donne toujours l'impression d'avoir été utilisée et de ne plus exister une fois que j'avais servi. La honte me fichait la rage, et de sentir qu'il ne m'aimait plus comme avant me déprimait. Et je ne voulais pas me laisser couler.

Bien sûr quant j'ai reçu autre chose que des "coucou", c'était parce que Pascal voulait qu'on se voit. Je voyais très bien pourquoi. Et je n'étais pas seulement un trou. J'ai prétendu ne pas pouvoir, et après à nouveau, silence pendant plus de 10 jours. La rage.

La fois suivante, j'ai accepté de le voir, intérieurement furax. Pascal ne devait plus se rappeler qui j'étais! Il me prenais pour une conne qu'il peut utiliser à sa guise? Que j'accours pour les miettes qu'il voudra bien me jeter?


J'étais tout sourire, mais derrière la façade, j'étais une boule de fureur. Toujours avec le sourire, je lui ai dis que je ne pouvais pas rester. Que je n'en avais pas envie. Qu'il devrait retourner auprès de sa femme ou sa Olive.

Puis, toujours souriante, mais avec une pointe d'ironie, je lui ai demandé s'il me prenait pour les petites connes qu'il se tapaient? Est-ce qu'il croyait que j'étais du genre à jouer les seconds rôles? Est-ce qu'il croyait que j'aurai envie qu'il me touche après s'être tapée des n'importe quoi comme Olivia.

Pascal a été surpris. Je voyais bien qu'il avait imaginé un autre scénario pour la soirée. Il était persuadé qu'on allait passer la soirée et peut-être même un bout ou toute la nuit ensemble. Et qu'une fois qu'il se serait soulagé, il m'aurait oubliée pendant les prochaines semaines, pour me rappeler quant il voudra vérifier si j'étais toujours sous sa coupe! Non mais! Et je l'ai planté là pour retourner me consoler dans les bras de Jérémy.

Pascal devait être vexé. Il ne m'a pas rappelée pour essayer de se justifier ou autre. Est-ce que c'est normal que je sois déçue. L'empêche, je souffre parce que je l'aime quand même et toujours. Je me torture à me demander ce qu'il fait, si je m'étais bien expliquée, s'il avait compris ce que je voulais dire? Ou il a juste tout mal pris et décidé de m'oublier carrément???

Peut-être que j'aurai mieux fait d'accepter le peu qu'il me donnait, c'était mieux que rien. Mieux que le grand vide. Et pourquoi je n'arrive pas à la fermer et juste être jolie et gentille? Pourquoi ce besoin de contrôle, de vouloir marquer mon passage... Maintenant, je pouvais être fière de moi, je ne le vois plus!

C'est pas sur Jérémy qu'il faut compter pour aller traîner dans les endroits où traine Pascal. Lui et ses amis ont d'autres habitudes. Je ne m'ennuie pas, mais j'ai le cœur lourd. J'ai peur de perdre Pascal l'air de rien! De ne pas voir Pascal me rend folle...

Je voulais être avec eux sur le bateau au milieu du lac. Je voulais être là pour les voir jouer au basket dans le jardin. Je voulais faire partie de la bande d'amis qu'ils invitent pour les barbecues les week-ends. Je sentais que je m'éloignais et ça me foutait les boules. J'étais désespérée et l'équipe me manquait.

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Juin 2017 - J'ai encore mal...

Publié le par JaneDo

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Juin  2017

Que faire, je me souviens que trop et j'ai encore mal...

Manger avec Pascal. Jess n'est pas encore rentrée. Il voulait savoir où on en était.
Il regrettait ce qu'il avait fait et espérait que j'arriverai à lui pardonner. Je sais pas...

Jeudi, soirée avec Jérémy et ses copains. Il était si fier. Je crois qu'il est amoureux...
Ça me fait plaisir. Et moi?


Vendredi; Pascal faisait des pieds et des mains pour que je reste le week-end avec lui. Je ne pouvais pas. J'essaie de trouver un petit nom pour Jérémy. J'ai vraiment de la peine avec son prénom. Jérôme aurait été pire.

Oups, petit face à face de Pascal et Jérémy.
Pascal était à 2 doigts de tout lui dire. Il savait que je nierai tout et que je ne le reverrai plus du coup. Il s'est tut. Je me sens de plus en plus horrible de mentir aux 2 hommes que, somme toute, j'aime! Peut-être Pascal un peu plus??? Argh, je n'en sais rien...

Quant ça va trop bien avec Pascal, je prends peur. Je me rappelle si bien comme il m'avait jetée!

J'ai honte, mais j'aime toujours Pascal. Et j'aime aussi Jérémy de plus en plus. Je suis perdue.

Ne pas oublier l'anniversaire à Thomas le 19.
Argh, c'est l'anniversaire de Thomas et Pascal m'offre un cadeau??

Des clous pour l'oreille. Il m'en a offert une et garder mis l'autre. Peux pas le mettre, Jérémy s'en rendrait compte.
Cette fois, Pascal m'a suppliée à genoux. Je voulais bien lui pardonner, mais j'avais eu tellement mal. Trop facile.

Fait une apparition pour l'anniversaire de Thomas. Avant, j'avais des doutes, mais maintenant, je suis certaine que Thomas me drague! Je crois que Pascal le savait, parce qu'il le surveille. J'étais venue seule, sans Jérémy, alors je ne pouvais pas rester. Jérémy m'attend. Jess est rentrée pour l'anniversaire de son frère.

Première fois que je dis ça, mais; j'espère que Jess va rester ici. J'aurai moins de pression de Pascal...

Jeudi 22, tombé sur Pascal et Jess au Restaurant Thaï au bord du Lac.
Pascal a recommencé à me bombarder de messages. Jérémy était énervé et voulait aller lui dire 2 mots. Hum, situation à double tranchant pour moi!!! Jérémy m'avait demandé de lui parler, j'avais oublié.

Samedi; on a passé la nuit ensemble au Royal.
J'ai dis à Jérémy que j'avais un truc avec ma famille. Jérémy veut rencontrer ma famille.
Samedi, il voulait venir avec moi... hum! Je vais devoir lui parler... Aïe...
Jérémy commence à me mettre la pression pour que j'emménage chez lui!!!
Pour ça aussi, va falloir qu'on parle.

( Comment dire; je ne veux pas vivre avec qui que ce soit, je ne veux pas quitter mon chez moi, mais je veux pas que un vienne s'installer dans mon lit... ça me ficherait les boutons... Il me faut presque 1an pour présenter un type à ma famille. Et ma famille, ils peuvent être vraiment terrible... bref! )

Mardi 27: Manger avec Pascal à midi.
Je lui ai dis d'arrêter ses messages quant je suis avec Jérémy.
Pascal pense qu'on peut reprendre où on en était... Ah! Je crois pas moi !!!
Mais alors, je fais quoi? Je peux pas continuer comme ça...

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Mai 2017 - A chacun son tour...

Publié le par JaneDo

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Mai 2017A chacun son tour...

J'aurai dû moins déprimer et sortir plus... Tout ce que j'ai appris m'aurait remonté un peu le moral... La relation entre Pascal et sa pouffe Olivia a presque aussitôt capoté quant ils ont enfin pu se voir sans personne pour essayer de les séparer. Et moi qui avait imaginé que tout baignait dans le meilleur des mondes pour eux!

Pascal avait très vite perdu intérêt et avait recommencer à votre Caro assez régulièrement. Il dormait même chez elle et rentrait le matin se changer pour aller au boulot. Ça m'a rendue un tantinet jalouse de Caro, mais en même temps, super contente d'apprendre qu'Olivia avait perdu. Dès qu'elle a su que Jess était au courant et donc, évitait de monter au chalet, cette idiote a pris de l'assurance, a commencé à faire pression sur Pascal pour qu'il se sépare officiellement de sa femme, quitte à aller s'installer chez elle en attendant de trouver un appartement plus grand.

Wooooh, comme Pascal a du être ravi hahaha! Tout ça pour ça!!!! Il m'avait jetée, blessée, pour ça??? Il avait donc recommencé à voir Caro, sans que Olivia le sache. Elle faisait des pieds et des mains pour qu'il passe tout son temps libre avec elle. Hélas pour elle, Pascal n'en avait plus autant envi.

Pourquoi Pascal ne m'avait-il pas appelée tout de suite? Au lieu de ça, il se console dans les bras de Caro??

Pascal continuait à me harceler pour qu'on se voit. Après tout ce que m'avait raconté Caro, j'avais effectivement commencé à me rendre compte que les choses n'étaient pas aussi paradisiaque, comme Olivia essayait de faire croire quant on était en public. Yahhhh, Pascal pouvait être vraiment horrible! Souvent, il l'ignorait toute la soirée et elle passait son temps à s'accrocher à son bras, ou poser la tête sur son épaule quant ils étaient assis.

On pouvait même voir par moment (même s'il essayait de le cacher, mais je le connais), l'agacement sur son visage l'espace de quelques secondes. Hum... j'avais eu raison! Rien ne valait mieux que de laisser carte blanche quant ton partenaire te trompe secrètement. Ça gâche tout leur plaisir, la preuve...!

Je devais profiter de la situation. Je savais que Jess était aux États-Unis toute la semaine et ne rentrait, peut-être, que lundi prochain. Peut-être que je m'amuserais aussi avec les sentiments de Pascal, comme il a eu le culot de me faire. Je vais aussi jouer sur les 2 tableaux. On va voir combien de temps il supportera.

Afff, pourvu que Jérémy ne l'apprenne pas... J'avais un peu honte...

Le mercredi soir, j'ai été espionner chez Pascal. Quant j'ai vu qu'Olivia était chez lui, qu'ils s'apprêtaient à passer une gentille petite soirée sur MON canapé, j'ai voulu mettre un peu de piment et d'être une emmerdeuse. Je voulais aussi savoir s'il la laissera tomber pour venir vers moi.

Pascal l'a fait... Ouais! Gagné! Il l'a renvoyée chez elle, en promettant de l'appeler plus tard...

Dès qu'elle est partie, j'ai attendu 5mn et j'ai rappelé Pascal pour lui dire que j'avais un imprévu, mais que je passerais chez lui plus tard. Et je suis partie chez Jérémy. Avant de rentrer chez moi, je suis allée voir chez Pascal. Il était bien là, espérant me voir arriver au lieu d'aller se coucher.

Ok, je savais que ça allait être dur d'être aussi méchante avec Pascal, mais il le méritait. L'empêche, j'ai eu vraiment mal au cœur quand même de lui faire ça.

J'ai vu la déception se peindre sur son visage en apprenant que je ne viendrais pas. Je voulais voir si Pascal demandera à Olivia de revenir ou s'il irait chez elle. Ou chez Caro?? S'il quitte son appart, j'irai vérifier. Je crois que je serais furax de me voir remplacer aussi sec.

Mais non, il était déçu, ça se voyait, mais il est resté chez. Ça m'a brisé le cœur de le voir éteindre et aller se coucher, tout triste. A croire qu'il n'attendait que moi. Ma faiblesse me donnait envie de lui pardonner, et ma tête qui n'oublie pas le mal qu'on me fait, m'a rappelé à quel point j'avais souffert. Il n'était pas venu voir comment j'allais. Pascal n'avait pas eu pitié de moi, pourquoi est-ce que moi j'aurai pitié de lui?

Je suis retournée chez Jérémy en lui faisant croire que, sur le chemin, il a commencé à me manquer, et j'ai eu envie de revenir. Je voulais être gentille, parce que j'allais devenir un monstre dans les jours prochains!

Le lendemain, j'ai laissé un message à Pascal lui demandant ce qu'il faisait le soir. Un message assez vague pour qu'il ne sache pas ce qu'il devait faire. Il m'a demandé si on se voyait, mais j'avais mis dans mon message que j'étais au boulot que je ne savais pas quant je sortais, mais que je l'appelle. Il donc rentré chez lui direct après le sport.

Pour que Jérémy ne se doute de rien, j'ai été prendre un verre avec lui, puis je suis rentrée toute seule.

Après m'être assurée que Pascal attendant bien sur moi, je l'ai appelé. Je lui ai proposé qu'on se retrouve au bord du lac, comme d'habitude. Comme je le pensais, il m'a proposé d'aller chez lui. J'ai fait semblant de chipoter, puis de capituler.


Arhhh j'avais oublié comme j'aimais le voir m'attendre sur le pas de sa porte comme maintenant. Il est tellement chouky. J'ai dû me rappeler le mal qu'il m'avait fait pour ne pas être trop attendrie. Je savais qu'il chercherait à me faire l'amour, mais j'ai pu résister. J'ai tenu à rentrer chez moi. Des bisous, c'était déjà pas trop mal, il ne fallait pas que je me fasse avoir encore.

A la porte, il m'a encore retenue, embrassée... Et je suis partie. Puis, alors que je contrôlais encore la situation, j'ai craqué. Je me suis trouvé une bonne excuse; ça faisait partie du jeu.. Je suis revenue en arrière. Pascal a été si heureux de me voir à sa porte qu'on s'est laissé emporté par l'instant.

On ne parlait pas beaucoup de ce qui... risquait de tout gâcher. On est resté sur le présent. C'était mieux.

Le vendredi, je me suis fait un plaisir de le rejoindre, lui et sa bande, au Bleu. Cette fois, les rôles étaient inversés,. Alors qu'Olivia se pavanait avec mon mec, celui-ci me cherchait du regard, me faisait des sourires, ou m'envoyait des messages pour savoir si on se retrouvait après. Là, j'ai été cash; "ça dépend de toi... pour l'instant, c'est non. Tu es tout lovy-dovy avec Olivia, donc je ne vais pas vous déranger".

Pascal s'est aussitôt distancé d'Olivia et l'empêché de le coller. Ça m'a fait rigoler. Ça marchait ! Il m'avait comprise, donc il fallait que je le récompense tout à l'heure.

Pourtant, de mon côté, j'étais toute chouky avec Jérémy. J'ai aussitôt effacé nos échanges, parce que Jérémy pouvait à tout moment vouloir vérifier mon natel. Je l'avais vu regarder et froncé les sourcils en regardant Pascal envoyer des textos, pour ensuite regarder dans ma direction. Je n'ai donc pas touché mon natel, j'ai été aux toilettes le faire, et je faisais attention de ne pas regarder Pascal.

Tout s'est très bien passé comme sur des roulettes.

Je suis allée retrouver Pascal chez lui. C'était le début d'une série de rendez-vous secret. J'ai passé le dimanche avec lui. Le samedi, on était chacun sorti de notre côté pour abandonner nos compagnons et se retrouver chez lui. A Jérémy, j'ai prétendu ne pas me sentir très en forme, et que j'avais l'anniversaire d'un neveu. Ce qui était vrai, mais ma sœur n'avait rien prévu. Pascal, lui, a tout simplement ignoré les appels incessants d'Olivia.

Oh, j'avais l'impression de lui rendre la monnaie de sa pièce, alors ça me faisait plaisir. Mais en même temps, ça me rappelait de douloureux souvenirs. Dans ses moments là, j'avais envie de blesser Pascal. Mais je crois que je l'aimais plus que je ne lui en voulais... Je suis dépitée de m'en rendre compte une fois de plus!!! Ces rendez-vous secrets avaient le don de rendre les choses plus excitants, plus passionnants.

Pascal semble être redevenu aussi amoureux qu'avant!!! Même plus. Ou est-ce qu'il joue un jeu comme moi ???

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Avril 2017 - Jérémy? ou Pascal?

Publié le par JaneDo

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Avril 2017 - Jérémy? ou Pascal?

Je ne pouvais pas lui faire ça. On venait à peine de commencer à sortir ensemble, je ne voulais et ne pouvais pas le trahir comme ça. Je me suis sentie mal. Mal, parce que je savais que j'aimais toujours Pascal, mais je commençais aussi à être très attachée à Jérémy.

Il avait été là pour moi quant j'ai été au plus mal. Il m'avait sorti de ma déprime. Jérémy a toujours été adorable avec moi, comment est-ce que j'osais le trahir comme ça. Je me sentais horrible.

Quelque part, je me disais que ce baiser avec Pascal ne voulait rien dire. C'était juste comme ça. Une mauvaise habitude du passé c'est tout. Pascal n'avait rien fait qui me permette de mettre toute ma vie en balance pour lui. Et je risquais de le faire à mes frais. Non, je ne pouvais pas me laisser ébranler juste à cause d'un baiser.

Non, non, non, ça ne peut pas arriver, pas maintenant. Pascal ne pouvait pas me faire ça, alors que je commençais à peine à me remettre de notre séparation. Colère. Non mais attend, il me jette comme un vieux chiffon, et maintenant, quant ça chante à Monsieur, il m'embrasse? No way! Il se fout de ma gueule ou quoi!

Une fois de plus, Pascal jouait avec mes sentiments. Il doit bien se foutre de la gueule de Jérémy étant donné ma réaction. Argh.

Perturbée, me voilà qui commence à m'imaginer des choses, comme; peut-être que Pascal essaie de se rapprocher? De me récupérer? Peut-être que je lui manque? Je me demande si je dois lui faire confiance ou est-ce que je fabule encore?

Arhh oui, je dois fabuler, Pascal joue avec moi. Il joue avec mes sentiments. Ou il voulait tester mes sentiments pour Jérémy? Il doit bien rigoler, étant donné que je me suis laissée faire et que j'ai même répondu à son baiser. La honte!

La preuve... Plus de nouvelles de Pascal les 10 jours suivants. J'étais verte. Le rat. Salaud.

Pas été au chalet le week-end qui a suivi. Ma fierté m'en empêchait. Ç’aurait été comme si j'en redemandais. Si ça avait été Caro, elle se serait précipitée à Gstaad c'est sûr. Si seulement j'étais un peu plus comme elle! Y aller avec Jérémy alors? Nahhh... S'il apprenait ce que j'avais fait, il se sentirait humilié.

Donc, 10 jours après ce baiser, Pascal a recommencé à chercher à me voir. Ça m'a rendue furax. Quel culot. J'ai pas répondu à ses messages. J'ai décidé de le laisser poireauté pendant 10 jours.

Mon anniversaire approchait, et je recommençais à sombrer dans la déprime...

Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça, et j'avoue que Pascal me manquait. En même temps, il me foutait en colère. Il s'amusait avec moi et me traitait comme une pouffiasse qu'on prend et jette à sa guise. Ça me faisait du mal qu'il me traite comme ça. Ça me faisait mal de ne pas lui manquer.

Je ne devais pas le laisser mettre en péril ma relation avec Jérémy. Et pourtant... Ça m'arrive encore d'espérer qu'il revienne. Qu'il trouve le moyen pour me faire oublier tout le mal qu'il m'avait fait. Ou que je perde la mémoire et que j'oublie ces derniers mois.

Plus le temps passait, plus j'avais mal qu'il m'ait juste poussée de côté, écarté de sa vie sans remord. C'était donc ce que ressentais ceux qui se font jeter sans raison? C'était horrible.  Le souvenir de ses bras, des moments qu'on avait passé ensemble me hantait. Et quant j'essayais d'imaginer ce qu'il faisait et avec qui, mon sang me montait à la tête.

J'ai répondu à son message le 28... J'étais assez fière de moi. Il faisait moche, il pleuvait. On aurait dit que Pascal ne savait même pas pourquoi j'avais mis si longtemps à lui répondre... Ou il faisait semblant!

Pascal a réussi encore une fois à me prendre par surprise. Il voulait prendre congé et qu'on passe l'après-midi comme on le faisait avant; rester toute la journée au lit, sous la couette. Afff, je peux pas dire que je n'étais pas tentée.

J'avais envie d'accepté, très envie, mais en même temps, je ne pouvais pas oublier qu'on était plus ensemble, et je ne pouvais pas oublier Jérémy. Je ne pouvais pas lui faire ça.

Jess n'était pas là, comme la dernière fois qu'il avait essayé de me voir, mais je n'avais pas répondu. Pascal prétendait que c'était le destin que je l'appelle juste aujourd'hui alors qu'il faisait un temps qui lui faisait toujours penser à moi. D'ailleurs, il pensait justement à moi et avait cru que j'avais dû lire dans ses pensées pour l'appeler juste à ce moment.

Pascal m'a suppliée, encore et encore. Ciel, j'avais tellement envie de dire oui, mais je n'aurai plus pu me regarder en face. Qu'est-ce que ça aurait été facile de dire oui!

Je savais que si j'avais le malheur d'y aller, je risquais de faire une bêtise. Je n'arriverais pas à lui résister. Le souvenir de lui était encore trop vivace. J'ai réussi à ne pas craquer. Mais quant j'ai raccroché, j'ai pleuré longtemps. J'avais eu terriblement envie de courir vers Pascal.

Pour me tenter encore plus, Pascal avait pris congé, et m'avait dit que si je changeais d'avis, je savais où le trouver. Et je n'ai pensé qu'à ça toute l'après-midi et toute la soirée, même quant je mangeais avec Jérémy.

Jérémy a eu l'impression que je ne me sentais pas bien. J'avais l'air fiévreuse, les joues en feu. D'ailleurs, j'avais mal à la tête et envie de pleurer. Je pensais à Pascal, chez lui, tout seul, espérant me voir arriver. Et la pluie continuait à tomber...

J'ai été dormir chez Jérémy pour être sûre de ne pas craquer. Même si j'avais mis mon natel sur discret, Jérémy l'a entendu buzzer. Pascal n'arrêtait pas. Pour finir, Jérémy a regardé, il était furieux que Pascal ose encore me bombarder de messages. Il a voulu savoir depuis combien de temps ça durait. Je n'ai pas osé lui dire la vérité.

J'ai pris quelques libertés avec la vérité, en lui disant qu'il m'avait invitée à prendre un verre, et une autre fois, manger avec lui.

Ensuite, je ne sais pas pourquoi, mais je lui ai dis qu'on restait ami, que ça arrivait qu'il ait envi de me parler. Jérémy m'a rappelé qu'il n'avait toujours pas digéré le coup de la St-Valentin et voulait que j'y mette un terme. Il n'avait pas envi de jouer les seconds rôles.

Jérémy a dit que si Pascal comptait plus que lui, alors, c'était peut-être mieux que je le lui dise tout de suite et qu'on en reste là. S'il avait laissé passé la St-Valentin sans me faire toute une histoire, c'est parce qu'il savait qu'on avait été ensemble longtemps, et qu'on ne sortait pas encore officiellement ensemble, mais là, il ne pouvait pas continuer à fermer les yeux.

C'était bizarre de le voir si remonté... Et je ne savais pas qu'on sortait ensemble officiellement! Jérémy m'a demandé de dire à Pascal d'arrêter, sinon, c'est lui qui le ferait. Glups!

Oh la la, quant il va commencer à vouloir s'inclure dans ma famille, aïïe, ça va coincer! J'espère qu'il n'espère pas me voir emménager chez lui ! Argh, va falloir qu'on discute et très bientôt. Il faut que je sache comment il voit l'avenir, qu'il comprenne que je n'ai pas l'intention de vivre avec lui. Qu'il sache aussi que je n'ai aucune idée si j'allais ou non lui présenter ma famille... Ou peut-être dans un an... si on est encore ensemble...

Bon, d'un côté, ça m'a rassurée de le voir s'énerver... On dirait qu'il tient à moi !

Je ne sais pas vraiment ce que Pascal cherche! Il ne m'a pas dit qu'il tenait à moi, mais voulait simplement passer cet après-midi là avec moi au lit. Probablement pour voir si j'étais encore sous sa coupe. Je suis contente d'avoir réussi à ne pas craquer, mais si mon cœur faisait des claquettes à entendre sa voix et l'entendre me supplier.

Mais je sais qu'il est toujours avec Olivia, donc, il est hors de question que je le laisse jouer avec moi.

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Mars 2017 - Espoir qui s'envole... (part.2)

Publié le par JaneDo

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Mars 2017 - Espoir qui s'envole...  (part.2)

Préparée mentalement, c'était pourtant horriblement dur. Piquée au vif de voir la pouffe d'Olivia au chalet. Elle agissait comme si elle était chez elle. Jess n'était pas là, elle bougeait beaucoup depuis quelques temps; Londres, New York, Paris, et venait rarement au chalet.

Olivia arrivait difficilement à cacher son animosité envers Caro, qui était toujours près de Pascal.

J'ai aussi remarqué que Pascal empêchait Olivia d'être ouvertement mauvaise vis-à-vis d'elle. Ça me faisait mal aussi. J'étais un peu jalouse de la place qu'avait toujours Caro, alors que moi j'étais hors jeu depuis longtemps.

Je crois que j'ai été plutôt contente de remarquer la surprise de Pascal en me voyant débarqué au chalet.

J'avais pris mes bouquins, j'avais prévu de faire comme je faisais d'habitude; lire au coin du feu dès que j'en avais l'occasion. J'ai dit bonjour à presque tout le monde, et à Pascal, juste fait un signe de la main de loin. Je n'ai pas eu le courage d'aller vers lui. C'était idiot, mais voilà quoi.

J'ai presque tout de suite été prise d'angoisse; Pascal était attiré par les femmes rondes et plus âgée que lui, Caro et Olivia toujours rondes, correspondaient aux goûts de Pascal, moi, plus du tout, j'avais perdu toutes mes rondeurs. Aussi, j'avais retrouvé mon visage poupin, ce qui fait que j'avais l'air plus jeune que je ne l'étais en réalité, et j'avais perdu mes gros nibards, tout ça rajoutait à mon angoisse.

Est-ce que Pascal m'aimera toujours comme ça? Soudain, je regrettais d'être venue...

Arhhh, le constat me faisait me sentir mal dans ma peau. En plus, je m'étais coupé les cheveux très courts et colorés couleur cognac. De loin, on aurait pu croire que j'étais sûr de moi, mais beaucoup ne m'ont pas tout de suite reconnue, ce qui augmentait encore mon malaise. Je ne ressemblais plus à la Jane qu'ils connaissaient.

Le vendredi soir, après avoir fait un petit tour de ceux que je connaissais, j'ai voulu monter me changer pour sortir. Pascal s'est débrouillé pour se charger de mon sac. Ce n'était pas lourd, j'aurai très bien pu le monter moi-même. Appuyé au montant de la porte, il est resté là à me regarder en souriant. Il était content de me voir.

Mon cœur n'aurait pas supporté de le regarder directement, alors je faisais celle qui était occupée à ranger ses affaires. Pascal m'a reproché gentiment de ne pas lui avoir dit bonjour. Puis, il a poussé la porte et est venu m'embrasser, juste un bisou sur la bouche. Je l'ai regardé surprise. Sa main sur mon visage, ses yeux pétillants, la fossette de son petit sourire faisaient flipper mon pauvre cœur.

Seule dans ma chambre, je suis restée un moment à palpiter, le cœur battant en désordre. Est-ce que peut-être... Non! Voilà que je recommence à me faire des idées!!!

En bas, j'ai fait comme si rien ne s'était passé, et surtout, éviter de le regarder. J'avais le sourire et je discutais avec ceux que j'aimais bien. Thomas m'avait tirée à côté de lui et avait passé un bras autour de ma taille. De temps en temps, il me faisait un bisou sur la joue, me disant à quel point il était content de me voir. C'était rassurant.

J'ai passé une chouette soirée. Dans le bar où on a été prendre un verre avant de finir en boîte, Pascal restait tout près et a cherché à discuter avec moi à plusieurs reprises, mais Olivia s'est arrangée pour nous interrompre à chaque fois.

Je n'avais pas vu la nouvelle copine à Thomas, je pense que c'est pour ça qu'il est resté collé à moi, jouant les chevaliers servants. C'était amusant et rassurant. D'ailleurs on a beaucoup dansé ensemble. Pascal a dansé avec moi aussi 1 ou 2, peut-être 3 fois. La 2ème fois, Olivia est venue se planter là.

Elle ignorait peut-être que je connaissais Pascal depuis plus longtemps qu'elle, et on avait l'habitude de danser ensemble. Ça venait naturellement.

Et hum... Olivia ne dansait pas très bien. On aurait dit qu'elle n'entendait pas le tempo, ce qui donnait l'impression de danser à côté de la mesure. Olivia bougeait beaucoup du popotin, probablement parce qu'elle pensait être sexy, mais ne suivait pas le rythme. On dirait que c'était un exercice pour faire sexy. Un peu ridicule.

Olivia a bien essayé de se mettre entre nous, en me tournant le dos, se plaçant devant Pascal. Il lui souriait, mais se débrouillait pour qu'elle soit obligée de se retourner ou se mettre de côté.

C'était subtile. Caro et moi avons quitté la piste avant qu'elle ne lui fasse une scène ou lui demande de retourner à la table. Elle l'a fait un peu plus tard, mais Pascal lui a dit qu'il arrivait et a continué à danser avec moi et Caro.

Avant de voir Pascal partir avec sa pouffe, j'ai préféré rentrer avant eux et dormir avant qu'ils ne rentrent. Je ne voulais pas les imaginer ensemble, ou l'imaginer dans ses bras. Heureusement, les verres de vodka que j'avais bu allait m'aider à sombrer rapidement dans les bras de Morphée.

Quant je me suis levée le lendemain, Pascal et quelques autres copains étaient déjà parti, soit skier, surfer ou faire un sport quelconque. J'avais pensé rester tout le week-end, mais j'ai soudain eu envie de rentrer. Caro était avec eux, alors je lui ai laissé un message, comme à Thomas et je suis partie.

Je savais que Pascal allait être déçu que je ne lui ai rien dit. Tant pis.

Les semaines qui ont suivi, Pascal a essayé une ou deux fois de m'appeler, mais je n'ai pas osé répondre. J'ai répondu 1 fois sur 2 à ses messages. Oh, il ne disait rien de compromettant, juste des "coucous, ou comment tu vas, qu'est-ce que tu fais, ou ça te dit de venir prendre un verre avec moi ce soir, ..."

Thomas avait recommencé à m'appeler plus régulièrement. Je lui ai dis que ses appels m'avaient manqués, et je ne me suis pas gênée de lui reprocher de m'avoir laissé tombée dès qu'il a eu une copine.

Puis un soir, fin mars, Pascal, après avoir essayé de m'appeler sans succès, m'a laissé un message pour me demander d'accepter de le voir juste 5mn...

J'étais chez Jérémy, et on s'apprêtait à dormir. J'avais pensé tout simplement ignorer son message. Puis, je me suis rappelée, qu'il y avait pas si longtemps, je lui avais fais la même demander et il avait répondu présent. Ce serait horrible si je ne répondais pas ou n'allais pas le retrouver, parce que la prochaine fois, lui aussi pourrait m'ignorer et ça me ferait du mal.

Jérémy, médusé, m'a vu sauter du lit et m'habiller à la hâte. J'ai bafouillé que je devais rentrer et je suis partie à toute vitesse. Je voulais éviter de m'enfoncer dans les mensonges. Je suis sûre que demain, il va me demander ce qu'il y avait et d'ici là, je trouverais certainement une bonne excuse.

On s'est retrouvé au même endroit. Pascal était déjà là et m'attendait adossé à sa voiture. Je l'ai laissé me serrer dans ses bras. J'ai senti son bisou dans le cou. Je pense qu'il le sait, parce que j'ai frissonné de tout mon long.

Au moment de se séparer, Pascal m'a retenue et a osé m'embrasser. Ce n'était pas juste un bisou sur la joue ou sur les lèvres, mais un vrai baiser. J'avoue que je m'y attendais pas. J'étais même un peu choquée. Ce qui m'a choqué, c'était que j'avais répondu à son baiser.

Je crois que j'ai dû prendre la fuite après. Je ne me rappelle plus très bien. Rien que de penser à son baiser, j'ai les joues qui picotent. Je dois être toute rouge, enfin, mes oreilles.

Si j'étais restée, je ne suis pas sûre que j'aurai pu lui résister s'il aurait cherché à aller plus loin. J'avais un peu honte d'avoir répondu à son baiser. Honte vis-à-vis de Jérémy. Et la question de ma relation avec Jérémy m'a perturbée...

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Mars 2017 - Espoir qui s'envole (part.1)

Publié le par JaneDo

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Mars 2017 - Espoir qui s'envole  (part.1)

Cela faisait des mois que Pascal m'avait jetée, mais je souffrais toujours autant. De voir Pascal même de mal me faisait mal maintenant. Mais... de ne pas le voir me pesait aussi. Pascal me manquait jusqu'à l'os. Parfois la manière qu'il m'avait traitée me fichait en colère. Dans ces moments là, qui durait maintenant parfois quelques jours, je recommençais à fonctionner. Ça avait l'avantage de me sortir temporairement de ma déprime.

J'avais perdu beaucoup de poids, je ne ressemblais plus à la petite rondouillette que Pascal aimait tant. La colère me rappelait qu'il en avait rien à foutre. Alors je ressortais faire la fête avec des amis, dans les bars.

Jérémy naviguait de plus en plus dans ma sphère. On commençait à se voir de plus en plus. J'étais parfois contente de passer mes soirées avec lui. Et c'était souvent quant la morsure de l'absence de Pascal me donnait envie de mourir.

La seule chose que je n'avais pas encore trouvé le courage de faire, était d'aller rejoindre mon ex-équipe à Gstaad. C'est vrai que j'en avais de plus en plus envie. D'y penser, si je n'étais pas dans la période "déprime noire", alors je sombrais.

Thomas et Caro m'appelaient de moins en moins. C'était de ma faute, mais ça me déprimait quand même. Je pense qu'ils savaient que j'allais refuser ou inventer une excuse.

Je n'avais pas pu trouver le courage d'aller avec Jérémy au chalet à Gstaad, parce que ça aurait signifié, plus que tout autre chose, qu'on était ensemble, qu'on sortait ensemble.

Et je crois que quelque part dans le fin fond de ma conscience, j'espérais encore que Pascal me reviendrait. Ces moments là, je m'enfermais chez moi, non comunicado, et je pleurais en silence, comme une pauvre madeleine, cachée dans ma chambre. Ces moments là, le chagrin me donnait l'envie de ne plus exister. Je sombrais jusqu'au fin fond du gouffre. Je priais à Dieu, que je sais ne pas exister, avec la folle envie de faire un pacte avec le Diable, entité qui existait peut-être, une âme mauvaise qui flotte autour de nous, prêt à engouffrer notre vie et notre âme.

Si je décidais d'aller au chalet, pour moi, je devais y aller seule. Avec Jérémy, ça voudrait dire partager la même chambre, et porter l'étiquette de couple. J'avais peur de ruiner mes chance, s'il y avait un mince espoir que Pascal revienne. De me rappeler, que lui se foutait pas mal de moi et de ma vie, me faisait ou sombrer ou me révoltait.

Dans ces moments, je me rappelais des moments passé ensemble, de sa tendresse, de faire l'amour avec lui, de ses sourires, du son de sa voix, de son rire... et je me rappelais que c'était avec une autre maintenant. Qu'il ne devait certainement plus penser à moi. Je savais bien qu'il fallait que je me secoue et que j'arrête de fantasmer sur le passé.

Jérémy était adorable. Mais bon, c'était pas difficile, ils sont toujours adorables au début. Je vivais encore trop dans le passé avec l'espoir inutile de retrouver les bras de Pascal, pour faire attention aux défauts de Jérémy. Il en avait sûrement, mais j'étais contente de l'avoir et de ne pas être seule, sinon, je crois que je passerais mon temps à pleurnicher sur mon sort.

J'avais aussi revu Layne, et à ma honte, j'ai passé la soirée à lui parler de Pascal... J'ai fait l'amour avec lui, pour me convaincre que je le pouvais encore, que je ne sortais pas avec Jérémy. Aussi peut-être pour le garder comme carte de secours. Avec tout le poids que j'avais perdu, Layne me trouvait nettement plus sexy, et me l'a fait comprendre.

Un soir, j'ai craqué et j'ai appelé Pascal. J'avais pleuré presque 1h sur la perte de celui que j'avais cru m'aimait, parce qu'il était évident que ce n'était plus le cas. Puis, déchirée de douleur, je l'ai appelé, après lui avoir laissé un message pour l'avertir que j'allais l'appeler. Il devait être plus de 22h, c'était tard, mais c'était le seul moyen d'être sûre qu'il n'était pas à un entrainement quelconque.

J'avais passé chez lui et je n'ai pas vu sa voiture. Il n'y avait pas de lumière. J'étais désespérée. J'avais roulé à travers la ville, et je me suis parquée au bord du lac, à un endroit où on se retrouvait parfois, il y a bien longtemps. J'avais tellement envie de le voir, alors j'ai fais ce que je n'aurais jamais imaginé faire; faire le 1er pas et le contacter.

Je n'ai pas tourné autour du pot et lui ai dit que j'avais envie de le voir. Je voulais qu'il me serre dans ses bras. Même si c'était seulement 2mn, et après je m'en irais, je ne l'embêterai pas. J'étais surprise qu'il n'ait pas cherché à m'envoyer bouler. Il a juste demandé où j'étais.

De le voir, mon cœur a sombré. Horrible, mais j'aimais toujours Pascal et je lui étais reconnaissante d'être venu. Je me suis collée à lui et l'ai entouré de mes bras. Il m'a serré contre lui sans rien dire. Je crois que je me suis remise à pleurer, mais en silence. D'être dans ses bras était un bout de paradis pour moi.

Je crois qu'on est resté 5mn comme ça. Puis je me suis forcée à me détacher de lui pour partir, comme je l'avais promis. Pascal m'a retenue et a dit qu'il n'était pas pressé. Alors j'en ai honteusement profité.

Toujours sans un mot, il m'a serré dans ses bras. Ahhh, le bonheur de sentir son corps contre le mien. J'aurai voulu me noyer en lui.

Pascal me serrait fort. Alors j'ai commencé à débloquer et à imaginer qu'il en avait peut-être aussi eu envie, et que c'était pour ça qu'il était venu. Peut-être que je lui manquais. Puis j'ai pleuré en réalisant que je fantasmais seulement. S'il en avait tellement eu envi, il m'aurait appelée depuis longtemps.

Je crois qu'on est resté comme ça au moins encore 15 minutes. Pascal me caressait la tête, la nuque et je frissonnais de sentir la chaleur de ses mains. De sentir sa tête appuyée contre la mienne. Parfois sa joue.

J'avais envie de lui caresser le visage, sentir ses lèvres sur les miennes, mais je me suis retenue. Je ne voulais pas lui faire regretter d'être venu.

Sans oser le regarder dans les yeux, lentement je me suis détachée de lui. J'ai dû murmurer un merci et je suis partie. Il n'a rien dit. Dans mon rétroviseur, je l'ai regardée debout devant sa voiture, les mains dans les poches, me regarder m'éloigner.

J'avais moins de peine. Je n'ai pas trop pleuré. Je crois que j'éprouvais un énorme soulagement que Pascal soit venu. Son silence aussi m'avait fait du bien. Ç’aurait été atroce s'il m'aurait demandé ce que je voulais, pourquoi je l'avais appelé, pourquoi je ne me suis pas tournée vers quelqu'un d'autre. Non, il n'avait rien dit et c'est ce qui avait soulevé le poids qui pesait sur mon cœur. J'avais moins mal.

Je n'ai pas été au chalet ce week-end, je me serais sentie plus que gênée. Mais le week-end suivant, alors que Jérémy était en déplacement, je suis allée à Gstaad.

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13 au 28 Février 2017; Un peu déçue...

Publié le par JaneDo

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13 au 26-28 Février 2017; Un peu déçue...

Mardi soir, j'étais nerveuse. Je vais pas mentir, j'espérais que Pascal avait insisté pour me voir, pour me dire qu'il voulait qu'on se remette ensemble; qu'il avait plaqué Olivia... Donc, j'étais nerveuse, mais aussi, très excitée. Je voulais être au top. Parce qu'enfin, si Pascal avait tellement voulu qu'on se voit, c'était parce qu'il avait quelque chose d'important à me dire.

Mon cœur tapait à plein régime, mes jambes me tenaient à peine quant je suis entrée. Pascal s'est levé et mon cœur a raté quelques battements. Aïïïïe, je le trouvais toujours aussi... Ouf, le souvenir de ses derniers mots quant il m'a jetée m'ont aussitôt remis la tête à l'endroit.

Sans un sourire, je me suis assise et j'ai attendu. Il avait fait un geste qui indiquait qu'il pensait me faire la bise. Son bisou sur la joue, il pouvait se le carrer où je pense. Je n'avais pas l'intention de lui facilité les choses. Pascal m'observait et ne disait rien. Ça me foutait mal à l'aise.

J'ai fini par briser le silence, le regarder et lui demander pourquoi est-ce qu'il avait fait ça; pourquoi m'inviter moi et pas sa copine du moment (failli dire "la connasse") ou sa femme! Après avoir jouer un petit moment avec sa serviette, il a plongé ses magnifiques yeux verts dans les miens. Aïïïe, je dois faire attention de ne pas me laisser attendrir. L'horreur, c'est que je l'aime toujours ce voyou. Mon cœur bat toujours de travers dès que je suis trop prêt de lui.

Pascal a dit qu'il voulait passer cette soirée avec moi. Comme toutes les St-Valentin. Même si parfois il n'avait pas pu. On avait été ensemble si longtemps, qu'il trouvait normal d'être avec moi ce soir.

  • Maintenant qu'on n'est plus ensemble? J'ai secoué la tête. Ça n'a aucun sens!

 

Je faisais attention de ne pas me lâcher, de ne pas sourire, de me montrer froide. Je crois que Pascal le sentait. Il ne souriait pas non plus, et semblait contrarié. Peut-être à cause de mon humeur. Je montrais bien à quel point j'étais mécontente d'être là. Bras croisés, regards fuyants, je soupirais beaucoup. Comme si j'attendais que le temps passe au plus vite.

Pascal m'a expliqué que, parfois il n'avait pu se libérer pour des occasions comme la St-Valentin ou Nouvel An et il savait à quel point ce genre de fête comptait pour moi. Il savait que j'avais été extrêmement déçue, mais ça ne voulait pas dire que ça ne lui faisait rien. Bien au contraire.

Je restais sur mes gardes, et j'attendais. J'espérais. Mais, rien de ce qu'il disait ne pointait dans la direction espéré. Pascal ne cherchait pas à recoller les morceaux comme je l'avais rêvé.

J'ai pensé à Olivia. Elle devait sûrement être furax que Pascal n'avait pas pensé à elle ce soir. Je me suis détendue. Il fallait que je fasse un effort, que je remette un pied dans la place. Si je voulais continuer à avoir une petite chance, je ne devais pas rester aussi distante.

On s'est mis à discuter, même quant on a été servi. Il m'avait invitée à La Grappe d'Or à Lausanne. Un des restaurant les plus côté et cher. Et c'était bon. Pourtant, je ne pouvais pas trop mangé. J'avais promis à Jérémy de passer chez lui. Il me préparait à manger.

Pascal m'avait invitée, parce qu'il espérait qu'on reste proche, qu'on soit ami. Il voulait que je sache que je pouvais toujours compter sur lui. Il voulait renouer le contact, qu'on discute pour réussir à tirer un trait sur ce qui nous éloignait. Il n'aimait pas comme les choses ont tourné, qu'on ait l'air de se faire la gueule. (Pfff, impossible!) Il voulait que je continue à faire partie de sa vie.

Comme amie? Pascal, tu rêves!

Pascal a remarqué que je ne faisais que goûter un morceau par-ci, un morceau par-là. Je lui ai dis que Jérémy me préparait à manger. Mais je ne pouvais pas ne pas goûter. Pascal a fait la grimace. Il a voulu savoir ce qu'il en était avec "ce Jérémy". Je trouvais que ça ne le regardait pas vraiment, et je préférais ne pas en parler avec lui.

J'ai perçu un petit grincement... J'espère que ça lui fait quelque chose... Après tout, moi aussi je supportais bien le fait qu'il soit avec une autre. C'est pas pour autant que j'ai envie de parler d'elle avec lui. Pascal pensait qu'on pouvait partager ce genre de choses, étant donné qu'on était plus que des amis. Moi non.

Un peu après 22h, j'ai filé. Jérémy m'attendait. Je lui avais dis que je serais chez lui à 22h au plus tard et j'étais en retard. J'ai laissé Pascal devant le restaurant. Les mains dans les poches, il m'a regardé m'éloigner. Il y était encore quant j'ai passé en voiture.

Jérémy a été chouky, il m'avait préparé un petit festin. Puis, il m'a avoué que c'était sa mère qui avait fait le plus gros; Filet mignon de veau, sauce aux morilles. Et c'est lui qui a préparé les frites seulement quant je suis arrivée. Ah, c'est lui qui a préparé les carottes vichyssoise aussi. Un délice total. Il savait que c'était un de mes plats préférés.

J'ai dormi chez lui et je me suis levée en même temps que lui, pour rentrer chez moi après le petit café du matin ensemble.

Il va falloir que je fasse attention de ne pas rester chez lui trop souvent, surtout au début. Peut-être aussi que je lui explique que je n'ai aucune envie de vivre à la colle avec qui que ce soit. J'aime vivre seule. Il va sûrement me poser la question de mes colocs, donc il va falloir que je lui explique que, les colocs vivent leurs vies, eux comme moi n'avons pas de compte à nous rendre.

Vendredi, Jérémy m'avait proposé de partir en week-end avec lui. Il devait être à Oslo lundi matin pour le boulot. Afff, j'aurai bien aimé passé une soirée avec lui, mais peut-être pas tout le week-end. Et je n'avais pas trop envie d'être plantée à Oslo par ce froid le lundi.

En plus, on ne se connaît pas encore assez pour que j'aie le courage de me lancer dans un week-end entier avec lui. Mais, je ne peux pas vraiment lui dire ça, sans que ça le fasse tiquer! Ma porte de sortie a été une fois de plus ma famille. Je crois que j'ai un peu peur de m'attacher... Parce que je crois que j'ai peur de finir par le décevoir si tout à coup je me laisse encore entraîner dans ma folie pour Pascal.

Argh... je sais que quelque part... je l'attends toujours... j'espère toujours... et plus le temps passe, plus j'ai peur, pus j'ai mal qu'il soit encore avec cette greluche. Et quand je pense à ça, je lui en veux et je me refuse à retourner vers lui. Mais, hahaha, soyons sérieux, il n'a pas l'air de le vouloir. Il veut de l'amitié... le con, est-ce qu'il pense vraiment que ça me suffit? Mais bon... s'il n'a rien d'autre à m'offrir... .... ça... ça me fait mal d'y penser...

Mais je ne le veux pas... Je ne peux pas permettre, même à Pascal de me traiter comme il l'a fait. Pourtant... pourtant... il y a des moments où je sens la morsure, l'envie infini d'être prêt de lui. De le sentir à côté de moi, de dormir dans ses bras... Arf, non non et non, je ne dois pas y penser.

Donc, samedi, on a passé la soirée ensemble et je suis rentrée, vu que, d'après mon excuse bidon, j'avais un dimanche en famille. J'ai un peu regretté, parce que je passais un super moment. Il était tout doux et adorable avec moi. Je me suis trouvée rude de partir juste après avoir fait l'amour. Je me suis sentie coupable, alors je me suis rattrapée en l'appelant dès que je suis arrivée à la maison. On a papoté jusqu'à s'endormir au téléphone.

Jérémy est rentré mercredi d'Oslo, et devait repartir à Paris le jeudi soir, donc on n'a pas pu se voir. Il avait des amis à Paris et aurait aimé que sa copine "moi", l'accompagne à Paris. Hum, encore une fois, trop tôt, alors j'ai inventé une excuse.

Le week-end, alors que Jérémy sera à Paris, j'étais sensée monter à Gstaad rejoindre mon ancienne équipe. J'avais dis à Caro que j'y allais. Mais, le vendredi, j'ai flanché, je n'avais pas envie d'y aller. J'avais envie d'être un peu seule.

Marie m'avait aussi invitée pour les 18ans de Roméo, mais... hum... je n'avais pas envie de bouger de la maison. Kaya et Valério n'étaient pas là, alors j'avais toute l'appart pour moi, et je comptais bien profiter d'un de tranquillité. C'était le pied!

Pascal avait imaginé que j'allais courir à Gstaad je crois. Parce que ne me voyant pas arriver vendredi soir, il a appelé. Évidemment, je n'ai pas répondu, le laissant imaginer ce qu'il voulait. Je n'y suis pas allée parce que je pense qu'il faut que je reste à distance de Pascal. J'ai trop peur d'être trop prêt de lui. Je sens que je ne suis pas encore assez forte, parce que je l'aime toujours à la folie... même si je crois que je commence à aimer Jérémy.

Je crois qu'on peut aimer 2 personnes en même temps...

Jérémy a passé le week-end à m'envoyer des photos de ses amis avec ou sans lui, d'où il était, me racontant ses aventures du week-end. J'ai essayé de répondre à tous ses messages, mais il y en avait trop. Pour finir, j'aurai dû rester constamment plantée sur mon natel et je n'aurai pas pu regarder mes films ou faire de siestes. Alors de temps en temps, je lui disais que je devais y aller, que je n'avais pas de réseau, que je répondrais dès que je rentrerais...

Aïe, je suis une horrible solitaire... J'espère qu'il supportera mes travers!!!

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01 au 12 Février 2017; Nouveau début?

Publié le par JaneDo

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01 au 12 Février 2017; Nouveau début?

Pascal m'a invitée pour la St-Valentin... Je sais que j'aurai dû refuser, et que c'était trop vite après s'être vu après un mois entier sans nouvelles. J'aurai dû dire non, mais... je n'arrive jamais à lui résister. J'étais aussi curieuse, Curieuse qu'il m'invite moi, alors qu'il sort visiblement avec quelqu'un d'autre, et que sa femme était là!

On s'était croisé à la petite sauterie que Paul avait organisé au chalet de ses parents à Verbier. Paul m'avait appelée personnellement et insisté que je vienne.

J'étais sortie avec Jérémy dans l'expectative d'une occasion de ce genre. J'avais perdu plus de 25kg, je souffrais toujours autant du manque et de la séparation. Je ne me ressemblais plus. J'avais aussi du mal à tourner la page et tout simplement... vivre!

Pourtant, Jérémy me plaît bien. Il a un joli sourire. Il est discret et sûr de lui, une qualité que j'aime chez un homme. Oui, j'aime beaucoup son sourire et sa manière concentrée de faire attention à ce que je dis. Par contre, son prénom me dérange toujours autant.

Quant je l'ai invité au chalet à Verbier, Jérémy m'a posé des tas de questions. Il était au courant que je sortais avec Pascal. Au courant aussi que chaque fois qu'on s'était séparé, j'étais retournée avec Pascal. Il avait entendu qu'on n'arrivait pas à se séparer. Il a voulu savoir si je l'avais invité pour titiller Pascal. Bref, il voulait savoir s'il était un pion.

J'aurai pu mentir, mais j'ai préféré lui donner une demi vérité; que je ne voulais pas y aller toute seule. J'avais réalisé qu'il savait beaucoup de choses. Je ne savais pas comment il avait pu apprendre autant de choses sur moi, sur nous. Je suis certaine de ne l'avoir jamais vu avec l'équipe.

J'avais donc réservé 2 chambres dans un hôtel de la station pour nous. Je ne voulais pas dormir au chalet avec tous les autres. Et ça nous permettait de partir si on le voulait. Quant je disais que Jérémy était sûr de lui; il a fait aussi des réservations, mais 1 seule chambre. Donc, j'étais consciente que j'allais passer à la casserole!

On est arrivé à la petite Party en début de soirée. Les autres étaient là certainement depuis le début de l'après-midi.

C'était bizarre de voir tout le monde. Caro a failli pleuré de me voir après un si long silence. J'ai été remercier Paul pour son invitation et lui ait présenté Jérémy. Faut dire que j'aime beaucoup la station de Verbier. Peut-être même plus que Gstaad.

J'avais l'impression d'être la petite nouvelle, parce que tout le monde me disait à quel point j'avais changé et tout. Hum, ça m'a embarrassé; d'avoir autant maigrit, montrait que j'avais dû souffrir un max de ma rupture d'avec Pascal. J'espère seulement que j'arriverai à démontrer que c'était du passé.

J'ai salué tout le monde, sauf Pascal et Olivia. Je me suis arrangée pour saluer Thomas en vitesse quand Pascal s'est éloigné. Jérêm se lie facilement, alors il ne lui a pas fallu longtemps pour s'intégrer. Son attitude me plaisait et je me suis même surprise à l'observer. Caro m'a fait remarqué que je le regardais tout le temps et que je souriais aussi. Elle m'a aussi dit que Pascal, lui aussi m'observait.

Peu avant qu'on parte, je suis sortie sur la terrasse fumer tranquillement. Jérêm faisait tout le travail de sociabilité pour moi. J'étais rassurée. J'avais eu peur qu'il se sente mal à l'aise. Faut avouer qu'il n'est pas mal du tout; cheveux châtain clair, qui lui arrivent aux épaules, qu'il avait attaché en queue de cheval. Épaules larges. J'étais assez fière d'être avec lui, il est beau gosse!

Pascal est sorti me rejoindre sur la terrasse et j'ai voulu filer. Je n'étais pas sortie dans l'intention qu'il me poursuive. Et je ne voulais pas que Jérêm me voit en train de lui parler.

Mais Pascal m'a barré le chemin. Il m'a reproché de l'avoir ignoré, de ne pas lui avoir dit bonjour. Il m'a dit que j'étais jolie, mais qu'il préférait quand même mieux quant je suis plus ronde. Alors là, qu'est-ce que je m'en fous de ce qu'il préfère!

A vrai dire, ça m'a emmerdée de devoir lui parler. Ce n'était pas prévu, j'aurai dû partir avant, ne pas lui laisser l'occasion de m'aborder.

Sans perdre de temps, Pascal m'a proposé de manger avec lui le soir de la St-Valentin. J'ai refusé. Il a insisté. Je lui ai dis que j'avais d'autres plans. Je pense que Jérêm m'invitera certainement pour la St-Valentin, alors je ne pouvais pas accepter l'invite de Pascal. Et je n'en avais pas envie.

Pascal croyait quoi? Que j'étais à sa disposition ou quoi? Que je n'attendais que ça? Ça avait toujours été la galère à la St-Valentin, et maintenant qu'il est avec une autre, il pensait que j'attendais sur une étagère qu'il pense à moi ce jour là? Pfff, pas question.

Puis, il a fait un truc qui m'a fait sursauté et mise mal à l'aise et m'a obligée à accepter pour qu'il se relève et arrête; il s'est mis à genoux et m'a suppliée d'accepter. Malade! A travers les baies vitrées, son geste n'a pas passé inaperçu. D'ailleurs, la connasse d'Olivia s'est immédiatement pointée pour lui demander ce qui se passait. J'en ai profité pour me tirer.

Je pensais que Jérêm n'avait rien remarqué, mais quand on est parti une demi heure plus tard pour rentrer à notre hôtel, il m'a demandé ce que c'était le cirque sur le balcon tout à l'heure. Alors je lui ai dis. C'était aussi pour le bloquer plus tard, s'il avait eu l'idée de m'inviter pour la St-Valentin. Et comme je le pensais, il m'a dit que pour lui, ça allait de soit qu'on se voyait ce soir là. Maintenant c'était fichu.

Il m'a demandé si j'avais l'intention de retourner vers Pascal. J'ai dis que non, qu'il en était pas question. Que Pascal m'avait invitée pour se racheter de la dernière St-Valentin qu'on n'avait pas pu passer ensemble.

En fait, je ne savais pas vraiment... et j'étais curieuse de voir comment les choses allaient évoluer avec Jérêm... Est-ce que c'était aussi le cas de Pascal quant il m'avait plaquée?

Au lieu d'aller directement à l'hôtel, Jérêm m'a entrainée dans le Pub du centre de Verbier. C'était plein à craquer, mais on a trouvé 2 tabourets dans le fond au bar. Je crois que c'était la première fois qu'on se retrouvait en tête à tête aussi près l'un de l'autre. Je ne parle pas des 2 dîners en tête à tête, parce qu'on était séparé par la table, et occupé à manger.

Là, la musique, les lumières tamisées, Jérêm s'est mis à me draguer... et j'avoue que ça marchait... ça ne me déplaisait pas du tout... On s'est mis à se faire des petits bisous, puis à s'embrasser.

Wahhh, il embrasse bien! Ses lèvres sont douces, et pas de langues intrusives et rotatives! J'aime! Et j'avoue aussi que... faire l'amour avec lui était... positivement génial ! Je ne pensais pas que j'apprécierai autant. C'était vraiment génial. J'étais toute retournée.

Et pas une fois je n'ai pensé à Pascal pendant cette nuit dans ses bras. Ce qui m'a quelque peu perturbée le lendemain.

Parce que, avant de quitter le bar hier soir, l'équipe qui était au chalet ont débarqué. On ne faisait pas vraiment attention aux autres. Ce n'est que quant Caro est venue vers nous qu'on a su qu'ils étaient là. Je n'ai pas cherché Pascal des yeux, mais je l'ai croisé sur le chemin de la sortie. Nos yeux se sont accrochés l'espace d'une seconde.

Paul nous a arrêté dans notre progression. Il croyait qu'on était parti, et nous invitait à passer la nuit au chalet. Jérêm lui a dit qu'on avait préféré prendre une chambre dans un hôtel, n'étant pas sûr qu'il y aurait de la place. Heureusement, c'était trop tard pour qu'on puisse changer quoi que ce soit. Jérémy avait répondu pour moi.

J'aime cette manière de prendre les choses en mains! J'étais contente de rester en retrait et laisser mon homme s'occuper de tout. On se tenait par la main, et j'ai vu les yeux de Paul effleurer nos mains à plusieurs reprises dans les quelques minutes qu'ont duré l'échange.

On est rentré le lendemain après midi. Jérêm espérait qu'on passe le reste du week-end ensemble, mais j'ai prétendu avoir des obligations familiales le dimanche. On a passé l'après-midi et la soirée ensemble, et Jérémy m'a ramenée chez moi un peu après minuit. Je voulais rentrer me remettre de mes émotions. Sautiller de bonheur, sourire comme une idiote; toutes ces petites choses que font les filles quant personne ne les regarde.

Je m'attendais à trouver des messages de Pascal, mais il n'y en avait aucun. Caro par contre me disait que Pascal avait passé une mauvaise soirée et était de super mauvaise humeur. Il n'avait pas dû aimer voir que j'avais tourné la page sur lui. Il l'avait questionnée pour lui tirer les vers du nez. Elle n'avait pu lui dire grand chose, parce qu'elle ne savait pas qu'on avait commencé à se voir.

Je ne savais pas si ça me faisait plaisir ou non de savoir que j'avais réussi à ébranler Pascal. Je crois que ça m'était un peu égal. Je crois que je commençais à éprouver quelque chose pour Jérémy, malgré son prénom. Et je voulais voir... Jérémy était intéressant. Non, il m'intéressait. Je ne voulais pas arrêter de le voir... Même pour Pascal ?

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Janvier 2017: L'année commence mal

Publié le par JaneDo

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Janvier 2017: L'année commence mal

C'est l'hiver, oui, je me sens hiver. J'ai froid, les journées passent à la vitesse d'un escargot. Et les nuits... je n'arrive pas à dormir. Je suis profondément triste. Comment peut-on effacer quelqu'un qu'on dit aimer, avoir aimé, aussi facilement? Comme un pet dans l'eau? Est-ce que ça lui arrive de même penser à moi? Un peu? De temps en temps? .... jamais?

Tout me semble sombre autour de moi. Noir. Pascal m'a juste effacée. Oubliée.

Tout me fait mal, comme de savoir qu'il sourit à un autre visage, il rit avec une autre. Et je ne veux même pas penser au reste, sinon, je vais encore avoir envie de mourir. J'ai perdu 10kg pendant les fêtes. Le moment où tout le monde s'empiffre et prend du poids, moi j'en ai perdu sans effort.

Je me suis forcée à manger, mais on dirait que la dépression bouffe tout.

Grâce au ciel, je suis seule à la maison, sinon je serais obligée de me cacher dans ma chambre. Je peux circuler en zombie dans mon appart sans faire peur à qui que ce soit.

Ahhhh, la vue depuis mon balcon est à couper le souffle. J'adore trop. Je ne me lasse pas de m'assoir là, malgré le froid et regarder le lac, les lumières du soir sur la ville. J'aime, j'aime, j'aime cet appartement. C'est presque la seule chose qui donne un peu de répit à mon état de légume zombi-ïque.

Mais pourquoi est-ce que je crois l'aimer encore? Est-ce que c'est comme ça que j'ai envie d'être aimée? NON. Alors, pourquoi est-ce que je souffre encore? J'ai fait mes 3 jours de larmes, je me suis empiffrée au début, après je vomissais de dégoût. Seule une bonne dose de Vodka arrive à me terrasser et m'aider à dormir quelques heures.

Je me réveille avec la tête dans un étau, et je me rappelle...

Dire qu'il est rentré et qu'il ne m'a même pas appelée! Mais bon,  d'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il m'appellerait? Je n'existe plus. Si j'avais été plus comme Caroline, je pourrais lui tourner autour au moins. Mais non, il fallait que je sois si coincée, si fière, si froide.

Ma fierté m'empêche de me pointer dans son entourage sans y être invitée, je suis si coincée que je n'ai jamais vraiment noué de relation avec les autres. Je suis si froide que personne n'ose m'approcher si je ne les y encourage pas.

Je crois que je me sens seule. Je ne connais pas ce sentiment, alors je ne suis pas sûre, mais je me sens déprimée de voir les lumières dans les autres appartements. Ils sont en train de vivre eux, moi... Moi? Je végète. J'attends. Mais je ne sais pas ce que j'attends, parce que je sais que ce que j'espère n'arrivera pas.

Non, je ne crois pas que je me sens seule, parce que sinon, je voudrais voir d'autres gens, parler à quelqu'un. Et je n'ai envie de parler à personne. Je n'aimerai pas avoir du monde autour. Alors ce n'est pas ça. C'est autre chose, le manque d'une seule personne. Pascal me manque. Et je ne sais que faire de moi sans lui.

Jérémy m'a invitée à aller prendre un verre un soir. Vu mon état, j'ai inventé une excuse bidon; souper en famille, pour refuser. Il avait essayé de m'appeler, mais évidemment, je ne répondais pas, alors il a fait son invitation par sms. Inutile de dire que je n'avais pas répondu aux appels de Caro. Désolée copine. Je ne voulais voir personne.

Brian m'a appelée au milieu de mon brouillard. Je lui ai raconté et il n'a eu qu'un mot; "asshole" (trou-du-cul ou enfoiré). Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a fait du bien. Peut-être parce que je le pensais. Il a été ferme; "Je ne dois absolument pas l'appeler. Ni tourner autour de lui. Ni aller dans les endroits où il traîne".

Brian m'a donné un conseil que je n'avais pas envie d'entendre; attendre... Et je n'ai pas envie de l'écouter. Si d'ici le mois prochain rien ne se passe, alors seulement là, je peux agir et faire en sorte de le croiser. Seulement le croiser, pas aller vers lui, pas lui parler, ni le regarder. Rien. L'ignorer, mais faire en sorte qu'il me voit. Et pour ça, je dois me retaper une santé pour ne pas apparaître devant lui, sans être au plus haut de ma forme.

Et surtout ne pas rester longtemps. Disparaître avant de lui laisser le temps de venir, sous prétexte de dire bonjour, voir si je suis vraiment si bien que ça.

Comme je suis loin d'être au mieux... même si je n'avais pas envie d'écouter Brian, j'ai pas le choix, je dois rester loin de lui. Pourtant, je languis. Maintenant, je sais ce que veut dire ce mot. Kaya et Valério sont rentrés. Je me force, mais je souris. Je me montre pleine d'énergie, et pourtant s'ils savaient...

C'est à coup de médics que je tiens le coup et que je peux jouer la comédie. La nuit, je dors grâce aux somnifères. Maintenant, je prends double dose, sinon, je reste à regarder le plafond, ou à geler sur le balcon à fumer clopes sur clopes. Et le matin, avant que tout le monde se lève, je me réduis dans ma chambre.

Parfois, la fatigue l'emporte et je dors quelques heures; sous l'effet à retardement des somnifères.

J'ai failli craquer. Vers mi-janvier, Pascal m'a envoyé un message pour me souhaiter une bonne année. Je les insulté de tous les noms d'oiseaux. Le culot. Il proposait qu'on aille prendre un verre. Pfff. S'il croit que je peux m'asseoir gentiment, boire un petit verre pendant qu'il me parle de sa gourde? Non merci.

J'ai fini par accepté de sortir un soir avec Jérémy. J'avoue avec honte que c'était dans le but de l'utiliser plus tard...

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