330/2015 - Thanksgiving
Jeudi - 26 Novembre 2015 - 330/2015 - Thanksgiving
Je savais où habitait les parents de Pascal, mais impossible d’entrer sur la propriété sans se faire repérer. De toute façon, je n’avais pas l’intention de me pointer chez eux, et j’ai déconseillé à Caroline de tenter quoi que ce soit. Je ne pense pas que Pascal n'appréciera pas la surprise si elle se faire choper. Ça lui foutra la honte.
Arh... Aucune chance de voir Pascal ce soir, et je ne pense pas avoir plus de chance demain soir non plus. Je commence à ressentir un certain déchirement. Cette distance commence à me peser. On ne communique que par téléphone, et je le sens s’éloigner de plus en plus. Je culpabilise de ne pas savoir quoi faire. Mais, je crois que lui aussi.
Il y a un certain malaise entre nous. Pascal m’a fait sentir qu’il aimerait qu’on trouve le moyen de se voir, de parler. Je crois qu’il voulait me parler, mais j’ai pas tout de suite saisi et j’ai aussitôt changé de sujet. J’étais trop occupée à chercher dans son planning, un trou pour le voir, et je n’ai pas saisi qu’il voulait me proposer quelque chose.
On n’avait pas pu rester longtemps au téléphone, parce qu’il avait du boulot et qu’on a dû raccrocher quant ses collègues sont entrés dans son bureau. Si j’avais été attentive, je l’aurai laissé parlé, au lieu de m’emballer. Zut.
Pendant le dîner de Thanksgiving chez ses parents, Pascal m’a envoyé un message pour me souhaiter un joyeux Thanksgiving. Je savais par nos conversations, que je ne devais pas lui répondre.
Pascal effaçait aussitôt les messages qu’il m’envoyait, parce que parfois, Jess lui arrachait son natel pour voir à qui il parlait ou à qui il écrivait, ou le fouillait sans même s’en cacher.
On restait donc prudent. Pourtant, je me demande combien de temps encore je pourrais supporter cette situation. Je me sens abandonnée, paumée, je ne sais plus à quel saint me vouer. Je me demande où on va, ce que ça va donner... Aujourd’hui, ce n’était pas Thanksgiving pour moi!
Je me rappelle seulement avoir parlé avec Pascal. J’ai ensuite appelé Thomas. C’était pratiquement la première fois que je l’appelais. 
Je me suis tapée un dimanche complet de farniente totale. Après avoir rampé de ma chambre à la cuisine, pour me faire un café, j'ai atterri sur le canapé un moment, avant de retourner faire une sieste. J'étais naze et mal partout, à cause de la tension d'hier soir avec la neige.
Quant il a compris que sa femme resterait aussi, il a changé d’avis. Pascal tenait à ce que n’aille pas à Gstaad ce week-end.
Mercredi - 18 Novembre 2015
Tout le dimanche, j'ai flemmardé sur mon canapé, rattrapé un peu sur mon sommeil. J'étais raide. Je rêvais d'un week-end entier à ne rien faire d'autre que ce que je voudrais; c'est-à-dire; rien. Juste lire, peindre peut-être, regardé la télé, me tremper quelques heures dans un bon bain. Bref,