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Lun 15 au Mer 24 août 2016 - Je crois que j'ai compris...

Publié le par JaneDo


 Lun 15 au Mer 24 août 2016 - Je crois que j'ai compris...

Malgré ses messages pendant son week-end à Paris, Pascal ne m'a pas dit une seule fois que je lui manquais. Seulement pourquoi je n'étais pas avec eux, et que c'était dommage. Bien sûr, les heures auxquels il m'envoyaient les messages démontraient qu'il les envoyait vite fait avant de sortir, et ensuite rien, jusqu'au lendemain midi. Il ne s'inquiétait pas non plus de ce que je pouvais bien faire.

Ciel, si j'avais pu, j'aurai voulu voir son natel pour voir s'il envoyait aussi des messages à Olivia. C'était la 1ère fois où je me suis posée la question. Et j'ai réalisé qu'il en faisait probablement autant pour elle. Ça m'a fichu en rogne. Et moi qui trouvait ça chou, qui lui en avait fait le reproche, finalement, c'était pour qu'une autre en profite!

Peut-être que je lui poserais la question... quant je l'aurai éloignée... Éliminée de notre vie.

De retour, Pascal m'a appris que sa femme allait partir pour une semaine ou deux à NY pour régler des affaires.

Il se pourrait qu'il parte avec elle, mais revient quelques jours plus tard. Il ne pouvait pas rester plus de 3 à 4 jours là-bas, à cause du boulot. J'aurai bien voulu qu'on se voit jeudi soir, mais ça ne jouait pas pour lui.

Je n'ai pas demandé ce qu'il avait, parce que je sentais qu'il ne voulait pas me le dire, à sa façon de changer vite de sujet pour parler de Paris, ou du boulot. Pourtant, plus tard dans la conversation, il a laissé échappé qu'il allait nager après le boulot.

Je savais qu'il n'avait plus de matchs de Basket, même si son équipe jouait de temps en temps en semaine pour le plaisir, ou se préparait pour les tournois en week-end, ou parfois le jeudi ou vendredi soir, mais ce n'était rien de sérieux. Donc, il n'avait pas de stress la semaine à cause du basket. Peut-être encore avec l'équipe de natation ou l'entrainement des juniors? Mais depuis avril, il n'avait plus la natation non plus, jusqu'à mi-août, fin août. Il allait seulement pour lui...

Jeudi, Caro a quitté le boulot un peu plus tôt, et on a été attendre vers la salle de sport. S'il ne venait pas, on sera dévastée. Mais, on a attendu patiemment, après avoir cherché l'endroit idéal d'où voir le parking sans être vues. Ce serait le comble de se faire chopper ici. Comme la nuit tombait tard, on avait un peu les boules.

La piscine était un peu en contre-bas. Ce qui fait que, même dans le parking, on avait une vue panoramique sur toute la piscine. Il y avait du monde, et il fallait vraiment être aux aguets pour remarquer notre voiture parmi toutes ces voitures. Pascal n'est pas venu.

On est rentrée chez Caro, et bien sûr on a vite vérifié et on a été surprise de voir qu'il était chez lui. Il n'avait donc pas été nager!! On est retourné chez Caro, soulagée. Après 2 petits cafés, j'ai décidé de rentrer. Avant, je suis allée une dernière fois juste jeté un coup d’œil chez Pascal.

Aghhhh, il n'était pas là... Jess oui !

Les nerfs à vif, j'ai été le dire à Caro et on a sauté dans sa voiture pour courir regarder chez Olivia. Les battements de mon coeur me tapaient dans les oreilles, mais aussi jusqu'au bout des doigts. J'avais la chair de poule. Mince, il était sorti pendant qu'on buvait relax café sur café. La poisse.

Même si on a été voir chez Olivia, j'avoue que je ne m'attendais pas à y voir sa voiture. Vraiment pas. J'avais fini par croire qu'il était peut-être juste sorti acheter des clopes ou un truc aussi bidon. Que pendant qu'on faisait le trajet direction chez Olivia, il était sûrement rentré chez lui. Alors quant j'ai vu sa voiture... c'était carrément le choc.

Comment? Alors que sa femme était là? Il ne pouvait pas attendre son retour de N.Y. sans sa femme? Il était pressé à ce point là de la voir? Quant j'ai réalisé qu'il m'avait envoyé boulé pour ce soir pour elle, j'ai commencé à transpirer de rage. J'avais envie de faire du mal... Envie de voir quelqu'un souffrir autant que ça me brûlait de l'intérieur en ce moment. J'étais furax...

Déçue aussi, et je sentais qu'il m'échappait... que j'avais perdu... En regardant les choses avec du recul, je réalisais encore une fois, qu'il était distant, qu'il ne recherchait pas spécialement de contact, et surtout pas physique. Je comprenais maintenant que, même s'il n'osait rien dire, ou rien brusqué, il gardait ses distances à cause d'elle.

Je me suis rendue compte du gros vide dans notre relation ces temps, et les larmes sont tombées toutes seules... Caro a essayé de dédramatiser pour me consoler, mais elle aussi avait les larmes aux yeux.

On s'est éloigné en se demandant ce qu'on allait faire. Je crois que, ni l'une ni l'autre, ne voulions partir. On voulait le voir sortir de là. On voulait voir la tête qu'il ferait. On ne devrait pas, parce que ça ne changeait pas grand chose, mais je crois qu'on était incapable de s'éloigner de l'endroit où il se trouvait.

La nuit commençait à tomber, il était presque 21h, quant on a vu Pascal quitter l'immeuble d'Olivia. Il avait l'air content, et ça m'a serré le cœur. Content... Moi, ça m'a rendue triste. Très triste. Il est directement rentré chez lui. Avec son sac de sport sur l'épaule, comme s'il avait fait du sport. Ça m'a retourné l'estomac.

Le lendemain, j'étais malade. J'avais de la fièvre, moi qui ne suis presque jamais malade. Oui, j'ai des toux, des maux de têtes, mais je ne suis jamais malade au point de rester couchée. Là, j'étais lessivée. Fièvre, mal de tête. Pas fermée l’œil de la nuit. Mal au cœur.

J'avais froid mais la tête bouillante. Dans l'était que j'étais, je n'ai pas pris la peine de répondre à ses premiers messages. Ça a dû l'interpelé, alors il s'est acharné. Dans ma tête, je me suis dit; "non d'un chien, comment oses-tu après m'avoir rejetée pour voir l'autre pouffe jeudi soir". Mais j'étais trop mal pour même m'énerver. Comme il n'arrêtait pas, je lui ai dit que j'étais au fond du lit, malade comme un chien.

Est-ce que les chiens sont malades comme ça??? Pascal a demandé s'il pouvait faire quelque chose, m'apporter quelque chose. Et summum du blues, il a dit que, comme je ne lui répondait pas, il s'était demandé s'il avait fait quelque chose qui m'avait fâchée.

Wahhh, il ne doute de rien lui... Je me demande si je n'étais pas malade à cause de lui. Peut-être parce que je sentais que ça n'allait plus entre nous. Qu'on s'était beaucoup éloigné l'un de l'autre, qu'on s'était mis à se mentir effrontément, à se trahir, à s'humilier...

J'ai été malade tout le week-end. Mercredi, je me sentais un peu mieux, encore fébrile, j'ai pu me lever. Je n'étais pas à 100%, mais je pouvais recommencer à fonctionner.

A part ses messages, auxquels je répondais sporadiquement, je n'avais pas de nouvelles de Pascal. Je ne savais pas ce qu'il avait fait de son week-end, à part ce qu'il m'en a dit dans ses messages. C'est-à-dire, presque rien. Il m'a laissé croire qu'il n'était pas beaucoup sorti, à part pour un tournoi le dimanche, que lui et sa femme sont restés à la maison.

Lundi ou mardi, je ne m'en souviens plus, j'étais trop dans les vapes quant Pascal m'avait appelé et m'a dit que Jess était partie pour New-York.

Je pense que c'est pour ça que je me suis forcée à me lever rapidement en espérant qu'on se voit. Maintenant, il avait les mains libres, et j'espérais en profiter avec lui. J'étais quand même surprise qu'il n'était finalement pas parti avec elle pendant 3 à 4 jours comme il me l'avait dit.


Publié le 04/05/2019

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Lun 8 au Dim 14 août 2016 - Je crois que j'ai compris...

Publié le par JaneDo


Lundi 8 août 2016Toujours Paumée!

Comme c'est toujours le foutoir pour classer, je n'ai aucun plaisir à venir sur Eklablog pour mettre à jour mon journal.

Ça me gave! C'est même le foutoir pour écrire un article, la moitié se trouve en dehors de l'espace visible. Donc, ne s'adapte pas à l'espace écran...

Pfff! Et je parle même pas de la mise en page et autres... c'est la débâcle!

Est-ce que quelqu'un aime ce nouveau mic-mac? Arhhh, je suis venue pleine de bonnes intentions, finalement, je baisse les bras! J'ai pris tellement de retard, et bof, toujours pas moyen de classer quoi que ce soit...


Lun 8 au Dim 14 août 2016 - Je crois que j'ai compris...

Pour le cadeau d'anniversaire à Pascal, je ne me suis pas trop cassée. Je lui ai acheté un bracelet en lanière de cuir brun foncé, comme celui qu'il portait tout le temps avant qu'il finisse par se casser.

Lundi matin, quant j'ai reçu son premier message, j'ai tout de suite répondu pour savoir s'il avait déjà quelque chose demain mardi à midi. C'était son anniversaire, et bien sûr, il avait déjà quelque chose. Il mangeait à midi avec Thomas et des collègues de travail et le soir avec sa femme. So that's that!

J'ai donc été l'attendre dans le petit café rustique près de son travail. Il a quitté le boulot 1/2h plus tôt, comme ça on avait le temps de boire notre café tranquille, sans qu'il soit trop en retard pour rentrer. J'ai donc pu lui souhaiter un joyeux anniversaire.

Pascal a tout de suite remarqué le bracelet que je portais. Une copie de celui que je venais lui offrir. Il l'a regardé et m'a demandé où je l'avais trouvé. Il aurait bien aimé remplacer celui qu'il avait avant, la lanière s'était cassée.

Il se demandait s'il pourrait le faire réparer, mais il en doutait. Le mien lui plaisait. Hihihi, j'étais au paradis... j'avais fais le bon choix pour son anniversaire. Je lui ai offert mon cadeau et lui ai demandé d'attendre demain pour l'ouvrir, mais évidemment, il a voulu tout de suite savoir ce que c'était. Un grand gamin quoi. Ça lui a vraiment plut, ses yeux brillaient de plaisir. Il l'a tout de suite mis à son poignet et m'a fait un bisous.

Je savais qu'il n'aurait pas voulu porter un qu'on peut trouver partout, alors je l'ai fait faire. D'ailleurs, c'était assez rapide. J'ai expliqué au type du magasin d'articles de cuir ce que je voulais, il m'a fait choisir le cuir et il l'a fait direct. J'ai attendu sur place. Ça n'a pas pris plus d'une 1/2 h.

Je savais que ça ferait plaisir à Pascal, parce qu'il portait tout le temps l'ancien, même en costume-cravate. J'ai eu droit à un baiser spontané, qui venait du cœur... j'ai l'impression que ça fait des siècles que je n'en avais plus eu...

Jeudi, j'ai invité Caro à venir prendre un verre avec Jean-Daniel et son copain Jérémy. Je n'avais rien de spécial à faire. Je crois que je dois refaire surface, revoir mes amis, et pas seulement les appeler quant j'ai besoin de quelque chose. Je déteste les gens qui font ça en plus.

J'ai l'impression que Jean-Daniel craque pour elle. J'imagine c'est pour ça qu'il m'a proposé d'aller prendre un verre et bien sûr, il m'a demandé si ma copine viendrait avec. C'est pour ça que je l'ai invitée. On a passé un chouette moment les 4. Jérémy me plaît pas mal, mais Jérémy... j'aime pas trop son prénom.

Les Jérémy que je connaissais étaient un peu mou et plutôt collant, sauf un. Alors j'espère qu'il sera l'exception comme Jérêm qui servait au Garbo. Je crois qu'il m'aime bien aussi.

J'ai réalisé que Pascal fêtait un anniversaire important, à marquer d'une pierre blanche, quant j'ai su qu'ils partaient tous à Paris vendredi!

3 jours à Paris organisé et offert par Thomas.

J'aurai peut-être dû lui offrir quelque chose de plus inoubliable!!!!

Quant Thomas m'a demandé si je venais, j'ai décliné en prétendant avoir un truc. Argh, c'est seulement jeudi soir, en buvant un verre avec JD, Jérémy et Caro, que j'ai réalisé ma gourderie.

Ahhhhhhh, je regrette tellement! C'est Caro qui m'a rappelé l'âge qu'il fêtait.... My God, j'avais envie de boxer ma stupidité. Mama mia stupida, comment ai-je pu oublier!

Bah, je m'ennuie... Pascal me manque, mais je n'ai pas l'impression que c'est dans les 2 sens. Dire qu'ils sont à Paris toute l'équipe, Caro compris, et moi je suis là à me morfondre. Qu'est-ce que je suis bête! Comment ne pas être là-bas pour fêter une date aussi importante! Pffff!

J'ai déjà remarqué que Pascal était plus distant et voilà que j'en rajoute encore... J'aurai vraiment dû aller à Paris avec eux.


Publié le 03/05/2019

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Lun 1er au Dim 7 août 2016 - Je crois que j'ai compris...

Publié le par JaneDo


Lun 1er au Dim 7 août 2016 - Je crois que j'ai compris...

Arhhh, semaine de merde. Trop de stress. Maintenant que la marque de cosmétique avait choisi mon croquis, il fallait proposer plusieurs versions pour les divers tailles d'emballages.

Et même, suivant le produit, modifier la couleur. Afff, j'avais pas la frite, et travailler enfermé dans un bureau, disons plutôt un espace qui n'est pas le mien, c'est pas top. Il me manquait toujours quelque chose, malgré un workshop plutôt bien fourni. Mais, je déteste sentir la présence de quelqu'un qui épie ton travail, qui te respire dans le cou. Il m'a fallu du temps pour oublier tout le monde et m'investir dans mon travail. Pour ça, j'ai apporté de la musique. Comme je travail dans un box, toute seule, je ne dérange personne.

Ne pas oublier l'anniversaire à Pascal le 10...
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui offrir !!!

J'ai passé un moment avec Pascal jeudi soir, après la natation. Il ne veut plus participer aux compétitions, mais s'entraine quand même avec l'équipe. Ensuite, il donne encore une heure de cours à des juniors.

Malade! Moi, ça me ferait chier. Ce soir, il n'avait pas le cours avec les juniors, mais n'a rien dit à sa femme. Je l'ai attendu au bord du lac près du bar où on avait rendez-vous.

J'aurai pas dû. Parce que dès qu'il est arrivé, il a voulu passer son bras autour de moi, et ça m'a rappelé son escapade avec Olivia. J'ai sursauté. C'était épidermique, j'ai reculé comme s'il m'avait brûlé. Surpris, il n'a pas compris ma réaction. Je dois faire attention, sinon il va deviner que je les ai vu.

Malgré ses fréquents messages ou appels, à cause de mes reproches, je vois qu'il est toujours un poil distant. Il fait tout pour le masquer, mais je le ressens jusqu'à l'os. Ce sont de petites choses, ou par exemple, des attitudes qui ne sont pas aussi naturelles qu'avant. Ça me fait mal, mais je continue à sourire et faire semblant que je ne vois ou ne devine rien. Je me demande s'il a vu Olivia dernièrement... Quand? Comment il a fait pour s'éclipser pour que Jess ne se doute de rien? Comment faire pour savoir? Pour le surveiller et voir se qui se passe dans mon dos? J'ai toujours la clé de chez lui, mais... j'ai peur de tomber sur Jess, ou... sur la femme de ménage.

Vendredi soir, je ne suis pas sortie, malgré l'insistance de Caro. J'ai bien fait, parce que Pascal n'était pas là. Jess non plus. Sont-ils restés à la maison? Est-ce pour ça qu'il avait voulu me voir jeudi soir? S'il savait qu'on ne se verrait pas, il aurait dû me le dire.

Samedi, j'ai fais l'effort de sortir un moment. Pascal n'était pas de sortie non plus. J'ai pas osé poser la question à Thomas, bien trop occupé avec la fille de l'autre soir. Caroline trouvait qu'elle me ressemblait. Bah, je trouve pas, elle est juste métisse comme moi c'est tout.

J'ai profité du fait que Pascal m'avait envoyé un message vers midi, pour lui répondre et en même temps lui demander comment cela se fait qu'il ne soit pas sorti. Pas de réponse. Hum, ça m'a fait rougir, parce que j'ai eu l'impression, vrai ou faux, qu'il n'avait pas envi de me répondre.

C'est là que j'ai remarqué que la Olivia n'était pas en vue non plus. Renseignements pris auprès de Caro, elle n'était pas là hier soir non plus. Mais, je ne pense pas qu'ils soient ensemble, parce qu'il n'aurait pas pu sortir sans que sa femme le sache. Rassurée, j'ai essayé de profiter de ma soirée. Mais aussitôt, je me suis dit que, elle devait savoir que Pascal ne sortait pas. Un peu énervée qu'il ait pensé la renseigner et moi non.

Mais pas pu... l'angoisse que je traîne depuis plusieurs semaines ne me quittait pas. Puis, j'ai eu envie de changer d'air, d'être avec quelqu'un qui me fasse rire, qui s'occupe de moi, qui me parle. Et probablement d'un semblant de tendresse... j'ai appelé Layne pour savoir ce qu'il faisait.

Il était au MGM. Comme il m'a proposé d'aller le rejoindre. Caroline voulait rester avec les autres au cas où Pascal finirait par apparaître. Paul lui tenait compagnie, comme souvent. Alors je les ai laissé pour aller retrouver Layne. Caro m'avertirait si jamais Pascal devait se pointer. Mais niet, pas de Pascal.

Pour finir, Caro et Paul sont venu nous rejoindre au Baroque. On a passé une soirée super cool. J'étais assez contente que Paul soit venu, parce que je suis sûre qu'il dira à Pascal qu'il m'avait croisé. Ça lui apprendra de ne pas me tenir au courant de ce qu'il fait. Mais, je n'allais pas dormir chez Layne. Pas cette fois. Je me rappelle encore de sa réaction la dernière fois, pas envie de subir ça.

J'ai beaucoup dansé, chanté aussi. Pas mal bu en plus. J'aurai pas dû, parce que Caro aurait voulu aller chercher Pascal et je n'étais pas en état pour conduire.

Elle non plus d'ailleurs.

Je n'ai pas pu prendre ma voiture pour rentrer, alors j'ai pris ce qu'on appelle un "taxi brésilien". C'est comme un taxi, mais ça coûte 4x moins cher. J'ai été dormir chez Caro.

Je n'avais pas envie de faire toute la route. Pompettes, on a quand même été jeter un coup d’œil chez Pascal en titubant, et certainement pas très discrètes. Il y avait sa voiture, mais pas de lumière. Forcément, à 4h du matin! Bah, il avait dû jouer au vieux couple et sont restés planter à la maison.

Le dimanche, après avoir déjeuner, avec la tête entre le marteau et l'enclume, je suis rentrée retrouver mon vieux training et ma télé. Pascal avait fini par me répondre. J'ai vu ça quant je déjeunais chez Caro. Je lui ai montré le message aussi. Il me confirmait qu'il ne sortait pas, Jess ne se sentait pas bien. Je crois que je suis allée chez Caro, parce que je pensais qu'éventuellement, Pascal ferait son jogging et on aurait pu le voir et lui parler, et peut-être même déjeuner ensemble...


Publié le 02/05/2019

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Juillet 2016 ; Peut-être, peut-être pas... (2ème partie)

Publié le par JaneDo


-------------------------------------------- ( arhhh je vais résumer ça ) --------------------------------------------

Juillet 2016 ; Peut-être, peut-être pas...   (2ème partie)

Je ne voulais pas le perdre et si pour ça je devais faire un pacte avec le Diable, je le ferais. Si seulement le diable existait! S'il existait, je ne serais pas là assise dans ma voiture, mais en train de marteler sa porte pour lui vendre mon âme.

Il fallait que je rentre au moins. Je pleurais tellement que si ça continue, je ne pourrais même pas voir la route, mes yeux sont enflés, je risque d'être bloquée dans cette ruelle jusqu'à la saint-glinglin. Avec ma tête en ce moment, si je croisais les flics, ils m'arrêteraient c'était certain. Dire que j'arrive encore à faire de l'humour!

A la maison, avant de couper mon natel, j'ai vu que Caro avait essayé de me joindre 2x, Pascal, une bonne 20ène de fois. Ça m'a encore brisé le cœur. Qu'est-ce qu'il pourrait bien dire? Pourquoi même appeler? Il ne pouvait pas faire de miracle et effacer ma mémoire, si? Tsss. Désespérée, perdue, je ne pouvais rien faire pour atténuer la douleur qui me brûlait de l'intérieur. J'avais envie de mourir.

Quelqu'un a frappé à la porte. Ça n'a fait que me terroriser et fait monter l'angoisse d'un cran. On parle toujours de ce sixième sens et il existe, parce que je crois que je me doutais bien qu'il s'agissait de lui.

C'était Pascal. J'imagine que c'était juste pour faire bien, puisqu'il savait que je ne lui ouvrirais pas et que je déteste qu'on se pointe chez moi sans m'avertir à l'avance. Et lui, je ne voulais pas qu'il mette les pieds chez moi. Alors, qu'est-ce qu'il foutait là. Il a commencé à m'interpeler pour que je lui ouvre, comme quoi il savait que j'étais là.

Énervée, je lui ai envoyé un message très court; "Fout le camp, je ne veux pas te voir, ni te parler. Alors dégage" (Get lost. Don't want to see or talk to you. So fuck off). Mince, je ne devrais pas lui parler comme ça. J'apprécierai pas dans l'autre sens. Aïe. Il est resté encore quelques minutes la tête appuyée contre le battant de la porte, puis il est parti. Tant mieux. Il n'espérait pas tout de même que j'allais lui montrer ma tête dévastée et mes yeux de poissons frits, si? Pfff.

De l'avoir vu là a rajouté de la rage à mon chagrin. J'étais fâchée maintenant, mais je pleurais quand même de me sentir si désespérée à l'idée de le perdre.

J'ai passé tout le week-end au lit à pleurer, en silence, comme une madeleine et à me moucher. J'ai presque utilisé un rouleau entier de papier ménage. Mes yeux n'existaient plus. C'était 2 gros trucs enflés, violacés qui me mangeaient le haut du visage. J'étais pas belle à voir.

Je n'ai revu Pascal que le 18, le jour de l'anniversaire de Thomas.

J'avais évité tous ses appels. Je n'ai jamais répondu, ni même à ses messages. A certains moments, je les effaçais même sans les lire. Parce que, chaque fois que mon natel bipait, ça me retournait l'estomac de savoir que c'était lui. Les images de lui et Olivia explosaient dans ma tête et je ne le supportais pas.

Je suis passée chez Thomas parce que c'était le jour de son anniversaire. Juste pour marquer le coup. Mon cadeau était aussi un peu trop gros. Je lui ai fais un tableau abstrait et j'espère qu'il aimera. Même si c'était lundi, Pascal et Jess l'avaient invité au resto. Pascal avait dû voir ma voiture et il est monté aussitôt. Je pense que c'était pour me voir...

Thomas devait sûrement être au courant, mais j'ai fais semblant de rien. Je l'ai regardé, souri en détournant aussitôt les yeux et l'ai salué de loin. J'étais en train de déballer la toile que j'avais offert à Thomas, alors je ne me suis pas levée, sinon, j'aurai dû lui faire la bise et je ne voulais pas. J'ai continué à déballer.

Pascal a dû se sentir mal à l'aise, j'en suis sûre. Il voyait bien que j'évitai de le regarder, même si j'étais souriante et dans la même pièce que lui. Je continuais à sourire et à écouter Thomas, qui faisait des va-et-vient pour s'habiller. Je regardais dans sa direction, et quant il s'adressait à Pascal, au lieu de diriger mon regard vers lui, je regardais le tapis ou mon verre.

N'y tenant plus, il m'a demandé si on pouvait se parler... Tout en détaillant mes shoes, j'ai juste dit; Non merci, ça ira. Quant il a insisté, toujours sans le regarder, je lui ai dis que c'était ni le jour, ni l'endroit. On allait quand même pas se prendre la tête chez Thomas, en plus le jour de son anniversaire voyons!

Quant Thomas a été prêt, je lui ai dit qu'il était vraiment très beau et qu'il me donnait l'envie de le croquer. Ça l'a fait rire. Pascal traînait toujours là les mains enfoncés au fond de ses poches. Thomas s'est dit que j'aurai pu venir manger avec eux. Huh, certes que non! Je n'avais absolument pas le courage de faire des efforts, à faire semblant, toute la soirée à sourire comme une bécasse. Et je n'avais pas été invitée non plus.

Pascal m'a suivie dehors. Si me donner en spectacle ne me gênait pas, je lui aurais hurler dessus; de dégager, de me laisser tranquille pour l'instant, s'il ne l'avait pas encore pigé. Qu'il aurait dû être sur la route devant ma maison à se râper les genoux depuis 9 jours à me demander pardon!

Il a encore insisté pour qu'on se voit. Je lui ai dis que je n'étais pas très libre ces temps. Je ne me sentais pas le courage de discuter. Des images de lui et de cette garce d'Olivia n'arrêtaient pas d’éclater devant mes yeux rien que d'être en sa présence. Et ça me faisait encore mal. Au moins, devant lui, je n'avais pas besoin de faire semblant de sourire. Quant il a dit que ce n'était pas ce que je croyais, j'ai failli éclater de rire. J'ai relevé les yeux et je suis tombée direct dans le vert de ses yeux.

Je pense que ma colère a dû un peu fondre, parce que j'ai accepté de le voir demain... De toute façon, il me manquait quand même, et j'avais envie de le voir...

La tête, non, le cerveau est un objet bizarre, parce que malgré l'état dans lequel j'étais depuis quelques jours, j'ai quand même pensé qu'il y a quelques temps, pas si longtemps, c'était lui qui prétendait être fâché pour l'histoire de Layne. Aujourd'hui, oublié sa rancune, c'est lui qui fait des pieds et des mains, et c'est moi qui suis fâchée! Drôle... ou pas tant que ça!!

Pascal prétend que c'est elle qui s'est jetée à son cou et qui l'a embrassé, lui n'avait rien fait dans ce sens. Il n'avait pas réagi et ne s'y attendait pas. J'aurai pu lui demander ce que ses mains faisaient à sa taille alors? Mais je l'ai bouclé. Hahhh, le cerveau... je me suis mise à me dire que, d'être fâchée avec lui était stupide, je jouais le jeu d'Olivia. Au contraire, je devrais me radoucir et le laisser venir. C'était le seul moyen de lui damner le pion à cette pouffe.

Seule dans ma voiture en rentrant, je me suis demandée si j'avais raison d'agir comme je le fais???

Je ne lui ai jamais fait de scène avant, sachant pourtant parfaitement qu'il butinait parfois ailleurs. Alors pourquoi cette fois? Aïe, il risquait de croire que j'avais une raison d'avoir peur d'elle? Non, sinon, j'aurai aussitôt accepté de lui pardonner. Non, je pense que j'avais eu raison de tenir mes distances, mais je devais maintenant arrêter les frais et le laisser parler.

Pourtant, la moutarde me monte au nez dès que je pense à cette pouffe...

C'était 2ème fois que je le chopais, et c'était horrible de les voir ensemble! Pfffouhhh! Il avait l'air complètement sous sa coupe. Complètement... amoureux... ?

Je suis arrivée un peu en retard. J'avais envie de le faire attendre un peu. D'ailleurs, il a même pensé que je ne viendrais pas. Quant il a voulu se lancer sur le sujet, je lui ai dis que je ne voulais pas en parler. Il m'avait dit que c'était elle qui l'avait embrassé, je lui faisais confiance et je le croyais.

Huh huh, que néni, mais c'était joli à dire, et ça le ferait sûrement rôtir sur place, s'il pensait n'avoir pas été tout à fait honnête avec moi... Je ne le croyais pas, il avait eu l'air d'activement participer au baiser auquel, soi-disant, il ne s'attendait pas.

Ou peut-être qu'effectivement, j'ai peur d'elle... parce qu'ils vont bien ensemble... Elle est plutôt jolie...

Je lui ai demandé comment il avait pu être aussi bête de se laisser embrasser comme ça, alors que sa femme et moi étions présents. Et Caroline aussi. Qu'il aurait pu se faire surprendre par n'importe qui, comme par exemple Jess! Il m'a répété, que justement, il ne s'y attendait pas. De le voir partir aussitôt pour me courir après l'avait énervée.

Olivia lui a posé des questions, en lui faisant presque une scène. Il a stupidement pris le temps de répondre, du coup, j'avais déjà filé quant il est revenu vers la table. Et je ne lui répondais pas, il aurait voulu s'expliquer pour éviter le malentendu sur lequel je suis partie.

Soulagé de croire que je le croyais, il a pris mes mains dans les siennes au travers de la table et a essayé de me rassurer en me disant que, je savais bien que jamais il ne ferait délibérément un truc comme ça, alors que j'étais là. On en avait souvent parlé et qu'il n'était pas bête à ce point là. Et en plus avec sa femme, sous surveillance-suicide, carrément pas.

Ce qui m'a fait plaisir, c'est qu'il m'a dit que je le comprenais mieux que personne. Contrairement à moi ou même Caroline, Olivia ne comprenait rien à rien pour oser se jeter sur lui comme ça, alors que sa femme est présente.

Pascal ne se rendait pas compte qu'à chaque phrase, il me confirmait qu'il se passait quelque chose avec cette pimbêche, parce qu'enfin, pourquoi lui faire une scène s'ils n'étaient qu'amis? Et se jeter sur lui; clairement s'ils n'étaient pas rien que des potes! Il ne s'en rendait pas compte j'imagine... Et moi, ben, je faisais semblant que tout était réglé.

Pourtant, l'alarme clignotait toujours sur le rouge; danger total. Je devais me débarrasser de cette fille par tous les moyens. Mais, je ne savais plus quoi faire...

Samedi 23, Thomas fêtait son anniversaire, puisque le jour "J" était tombé sur le lundi. Pascal et Jess avaient décidé de lui organiser quelque chose, étant donné que c'était toujours lui qui faisait l'effort pour tout le monde. J'ai confirmé à Pascal que j'irai.

Caroline m'a avertie que Olivia était là elle aussi. Piquée au vif, je n'avais plus envie d'y aller. Mais, je le devais pour Thomas. Grrrh. J'étais verte, angoissée au max quant j'ai parqué de l'autre côté de la maison. Mes mains tremblaient tellement que je suis restée un petit moment dans la voiture pour me calmer.

J'allais passer une soirée de merde... avec un faux sourire visé sur la figure... pour la galerie. Pas question que cette tarte me voit flancher. Tsss, elle m'a regardée de haut. Pouffe.

De loin, je la voyais me regarder de haut. Pouffe. Malgré des jambes flageolantes, j'ai réussi à marcher jusqu'à Thomas et lui faire un bisou. Je lui avais déjà offert mon cadeau. Ensuite, j'ai pris une retraite forcée vers Caro. Elle était avec Paul, Nathan et quelques autres que je connaissais un peu. J'étais tout sourire. Je n'ai pas vue Pascal. Peut-être parce que j'étais trop stressée pour vraiment regardé.

La boule à l'estomac et l'angoisse ne me quittait pas. Pourtant, je me répétais qu'il n'y avait absolument pas de quoi. Jess était là, Pascal allait marcher droit comme un "i". Cette garce n'allait pas pouvoir l'approcher. Pas plus que moi en tous cas.

Pascal est venu me faire la bise. Il a laissé sa main un peu plus long que nécessaire sur ma hanche. Du coin de l’œil, j'ai vu que Jess surveillait discrètement. De l'extérieur, je devais avoir l'air calme mais certainement assez froide. C'est ce qu'on me reproche souvent. Il n'y que les personnes qui souffrent ou qui ont souffert de timidité qui savent que c'est notre manière de camoufler notre mal être.

Hhhh, j'ai joué la fille full of confiance. Pascal a dû être surpris, parce que je l'ai planté avec Caro et les autres et je suis partie avec mon verre dire bonjour à Michael et ses potes.

Ciel, je ne me sentais pas à l'aise. J'avais la furieuse envie de m'enfuir et m'enfermer chez moi. Le seul environnement que je contrôle plutôt bien. L'ambiance commençait à s'échauffer, je devais être la seule qui n'arrivait pas à m'intégrer. Michael me posait des questions sur mon week-end à Zurich. Je me suis forcée à être plus volubile que d'habitude.

J'ai raconté comment c'était passé la présentation, avec moi qui comprend pas le suisse allemand. Je devais rester attentive pour le cas où on appelait mon nom. Ce qui n'a pas manqué. En anglais, j'ai remercié vite fait la marque pour avoir choisi un de mes croquis et j'ai fuis. Heureusement que je ne rougis pas, parce que j'aurai été écarlate. Mes oreilles étaient juste en feu.

Je ne voulais pas leur parler de ce qui me faisait si violemment rougir, sinon, ils auraient deviné qu'en ce moment même, puisque mes oreilles avaient viré au rouge sang.

Mystère pourquoi ma timidité doit refaire surface à des moments pareils. La salle était bien chauffée, mais j'étais en nage. Je pouvais presque sentir les gouttes perlés sur mon visage. L'horreur. Donc, retraite stratégique aux toilettes. J'ai dû y rester au moins 15 minutes.

Depuis plusieurs jours, je ne me sens bien nul part. Toujours l'impression d'être la 5ème roue du char, d'être de trop, ou même invisible. Pas que j'aie envie qu'on me remarque, non, mais... quant ma timidité m'agresse comme ça, je me retrouve muette au milieu de la foule, incapable de communiquer avec qui que ce soit.

Dans ces moments là, mes réponses sont courtes et sans répliques. Je me rends bien compte que ça fait fuir la plupart des gens qui s'aventure à essayer d'engager la conversation avec moi, mais impossible de m'en sortir. Si je peux pas fuir, j'essaie de trouver un trou où me planquer, comme les toilettes, jusqu'à ce que ça passe ou que je puisse rentrer.

J'ai soigneusement éviter de regarder Pascal. Je n'aurai pas voulu m'apercevoir que son attention était ailleurs. Jess faisait la garde. Après avoir discrètement dis à Caro et Thomas que je devais rentrer, j'ai filé en douce.

Pfff, Pascal a mis plus d'une 1/2 heure avant de s'apercevoir de mon absence. Ils ont soufflé les bougies sans moi. Pas que je risquais de manquer à qui que ce soit. Oups, est-ce que je ne serais pas trop négative tout à coup ! Je ne pourrais même pas dire si je regrettais ou non d'être partie. Je crois que je ressentais plus de soulagement qu'autre chose. Une fois à la maison, dans mon fort, j'ai enfilé un training pourri et j'ai larvé devant la télé.

Je n'ai pas revu Pascal avant le dimanche 31 juillet... Pourtant, il continuait à m'envoyer des messages ou à appeler.

Consternée, je me rends compte encore plus violemment que les autres fois que, si je ne fréquente personne dans le groupe... je fais comment pour rester dans les alentours, près de Pascal ?? Argh, j'allais devoir mettre ma fierté de côté, et me pointer partout, même si on ne m'invite pas explicitement! Exactement ce que je déteste.

On a passé une après-midi sympa. Mathias et Thomas ont fait des grillades, et on est restés plantés dans les chaises de jardins à bavarder. Rien de grandiose, mais j'aime bien. En plus, il faisait bon, pas trop chaud. Par moment le ciel se couvrait, et on a bien pensé qu'à un moment ou un autre, on devra chercher à s'abriter dedans. Mais ça n'est pas arrivé.

Vers les 19h, on a décidé d'aller manger un truc au bord du lac. Pascal et Jess ne sont pas venu. Tant mieux, je me suis sentie tout de suite mieux. Et du coup, j'étais tout feu tout flamme. Le clown de la soirée. J'avais plein de choses à raconter. On était une petite équipe, personne qui vous flingue du regard, ou qui vous regarde de haut. C'était cool.

Je suis rentrée vers minuit après avoir bu un dernier verre en tête à tête avec Thomas.

Il a voulu savoir ce qui se passait avec Pascal. Il n'était pas dupe, il avait remarqué qu'il y avait de l'eau dans le gaz. Mais, je ne voulais pas parlé de Pascal, alors j'ai changé de sujet. Le sujet c'était lui; j'avais remarqué qu'il tournait autour d'une fille plutôt timide qui était apparue à son anniversaire le samedi.

Et j'avais raison... Thomas avait peut-être une nouvelle copine... Zut, il n'allait plus être aussi disponible...


Publié le 29/04/2019 23:54

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15 au 30 juin 2016 - J'avance à pas de fourmi!

Publié le par JaneDo


15 au 30 juin 2016 - J'avance à pas de fourmi!

Il ne se passe pas grand chose. C'est l'été bordel, je veux le voir plus qu'une fois tous les 7 en 14 :(( Je me dessèche d'impatience, pourtant, je sais que je dois laisser un peu d'espace, et le laisser venir à moi. Je ne dois pas me précipiter à chaque occasion comme une affamée du désert qui cherche une d'eau. La patience n'est pas une de mes vertus!!!

Donc, je me balade avec une angoisse latente qui me colle à la peau toute la journée, tout le temps. Même quant je vais me coucher. Je me sens tendue, je crois que j'ai aussi peur, pour tout un tas de raisons. Je n'arrive même pas à bosser comme il faut.

Ma tête n'arrête pas de penser à lui; qu'est-ce qu'il fait, est-ce qu'il pense à moi, pourquoi est-ce qu'il ne m'appelle pas, pourquoi il n'insiste pas plus pour qu'on se voit... hahhhpoufff! Crevant.

Caroline avait dit à Pascal que je ne venais pas au concert du groupe. Comme elle me l’avait expliqué, c'était censé être une surprise, elle voulait voir la tête qu'il ferait. Je n'aimais pas trop l'idée, comme je déteste les surprises, je rechigne à en imposer aux autres. Mais bon, ça ira pour cette fois, j'avais aussi envie de voir la tête qu'il ferait.

En partant de chez lui, il m'avait envoyé un message pour me dire que sa femme ne venait pas. C'est vrai, elle détestait être entassé, dans une salle basique, avec un tas de gens ordinaires. Elle n'aimait pas le petit peuple sans le sous. Elle doit sûrement savoir que je n'ai pas un compte en banque bien nourri (fourni) comme eux. C'est peut-être pour ça qu'elle ne m'aime pas beaucoup.

En franchissant la porte de la salle, j'ai cherché du regard des têtes familières. J'ai immédiatement aperçu Caroline, un verre à la main, me faisant de grands signes, au cas où je l'avais pas vue. Sa robe décolletée, blanche avec des brillants, était difficile à manquer.

J'aimais bien voir ses concerts, mais ce soir, je n'éprouvais que de la gêne et le sentiment désagréable d’être une usurpatrice, profitant bassement de l'absence de la femme à Pascal. Paul et quelques autres copains que je ne connais pas naviguaient autour de la même table. Je subis sans broncher les remarques convenues et peu amusantes, avec le sourire. J'ai presque poussé un soupir de soulagement quant la salle s'est éteint pour l'arrivée du groupe.

Pascal s'est installé, comme à son habitude, un peu en retrait et était occupé à faire les derniers réglages sur sa guitare. Au fait, jouait-il de la basse ou de la guitare ce soir??? Aucune idée. Tout à l'heure, j'éviterai les discussions qui tourneraient autour de la performance du groupe pour cacher mon ignorance. Varios avait l'habitude de faire une sorte d'interrogation, parce qu'il voulait savoir ce que les gens pensaient.

Ils ont commencé à jouer, et je me suis noyée dans la musique. Parfois, je chantais un peu sans m'en rendre compte, sur les morceaux que j’aimais. Je n'avais d'yeux que pour Pascal. Bien sûr, je regardais de temps en temps les autres, mais mon regard revenait presque aussitôt sur lui. Il était toujours aussi craquant, ignorant totalement tout ce qui n'était pas sa guitare. Il était tellement cool que je tombe encore amoureuse de lui à chaque fois que je pose les yeux sur lui. Oups! Arrête ça ma fille!

L'empêche, je suis toujours médusée par le pouvoir d'attraction qu'il exerce sur le publique féminin. Huh, sur moi aussi. J'avais les jambes en Cotton et le cœur dans la bouche. Une vrai midinette à deux balles. Il me faisait toujours autant d'effet... ou c'était peut-être le fait qu'il jouait de la guitare??

Juste avant la pause, Pascal a enfin levé les yeux dans notre direction. Nos regards se sont croisés l'espace d'une seconde. Il m'a dit plus tard que la surprise l'avait fait rater un accord. Varios lui en avait fait la remarque pendant la pause. Cela ne lui arrivait jamais, heureusement, ce n'était pas grand chose. Personne n'avait dû s'en rendre compte, à part Varios bien sûr.

Le pied géant. La pouffe d'Olivia n'était pas là. Le pied géant. J'ai pu profiter un max de la présence de Pascal. Varios l'a dispensé du rangement des instruments, alors on est tous parti attendre le groupe dans le Pub près de la salle où ils avaient joués. Certains fans avaient suivi. Désagréablement surprise de constater qu'il s'agissait surtout de petite jeunette qui trottaient après les garçons du groupe.

Bref, on a été sans arrêt dérangé par les filles qui passaient lui demander où ils jouaient la semaine suivante et autre. Pascal leur a dit de demander directement à Varios qui allait arriver d'un moment à l'autre. Mais elles restaient là à le bombarder de n'importe quoi pour rester scotcher vers lui. Pfff. Elles voulaient savoir pourquoi Pascal n'était pas là aux concerts précédents, et il a dû leur expliquer, pour la énième fois, qu'il n'était qu'un remplaçant. D'ailleurs, je me demande ce que le guitariste ou bassiste a encore inventé cette fois?

Pas grave, ce soir, j'étais près de lui, je pouvais entendre sa voix, le regarder sourire, rigoler, ses expressions. Bref, j'étais aux anges. Et surtout hyper hyper contente de ne pas voir la pouffe de Olivia.

Hélas, j'avais Caroline dans les pattes. Impossible de lui dire de s'en aller et de me laisser avec Pascal.

J'aurai pu, parce qu'après tout, c'était normal de vouloir rester seule avec ton petit copain, non? Non, je ne pouvais pas lui faire ça. Je me serais sentie embarrassée de jouer les pétasses de service.

Par contre, je regrette de n'avoir pas été assez maligne. Si je n'avais pas été en retard comme d'habitude, j'aurai pu venir avec Caroline, avec sa voiture, et au retour, j'aurai pu rentrer avec Pascal. Tarte!

On est parti les 3 en même temps, vers les 2h du matin, mais chacun dans sa voiture. C'était d'un nul. Une fois en route, Pascal a eu la délicatesse de m'appeler et on est resté au téléphone depuis Vevey. J'ai noté qu'il ne m'a pas proposé de nous arrêter quelque part et... je sais pas... prendre un verre dans un bar. Ah non, les bars ferment à 2h du matin. Et aller en boîte juste pour ça, c'était pas possible.

Mais il aurait pu proposer une ballade en amoureux au bord du lac, ou je sais pas moi... quelque chose... et on aurait pu rester un peu plus longtemps ensemble! Un peu déçue, mais je vais pas faire la fine bouche. J'ai au moins passé la fin de soirée en sa compagnie. Même si on était pas seul, c'était bien quand même.

Personne n'a mentionné le nom d'Olivia. Tant mieux. J'aurai pourtant voulu savoir si il y avait de l'eau dans le gaz... Savoir si mon plan avait fonctionné ou si je devais en remettre une couche!

Je n'ai pas revu Pascal avant le week-end suivant. Thomas avait organisé une grillade le samedi après-midi dans le jardin. Et je dois dire, que s'il n'y avait pas Thomas dans les parages, je me demande quant j'aurai revu Pascal. Brian, avec qui j'avais à nouveau discuté et raconté ce que j'avais fais, m'avait dit de ne pas aller à la grillade.

Sachant que j'irai quand même, parce que je voulais voir Pascal, même de loin, même si je ne pourrais pas l'approcher de trop près. Brian m'a conseillé, si je ne pouvais résister, de faire juste une apparition alors, et de filer dès que je sais que Pascal m'ait vue. Disparaître sans aller vers lui, sans lui parler. Juste ficher le camp. Ensuite, il passera son temps à me chercher du regard, et quant il comprendra que j'étais partie, ça lui fera quelque chose que je ne sois pas aller vers lui, au moins pour lui dire bonjour.

Comme ça, la prochaine fois qu'il me verra quelque part, il se dépêchera de venir vers moi avant que je ne disparaisse... Alors j'ai fais ça. C'était un très bon conseil.

Conseil que j'aurai donné si je n'étais pas impliquée, au point d'être aveuglée. Oui, je l'aurai fais si je n'étais pas complètement à côté de la plaque ces temps.

C'est fou comme on perd la tête quant on est dans l'histoire, et pas en train de regarder de loin. On se laisse emporter par nos envies, au lieu de raisonner. Et on a la tête complètement vide, incapable de fonctionner correctement.

1h après que je sois partie, Pascal a essayé de m'appeler. Il voulait savoir où j'étais passée, pourquoi j'étais partie, etc. Brian m'a conseillé de ne pas répondre.

Si j'y tenais, je pouvais, mais seulement le lendemain, et carrément pas cet après-midi là, ni dans la soirée.

Du coup, dimanche on a passé pas mal de temps à s'envoyer des messages. On ne pouvait pas s'appeler, vu la présence de Jess chez lui. C'était mignon. Il m'a proposé de manger avec lui mardi à midi, mais hélas, je ne pouvais pas, j'étais avec l'équipe de l'agence pour dîner avec un client, une maison de cosmétiques, et je ne pouvais ni repousser, ni annuler.

D'ailleurs, le week-end prochain, je serais à Zurich avec toute l'équipe de créateurs. On est invité à participer à une soirée par la marque. C'est durant cette soirée qu'ils vont présenter les modèles de packaging pour la promotion de leur produit. Un de mes dessins fait parti de la sélection, donc je dois être là-bas. Ils présentent jamais les dessinateurs qui ont fait le travail, mais l'agence.

Je n'ai pas voulu raconter tout ça à Pascal. Je lui ai juste dit que je n'étais pas là. Même pas dit où j'allais ou pourquoi. Il a insisté, mais je suis restée évasive. Je crois que je suis aussi tendue de rester à distance, et d'être loin le week-end et de ne pas savoir ce qu'il fait. Et de ne pas être disponible pour le voir au cas où...

Je crois que ça commence à le titiller un peu... J'ai bien l'impression qu'il voit moins Olivia. Peut-être que ça vient d'elle? Si c'est le cas, je dois occupé la place avant qu'elle ne change d'avis et revienne à la charge. Même chose si ça vient de lui d'ailleurs...

Ou est-ce que je me dis ça parce que je cherche une excuse pour le voir??? Hahh, je sais plus!


Publié le 25/04/2019

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01 au 15 juin 2016 - Me débarrasser de ma rivale Olivia (2)

Publié le par JaneDo


01 au 15 juin 2016 - Me débarrasser de ma rivale Olivia (2)

 

Pascal m'a cru. C'est ce qui comptait. Il a dit qu'elle prétendait que c'était moi qui le lui avait dit. Qu'un soir de la semaine passée, elle m'avait trouvée devant son immeuble. Elle avait eu l'impression que je l'attendais. Mais que c'était possible qu'elle se soit trompée et que je n'étais là que pour déposer quelque chose pour quelqu'un qui habite un des immeubles à côté du sien.

J'ai pu en profiter pour faire croire que je ne savais pas où elle habitait... ça tombait à pique. Après tout, je n'étais pas sensée savoir qu'elle avait déménagé. Alors j'ai balancé le nom de la rue qu'elle habitait avant son déménagement, paru réfléchir et j'ai dis que je ne crois pas connaître quelqu'un qui habiterait dans le coin!

Pascal n'a pas rectifié. Ni mentionné qu'elle avait déménagé. Ça, ça m'a un peu foutu les boules quand même. Pourtant, grâce à cette réflexion, j'ai réalisé que Pascal était convaincu que Olivia avait inventé toute l'affaire. Il l'observait, les sourcils froncés. J'étais contente de moi.

  • C'est ce que je pensais. J'ai trouvé ça trop bizarre, c'est pas dans ton caractère. Jamais tu ne t'abaissera à faire un truc pareil. Je ne comprends pas très bien...
  • Je me demande... pour qu'on se prenne la tête peut-être... Bah, je m'en fiche. J'ai pas envie de commencer à chercher à savoir ce qui se passe dans la tête des autres. C'est déjà assez compliqué dans la mienne.
     

Pas dans mon caractère? Pascal, tu es naïf ! A la guerre, comme à la guerre, il n'y a que le résultat qui compte mon chéri! Si tu savais ce qu'on est capable de faire pour se défendre!!!

Olivia se dirigeait vers nous, hun, je n'avais pas l'intention de prendre la fuite comme une coupable. Je m'étais préparée à lui mentir dans la face à cette garce. Je veux pas utiliser "pétasse" parce que j'aime ce mot, alors garce ce sera.

Dès qu'elle a passé la porte, elle a demandé à Pascal s'il m'avait parlé. J'ai regardé Pascal l'air surprise, comme pour dire; "Quoi? Tu suis les ordres de Madame maintenant?". Puis elle, et j'ai attendu. Pascal lui a dit de laisser tomber et n'osait pas me regarder dans les yeux. Mais, Olivia n'avait pas l'intention de se tasser.

Dommage pour elle! Elle ne réalisait pas que Pascal était encore attaché à moi...

  • J'ai raconté à Pascal que tu étais chez moi jeudi et tout ce que tu as dis.
     

Je l'ai regardée comme si elle parlait Chinois. Les yeux écarquillés, et j'ai haussé les épaules, comme pour demander des éclaircissements;
 

  • Oui, Pascal m'a dit que tu pensais m'avoir croisé chez toi? Et on se serait parlé? Tu es sûre que tu vas bien?
  • Oui, je vais bien. C'est toi qui m'a dit pour Manuella et que tu avais l'air de croire que vous êtes toujours ensemble.
     

J'ai jeté un œil en direction de Pascal, la mine surprise comme si je tombais des nues, l'air de dire; "Heu, je fais quoi? Elle a perdu la boule ou quoi". Pascal a fermé les yeux une seconde et a secoué la tête discrètement. Je sais pas ce qu'il voulait dire par ce geste. Ne lui dis rien? Ne lui répond pas? Ne lui dis pas qu'on se voit toujours...?

  • Écoute Olivia, on ne se connaît pas bien je crois... Heum, je ne crois pas t'avoir parlé en dehors des soirées où l'on se croise par hasard. Et je pourrais même pas dire si on s'est déjà vraiment parlé! Pourquoi voudrais-tu que je vienne jusque chez toi d'abord?
     

Et j'ai froncé les sourcils montrant mon incompréhension totale. Pascal lui a dit que ça suffisait, d'arrêter. Il a voulu la faire entrer, mais elle s'est rebiffée. Elle avait encore des choses à dire. Elle a insisté que je lui avais dit que je savais par Pascal ce qui s'était passé avec Manuella. Comme Pascal ne m'avait jamais rien dit directement, je savais que là, il ne la croirait pas.

Tout dans mon expression montrait mon étonnement. Mes sourcils grimpaient toujours plus haut et je la regardais comme si elle avait perdu la boule. Je lui ai dis que je n'avais jamais été chez elle, je ne l'avais pas croisée non plus, et comme elle parle de la semaine passée, je m'en rappellerais si c'était le cas.

Folle de rage, elle a balancé que "C'est pas toi qui a dit que t'étais toujours la copine à Pascal, alors qu'on sort ensemble depuis un moment. Elle s'est tournée vers lui, avant de me regarder avec colère. Elle a dit que vous étiez toujours ensemble!". Pascal lui a demandé de baissé le ton, mais il y avait rien à faire, elle voulait me faire admettre l'avoir vue. Moi, je la regardais comme pour dire; "Je me demande ce que Pascal fait avec une folle pareille".

Puis, n'obtenant pas de réponses de ma part, elle s'est tournée vers Pascal et lui a dit de me confirmer qu'ils étaient ensemble. Là, les yeux écarquillés à nouveau j'ai regardé Pascal. Le pauvre, il était tout rouge. Mais, d'un côté, bien fait aussi.

Elle insistait, se répétait, Pascal était acculé... Il a juste eu le temps de dire que ça faisait plus de 8 ans qu'on était ensemble... et Jess est arrivée pour voir ce qui se passait. Ignorante du drame qui se jouait sur la terrasse de son frère, elle a passé son bras sous celui de Pascal et en 2 temps 3 mouvements, elle l'a entrainé dedans.

Sauvé par le gong Pascal ! Je crois que d'après ce qu'il avait commencé comme phrase, je ne pense pas qu'il avait l'intention de dire qu'il m'avait plaquée. De toute façon, il ne l'avait pas fait. Il n'y avait que sa façon d'agir ces temps-ci qui pouvait prêter à confusion. Je pense qu'il veut juste garder ses distances, sans pour autant se débarrasser de moi.
Ou peut-être qu'il ne savait pas vraiment ce qu'il voulait faire de moi...

Restée rien que les 2, l'animosité d'Olivia n'a fait qu'empirer. Elle a voulu savoir pourquoi j'avais menti, j'ai continué à jouer l'idiote à faire celle qui ne savait pas de quoi elle parlait. Quant j'ai voulu rentrer, elle a attrapé mon bras pour m'en empêcher.

Pascal avait dû voir la scène parce qu'il est réapparu comme par enchantement. Il lui a pris par le poignet et l'a obligée à me lâcher. Il s'est excusé pour elle. Je les ai laissé dehors. En entrant, je me suis retrouvée nez à nez avec Jess qui m'a demandé ce qui se passait.

  • Bof, à vrai dire, je ne sais pas vraiment... Pascal s'est retrouvé à jouer les arbitres. En tous cas, je le remercie de m'avoir tirée des griffes de cette hallucinée.
  • Qu'est-ce qu'elle te voulais? Pourquoi Pascal a fait l'arbitre?
  • Je sais pas. Elle trouve que je la regarde de haut... Je sais vraiment pas...
     

Pascal l'a laissée dehors et est venu rejoindre sa femme, qui n'a pas manqué de lui demandé pourquoi il avait dû jouer les arbitres. Il a dit qu'il ne savait pas très bien non plus, mais qu'il n'était pas question d'avoir une bataille de bonnes femmes pour gâcher la soirée de Thomas. Jess a rigolé. Elle n'avait pas l'air de se rendre compte de ce qui s'était joué sous son nez. Je crois qu'elle était un peu pompette.

J'avais fait ce que j'avais à faire, et ce pourquoi j'étais venue à cette petite sauterie, maintenant, je crevais d'envie de rentrer chez moi. Les jeux sont fait. Je pense que Pascal va la regarder autrement. Hihihi, elle était furax.

J'ai rejoins le groupe où se trouvait Caro. J'ai raconté en gros ce qui venait de se passer en continuant à jouer la surprise et l'incompréhension, tout en regardant dans la direction d'Olivia. Pascal nous observait probablement, donc je devais continuer à jouer mon rôle.

Ne sachant pas très bien ce qu'elle devait faire, Olivia a simplement fichu le camp. Elle a disparu sans même dire au revoir à qui que ce soit.

Quant j'ai été sûre qu'elle était partie, j'ai décidé d'en faire autant. Je n'avais pas l'intention d'aller en boîte. Étant donné l'était pompette de sa femme, je ne pense pas que Pascal allait sortir non plus.

Je crois que Olivia a dû essayé d'appeler Pascal une ou deux fois, mais à l'évidence, il ne pouvait pas lui parler. Sa femme ne le quittait plus d'une semelle. Je pense qu'elle s'accrochait à lui parce qu'elle ne tenait plus vraiment debout.

Je me demande si Pascal rappellera Olivia ou irait la rejoindre une fois sa femme endormie??? J'espère que non. De toute façon, même s'ils se voyaient, se serait certainement prise de tête et compagnie. Hum, si j'osais, je demanderais à Caro de le surveiller...

Je n'ai pas revu Pascal le week-end de la soirée chez Thomas. Par contre, je sais qu'ils ont eu des trucs avec le sport, Caroline avait bien sûr suivi. La semaine suivante, comme si de rien, Pascal a continué à m'envoyer des messages ou m'a appelé quant il en avait marre des sms. Mais il n'a pas cherché à me voir... chiant !

On a plus reparlé de l'incident avec Olivia. Tant mieux. J'espère que mon plan avait marché...

Le week-end suivant, Thomas m'avait demandé si je voulais venir prendre un verre chez lui avant de sortir. Ils avaient prévu de passer la soirée à jouer au Golf en salle. Cet adorable maniaque, il avait loué la salle pour qu'on puisse faire la fête et rester aussi longtemps qu'on le voudrait.

Bah, j'ai inventé une excuse. Je n'en avais pas envie. Passer la soirée à regarder Pascal rire, parler avec ses copains ou s'occuper de sa femme ne me tentait pas des masses. Et je crois que je préférais briller par mon absence. J'espère que comme ça, je manquerais un peu à Pascal.

Caroline m'a appris qu'Olivia n'était pas parmi eux. Ça, ça m'a fait drôlement plaisir...
Il faut vraiment que je me débarrasse de cette Olivia...


Publié le 23/04/2019

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01 au 15 juin 2016 - Me débarrasser de ma rivale Olivia (1)

Publié le par JaneDo


01 au 15 juin 2016 - Me débarrasser de ma rivale Olivia (1)

C'est méchant, mais je suis assez contente de moi... Après avoir suivi Olivia chez elle, je lui avais mise la puce à l'oreille concernant sa cousine et Pascal. J'étais contente d'avoir effacé son air satisfaite, alors qu'elle poursuivait mon homme dans mon dos. Le culot qu'elle avait eu de lui demander de régler les choses avec moi et Caro, et aussi sa cousine si je me souviens bien.

Je me rappelle surtout qu'elle lui avait dit que s'il s'était passé quelque chose avec Manuella, elle préférait ne pas continuer à le fréquenter. Je crois, parce qu'elle ne voulait pas d'histoires dans la famille à cause d'un mec. Hihihi, je suis sûre qu'elle avait dû demander des explications à Pascal. Lui rapporter ce que je lui avais dit. Je pense qu'il avait dû lui dire la vérité.

Oh, j'imagine bien qu'elle lui avait certainement fait le coup des larmes, de la tristesse, etc. De toute façon, c'est bien fait pour elle. Elle savait qu'il sortait avec quelqu'un, même que c'était moi, et elle avait quand même continué à le poursuivre, donc, j'ai pas de pitié pour elle. Non mais, est-ce qu'elle a pensé à ma peine à moi? Non? Alors, pourquoi pas lui donner un aperçu!

Bon, je me rends compte que j'ai fais pareil à Jess, sa femme. Mais, pour ma défense, je ne savais pas qu'il était déjà pris et engagé au début. Quant je l'ai su, c'était trop tard, j'étais déjà follement amoureuse de lui.

Je me demande si... j'aurai fait un pas en arrière ou arrêté de le voir si je l'avais su au début? Je me dis que non, mais... je crois que oui en fait. Parce que, j'aurai pas cherché à le connaître plus que ça. On aurait peut-être été ami, mais je ne crois pas que j'aurai fait attention à son charme et tout le reste. Enfin, j'aime à croire que je n'aurai pas été aussi vide de sentiment pour la pauvre fille que j'allais blessé.

J'ai pas vu de signes dans le message que Pascal m'avait envoyé lundi. J'aurai peut-être dû chercher à savoir s'il avait la natation ou le basket et aller vérifier. Mais, ce n'était pas le moment de me faire choper à le suivre. Mardi par contre, j'ai senti qu'il y avait anguilles sous roche quant il m'a demandé si on pouvait se voir un petit moment. Il n'avait pas osé me le demander de vive voix???

Comme je ne répondais pas, il a fini par m'appeler. Impatient on dirait !

J'ai été comme d'habitude. Je lui ai dis que j'étais à l'agence, alors j'avais pas pu lui répondre tout de suite. Ensuite, comment on allait faire? A part à midi, je ne voyais pas trop? Est-ce qu'il pouvait subitement sortir, sans que Jess ne lui fasse une scène? Haha, bien sûr, je savais qu'il ne pouvait pas bougé en dehors des heures de boulot ou de sport. Ensemble, on a essayé de voir ce qui pouvait jouer pour l'un comme pour l'autre.

Je ne lui ai pas facilité la tâche; tout ce qu'il proposait, genre; en vitesse après la natation ou le basket, je prétendais avoir déjà quelque chose. J'ai prétendu être embarrassée de croiser ses camarades de sport, et que Jess risquait de le savoir, on ne sait jamais. En fait, je voulais sa pause de midi de 2h, pas 5 minutes rapido presto. Non mais!

Dans la discussion, l'air de ne pas y toucher, Pascal m'a demandé ce que j'avais fait de beau ces temps. Puis, comme il n'entendait pas ce qu'il voulait, il m'a demandé si j'avais croisé quelqu'un qu'il connaissait. Je n'ai rien lâché. Pour le faire rôtir sur place, au dernier moment, j'ai dit que mercredi, ça ne jouait finalement pas à midi, j'avais un truc. Il a voulu savoir quoi, mais je n'ai pas jugé utile de m'expliquer.

On a reporté à jeudi midi, en se donnant rendez-vous directement à la Pizzeria.

Jeudi, dans la matinée, je l'ai appelé pour lui dire que c'était galère, mais ça ne jouait pas pour moi. J'ai proposé vendredi, sachant qu'il avait un déjeuner de boulot avec des visiteurs, et qu'il ne pourrait pas. Je savais aussi, par Caro, que Thomas faisait un truc vendredi soir chez lui. J'espérais y être invitée, et je voulais que Pascal me propose aussi d'y aller.

Ça n'a pas manqué, il m'a dit qu'on pourrait alors se voir chez Thomas, c'est tout ce qu'on pouvait faire. Il a dit que c'était dommage, il aurait préféré qu'on se voit en tête à tête, parce qu'on en avait pas souvent l'occasion. Hum... mouais! Il devait être pressé de me confronter sur la demande d'Olivia j'imagine!!!

S'il savait que je savais, il pourrait alors deviner l'orage qui me dévastait de l'intérieur. Comme j'étais furax et déçue de sa part. Mais, situation oblige, je garderais le sourire et ne montrerait pas ma colère ou que j'étais rongée par sa trahison. C'était dangereux pour moi qu'il me cache son aventure, qu'il me raconte que ce n'était qu'une copine. Oui, c'était mauvais. Je devais rester prudente. Et patiente...

Vendr, 3 juin 2016 ;

Je suis contente, Thomas m'a invitée ce soir chez lui. Il est resté comme d'hab, et me téléphone régulièrement pour avoir de mes nouvelles. Il sait que sa sœur ne veut pas me voir dans son entourage, mais je restais son amie, et il n'était pas question qu'il coupe les ponts avec moi même pour elle. Lui n'avait rien à me reprocher, et n'avait pas été d'accord avec ce qu'elle m'avait fait plus d'une fois concernant les week-end au chalet.

En rigolant, il m'a dit qu'il lui avait dit que si elle ne voulait pas me voir, elle n'avait qu'à ne pas venir. Évidemment, elle viendrait et il le savait . De toute façon, la fête était au-dessus de sa tête, alors, même si elle aurait dit qu'elle ne venait pas, parce que j'étais là, il savait qu'elle finirait par craquer et se pointer.

Je suis arrivée bien en avance. Je voulais être là avant l'arrivée des autres. Donc, sous prétexte de lui donner un coup de main, j'étais là à 19h. Ce n'était pas dans mes habitudes. Je préfère me reposer chez moi et arriver quant la fête bat son plein, c'était plus facile de passer inaperçu et de se noyer dans la foule. J'avais embarqué Caro aussi, pour me donner de l'assurance. En fait, j'étais un peu anxieuse et impatiente de régler l'histoire concernant Olivia.

Pascal est monté un peu avant sa femme. D'après son petit sourire en coin, je crois qu'il était content de me voir. Moi aussi. Mon cœur faisait des siennes encore. Agrhh, depuis le temps, je devrais être habituée et ne pas me mettre à palpiter comme une midinette. Dingue. Même sa petite bise m'a coupé les pattes.

Mais, j'ai sauvé les apparences, je ne pense pas qu'il se soit aperçu de mon... émoi. Ni que mon cœur battait à 200 à l'heure et s'affolait encore plus chaque fois que je posais les yeux sur lui. A vrai dire, je me suis mise à transpirer comme une vache. Pour éviter de ressembler à une serpillière, je suis sortie fumer.

Pascal n'a pas eu l'occasion de me rejoindre dehors, parce que sa femme est apparue comme par enchantement. Elle m'a vue dehors en T-shirt et Pascal dedans en train de discuter avec Caro. Je pense que cela a dû la rassurer. Tout était prêt de toute façon, à 3, on avait tout mis en place en moins de 15 minutes.

Thomas est toujours un cuisinier lamentable, alors il avait tout commandé au Mövenpick. On n'a eu qu'à disposer les plats sur la table, déplacer les fauteuils et réduire quelques affaires dans la chambre d'amis et c'était réglé.

La moutarde m'a chatouillé le nez quant j'ai vu Olivia ramener ses fesses chez Thomas... Mais, j'ai fais comme si je ne l'avais pas vue. Je suis sûre que Pascal devait surveiller pour voir ma réaction. La sienne aussi. Je suis sûre qu'elle m'avait dans son radar. Je faisais comme d'hab, en l'ignorant complètement. Du coin de l’œil,  j'ai vu Olivia, la mine boudeuse, discuter avec Pascal.

J'imagine qu'elle le harcelait pour qu'il me parle. Elle devait se rendre compte que Pascal ne la croyait pas. Oh surprise! Manuella est arrivée vers les 20h, flambante et rayonnante. Petit nœud à l'estomac. J'avoue que c'était de bien jolies filles. Je suis sortie en fumer une, surtout pour pouvoir observer sans que Pascal ne le remarque.

Manuella n'a pas fait long. J'ai compris qu'Olivia l'avait fait venir pour la confronter à Pascal...

Ils sont descendu tous les 3 chez lui. Ah? En me précipitant en bas pour les suivre, je me suis dis que s'il me surprenait, là il devinerait qu'elle n'avait pas menti, alors je suis remontée rejoindre les autres dans le salon. Jess n'avait rien remarqué, trop occupée à être le centre de la soirée. Et je pense à me surveiller.

Manuella n'est pas remontée. Je pense qu'elle avait dû partir. Pascal faisait une tête de 6 pieds de long, et Olivia avait l'air d'un volcan sur le point d'éclater. Elle lui a marmonné quelque chose et s'est éloignée, mon regard a croisé celui de Pascal. Elle avait l'air furax. Là, j'étais obligée d'entrer en jeu, et tant pis si ça allait énerver Jess. Cela se voyait qu'il y avait de l'eau dans le gaz.

J'ai fais l'innocente... Je me suis approchée de lui et lui ait demandé ce qu'il avait, qu'il faisait une drôle de tête. Je savais qu'il allait en profiter pour me poser les questions qu'Olivia voulait qu'il me demande. Pascal a fermé les yeux en levant la tête vers le plafond.

  • Bah, c'est rien... C'est pas vraiment l'endroit pour parler de ça... pffff.
  • En tous cas, tu as l'air d'avoir pris le bus de face!
     

Ça l'a fait rigolé. Pascal trouvait toujours mes expressions hilarantes. J'ai rigolé aussi, et j'ai dis que j'allais sortir fumer. Il a aussitôt saisi l'occasion et est sorti fumer avec moi. Et comme je m'y attendais, Pascal m'a enfin dévoilé le petit drama qui s'était joué presque sous mes yeux. Hum, dont j'étais l'honorable artisan, hihihi!

Il m'a appris que Olivia savait qu'il avait eu quelque chose avec Manuella. Et m'a demandé si c'était moi qui le lui avait dit. Tsss, rat, il ne savait même pas me demander ça proprement!

  • Sérieux?! Je ne savais pas qu'on était si proche et qu'on se faisait des confidences maintenant, tsss!!!

Publié le 23/04/2019

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Mai 2016 - Il me trompe... Dieu que je suis stupide!

Publié le par JaneDo


Le printemps semble pointer le bout de son nez, voilà un peu de soleil, et moi, je vois tout en noir. C'est le printemps, mais pas pour moi. J'avais vu juste, Pascal était toujours un peu fâché. Et il utilise l'incident de la St-Valentin. C'était la grande excuse pour m'éviter, ou disons, pour mener sa vie ailleurs.

Bien sûr, si j'avais l'occasion de le voir autrement qu'entre 2 portes, ou dans un bar bondé, je pourrais lui dire ce que je pense. Mais, je savais aussi que ce n'était pas le bon moment. Il allait falloir que je fasse le poing dans la poche, garder le sourire et éviter toute confrontation. Je dois jouer à l'idiote qui ne se doute de rien, une aveugle qui ne voit rien. Si je le confrontais, il risque de me plaquer. Donc, je l'évitais au maximum, évitais les bars où on avait l'habitude de traîner, pour ne pas rentrer avec le cœur dans les talons.

Finalement, j'étais plutôt contente que Jess soit en Suisse, et installée chez lui de surcroit... Il devait donc faire attention et n'était pas libre d'aller et venir comme il le voulait. Elle le surveillait.

Pourtant, je savais qu'il continuait à voir Olivia. Je me demandais si cela se cantonnait à quelques dîner ensemble ou s'ils avaient trouvé une solution pour autre chose. Je me demandais si ça leur arrivait d'utiliser l'hôtel où on se voyait parfois pendant sa pause de midi. Ça me faisait mal d'imaginer que oui. Mais en même temps, ça pouvait le faire penser à moi? J'avais aussi peur que de rester à l'écart, invisible, ne risquait pas de jouer contre moi.

Ne risquait-il pas de petit à petit, ne plus penser à moi si je continue à rester si discrète? L'obliger de penser à moi serait d'être partout où il va, non? Bah, je ne savais plus rien. J'avais perdu ma fonction de réflexion, complètement submergée par le manque de lui.

Début mai, j'ai profité du congé de l'Ascension pour disparaître 3 jours et pleurer de tout mon saoul. J'avoue que je me sens beaucoup mieux. Plus forte.

Pascal continue de m'envoyer de gentils messages, je lui réponds tout aussi "sweet". Je continue à jouer les connes de services, mais cette fois sans sombrer dans les affres de la déprime. Cette fois, parce que je me dis que je n'ai rien à envier à cette pétasse, je suis moi, et je vaut beaucoup mieux que de laisser une petite pisseuse me marcher dessus. Surtout, arrêter de la laisser croire qu'elle est plus importante qu'elle ne l'ait. L'ignorer royalement.

Tout ce que j'ai à faire, c'est de faire comme si elle n'existait pas, que tout allait bien entre Pascal et moi, et patienter. Et entre temps, penser rien qu'à moi. Faire ce que j'ai envie de faire, point barre. Ces 3 jours toute seule m'ont fait énormément de bien, je me sens plus forte. Je me sens prête à affronter même la rupture si ça devait arriver.

Mais ça n'arrivera pas... je ne me mettrais pas en position de lui donner l'opportunité de rompre... Et tant que je serais toute adorable, pas de scène, pas de larmes, pas de reproches, Pascal n'osera pas même s'il le voulait. Hun hun... C'est qui la plus forte?

Je me dis que, si je ne comptais pas, ou si Pascal ne pensait pas à moi, il cesserait les messages. Si ça arrivait, je ne le relancerais pas. J'attendrais qu'il fasse un pas vers moi, et pas le contraire.

Pour le moment, même si ça me gave par moment, je le laisse m'envoyer des messages. Certains jours, Pascal me bombarde, d'autres, c'est juste un petit coucou, ou un bisous. Parfois, il va même jusqu'à me dire que je lui manque. Tant mieux. Je lui réponds que lui aussi, même si c'est pas totalement vrai ces jours-ci. Pascal me demande souvent ce que je fabrique, mais je reste évasive, allant jusqu'à changer de sujet. Autrement, je lui mets juste ; "same o same o" (=comme d'hab), ce qui ne veut pas dire grand chose.

Parfois, fatigué des sms, Pascal m'appelle. Bien sûr, je fais semblant de m'intéresser à ce qu'il fait. Il me reproche, de temps en temps, de ne jamais l'appeler en premier. Alors de temps en temps, je mens en prétendant avoir essayé, mais que c'était difficile de le joindre au boulot. Quant il s'étonne, parce qu'il n'avait pas bougé de son bureau, je prétends que sa secrétaire m'aurait dit qu'il y avait quelqu'un dans son bureau. Ça, ça passe toujours. Il me dit alors de l'appeler sur son natel. Alors je lui réponds que j'ai l'impression de le déranger si je faisais ça... Bref, de petites pirouettes...

De toute façon, je ne fais pas très attention à ce qu'il me dit, parce que je suis sûr qu'il ne me dit pas tout. D'un côté, tant mieux. Manquerait plus qu'il vienne me parler d'Olivia!!! Le jour qu'il le fera, c'est qu'il se fiche pas mal de ce que ça pourrait me faire. Pour l'instant, je tiens bien le coup. Je ne veux pas laisser les affres de la jalousie m'engouffrer dans sa folie.

Je l'ai croisé un soir au Blue. C'était du prévu. Caroline voulait absolument sortir, et savait que Pascal serait là-bas avec ses copains du Basket. Alors je l'ai accompagnée. J'avais pris soin de mon apparence. Tout était prévu pour qu'il me remarque et le faire chavirer un peu. A la dernière minute j'ai demandé à 2 copains d'aller expressément prendre un verre là-bas et qu'on les rejoindrait. Je ne voulais pas qu'on ait l'air de 2 pauvres tâches perdues, ou à la recherche de Pascal.

Je voulais avoir l'air habituée à nouveau de sortir de mon côté. D'avoir l'habitude de retrouver mes copains. D'avoir l'air de m'amuser. Ne pas lui montrer qu'il me manquait, contrairement à ce que je lui disais dans mes messages. S'il voulait utiliser ça contre moi, no problémo, "bring it on". J'étais préparée. Je n'allais pas me sentir coupable pour autant.

Mon sourire au beau fixe, sachant que mes cops étaient déjà sur place, au bar, j'ai fait mon apparition, certaine que Pascal ne manquerait pas de me voir. J'ai même fait la pause cinéma en bas des marches, exprès. Du regard, j'ai survolé la foule.

Bien sûr, j'ai aussitôt repéré la silhouette de Pascal. Petit pincement au cœur, et l'impression d'avoir posé mon cœur sur le Grand-Huit au moment d'une descente. Hahhh, il me fait toujours palpiter...

Mais, je l'ai ignoré et fais signe à mes copains avant de finir ma descente pour les rejoindre. Caroline me suivait de près. Elle a voulu me dire qu'elle avait vu Pascal, mais sans dé-serrer les dents je l'ai intimé de se taire. Ensuite, je lui ai chuchoté vite fait, que je ne voulais pas aller vers lui, que c'était à lui de venir. Que j'avais fais exprès de l'ignorer, et j'ai essayé de l'obliger à ne pas le regarder dans sa direction.

Dur dur, j'ai dû l'obliger à se mettre de manière à lui tourner le dos...

Jean-Daniel et Patrick, mes potes, sont venu avec un autre copain, Jérémy. Pas mal. Grand comme je les aime, joli sourire, et surtout l'air un peu timide. J'aime bien les mecs qui ne parlent pas trop, qui n'en font pas des tonnes. Il en avait pas besoin, il est plutôt mignon. N'étant pas à la recherche d'un petit copain, je lui ai dis qu'il était mignon. Ça l'a fait sourire, il m'a remercié.

10mn après notre arrivée, Pascal est venu nous saluer et nous faire la bise. Perso, je pense que c'était pour marquer son territoire. Ç’aurait été pareil s'il nous avait pissé sur les pieds! Caroline a rougi jusqu'aux oreilles quant il a dit qu'il nous avait vu arriver et croyait qu'on l'avait vu. J'ai joué la surprise. Je n'allais pas demander à Caroline si elle l'avait vu, parce qu'elle aurait sûrement dit que oui. Pascal a proposé qu'on se joigne à eux, mais en ayant l'air prise au dépourvu, après avoir regardé en direction de mes copains d'un air paniqué, j'ai dis qu'on ne pouvait pas.

Contente. Je sais qu'il a passé son temps à nous observer, et a dû être déçu de nous voir partir sans passer lui dire au revoir. Je me serais sentie mal à l'aise. Il leur avait peut-être parlé de sa Olivia, ou ils l'avaient peut-être vu avec elle, alors que pouik, je n'avais pas envie d'aller vers eux.

Le lendemain, il me l'a reproché. Et sans vergogne, je lui ai dis que je croyais qu'il était parti, et aussi, que j'avais carrément oublié qu'il était là. Ce qui était un peu vrai. Vrai aussi que j'avais voulu partir avant lui. Pas pour aller faire la fête ailleurs, mais j'étais presque sûre que Pascal allait penser que j'étais en boîte quelque part. Pour une fois, c'était à lui de se faire des films.

Bon, les hommes n'aiment pas trop se faire des films... alors il m'a envoyé plusieurs messages me demandant où j'étais, ensuite, qu'on pourrait se voir et passer un moment ensemble... so typique! Je n'ai pas répondu. Pascal a ensuite tenté de m'appeler. Là non plus, je n'ai pas répondu.  

On a été prendre un verre sur Morges. Un endroit où se savait que Pascal ne me trouverait pas. Et je voulais empêcher Caro de rentrer. Parce que, si Pascal passait par chez elle en rentrant et la retrouve à la maison, il saurait que j'étais sûrement aussi chez moi.

Le lendemain, j'ai prétendu que j'avais laissé mon natel dans mon sac à main, et que je n'avais pas entendu. Je n'ai vu ses messages qu'en rentrant, et c'était certainement trop tard pour lui répondre. A cause de la musique et tout.. Pascal a voulu savoir quant j'étais rentrée. J'ai prétendu que je n'en savais rien. Je lui ai malicieusement retourné la question; 10mn après notre départ, il était rentré.

Bien sûr, il était passé voir si Caro était rentrée... J'ai fais la leçon à Caro, elle n'avait pas intérêt de lui dire où on était et à quelle heure on est rentré. Comme moi, elle devait dire qu'elle n'avait pas fait attention. Si elle ne voulait pas lui mentir et dire qu'on était en boîte, alors elle avait qu'à dire que je suis partie avec mes potes et qu'elle était rentrée seule. Elle n'avait pas à lui parler de moi, de ce que j'ai fait etc.

A partir de ce soir là, Pascal a commencé à me dire où il allait. Il s'attendait sûrement à ce que j'en fasse autant, mais je ne l'ai pas fait. Parce que, la plupart du temps, je restais tranquillement à la maison, ou faisais l'effort d'aller chez Caro un moment, puis je rentrais. Je n'avais pas envie de sortir. Surtout pas envie de croiser Pascal si je n'y étais pas préparée.

Pascal a passé la semaine a essayé de me voir. J'ai passé la mienne à inventer des excuses pour ne pas le voir. Je n'avais pas la frite, et pas envie de m'habiller et tout pour un malheureux petit rendez-vous qui n'aurait certainement pas duré 1heure.

Le week-end de Pentecôte, avec le lundi congé, Pascal a essayé de me faire aller chez Thomas le dimanche soir. Thomas m'en avait déjà parlé et j'avais prétendu avoir déjà quelque chose. A Pascal, j'ai dis que j'avais un truc en famille. A Caro, j'ai dis que j'allais au Tessin pour le concert d'un copain. Je savais que Pascal lui poserait la question et qu'il réalisera qu'il n'avait pas la même version. Et il se fera des films...

Ça n'a pas manqué. Il m'a reparlé de la soirée chez Thomas, a essayé de m'appeler le dimanche soir, en voyant que je n'étais pas venue. Sans compter qu'il m'a bombardé de message tout au long de la soirée. Caroline m'a appris plus tard, qu'il avait essayé de l'interroger croyant qu'elle savait quelque chose. Et sur mes copains, etc. Mais elle ne savait rien.

En réalité, je suis restée tranquillement chez moi. Je n'avais aucune envie de sortir. J'ai une vue à faire tomber les chaussettes, Kaya et Valério sont absents. Donc, j'ai l'appartement pour moi toute seule, et j'avais l'intention de profiter de chaque minute dans un de mes training pourri, de me gaver de télévision. Il faudrait plus qu'on bulldozer pour me tirer de ma maison.

Après Pentecôte, Pascal s'est fait plus pressant pour qu'on se voit un moment. J'ai pensé qu'il était temps que j'accepte. J'avais quand même prévu quelque chose 1h après, pour ne pas me retrouver bec dans l'eau. Sans ça, je me serais torturée la tête, frustrée par le bref du rendez-vous.

Jeeez... Pascal m'avait trouvé distante ces temps-ci! What? C'était lui qui était distant avec moi les dernières fois qu'on s'était vu, et il osait me trouver distante? Parce que je n'accourait pas quant il voulait me voir, et que je ne sautais pas direct sur ses propositions de rencontres vite fait, ou sur mon téléphone quant il daignait m'appeler?

Wahhh, Pascal avait vraiment dû se mastiquer la tête à se demander ce que je fabriquais... Bien joué!

Je crois qu'il avait tellement insisté pour me voir pour être rassuré. Être sûr qu'il était toujours mon No.1. Et je crois que j'ai commis l'erreur de le rassurer un peu trop. Stupide stupide girl. J'aurai dû me mordre la langue. Tout allait bien, et il a fallu que je me laisse avoir par ses yeux verts, par sa mine boudeuse. Mon Dieu que je suis CONNE!

Les effets de ma connerie se sont fait sentir tout de suite après le rendez-vous...

Pascal n'a plus essayé désespérément de me fixer de rendez-vous le reste du mois... Et il y avait 12 jours pour finir le mois... Il s'est contenté de messages, me racontant ce qu'il faisait sans plus. Il ne me disait plus ce qu'il faisait comme les jours précédents.

C'était de ma faute. J'avais joué et perdu sur la ligne d'arrivée. J'aurai dû persister un peu plus. Maintenant, il ne s'inquiétait plus autant et menait tranquillement sa vie... sans moi. Argh, je pourrais me foutre un poing dans la gueule tellement je suis stupide. A cause de ma faiblesse, de ma connerie, me revoilà en train de me torturer la tête et essayé de deviner ce qu'il pensait, ce qu'il faisait... alors qu'avant, c'était lui qui se chiait dans la tête.

Comment est-ce que j'ai pu être aussi bête, ou baisser ma garde aussi facilement... Je me frappais mentalement, même si ça ne servait pas à grand chose. Il fallait que je reprenne le couteau par le manche et ne pas le lâcher jusqu'à ce qu'il se débarrasse de la pétasse d'Olivia. Ma connerie va me faire perdre du temps pour le ramener dans mes filets.

Je sais que Pascal continue de la voir. Je sais même qu'il a été chez elle. Combien de fois, ça, je ne sais pas. Où ils en sont, ça je ne sais pas non plus. J'imagine qu'il a la conscience tranquille. Tout baigne de mon côté, je suis toujours dans le noir et il sait que je ne pense qu'à lui.

Je dois me dépêcher de me remettre en celle et me préparer pour la bataille, sinon cet été, il le passera à roucouler avec Olivia, dès qu'il en aura l'occasion... et pas avec moi...

Hahhh, ce que j'ai été BÊTE! A part ses messages ou ses appels, je ne le vois pratiquement plus. Et ça, ça ne me plaît pas.

Malheureusement pour moi... Je les ai surpris ensemble un soir, après son entrainement. Je voulais lui faire une surprise, simplement être près de lui, l'avoir physiquement près de moi.

On peut dire que j'en ai eu pour mon argent!!!

En arrivant à la salle de sport, j'ai attendu sagement qu'il ait fini de prendre sa douche et sortir pour se diriger vers sa voiture. J'étais tout près. Je remercie le ciel qu'il faisait nuit... Quant il est sorti, je l'ai vu se retourner alors qu'il mettait son natel à l'oreille. Il s'était retourné pour être sûr qu'il n'y avait personne près de lui.

De mon côté, je ne voulais pas non plus que les autres me voient. Je voulais l'appeler pour lui dire que j'étais là, mais il était déjà en ligne. Avant que je puisse lui signaler ma présence, il avait déjà sauter dans sa voiture et s'en allait. Alors je l'ai suivi pour l'appeler pour le voir un petit peu avant qu'il ne rentre chez lui.

Pascal avait été si rapide, que j'avais dû laisser 2 voitures passer avant de pouvoir m'engager à sa suite. Pour aller chez lui, il aurait dû tourner sur la droite, mais il avait tourné sur la gauche!!! Surprise, j'ai suivi sans l'appeler du coup. Quelques mètres plus loin, il a tourné pour descendre vers le lac, sur la droite. Hésitante, j'ai suivi.

J'avais peur tout à coup qu'il me voit... Où allait-il comme ça... pressé !

Pascal a tourné dans le parking. Je me suis dépêchée de le continuer et entrer dans le parking plus loin. C'est là que je l'ai vue. Olivia. Elle avait les bras croisé devant elle, plié par dessus, une veste ou quelque chose du genre. Trop occupée à sourire à Pascal pour remarquer quoi que ce soit. Lui aussi.

J'ai tout de suite coupé le moteur. Je me sentais visible comme le nez au milieu de la figure. Mais, j'imagine qu'il avait d'autres chats à fouetter, parce qu'ils ne faisaient pas attention à moi. Elle a été le rejoindre et... ils se sont embrassés appuyé contre sa voiture. En public! J'avais le cœur dans la gorge et les yeux qui piquaient. J'avais tous les poils du corps au garde à vous. La colère peut-être, je ne sais pas, mais j'étais verte. Trop surprise et désolée pour moi.

Il a passé le bras autour de sa taille et ils ont marché en direction du petit bistro du port. La scène était difficile pour moi. Je crois que je devenais folle. Hésitante à courir le taper. La frapper. Lui arracher les yeux. Ou peut-être que ce serait plus simple que je m'arrache le cœur pour ne plus avoir à supporter la douleur qui m'étouffait. Ils se sont arrêté 1 fois pour s'embrasser et après, il étai penché vers elle. Elle lui montrait quelque chose sur son natel. Ils ont ris. Puis, main dans la main, ils ont été s'asseoir à l'intérieur dans un coin du bistrot.

J'ai juste jeté un coup d’œil avant de m'enfuir me planquer dans ma voiture. Ils s'embrassaient...

Les nerfs à fleur de peau, j'étais au bord du suicide. Il riait... Comment pouvait-il rire? Il rit aussi avec elle? Qu'est-ce qu'elle avait pu lui montrer ou dire de si drôle? Ça faisait longtemps que je ne l'avait pas entendu rire. J'étais au fond du puits. Lessivée, en manque d'amour, désolée d'avoir un cœur. Terrorisée de le perdre. De l'avoir déjà perdu. J'étais à bout. En larmes.

Ils n'ont pas fait long. Une demi heure plus tard, il était de retour à sa voiture et l'embrassait encore avant de partir. Elle lui a fait signe avant d'aller à sa voiture. Ahhh, j'ai dû me retenir pour ne pas aller la tabasser maintenant qu'elle était seule. Je souffrais le martyre. Prête même à faire un Pacte avec le Diable pour ne plus souffrir. Pour tout effacer de mes yeux et de ma mémoire.

Hohhh, quelle idiote je fais! Pascal m'avait complètement bernée. J'étais mortifiée. Tu peux pas me dire que quant il lui léchait la gueule, il pensait à moi, non? Mais alors, pourquoi continuait-il à m'écrire des messages, et d'adorables messages en plus?

Je l'ai suivi elle. Je voulais savoir où elle habitait. Mais je l'ai perdu à un stupide feu rouge. Complètement folle, j'ai essayé d'aller dans la direction où elle était partie. J'ai fais le tour, toutes les ruelles du coin où je l'ai perdue.

C'était stupide, elle pouvait être n'importe où, ou très loin de là. J'étais désespérée. Quant j'ai finalement abandonné, laissé libre cours à mes larmes, dégoûtée de ne l'avoir pas retrouvée, je l'ai vue. Elle était au téléphone, debout dans la rue. Elle souriait en parlant. Je donnerai ma main à couper que c'était Pascal à l'autre bout du fils. Elle faisait quelques pas, puis s'arrêtait, parlait, puis se remettait en route pour s'arrêter quelques mètres plus loin. Le cirque a duré longtemps.

J'imagine que quant elle a raccroché pour se diriger vers son immeuble, c'était parce que Pascal était arrivé chez lui.

Que faire? Aller la confronter elle? Pour lui dire quoi? Je risque encore de fondre en larmes comme une pauvre cloche. Ciel, j'avais du mal à ne pas foncer sur elle. J'ai hésité. Si Pascal l'apprend, je perdrais toute crédibilité. Mais je ne voulais pas la perdre de vue. Puis, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais je ne pouvais pas me retenir, j'ai foncé la chopper avant qu'elle n'entre dans l'immeuble.

Je savais où elle habitait maintenant. Et je voulais lui faire aussi mal que j'avais mal, sinon plus...

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a été surprise en me reconnaissant. J'ai fais celle qui n'était pas sûre que c'était elle et qui le confirme maintenant que je la voyais de face.

  • Ha, j'avais raison, c'était bien toi...
  • Oh, bonsoir. Jane, c'est ça?
  • Oui, c'est ça. La copine à Pascal. On s'est rencontré à plusieurs reprises. T'es la cousine à Manuella, non?
     

Je ne savais pas comment engager les choses, et c'était venu tout seul. Parce que la tête qu'elle a fait était mémorable. Ça a tempéré la douleur dans ma poitrine et abrégé l'envie de pleurer. J'imagine que mes yeux gonflés devaient signaler mon état, mais je tenais à ne pas la laisser deviner les raisons. Elle semblait hésiter sur l'attitude à adopter et ne savait pas quoi me répondre.

  • T'es bien la cousine à Manuella? Celle avec qui Pascal a couché et qui continuait à lui courir après même qu'il ne voulait plus la voir... Oh, excuse moi une seconde...
     

J'ai fais semblant d'avoir mon natel qui sonne (j'ai pesé dessus dans ma poche), je lui ai fais signe de  donner une minute et me suis éloignée un peu, pour dire dans le vide que je l'avais déposé dans sa boîte aux lettres. Que j'étais juste devant l'immeuble d'à côté parce que j'ai croisé quelqu'un que je connaissais, mais que je m'en allais. Et je me suis retournée vers elle avec le sourire.

  • D'abord, Pascal n'a jamais couché avec Manuella, et d'après ce que je sais, c'est fini entre vous deux, il ne sort plus avec toi.
     

J'ai fais celle qui tombait des nues. Celle qui venait de comprendre quelque chose d'amusant...

  • Et comment qu'il avait couché avec Manuella! Je le sais de source sûr, par lui en personne. Mais... Et je me suis forcée à avoir un petit rire gêné. Hum, je crois que... Je savais qu'il avait un autre jouet ces temps, et hm, je suis désolée, mais d'après ce que j'entends, c'est peut-être toi... Alors, désolée, je n'ai rien dis, je ne sais rien... Bonne soirée. Salut.
     

Et j'ai tourné les talons pour partir. Elle m'a encore crié qu'il n'avait pas couché avec Manuella et qu'il ne jouait pas avec elle. Je n'ai pas pris la peine de me retourner. Quant j'ai été hors de vue, je l'ai épié pour voir si elle l'appelait comme je l'imaginais. Elle avait l'air triste et regardait son natel. j'imagine qu'elle hésitait à l'appeler chez lui, parce qu'elle savait qu'il ne pourrait pas parler à cause de la présence de sa femme.

Moi, j'étais contente d'avoir gâché sa soirée et effacé son petit air de bonheur que je n'avais pas digéré. Je l'ai vue essayé de parler, mais Pascal avait dû raccroché ou, peut-être qu'il n'avait pas répondu et qu'elle marmonnait à elle-même. Elle a regardé dans la direction que j'étais partie, alors je me suis planquée à la vitesse de l'éclair. Puis elle est rentrée chez elle.

Elle avait l'air mille fois moins heureuse que tout à l'heure. Après les boîtes aux lettres, je l'ai vue composer un sms. Sûrement à Pascal. J'ai filé, contente de l'avoir poignardée dans le cœur. Mais surtout, d'avoir aussi rendu à Pascal son coup de poignard. Maintenant, elle va creuser et va savoir qu'il avait couché avec Manuella.

Pascal va apprendre que j'étais venue chez elle. Mais je n'avais pas l'intention de le lui avouer, même sous la torture. Je mentirais comme une arracheuse de dents. Elle passera pour celle qui invente des absurdités, qui cherche à faire des histoires.  Je me demande si Pascal va oser me demander directement? J'espère qu'il n'aura pas le culot de me mettre en face d'elle? Ce qui voudra dire qu'il est de son côté, et ne demande pas mieux que de la croire.

Tsss, même là, je mentirais dans sa face... Viens seulement cocotte, je t'attends...


Publié le 20/04/2019

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16 au 30 avril 2016 - J'ai craqué...

Publié le par JaneDo


16 au 30 avril 2016 - J'ai craqué...

Je devrais me faire mes 3 jours de larmes... Mais hélas, je ne suis pas seule à la maison... La semaine après m'être ridiculisée, j'ai fais la morte. Pascal continuait à m'envoyer des messages, je répondais de temps à autre. Prétextant que je passais mes journées à l'agence, je pouvais difficilement être sur mon natel.

Heureusement que je ne lui ai pas dis d'arrêter ses messages!!! Étant donné la situation, ce serait vraiment mal tombé. Il en aurait sûrement profité pour m'oublier complètement. Tout de même, je ne comprenais pas très bien pourquoi Pascal continuait à m'écrire??? Il a la Olivia, alors pourquoi m'envoyer des messages, alors qu'il a essayé de me faire comprendre qu'il avait besoin d'espace???

Est-ce que j'aurai mal compris et me suis fais des films??? Je savais qu'il avait continué à voir Olivia...

J'essayais de ne pas trop me laisser tomber dans la déprime, parce qu'après tout, il ne m'avait pas dit que c'était "fini". Donc, j'essayais de garder espoir. Après l'horrible et ridicule scène que je lui avais fait, il aurait très bien pu en profiter. Quant j'y pense j'ai honte. Surtout honte de moi. Ou peut-être que je me dis ça pour me rassurer??

Non, j'avais beau tout retourner dans tous les sens, à me griller les méninges, mais... Pascal continuait les messages, et même en me remémorer la soirée, j'étais convaincue qu'il ne m'avait pas plaquée. Ou sinon, je lis très mal...

La semaine après mon "ridiculisation", Pascal a essayé de me voir, en me proposant de manger avec lui à midi, ou de passer après son entrainement. C'était les seuls moment où il n'avait pas Jess, sa femme, sur le dos. Mais j'avais trop honte pour le voir. Et j'avais décidé de suivre le conseil de Brian. C'est un mec après tout, alors il savait surement mieux que moi.

Mais en fin de semaine, j'ai craqué!

Le temps était vraiment bizarre, il fait chaud, et le lendemain pluie neige. J'aime bien le foehn, au moins, il fait doux, mais comme il recommençait à faire froid, je recommençais aussi à déprimer. Quant Pascal avait essayé de me voir, j'avais refusé tout contact avec des prétextes bidons mais crédibles. Je ne pense pas qu'il se soit douté de quelque chose.

C'était rassurant qu'il tente encore de me voir... je me disais que Brian avait vu juste. Pourtant, c'était des choses que je savais. J'avais juste un peu perdu le nord c'est tout. Pour me trouver des excuses, je m'en suis trouvé une bonne; la semaine prochaine ce sera mon anniversaire, et ce jour-là j'ai toujours la poisse, donc... je ne vois personne et ne sors pas de chez moi.

Ce devait être aux environs de 22h, et j'avais été jeter un coup d’œil chez Pascal. Je ne voyais rien, alors je suis retournée à ma voiture sur le parking près de chez lui. Comme Pascal avait changé la télé du salon, je n'ai plus ma petite caméra espion, donc, je ne pouvais pas savoir si j'osais ou non l'appeler. Rien que de voir sa voiture devant la maison à fait battre mon cœur... ciel, je suis cinglée!

J'avais tellement envie de le voir... Comme je n'ai jamais été très forte pour résister à mes impulsions, je l'ai appelé au risque que Jess pète un câble.

Pascal a répondu presque tout de suite. Ce qui m'a un peu couper les pattes. J'ai tout de suite compris que sa femme ne devait pas se douter de qui il s'agissait au téléphone. Fortiche. Il commençait à être un fieffé menteur!!!

Pascal a parlé comme s'il parlait à un copain qui avait besoin de quelque chose, et il a dit qu'il arrivait tout de suite, mais qu'il ne pourrait pas rester. Qu'il déposerait le copain et que je devrais le ramener ensuite chez lui. Inutile de dire que je ne disais rien. Je lui avais juste dis que j'avais envie de le voir et où j'étais rien de plus!

3 minutes plus tard, il était là. Sa fossette et son sourire m'a fait immédiatement craqué. Comme il est chou, impossible de ne pas fondre. Sans rien dire, il est venue me prendre dans ses bras et m'a serré très fort contre lui. Yiiiiiah, je fonds, je fonds, je fonds... miam, je le mangerais bien.

Pascal avait filé aussitôt après avoir raccroché, avant que Jess n'ait l'idée de lui proposer de l'accompagner. Donc, on avait une petite demi-heure. Il était persuadé que sa femme ne se douterait de rien et qu'il n'aurait pas à s'expliquer.

Il était content que j'aie appelé. Ce petit moment était agréable. Il s'inquiétait suite ma réaction de l'autre jour. Ça l'avait surpris (venant de moi). Hum, je lui ai dis que je ne voulais pas en parler, en tous cas, pas ce soir. En rigolant, il m'a dit que je pouvais l'appeler quant j'avais besoin d'un gros câlin, mais peut-être pas tous les soirs... Jess finirait par se douter de quelque chose...

Brian avait raison, je lui avais manqué. Du coup, j'ai même l'impression qu'il n'était plus si fâché. Ou il avait oublié en ayant aucune nouvelle de moi. Probablement aussi parce que j'avais ignoré ses tentatives de me voir. Je pense qu'il avait dû se torturer à savoir comment faire pour recoller les morceaux. Ou peut-être qu'il avait oublié ce soir l'ayant pris au dépourvu...

En tous cas, il a dit qu'il n'aimait pas trop quant on se quittait fâché comme l'autre jour. Il s'était senti mal.

Il regrettait de n'avoir pas pu me suivre, mais il pensait me retrouver au chalet et avait été désolé de voir que j'étais partie. Il avait eu peur que je fasse la route dans cet état. Il m'avait laissé des messages et s'inquiétait encore plus de ne pas recevoir de réponses. Même si je ne voulais pas lui parler, j'aurai au moins pu lui dire que tout allait bien.

Tsss... Que dalle... je n'allais quand même pas le rassurer pour qu'il puisse s'amuser la conscience tranquille... Non, je n'avais pas voulu le rassurer. J'avais même eu l'illusion qu'il serait venu voir chez moi si je ne lui répondais pas. Mais, je savais aussi que c'était impossible.

Peut-être que j'aurais dû attendre un peu plus... J'ai peut-être craqué trop vite...

Même si Pascal avait accouru quant je l'ai appelé, je sais qu'il n'a toujours pas oublié et qu'il est certainement toujours fâché. Mais, je crois qu'il tient toujours à moi. Je vais rester un peu en retrait et éviter à tous prix de me ridiculiser comme l'autre soir.

Aff, il faisait moche le jour de mon anniversaire. Pfff. Il faisait un temps à rester sous la couette. Ah, si seulement Jess n'était pas là, j'aurai peut-être pu passer la journée sous la couette avec Pascal... Je crois que c'est ce que j'aurai demandé pour mon anniversaire! Je me demande s'il aurait pris congé pour moi?

Au moins, Pascal n'a pas oublié mon anniversaire. Malheureusement, je n'ai eu droit qu'à un coup de fils. Fallait pas rêver et espérer qu'il aurait pu m'inviter à manger ou passer la soirée avec moi! Beuuuh, ça me déprime. J'ai le coeur lourd, et je me sens angoissée. Quelque chose me perturbe, mais je n'ai aucune idée quoi. Et ce n'est certainement pas parce que j'ai une année de plus.

Peut-être que je suis toujours déprimée à mon anniversaire? Aghhh, je ne crois pas. C'est pas la grosse forme. Je tourne en rond chez moi. Aucune envie de travailler aujourd'hui. C'est la totale flegme. Ou est-ce que c'est parce que je ne peux pas voir Pascal? En tous cas, j'espère qu'il n'aura pas la stupide idée de voir l'autre connasse aujourd'hui, le jour de mon anniversaire!

J'hésite à essayer de savoir... Je risque de lui en vouloir à mort... Le mieux pour l'instant, c'est de ne pas me montrer chiante, de me fâcher pour tout et rien, de ne pas lui faire de scène, d'être gentille et d'avoir le sourire. Je dois prendre mon mal en patience et me montrer sous mon meilleur jour. Je pourrais lui mettre un poing dans la gueule de cette pétasse quant il sera libéré de son emprise (de la nouveauté).

Ma résolution à mon anniversaire est; de ne rien faire qui risque de le précipiter dans les bras de l'autre grognasse.


Publié le 19/04/2019 23:43

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01 au 15 avril 2016 - Je sombre...

Publié le par JaneDo


01 au 15 avril 2016 - Je sombre...

Dès que le printemps aura pris ses marques, ils vont boucler la maison à Gstaad, alors je suis quand même montée. J'ai appris que Pascal avait demandé à Caroline pourquoi je ne montais plus. Tsss, devine! De toute façon, on ne pouvait presque pas se parler. Pourtant, je n'ai pas manqué de remarquer qu'il passait plus de temps avec Olivia qu'avec moi. Caroline, elle aussi, l'avait remarqué.

Pascal et cette Olivia disparaissaient souvent en même temps et réapparaissaient comme par enchantement presque en même temps.

J'aurai dû écouter Brian... mais j'avais tellement envie de le voir, même si c'était à distance... Mais, la distance, Pascal ne la maintenait pas avec tout le monde... Ça commençait vraiment à me porter sur les nerfs. J'étais à cran. Toujours à 2 doigts de fondre en larmes. Je ne supportais plus ce petit manège. Et je ne savais pas quoi faire.

Je savais que c'était une très mauvaise idée de faire une scène. D'étaler aussi grossièrement ma jalousie ne ferait que démontrer mon manque de confiance en moi. Pire; ils risquent de se rapprocher encore plus. Devoir comploter pour continuer à se voir... ça risque de les rapprocher encore plus.

Je crevais de douleur à voir leur petit manège... Je connaissais la musique... Je crois que Pascal utilisait l'incident avec Layne comme excuse pour me mettre de côté, en attente, pour voir ce que ça allait donner avec Olivia.

Je savais que Pascal ne voyait pas beaucoup Caroline non plus. Bon, ça, heureusement, sinon là, j'aurai vraiment détesté savoir, que, de nous deux, Pascal préférait voir Caro plutôt que moi. Je n'étais pas pour autant soulagée.

J'avais mal parce que je sentais qu'il se passait quelque chose. Je n'avais pas le contrôle. Je me sens perdue quant je ne peux pas contrôler ce qui se passe autour de moi. I'm a control freak I guess! (je suis un maniaque du contrôle!).

Quant j'ai enfin eu l'occasion de voir Pascal en tête à tête, j'ai commis l'erreur à ne pas commettre. J'ai agi comme une débutante stupide. Lui rappeler Olivia, comme si ce n'était pas déjà assez, lui montrer qu'elle avait de quoi me rendre jalouse... pffff STUPIDE!

Je n'ai pas pu m'empêcher de le confronter à propos d'Olivia. Et pourtant, je me suis répétée à m'en mordre la langue, de ne rien dire. De ne rien mentionner. Mais, je n'ai pas pu me retenir. Et je savais que c'était une erreur grosse comme un immeuble. Je rougis encore devant ma bêtise. Gravissime!

Je lui ai dis que je voyais bien qu'il se passait quelque chose. Que je savais même qu'il avait parlé d'elle avec certains de ses copains. Sa réaction m'a fait comme un coup de poing dans les dents.

Je ne savais que qu'il en avait parlé avec Thomas. Je ne me doutais pas qu'il avait osé blablater à ce sujet avec d'autres copains. C'était humiliant pour moi. Pascal n'a pas réfuté le fait d'en avoir parlé. Je crois que c'est ce qui m'a vraiment fait mal et je me sentie horriblement humiliée. Bafouée. Et comme si je n'avais pas été encore assez ridicule, les larmes ont envahi mes yeux.

Heureusement, je ne me suis pas mise à pleurer comme une paumée de première. C'était lamentable. Je n'arrivais même pas à parler, ma gorge était trop serrée. Je n'arrive pas à croire que Pascal à pu me faire ça. Qu'il ait pu me traiter comme ça me fait plus mal que je ne pourrais le décrire.

Au point où j'en étais, inutile de m'arrêter à mi-chemin, étant donné que je savais que j'allais partir sans faire une scène bruyante, ou éclater en sanglots devant lui. Je devais au moins dire ce que j'avais à dire, parce que je ne pense pas que j'aurai l'occasion en reparler. Je me connais, je ne vais pas en reparler, sauf si je n'avais pas tout dis. Du coup, ça me ferait ressembler à une pétasse qui revient tout le temps sur les mêmes choses à n'en plus finir. J'aurai l'air de lui casser les pieds, et ça ne ferait que le renvoyer direct vers cette salope.

Alors, je lui ai dis que je le trouvais distant, qu'il me tenait à l'écart pour voir ce que ça donnerait avec elle... l'horreur! Si quelqu'un aurait pu m'assommer direct sur place, j'aurai été reconnaissante. Pascal est resté sans voix au début, et je me suis dis que j'avais vu juste, puis, il a dit; "elle au moins, ne lui tirait pas dans le dos". Et ça, ça m'a vraiment fait mal.

J'ai réussi à lui adresser un minable triste sourire, et ai répondu; "Oui, si on veut. Après tout, c'était une excuse comme une autre pour une trahison".

Ensuite, tsss, je me suis enterrée vivante en disant que je savais qu'il avait même dit qu'il était amoureux d'elle. Que je savais qu'il passait beaucoup de temps avec elle, alors me demander d'être compréhensive, parce qu'il était dépassé par les évènements à propos de sa femme, c'était... Étant donné que c'était seulement pour me faire dégager pendant qu'il folâtre avec Olivia.

J'ai fait tout ce qui ne fallait pas faire... Je me suis ridiculisée à mort...

J'avais commencé à ramasser mes affaires pour partir, et il a eu un geste pour me retenir. Mais, j'ai dégagé ma main. Je ne m'énervais même pas à cacher ma peine. Pour moi, il m'avait trahie, je n'avais pas envie de passer une seconde de plus en face d'un traitre et d'un menteur. Je lui ai encore dis que j'étais vraiment très déçue.

Et je suis partie. Les larmes coulaient toutes seules, mais j'ai réussi à aller jusqu'à ma voiture pour éclater en sanglots. Impossible d'arrêter le flot. J'avais la poitrine serrée dans un étau. C'est fou comme une blessure aussi invisible que ça, puisse faire autant mal. J'avais envie de mourir sur place. Mourir pour ne plus sentir la douleur. Je ne voulais plus penser à lui, sinon j'allais avoir mal. Il allait falloir que je trouve un truc pour me changer les idées.

Pas question que je reste à Gstaad... Une fois que j'ai retrouvé mon calme, je suis rentrée.

J'aurai pensé... j'espérais... que Pascal me rattraperait, me retiendrais... rien. C'est ce qui fait encore plus mal. Je ne sais pas si j'arriverais à  lui pardonner... S'il m'aimait encore, il aurait tout fait pour m'empêcher de partir... Mais non.

Apparemment, à choisir entre elle ou moi, qui blesser, son choix était fait... Il ne voulait rien faire qui puisse la faire pleurer. Rien à foutre de ma gueule. Rien à foutre de tout le temps qu'on a passé ensemble... Elle comptait plus que moi... Je me suis arrêtée au premier aire de repos pour pleurer de tout mon saoul.

Pascal n'avait même pas tenté de me retrouver. Ni de m'appeler... ça fait trop mal... Je comptais moins qu'elle.

Le week-end suivant, je ne suis pas montée à Gstaad. Pendant cette éternellement longue semaine, Pascal ne m'a envoyé qu'un message pour demander comment j'allais, et si je voulais qu'on aille prendre un verre!

Gonflé! Comment je vais? A ton avis mec! Aller prendre un verre? Quelle idée? Pour se dire quoi? Pour qu'il puisse me voir déprimée? Me regarder pleurer? No way. Malgré la peine, j'avais en plus honte. Honte de moi. Je n'aurai jamais dû montrer à quel point j'étais vulnérable. J'aurai dû écouter Brian... flûte.

Tous ces jours de congés, entre Vendredi Saint, Pâques, etc... Pascal n'avait même pas pensé à moi... j'étais vraiment déprimée. J'avais mal partout, aucune énergie, goût à rien. Je passais des heures la nuit à surveiller la rue, espérant contre toute attente que Pascal zonerait autour de chez moi. Rien. Bien sûr. Il s'en fiche pas mal.

Je ne prenais même pas les appels de Caro. Je n'aurai pas pu lui cacher mon état, et je ne voulais pas qu'elle en parle à Pascal. Je souffrirais seule dans mon coin. Il n'a pas besoin de savoir.


Publié le 18/04/2019 01:15

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