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Janvier 2017: L'année commence mal

Publié le par JaneDo

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Janvier 2017: L'année commence mal

C'est l'hiver, oui, je me sens hiver. J'ai froid, les journées passent à la vitesse d'un escargot. Et les nuits... je n'arrive pas à dormir. Je suis profondément triste. Comment peut-on effacer quelqu'un qu'on dit aimer, avoir aimé, aussi facilement? Comme un pet dans l'eau? Est-ce que ça lui arrive de même penser à moi? Un peu? De temps en temps? .... jamais?

Tout me semble sombre autour de moi. Noir. Pascal m'a juste effacée. Oubliée.

Tout me fait mal, comme de savoir qu'il sourit à un autre visage, il rit avec une autre. Et je ne veux même pas penser au reste, sinon, je vais encore avoir envie de mourir. J'ai perdu 10kg pendant les fêtes. Le moment où tout le monde s'empiffre et prend du poids, moi j'en ai perdu sans effort.

Je me suis forcée à manger, mais on dirait que la dépression bouffe tout.

Grâce au ciel, je suis seule à la maison, sinon je serais obligée de me cacher dans ma chambre. Je peux circuler en zombie dans mon appart sans faire peur à qui que ce soit.

Ahhhh, la vue depuis mon balcon est à couper le souffle. J'adore trop. Je ne me lasse pas de m'assoir là, malgré le froid et regarder le lac, les lumières du soir sur la ville. J'aime, j'aime, j'aime cet appartement. C'est presque la seule chose qui donne un peu de répit à mon état de légume zombi-ïque.

Mais pourquoi est-ce que je crois l'aimer encore? Est-ce que c'est comme ça que j'ai envie d'être aimée? NON. Alors, pourquoi est-ce que je souffre encore? J'ai fait mes 3 jours de larmes, je me suis empiffrée au début, après je vomissais de dégoût. Seule une bonne dose de Vodka arrive à me terrasser et m'aider à dormir quelques heures.

Je me réveille avec la tête dans un étau, et je me rappelle...

Dire qu'il est rentré et qu'il ne m'a même pas appelée! Mais bon,  d'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il m'appellerait? Je n'existe plus. Si j'avais été plus comme Caroline, je pourrais lui tourner autour au moins. Mais non, il fallait que je sois si coincée, si fière, si froide.

Ma fierté m'empêche de me pointer dans son entourage sans y être invitée, je suis si coincée que je n'ai jamais vraiment noué de relation avec les autres. Je suis si froide que personne n'ose m'approcher si je ne les y encourage pas.

Je crois que je me sens seule. Je ne connais pas ce sentiment, alors je ne suis pas sûre, mais je me sens déprimée de voir les lumières dans les autres appartements. Ils sont en train de vivre eux, moi... Moi? Je végète. J'attends. Mais je ne sais pas ce que j'attends, parce que je sais que ce que j'espère n'arrivera pas.

Non, je ne crois pas que je me sens seule, parce que sinon, je voudrais voir d'autres gens, parler à quelqu'un. Et je n'ai envie de parler à personne. Je n'aimerai pas avoir du monde autour. Alors ce n'est pas ça. C'est autre chose, le manque d'une seule personne. Pascal me manque. Et je ne sais que faire de moi sans lui.

Jérémy m'a invitée à aller prendre un verre un soir. Vu mon état, j'ai inventé une excuse bidon; souper en famille, pour refuser. Il avait essayé de m'appeler, mais évidemment, je ne répondais pas, alors il a fait son invitation par sms. Inutile de dire que je n'avais pas répondu aux appels de Caro. Désolée copine. Je ne voulais voir personne.

Brian m'a appelée au milieu de mon brouillard. Je lui ai raconté et il n'a eu qu'un mot; "asshole" (trou-du-cul ou enfoiré). Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a fait du bien. Peut-être parce que je le pensais. Il a été ferme; "Je ne dois absolument pas l'appeler. Ni tourner autour de lui. Ni aller dans les endroits où il traîne".

Brian m'a donné un conseil que je n'avais pas envie d'entendre; attendre... Et je n'ai pas envie de l'écouter. Si d'ici le mois prochain rien ne se passe, alors seulement là, je peux agir et faire en sorte de le croiser. Seulement le croiser, pas aller vers lui, pas lui parler, ni le regarder. Rien. L'ignorer, mais faire en sorte qu'il me voit. Et pour ça, je dois me retaper une santé pour ne pas apparaître devant lui, sans être au plus haut de ma forme.

Et surtout ne pas rester longtemps. Disparaître avant de lui laisser le temps de venir, sous prétexte de dire bonjour, voir si je suis vraiment si bien que ça.

Comme je suis loin d'être au mieux... même si je n'avais pas envie d'écouter Brian, j'ai pas le choix, je dois rester loin de lui. Pourtant, je languis. Maintenant, je sais ce que veut dire ce mot. Kaya et Valério sont rentrés. Je me force, mais je souris. Je me montre pleine d'énergie, et pourtant s'ils savaient...

C'est à coup de médics que je tiens le coup et que je peux jouer la comédie. La nuit, je dors grâce aux somnifères. Maintenant, je prends double dose, sinon, je reste à regarder le plafond, ou à geler sur le balcon à fumer clopes sur clopes. Et le matin, avant que tout le monde se lève, je me réduis dans ma chambre.

Parfois, la fatigue l'emporte et je dors quelques heures; sous l'effet à retardement des somnifères.

J'ai failli craquer. Vers mi-janvier, Pascal m'a envoyé un message pour me souhaiter une bonne année. Je les insulté de tous les noms d'oiseaux. Le culot. Il proposait qu'on aille prendre un verre. Pfff. S'il croit que je peux m'asseoir gentiment, boire un petit verre pendant qu'il me parle de sa gourde? Non merci.

J'ai fini par accepté de sortir un soir avec Jérémy. J'avoue avec honte que c'était dans le but de l'utiliser plus tard...

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Décembre 2016 - Toucher le fond

Publié le par JaneDo

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Décembre 2016 - Toucher le fond

Déprimée ne décrit même pas mon état. J'étais malade. Malade du manque d'amour d'un seul homme. Je voulais qu'il soit là, qu'il me fasse oublier qu'il m'avait trahie. Puis je me fous de tout, je voulais juste qu'il soit là. Pascal me manquait à mort. J'avais de la peine à vivre chaque jour. Difficile de garder les larmes boucher dans un coin. J'avais l'estomac serré, le cœur lourd, de la peine à respirer par moments. L'anxiété, la tristesse et le manque me bouffaient de l'intérieur.

J'avais tellement envie de le voir... Chaque jour était un challenge; se lever, se laver, sourire, bouger, bosser... L'enfer. La tristesse était peut-être le fait de ne pas pouvoir parler de lui. Tous ceux qui nous connaissaient ne voulait pas me parler de lui. Tsss, ils ont décidés que c'était mieux pour moi. Les plouks. Ça me foutait en colère, j'ai commencé à les détester. C'était quand même à moi de savoir, non?

Seule Caro comprenait, seule Caro me parlait de lui. Elle seule prenait la peine de me dire ce qu'elle savait.

Les fêtes approchaient et je me sentais de plus en plus déprimée. La pression de l'entourage familiale même me descendait encore. Tout me déprimait; le temps, le soleil, le froid, la beauté de l'automne, tout... Le fait que Pascal ne m'appelle plus me désespérait. Je lui en voulais...

Je lui en voulais d'avoir effacé toutes les années qu'on avait passé ensemble aussi simplement. C'était comme si je n'avais jamais compté. Ces pensées me déprimaient. Comment est-ce possible de jeter et d'oublier quelqu'un avec qui on avait passé des années, des moments inoubliables?

J'avais commencé à carburer aux somnifères. Ma consommation de café avait doublé, si ce n'était triplé. Je me sentais fatiguée dès le réveil. Je me bourrais de vitamines et d'excitants pour pouvoir juste faire mes journées. Je ne fonctionnais même plus. J'étais devenue une junkie qui ne pouvait pas dormir sans l'aide de somnifères, ne pouvait pas passer une journée sans l'aide de boosters. Je sombrais aussi sûrement que le jour se lève chaque jour.

J'étais triste. Rien ne semblait pouvoir me sortir de ma lente descente.

Décidée de faire en sorte de croiser Pascal, je devais me ressaisir coûte que coûte. Je ne pouvais pas lui donner le spectacle immonde d'une femme cassée, au bout du rouleau et détruite. Alors, je me suis forcée à sourire à nouveau, même si c'était seulement une façade. J'avais été trop déprimée, et j'avais arrêté de sourire depuis un moment. C'était aussi pénible de faire semblant.

Il paraît que même si c'est forcé, on fini par y croire et on se sent mieux. Je voulais y croire...

J'ai recommencé à sortir un peu. Prendre un verre avec une copine par-ci, avec quelques amis par-là. Caro m'accompagnait parfois dans mon périple. Pascal était parti aux États-Unis à New York avec sa femme, rejoindre sa famille pour les fêtes. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis sentie mieux. Peut-être parce qu'il ne passait pas les fêtes avec Olivia. Peu avant Noël, Thomas est aussi parti les rejoindre.

Sachant qu'ils n'étaient pas dans les environs, je ne ressentais plus la pression et la peur de les croiser. Surtout Pascal en fait. L'idée de le croiser avec l'autre me terrifiait, parce que je savais que ça me ferait ultra souffrir.

Je me suis donc forcée à ressortir dans les endroits où on avait l'habitude de traîner. Je voulais me ré-habituer. Me mettre en condition. J'en voulais toujours à ceux qui avaient décrété qu'ils ne parleraient pas de Pascal devant moi, parce que c'était mieux pour moi. Terrant ma rage, j'ai souris, montré que j'étais en forme, que je pétais le feu. En boîte, je dansais comme si ma vie en dépendait. J'avais aussi perdu du poids. Résultat de ma déprime.

Pour les autres, j'étais rayonnante, j'avais l'air heureuse. Ils pensaient que j'avais tourné la page "Pascal". Ils me disaient tous à quel point ils me trouvaient en forme. Pfff, les idiots. Je n'avais pas tourné la page, Pascal me manquait toujours jusqu'à l'os. Le manque me faisait mal, me brûlait. Si seulement j'arrivais à l'oublier, ou tourner la page, je serais la plus heureuse du monde.

A Noël, j'ai été hyper surprise de recevoir un message de Pascal, me souhaitant de bonnes fêtes de Noël. Il allait passer Nouvel An à New York, et rentrerait après le 5 janvier. Il finissait son message en disant que j'avais sûrement effacer son message sans le lire, et que la situation le rendait triste.

Juste après, je recevais un deuxième message avec seulement "Merry Xmas" et un autre qui disait que même si j'avais effacé les autres, avant de les effacer, j'avais vu la 1ère ligne au moins.

Ridicule! A quoi il jouait encore. Ne savait-il pas que ses messages me rendraient triste? Que ça me ferait mal? Que je devinerais qu'il avait dû envoyer les mêmes sortes de messages à Olivia? Que je devinerais que ses messages à elle, était certainement rempli de tendresses? Tendresses auxquelles je n'avais plus droit? Je l'ai détesté. Je ne trouvais pas ça mignon du tout. Même plutôt méchant.

La veille de Noël, JD et Jérémy nous ont invité, Caro et moi à manger au MP's Bar à Montreux. Un délire. C'était super bon et la vue valait le déplacement.

J'avais déjà mangé là-bas avec un de mes ex qui travaille aujourd'hui à Lugano pour Visa. Ce souvenir me fait encore sourire. Impressionné que j'aie accepté de prendre un verre avec lui, essayant de se montrer galant et à la hauteur, trop occupé à me regarder, il avait foncé dans les portes vitrées du restaurant.

Caro et moi avons passé une super soirée avec nos deux pro-chevaliers. C'était évident que JD s'intéressait à Caroline. Elle, je ne savais pas. Je lui ai posé la question en rentrant, et hélas, elle aussi était toujours accroché à Pascal et l'espoir qu'il ne l'avait pas entièrement effacée de son existence. Elle espérait qu'il finirait par se rendre compte qu'il n'y avait personne qui l'aimait autant et reviendrait bientôt.

Hum... j'en pensais autant... puis me rappelant de ses messages, la fureur m'a submergée. J'ai voulu savoir si elle avait eu des nouvelles, elle m'a dit que non.

Mais, j'avais cru sentir une seconde d'hésitation, j'étais donc persuadée qu'il lui avait aussi écrit. Je lui ai dis qu'il m'avait souhaité un Joyeux Noël. Alors elle m'a avoué qu'elle aussi. Elle m'a dit qu'elle avait eu peur qu'il ne m'ait pas écrit, et qu'elle ne voulait pas que ça me fasse de la peine.

Le jour de Noël, je me suis enfermée chez moi. Kaya et Valério n'étaient pas là. Kaya était à Loèche et Valério en Italie. J'étais contente de me retrouver toute seule. Je n'avais aucune envie de bouger de la maison. Je pensais même profiter de ces quelques jours pour hiberner à ma guise. A ma famille, j'ai prétendu être à la montagne, pour qu'ils me laissent tranquille. Ce qu'ils ont fait.

Caro et moi avons été invitée à fêter Le Réveillon avec eux à Verbier. Je ne me sentais pas capable de subir une soirée de foire à fêter l'arrivée de la nouvelle année... sachant que Pascal ne faisait pas partie de l'équation. Le passage de la nouvelle année s'est fait en larmes. J'ai pleuré d'être seule, pleuré qu'il ne soit pas à mes côtés. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Épuisée, vers 2h du matin, alors que tout le monde était en train de faire la fête et nageait dans le bonheur, épuisée, je me suis écroulée dans mon lit. Je ne savais pas comment j'allais réussir à vivre sans Pascal... Je n'arrivais pas à refaire surface, à oublier. La douleur de sa trahison me collait à la peau. Bonne année 2017...

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Novembre 2016 - C'est dur... Comment survivre...

Publié le par JaneDo


Novembre 2016 - C'est dur... Comment survivre...

L'hiver... si seulement j'étais un ours, je pourrais hiberner. J'aimerai tellement. Mon mois d'octobre a été sillonné d'anniversaires tous les week-end. Parfois, c'était même 2 ou 3 anniversaires la semaine. Suivant l'âge fêté, la fête était organisée pour le week-end. C'était pénible de faire semblant d'être joyeuse, alors que mon cœur était si lourd et triste.

Suivant la musique qui passait, ou parfois après un fou rire, j'avais de la peine à tenir mes larmes. Mes larmes passaient inaperçu, comme beaucoup d'entre nous avons les larmes aux yeux de trop rire.

Depuis que je lui avais jeté mon verre à la figure, Pascal ne m'écrivait plus. Le pire, c'est que je continuais à surveiller mon natel en espérant recevoir un mot de sa part. Évidemment, il était trop occupé pour perdre son temps avec le passé. "Moi" était le passé!

Je lui en voulais tellement, en même temps, j'espérais toujours un petit signe, et je crois j'aurai passé dessus ma colère.

J'avais recommencé à sortir un peu. Partout je cherchais sa silhouette, le son de sa voix. Sans résultat... Il me manquait tellement, je ne pouvais pas m'empêcher de le chercher partout... mais il vogue dans les bras d'une autre, je dois l'oublier... ça me brise le cœur...

Pour le voir, au moins le croiser, être entre les mêmes 4 mûrs, je devais sortir...

Quant Caro m'a demandé de l'accompagner au Bleu, je n'en avais pas envie. Ça m'aurait trop fait penser à Pascal. Mais quant j'ai su que Pascal y serait, j'ai changé d'avis. Évidemment, je ne me réjouissais pas de le voir avec une autre, mais, j'avais quand même envie de... le voir... je savais que ça allait me tuer. Que ce serait plus que difficile de les voir ensemble...

Et ça l'a été... Les mots ne peuvent même pas exprimer la douleur de voir l'homme que tu aimes avec une autre. De voir qu'ils ont l'air heureux. Je crois que c'est pire que tout. C'était insupportable!

Il me semblait que tout le monde pouvait voir que je me forçais à sourire. Qu'ils pouvaient tous voir que je crevais sur place. Pourtant, j'ai scrupuleusement évité de le regarder directement. Même de les saluer tout court. J'avais pris soin d'avoir l'air pimpante et en pleine forme.

Je riais même quant il n'y avait pas vraiment de quoi. Je suivais les autres. S'ils riaient, je riais. Parfois, je n'avais aucune idée pourquoi on riait. Je n'écoutais pas. J'étais trop occupée à chercher des surfaces qui pouvaient refléter l'image de Pascal. Quant je trouvais, ça me faisait souffrir.

Nos regards se sont croisés quant je l'ai vu venir dans notre direction. Ah non, je ne pouvais pas. Je ne voulais pas lui faire la bise, c'était trop. Paniquée, je me suis précipitée à l'extérieur. Je n'étais pas prête à lui parler. Ni à jouer la bonne copine. Que dalle. Mes jambes étaient en coton, mais j'ai réussi à atteindre le haut des escaliers et à sortir du bar. J'ai soufflé de soulagement.

Je ne m'attendais pas à ce qu'il ait le culot de me suivre. Après presque 4 semaines, il a eu le culot, j'y croyais pas! Quant je l'ai vu, je me suis éloignée, lui tournant carrément le dos. Non mais voyons! Pascal pensait qu'on allait fumer côte à côte à plaisanter gentiment? Que dalle oui.

Pascal est venu se planter devant moi. Je gardais les yeux baissés, je ne voulais pas le regarder. Il a dit qu'il savait que j'allais réagir comme ça. Ou même pire. Mais il pensait qu'après tout le temps qu'on avait passé ensemble, on pouvait au moins être amis.

Je n'en croyais pas mes oreilles; amis? J'ai levé les yeux pour le regarder. Il devait blaguer, non? Je n'avais pas l'intention de lui parler. J'ai penché la tête de côté et j'ai continué à le regarder, sans un mot, sans expression. Parle à mon cul, ma tête est malade. Je ne voulais pas m'engager dans une conversation quelconque avec lui.

Mon cœur a eu comme un petit frisson de le savoir si prêt, de le voir, de le regarder dans ces magnifiques yeux que j'adore. Puis, les échos de notre dernière conversation sont revenus me remettre la tête à l'endroit. Je crois que j'ai dû avoir un sourire ironique ou quelque chose du genre, parce qu'il m'a dit que je pouvais au moins nous laisser une chance de ne pas se perdre, de rester proche. Qu'on pouvait être ami.

Pfff, il est super gonflé... proche? Hum! Il voulait l'argent et l'argent du beurre!

Je me suis tournée pour partir, et il m'a demandé si on pouvait être ami. (J'ai failli rire) Que je pouvais au moins lui répondre. Qu'on se connaissait mieux que personne. Que je pouvais lui accorder 5mn, et non prendre la fuite comme je le faisais dès qu'il s'approchait de moi. Qu'on avait quand même passé 8ans ensemble.

Ça m'a arrêtée dans ma trajectoire... oui? non? Est-ce que j'agissais comme une idiote? Avait-il le droit de me demander ça? Pascal continuait à insister pour qu'on soit amis!

  • On est toujours ami?
     

Sans me retourner, en tournant la tête, enfin, plutôt l'oreille dans sa direction, j'ai fini par lui adresser la parole.

  • On ne traite pas ses amis, ni même ses ennemis comme tu l'as fait... Mais ok, on est ami. Je peux y aller maintenant.
  • Non mais attend... Jane?

J'avais fait deux pas, et je me suis sentie obligée de m'arrêter. Il voulait qu'on parle. Mais, parler de quoi donc? Je n'avais rien à lui dire. En tous cas, rien de ce qu'il aurait envi d'entendre. Donc, on avait carrément rien à se dire. Je lui tournais toujours le dos, et il est venu se planter devant moi, tout penaud. Mais ça prenait plus.

Il s'était bien foutu de ma gueule et pendant longtemps. Je le regardais sans montrer que ça me faisait quand même quelque chose. Je me sentais froide à l'intérieur, je le regardais avec détachement, parce que je me rappelais qu'il avait dit à Jess, que si elle voulait se foutre en l'air, elle n'avait qu'à le faire, et tout ça, c'était pour cette pouffe, alors je n'avais aucune envie de lui tendre une perche.

Pascal s'est confondu en excuses inutiles. Parce que je savais que ses excuses ne signifiaient rien et ne changeaient rien. Ce n'était que du blabla. Un moyen de se donner bonne conscience. Il a eu le culot de dire qu'il voulait qu'on puisse se voir sans se détester, sans rancune. Sans rancune hein? Ça, c'était encore à voir.

Je ne l'écoutais pas vraiment. Je me foutais pas mal de ce qu'il avait à dire. Il m'avait planté. Planté un couteau dans le cœur sans aucun scrupule, alors je n'en avais rien à foutre de ce qui sortait de sa bouche. Ce qu'il avait fait m'avait fait mal, mais il n'était plus la personne à qui j'aurai envie de me confier. Donc, ami? Tsss, n'importe quoi.

Dès qu'il a fait une pause pour chercher mon regard, mon approbation ou que sais-je, je lui ai juste demander si on pouvait retourner à l'intérieur. Il faisait froid. Il a encore baragouiner je-ne-sais- quoi, et quant le flot de mots s'est arrêté, j'ai à nouveau demandé si on pouvait rentrer.

Je me rappelle seulement de son long soupir et il s'est mis de côté pour me suivre à l'intérieur. Je suis allée directement vers Caro et je lui ai dis que j'avais envie de rentrer chez moi. J'en avais marre. Et j'avais envie de rentrer encore plus quand Pascal est venu nous demander si on venait aussi au Baroque.

Je ne m'étais pas rendue compte que j'avais automatiquement fait un pas en arrière quant il s'est approché du groupe. Il s'est tourné vers moi pour avoir ma confirmation, j'ai fait fait oui de la tête. Mais je savais que je n'irais clairement pas. Faut quand même pas me prendre pour une idiote; aller là-bas pour le regarder fleurter avec la pouffe? Que dalle.

Il paraît que Pascal m'a cherchée. Ben, je suis encore plus contente d'être partie. Qu'il a même demandé à Caro de m'appeler pour savoir où j'étais. J'avais vu l'appel, mais je n'avais pas répondu. Je crois que je me suis doutée qu'il ne s'agissait pas d'un simple appel de ma copine.

Caroline m'a raconté que Olivia s'accrochait souvent à lui ou lui prenait la main, et Pascal a dû lui dire à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas qu'elle fasse ça. Même devant elle. Olivia semblait oublier que tous ces gens étaient aussi des amis à Jess. Elle imaginait sans doute avoir le droit de manquer de respect à sa femme!!!

Après s'être croisé au Bleu, Pascal a essayé de m'appeler une fois, mais je n'ai pas répondu. Il m'a aussi envoyé un message en me disant qu'il aurait bien aimé qu'on prenne un verre ensemble. Il aurait voulu me parler ou me voir. Je n'en sais rien, parce que j'ai effacé le message en lisant qu'il voulait "prendre un verre".

Peut-être que je n'aurais pas dû. Je n'en sais rien, mais c'était encore trop frais pour moi. Et je ne vois pas ce que ça pourrait changer. J'avais encore mal. Ma tête l'imagine sans arrêt avec la pouffe, ce qui me fait naviguer entre le fond du puits et la colère. Le message suivant commençait par; N'efface pas STP... Tsss, gonflé! J'ai effacé sans lire.

Il y a des moments où je le déteste à fond, et d'autres... je donnerais cher pour qu'il me prenne dans ses bras! Je voudrais pouvoir débrancher mon cœur et ma tête, l'oublier. Ne plus avoir ces images horribles de lui avec elle. Oublier son rire, sa voix, ses yeux... sa bouche...

Là, la colère est montée direct; quoi? cette bouche qui m'a jetée? Pfff, je ne veux même pas savoir son nom.

A d'autre moment, je sombre complètement et passe des heures à pleurer, à être à deux doigts de faire un pacte avec le diable pour lui vendre mon âme pour que Pascal revienne. Heureusement, je suis superstitieuse, alors je ne le fais pas. L'empêche, si j'étais sûre que ça marcherait, je le ferais. J'étais prête à tout.

Je voudrais qu'il m'aime encore... Je voudrais qu'il revienne... Qu'il revienne à genoux me supplier de le reprendre... Mais je sais que je me fais seulement des illusions!


Publié 18/05/2019

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Octobre 2016 - Il s'est foutu de ma gueule

Publié le par JaneDo


Octobre 2016 - Il s'est foutu de ma gueule

Pascal me manquait. Je n'avais pratiquement pas de nouvelles. Alors quant il m'a proposait de sortir prendre un verre, j'ai sauté aussitôt sur l'occasion. Je me réjouissais tellement de le voir. Mais ça a été de courte durée. J'avais tout de suite remarquée qu'il n'était pas à l'aise. Son regard était fuyant, son attitude réservée. Il ne cherchait pas à me prendre les mains en travers de la table.

Mon cœur commençait à serrer, et un petit frisson se profilait le long de ma colonne vertébrale. Il continuait à jouer avec son verre, à regarder fixement la nappe. Bref, je savais qu'il se passait quelque chose. Alors je lui ai demandé d'accoucher. J'aurai peut-être pas dû.

Pascal voulait un break. Une pause. Hum! Une pause de moi? Cool. Tout se qu'on avait discuté, c'était du pipeau?

En quelques mots, il m'a brisé le cœur. J'ai tout à coup compris pourquoi il tenait tellement à me voir pendant l'absence de sa femme; pour me laisser de bons souvenirs. Déjà là, il savait ce qu'il allait faire. Il savait qu'il allait me demander de prendre l'air, de dégager, de lui laisser de l'espace. Tout ça pour cette garce?

Je l'ai laissé parler sans dire un mot. Je l'ai fixé, l'ai laissé tourné autour du pot, jusqu'à oser me balancer sa demande.

Je n'allais pas lui faire le plaisir de pleurer devant lui, ni de lui faire une scène. En plus, on était en public, dans un restaurant à moitié plein. Ouf, il n'y avait personne à la table juste à côté pour l'entendre me balancer sa connerie.

Je me suis rendue compte qu'il s'était foutu de ma gueule propre en ordre toutes ces dernières semaines. Avant que mes jambes me lâche, avant que les larmes inondent mon visage, il fallait que je prenne la fuite.

Quant il a eu fini, je pense que je suis restée peut-être 30 secondes assise à le fixer. Il avait enfin oser lever la tête pour me regarder. Il cherchait quoi? Me voir pleurer? Pleurnicher? Le supplier? Lui crier dessus? En public? Carrément non. Ou c'était justement pour ça qu'on était dans un restaurant tient! Personne ne peut imaginer comme j'avais mal, comme je me sentais flouée. Dégoûtée aussi.

Sans un mot, je me suis levée toujours à le regarder, mais cette fois avec du mépris. Il a eu le culot de dire "attend". Attendre quoi? Idiot. Qu'il enfonce le couteau plus loin? Je le lui ai balancé mon verre dans la gueule et je suis partie.

Dire qu'il n'a même pas eu la décence d'essayer de me suivre... Il m'a laissée partir. Avant d'arriver à ma voiture, je pensais encore le voir arriver en courant. Me dire qu'il regrettait, qu'il avait changé d'avis, qu'il avait eu un coup de folie! Quelque chose! Je m'attendais à tout, mais pas à cette indifférence.

J'ai filé. J'ai trouvé un coin tranquille où je me suis enfilée. Je n'aurai pas pu faire un mètre de plus. Pendant plus d'une heure en tous cas, les phares éteints, plantée au milieu de vignes, dans le noir, j'ai pleuré. Longtemps.

Les semaines qui ont suivis je les ai vécus dans le brouillard. J'avais mal, mais je le cachais à mon entourage. C'était des tonnes d'heures à faire semblant et c'était épuisant. En plus, j'avais des tonnes d'anniversaires; entre le 3 et le 16 octobre, juste 6! Le soir, je pleurais jusqu'à sombrer dans un sommeil sans rêve (Almost every night, I cried myself to sleep). Parfois, si je me réveillais, je restais derrière la fenêtre à regarder dans la rue, espérant le voir tourner autour de chez moi.

Petit à petit, tous nos amis ont tenté de me joindre, mais je ne répondais à personne. Je n'avais envie de voir personne. Même Jess m'a laissé des messages. Presque tout de suite après notre rupture, Jess m'a écrit pour me demander s'il se passait quelque chose avec Pascal, si on s'était disputé ou quoi, parce qu'il tirait la gueule. Ou peut-être qu'il y avait de l'eau dans le gaz avec sa dulcinée? Et elle m'a mis un petit bonhomme qui saute de joie.

De voir que le monde continuait à tourner comme de rien, malgré ma souffrance, je me suis dis que ce serait pareil si j'étais morte. Je crois que je suis morte ce jour là, dans ce restaurant et que mon corps sans vie se balade tous les jours dans la routine. Quant je ne souffrais pas trop, j'avais l'impression d'être vide. Comme si mon cœur avait séché.

Je savais que je ne devrais pas faire ça, sinon, je risquais de perdre tout contact avec le groupe. Mais, c'était trop dur. Je n'arrivais pas à me raisonner et sortir. Pourtant, je savais que je devais me changer les idées au lieu de rester bouclé chez moi. Mais horreur, je ne voulais pas le croiser. Je ne voulais pas le voir avec l'autre connasse.

Je lui en voulais aussi beaucoup... Parfois, la colère coupait la peine. Alors, petit à petit, je me réfugiais dans la colère pour ne plus ressentir autant de désespoir. D'arrêter de l'attendre, d'espérer. Je me disais tout le temps; il faut que je rappelle, que je me force à sortir, avec un grand sourire sur la tête... Mais, je n'y arrivais pas...

Pour ne pas passer mon temps à pleurer, aussi souvent que possible, je me réfugiais dans la colère; à me rappeler ces quelques minutes où il m'a brisée, ou il m'a trahie, jetée comme un vieux chiffon. Pour me sortir de ma léthargie, j'ai pris une semaine, et je suis partie dans le chalet d'un copain aux Crosets. J'ai fais mes 3 jours de larmes totales. Je n'avais même pas faim, donc j'ai très peu mangé.

Après ces 3 jours, j'ai enfin répondu à Caro en premier, Thomas et Jess. Je leur ai dis que j'étais noyée dans le boulot. Que c'était un vrai marathon, et que je n'avais pas de temps à moi. Alors que je ne foutais plus rien à part plongé dans mon chagrin. Que j'avais dû partir en Angleterre pour le travail, que je les contacterais à mon retour.

Pour Jess, j'ai rajouté qu'il commençait peut-être à voir comment elle est vraiment, vu qu'il n'y plus de raison de pigmenter la relation avec des cachoteries.

Jess m'a répondu presque aussitôt. Elle disant que, contrairement à ce qu'elle avait cru, Pascal restait souvent à la maison. Au début, ça l'avait surprise, puis elle avait pensé à ce que je lui avais dis et se rendait compte que c'était vrai. Olivia devait lui taper sur les nerfs, ou le coller trop. (C'est ce que j'espérais.) D'ailleurs, elle les avait entendu se disputer au téléphone.

Hum, ça m'a fait plaisir. Je me suis dis que c'était bien fait pour sa tête. Les autres vont sûrement raconter ce que je leur avais dis. J'étais contente qu'il pense que je continue ma vie comme si de rien, et que je ne suis pas en train de me lamenter dans mon coin.

La prochaine fois que je le croise, je voulais qu'il crève à petit feu en me trouvant rayonnante et non défaite...


Publié le 17/05/2019

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Lun. 12 au Dim. 18 septembre 2016 - Les points sur les "i"

Publié le par JaneDo


Lun. 12 au Dim. 18 septembre 2016 - Les points sur les "i" & Tête à tête avec sa femme

Toute la semaine, j'ai évité Pascal. Je répondais une fois sur deux à ses messages. Je lui ai même dis d'arrêter, qu'il n'avait plus à faire ça. Pascal a rigolé, il m'a dit que maintenant, il avait pris l'habitude. Quant il me demandait ce que je faisais, je parlais boulot. Pascal a voulu s'assurer que je ne voyais personne d'autre et que je ne verrais personne d'autre. J'ai pensé qu'il était quand même gonflé!

Quant le week-end arrive, j'ai toujours un peu la boule au ventre, parce que j'ai toujours envie de le voir, ou de savoir ce qu'il fait. Voir son visage s’illuminer d'un sourire, ou même le voir froncé les sourcils suivant ce qu'il entend, l'entendre rire, ou... rien que le voir me rempli de bonheur... Agrh, je l'aime... Alors je suis toujours anxieuse quant je ne le vois pas.

Mais là, je savais que je devais absolument éviter de le voir. Plus vite il se rendrait compte avec qui il a envi de passer son temps, mieux c'est. Je ne voulais pas lui faciliter les choses. Pourtant, j'avais peur de me tromper.

Peut-être que je devrais quand même me pointer à nos soirées? Ou est-ce que je me dis ça pour me trouver une excuse pour y aller?

Vendredi soir, alors qu'il m'avait pratiquement donné son programme, je n'ai pas voulu les rejoindre. Programme que je connaissais à une ou deux choses près déjà par Caro et Thomas. Caro avait insisté, mais j'avais trop peur de flancher si je le vois. J'avais pas non plus envie de donner le plaisir à cette garce de se pavaner devant moi.

Pascal et Olivia sont sorti un moment, après ils sont rentrés. Chez lui.

J'ai rigolé en le voyant tiqué et rassembler les affaires qu'elle laissait trainer partout. J'ai cru remarqué que quant ils sont seuls, ça n'avait pas l'air aussi romantiquement tendre comme quant je suis avec lui. Ou même Caroline. Elle en fait trop. Pascal avait l'air distrait ou parfois, l'observait attentivement. Elle réarrangeait même certaine affaires dans la cuisine, sous prétexte que c'était plus pratique. Je pense qu'il a dû détester ça. C'était trop "pousse toi que je m'y mette".

Samedi, Pascal m'a presque suppliée de passer la soirée avec lui. Je n'ai juste pas répondu à ses appels ou messages. Puis, il m'a dit puisque je ne répondais pas, il ne sortirait pas. Il en avait de toute façon pas envi. Qu'il serait à la maison si jamais je change d'avis et que je veux le voir.

En plus, Jess rentrait dimanche soir... Elle avait confirmé et il allait la chercher à l'aéroport. Évidemment, de savoir que sa femme allait rentrer, c'était tentant de passer une dernière soirée avec lui. Ce serait le dernier avant bien longtemps. Je n'avais pas pensé aller chez lui. Postée en surveillance, je pensais juste me faire plaisir à le regarder avant de rentrer. Il est tellement adorable que j'avais envie de courir sauter dans ses bras. D'ailleurs, j'avais pris mes affaires au cas ou je ne pourrais résister.

Mais, j'ai changé d'avis en voyant l'autre pouffe se pointer chez lui en début de soirée. Pascal ne l'attendait certainement pas à voir la tête qu'il a fait. Mais, je pense que comme il pensait ne pas me voir, avoir de la compagnie ne le dérangeait pas trop. Et ça, ça m'a dérangé. Il m'avait invitée, et il la laisse entrer???

Énervée, j'ai décidé de changer ses plans, et de voir s'il allait la mettre dehors ou pas. Est-ce que je devrais l'avertir que j'arrivais? Ou juste débarquer? Après tout, il m'avait invitée, non? Mais, est-ce que ça ne risquait pas de dévoiler notre mensonge ou notre complicité? M'en fout, j'étais trop curieuse de savoir ce qu'il allait faire...

Quant j'ai sonné, je pense que Pascal a dû sursauter, parce qu'il a dû immédiatement pensé que c'était moi. Ah, maintenant que j'y pense, quant il a ouvert la porte plus tôt, je me rends compte maintenant qu'il pensait qu'il s'agissait de moi et a été étonné de voir Olivia.

Bizarre quant il a ouvert, Olivia était hors de vue. Donc je pense qu'elle s'était cachée. J'ai bien sûr remarqué que Pascal semblait embarrassé. Je me suis dit: "Hoh, si tu essaies de te débarrasser de moi parce qu'elle est là, mon vieux, je te scalpe". Mais il a très vite repris ses esprits (je crois). Avec le doigt, il m'a fait signe de garder le silence, non, c'était plutôt qu'on était pas seuls.

Pascal m'a fait entrer, il a été ouvrir la porte de sa chambre et Olivia a failli tomber à ses pieds. Elle était derrière la porte l'oreille planté dessus j'imagine.

Bref, il a réussi à la faire partir, et m'a enfin prise dans ses bras. On n'a même pas parlé d'elle. Une fois qu'elle était dehors, c'était comme si elle n'existait pas. J'ai prétendu l'avoir appelé pour l'avertir que je venais, mais je n'ai eu que sa boîte vocale. Quant il a pris son natel, pour le mettre sur discret, parce qu'Olivia s'est mis a appelé aussitôt dehors. Il n'a pas vu d'appel, mais un message qu'il y avait un message vocal.

Hum, j'avais appelé directement sa boîte vocale. Peut-être qu'il a dû penser qu'Olivia avait effacé mon appel.

On s'est lové sur le canapé et on a bavardé en se faisant des bisous à chaque phrase. Pascal avait envi qu'on parte en vacances quelque part tous les 2. Ou peut-être avec Caro.

Ce qui m'a fait flasher l'image d'elle lui caressant les cheveux et la nuque l'autre soir.

Dimanche, on a pris le petit déjeuner au lit. Servi par mon petit chou. Il avait trouvé des éclairs à la vanille, mes préférés. On a avalé une tresse entière, puis j'ai encore dormi un moment quant il est parti faire son jogging. Puis on a encore larvé au lit.

Vers les 16h, j'ai vérifié que je ne laissais rien derrière avant de partir.

Je venais à peine d'arriver à la maison que Pascal m'a rappelée pour me dire que je lui manquais déjà, qu'il avait un nœud à l'estomac. Il voulait me voir. On a convenu d'aller manger quelque chose ensemble vers 19h. Vers 20h30, il est parti pour l'aéroport et je suis rentrée.

Il m'a encore rappelée sur le chemin. Il avait l'air tout déprimé. Il m'a dit qu'il savait qu'on ne pourrait pas passer beaucoup de temps ensemble à l'avenir et ça le déprimait. Ciel, il était tout triste et ça m'a fait mal au cœur. Après, c'était moi qui était toute déprimée toute seule dans mon coin, alors qu'il était sans doute avec sa femme. Jeez, il avait réussi à me descendre le moral.


Lun. 19 au vendr. 30 septembre 2016 - Tête à tête avec sa femme

Tellement d'anniversaires ce mois; mon neveu Didi, Dietrich, Marlon, ça m'épuise déjà. Ça tombe dimanche pour Marlon et Didi, en plein week-end. Ça veut dire que si je sors tard le samedi, je serais sur les rotules le dimanche. Moi, j'ai envie de profiter de mes week-ends autrement que dans des réunions de famille. Argh, je dis ça, mais je les adore tous.

Lundi c'était Le Jeune Fédérale, un jour de congé dans le canton de Vaud. Je regrettais que Jess soit rentrée, j'aurai bien voulu passer la journée avec Pascal. A son retour, Jess a voulu qu'on discute. Je me suis demandée ce qu'elle me voulait encore. Je ne savais pas si j'allais lui parler de Olivia ou pas.

Donc, on a convenu d'aller prendre un verre le jeudi soir. Elle a voulu qu'on aille manger ensemble. No way. J'ai suggéré un verre plutôt. J'ai voulu inviter Caro, mais elle voulait un tête à tête.

Quant Jess m'a appelée, j'ai brisé notre silence et j'ai appelé Pascal. Il m'a dit de ne pas y aller, de refuser de la voir seule à seule. Que je devrais au moins exiger qu'il soit là.

Je n'ai pas osé la rappeler, ni annuler, alors j'ai été au rendez-vous.

En fait, ce n'était pas si terrible. Jess voulait se rassurer j'imagine.

Jess voulait savoir si ce que Pascal lui avait dit était vrai; que je n'ai jamais et ne cherche absolument pas à vivre avec lui, que je ne voulais pas me remarier non plus, et je n'ai jamais chercher à le faire divorcer. Je n'avais rien à voir avec sa demande de divorce.

Jess avait l'air sceptique, alors je l'ai juré sur ma tête. Aïe, je suis superstitieuse à part ça!

Jess avait toujours cru que je chercherais à prendre sa place, que je chercherais à les séparer, que je voudrais m'incruster chez lui.

Quant Jess a voulu savoir si on s'était vu pendant son absence, j'ai dis la vérité; qu'on s'était vu mais rien de plus. J'ai préféré garder pour moi qu'au début, on était tous les jours ensemble. Elle m'a demandé si j'étais avec lui le week-end avant la St-Valentin, quant Thomas l'avait fait aller à Londres. Là aussi j'ai dis la vérité; ce n'était pas faute d'avoir essayé de le joindre, je ne l'avais pas vu du week-end. J'étais même passée chez lui.

Jess m'a demandé ce que je savais d'Olivia. Là, j'étais un emmerdée. Je ne voulais pas avoir l'air de me venger ou de cafter. Je lui ai dis que je savais qu'elle tournait autour de Pascal, mais que je ne savais presque rien.

Puis, on a eu une vraie discussion de filles... Je lui ai dis que s'il d'aventure il se passait quelque chose entre ces deux, ce serait une mauvaise idée d'essayer par tous les moyens de les séparer, parce que ça ne ferait que les rapprocher plus. Je lui ai dis que c'était ce qui s'était passé avec nous; plus elle ou ses parents ont essayé, plus ça nous a rapprocher.

Jess m'a avoué qu'elle pensait avoir rencontré quelqu'un, donc elle n'aura pas trop d'efforts à faire pour essayer d'ignorer Pascal et Olivia. Parce qu'elle était persuadée qu'il y avait quelque chose. Qu'il était peut-être avec elle quant elle a été à Londres avec Thomas. Je le pensais aussi. J'en ai eu les larmes aux yeux en y repensant.

Alors Jess m'a cru et a su que je ne mentais pas quant j'ai dis que je ne l'avais pas vu ce week-end là. Pascal lui avait dit la même chose.

Ça l'a un peu énervée de savoir que Olivia ne se gêne pas de se jeter sur lui sachant pourtant qu'il était un homme marié. Même s'il ne se passait pas grand chose entre eux. Elle appelait Olivia; la salope. Hahaha. Je lui ai dis que je l'appelais la pouffe.

Jess avait remarqué que, quant elle les voyait discuter en se faisant des messes basses à l'oreille, et qu'elle allait vers eux, la salope prenait la fuite en lui jetant des regards, qu'elle trouvait méprisants. On a pensé que ce serait bien de pas sortir aux mêmes endroits que Pascal et Olivia.

De toute façon, dimanche, j'avais un anniversaire, et je n'avais pas envie d'aller me crever les yeux et le moral à regarder la pouffe se pavaner avec mon mec. Hum, oui, c'était son mari, mais... ha la la, c'est compliqué quand même.

Jess a dit qu'elle me croyait et s'est excusé pour avoir parfois été vraiment vache avec moi. Je lui ai dis que je ne pouvais pas lui en vouloir. Que j'aurai bien voulu pouvoir le quitter quant j'ai appris qu'il était marié, mais, c'était trop tard, j'étais totalement amoureuse de lui!

On s'est quitté presque amie!!! Je me demande combien de temps ça va durer...

Bien sûr, j'ai rapporté à Pascal le gros de notre conversation. Sans parler du conseil que j'avais donné à sa femme. Il était rassuré. Il avait eu peur qu'elle cherche à me menacer, ou à me faire encore des ennuis ou pire. Pascal a dit que je lui manquais mortellement... je ne suis pas sûre de le croire...

Pourquoi est-ce que je lui ai dis d'arrêter de tout le temps m'écrire moi? Tu stupide un max ma fille? Maintenant, je ne sais plus ce qu'il fait. Mais, aussi, pourquoi est-ce qu'il a accepté aussi vite ??? Je lui ai tendu la perche qu'il voulait? On dirait !

La dernière semaine de septembre, je n'ai eu quasiment aucune nouvelle de Pascal. J'ai failli l'appeler, mais je me serais sentie encore plus minable. Alors je n'ai rien fait. Je me demande ce qu'il peut bien fabriquer. Forte envie d'aller trainer du côté de la salle de sport, vu qu'ils ont recommencé les entrainements de Basket, ou du côté de la piscine...

Arf non, je ne peux pas. Trop minable et ridicule. Pascal me manque tellement...

A ce moment là, je ne savais pas encore que Pascal jouait avec moi, qu'il jouait avec mes sentiments. Je ne savais pas qu'il voulait qu'on passe de bons moments ensemble avant de m'asséner le coup de grâce! Le rat! Il avait attendu que son anniversaire soit passé, et me connaissant, Pascal n'avait qu'à attendre que je m'enterre moi-même...


Publié le 15/05/2019

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Lun. 5 au 11 septembre 2016 - Séparation... Les dès sont jetés...

Publié le par JaneDo


Lun. 5 au 11 septembre 2016 - Séparation... Les dès sont jetés...

On avait envie de profiter de l'absence de Jess pour passer du temps ensemble. Rattraper le temps perdu en quelque sorte. Alors on a passé presque tous les jours ensemble. Pascal s'était arrangé pour être sûr que Jess ne débarque pas à l'improviste, en promettant d'aller la rejoindre à New York le week-end.

Elle l'attendait donc le samedi soir, et dans la journée du samedi, il l'a appelée et prétendu avoir trop de boulot pour s'absenter. Bizarrement, elle n'a pas trop insisté pour savoir ce qu'il faisait. Ils ont essentiellement discuter de ce qu'elle faisait, et quant elle pensait pouvoir rentrer. Ou si Pascal irait quand même et qu'ils rentreraient ensemble. Pascal était très gentil avec elle au téléphone. On aurait pu penser qu'elle lui manquait.

On est pas sorti le week-end, même pas pour la soirée chez Michael, samedi. Je crois qu'on avait vraiment envi de rester tranquille tous les deux. Se sentir libre. Thomas a fini par se rendre compte que j'étais souvent là. Olivia aussi. Elle a tiqué et ne comprenait pas qu'il puisse lui dire qu'il ne voulait pas recevoir des bonnes femmes chez lui dès que sa femme tourne le dos.

Pascal a prétendu que c'était parce qu'on avait besoin de parler. C'était ce qu'elle voulait non?

Elle insistait pour qu'il règle la situation rapidement, qu'ils puissent sortir, être ensemble avant le retour de sa femme. Au téléphone, il lui a dit qu'il essayait simplement de me faire accepter l'idée qu'il avait besoin d'un peu d'espace, ou d'un break. Il refusait de parler d'elle, et elle, elle voulait qu'il me dise qu'ils sortaient ensemble. Il a refusé.

Olivia ne comprenait pas pourquoi j'étais tout le temps chez lui, et pourquoi il prenait autant de gants avec moi.

En les entendant parler, j'ai réalisé qu'il ne fallait pas que je l'empêche de la voir pendant que Jess n'était pas là, parce qu'après, ils retrouveront le même scénario qu'avant; avec les secrets, se voir en cachette, etc. Ça ne ferait que les rapprocher.

J'ai donc arrêté d'aller tous les soirs dormir chez lui tous les soirs. Après tout, il sortait avec elle, non... D'ailleurs, ça c'est fait presque naturellement...

Le dimanche soir, Olivia a débarqué. Pascal avait évité ses appels tout le samedi. Un peu cruel quand même. Et toute la journée de dimanche. Alors, en début de soirée, elle s'est pointée, assez tendue et énervée. A son arrivée, j'ai ramassé mes affaires et je suis partie.

Tout était en place, je n'ai eu qu'à allumer mon ordi pour les regarder se prendre la tête.

Pendant qu'il se prenait la tête, Olivia lui a fait le coup des larmes. Elle ne comprenait pas pourquoi ça lui prenait autant de temps pour m'envoyer balader. Pascal lui a dit qu'il ne me ferait jamais ça. Il voulait que les choses se passent le mieux possible entre lui et moi. Que j'étais avant tout aussi une précieuse amie.

Un moment donné, il s'est rebiffé, en lui demandant de ne pas essayer de lui dire se qu'il avait à faire. Lui et moi, ça ne l'a regardait pas. Que ça fait des années qu'on était ensemble, et que ça ne s'effaçait pas comme ça. Il a dû avoir pitié, parce qu'il l'a prise dans ses bras pour la consoler.

Olivia, même si elle s'est laissée consolée, à continuer à l'astiquer de questions. Pour finir, il a même avoué qu'on avait couché ensemble. Il n'a pas voulu lui dire que je savais déjà tout. Elle a fait celle qui a failli avoir une attaque, s'est mise à pleurer, lui disant combien elle le détestait. Qu'elle ne supporterait plus de me voir chez lui.

Hum... ça on verra mademoiselle !

Pascal est sorti pour m'appeler, alors qu'Olivia était encore dans son appartement. Il était devenu évident qu'elle risquait de dormir chez lui. Il voulait savoir si je voulais revenir dormir à la maison. J'ai dis que c'était mieux pas. Ou est-ce qu'il me demandait ça pour savoir s'il allait être tranquille avec Olivia? Grhhh, je me mastique trop la tête moi!

Dans ma tête, je me disais qu'on était sensé ne plus être ensemble, et de toute façon, si elle dort là, il était hors de question que j'aille dormir dans le même lit! Même s'il change les draps. Puis, il fallait qu'il sache qui et comment elle était vraiment. Elle se laisserait aller plus vite étant donné l'absence de sa femme. Surtout en ayant l'impression d'être la seule femme dans sa vie. Donc, il fallait qu'on ait rompu... et qu'elle le sache.

J'ai voulu que Pascal lui dise qu'on avait rompu, mais il ne voulait toujours pas. Il voulait qu'on continue à se voir tant que Jess est à New York. Trop facile. Quant on a raccroché, j'ai décidé de faire demi tour et faire celle qui revient le confronter.
 
Quant je suis arrivée devant chez lui, je l'ai appelé. Il a répondu tout de suite, et est sorti. Je voyais bien sur sa tête qu'il ne comprenait pas.

Pour pouvoir parler sans qu'Olivia nous entende, on s'est éloigné en direction du lac. Je lui ai dis qu'il était temps qu'elle sache, que je ne plaisantais pas. Il parlait à voix basse, me disant que quant sa femme rentrerait, il mettrait Olivia au courant qu'on est plus ensemble.

Je lui ai dis que non. On doit le faire maintenant. Étonné, il m'a demandé si je ne voulais plus le voir, si je ne voulais pas venir dormir à la maison. Les yeux fermés, serrés, j'ai secoué vigoureusement la tête. Parce que je savais qu'Olivia nous observait. Pascal a voulu me prendre la main, je l'ai repoussé. Il refusait toujours de lui dire quoi que ce soit.

Il voulait me voir non-stop jusqu'à ce que Jess soit là. Avant, je me disais que c'était chou, c'était parce qu'il m'aimait. Puis, j'ai réalisé que c'était trop facile. Aucun stress. Il pouvait me voir quant il voulait, mais il devra se cacher avec elle? Non, non et non.

Réalisant qu'il ne voulait toujours rien dire à Olivia. En partant, j'ai été vers elle et je lui ai dis qu'il était tout à elle.

Oh, j'avais le coeur dans les chaussettes. Même si je savais que j'avais raison, qu'ils devraient être libre de se montrer ensemble, se sentir libre, j'étais en-dessous de zéro. Le moral dans les baskets, j'étais à 2 doigts de pleurer comme une madeleine. Mais, j'ai gardé un visage serein. De marbre. Je ne voulais pas lui faire le plaisir de pleurer devant elle. plutôt mourir.

Pascal était bouche-bée , il a essayé de me retenir en m'attrapant par le bras. J'ai arraché mon bras et je suis partie, sans un regard en arrière.

J'ai foncé au parking pour voir le résultat. Pascal était ravagé, down. Complètement atterré. Olivia était aux anges et n'arrivait pas à le cacher. Ce qui a eu le don d'énervé Pascal. Elle a voulu l'entouré de ses bras, il l'a repoussée. Il se frottait le front, puis il a tenté de me joindre sur mon natel. Forcément, je n'allais pas lui répondre.

Le connaissant, il risque de tout foutre parterre et de me sortir des grands mots d'amour en ayant rien à cirer qu'elle soit là, juste pour pas que les choses finissent comme ça. Et plus tard, il risque de continuer à la voir dans mon dos. Sans compter, qu'il devra la consoler et ensuite, retour à case départ. No way.

Olivia lui sortait des trucs comme; C'était mieux ainsi. J'avais fini par comprendre toute seule...

Olivia pensait dormir chez lui, mais Pascal lui a dit qu'il avait besoin d'être seul. Elle ne comprenait pas et le lui a dit. C'était ce qu'ils voulaient, maintenant elle se posait des questions sur sa réaction et lui a demandé s'il avait vraiment voulu m'en parler, ou il lui avait fait croire qu'il allait me parler, mais qu'il jouait sur les 2 tableaux.

Sourire. Triste sourire, mais sourire quand même. Elle n'était pas si bête, elle avait compris. Il voulait l'argent et l'argent du beurre. Nous garder toutes les 2 sous la main...

Pascal avait l'air vraiment déprimé. Il a attendu qu'elle parte pour se jeter sur son téléphone pour m'appeler. Je n'ai pas répondu. Mais quant je l'ai vu attraper ses clés, enfilé une veste, tout en m'appelant, j'ai répondu. Je pense qu'il avait l'intention de venir me surprendre à la maison pour savoir ce qui c'était passé.

Au téléphone, je n'ai pas cherché à faire semblant d'être toute joyeuse, j'étais déprimée, et ça s'entendait dans ma voix. Il a voulu qu'on se voit, qu'on en parle. Je lui ai dis que non. Ça devait arrivé, qu'on fait ce qu'on avait prévu. Que pour l'instant, il fallait qu'on ne se voit pas. Comme il avait l'air tellement en bas, j'ai rattrapé le coup en disant "pas si souvent". Que je n'étais pas fâchée. C'était juste pour Olivia, et parce que j'étais sûre qu'elle devait se demander pourquoi ça te prenait si longtemps.

Il n'a pas essayé de me contredire, et de toute façon, je le savais bien...

Après notre coup de fils, qui avait quand même duré plus d'une demi heure, Pascal s'est assis sur le canapé, sa veste toujours sur le dos. Il avait l'air torturé. La tête entre les mains, Pascal est resté longtemps assis là, prostré. Une bonne demi heure. Son natel a sonné.

Comme se n'était pas moi, ce devait être Olivia. Il a ignoré l'appel. Avachi sur le canapé, il regardait dans le néant. Ça devait fumer dans sa tête, à se poser milles questions. Son natel a sonné encore, cette fois il a répondu. C'était Caro cette fois.

Elle a dû sentir qu'il n'allait pas bien. D'après ce qu'il avait dit, j'ai compris quant j'ai vu Caro débarquer chez lui.

Pascal lui a raconté en gros ce qui s'était passé. Caro l'a juste écouté sans rien dire, puis elle l'a prise dans ses bras. Elle était adorable. Même si je dis ça, ça me tord l'estomac quand même. Si j'avais été lui, je serais amoureux d'elle, pas de moi. J'étais bien trop compliquée!!!

Silencieuse, elle s'est assise près de lui, et lui caressait tendrement la nuque, les cheveux, le laissant vider son sac. Et il a parlé longtemps; ne comprenait pas ma réaction, il avait peur de m'avoir perdue à cause de sa connerie. Qu'il aurait voulu passer le maximum de temps avec moi avant que sa femme ne revienne tout gâcher. Solidifier nos liens, etc, etc.

Une fois qu'il se sentait mieux et qu'elle a voulu partir, il l'a serrée dans ses bras et lui a demandé de rester... Elle n'a pas dit non. Sa façon de lui mettre les cheveux derrière l'oreille et de l'embrasser... c'était tendre... ça m'a rendue un peu jalouse.


Publié le 11/05/2019

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1er au 4 Sept. 2016 - Pas très confiante

Publié le par JaneDo


1er au 4 Sept. 2016 - Pas très confiante

J'avais pris mon matos d'espionne que j'ai installé dans son salon, après avoir trouvé l'endroit idéal. C'était impossible dans la télé. Trop grande, impossible à dépendre, vu que c'est installé contre le mur comme un tableau.

Je crois que c'est pour ça que je suis restée le week-end. J'avais déjà essayé le matériel chez moi, pour voir si j'avais bien lu les instructions dans le mode d'emploi. Je ne pouvais pas redemander de l'aide à Paul... J'en ai profité dimanche, quant Pascal a été faire son jogging avec Thomas... avec la peur au ventre!

Je ne savais pas qu'il avait déjà prévu de dire qu'il était malade lundi. Il a donc tout fait pour que Thomas remarque qu'il n'avait pas la forme. Il a aussi prétendu être distrait, dans la lune, préoccupé. Thomas a pensé qu'il était préoccupé par l'absence de sa femme. Mon œil!

Pascal devait éviter de me contacter la semaine suivante, mais, il n'a pas tenu. Mardi, il m'écrivait déjà en arrivant au boulot. Je ne lui ai répondu qu'en fin de journée. J'avais failli ne pas lui répondre. Et je lui ai rappelé ce qu'on avait décidé.

Gros sourire; il a dit que je lui manquais... Je crois que mon plan marche... Mais, faut pas rêver, ça va être dur...

Un peu moins anxieuse et tendue, j'ai pu enfin bosser. J'avais des idées pleins la tête, mais jusqu'à maintenant, j'étais trop préoccupée par Pascal. Donc, la tête pleine de bêtises. Je ne réussissais pas à me concentrer sur grand chose.

J'ai arrêté de répondre à ses messages. Je me demande si j'ai raison! Pascal me demandait de répondre, qu'il avait besoin d'entendre ma voix. Être sûr que j'allais bien. Je n'ai pas répondu à ses 2 premiers appels. Pas tenu au 3ème.

Il m'a parlé de la soirée chez Jeff, un de leur pote de basket. Soirée autour de la piscine, bouffe, etc. Je ne savais pas si j'irai ou pas. Je lui ai dis que je lui enverrai un petit message de petits points si j'y allais. Je vais voir avec Caro. Je ne veux pas arriver toute seule, sinon j'irai pas. Je sais que de toute façon, elle va y aller.


Vendr -2 sept 2016 ;

Je suis restée tranquille à la maison. Je n'avais aucune envie de sortir. Bien sûr que je me demandais ce que faisait Pascal. Il était surement avec la connasse d'Olivia. L'air de rien, j'avais la boule à l'estomac. Je n'arrivais pas à penser à autre chose. J'espérais qu'il ne se sent pas mieux avec elle qu'avec moi. Glups. J'ai peut-être eu tord d'accepter de me prêter à cette charade. Arhhh, faut que j'arrête de me griller la tête. Mais, afff, je n'arrive pas à ne pas imaginer ce qui se passe... dieu-sait-où.


Sam - 3 sept 2016 ;

J'ai donc décidé d'aller faire une courte apparition à la soirée Piscine chez Jeff. Caro et moi sommes arrivées un peu après 22h. Je n'avais pas averti Pascal comme je l'avais promis. Il se baignait et avait l'air de bien s'amuser. Ça m'a un peu tordu l'estomac.

Ils étaient en plein milieu d'une bataille. Olivia était accroché à lui, dans son dos, les bras autour de sa taille, comme pour se protéger. Ça m'a fait intérieurement grincer des dents! Vivement que sa femme rentre pour mettre un frein à cette ...!!! Pascal l'a tirée devant et l'a flanquée à l'eau en riant. Bref, ça avait l'air fun. Je suis passée faire la bise à Thomas, sans surprise avec la métisse de l'autre fois.

J'ai soigneusement évité les abords de la piscine. Aucune envie que quelqu'un ait la stupide idée de me foutre dans l'eau. Je n'apprécierai pas du tout. Je ne crois pas que Pascal m'ait encore vue. J'ai parlé avec un peu tout le monde, un verre à la main.

Olivia m'a vue par contre, et n'a pas manqué de me lancer un de ses sourires de pouffe satisfaite. J'ai regardé à travers elle, comme si je ne l'avais pas vraiment vue. Je souriais en regardant tout ce petit monde s'amuser.

Pour me montrer qu'elle était dans la place, cette garce s'est collée devant Pascal, collée à lui. Je l'aurai baffée. Connasse.

Bon, faudrait que j'arrête de l'insultée comme ça, je risque de m'oublier une fois et le sortir devant Pascal. Et il risque de se rendre contre alors que je suis jalouse de cette... d'Olivia. Je ne veux pas me rabaisser à ça. Je préfère que Pascal pense que je suis assez sûre de moi, confiante et qu'elle ne m'impressionne pas du tout. Que je n'ai rien à lui envier.

Une fois que j'ai fait mon petit tour, qui n'a duré que 15 minutes, j'ai filé.

Pascal s'est rendu compte de la présence de Caro et a su que j'étais passée. Il m'a envoyé un message après avoir essayé de m'appeler, pour me demander pourquoi je suis partie, pourquoi je ne lui ai même pas dis bonjour. Quant il a réessayé de m'appeler, j'ai répondu. Non, je ne voulais pas y retourner.

A aucun moment je ne lui ai dis qu'il avait l'air bien trop occupé avec sa... hum, oups, ça aussi je dos éviter de dire "sa Olivia". Je lui ai dis que je suis juste passée pour faire un petit coucou. Il était dans l'eau et j'ai préféré ne pas m'approcher du bord. Je ne voulais pas que quelqu'un ait la brillante idée de me pousser, pensant que ce serait drôle.

Ça l'a fait rire. Il m'a dit qu'effectivement, certains ont passé dans l'eau tout habillé. J'ai dit que c'était même pas drôle, je n'aurai pas rit si c'était moi. On a rigolé. J'ai senti qu'il avait été légèrement inquiet que je sois partie, parce que j'avais dû le voir jouer avec Olivia dans la piscine.

J'ai tout fait pour qu'il n'imagine pas ça, en me montrant enjouée, comme quoi, ils avaient l'air de bien s'amuser, que c'était drôle de les voir se flanquer sous l'eau. Mais que moi, j'aime pas trop ça. J'aime bien regarder les autres de loin. J'ai mis un point d'honneur à ne pas mentionner Olivia.


Dim - 4 sept 2016 ; Hum, Pascal m'a demandé si je voulais dormir à la maison. Chez lui...

J'avais d'abord penser dire non. Parce que ça ne fait pas si longtemps qu'on avait décidé de ne pas se voir pendant quelques temps. Mais comme Pascal l'a si bien mentionné, Jess n'était pas là, et on aura peut-être pas souvent l'occasion d'être ensemble, donc... j'ai accepté.

Je ne voulais pas qu'il quitte la soirée pour moi. Je voulais aussi passer chez moi pour prendre quelques affaires. Et aussi passer un moment tranquille. Il devait m'avertir quant il rentre.

Je n'aurai pas dû... à 2h du matin, je commençais à piaffer sur place; "mais, il fout quoi bordel?". Même si je lui ai dis de ne pas partir à cause de moi, 2h du matin? Il n'est donc pas si pressé de me voir ou quoi? J'ai pensé ignorer son appel après et lui dire le lendemain que je me suis endormie.

Mais... s'il n'arrive pas à me joindre... il risque de rester avec Olivia... grhhh...

Alors j'ai attendu... Ciel, 2h30, 3h... Non mais il exagère! Puis, j'ai eu un point au cœur. Et s'il avait été content de devoir m'appeler, et que je suis stupidement rentrée, montrée que je n'avais rien prévu... et s'il était avec elle, chez elle? Tranquille que je suis chez moi à attendre comme une conne. Pourquoi je n'ai pas eu l'idée de lui dire que j'avais une autre soirée...

Pfff... Je suis à cran, la boule à l'estomac. En fait, je suis une boule de nerfs. Je voudrais pouvoir me diviser en plusieurs; courir regarder s'il était encore chez Jeff, voir s'il n'était pas chez Olivia, ou horreur, chez lui, arghhh, et moi j'irai seulement comme une vraie tarte la remplacer dans son lit...

Aïïïïïïe, je suis en train de me masturber le cerveau à fond. L'horreur. A 3h30 du matin, impuissante, malade d'angoisse, je me suis mise à pleurer. Pascal n'allait pas appeler. Il était avec elle. Il allait sûrement dormir chez elle, ou chez lui. Pfff, et moi, ridicule, je suis là à attendre. J'avais pensé être maligne, mais je me suis faite eue!

Pascal a appelé un peu après 4h du matin... J'étais tellement furieuse, déçue, énervée, en larmes que j'ai pensé ne pas répondre. Mais, la peur de le laisser dans les bras d'une autre, j'ai répondu en jouant celle qui était sortie et qui n'avait pas encore été chez elle chercher ses affaires.

Ça l'a scotché, il a eu l'air surpris. Il a voulu savoir où j'étais, etc... j'ai changé de sujet!

Il m'a dit qu'il partait de chez Jeff. Qu'ils avaient encore mangé des spaghetti à la bolognaise. J'entendais le bruit derrière et j'ai failli fondre en larmes de soulagement. ll m'a dit qu'ils étaient plus qu'entre hommes. Il avait même réussi à faire partir Caro qui voulait rester et partir en même temps que lui. Il a rigolé.

Je lui ai dis que je me dépêchais, que je serais chez lui dans 1h... Wahh, maintenant, il fallait que je fasse dégonflé mes yeux! Arhhh, la honte! Je ne voulais pas qu'il voit que j'avais pleuré. Mon grade en prendrait un sacré coup.

Encore le moral dans les talons, j'ai filé chez lui. Je m'étais remaquillée, j'ai fumé comme un pompier dans la voiture, j'ai même bus un jus de fruit, tout pour qu'il ait vraiment l'impression que j'étais sortie. Je détournerais toutes ses questions sur le sujet, parce que je ne savais pas quoi inventer à propos de ma soi-disant sortie. C'était sorti comme ça.

Pascal était au téléphone avec Olivia quant je suis arrivée. Il lui disait qu'il était fatigué et qu'il avait eu envi de rentrer chez lui. Je l'ai vu écarquillé les yeux en voyant comment j'étais habillée. Le regard ébloui et a fait celui qui me sifflait d'admiration, mais sans le son. J'ai souri et j'ai été me changer pour mettre un long T-shirt pour dormir.

Ho ho! De l'eau dans le gaz déjà???? Criiii, ça me faisait drôlement plaisir. Peut-être que ça marchait mieux que je ne pensais!

Pascal est resté encore 10 minutes au téléphone. Ça se sentait qu'il cherchait à raccrocher. D'après ce que j'ai cru comprendre... mais de toute façon, je ne demanderais rien, ni parlerait d'elle... J'ai cru comprendre qu'il lui avait peut-être promis de passer chez elle en partant de chez Jeff, ce qu'il n'a pas fait. Qu'elle voulait qu'il aille dormir chez elle, il ne voulait pas. Elle voulait venir chez lui, il ne voulait pas, qu'il se sentirait mal à l'aise...  

Pascal m'a prise dans ses bras dès qu'il a raccroché. Il était un peu pompette. Ciel, dire qu'il a conduit dans cet état. Je lui ai fait gentiment la leçon.

Le lendemain matin, je me suis éclipsée avant qu'il ne se réveille. Il était tout déçu. Il a tellement insisté, que j'ai fait demi-tour. Je me suis glissée chez lui sur la pointe des pieds pour éviter de me faire surprendre par Thomas.

De toute façon, je suis sûre qu'il dormait encore. Thomas n'a pas cherché à venir déjeuner en bas, donc je pense qu'il n'était pas rentré tout seul.

Vers midi, on a été réveillé par Olivia qui passait avec les croissants. On était mort. Pascal était crevé. Quant il a vu sa voiture, il s'est remis au lit et n'a pas été répondre à la porte. Elle était drôlement tenace et insistante!!! Il a tout de suite mis son natel sur discret, puis a coupé la sonnerie. Parce qu'Olivia n'a pas arrêté d'appeler.

Baf, je me suis endormie presque aussitôt. Pascal aussi. On a dormi jusqu'aux environs de 15h. On a trainé au lit, etc... En début de soirée, on a été mangé à l'extérieur. C'était le plus sûr moyen d'éviter Thomas, Olivia, etc.

Je suis rentrée après le restaurant. Pascal a dit qu'il allait passer la soirée chez Caro. Il le lui avait promis hier soir. Il l'avait un peu oubliée pendant la soirée. Il voulait se racheter. Elle avait été brave. Caro savait sûrement que j'étais chez Pascal. Si elle en souffrait autant que j'ai souffert hier soir... la pauvre! Il avait bien raison.

Vicieusement, parce que ça me faisait plaisir de le voir faire passer Olivia après moi et Caro, je l'ai encouragé. En disant des trucs comme; "C'est chou, parce que la pauvre... Ça lui fera sûrement très plaisir". Elle devait sûrement se réjouir. Connaissant Caro, elle avait dû même lui préparer à manger. Hélas, il avait déjà mangé.

En tous cas, bien fait pour Olivia! C'est vache, mais je suis contente. Elle va surement passer la soirée à le harceler, à l'attendre, et lui, il sera chez Caro. J'imagine qu'il va sûrement dormir là-bas. Je demanderais à Caro. Je l'espère en tous cas. Tout plutôt que de le savoir avec ou chez Olivia.


Afff, je devrais résumer plus que ça... Là, j'ai recopié en vrac, comme noté... Trop trop long...
ou mettre le mois sur 1 seule page...


Publié le 09/05/2019

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Samedi 27 août 2016 - Complicité!

Publié le par JaneDo


Samedi 27 août 2016 - Complicité!

Bien sûr j'étais accrochée derrière la porte à écouter les moindres bruits, l’œil collé au trou de la serrure. Pas de lumière, mais je connaissais non seulement les lieux, mais la lune m'aidait à évoluer sans faire de bruits. L'empêche, elle était gonflée de se pointer chez lui après minuit, non? Pouffe. Garce.

J'ai vu Pascal tiquer à plusieurs reprises, Olivia laissait ses affaires un peu partout; ses chaussures au milieu de l'entrée, sa petite veste sur le dos d'un des fauteuils, son sac à main sur le bar près de la machine à café. Pascal déteste le bordel, mais il n'a rien dit.

  • Je t'ai apporté ça, j'espère que tu aimes.

Ce n'était même pas une question, plutôt une affirmation.

  • C'est quoi?
  • Un Paneton
  • Un Paneton! Je crois pas que j'aime. C'est le truc rempli de raisin secs?

Pascal, les mains dans les poches l'a suivie jusqu'au bar de la cuisine. Là, je ne voyais plus ce qui se passait.

  • Tu fais quoi?
  • Je te sers une tranche, tu verras c'est bon.
  • C'est pas la peine. C'est sec. J'aime pas.

Il l'a suivie retour au salon, et a à nouveau tiqué en la voyant pousser ce qui se trouvait sur la table du salon pour faire de la place pour poser ses assiettes. Pourtant, il y avait assez de place sans avoir besoin de faire ça. Sans compter les miettes. Pascal est resté debout et lui a répété qu'il était occupé, et voulait savoir ce qu'elle voulait. Pourquoi elle était venue jusque chez lui.

Ça le dérangeait d'avoir des bonnes femmes chez lui dès que sa femme s'absente. Sa réflexion m'a fait sourire. Elle lui a reproché d'avoir éviter ses appels toute la journée, qu'il aurait pu au moins lui dire qu'il avait bien reçu ses messages.

Elle savait qu'il n'était pas au restaurant avec Thomas et ces autres potes, sa copine Monique qui y est le lui l'a dit. Elle a deviné qu'il n'irait pas, c'est pour ça qu'elle est venue chez lui.

Ensuite, j'ai remarqué quelque chose que je suis sûre que Pascal avait commencé à remarquer, j'espère. Elle lui donnait des ordres sans en avoir l'air.

Par exemple, elle pensait qu'il devrait profiter de l'absence de sa femme pour mettre les choses au clair avec moi et Caroline. Sa femme, il pouvait s'en occuper à son retour. Elle a emballé tout ça avec le fait que c'était le week-end et elle voulait profiter de sortir librement avec son petit ami, sans avoir à faire attention à tout ce qu'ils font.

Pascal lui a demandé si elle avait oublié qu'il était un peu marié!? Elle a dit qu'elle oubliait parfois, mais mettre les choses au clair avec sa femme n'était qu'une formalité. Dès son retour, il pourrait le faire. Encore un ordre sans en avoir l'air.

Elle voulait qu'ils puissent librement se prendre la main, se faire des câlins, s'embrasser sans avoir besoin de se cacher.

  • Pourquoi tu n'appellerais pas Jane tout de suite? C'est encore mieux que je sois présente, elle ne fera pas d'histoires, et elle comprendra tout de suite. Vas-y, appelle-la... (encore un ordre!).

Pascal a refusé. Il ne voulait pas, et certainement pas quant elle étai là. Elle insistait que c'était la meilleure façon de faire. Le plus simple. Il a encore refusé. Il disait ne pas vouloir me faire souffrir, que ça fait longtemps qu'on était ensemble, et que j'étais sa partenaire.

Elle lui a demandé de ne pas parler comme ça, on pourrait croire qu'on est encore ensemble. Et elle a dit que c'était peut-être parce qu'il n'était pas très clair que j'imagine encore être sa petite amie.

J'avais dis à Pascal qu'il pouvait dire qu'il m'avait parlé, mais je dois dire que j'ai apprécié que Pascal ne lui dise pas qu'on en avait parlé.

Olivia, ignorante, à continuer à insister de diverses façons. Elle lui a demandé s'il m'avait vue depuis. Depuis? Depuis quand? Je n'en savais rien. Elle a demandé si c'est parce qu'elle en parlait dans ses messages qu'il était resté silencieux. Est-ce qu'il m'avait vu?

Pour finir Pascal a dit qu'il m'avait vue aujourd'hui, mais là tout de suite, il n'avait pas envi d'en parler. Il était occupé et avait des trucs à faire, alors il était obligé de lui demander de le laisser.

J'ai noté qu'Olivia pensait dormir chez lui. Elle n'avait pas vraiment envie de partir. Je me demande si Pascal était distant avec elle parce que j'étais là? Probablement. Elle l'a remarqué et lui a demandé ce qu'il avait. Sans avoir l'air d'y toucher, elle lui a demandé si les choses s'étaient mal passé entre nous et c'est pour ça qu'il était bizarre.

Pascal lui a dit qu'il n'avait pas eu le courage de me parler. Qu'il hésitait à le faire, que c'était difficile. De toute façon, il n'avait pas l'intention de me parler d'elle. Olivia n'a pas apprécié et a voulu savoir pourquoi. Il a dit que ça fait plus de 8ans qu'on était ensemble.

Oui et alors? Tu lui dis que tu as rencontré quelqu'un d'autre et que tu es désolé. Tu veux qu'elle fasse quoi? Rien. Elle ne peut rien y faire et toi non plus.

Encore une fois je l'ai vu tiqué; il lui a dit qu'il ne savait pas qu'elle était sans cœur. Il pensait qu'elle comprendrait que c'était difficile de rompre avec une femme qu'on aime toujours et à qui on avait rien à reprocher.

Olivia s'est faite toute douce et charmeuse et a été se frotter à lui en lui disant que ce n'était pas de leurs fautes d'être tombé amoureux. Pascal se mordillait l'intérieur de la lèvre, et restait bien droit pour éviter qu'elle puisse l'embrasser. Je crois que c'était parce que j'étais là et qu'il se doutait bien que j'avais les yeux cloués au trou de la porte.

Olivia avait beau insisté, Pascal restait buté. Il ne parlerait pas d'elle, ça il n'en était pas question. Elle ne pouvait pas se douter que je savais déjà tout. Je me demandais pourquoi il ne voulait pas lui avouer qu'il m'avait tout raconté. Elle a voulu savoir comment ça c'était passé encore...

Petite maligne, il ne voulait pas en parler, elle a détourné la conversation, et est revenue sur le sujet. Incroyable! Pascal lui a répété qu'il n'avait rien dit. Qu'il lui fallait du temps. J'avais l'impression qu'il cherchait à la pousser à bout pour qu'elle décide d'elle-même qu'ils arrêtent de se voir.

Non, non, non Pascal... Trop facile... Heureusement, Olivia n'a pas mordu à l'hameçon...

Pascal l'a pratiquement poussée dehors. Il a prétendu être fatigué et avait encore du boulot. Lui a promis de l'appeler le lendemain.

Pour lui faire croire que je n'avais pas écouté, je me suis allongée sur le lit, faisant semblant de m'être endormie. Pascal m'a réveillé avec un bisou et m'a demandé comment j'avais pu dormir alors qu'une autre femme était chez lui et qu'ils parlaient de moi.

Pascal m'a raconté ce que je savais déjà. Il a rajouté qu'il pensait qu'elle était un peu bordélique. Ça m'a fait rire. Je lui ai demandé pourquoi il n'avait pas voulu lui dire qu'il m'avait tout dit et il a répondu qu'il avait l'impression que ça lui aurait fait trop plaisir. Il ne voulait pas que ce soit dit qu'on se soit séparé parce qu'il l'avait rencontrée.

Après discussion, je l'ai encouragé à lui dire qu'on avait discuté. Pascal préférait dire que c'était moi qui demandait une séparation. Je ne voulais pas. Comme Olivia l'a rappelé, je l'ai encouragé à lui dire que j'étais au courant. Mais niet.

Pascal a répondu, mais restait toujours un peu tendu parce que j'étais là. Ou peut-être pas. Je ne sais pas ce qui l'a pris, mais il lui a dit que j'étais en route pour venir chez lui. Qu'il essayerait de me parler. Olivia a voulu revenir. Il l'a découragée en lui disant que si elle venait, c'est sûr qu'il ne dirait rien.

Ça ne lui plaisait pas du tout de savoir que j'étais chez lui et que je risquais bien d'y passer la nuit. Olivia était fâchée et énervée que j'ose me pointer chez lui après minuit, comme si j'étais sa copine. Que j'étais culottée. Mais au moins, elle espérait qu'il règlerait la situation avec moi une fois pour toute. Pascal lui a dit que c'était elle qui lui avait suggéré de me faire venir ce soir. Rho, il était un peu vache là!

Hihihi, mais Olivia... je suis sa copine!

Je me demande si Pascal l'a fait pour exciter sa jalousie!!! Ce serait pas top mais bon. Rhooooh, Olivia l'a rappelé pour lui dire de l'appeler dès qu'il m'en a parlé ou de lui envoyé un message. Elle aurait voulu passer le week-end avec lui, chez elle ou chez lui.

Samedi, on n'est pas sorti de la journée. On a joué au amoureux. Je dois dire que Pascal était tout tendre, et tout gentil. C'était comme au début. J'adore toujours autant être avec lui. J'adore tout de lui, même le regarder dormir. Il est trop chou. J'aime sa façon d'être collant, de me prendre dans ses bras... et le reste.

J'ai dû me cacher une ou deux fois quant Thomas a voulu descendre chez lui. Mais à part ça, C'était super. J'ai voulu partir en milieu de soirée, mais Pascal m'a retenue.

Il voulait que je reste, que je passe encore la nuit et le dimanche chez lui. Difficile de résister.

Olivia le harcelait au téléphone. Il ne répondait pas. J'avais peur qu'elle décide de revenir lui faire une visite surprise, alors pour finir, il l'a appelée. Une fois encore, il s'est un peu éloigné pour lui parler.

Il lui a dit qu'il ne m'avait pas encore parlé, que c'était compliqué. Je l'ai entendu dire que j'avais passé la nuit chez lui. Je suis sûre qu'elle avait dû pester. Pascal lui a demandé de lui laisser du temps, qu'il ne pouvait pas me traiter comme ça...

Pascal s'est fait porter pâle lundi, et on a passé la journée ensemble. On n'avait pas Thomas dans les pattes. Thomas l'a appelé pour dire qu'il savait qu'il allait pas bien, qu'il avait remarqué qu'il était un peu pâlot et ne semblait pas dans son assiette.

Ça nous a fait rire, parce qu'il n'était pas malade, mais que c'était surtout parce qu'on devait éviter qu'il sache que j'étais là. On devait faire tellement de mic-mac, et Pascal avait fermé le passage communiquant. Aussi, Thomas m'a appelé pour savoir ce que j'avais fait le week-end. Je lui ai dis que j'étais chez des amis à Loèche-Les-Bains en Valais. Petit mensonge; hum... faut ce qui faut!

Je suis partie de chez Pascal avant le retour de Thomas. On avait passé un week-end super. Lundi, on était un peu triste, on savait qu'on ne se verrait pas de si tôt. Pascal ne voulait pas me laisser partir.


Publié le 09/05/2019

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Vendr 26 août 2016 - J'avais compris... (part.1)

Publié le par JaneDo


Vendr 26 août 2016 - J'avais compris... (part.1)

Je déprime... L'été est presque fini et je ne l'ai pas vu passé. Je n'en ai même pas profité, trop occupée à essayer la distance qui s'était installée entre celui que j'aime plus que ma vie et moi. Et lui continue de s'éloigner, me laisse de côté comme un vieux sweat, et faisant semblant que je compte encore pour lui, mais... je ne sens rien. C'est tout vide.

J'ai compris qu'il voyait Olivia, et qu'il essayait de faire ce qu'il peut pour que je n'en sache rien... et je sais que si je brusque les choses, ou essaie d'avoir une explication, je risque bien de me faire plaquer en un clin d’œil. Je le déteste.

Sa femme était partie depuis 2 jours, et il n'a toujours pas proposé qu'on se voit. Ses messages, il me les envoi du boulot, après le boulot; silence radio. Il ne répond pas si j'essaie de l'appeler, et pas non plus si je lui écris. Je crois que je l'ai perdu. Je ne sais même pas quoi faire... La boule au ventre, je sombre...

J'ai bien pensé aller l'attendre chez lui... mais ça risque de mal se passer s'il se sentait coincé... Sans compter la honte de croiser Thomas.

Et Dieu sait combien de temps j'attendrais comme une conne, et encore, s'il rentre! J'étais à vif, et je sentais la fièvre menacer à nouveau. Ou était-ce mes maux de têtes? Je stress. Quoi faire? Comment l'attirer à moi? Je deviens folle. Quant est-ce que la douleur au fond de ma poitrine va s'arrêter? J'en peux plus.

Je suis à 2 doigts de faire une monstre connerie, comme aller le surprendre chez elle et lui demander de se justifier. Horreur. Il m'enverra bouler, c'est sûr.

Finalement, je n'y tenais plus, alors je lui ai proposé qu'on se voit le vendredi soir...... Pas de réponse! Ça m'a fait plonger au fond du puits. Il se doute bien que, là, je dois surement être en train de me tirer des balles, à devenir soupçonneuse, puisqu'il ne prend même pas la peine de me répondre.

Le moral dans les chaussettes, assise sur le balcon en train de fumer, à me dire que j'avais une vue sensas. J'aime j'aime j'aime. Cette vue est un orgasme pour les yeux. On se croirait en vacances tout le temps. J'avais de la chance... même si j'étais hyper déprimée.

Et enfin... Pascal a appelé. ENFIN. Je me suis sentie soulagée à un point incroyable. Mais tout de suite, l'angoisse et la peur m'ont coupé la chique.

Il me demande d'aller chez lui. Qu'il s'est arrangé pour que Thomas soit occupé ailleurs, en réservant au restaurant pour lui et ses potes. Qu'il ne fallait pas que je parque près de la maison, au cas où je voudrais dormir là... Ah! Dormir là? Donc, ce n'était pas pour me rayer de sa vie... Espoir... Qu'il avait dit qu'il allait nager, peut-être encore boire un verre avec l'équipe et les rejoindrait.

Je n'allais pas commencer à pinailler sur le fait que je ne voulais pas spécialement aller chez lui dès que sa femme tourne le dos. Que j'aurai l'impression d'être une intruse. Je me la suis coincée et j'ai accepté. Il ne fallait pas que je sois là-bas avant 19h30, sinon, je risquais de croiser Thom.

Toute contente, j'ai sauté sous la douche, laver les cheveux et tout. Et à 19h40, je me pointais avec le sourire dans le cœur et sur la figure. Je n'aurai pas dû, mais je lui ai dis que j'avais commencé à baliser parce qu'il ne répondait pas à mon message. Il m'a dit que dès qu'il l'avait reçu, il a fallut qu'il trouve le moyen d'éloigner Thomas. Jess l'aurait su, et ça lui aurait fait des histoires.

Pascal avait envie de passer une soirée tranquille à la maison, en tête à tête, parce que ça faisait des siècles qu'on n'avait pas eu la possibilité de se retrouver seuls tous les deux. Inutile de dire à quel point je me suis sentie soulagée d'entendre ça et à quel point ça me faisait plaisir.

Pascal m'a fait à manger, puis on s'est enroulé sur le canapé à discuter. Puis un câlin en entraine un autre, un baiser puis un autre, on a fini par se retrouver collé-collé et on a fait l'amour comme si c'était la première fois. J'avais aussi l'impression que ça faisait des siècles que je ne l'avais pas touché, senti la chaleur de son corps...

Toute rassurée, avec la sensation d'avoir rattrapé le temps perdu, je me suis mise à lui raconter mes peurs (et pourtant, à chaque mot, je me disais "ta gueule, ne dis pas ça"), comme je m'étais inquiétée, comme j'avais eu l'impression qu'on s'éloignait l'un de l'autre, et tout.

Je le voyais se décomposer, même s'il faisait des efforts pour le cacher. Je l'ai senti avant même de le voir; il était nerveux. Son natel avait sonné 2 fois, mais il l'avait ignoré.

Tout à coup, il s'est levé, mal à l'aise, me demandant si je voulais boire quelque chose. Mais en fait, il voulait juste s'éloigner de moi, de ma vue. Il essayait encore de cacher sa tension.

Il avait enfilé un t-shirt et s'était précipité vers la machine à café pour m'en préparer un. Il me tournait le dos, mais la tension était palpable.

J'ai inspiré un grand bol d'air, et j'ai pris mon courage à 2 mains. Je lui ai dis que je voyais bien qu'il était tendu. Je voulais qu'il me parle, que j'aimerais bien qu'il m'explique ce qui le rendait si nerveux.

Il a fait semblant qu'il ne savait pas de quoi je parlais. Il continuait à me tourner le dos. Après ce qui venait de se passer, et qu'il avait pensé que je dormirais probablement là, donc je ne pense pas qu'il avait l'intention de rompre. Rien ne pouvait être pire que ça à mes yeux, donc, j'étais prête à miser.

Ses gestes sont restés suspendus en l'air quelques secondes. J'ai pensé qu'il allait enfin me dire ce qu'il avait. Puis il a changé d'avis et m'a apporté mon café avec un sourire indéterminé. Je le connaissais trop bien pour ne pas le remarquer. Pour faire diversion, il a envoyé un message à Thomas. Question de s'assurer que tout le monde était où il pensait.

Alors j'ai insisté. Je lui ai dis que, à part le reste, j'étais aussi son amie. Alors s'il ne voulait pas parler à sa petite amie, il pouvait parler à son amie.

Il s'était assis en face de moi et n'osait pas me regarder. Il se mordillait l'intérieur de la joue, toujours hésitant. Puis il a craqué. Il s'est passé les mains sur le visage, et continuait de regarder par terre. Mais quant il s'est mis à parler, c'était comme s'il me poignardait. J'avais de la peine à respirer. Chacun de ses mots me blessait, m'ont déchiré le cœur en mille morceaux.


Publié le 05/05/2019

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Vendr 26 août 2016 - J'avais compris... (part.2)

Publié le par JaneDo


 Vendr 26 août 2016 - J'avais compris... (part.2)

Pascal m'a avoué que j'avais raison, j'avais vu juste, il fréquentait bel et bien Olivia depuis quelques mois. Et qu'il m'avait menti en prétendant que ce n'était qu'une copine. Il prétendait ne pas savoir comment, mais qu'il s'était retrouvé embringué dans une histoire avec elle.

J'ai bien essayé de ne pas pleurer, mais je n'avais aucun contrôle sur mes larmes. On dirait que ça l'a touché, il s'est levé pour venir me serrer contre lui et s'excuser.

Pascal disait ne pas savoir si c'était aussi une affaire qu'il aurait dû continuer à me cacher et me mentir, ou s'il devait m'en parler. Je lui avais dis dernièrement que je lui faisais confiance, ça l'avait mis mal à l'aise et il avait eu honte. C'était pour ça qu'il était un peu tendu par moment. Comme il avait continué à la voir et avait envi de continuer, il s'était maintes fois posé la question, s'il devait ou non tout me dire. Mais, il avait eu peur de me perdre.

Ha!? Peur de me perdre? Qu'est-ce que ça voulait dire? Espoir?

Je lui avais souvent dis que je ne voulais rien savoir de ses aventures, qu'il devait faire en sorte que je ne l'attrape pas et qu'il devait trouver des mensonges crédibles. Hors, il avait l'impression de ne pas en être capable cette fois.

Je ne voulais pas qu'il reste à côté de moi, parce que je ne pouvais pas voir les expressions de son visage. Je voulais changer de place, mais ç'aurait été trop évident qu'il me faisait mal et que je n'avais pas envie qu'il me touche. Alors je me suis tournée vers lui, la jambe pliée sur le canapé, qui nous sépare bien.

J'épiais tous ses mouvements, jusqu'à sa façon d'éviter de me regarder, d'hésiter, de se mordre la lèvre, ses expressions... Il avait l'air de passer un sale quart d'heure...

Son natel, qu'il avait mis sur discret, continuait à sonner et de commencer à faire des demi cercle sur la table. C'était tourné à l'envers, alors je ne pouvais pas voir qui c'était. Ce devait être Thomas, qui voulait savoir où il en était ou, et ça, ça m'énervait un peu, Olivia.

Pascal a tendu le bras pour essuyer mes larmes. Je n'avais pas réalisé qu'elles coulaient toujours. J'avais failli le rabrouer violemment en rejetant sa main. Il m'a dit de ne pas pleurer, qu'il m'aime toujours autant. Vraiment??? Drôle de manière de le montrer ou de le dire au milieu de l'aveu de cette tromperie!!! Mais ça pouvait être vrai? Ou est-ce que je me la raconte?

Il a raconté qu'Olivia voulait qu'il fasse place nette autour de lui, hum, donc qu'il me mette les points sur les "i". Elle voulait même qu'il parle d'elle à sa femme! Elle savait pourtant pourquoi Jess était là, et qu'il ne pouvait pas faire ça. Elle savait aussi qu'il ne m'avait pas encore parlé.

  • Pour moi, pourquoi tu ne lui as pas tout simplement menti en affirmant que tu m'avais parlé?
  • Tu es loin d'être stupide, tu allais finir par comprendre, et... je crois que je ne voulais pas t'en parler en fait...
  • Elle est quand même gonflée... en parler à Jess? En as-tu parlé à Caro? Elle n'est pas stupide non plus tu sais.

OK, ça m'a fait un peu mal de savoir qu'il avait parlé à Caro cette semaine. Parce qu'Olivia avait aussi remarqué que Caro n'était pas une simple amie non plus. Et la miss avait insisté. Elle était aussi devenue plus insistante, sachant que sa femme n'était pas là, elle voulait qu'il mette les choses au clair avec moi.

Pascal lui avait dit qu'il ne voulait pas, que j'avais toujours été plus que sa petite amie, que j'étais sa partenaire, et son amie aussi. Que je comptais toujours pour lui, qu'il ne voulait pas me faire de mal, ce qui avait le don d'énerver Olivia. Selon elle, c'était pire de continuer à me laisser croire qu'il était mon petit ami et qu'il m'aimait toujours. (connasse)

Elle insistait toujours sur le fait que j'avais été chez elle, et m'était présentée comme sa petite amie, alors elle voulait que les choses soient claires pour moi; je n'étais plus sa petite amie, c'était elle.

Pascal avait envi de continuer à voir Olivia, ça je l'avais compris...

Je crois qu'il ne savait comment me dire qu'il voulait un peu d'espace, qu'il voulait qu'on se sépare pour un temps... Ça, je ne voulais pas le laisser me dire un truc pareil.

Pascal m'a regardé dans les yeux pour dire, qu'il m'aimait toujours, et qu'il n'avait pas envi de me perdre. Que je comptais plus pour lui que toutes aventures, etc. Que si je le voulais, il arrêtera de la voir.

Il ne m'en fallait pas plus. Regain d'énergie aussi sec. Ma tête s'est heureusement remise à fonctionner à 100 à l'heure. Il me fallait évaluer les pour et les contres, choisir la meilleure chose à faire. S'il m'aimait toujours, je me demande toujours bien pourquoi d'ailleurs, alors rien n'est encore perdu. Je n'allais pas me laisser écraser par cette pouffe.

Je devais couper le côté; excitation, anticipation qui existe par le fait de devoir se cacher, , de comploter pour pouvoir se voir, l'impression de ne pas pouvoir se voir assez, des coups de fils secret, des petites soirées en cachette volées par-ci par-là...

Donc, je ne pouvais pas non plus lui dire d'arrêter de la voir...

Je ne veux pas que quant il la voit, qu'il imagine être amoureux d'elle, alors que non. Il risque de fantasmer sur ce qui n'a pas été. D'imaginer des choses qui n'existe probablement pas, parce que je lui aurai coupé l'herbe sous les pieds. Je ne devais pas m'opposer à ce qu'il la voit, sinon, il aura le cœur qui chavire chaque fois qu'il la croise.

Je devais être plus maligne... Maintenant, c'est avec moi qu'il a un secret; je sais. C'est avec moi qu'il aura les rendez-vous en sous-marin, si je le veux. C'est avec moi qu'il complotera. Son cœur chavirera quant il me verra moi... Ça va être dur, mais je peux le faire.

Son natel continuait à sonner, ça commençait à m'agacer un peu. Je n'ai rien dit.

Ils n'auront plus besoin de se cacher de moi. Ce qui enlèvera tout le côté palpitant. Il pourra lui dire qu'il m'avait parlé que les choses étaient au clair. Ça ne lui prendra pas longtemps à cette tarte de vouloir se jeter dans ma face. De vouloir de me montrer qu'elle a gagné. Ce qui aura le don de taper sur les nerfs à Pascal.

Pascal m'a raconté que Jess lui avait tapé sur les nerfs à propos de moi. Toujours à me chercher des noises. Il lui avait pourtant dit que je n'avais jamais cherché à les séparer, ne l'avait jamais pousser à demander le divorce, n'avait jamais même chercher à venir m'installer chez lui, alors elle me faisait un faux procès.

Ça l'avait tellement énervé qu'elle me cherche toujours des noises, en plus, il se sentait probablement aussi  coupable à propos de son histoire avec Olivia, alors il avait dit à sa femme, qu'il ne me voyait pratiquement plus à cause d'elle.

Comme elle continuait à me chercher des noises, il lui avait dit; qu'il n'avait pas l'intention de lui demander son accord s'il avait envi de me voir. Qu'il n'avait plus envi de marcher sur des œufs à cause d'elle. Qu'il en avait marre. Si elle voulait se suicider, elle n'avait qu'à le faire et qu'on en parle plus. Après tout, il héritera d'elle, donc tout bénef.

Il s'est demandé si ce n'était pas à cause de ça qu'elle a voulu partir quelques temps à New-York. Il a eu mal au cœur de la voir se ratatiner sur elle-même. Il avait seulement voulu lui faire une sorte de coup de fouet, qu'elle arrête de lui faire du chantage.

Je me suis demandée ce qui s'était passé après??? En avait-il profité pour voir l'autre connasse??? Et son natel qui n'arrêtait pas...

Ah, j'avais vu que Jess avait essayé de m'appeler... Ah ha! Je n'avais pas répondu parce que, j'avais peur de l'envoyer balader, et aussi, de ne pas pouvoir me retenir de lui dire qu'elle regardait dans la mauvaise direction. Que la bonne s'appelait Olivia!

Donc après réflexion, je ne voyais pas comment il allait faire avec Olivia. Je ne voyais qu'une solution, c'était qu'on se sépare. Moi aussi je savais faire les "coup de fouet". Pascal s'est décomposé. Bon franchement? heureusement! Sinon, je me serais posée des colles. Ses yeux m'ont... occupés... Il avait l'air complètement abasourdi, anéanti. Je crois que c'était sincère.

  • Tu es ma partenaire, ma moitié... je refuse qu'on se sépare. Pas question. J'arrête de la voir point. Je ne veux pas te perdre pour une histoire pareille. Pas question.

A l'intérieur, je souriais, parce que sa réaction m'a fait drôlement du bien. Rassurée aussi.

Alors, je lui ai dis que, de toute façon, Jess est tout le temps sur le qui-vive quant je suis dans les parages. Que ses parents sont contre nous dans tous les sens. Qu'on avait beau faire semblant de ne plus être ensemble, ça ne marchait pas des masses. Cette fois, avec son histoire avec Olivia, ça va le confirmer.

Pascal a continué à dire qu'il ne voulait pas qu'on se sépare. Il refusait. J'ai continué avec mon raisonnement...

Je lui ai dis que, ça allait me faire du mal, mais on pouvait faire une pause et voir comment ça marche. Qu'on devrait le faire. Il secouait la tête et s'était mis debout. Il continuait de répéter qu'il ne voulait pas d'une séparation, que c'était trop dangereux. Alors, je lui ai dis qu'on ne se sépare pas vraiment, on va juste faire semblant.

Mais on devra, en tous cas au début, éviter qu'on nous voit ensemble. On devra être clair; "on est plus ensemble".

Ça nous donnera l'occasion de voir qui sont nos vrais amis, sur qui on pouvait vraiment compter. Parce qu'une fois le mot sorti, et qu'ils verront qu'il sort devant moi avec une autre, on en entendra sûrement de toutes les couleurs l'un sur l'autre.

Pascal était toujours révulsé, continuait à secouer la tête, il ne voulait pas.

Son natel me tapait sur les nerfs, alors je l'ai pris, vu que c'était l'autre pouffe et lui l'ai tendu en lui disant de répondre, que c'était Olivia, que ça ne changeait plus rien maintenant.

Pascal s'est un peu éloigné pour lui parler. Ça m'a un peu froissé. Je n'ai rien dis. Je pense qu'il ne se rendait pas compte de ce que ça pouvait signifier. Puis, il a dû réalisé qu'il n'avait rien à me cacher et s'est tourné vers moi. Je fouillais mon sac pour mon paquet de clopes, en faisant semblant de ne pas écouter.

J'ai levé les yeux vers lui, parce que Pascal avait l'air agacé; apparemment, comme il ne répondait pas à son natel, Olivia se dirigeait chez lui. Elle était pratiquement là. Elle se demandait pourquoi il avait passé la journée à éviter ses appels.

Pascal a raccroché brusquement, un peu paumé, il m'a répété ce que je savais déjà. Elle allait arriver. Il se demandait certainement ce qu'il allait faire de moi. Je ne pouvais pas me risquer à quitter son appart, parce que je risquais bien de la croiser. Puis aussi, je dormais ici, hihihi!

Je lui ai dis que j'irai dans la chambre d'amis jusqu'à ce qu'elle s'en aille. Elle n'avait pas à savoir que je suis là. Bon, il pouvait toujours lui dire qu'il m'avait vue et qu'on avait parlé. Et j'ai ramassé mes affaires que j'ai tout de suite mis dans la chambre d'amis. Vidé le cendrier de mes cigarettes, mis ma tasse à café dans le lave-vaisselle.

Plus de traces. Il a paru soulagé, mais mal à l'aise. Juste à temps, parce qu'on a entendu une voiture, et la pouffe sonnait déjà à sa porte.

Quant je suis passée à côté de lui pour ramasser le paquet de cigarettes que je venais de sortir de mon sac, Pascal m'a attrapée par la taille et m'a fait un bisous sur la bouche. Ça faisait longtemps qu'il n'avait plus des gestes aussi spontanés.

Maintenant, on était complice, on partageait un secret... ça rapproche!


Publié le 08/05/2019

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