Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

262/2015 - Grand vide

Publié le par JaneDo


Samedi - 19 septembre 2015 - 262/2015 - Grand vide

Se revoir après une si longue séparation et se prendre la tête, c'est pas top. Pascal était furax, oui mais, moi aussi... J'estimais qu'il n'était pas en droit d'être aussi furibond. Après tout, moi j'avais eu la tête dans les cartons tout ce temps, lui... ben lui, il faisait le joli coeur avec tout ce qui bougeait. De nous deux, j'étais la seule à avoir le droit d'être furieuse.

Ce qui m'énervait le plus je crois, c'est que je n'étais pas aussi énervée que je l'aurai espéré. Et j'étais plutôt contente de le voir aussi vert de rage. S'il ne l'avait pas été, ça aurait voulu dire qu'il s'en fichait, non? Alors il tenait encore à moi malgré tout, voilà pourquoi j'avais perdu la virulence de ma colère. Au contraire, j'avais perdu ma langue et me retrouvais sans rien à dire.

Et je l'adorais d'être encore capable de me faire une scène, alors qu'il aurait eu toutes les raisons de faire profil bas.

Il a voulu s'arrêter au bord du lac, pour qu'on puisse discuter, mais il y avait trop de monde. Il a cherché un endroit calme, a pensé au coin dans les bois où l'on se retrouvait parfois, mais, il a changé d'avis. Il m'a conduite chez lui, sans me demander mon avis. Bon, au moins là, on pouvait parler, se crier dessus ou s'engueuler comme on voulait. Pourtant, on n'était pas du genre à gueuler.

Pascal voulait savoir pourquoi je ne l'avais pas appelé. Je lui ai reproché de ne pas m'avoir appelé non plus. Puis, je lui ai asséné un coup bas, alors qu'on se faisait face et se regardait droit dans les yeux, j'ai voulu savoir s'il avait dormi seul toutes les nuits depuis qu'on ne s'était pas vu. Hum, son regard a vacillé. J'ai sauté sur l'occasion pour dire qu'il était trop occupé pour m'appeler.

Je lui ai dis que je savais qu'il ne voyait plus Caroline, alors je voulais savoir avec qui il avait passé la plupart de ses nuits. Je crois bien avoir utilisé le mot "trompé". Au moins ça a eu le don de le calmer direct. Je ne sais pas pourquoi je le regardais avec colère, parce que je n'étais pas en colère. S'il était mal à l'aise, il ne l'a pas montré, il soutenait mon regard sans répondre.

Puis, Pascal a été dans sa chambre et m'a rapporté un carnet de notes. Il m'a dit que, comme je le lui avais demandé une fois, il avait écrit ce qu'il avait fait. Il m'a dit que je trouverais dans ce carnet tous les détails que je voulais savoir là-dedans. Il m'a demandé si moi aussi je lui avais noté ce que j'avais fais... hum, non! Je ne m'attendais pas à ce qu'il le fasse.

Après, je n'ai pas compris pourquoi, mais il a dit que c'était peut-être préférable qu'on en reste là pour ce soir. Il a voulu me ramener, mais par fierté, j'ai voulu prendre un taxi. Quelle gourde! Pourquoi? On aurait peut-être trouvé le moyen de discuter pendant le trajet, et il se serait calmé, moi aussi. On aurait pu ensuite passer la nuit ensemble? Parfois, je me bafferais!

Le taxi m'a déposée à ma voiture et j'ai foncé à nouveau chez lui. Sur le parking, j'ai sorti mon ordi. J'étais nerveuse parce que j'avais peur qu'il m'ait renvoyée pour voir l'autre fille. J'ai dû mettre mon mot de passe 2 fois, raté ma mise en ligne, tellement mes mains tremblaient. J'ai dû regarder plusieurs fois pour m'assurer que je voyais bien; il s'était couché.

La télé tournait sur un programme sur les planètes, mais Pascal s'était déjà endormi. Comme il était chou. Mais... comment a-t-il pu s'endormir aussi facilement? Moi j'aurai groumer, fulminer à tourner en rond le reste de la nuit!!! Qu'est-ce que j'aurai voulu être avec lui... J'ai hésité à aller sonner, mais, je n'avais pas encore lu son carnet de notes...

C'était mieux que j'y jette un coup d'oeil, et dans la journée, je pouvais toujours aller le voir et parler. Après tout, j'avais toute la journée du samedi devant moi. Bon, j'étais crevée, mais rassurée. Je pouvais rentrer dormir. Pascal ne me trompait pas ce soir. Mais, pourquoi m'avait-il fait comprendre qu'il fallait que je m'en aille? Pourquoi avoir dit qu'il fallait qu'on en reste là?


Partager cet article
Repost0

Publicité

261/2015 - Plan de récupération

Publié le par JaneDo


Vendredi - 18 septembre 2015 - 261/2015 - Plan de récupération

Argh, Pascal me manquait, j’avais tellement envie de le voir. Aujourd’hui, j’ai été chez le coiffeur, fait la lessive pour avoir quelque chose à me mettre, j’avais prévu de m’arranger pour le voir au cours de la soirée. D’après ce que j’avais entendu hier soir, alors qu’il jouait avec Thomas, ils allaient à la Bohème ce soir. C’était un long week-end aussi, et j’espérais le passer avec lui.

J’ai eu besoin de l’aide de certains de mes amis. Y compris Caroline. Je me voyais mal passer des heures assise dans ma voiture à attendre de voir si Pascal allait se pointer. Aides involontaires. Je me suis arrangée pour que Steven et ses copains soient à la Bohème. Ensuite, il s’agissait d’arriver, de me faire remarquer par Pascal, sans avoir à aller vers lui.

Une main glacée m’a broyé le coeur quant je l’ai vu arriver avec une fille. Une fille que je ne connaissais même pas. L’estomac tout retourné, j’ai eu envie de pleurer. Elle portait une robe à fleurs à la jupe évasée, courte, des talons rouges, comme les fleurs sur sa jupe, et s’agrippait à son bras très à l’aise. Elle riait et je l’ai détestée d’emblée.

J’ai eu besoin de plusieurs minutes pour retrouver mon calme, Caroline pleurnichait à côté. Cela m’a rendue plus forte et déterminée à garder mon calme. Elle m’avait racontée qu’elle n’avait plus beaucoup de contact avec Pascal.

Elle se doutait bien qu’il faisait tout pour mettre de la distance entre eux. Il ne passait plus chez elle quant il sortait courir le dimanche matin. Ne répondait pas quant elle passait sonner chez lui, et pourtant elle savait qu’il était chez lui. Quant elle réussissait à le joindre au téléphone, il promettait de la rappeler, mais ne le faisait jamais. J’ai fait en sorte qu’elle retrouve le contrôle d’elle-même, sinon, je n’entrais pas avec elle. Elle devait aussi me promettre de ne pas regarder en direction de Pascal. Et ça, je savais que ça allait être impossible. Je l’ai fais jurer sur la tête de sa soeur de ne jamais lui révéler cette soirée.

Steven était au bar avec ses potes, que je connaissais d’ailleurs. Il était juste assez loin de Pascal pour que mon plan marche comme sur des roulettes. Steven a été super. Dès mon arrivée, il a fait ce que j’attendais de lui, sans qu’il le sache. Très charmant, il a tout fait pour que je me sente à l’aise, donnant même l’impression qu’il me draguait.

Je tournais le dos à Pascal et nos potes, mais face au miroir derrière le bar. et des plaques de pub pour différents alcools derrières et placardés un peu partout dans le bar. Je pouvais voir Pascal de différents angles.

Certains de ses copains m’ont tout de suite repérée. Ils ne voulaient pas qu’il me voit, et faisaient tout pour détourner son attention. Pascal a certainement trouvé leurs attitudes bizarres, alors il a commencé à regarder autour de lui et m’a vue avec Steven. Pascal pensait certainement que j’irai le saluer, et gardait ses distances avec la copine avec qui il était arrivé.

Malgré ses efforts, Pascal n’arrivait plus à détourner les yeux. Il continuait à me surveiller. J’ai été exprès saluer un copain que Pascal ne connaissait pas, et que je n’avais pas vu depuis des lustres. Matthias. C’est le petit frère d’un type avec qui j’étais sortie un moment, avant de découvrir qu’il avait l’herpès. J’ai tout de suite mis un terme, heureuse de ne l’avoir jamais embrassé. Iak.

Je suis retournée vers Steven et on a été danser. Pascal était vert. A sa manière de serrer les dents, j’ai compris qu’il était furax. Je pouvais presque voir la fumée sortir de ses oreilles. Il s’était levé et se tenait appuyé au pilonne près de leur table et regardait dans ma direction. La petite demoiselle avec qui il était, le regardait sans comprendre. Bien fait.

Puis j’ai réalisé qu’ils étaient sur le point de partir. Ça m’a un peu sapé le moral, mais j’ai tenu bon. Caroline avait déjà filé pour aller squatter l’air autour de Pascal. Elle savait que si elle allait le rejoindre, elle n’avait pas intérêt à revenir vers moi. Interdiction formelle de revenir pour me dire que Pascal était là.

Pascal avait parlé un moment avec elle, et avait certainement pensé qu’elle viendrait me m’avertir, mais comme elle restait scotché là-bas, Pascal l’a ignorée et s’est mis à me fixer.

Ma belle humeur et mon entrain ont fait le plongeon quant ils sont partis. J’ai aussitôt avalé mon verre de vodka cul sec pour tenter de garder la tête froide et continuer à m’amuser un peu. J’aurai préféré qu’on parte avant Pascal, mais Steven et ses copains trouvaient l’ambiance géniale et ont voulu rester.

Je suis retournée danser avec Steven, je n’avais plus rien à perdre, rien qui me donne envie de rentrer non plus. Et tout à coup, Pascal était là! Il m’a prise par la main et m’a traînée derrière lui, dehors, et jusqu’à sa voiture. J’ai voulu lui demander ce qui se passait, mais à voir sa tête, les mots sont restés bloqués dans ma gorge.

  • Je croyais que tu ne voulais voir personne, que tu appellerais dès que tu aurais bien avancé ou fini ton installation, mais je vois que pour sortir avec Steven, tu as le temps.

Je ne m’attendais certainement pas à ce que Pascal revienne me chercher. Je ne m’attendais à rien. Je n’aurais jamais, jamais pensé qu’il en aurait quelque chose à foutre. Et surtout pas après l’avoir vu arriver avec cette fille. Du coup, ça me coupait la langue. Pascal fulminait. Je ne m’attendais pas à une réaction aussi virulente non plus. Dans des moments comme celui-ci, je ne comprends plus rien.

Je pensais le faire enrager un peu, ou peut-être le rendre un peu jaloux, mais je pensais qu’il m’aurait ignorée pour me rendre la monnaie de ma pièce c’est tout. Je pensais pouvoir prétendre après coup de n’avoir pas remarqué sa présence. J’étais un peu soufflée par sa réaction. Assez impressionnée même.


Partager cet article
Repost0

260/2015 - Vu de loin...

Publié le par JaneDo


Jeudi - 17 septembre 2015 - 260/2015 - Vu de loin...

Ca fait des lustres que je n’ai pas vu Pascal, alors ce soir, j’ai été traîner du côté de chez lui. J’ai eu de la chance, il était à la maison. Je m’en suis mis plein les yeux, les battements de mon coeur m’ont rappelé que j’étais encore en vie. Et que je l’aimais encore trop. Je n’avais aucune intention de l’appeler, j’attendais qu’il fasse le 1er pas.

Il a discuté au téléphone, et d’après ses sourires, ce devait être une fille. Elle cherchait à le voir, ou à le faire sortir ce soir, mais apparemment, il n’en avait pas envie. Il a joué à la guitare, D’abord tout seul, puis Thomas est rentré, s’est changé et il est descendu jouer avec lui. Ils ont joué longtemps, faisant des arrangements sur des morceaux composés  par Varios.

Après un dernier verre, quelques rires, quelques mots sur des sujets dont je n’avais aucune idée. Ils se sont couchés et je suis rentrée. J’étais un peu surprise de ne pas entendre un mot sur Caroline, sur Manuella, ni même sur moi. M’aurait-il oublié? Malgré tout, j’étais aux anges de l’avoir vu et entendu, même si c’était de loin et à travers un écran de télé.


Partager cet article
Repost0

259/2015 - Routine

Publié le par JaneDo


Lundi - 14 septembre 2015 - 257/2015

Beignets aux pommes et soupe maison pour le souper de famille ce soir. Mon neveu Marl, n'est plus avec sa chèvre de copine. Ha, on ne l'aimait pas, alors toute la famille est aux anges. Ce soir, l'autre frère n'est pas venu au souper parce qu'il avait des problèmes avec sa grognasse. Je devine de quoi il s'agit, mais il nous expliquera.

Comme je le pensais, elle cherchait à l'éloigner de ses amis, de l'emprisonner à la maison, d'en faire le père de son fils et de se faire épouser. Donc, de lui forcer la corde au cou. Après avoir essayé de le faire plier à sa volonté, elle est partie pensant qu'il va lui courir après. Il ne l'a pas fait. Tant mieux. C'est quoi ces filles qui cherche à emprisonner leurs mecs?

Problème de voiture; j'ai déposé ma voiture au garage. Ils m'ont prêté une voiture, que j'ai dû re-déposer le soir au garage.


Mardi - 15 septembre 2015 - 258/2015

Cartons, cartons, cartons... Un copain de Kaya est venu dormir à la maison. Il est venu surtout pour bosser l'Allemand avec elle. Il est gentil, un peu timide peut-être. Je vois bien qu'il craque un peu pour ma nièce. Mais à le voir, il n'osera jamais tenter quoi que ce soit. S'il attend que la fille se jette sur lui, il attendra longtemps! C'est mal barré pour son avenir amoureux!!!

Ma voiture a passé l'expertise et ma frangine est passée me chercher pour me déposer au garage. J'ai été boire le café chez elle après.


Mercr - 16 septembre 2015 - 259/2015

Kaya est rentrée du Gymnase vers midi, elle ne se sentait pas bien. J'étais dans mes cartons. Après s'être reposé et bosser ses cours, elle est partie dormir chez Sèb. Je suis passée boire le café chez ma frangine. J'étais contente de récupérer ma caisse. Dol voulait me voir, elle semblait au bout du rouleau, alors j'ai été chez elle. J'ai dû inventer des cracs pour pouvoir filer de chez elle à 2h du matin. Evidemment elle avait bu.


Partager cet article
Repost0

Publicité

256/2015 - Assez pleuré

Publié le par JaneDo


Dimanche - 13 Septembre 2015 - 256/2015 - Assez pleuré

Comme prévu, ce matin, j’ai été chercher et déposer mon papa et son amie à l’aéroport. J’aurai dû rester avec eux pour prendre un café. Mais, à peine arrivé que leurs compagnons de voyage les appelaient déjà. Je suis repartie aussitôt en le regrettant pendant tout le trajet de retour.

A la maison, je me suis jetée au lit. Hier soir, entre deux larmes, je lisais. C’était la seule chose qui pouvait me faire voyager ailleurs. Comme je ne trouvais pas le sommeil parce que ma tête ne pensait qu’à Pascal dès que je ne lisais pas. Je me suis couchée lessivée à 5h du matin pour me lever 2h après.

Il pleuvait, ce qui me faisait penser à Pascal. On aimait la pluie et on aimait rester au chaud sous la couette. C’était des moments que j’adorais. J’aurais aimé être dans ses bras, collée contre lui à ronronner comme une petite chatte. Mais quelqu’un d’autre dormait dans ses bras, pas moi.

J’avais assez pleuré hier soir, ma tête me faisait un mal de chien, je n’en pouvais plus. Mais au moins, aujourd’hui, je me sentais mieux. J’avais lavé ma tristesse pour un temps. Après avoir dormi un peu, je me suis remise à la lecture.

Je n’avais pas l’intention d’appeler Pascal, je n’avais aucune envie de lui parler, alors j’ai coupé mon natel. S’il m’appelait ou ne m’appelait pas, je n’en saurais rien. Et c’était tant mieux. Le soir, j’ai allumé mon natel une petite minute; Pascal n’avait pas essayé de me joindre. Pfff, tant pis.


Partager cet article
Repost0

255/2015 - terrassée par le manque

Publié le par JaneDo


Samedi - 12 Septembre 2015 - 255/2015 - terrassée par le manque

Je me sentais blessée par le manque de nouvelles de la part de Pascal, blessée de ne pas lui manquer et de le voir me remplacer aussi facilement. De voir que Pascal ne cherchait même pas à avoir de mes nouvelles. Pascal me manquait tant, je rêvais de l’entendre parler, rire, de regarder les expressions passer sur son visage, voir la fossette sur sa joue se creuser quant il sourit.

Ça me fendait le coeur d’avoir l’impression que Pascal m’avait complètement zappée de sa vie. J’avais le coeur lourd, je traînais difficilement mon chagrin, j’étais au bord des larmes tout le temps. Je pensais à Pascal tout le temps, quoi que je fasse. Faire semblant de sourire me coûtait un effort surhumain. Je souffrais atrocement du manque. Son sourire me manquait, ses bisous... afff.

Quant je me retrouvais enfin seule dans ma chambre, je pouvais me laisser aller et pleurer de tout mon saoul. On était samedi, le soir où tout le monde sort faire la fête, et moi j’étais malheureuse. Personne ne pensait à moi, je me sentais si seule. Personne nul part ne m’aime. Probablement que je ne méritais pas d’être aimée. Où était-il donc? Où et avec qui dormait-il ce soir?


Partager cet article
Repost0

254/2015 - Rongée par la jalousie

Publié le par JaneDo


Vendredi - 11 Septembre 2015 - 254/2015 - Rongée par la jalousie

Rebelote, j’ai remis ça, j’ai été tourner autour de chez Pascal. Ce soir, il n’était pas à la maison non plus. Il était probablement sorti. Argh, j’avais oublié que c’était vendredi soir. Je suis donc rentrée, je n’avais pas d’autre solution. Si jamais quelqu’un me repérait, assise dans ma voiture depuis des heures, je finirais par avoir l’air bizarre.

Vers les 3h du matin, rebelote, je suis retournée voir chez Pascal. Mon coeur s’est affolé en voyant sa voiture garée devant son garage. Il était là. Tout près. J’étais contente, parce qu’il était rentré. Aux anges, parce qu’il n’avait pas dormi ailleurs. Soulagée même. Mais ça allait être de courte durée...

Quant je me suis installée devant mon écran, j’ai vite compris à la forme recroquevillée contre lui, qu’il n’était pas seul. J’ai eu l’impression de prendre une décharge de plusieurs volts, qui m’a traversée de part en part, de la pointe des cheveux jusqu’au bout des pieds. Ils dormaient. Pascal avait son bras autour d’elle. Je ne pouvais pas voir qui c’était, qui avait posé sa tête au creux de son épaule.

Les larmes ont jaillis, je frissonnais tant le chagrin me déchiquetait. Je ne lui manquais même pas, pas autant que lui me manquait. J’étais mortifiée. Est-ce qu’il m’aimait vraiment? M’aimait-il encore? Il ne subissait pas, comme moi, ce grand vide terrible qui me minait depuis plusieurs jours, non, lui, tout allait bien; il continuait à vivre sa vie. Et d’autres filles avaient la chance de dormir près de lui.

Je devais m’en aller, ça ne servait à rien de rester là, et pourtant, je ne partais pas. De toute façon, je n’avais pas eu l’intention d’aller chez lui, seulement, les fourmis qui me grignotaient de l’intérieur me donnait envie d’aller frapper à sa porte. J’étais curieuse de savoir comment il réagirait. Que fera-t-il? Me répondra-il seulement? J’étais rongée par la jalousie. Qui avait la chance de l’entendre respirer? De dormir dans la sécurité de ses bras? Une tornade me dévorait l’estomac.


Partager cet article
Repost0

253/2015 - Vide sentimental

Publié le par JaneDo


Jeudi - 10 Septembre 2015 - 253/2015 - Vide sentimental

Pas de nouvelles de Pascal de toute la semaine. J’ai bien tenté de l’appeler mardi, mais il était en réunion d’après sa secrétaire. Je n’ai pas voulu laisser de messages, préférant le rappeler. Si j’avais laissé un message et qu’il ne me rappelle pas, je n’aurai pas pu le rappeler, je n’aurai pu que me contenter d’attendre.

Ne pas laisser de messages me permettait de réessayer autant que je voulais, si j’en avais le courage. Plongée dans mes cartons, j’ai oublié l’heure et quant j’y ai repensé, c’était trop tard.

Mercredi, j’ai à nouveau essayé de joindre Pascal au boulot, mais une fois encore, Pascal n’était pas disponible. J’ai commencé à penser qu’il ne voulait peut-être pas me parler. Ça me rongeait. En milieu d’après-midi, j’ai essayé à nouveau, mais niet, il n’était soit-disant pas dans son bureau.

Après ça, j’avais les boules et je n’ai pas osé rappeler. Le soir, j’ai été roder autour de chez lui vers les 22h. Pascal n’était pas à la maison, ce qui était bizarre. Après avoir poireauté 2h dans ma voiture à attendre, j’ai compris que Pascal ne rentrerait pas. J'ai perdu le contrôle et je me suis mise à pleurer. Ou était-il? Avec qui?

J’ai passé tout le jeudi à hésiter à l’appeler. Je n’en ai pas trouvé la force. Je n’avais pas terminé de ranger chez moi, épuisée, j’avais une sale tête et plus rien à me mettre. La tristesse se lisait sur mon visage, dans mes yeux, et pourtant, j’essayais de paraître joyeuse, souriante. Mon sourire devait ressembler à une vilaine grimace.

Pour ne pas être déçue, je n’ai pas eu le courage d’aller voir si Pascal était chez lui ce soir. Je pense qu’il était probablement sorti avec ses copains. Je ne voulais pas envisager un autre scénario.


Partager cet article
Repost0

Publicité

250/2015 - En quarantaine

Publié le par JaneDo


Lundi - 7 Septembre 2015 - 250/2015 - En quarantaine

Pas de souper ce soir, ma soeur a décidé de ne plus le faire, les enfants avaient toujours autre chose, et finalement, il lui restait tout un tas de bouffe pour rien. Sans compter que, mardi soir, on mange chez Paps, mercredi soir, on fête l’anniversaire de Marlon. Si on avait le lundi en plus, ça nous ferait des semaines ultra chargées. Moi, ça me va.

Lundi, j’ai donc passé la journée à vider des cartons, trouver un endroit pour tout. Pour finir, je jetais tout sur les étagères en vrac. J’en pouvais plus. Kaya est rentrée avec Sèb qui dormait ici ce soir. Au menu; saucisse à rôtir, purée, salade. Après avoir mangé ensemble, les adolescents ont été étudier et se sont couché. J’ai plongé à nouveau dans mes cartons, mais j’en ai eu vite marre.

Pascal me manquait, alors je suis partie sillonner les alentours de chez lui, errante comme une âme désolée qui cherche un port. Pascal était sur le point d’aller se coucher. Il avait mangé à l’étage chez Thomas, avec 2 autres potes; Michael et Paul. Mince, j’aurai dû m’habiller correctement. Parce que j’étais fringuée comme une plouk, je ne pouvais hélas pas aller vers lui.

La queue entre les jambes, le coeur en lambeau, je n’avais plus qu’à rentrer. Arh, j’aurai voulu me bercer dans les bras de Pascal, sentir sa chaleur, me sentir rassurée près de lui. Entendre sa voix m’aurait fait planer de bonheur. Seulement voilà, je ne pouvais qu’en rêver, ça n’arrivera pas ce soir.

Mais, je ne pouvais pas me contenter de si peu. A la maison, j'ai pris une douche, me suis changée pour retourner chez Pascal. J'avais trop envie de le voir. J'avais déniché un training pas trop naze. Hélas, en arrivant chez lui, j'ai deviné avant même de regarder sur mon ordi, que Pascal n'était pas à la maison. Grosse déception. C'était foutu, je n'allais pas le voir aujurd'hui. Snif.


Partager cet article
Repost0

249/2015 - Un grenier fourre-tout

Publié le par JaneDo


Dimanche - 6 Septembre 2015 - 249/2015 - Un grenier fourre-tout

Quant je me suis réveillée, Kaya et ses amis étaient déjà parti. Elle m’a laissé un petit mot pour dire qu’elle dormait chez Sèb, donc j’avais le reste du week-end tranquille. Cool, sauf que je le passerais à essayer de vider le maximum de cartons. J’ai avancé, mais il me manque pleins de choses. Je ne sais pas où trouver les pièces pour les étagères, bref, ma chambre ressemble à un grenier fourre-tout.

Jeez, Pascal hantait ma tête alors que je rangeais la pharmacie, que je me préparais du café, que je montais mes étagères. Hahhh, j’avais tellement envie de le voir, ou au moins entendre sa voix, alors je l’ai appelé, mais il n’a pas répondu. J’ai su qu’il jouait au basket avec des copains. Il aurait pu me rappeler, mais il n’en a rien fait.

Cela fera bientôt plus d’une semaine qu’on ne s’était pas vu. Au début, il m’appelait sans arrêt, pour me souhaiter bonne nuit, ou me demander si j’avais besoin d’aide, mais depuis les 3 derniers jours, ses appels se sont espacés, de même que ses messages. Je m’efforçais de ne pas l’appeler, ni de le bombarder de messages.

Je suis quand même passée chez lui vers les 22h. J’espérais le trouver à la maison. Il est rentrée peu après et a préparé ses affaires pour le lendemain. Il s’est ensuite connecté sur internet. Je ne pouvais pas voir ce qu’il faisait. Avant d’aller se coucher, il a envoyé 3 messages. Son natel a sonné à plusieurs reprises, il a regardé qui c’était mais n’a pas répondu.

Peu avant minuit, Thomas est rentré et est passé vers lui. Ils ont discuté un moment. Rien d’intéressant, c’était à propos de basket, du boulot et Thomas est monté se coucher après qu’ils se soient mis d’accord qui ferait le chauffeur demain matin. J’étais contente de l’avoir vu, même de loin.


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité