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124/5/6/7- 2015 - Priorités

Publié le par JaneDo


Lundi - 4 mai 2015 - 124/15 - Priorités

Dîner en famille bien sûr. Rentrée tard, parce que ma frangine voulait que je l’aide avec un courrier. Je me suis couchée en rentrant, trop naze pour faire autre chose.


Mardi - 5 mai 2015 - 125/15

Repos géant. Je n’avais aucune envie de faire autre chose que peindre. Dès que Gis est partie à la Bibliothèque pour travailler, je me suis jetée dans le travail. C’est ce que j’appelle se reposer; faire quelque chose qu’on aime par dessus tout, comme peindre.


Mercredi - 6 mai 2015 - 126/2015

Mercredi 6 mai- Dol qui m’appelle mercredi soir pour me demander de la prendre à Morrens chez Eric. Ils s’étaient disputés. Minuit en pleine rue, la voilà qui hurle « Hou-houuuuu ». Elle oublie souvent qu’elle n’est pas seule au monde! Je rentrais à peine de l’anniv de ma soeur, j’étais raide, mais je ne me sentais pas le coeur de l’abandonner à son sort. Elle était complètement bourrée comme d’hab.


Jeudi - 7 mai 2015 - 127/15

Equitation; Rhooo... pauvre Ulysse, ce cheval est si beau. Majestueux.  Blessé, il saignait à l’entre-jambe. Ils l’ont un peu lavé, pour éviter une infection. Dol m’a appelé pour me demander de l’emmener rechercher ses affaires à Morrens. Elle voulait que ma nièce se débrouille pour aller à l’équitation toute seule, ou que je passe la chercher d’abord, et tant pis si la petite est en retard! Non mais, elle pensait quand même pas que j’allais abandonner ma nièce pour elle? Si? Elle me connait mal. Mes neveux et nièces passent avant tout le reste. Pour une fois, j’ai dis non.


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123/15 - Le vide dans ma tête!

Publié le par JaneDo


Dimanche 3 mai 2015 - 123/15 - Le vide dans ma tête!

Ha le pied! J’ai passé une journée et soirée de rêve sur mon canapé, devant ma télé. J’avais vu chez Pascal une petite box qui transférait ce qu’il voulait de son ordi à sa télé. Du coup, je me suis acheté la même chose. Maintenant, je peux regarder mes séries et autres directement sur mon écran TV, et non mal installée devant mon ordi. C’est géant.

Pascal m’avait invitée à passer la nuit chez lui, je n’ai répondu à aucun de ses messages, ni à la porte. Du coup, il a dormi tout seul. Est-ce que je me suis sentie coupable? Oui. Je ne l’ai pas averti de mes intentions, donc ne sachant pas si je débarquerai ou pas, il a attendu. Pour rien. Si je l’avais averti, ben... il n’aurait eu aucune raison de rester tout seul.

Le temps gris de samedi y était probablement pour beaucoup. J’ai lu. Pas pu peindre, parce que Gis était là! Dommage!

Dimanche matin, j’ai vu ses 36 milles messages, alors j’ai décidé de sortir de ma léthargie. Il faisait beau en plus. J’ai donc été acheté des croissants et j’ai débarqué. Hum, sauf qu’il y avait du monde.

Des copains avaient eu la même idée, et ils étaient entassé sur la terrasse en haut. L’impression de ne pas faire partie du groupe. En plus, j’étais la seule fille. Poisse.

Après le déjeuner tardif, ils se sont jetés devant la télé pour jouer à des jeux. Pascal m’a prise par la main et m’a embarquée chez lui. Il a voulu savoir si je faisais la tête, ce qu’il avait bien pu faire.

Comme toujours dès que je suis en sa présence, mon disque dur mental s’efface, comme s’il y avait un virus; je ne me rappelais plus pourquoi je n’avais pas répondu à ses appels, ni si j’étais sensée être fâchée.

Et pourtant, j’ai essayé de me rappeler ce que je ressentais vendredi, parce que je savais que ça avait à voir avec vendredi, ou peut-être jeudi? Je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Alors pour ne pas perdre la face, j’ai dis que j’avais juste envie d’être un peu tranquille et lire. Que le week-end passé avait été stressant, et que j’étais juste crevée. Il avait raison, j’aurai pu juste le lui dire.

Plus tard, j’avais quelques flashs revenaient, mais tout aussi vite oubliés... Je me suis promise de relire cette partie de mon journal question de me remettre au parfum.

Pour ne pas être emmerdé par les autres, on a été se balader au bord du lac. Main dans la main. J’étais aux anges. On a fait une longue balade, avec pleins de bisous, de rire, une pause dans un resto au bord du lac et on a mangé des hamburgers-frites. De retour à l’appart, on s’est barricader chez lui, après avoir accepté d’aller manger toute l’équipe ce soir.

J’avais voulu rester et l’attendre à la maison. J’aurai pu continuer le 3ème livre que j’avais entamé. Mais, comme Pascal ne voulait pas y aller, si je n’y allais pas, j’ai suivi le mouvement. A table, on nous a séparé. :(. pour ne pas passer la soirée à nous regarder nous «bizouter». Zut. Pascal était très câlin aujourd’hui, et me tripotait tout le temps. La culpabilité peut-être?

22h, on était rentré, et on a été se coucher direct. On a « approximativement » regardé la télé. Ça jouait le rôle des bougies. Pascal l’avait programmé à 60 minutes pour se mettre en veille, et a dû recommencé 2 fois. Je pensais partir quant il se serait endormi, mais je crois que j’ai été la première à m’endormir.

Finalement, je ne regrette pas d’être restée chez moi, parce que j’ai passé un chouette dimanche avec Pascal. J’ai évité toutes les prises de têtes des sorties.


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122/15 - Tout peut s arranger?

Publié le par JaneDo


Samedi 2 mai 2015 - 122/15 - Tout peut s’arranger?

Caroline n’avait pas réussi à lui soutirer l’endroit où se déroulait la réunion, donc n’avait pas pu se mettre aux aguets pour le pister. Elle a donc été rejoindre les copains au Baroque, quant elle a vu Thomas, elle a su que Pascal aurait dû être ou avec Thomas ou chez lui. Comme il ne répondait pas à son natel, elle a attendu une petite heure avant de foncer voir chez lui.

De la lumière. Elle a sonné. Et je lui ai ouvert... C’est comme ça que j’ai su que Pascal aurait dû être rentré depuis plus d’une heure. J’avais l’estomac en compote; où était-il?

Ça me brouillait la tête de penser que Pascal était peut-être avec Nina. Pour Caroline, il avait été rejoindre cette nana qu’on ne connaît pas. Folle d’angoisse, tant pis pour ma fierté, j’ai appelé Thomas pour savoir à quel Hôtel était Nina. Il ne le savait pas. Après quelques coups de fils, il nous a donné un nom.

On était prête à commencer des recherches, même à aller fouiller les alentours pour voir s on trouvait la voiture à Pascal, quitte à se faufiler dans le garage souterrain de l’Hôtel. Rien n’aurait pu nous arrêter au point où on en était. J’étais contente de ne pas être seule et d’avoir une complice. Je n'étais pas seule dans ma galère.

Mais Thomas a rappelé pour dire que Nina était avec quelques collègues dans un bar près de son Hôtel. Le copain a qui il avait eu recours pour la trouver a pensé qu’il voulait lui parler, et elle l’a appelé. Pour moi, il a prétendu que oui, et leur a proposé de les rejoindre; «Tu as de la chance que je t’adore Jane! Je vais devoir faire bonne figure pour le reste de la soirée, moi qui ne l’apprécie pas!!! Et tout ça pour toi!».

Mon anniversaire était over, Pascal n’avait plus à faire d’efforts. Je pense qu’il a été patient, discret, en attendant mon anniversaire, parce qu’il ne voulait pas me faire de la peine. Mais maintenant, c’est passé, alors je pense que les choses vont rapidement sérieusement se compliquer pour moi. J’ai peur qu’il... me laisse choir!

Samedi, 2h du matin, toujours pas de Pascal en vue. Je commençais à me sentir un peu idiote d’être là toute seule à attendre comme une cruche. Pascal se doutait certainement que j’étais là. Caroline l’avait bombardé d’appels, il ne répondait pas. Alors, je n’ai pas voulu en faire autant.

Si j’appelle et qu’il ne répond pas, alors les vannes vont sauter et je vais fondre en larmes et mon imagination va me planter le moral. Tandis que là, j’avais toujours me dire que si je l’avais appelé, il aurait peut-être répondu. L’espoir fait vivre. Je n’avais pas envie de me décevoir.

Ridicule de rester ici plus longtemps... Je crois que je suis rentrée parce que je ne voulais pas savoir quant il rentrerait. Le pire c’est que, je le saurais quand même, que je le veuille ou non.

Pascal a essayé de m’appeler vers midi, mais je dormais. J’étais partagée entre l’idée de l’ignorer pour le reste du week-end, ou de faire comme si de rien, et profiter du samedi soir, et dimanche avec lui. Quoique, d’après son message, on aurait pu passer l’après-midi ensemble. Aucune envie de bouger, il pleuvait ou faisait moche et gris.

Le souvenir d’hier soir était encore trop frais, je ne cessais d’y penser. J’ai décidé de me donner du temps, et de rester bien au chaud dans mon lit avec le bouquin que j’avais commencé hier. Le soir venu, son escapade d’hier soir me torturait encore. J’ai ignoré tous ses appels. Pascal insistait, m’implorait de lui répondre.

Hum... pas envie... Après tout, à chacun sa croix. Il n’avait qu’à retourner où il était hier soir! Moi ,j’étais bien à la maison. Aucune envie de traîner dehors. Le voir n’allait que raviver ce que je ressentais hier soir à l’attendre comme une idiote finie, alors qu’il s’amusait... avec l’autre pétasse. Et il ne pensait pas à moi.

J’ai donc passé un samedi soir formidable, larvée sur le canapé, je n’arrivais pas à poser mon livre. Je crois que Pascal est venu sonner vers 23h, mais je n’ai pas répondu à la porte. Pour réussir ce tour de passe-passe, pour ne pas craquer, j’avais mis mon training le plus flou, un vieux t-shirt horrible qui n’allait pas avec le bas.


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121/15 - Volte face...

Publié le par JaneDo


Vendredi 1er mai 2015 - 121/15 - Volte Face...

Je me suis trompée... Pascal m’avait bel et bien fait un cadeau. Ce n’est pas que je voulais quelque chose de chère, non, juste quelque chose pour marquer ce jour, vu qu’on fêtait mon anniversaire. Le fait qu’il m’ait dessiné et fait faire un bijoux m’a fait chaud au coeur. Il n’y en avait pas un autre dans le monde pareil.

Pascal avait pensé que je dormirais chez lui, donc de me l’offrir quant on ne serait que tous les deux, mais étant donné que je devais partir, il me l’a offert dehors dans le parking chez moi. Pascal m’avait ramené, parce que je n’avais pas pris ma voiture. Il a dit qu’il rentrait et ça m’a beaucoup rassurée.

Un petit coup de fils à Caro et j’ai su qu’il n’était pas retourné au bar, mais qu’il était bel et bien rentré chez lui. Elle l’avait suivi. Arh, j’aurai bien aimé finir la soirée en beauté et dormir dans les bras de mon bien aimé!

Vania, comme presque tout le monde a peur de la solitude. Elle s’était disputée avec sa copine et ne voulait pas se retrouver toute seule chez elle. Comme tout le monde qui m’entoure, elle n’arrive pas à assimilé le fait que j’aime la solitude, j’aime vivre seule, ce n’est pas un hasard. Comme ils ont peur de la solitude, ils n’arrivent pas à concevoir que quelqu’un puisse aimer ça, que c’est un choix. Ma famille est pareille!

J’avais eu envie de passer voir chez Pascal en rentrant, mais avec Vania, je n’osais pas faire ça. Seulement Caro connaît et a aussi cette mauvaise habitude.

Vania a vue ma bague et elle a trouvé ça adorable. Elle croit qu’il m’aime sincèrement. Souvent, je le crois aussi, mais souvent j’en doute tout autant.

Crasse, Pascal avait une réunion de travail ce soir, et après, ils prenaient un verre dans le bar de l’hôtel avec ses collègues. La seule chose qu’il avait oublié de mentionner, c’est que Nina était dans les parages et participait à cette petite sauterie. Ça m’énerve qu’il ne m’ait rien dit. Je trouve qu’il était devenu vachement cachotier!

Bon, c’est peut-être parce qu’il avait cherché à m’épargner des soucis. Je ne sais pas.

Pascal ne m’avait rien demandé ou proposé, mais j’ai pensé que ça lui ferait plaisir de me trouver chez lui en rentrant. Hum... je ne sais pas si c’était une bonne ou mauvaise inspiration, ou si c’était de la curiosité de ma part. Ou si je voulais m’assurer de l’heure à laquelle il rentrerait.

Toujours en est-il que la beuverie avec les collègues de travail a été emballée et terminée avant minuit. Thomas a été retrouvé ses potes et Pascal... traînait on ne sait où!

J’avais l’horrible sentiment qu’il avait été retrouver la fille avec qui je l’avais vu échanger des signes! Et ça me rendait malade :( J’ai l’impression que Pascal avait voulu me ménager et n’a pas voulu me causé de peine avant mon anniversaire. Mais, c’était passé maintenant, Pascal n’avait plus à prendre de gants.


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120/15 - Je déteste les surprises!

Publié le par JaneDo


Jeudi 30 avril 2015 - 120/15 - Je déteste les surprises!

Bon, normalement aujourd’hui, après l’équitation, j’aurai certainement envie de rentrer chez moi, et continuer le livre que j’avais commencé ou continué à lire pendant le cours de Kaya, mais, c’est aussi depuis le jeudi que je sors de ma coquille. Que je recommence à sortir pour traîner dans les bars et boîtes.

C’est important qu’on me fiche la paix en début de semaine, c’est seulement à partir du jeudi, que je peux envisager de retrouver les fêtards et traîner dehors jusqu’à pas d’heure. Pourtant aujourd’hui, et même pendant l’équitation, alors que j’étais installée confortablement dans ma voiture avec mon bouquin, les pieds posés sur le tableau de bord, avec mon siège dans une position qui invitait carrément à la lecture, même là, j’avais une boule au ventre.

Je sens comme une sorte de danger qui approche, un épée de Damocles qui me pend au-dessus de la tête. Ce même sentiment qui me poursuit quand j’ai des prémonitions. Pourtant, je sentais bien que ce n’était pas tout à fait la même chose. Je sentais que c’était autre chose. Un soucis.

Quelque chose de désagréable se préparait. Je pouvais le sentir ramper autour de moi...

Pascal avait un match, mais il tenait à m’inviter à manger. Pfff, je savais bien que c’était pour fêter mon anniversaire, même qu’il sait que je déteste ça. Il pense sans doute -et probablement avec raison- qu’il fallait marquer le coup.

Ambiguë, mais... je ne voulais pas le fêter, mais j’aurai été froissée et blessée même, si ma moitié ne faisait rien! S’il ne cherchait pas à trouver le moyen de me montrer qu’il se rappelle de mon anniversaire. S’arranger pour me faire sentir que ce jour est aussi important pour eux, parce que c’est le jour où je suis venue au monde... pour lui!

20h, j’étais prête. Fatiguée mais prête. Ripolinée, comme dirait Dol. Baignée, coiffée, vêtue avec soin, épilée de partout, etc. Bref, j’étais au taquet. Les bras croisé, appuyé contre sa voiture devant la porte d’entrée, Pascal attendait patiemment. Je pense qu’il s’attendait à ce que je sois en retard, alors quant j’ai émergé de l’immeuble, il a presque eu l’air surpris.

Ciel qu’il était beau. Même en cette fin de journée, alors que le soleil cherchait à se cacher derrière la planète, ses yeux verts brillaient. Son sourire éclatant me brisait presque le coeur. Pascal s’est penché pour me voler un baiser (électrifiant) et a ouvert la portière côté passager. Je frissonnais encore.

Comment un être aussi parfait, aussi lumineux pouvait s’intéresser à une fille aussi banale que moi! Il devait avoir de la merde dans les yeux. Ou il ne voyait pas clair. Ou peut-être qu’il ne me voyait pas telle que j’étais. Pourquoi semblait-il tellement tenir à moi?

Mais, s’il tenait à moi, pourquoi me cachait-il son aventure avec cette autre fille? Parce que, j’en aurais donné ma main à couper qu’il voyait en cachette cette nana. Ce souvenir m’a tordu l’estomac.

Je devais vraiment arrêter de me torturer avec toutes ses idées folles qui me flinguaient régulièrement le moral. Je pensais trop. Mais comment faire pour empêcher ma tête de divaguer? Si je le savais, j’aurai déjà utilisé l’astuce depuis longtemps. Qui a envi de souffrir par des idées noires? Personne!

Allé, nouvelle résolution depuis aujourd’hui; travailler sur ma tête, sur ce qui ce passait dans ma tête. Ne plus me laisser emporter par mon imagination. Ça allait être vachement dur.

Argh, Pascal m’a invitée dans un de ses restaurants préférés. Ça sentait l’arnaque là! J’ai repéré quelques voitures que je connaissais dans les environs. Je crois que c’était parce que je me méfiais. Arhhh, déjà je balisais qu’il ait fait ce que je déteste le plus; m’organiser une surprise en invitant mes amis.

« Surpriiiiii-se »... ouais! c’était bien ce que je pensais! Pire mauvaise surprise. Pour ne pas imploser, j’ai enté de me convaincre qu’il avait essayé de bien faire. J’aurai préféré une soirée à deux, en tête à tête.

Peut-être qu’il n’avait pas envi de passer la soirée seul avec moi? Et c’était pour ça qu’il avait invité tout ce monde pour éviter ce face à face? J’ai essayé de ne pas lui montrer ma déception en lui projetant un sourire
. Pas certain que ma tentative était réussi!

Argh, si c’était ça que j’entendais par travailler dans ma tête, alors j’avais tout faux. Flûte j’allais être obligée de me forcer à jouer la bonne humeur, à sourire, à soutenir des conversations... je me sentais déjà crevée. Et j’avais la folle envie de rentrer chez moi et de me larver toute seule sur mon canapé.

Mais bon, Pascal cherchait seulement à me faire plaisir... alors je pouvais bien faire semblant d’apprécier...

Mince, aucune envie de passer des heures avec tous ces gens agglutinés autour d’une table, à manger et boire et à sourire jusqu’aux oreilles, hélas, je n’avais pas le choix. Mon Dieu, pourvu que personne n’ait eu la mauvaise idée de venir les bras chargés de cadeaux? Ce serait un effroyable supplice.

Pascal était entouré d’une bande ce copains. Il parlait, ils riaient en l’écoutant. De quoi parlait-il? Qu’est-ce qui pouvait les faire rire? J’ai senti mon coeur se gonfler, mes yeux picoter. Un mec comme Pascal, beau, des yeux magnifiques, athlétique, un sourire à damner les saints, que pouvait-il me trouver?

Je revenais sans cesse aux mêmes troubles et questions... Je n’ai pas cherché à cacher le fait que je le regardais, j’avais envie de le regarder. Sans ciller, alors qu’on me parlait, j’ai continué à l’observer. Pascal m’a souri. Je me suis transformée en gelée.

Je me sentais toujours si banale, si insignifiante, si misérable à côté de lui... Est-ce qu’il m’aimait encore?Vraiment? Il l’avait dit dernièrement, mais était-ce vrai? Pourquoi? Qu’avais-je à lui offrir? Carrément rien! Alors pourquoi? Comment?

Les larmes ont commencés à pousser vers la sortie, alors j’ai détourné la tête. Caroline me parlait, mais je n’avais aucune idée de quoi. Toute l’espace dans ma tête était occupé par des doutes, des questions, des pensées, par une profonde tristesse que je n’arrivais pas à disperser. Alors je voyais ses lèvres bouger, mais je les mots qui sortaient de sa bouche semblaient être du chinois.

Suivant son expression, je savais que je devais sourire et acquiescé. Ce que j’ai fait.

L’apéritif était terminé, c’était le moment de passer à table. Caroline a passé son bras sous le mien (j’aurai préféré que ce soit Pascal), et on a été rejoindre Pascal à l’autre bout de la salle. C’était délicieux. Tout ce que j’aime; sauce aux morilles, émincé de veau sur un lit de légumes, frites, avec un cheesecake pour le dessert. Pascal n’avait rien oublié.

Heureusement, il m’avait épargné l’horrible gâteau d’anniversaire... la chanson et le reste...

Bon, j’espérais quand même de sa part, un petit cadeau. Quelque chose pour marquer l’évènement. Apparemment, il a dû penser que le bouquet de roses le jour «J» suffisait. J’étais déçue. Bobo au coeur :(

Sous la table, sa main qui se baladait sur ma jambe me paralysait. Des petits frissons me traversaient de partout, chaque fois qu’il mettait son bras sur le dossier de ma chaise et posait sa main sur moi. Caresse douce et propriétaire. Il le pouvait, je lui appartenais depuis le premier jour où nos regards se sont croisés.

Avant le café, on est sorti fumer. Pascal m’avait prise par la main. Mes oreilles ont flambés. Rouges cramoisis. J’étais fière comme un petit paon mâle, toute voile dehors. Quant il posait ses magnifiques yeux sur moi, je me sentais toute petite, protégée, mignonne, et belle intérieur, extérieur.

Pascal m’a demandé si j’avais envie d’aller prendre un verre au Time-Out. J’ai dis oui, mais je n’en avais aucune envie. C’était seulement pour ne pas être chiante et lui faire plaisir.

Hier soir, il m’avait attendu pour rien, mais il n’a pas dit un mot à ce sujet. Pas de reproches, rien. Pourtant, je suis sûre qu’il avait dû être déçu en constatant ce matin, que je n’étais pas à ses côtés. Et ce soir, je ne pouvais pas dormir chez lui. Je l’avais prévenu.

Demain matin, j’avais un rendez-vous à 8h, chez moi. Et d’un moment à l’autre, Vania allait appeler pour que j’aille la récupérer en Valais. Donc, je ne pouvais pas boire non plus. J’avais l’impression d’être là sans être là. De regarder les autres évoluer autour de moi sans vraiment faire partie du jeu. Comme souvent.

Le fait d’y penser à peut-être activer les choses; mon natel sonnait, c’était Vania. Donc, je devais partir.

Au Time-Out, j’ai été furieuse de voir la pouffe, celle avec qui Pascal échangeait des regards ambiguës, Elodie et autres. Pascal avait dû leurs dires où on allait. Et c’est ça qui m’énervait grave. Je n’étais pas ravie de devoir le laisser seul avec cette bande de chacal féminin. Elles n’attendaient que ça pour envahir mon espace.

Mais je n’avais pas le choix, je devais y aller. En plus, Vania dormait chez moi. C’était foutu de chez foutu. J'avais des palpitations d'anxiété... Si Pascal faisait un pas de travers ce soir, comme aller chez Caro ou une autre pouffe, j'allais être très fâchée. Très très très fâchée!


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18/15 - Coupable sans raison...

Publié le par JaneDo

Mardi 28 avril 2015 - 118/15 - Coupable sans raison...

De ne pas lui avoir répondu de la journée d’hier, d’être rentrée après l’avoir vu tout faire pour renvoyer Caro, je me suis sentie coupable. Triste même. Coupable de l’avoir laissé m’attendre pour rien. Coupable de m’être laissée emporté par ma sensibilité du jour, et de n’avoir pas apprécier à sa juste valeur, le fait qu’il avait demandé à Caro de s’en aller. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle foutait encore devant sa porte?

Encore une journée tranquille sans Gis dans les pattes. Un bonheur total. Elle devait avoir des cours aujourd’hui, donc être là vers 23h. Elle n’est pas rentrée de la nuit. C’était tant mieux pour moi. Pascal a tenu à ce qu’on aille manger ensemble, mais, je voulais encore profiter de ma petite solitude encore un peu.

En fait, Gis n’avait pas pu aller à son cours aujourd’hui. Elle était restée sur Lyon. Hélas, demain elle sera là.


Mercredi 29 avril 2015 - 119/15 - Débile...

Bon, Dol en pleine démonstration de tragédie Grec veut que j'aille la chercher. Gis est au téléphone, et je me suis faite couler un bain... L'appartement était nickel, en 20 minutes après son arrivée, Gis a foutu le bordel; son bol par dessus le mien (hygiène), la place de travail entre l'évier et les plaques de cuisson dégueu, mal essuyé, ses assiètes non rangées, rhhhh... Je crois que je vais la gicler, j'en peux plus!

Donc, je saute dans mon bain un petit 1/4h, ensuite je file chercher ma copine... Donc ma soirée est cuitos! Je pourrais aller sur mon journal que beaucoup plus tard. Comme Dol a tendance à coller aux basques... beaucoup beaucoup plus tard! Pourquoi est-ce que je m'inflige ça!

Pascal m’a encore harcelée pour qu’on aille dîner ensemble. Hum, comment lui dire que j’avais le moral dans les chaussettes, sans lui dire pourquoi! Et je n’avais pas envie de parler du pourquoi, ni à lui, ni dans mon journal. Le simple fait d’y penser me désole.

Ce n’était pas seulement ce que mon neveu m’a dit qui me déprimait, mais aussi les tonnes d’idées confuses qui se baladaient dans ma tête; UK? St-Domingue? Une maison au bord de la mer en Espagne? Quelques jours avec ma copine Nicole? Mais alors? Je ne verrais pas Pascal pendant???

Argh... Comment faire ce que j’ai envie et en même temps, ne pas le perdre de vue? Il allait trop me manquer si je suis mes envies et que je pars m’isoler quelque part pour me ressourcer et peindre à volonté pendant 6 mois! J’ai donc réalisé que ce qui me déprimait le plus, c’était de me sentir «coincée».

Mon incapacité à vivre de manière aussi indépendante, comme avant me donnait l’impression d’être ligotée ici, pendue à attendre les quelques instants que je pouvais passer avec Pascal. C’était carrément débile! Oui, carrément stupide, parce que si une copine me racontait ça, je lui dirais qu’elle était une idiote finie de vivre sa vie en suspens à cause d’un mec!


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117/15 - Birthday...

Publié le par JaneDo


Lundi 27 avril 2015 - 117/15 - Birthday...

Je n’avais envie de voir personne, ni de sortir de la journée. Gis n’était pas là, et tout ce que rêvais de faire, étant de rester à la maison toute seule. Hélas, je n’ai pu éviter le souper en famille. Ma soeur a appelé, puis les enfants... mon point faible... alors je me suis habillée et j’ai répondu présent. Pas le choix. D'habitude, je ne sors jamais aujourd'hui!

Pascal m’avait laissé une demi douzaine de message, mais il savait pertinemment que je ne répondrais pas. C’était mon anniversaire aujourd’hui, mais hélas aussi, mon jour de poisse. Le jour de l’année que je redoute le plus. Je suis toujours à cran, il m’arrive toujours des merdes.

Pascal m’a fait envoyé un énorme bouquet de rose rouge sang avec un petit mot qui disait que si je changeais d’avis, je pouvais débarquer quant je voulais, même si ce n’était que pour dormir. Que s’il dormait, je pouvais le réveiller, et il y avait un petit bonhomme qui me faisait des clins d’oeil et des bisous.

Mignon!

Donc, après le souper, je suis passée chez lui. Il était debout dans l’entrée et parlait avec Caro. Il lui disait qu’il voulait qu’elle s’en aille, qu’il ne voulait pas que je la trouve ici si d’aventure je passais. Pour Caro, il n’y avait aucune chance que je passe, j’avais mon souper en famille, et je rentrais toujours directement.

Comme elle se trompait!

Pascal avait raison, ça m’a un peu... déçue? énervée? Je ne savais pas trop. Ce n’était pas le jour, c’est tout.
C'est le jour où tout me fait du mal. Tout.

J’ai compris que Caroline avait été à son entrainement, qu’ils étaient rentré ensemble, comme d’hab. Oui, c’était pas le bon jour pour moi, j’étais à fleur de peau. Trop sensible. J’ai fait demi-tour, je suis rentrée.

Même en rentrant, j’ai été prudente. J’ai roulé comme une limace, bloquant la circulation aux endroits où on ne pouvait me dépassé. Je me suis même faite klaxonner. Trop peur d’une tuile qui me tombe sur le coin de la tête au hasard! Je n’ai été soulagée et rassurée qu’une fois la porte de mon appart refermée.


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116/15 - Aveugle qui veut...

Publié le par JaneDo


Dimanche 26 avril 2015 - 116/15 - Pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir...

Non, Pascal n’avait pas été dépanner un copain. Caroline l’a perdu dans la circulation. Il avait été retrouvé cette fille. Celle avec qui il échangeait des regards discrètement. Par acquis de conscience, elle avait tourné aux adresses connues. Pascal n’était pas chez Elodie, ni chez Maud.

Caroline non plus ne savait rien de cette nana. Ni qui elle était, ni son nom, ni où elle habitait. Le néant. Pendant qu’elle tournait en rond comme une hélice à sa recherche, aux alentours de l’endroit où elle avait perdu sa piste, lui? Toutefois, elle avait réussi à aller plus loin que la dernière fois.

Le film dans ma tête avait pris vie, une dimension que je ne pouvais freiner;

Dès le moment où elle m’a vue, elle avait filé. Pascal savait comment la joindre, et ce devait être déjà entendu entre eux. Ou, il lui avait fait la bonne surprise de passer et cela avait dû lui faire plaisir. Ce qui me rendant folle de jalousie du coup.

Après m’avoir servi son prétexte, il avait dû l’appeler en chemin. Elle l’attendait surement en déshabillé. Quant elle lui a ouvert, il devait certainement avoir ce petit sourire ravageur qui faisait fondre les coeurs. Sans même parler, elle avait dû lui sauter au cou, ou il avait dû la prendre dans ses bras.

Il s’était certainement excusé de mon arrivée inattendue, de l’avoir délaissée (grave ce que ça me faisait mal), de n’avoir pas eu la possibilité d’aller vers elle. Pour vivre heureux, faut vivre caché. Si je me doutais de quelque chose, cela risquerait de tout gâcher, alors ils restaient prudent.

Mais alors... pourquoi insistait-il tellement pour que j’aille vivre chez lui? Cela risquait de tout compromettre?

J’avais la folle envie de vérifier s’il ne portait pas de traces suspectes. Mais j’avoue que j’avais peur d’en découvrir. J’ai donc accepté son mensonge et zappé le reste. Après tout, avais-je envie de voir la lumière? De savoir toute la vérité? Qu’on m’ouvre les yeux de force? Non. Je préférais nager dans mon ignorance.

Il sera toujours temps de lui faire une scène mémorable quant j’aurai de sérieuses preuves et que je saurais exactement ce que je veux faire. Tant que je n’avais pas la force de le quitter, inutile de vouloir tout savoir, ou le forcer à parler. Après, je n’aurai pas d’autre choix que de le quitter. Quoique!

On a passé une journée adorable collé l’un à l’autre. Ces moments là me font toujours douter; il ne pouvait pas être en train de commencer quelque chose avec une autre femme, alors qu’il était si adorable avec moi? Ou sinon, il était devenu le meilleur des menteurs. Diplômé avec mention. Et il y quelques jours, il disait encore m’aimer. Alors il m’aime. Je n’avais pas à chercher plus loin.

Dimanche soir, j’ai dormi chez lui. Je crois que quelque part, je ne voulais pas lui laisser la possibilité de partir la rejoindre. Ou qu’elle ait l’immense joie de passer la nuit avec lui à ma place. Je réalisais bien que je manquais de confiance. J’avais peur.

Dans l’après-midi, après avoir joué un moment à la guitare, Pascal avait cherché à s’absenter; il voulait aller voir un match. Alors qu'il avait refusé de se joindre à la troupe de copains chez Thomas, pour jouer aux jeux vidéos!!!

Innocemment, j’ai sauté sur l’occasion pour dire que ça me faisait plaisir de l’accompagner. Je n’ai pas voulu le laisser hors de ma vue. Sans aucune surprise, il a changé d'avis!!! Plus de match à voir???

Pourtant, ma raison et mon intelligence savait que ce n’était pas la bonne réaction. Au contraire, je devrais lui faire sentir que je savais, lui dire de faire ce qu’il voulait, ce qu’il avait à faire, que je serait encore là après. Le laisser y aller.

Cela n’aurait pas la même saveur que quant on se cache, quant on doit trouver des bobards pour courir retrouver quelqu’un d’autre.

Surtout ne pas le suivre, ne pas lui faire de scène, ne pas le laisser m’en parler. Hélas, encore sous l’emprise de ma peur, je faisais tout le contraire. L’empêcher de la voir, c’était juste créer le besoin de la voir. Cela risque même de lui donner l’impression qu’il est amoureux d’elle.

Elle jouait parfaitement son rôle de «l’autre femme», et s’éclipse fort à propos! Et moi, je jouais mal le mien! Pire, je faisais son jeu. Je jouais contre moi-même! En fait... j'ai peur... J'ai peur qu'il m'abandonne...

Pas peur qu'il me laisse tomber pour elle. Elle je m'en fou. Peur de ne plus pouvoir le voir. Ne plus pouvoir lui parler, l'entendre rire, ne plus partager ce qui lui fait plaisir, plus partager quoi que ce soit, ne plus pouvoir le toucher, l'embrasser, me coller contre lui... Peur de ne plus le sentir, ne plus savoir ce qui le fait rire... Ne plus faire partie de son existence et le voir disparaître...


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115/15 - Pascal me cache quelque chose...

Publié le par JaneDo


Samedi 25 avril 2015 - 115/15 - Pascal me cache quelque chose...

Par moment, je souffrais du manque de régularité dans ma relation avec Pascal. Son manque de consistance. Il pouvait se montrer très amoureux, mais devenait distant dès le lendemain. On a rompu à plusieurs reprises, mais on finissait par toujours se remettre ensemble. J’étais accro de ce type et j’aurai fait n’importe quoi pour être avec lui. Chaque séparation me rendait folle.

Après une nuit suave, pleine de tendresses et d’amour, le voilà à nouveau distant! Il semblait si loin, si intouchable, inapprochable. Peut-être était-ce de ma faute? Peut-être est-ce moi qui n’osait pas assez? Pourtant, j’avais tellement envie d’être près de lui, mais je restais cantonnée vers le bar à le regarder. On échangeait que des sourires à distance.

Pascal est parti faire son jogging au saut du lit. J’ai quitté son appartement très tôt après un café en tête à tête. J’ai pensé qu’il retrouvait certainement Caro pour aller courir ensemble. Il avait envoyé un message ce matin à quelqu’un, ce devait être Caro. Je n’ai pas eu envie de lui demander de confirmation.

Je suis arrivée chez moi peu avant la femme de ménage. God ce qu’elle peut parler! Elle m’a tenue la jambe pendant une bonne demi heure, et j’ai dû lui dire à plusieurs reprises que je devais me préparer.

Je ne comprends pas la moitié de ce qu’elle raconte, il faut se concentrer et je n’étais pas d’humeur. Alors après quelques «hahh ok», j’ai pu filer sous la douche, traverser le salon au pas de course pour retourner m’habiller dans ma chambre.

Ma nièce et Luke avaient du retard, mais moi aussi. Pendant que je me maquillais Lilice lui a fait visiter, et on est parti sur les chapeaux de roues. On était pratiquement les derniers à arriver. Mon papa avait les larmes aux yeux. Il était si fier de ses enfants, si heureux qu’on soit tous là, avec ses petits enfants et tout, qu’il a eu de la peine à avoir les yeux secs.

On a fait des tonnes de photos, que je vais trier et mettre les meilleures dans son album. Je l'aime fort mon papa.

Je suis passée chez moi me changer avant d’aller rejoindre Pascal, Thomas, etc. Ils étaient au Quantum ce soir. C’était noir de monde, et il y avait pas mal de mecs grands. Ma timidité a refait une rentrée en force dès que j’ai passé la porte du bar. J’étais aveuglée par la foule, incapable de repérer qui que ce soit même s’ils étaient en face de moi.

Quelqu’un m’a attrapée par le bras, et je me suis retournée violemment, avant de me raisonner et réaliser que ce ne pouvait être que quelqu’un du groupe. Paul. Après lui avoir fait la bise, il m’a indiqué le coin du bar, à l’étage inférieur, occupé par l’équipe. J’avais une vue plongeante. Pascal avait son bras autour des épaules de Natacha, leurs têtes se touchaient et il lui parlait à l’oreille. Caro fulminait à ses côtés.

Des sourires éclairaient leurs visages. Une main vicieuse m’a serré le coeur; une petite pointe de jalousie. Cette fille qui lui avait avouée être amoureuse de lui! Il aurait dû savoir qu’il ne devait pas être si... câlin avec elle, sinon elle allait encore espérer.

J’allais lâché ma barrière pour descendre quant je l’ai vu faire discrètement oui de la tête, laisser Natacha et Caro, qui l’a suivi des yeux, lorsqu'il est parti en direction de l’autre bout du bar. J’ai suivi sa direction moi aussi. C’était cette fille... Encore elle! C’était la fille à qui je l’ai vu faire des signes déjà l’autre fois. Qu’est-ce qu’elle faisait là? Les fourmis que j’avais eu dans la nuque ne m’avaient pas trompé alors!

Pascal n’a pas terminé son trajet. Paul l’a happé au passage et lui a montré où je me trouvais. Il a levé la tête et m’a souri. Pascal a aussitôt fait marche arrière pour monter me chercher. Je ne sais pas si je devais être contente ou pas, parce que du coup, je ne savais pas s’il allait la rejoindre ou pas.

Pendant qu’il montait, j’ai cherché "l’autre" des yeux, mais elle avait disparu! Merde! Ouais, il y avait un truc bizarre! Il fallait absolument que je sache qui était cette fille et que je sache où elle habitait.

Dès que j’en ai eu l’occasion, j’en ai parlé à Caro. Elle avait aussi remarqué.

Tout au long de la soirée, j’ai continué à chercher la masse de cheveux ondulés tombant derrière le dos d’une grande brune. Pas maigre, elle avait un air exotique, Italienne peut-être, tout à fait le genre qui attire Pascal. Je n’avais pas eu l’occasion de voir sa poitrine pour le moment. Maintenant, on était 2 sur le coup. Merci Caro.

Pascal ne pouvait pas me faire un coup pareil quand même... pas à quelques heures de mon anniversaire! Ce serait trop trop moche! L’estomac dans les pompes, j’ai continué à sourire gaiement. Pourtant, le coeur n’y était pas.

Je croisais parfois le regard méprisant de Natacha quant elle ne se savait pas observée. Pourtant, au cours de la soirée, elle a tenté une approche amicale. Apparemment, elle voulait me connaître.

Natacha s’est montrée sympathique, rigolote. J’ai appris que c’était la soeur d’un des joueurs de basket, qu’elle connaissait Pascal depuis longtemps, qu’elle le trouvait gentil. Qu’il passait parfois chez eux.

Elle a voulu en savoir plus sur moi, savoir comment je connaissais Pascal, depuis quant, etc, mais je n’étais pas d’humeur à me confier. Je suis restée vague. La boule que j’avais dans la gorge grossissait, j’étais à 2 doigts de craquer et me mettre à pleurer... je voulais rentrer. Je devais sans doute être fatiguée, et c'est ce qui me rendait si sensible.

Les doutes n’ont fait que s’accentuer lorsque, au moment de partir, Pascal m’a dit qu’il devait ramener un copain, qu’il me rejoindrait à la maison. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de l’accompagner, je n’y ai pas pensé. A la maison, j’ai attendu pendant plus de 2h avant de le voir franchir la porte de son appartement. Il m’a raconté que son copain avait un problème de voiture et qu’ils avaient dû la tirer, et s’est excusé.

Pourtant, il avait beaucoup plût et Pascal n’était pas mouillé! Le trajet en voiture lui avait laissé le temps de sécher? J’en doutais!


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113/15 - Trop de chance... ça fait peur!

Publié le par JaneDo


Vendredi 23 avril 2015 - 113/15 - Trop de chance... ça fait peur!

Je n’avais pas trop l’intention de sortir ce soir, demain j’avais la fête d’anniversaire de mon papa avec mes oncles et tantes. Donc une longue journée. Pascal a dit que lui non plus ne voulait pas sortir. Il avait juste un truc en début de soirée et qu’ensuite, ils avaient prévu de jouer aux jeux vidéos avec quelques copains.

  • Ce sera une soirée tranquille. Pourquoi tu ne viendrais pas?
  • Pour faire quoi? Vous regarder jouer?
  • Ah... ben, je ne ferais qu’une partie, ensuite je serais tout à toi!
  • Tsss, tu sais bien que je ne m’ennuie jamais voyons! Non, c’est peut-être mieux si je vous laisse entre mecs.
  • Non! Viens... Pas envi de dormir tout seul moi!

J’ai rigolé. Je l’ai taquiné un peu à cause de la manière qu’il avait dit qu’il ne voulait pas dormir tout seul. Argh, mais ça m’embêtais vraiment de bouger ce soir. Demain, je sais que je vais être stressée, et je n’avais pas envie de devoir me lever plus tôt que prévu, tout ça pour rentrer et me préparer. Et il y avait la femme de ménage vers 11h, arrhhh. Mais, j’avais aussi envie de passer un moment en sa compagnie... Bon!

Quant je suis arrivée, il n’y avait encore personne dans la maison. J’ai compris que Thomas était sans doute avec Pascal. Je ne savais pas si Pascal mangeait sur place ou à la maison, mais dans le doute. J’ai donc fait un Hachis Parmentier. C’était rapide. Déjà en training, mon bouquin sous le bras, je me suis alors installée dans le canapé.

Pascal est arrivé vers 21h et il avait déjà mangé. Il est grand, mais il a l’air encore plus grand en costume-cravate. Trop chou. Je le trouve vraiment mignon avec les cheveux courts, mais aussi comme maintenant avec les cheveux qui lui tombent dans la nuque et devant les yeux. Il pensait aller chez le coiffeur la semaine prochaine, alors je lui ai demandé de les laisser longs encore un peu.

Pascal a été se changer pour se mettre en training et on est monté chez Thom. Je me suis installée dans mon coin habituel dans le fauteuil près de la fenêtre. J’avais de la peine à me concentrer, parce que c’était amusant de les regarder. C’était chouette, je me suis sentie bien.

Le natel de Pascal a sonné plus d’une fois, je lui ai dis que c’était Caro. Pascal m’a demandé de répondre. J’étais contente que Pascal ne lui ai pas téléphoné de la journée, ni même proposé de venir ce soir. Ridicule, mais mon coeur s’est enflammé d’amour. Je ne lui ai pas proposé de venir non plus, on voulait passer une soirée tranquille. Qu’on ne sortait pas.

Hier soir j’avais pleuré, pas parce que Pascal était avec Caro, non, mais parce qu’il lui avait dit qu’il m’aimait. Avec toute la résistance que je lui oppose, il m’aimait quand même. Re-flamme d’amour. Un sourire amoureux aux lèvres, je le regardais se battre avec sa manette de jeux. Il se tortillait, riait, se mordait la lèvre inférieur, fronçait les sourcils sous la concentration; je l’adore.

Ce garçon, avec des yeux si verts, un sourire à faire fondre les glaciers de l’Himalaya, ce mec là m’aime! Je n’arrivais pas à y croire, et même, je m’attendais toujours au pires souffrances pour être si heureuse.

L’orage s’est pointé dans la nuit, et j’étais si contente de me calfeutrée dans ses bras. Après tous ses baisers, ses câlins, nos corps enflammés, j’ai dormi comme un bébé avec la pluie en bruit de fond.


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