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112/15 - L'autre visage...

Publié le par JaneDo


Jeudi 22 avril 2015 - 112/15 - L'autre visage...

  • Demande lui de te rendre ta clé. Imagine si elle nous avait surpris hier soir! Elle risque bien de se pointer encore ce soir! Je sais que je t’embêtes, mais tu devrais lui demander de te rendre ta clé.

Pascal ne disait rien. Il avait l’air d’être ennuyé par la tournure de la discussion. Il a fuit en direction de la cuisine pour se servir un verre de lait avant de filer se changer dans sa chambre, Caroline sur les talons.

  • On fait comment quant on habitera ensemble, hein? Elle va débarquer comme ça au milieu de la nuit?
  • Ecoute, laisse tomber, parlons d’autre chose tu veux bien. Par exemple, t’as faim?
  • Non, j’ai pas faim. J’aimerai savoir ce que tu vas faire?

Pascal évitait les questions, se cantonnant à un silence buté. Caroline continuait son harcèlement. Je m’attendais à voir Pascal s’énerver ou l’envoyer balader. Mais, ce n’était pas son genre. Pourtant, il le devrait. Puis, c’était quoi ce «si on habitait ensemble» ???

Une fois en training Pascal a traversé le salon pour aller à la cuisine, toujours Caro scotché dans ses pas.

Après l’équitation avec ma puce, je suis venue directement chez Pascal. Je m’attendais à le trouver à la maison. J’avais juste oublié qu’il avait le basket ou la natation. Quant j’ai entendu sa voiture, je me suis précipitée à la fenêtre, prête à sortir l’accueillir sur le pas de la porte.

Quant j’ai vu Caroline descendre de voiture, j’ai été prise de panique, comme si j’étais en faute. Ridicule. J’avais tous les droits d’être là. C’était trop tard maintenant, je n’avais plus qu’à rester où j’étais en espérant pouvoir me tirer et revenir par la porte. Trop surtout à la lueur de leur discussion.

Dire que je croyais que Caroline était mon amie, mon alliée, maintenant, j’en doutais sérieusement. Ou peut-être n’était-ce que normal? Je ne connaissais pas cet autre visage de ma copine. Une forte animosité m’a prise au ventre. Pourtant, ma logique me disait que je n’avais pas le droit de lui en vouloir.

  • Arrête de faire comme si tu ne m’entendais pas. Tu sais très bien qu’elle va continuer à refuser d’emménager ici. Tu le sais n’est-ce pas? Tu devrais lui demander cette clé.
  • Oh Caro arrête. Je n’ai vraiment pas envi de parler de ça. C’est entre Jane et moi, alors s’il-te-plaît, laisse tomber.
  • Non, je suis pas d’accord. Dis moi ce qui se passera quant j’emménagerai ici? Hein? J’ai déjà donner mon congé pour l’appart, parce que je sais très bien qu’elle te dira non.

Pascal ne répondait toujours pas, préférant ignoré ses propos. Il est passé près d’elle se jeter dans le canapé. Caro l’a regardé une petite seconde réalisant qu’elle n’aura pas de réponses de sa part. Elle a haussé les épaules.

  • Si tu ne les lui demandes pas, je le ferai moi.
  • Je te l’interdis.

Pascal s’était redressé et lui a jeté un regard furieux.

  • Je te l’interdis, répéta-t-il. Cça me regarde. Et pourquoi tu as donné le congé pour ton appart, t’es folle ou quoi?
  • Pourquoi tu dis ça? On avait parlé, tu étais d’accord.
  • J’étais d’accord? Quant est-ce que j’ai dis que j’étais d’accord?

Bref, ils ont commencé à tourner en rond, Caro insistant qu’il n’avait pas dit non non plus, lui qu’il n’avait rien dit de ce genre. Pascal a reçu u appel, ce qui a mis temporairement un stop à la discussion. Un copain l’attendait dans un bar, mais il n’a pas dit lequel. Sans doute pour mettre un terme définitif à la conversation, Pascal est retourné se changer pour sortir. Caroline l’a quand même poursuivi avec ses questions.

  • Alors, qu’est-ce que tu va faire?
  • Caro, fiche moi la paix. Je ne veux pas lui demander la clé.
  • Pourquoi? Tu avais dis que tu la quittera si elle refuse, et tu ne veux pas lui redemander ta clé?
  • Laisse moi tranquille avec cette clé. C’est la sienne... T'es chiante! Et ne me force pas à te faire dresser les cheveux sur la tête.
  • Mais, je ne...
  • Je l’aime encore Caro... Tu le sais très bien. J’aurai préféré que tu ne me forces pas à le dire. Est-ce qu’on peut parler d’autre chose maintenant?
  • T’es nul.
  • Je sais merci.

Pascal ne lui avait pas demandé de l’accompagner, mais elle avait décidé du contraire. Pascal ne s’y est pas opposé. Dès que la voiture a disparu, je suis sortie de ma cachette et je me suis effondrée. J’ai pleuré longtemps, puis je suis rentrée. Il était clair qu’ils allaient rentrer ensemble et qu’elle dormirait surement ici. Et ça, je ne voulais pas de confirmation. Je préférais rester dans le doute et l’ignorance.

Chez moi, j’ai vu que Pascal avait essayé de me joindre pendant que je versais des rivières de larmes dans le coin de son salon. Avec Caroline à côté. C’est naze. Je n’avais pas envie de lui parler pour l’instant. De toute façon, je suis sûre qu’il cherchait juste à savoir s’ils allaient tomber sur moi au retour.

C’est fou, mais je suis tombée comme un masse et j’ai dormi. Je ne croyais pas pouvoir fermer l’oeil pourtant, donc je suis étonnée. Mais c’est vrai, j’avais eu une longue journée et j’étais crevée.


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111/15 - Trop de liberté??

Publié le par JaneDo


Mercredi 21 avril 2015 - 111/15 - Trop de liberté??

J’étais pratiquement chez moi quant j’ai décidé de faire demi-tour. J’aurai dû accepter d’aller dormir chez lui. Ok, il y avait Caroline. Et puis? C’est pas comme si je ne savais pas qu’ils se voyaient toujours. J’avais dans l’idée de simplement entrer et aller me glisser à ses côtés au lit. Comme ça, il saurait que je n’avais pas de problème avec Caro.

Je les entendais parler et rigoler. Ils était tellement dans leur truc qu’ils n’ont même pas entendu la porte, pourtant, je n’avais rien fait pour dissimuler mon arrivée, ni ma présence. J’ai été me déshabiller dans la chambre des visites, et j’ai pris un des t-shirt à Jess.

Quant j’ai poussé la porte, ils ont sursauté, et Caro a essayé de se faire toute petite. Je n’ai pas allumé, la lumière des tables de chevet éclairaient assez. Sans rien dire, je me suis glissée de l’autre côté, et j’ai posé ma tête au creux de ses épaules.

Le pauvre, il avait l’air si coupable. J’ai dis bonne nuit à Caro et je me suis installée confortablement pour dormir.

Pascal était raide. Il s’attendait probablement à une esclandre. Je ne vois pas pourquoi j’en aurai fait une. Comme ils restaient muet l’un comme l’autre depuis mon arrivée, je leur ai dis de ne pas s’en faire pour moi, j’étais naze et que ça n’allait pas m’empêcher de dormir. Apparemment, ils étaient trop gêné pour continuer à parler. Qu'est-ce que ç'aurait été si je les avais pris en pleine partie de jambes en l'air!

Puis Pascal a enfin retrouvé la parole, mais cherchait ses mots; «Tu n’avais pas dis que tu étais crevée et que tu préférais rentrer chez toi pour dormir?». J’ai bougé pour le regarder, mais effectivement trop crevée pour soutenir son regard, j’ai fermée les yeux; «Ça t’embête que je sois revenue?». Il a dit que non, alors j’ai dis qu’en route, j’avais changé d’avis, alors me voilà.

Caroline était couchée sur le ventre et s’appuyait sur ses coudes, et a juste dit qu’elle avait eu peur en voyant quelqu’un rentrer dans la chambre. Oui, oui!!! Pascal m’a serrée un peu plus fort. Je pense qu’il était content que je sois là. Je commençais à sombrer, Pascal m’a demandé quelque chose mais je n’ai pas compris, mon esprit était dans le coton. Je n’ai pas trouvé la force de lui demander de répéter, ni de répondre.

Caro a demandé quelque chose elle aussi, mais je ne sais pas si elle me parlait, j’ai juste senti Pascal me serrer encore un peu plus et je suis partie dans les nimbe du sommeil remplie de douceur ouateuse. Ils s’étaient remis à parler, mais je n’étais déjà plus connecté. Trop fatiguée, trop confortable.

Le matin, le réveil nous a tous tiré du sommeil. Pascal s’est levé aussitôt pour aller se jeter sous la douche, Caro s’est couchée sur le dos les bras en croix, elle n’avait pas envie de se lever. Tout comme Pascal, je me suis levée, sinon, je me connais, je serais restée plantée au lit et louperais l’occasion de le voir avant qu’il parte au travail, et le café.

Caro s’est habillée pendant que je préparais le café, elle a avalé une tasse et a attendu que Pascal sorte de la douche pour rentrer chez elle se changer. J’ai été prendre une douche pendant que Pascal s’habillait. J’ai donc pu prendre tranquillement le café avec Pascal après.

Il était tout sourire. Est-ce qu’il ne se posait pas de questions? Trouvait-il vraiment normal que je n’aie rien dit de voir Caro chez lui? Pascal a dit que c’était gentil d’être revenue hier soir. Il aurait cependant préféré que je l’avertisse. Je crois qu’il cherchait à savoir depuis combien de temps j’étais là, mais, j’attendais qu’il me le demande sans détour. Il n’a pas osé.

Pascal a voulu commencé à justifier la présence de Caro, mais je l’ai coupé pour changer de sujet. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable. J’imagine bien que Caro s’était pointée sans lui demander. Je ne pense pas que c’était prévu, sinon il n’aurait pas insisté pour que je rentre avec lui. Pascal m’a dit que je me suis endormie d’un coup.

  • Ouais... je t’avais dit que j’étais crevée!
  • J’ai vu ça! Et ce soir? On mange ensemble? J’ai le basket après, et on peut se retrouver ici ensuite? Ça te dirait?
  • Woh, j’espère que tu ne demandes pas ça parce que tu te sens coupable ou un truc du genre?
  • Arrête! Non, j’ai juste envi qu’on passe la soirée ensemble.
  • Manger je pourrais pas. Je dois bouffer avec une copine. C’était déjà prévu depuis un moment.
  • Bouffer?

J’ai rigoler. Pascal ne comprenait pas tous les mots d’argots. Pourtant, ce mot, il l’avait déjà entendu, mais il ne fait pas toujours la connexion. Et on avait peu l’habitude de se parler en français. Mais je pense que c’était à cause de Caro. On parle une sorte de franglais, et comme elle était là avant, on a simplement continué. Entre nous, je préfère nettement l’anglais.

J’étais naze toute la sainte journée. Le soir, je n’ai même pas eu le courage de ressortir pour mon rendez-vous avec Rosanna. J’ai annulé une fois de plus, et je suis restée tranquillement à la maison. Caro a essayé de me joindre, mais j’ai pas vu, alors elle m’a envoyé un message.

Caro voulait savoir si Pascal était avec moi. J’en ai déduis qu’il n’était donc pas avec elle, et pas chez lui non plus. Hum... c’était donc pour ça qu’il voulait connaître mon programme!!! Mais bon. Est-ce que je lui laisse trop de liberté? Peut-être que j’aurai dû lui faire une scène hier soir?


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110/15 - Après moi... Caro...

Publié le par JaneDo


Mardi 20 avril 2015 - 110/15 - Après moi... Caro...

Argh, je crois que ça va être ma seule journée tranquille de la semaine... Alors je me suis offerte un peu de solitude. Gis a été à la bibliothèque, alors j’ai eu toute mon après-midi à moi. Impossible de me souvenir ce que j’avais l’intention de faire sur la toile que j’ai commencé hier. Puis, je me suis rappelée que je devais passer chez papa hier. Complètement oublié. Je passe demain.

Pascal m’avait invitée à dîner chez lui ce soir. Hum, ça me faisait trop plaisir. Quant j’ai vu son nom sur l’écran de mon natel 1/2h avant notre rendez-vous, mon estomac est passé en mode essoreuse; il appelait pour annuler, j’en étais persuadé.

A moitié déprimée, mais avec un sourire à 100 balles, j’ai répondu, prête à lui balancer que ça m’arrangeait aussi.

Mais c’était seulement pour changer nos plans; il m’invitait au restaurant. Soulagement extrême, le programme d’essorage s’est arrêté aussi sec.

Je crevais la dalle, mais une fois face à ses magnifiques yeux verts, j’étais rassasiée, trop heureuse d’être avec lui. Je n’avais plus faim. J’ai joué avec les pâtes dans mon assiette. Hum, j’ai été aussi contente d’apprendre que Jess était repartie dimanche. Pourquoi ne me l’avait-il pas dit plus tôt!

Jess n’avait pas trop apprécié qu’il découche et qu’il ne la rappelle pas. Elle lui avait laissé une bonne douzaine de messages. En rentrant dimanche soir, il a trouvé un mot sur son oreiller; « Salaud ». Argh, il a regretté de n’avoir pas regardé ses messages, ni écouté ses messages vocaux. Jess avait raison, il avait agi comme un monstre salaud.

Hum, je ne pouvais pas me déterminer là-dessus. Pas à moi d’ouvrir ma gueule sur le sujet.

Pour moi la réaction de Jess n’était pas très clair. Elle semblait savoir et accepter le fait qu’il n’y avait pas grand chose entre eux depuis longtemps, et en même temps, elle réagit comme si Pascal lui devait quelque chose! Je ne comprends pas. Pendant le dîner, Caro m’a envoyé un message pour que je sache qu’elle savait qu’on dînait ensemble et où.

J’ai donc su qu’elle devait être quelque part là dehors...

En rentrant, je pétillais de joie, heureuse d’avoir passé un moment adorable avec cet homme qui me fait perdre la raison. Puis, le doute m’a assailli. J’avais oublié Caro, oublié Jess. Je me suis dit que j’étais peut-être trop naïve. Pourquoi Pascal a-t-il été troublé par le mot de sa femme?

Demi-tour illico. J’ai foncé chez lui. Juste pour être sûre que Jess était vraiment partie. Et disons que, le voir encore un peu, ça me plaisait bien. Mais j’aurai mieux fait de m’arracher une dent. Je suis arrivée juste à temps pour le voir laisser Caro pénétrer chez lui.

Flûte... Est-ce que j’aurai dû comme elle, lui envoyer un message pour dire que je savais qu’elle était chez Pascal? Aller carrément demander ce qu’elle faisait là? Et si j’appelais Pascal? Je me suis demandée s’il me dirait qu’elle était chez lui? Et puis, à quoi ça me servirait? Juste me faire du mal? Après je risque encore de passer des heures à me demander si c’était une bonne chose qu’il soit aussi franc, etc.

Non. Et Puis, je ne lui interdis pas de la voir, alors pourquoi me mettre martel en tête. Si je reste là, je ne ferais que me torturer pour rien. C’est pas comme si je ne savais pas qu’ils se voyaient! Je suis rentrée avec la musique à fond. J’ai chanté à tue tête. Tout pour ne pas laisser ma tête divaguer.

Arhhh, la dernière image d'eux dans les bras l'un de l'autre essayait de briser mon fragile équilibre; quant elle est rentrée, elle l'a aussitôt enlacé, et les bras de Pascal se sont refermés autour elle, et en passant la main dans ses cheveux, il l'a embrassée sur la tête, avant qu'elle lui tende son visage pour récolté un... là, j'avais filé vite fait.

Si j'étais restée, j'aurai attendu pour la voir repartir de chez lui. Et si elle y était restée, j'aurai flippé. J'aurai été furax de savoir qu'elle dormait dans le lit où j'avais dormi il y a...

Bon d'accord, c'est moi qui ait refusé d'aller chez lui... Oui mais, c'est parce que je croyais que Jess était encore là... Pffff, STOP, je recommence à laisser ma tête diriger...


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109/15 - perdu le fils...

Publié le par JaneDo


Lundi 19 avril 2015 - 109/15 - Perdu le fils...

Pascal m’a encore parlé de son envie que j’emménage chez lui ce week-end. Maintenant, il en parle presque tout le temps. Je commence à être à court d’excuses. Et je crois que je commence à me demander si je ne pourrais pas essayer. Mais tout de suite après, je me rappelle qu’il y a ma famille, mes amis, tous les problèmes que j’aurai à cacher cette situation.

Comment est-ce que les gens autour de moi accepteront le fait que je sors avec un type qui a tellement d’année de différence!!! Aïe, ça va vraiment être très pénible... Je n’ai pas le courage de m’imposer toutes ces médisances, tous ces regards en coin. Comme ces faux amis seront contents de le croiser avec d’autres femmes! Ou ne serait-ce qu’avec Caro! Ou encore, avec sa femme! Je passerai pour la cruche de service quoi que je dise!

Ma soeur est passée 2 fois pour me demander de l’aider avec des paperasseries. Heureusement, j’étais à la maison. Aucune envie de me bouger aujourd’hui. Pourtant, j’avais quelques courses à faire et des trucs à régler avant ce week-end. En fin d’après-midi, ma soeur m’a interrompue alors que je travaillais sur une toile. Elle a brisé ma concentration, du coup, je ne me rappelle plus ce que j’avais l’intention de faire.

D’habitude, le processus de création commence longtemps à l’avance. J’y pense, je commence par visualiser ce que j’aimerai faire, les couleurs défilent dans ma tête. En général, comme je ne peux jamais m’y mettre dès que j’ai une idée, ça marine pendant plusieurs jours avant de finir sur la toile. C’est aussi souvent alors que je travaille sur quelque chose que je pense à la prochaine toile.

Là, je m’étais immédiatement jetée dans le travail, du coup, je n’avais pas assez mariné. C’était une envie et idée immédiate, alors j’ai perdu le fils. Ça me gave, je pensais qu’en l’écrivant, ça allait revenir, mais... niet.


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108/15 - Pascal m a vue le suivre!

Publié le par JaneDo


Dimanche 18 avril 2015 - 108/15 - Pascal m’a vue le suivre!

Pascal est resté avec ses copains une petite heure. J’ai pu l’observer quant il est sorti fumer. J’étais contente qu’il soit au Tiger et pas au Time Out, parce que là-bas, on ne voit rien. Au Tiger, il était au bar avec ses copains. Bien sûr qu’il y avait des filles, alors je me suis écorché les yeux à essayer de distinguer quelque chose, mais à part voir où il se tenait, c’était difficile de voir quoi que ce soit d’autre. Il était dangereux de s’approcher plus.

Quant Pascal a quitté le bar, je me suis mise à sa poursuite. Pour rien. Très vite, je l’ai perdu dans la circulation, ce qui m’a mise dans tous mes états. Il n’avait pas pris la direction de chez lui, alors j’avais la tension au plafond. J’ai tourné dans tous les sens, dans toutes les ruelles à partir du point où je l’ai perdu. Rien. Après 1h de recherche infructueuse, j’ai été plus loin, tourné encore un peu, puis pas le choix, je suis rentrée.

Sur le chemin, tous les scénarios ont défilés dans ma tête, persuadée que Pascal avait dû jubiler quant je lui ai dis que je rentrais. Il devait avoir rendez-vous et s’était précipité dehors. En premier lieu, pour faire bonne mesure, il a rejoint ses copains, et maintenant, il avait disparu pour aller dieu-sait-où, vers dieu-sait-qui. J’étais effondrée de l’avoir perdu, de ne pas pouvoir le retrouver, ni d’avoir pu repérer sa voiture. Pourtant, j’avais tourné autour de presque tous les bâtiments du coin.

Chez moi, tellement perdue dans mes pensées, je n’ai pas fait attention aux voitures parquées devant le Collège. Là où je parque ma voiture, il fait nuit noire, et je fais toujours attention à mon entourage immédiate, me préparant à me défendre au cas où.

Devant l’immeuble, il y a la lumière des réverbères de la rue. J’ai bien vu une silhouette appuyée au mur extérieur, et automatiquement, j’ai préparé mon tournevis, prête à riposter. Tendue par une présence devant la porte de l’immeuble, je n’ai pas fait attention que je connaissais par coeur cette silhouette.

Ce n’est que quant je suis arrivée à sa hauteur que je l’ai reconnu. Il a fallu quelques secondes à mon cerveau pour connecter avec ma bande de données des personnes que je connaissais et trier les sourires. Pascal.

Après avoir pris un verre avec ses copains, et en quittant le bar, Pascal avait cru reconnaître ma voiture et quant je l’ai pris en chasse, il a été certain qu’il s’agissait de moi. Il m’a d’abord baladé, mais quant il m’a perdue dans la circulation, il a décidé de venir jusque chez moi.

Hum, alors il m’avait vu... Peut-être que c’est ce qui l’a empêché d’aller ailleurs! Cela faisait presque 2h qu’il m’attendait...

Sa réaction m’a fait sourire. Pascal n’avait pas du tout l’air fâché et ne montrait aucune réaction négative d’avoir été suivi, alors que j’avais dis que je rentrais. Je l’ai invité à monter. Après tout, Gis n’était pas là, et j’avais heureusement rangé l’appart et surtout ma chambre. On s’est installé au salon et on a discuté. Amusé, il me taquinait sur mes talents de détective. Moi je me demandais comment il avait fait pour me repérer? Il se méfiait? C’est pour ça qu’il a regardé autour de lui avant de filer?

Il m’a dit que non, et était lui-même surpris d’avoir vu ma voiture. Pour lui, je n’étais même pas cachée. Faut dire que je ne m’attendais pas à ce qu’il scanne la rue avant de partir. Je lui ai avoué que je trouvais bizarre son envie d’aller prendre un verre, alors qu’avec moi, il voulait rentrer!

Bref, après avoir fait le tour de la question, Pascal m’a encore une fois proposé d’aller chez lui. L’idée ne m’emballait pas plus qu’avant, mais si on reste ici, ben, je n’ai rien pour le déjeuner demain matin! Mais je préférais.

Dimanche matin, on est sorti dans l’idée d’aller chercher des petits pains et croissants pour le déjeuner. Pascal était habillé lui, moi, j’étais en training. Finalement, on a déjeuné dans un petit bistrot au bord du lac. Il faisait beau et la ville et les rues sont encore passablement vide. C’était agréable. C’est fou comme je me sens gênée et en même temps pourrie de fièreté d’être celle qu'il tient par la main.

Je l’aime... Son sourire, sa démarche, sa manière de s’habiller... tout chez lui fait chavirer mon coeur!


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Y en a vraiment !

Publié le par JaneDo

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Je sais que ces temps-ci, j’ai été plutôt distraite.. trop de choses à faire à côté, ou encore, toujours quelqu’un dans les pattes. Bref, malheureusement, il n’y a que ceux qui font partie de ma liste d’amis qui pourront voyager sur mon blog.

Et ce, afin d’éviter à une pauvre malade, un ou une certaine; Karim Belmoussa d’accéder à mon blog...

Vous êtes tous punis pour ce bonhomme, ou cette bonne femme. Apparemment, il/elle cherche des amis, il faut qu'ils pensent comme elle, sinon, il ou elle cherchera à les agresser. Après tout, il ou elle n’a rien à faire sur mon blog et peut aller promener sa jalousie ailleurs. Ça n'intéresse pas les gens qui vivent au temps des dinosaures! Je m’explique;

Hier, une pauvre fille (ou mec! je mise sur le mec), d’origine arabe et musulmane, a été sur mon blog pour piquer des photos et harceler un ami sur Facebook. Et tout ça parce qu’il était habillé en femme pour un anniversaire.. comme tous les autres mecs de la soirée, et les femmes déguisées en mecs! Apparemment, cela heurte ses convictions sectaires!

Bien sûr ça ne pouvait venir que d’une personne comme ça, frustrée, n’ayant rien d’autre à faire dans sa triste petite vie merdique. Sa jalousie m’a remplie de pitié pour elle (ou lui). Sa justification a été que; « pour que j’arrête de dire ce que je pense des musulmans », et parce que personne ne semble vouloir lui parler et être amis avec elle (ou lui) sur Facebook.

J’imagine qu’il ou elle a été rejeté par quelqu’un et il fallait qu’il ou elle passe sa frustration sur quelque chose.

Ce qui n’a fait que conforté ce que je pense de ces gens! Ils sont dérangés et carrément inadaptés! Ils ont besoin d’être sérieusement restructurés. Faut dire qu’ils ont été élevés comme ça. Leur mère, et la mère de leur mère, ayant dû vivre une vie vide, avec un homme détesté, souhaite voir leurs filles vivre la même chose. Ils n’aiment pas assez leurs enfants pour leur souhaiter mieux. Et ça c’est triste! Ces mères n’ont même pas la capacité ou l’intelligence de se battre pour que leurs enfants vivent mieux.

Donc, les biens pensants pourraient dire qu’on ne peut pas vraiment leur en vouloir d’être si envieux, jaloux, désespérés à vouloir que tout le monde entier vive sous la barbarie et la domination. Perso, je pense qu’il serait temps de créer un centre de ré-éducation pour ces gens!

Bref, dès que j’aurai le temps, parce que ces temps, je suis un peu débordée côté boulot, j’ai pris beaucoup de retard et espère avancer dès que ma coloc disparaît. C’est quelques minutes par-ci, parfois quelques heures par-là! Mais jamais assez pour que je puisse vraiment faire ce que j’ai à faire.

Donc, désolée... pour le retard...

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107/15 - After girls night out

Publié le par JaneDo


Samedi 17 avril 2015 - 107/15 - After girls night out

Par moment, je me suis sentie hors du coup. Caro et Jess sont même genre; classes, talons et tenues sexy, tandis que moi, presque toujours en pantalon et à plat. Elles s’entendent comme larrons en foire, et parfois, je me suis sentie... pas vraiment mise de côté, mais elles avaient plus en commun et parlaient plus volontiers de ce qu’elles ressentaient. Moi pas. Pourtant, je me suis bien amusée, on a parfois piqué des fous rires incroyables. Me rappelle plus toute la soirée, parce qu’on a bu plus qu’on aurait dû.

Jess a voulu nous inviter à finir la soirée chez elle (en fait chez Pascal). Caro a tout de suite dit oui, moi, je n’étais pas très chaude, mais si Caro y allait, j’irai aussi. De toute façon Pascal ne rentrait que samedi en fin de matinée, et j’avais envie de rentrer finir ma soirée sur le canapé devant la téloche. Aucune envie de rentrer sur les rotules, hum pourtant c’était déjà le cas. J’ai dû laisser ma voiture en ville, j’étais trop cuite.

Pas question que je sois la première à partir et les laisser ensemble. Elles étaient déjà assez proche comme ça. J’avais aussi dit à Jess que ces temps, ça n’allait pas fort entre Pascal et moi... et je regrettais de l’avoir fait!

Pourtant on a atterri chez Caro. Alexia était couchée, mais avec les bruits qui provenaient de sa chambre, elle n’était pas seule. Je croyais qu’elle avait emménagé avec son nouveau petit ami??? On a traîné encore jusqu’en milieu de matinée à boire comme des trous. Jess est sympa en fait. Dommage qu’on ne pourra jamais être réellement amie. Arhhh, je suis rentrée plus raide que raide et fatiguée comme pas possible. Et bourrée. J’ai dû prendre un taxi. Impossible d’aller rechercher ma voiture dans cet état.

Pascal est rentré vers 11h. Je lui avais envoyé un message en rentrant juste pour lui dire que je pensais à lui et qu’il me manquait. Il a répondu qu’il m’appellerait en arrivant à Genève. Hum, hélas, je dormais comme un loir. Il est sorti faire du vélo avec Paul et m’a demandé de l’appeler quant je me réveille. Grâce à Jess, il savait qu’on était entre filles hier soir et qu’on avait beaucoup bu. Il m’a conseillé d’avaler 1 ou 2 aspirines, ça me ferait du bien.

Je me suis couchée à midi, alors je n’ai pas réussi à me lever avant 19h. Un tsunami se déchainait dans mon estomac. Erk, je me sentais malade. J’imagine que Jess et Caro devait être dans le même état. J’ai appelé Pascal après avoir avalé 3 cafés et j’ai ensuite écouté mes messages. Chose que je déteste faire. Et j’avais tellement soif. Tout le temps soif. Jamais bu autant d’eau, et pourtant ça me retournait l’estomac, mais j’avais tout le temps la bouche sèche. Cça faisait longtemps que je n’avais pas autant bu!

Pascal m’a demandé de passer et que depuis chez lui, on déciderait ce qu’on ferait ensuite.

Tiens! C’était comme si on sortait ensemble? Mais... et Jess? Après la soirée nana qu’on avait fait ensemble, et notre discussion un peu plus tôt, je ne sais pas si j’osais débarquer comme si j’étais en territoire conquis! Puis, hum, je n’avais pas ma voiture, je l’avais laissée en ville. Ce que je lui ai dis, alors il a décidé de venir me chercher.

C’est drôle mais, une fois de plus, j’ai pensé que c’était toujours quant elle était dans les parages que Pascal se comporte en petit ami et dès qu’elle s’en va, tout part en couille. Bizarre!

Je lui ai dis que je préférais qu’on reste chez moi ou aller mangé dehors, mais aller chez lui me rendait mal à l’aise. Pascal était fatigué après son voyage et aspirait à une soirée tranquille.

Hum... 2 week-ends de suite, caché, enfermé chez lui? Peut-être qu’il ne voulait plus sortir avec moi devant ses potes et autres??? J’aurai insisté pour sortir si je ne pensais pas que ça pouvait embarrassé Jess.

Rhhh, me voilà en train de penser aux autres plutôt qu’à ma gueule! Que faire... Je ne pouvais pas passer mon temps à cacher les vrais raisons qui me rendaient chiantes, avec aucune envie de faire quoi que ce soit. Alors je lui ai balancé mes raisons.

Pascal m’a garanti que ma présence ne dérangerait pas Jess, qu’elle était sortie. Ils en avaient parlé. Malgré tout, je n’osais pas. On a mangé dehors et j’ai préféré rentrer chez moi. Pascal avait été adorable, mais il m'a cassé les pieds avec "vivre ensemble"!

Pascal a alors dit qu’il sortait prendre un verre avec ses copains... What?

J’ai trouvé ça très louche! Il avait dit être fatigué, crevé après son voyage, et  qu’il rêvait de rentrer se poser  et passer une soirée en amoureux chez lui, et dès que je dis que je rentre, il sort??? J’avais peut-être raison, il avait une raison de ne pas vouloir qu’on nous voit ensemble? Peut-être qu’il ne voulait pas que « quelqu’un de précis » nous voit ensemble? Et me voilà à nouveau rongée par le doute!

Alors, je l’ai suivi...


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106/15 - Entre femmes et rivales

Publié le par JaneDo


Vendredi 16 avril 2015 - 106/15 - Entre femmes et rivales

Arfff, rendez-vous avec Jess. Pas envie. J’ai cherché une grosse excuse pour annuler. Pas trouvé. Et franchement, je n’osais pas trop non plus. Je voulais arriver après elle, mais, j’étais là la première. Son entrée n’a pas manqué de tourner toutes les têtes. Surtout les hommes d’ailleurs. Le serveur s’est précipité comme s’il avait peur qu’on lui pique la place! Débile. Avant de s’asseoir, elle s’est penchée par dessus la table pour me faire la bise, ce qui m’a obligée à un semblant de levée de chaise. Les regards des messieurs aux alentours ont caressés ses courbes parfaites et ses longs cheveux qui se sont étalés sur la table.

Après les quelques mots d’intro; tu vas bien, etc, elle a attaqué direct.

  • J’avais cru comprendre que tu ne cherchais pas à te marier, ni rien... et on avait commencé à être amies, mais ces derniers temps je me suis posée beaucoup de questions... je voulais savoir si c’était toi qui poussait Pascal à demander le divorce? Qu’est-ce qui a changé?
  • Ha non, ce n’est certainement pas moi qui pousse Pascal... Vraiment pas!
  • Tu peux me le dire, de toute façon, ça ne changera rien...

Jess ne semblait pas me croire quant je lui disais ne rien à voir avec la décision de Pascal.

Il a fallu du temps pour que j’aie l’impression qu’elle commençait à comprendre que je n’y étais pour rien. Que je n’avais appris que tout dernièrement qu’il avait demandé le divorce. Je lui ai ouvert mon coeur.

Je lui ai expliqué que Pascal avait commencé à me faire du chantage pour qu’on vive ensemble, qu’elle savait surement que j’étais assez réticente, c’est pour ça qu’il m’en a parlé. Pascal pensait peut-être que c’était ce qu’il fallait pour me faire sauter le pas! Malgré tout, j’ai encore tenté de lui expliquer que ce n’était pas le cas.

Jess m’a demandé si je pensais qu’il y avait quelqu’un d’autre qui le poussait discrètement. Pfff, je ne le pense pas. Pascal est un grand garçon, il prend ses décisions tout seul. Je pense pas que qui que ce soit réussirait à le manipuler de la sorte.

Pascal est même le seul homme que je connais qui fait ce qu’il veut sans que l’opinion des autres l’influence. C’est d’ailleurs une des qualités principales qui me plait tellement chez lui. Qualité que j’essaie d’imiter.

Si je n’avais pas mis si longtemps à répondre à son invitation, Jess serait déjà rentrée aux Etats-Unis. Glups.

Caroline a appelé alors qu’on était encore au restaurant. J’ai consulté Jess du regard avant de lui proposer de venir nous rejoindre, mais Caro ne semblait pas avoir la forme et ça ne lui disait rien d’être entourée de monde. Par Jess, j’ai appris que Pascal était en voyage pour le boulot.
Hum, j’aurai peut-être dû écouter mes messages vocaux! Je n’en savais rien, j’avais été tellement occupée ces derniers jours.

Moi qui pensait sillonner les bars avec Caro pour le retrouver... Je n’avais plus qu’à rentrer chez moi.

On a traîné jusqu’à la fermeture. Je crois que s’il y avait pas eu Pascal entre nous, on serait amie. J’aime bien son côté « destroy », complètement à la masse et sous ses airs « classe » son côté « trash » (une petite touche de vulgarité). Disons c’était plutôt sa franchise, elle était plutôt directe. Jess avait beaucoup de charme, et elle aimait séduire tous les mâles qui avaient le malheurs de passer dans son champ. C’était facile de deviner pourquoi Pascal était tombé amoureux d’elle.

Fatiguée d’être seule et enfermée chez elle, Caroline a décidé de se joindre à nous. Comme le restaurant fermait, on a été l’attendre au White. Oui, je l’aime bien finalement, et j’ai un peu mal au coeur d’avoir le sentiment d’y être pour quelque chose dans son éloignement d’avec Pascal. Pourtant, j’imagine que si ça n’avait pas été moi, c’aurait été une autre, donc ce n’était pas de ma faute. Et on a vraiment passé une bonne soirée toutes les 3. On a beaucoup rigolé. On a aussi bien sûr parlé de Pascal de ses petits défauts (que je ne vois pas); il est méticuleux, trop sérieux et ne comprend pas toujours quant on lui fait des blagues. Mais c’est aussi cette innocente qui me plaît tellement.

On a vite changé de sujet pour ne pas déprimé de savoir qu’aucune de nous, qu’aucune de nous trois ne le possédait vraiment complètement.


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104/15 - 48h sans dormir!

Publié le par JaneDo


Mardi 14 avril 2015 - 104/15 - 48h sans dormir!

Après une petite nuit, j'ai traîné dehors une bonne partie de la matinée; des courses, etc. Ensuite j'ai appris la merveilleuse nouvelle, Gis rentrait à Lyon pour les travaux dans sa maison. Wahh, j'allais être seule et tranquille jusqu'à lundi prochain; "rhhho, le pied géant".

J'étais si contente qu'on a gentiment bavardé, intérieurement, je regrettais d'avoir pourri l'ambiance ces derniers jours.Mais, en même temps, j'ai vu le bordel qu'elle laissait derrière elle; des cheveux partout parterre dans la salle de bains. Et crois tu qu'elle penserait à laver et ranger la plaque du four? Ben non! Non, décidément, elle m'agace.

Elle est partie en début d'après-midi. Comme j'étais folle de joie, je ne voulais pas manquer une miette de mon temps, et j'avais l'intention de me coucher le plus tard possible.

Comme convenu, j'ai appelé Jess. Elle voulait qu'on se voit ce soir, mais j'étais enfin seule chez moi, alors j'en avais pas envie. Finalement, ça l'arrangeait aussi; Pascal rentrerait tôt, demain il avait un match, alors on a convenu de se voir en début de soirée. Hélas, j'ai dû annuler avec Jess.

Mercredi, j'avais passé la nuit debout à boutiquer, peindre et autre. Ma nièce m'avait demandé mardi soir, si je pouvais corrige les textes, mal traduit de l'allemand en français, que Luke lui avait envoyé. J'avais promis aussi à ma soeur de passer l'aider à préparer ses paperasseries. Elle avait un truc vers 9h, et elle m'appelle dès qu'elle rentre.

J'ai corrigé les traductions et j'ai tout renvoyé avant de partir chez ma frangine. Je n'avais pas dormi de la nuit, et je savais que j'en aurais pour toute la journée. Le soir, on était encore dans les papiers jusqu'au cou. Mais... mon frangin a voulu savoir si ça nous tentait de jouer aux cartes.

Ahhhh, ben, si on nous prend par les sentiments!

Le temps d'avaler quelque chose en vitesse, d'annuler avec Jess, on a filé. On a joué jusqu'à minuit. J'étais sur les rotules. Je ne voulais pas leur dire que je n'avais pas dormi la nuit précédente. Rien. Ma frangine était aussi raide, elle était debout depuis 4h du matin, préoccupée par les dossiers qu'elle avait à préparer, so we called it a night.

Dès que j'ai retrouvé mes pénates, je me suis jetée direct au lit, j'étais morte, et c'est sans peine que j'ai dormi d'un sommeil de plomb. J'adore dormir. Ca fait un bien fou.


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103/15 - Jess veut parler...

Publié le par JaneDo


Lundi 13 avril 2015 - 103/15 - Jess veut parler...

Jess avait passé la nuit à Londres et avait décidé de faire revenir pour discuter avec son mari. Apparemment, rien n’était encore réglé. Elle lui a proposé un mariage ouvert, libre. Pascal a rétorqué qu’ils avaient déjà essayé que ça n’avait pas été brillant. Un fiasco complet.

Hum... Pourquoi Pascal tenait-il tellement à divorcer? Pourquoi maintenant? Je me pose des questions!

Ce soir, Pascal avait le basket, et moi, mon souper de famille. Jess m’a appelé, elle voulait qu’on discute un peu. Je ne pouvais pas. J’ai eu peur qu’elle pense que j’essayais de l’éviter. Que je la repoussais. Après notre conversation, Jess a rappelé 2h plus tard.

Probablement pour vérifier que j’étais bien où je disais. On a convenu qu’on s’appellerait demain pour fixer quelque chose. Grhhh, je n’ai absolument pas envie de me retrouver en tête à tête avec elle :( Je ne me voyais pas non plus appeler Pascal, comme si je devais tout lui rapporter.

J’ai l’impression que je vais regretter ce rendez-vous... A vrai dire, je me sens petite comparée à Jess :( Elle est tellement racée, belle. Elle ne passe pas inaperçue, porte des vêtements de marques. Toujours impeccable de la tête jusqu'au bout des pieds. A côté d'elle, je ne me sens pas belle, maladroite, gauche... pauvre...

Encore une fois je me demande si Pascal aurait des problèmes de visions! Qu'est-ce qu'il pouvait bien me trouver!


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