164/2015 - Je voulais voir Manuella souffrir

 - Jeudi - 13 juin 2015

Publié le par JaneDo


Jeudi - 13 juin 2015 - 164/2015 - Je voulais voir Manuella souffrir



Pascal m’a invitée à manger au restaurant ce soir. D’abord, j’avais accepté, puis au dernier moment, je me suis dégonflée. Je ne me sentais pas le courage de le voir, ni surtout de discuter avec lui. Au lieu de le lui dire en face, j’ai préféré lui envoyer un message sur son natel. Pascal a tenté aussitôt de m’appeler. Je n’ai pas répondu la 1ère fois, mais j’ai pas résisté la 2ème fois. J’ai bien fait en fait.

Depuis le début de la semaine,   Manuella n’avait pas arrêté de l’appeler   ou lui laisser des messages. Comme je lui avais dis que c’était fini s’il lui parlait, il n’avait pas osé répondre. Par contre, il était presque sûr qu’elle trouvera le moyen d’être sur son chemin ce soir, soit après le match ou s’il avait le malheur d’aller prendre un verre avec l’équipe après.

Alors il n’avait qu’à pas aller boire un verre... ouais, je ne pouvais pas lui dire ça quand même. Hum, Pascal voulait que j’aille voir son match pour m’utiliser comme bouclier! Pas envie. Après avoir raccroché, j’ai réfléchi et je me rendais compte que, blessée ou pas, la vie continue, et Pascal ne pourra pas éviter Manuella. Il allait bien falloir qu’il lui parle. J’étais mortifiée, je me sentais impuissante, je ne pouvais rien faire pour l’éviter.

Est-ce que j’espérais qu’il l’envoi balader? Je n’en sais rien. Tant que je n’ai pas discuter avec Pascal, je ne pourrais pas me prononcer. Il allait falloir que je me fasse violence et que j’affronte mes peurs! Et je n’en avais tellement pas envi. Je ne voulais pas le voir, ni lui parler, ni parler de la grognasse, ni me rappeler ce qui m’avait fait tellement mal; penser à lui et elle. Chiotte.

J’ai rappeler Pascal et je voulais lui dire que j’étais d’accord pour aller à son match. Mais une fois que je l’ai eu en ligne, en une millième de seconde, je me suis dis qu’il n’avait qu’à se débrouiller tout seul. Pascal a dit que je n’étais pas cool, s’il fait des conneries, j’allais encore lui en vouloir. Constat; Pascal savait aussi qu’il ne pourrait pas éviter Manuella indéternum. Et le connaissant, il risquait de l’envoyer chier, juste pour ne pas avoir d’ennuis avec moi. Je ne lui demande pas ça non plus!

Pourtant, je voulais qu’elle souffre! Je voulais la voir souffrir le martyre! Si Pascal l'envoit balader, je risque de passer à côté de ma vengeance contre elle!

Pascal m’a appelé après son match. Ils allaient prendre un verre dans un bistro que je ne connaissais pas. Il m’a dit que c’était une chance, Manuella n’était pas venue au match, et elle n’avait aucune chance de le trouver dans le troquet où ils allaient. J’ai eu l’impression qu’il utilisait cette histoire pour garder le contact. Hum, ça marchait, parce que... ça me donnait envie de le voir!

Caroline n’a aucune idée de ce qui se passe. Je ne lui ai rien dit. Pascal non plus. Quant je lui ai parlé, elle m’a dit qu’il était bizarre. Renfermé. Comme s’il avait des soucis. Elle avait bien tenté de le faire parlé, mais il semblait ne pas vouloir rester seul. D’ailleurs, elle m’a demandé si je lui avais parlé, si j’avais remarqué quelque chose. J’ai fait l’innocente.

Par contre, je sais par Caro, qu’hier soir, Manuella était passée chez Pascal. Donc ils se sont parlé, et ça, il s’est bien abstenu de me le dire!!! Le hic, c’est que, ça ne m’a pas fait péter un câble. Je n’ai rien ressenti. Le vide total d’émotion. J’ai juste noté l’info dans un coin de ma tête et basta.


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