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142/2015 - Je n'empêcherais rien

Publié le par JaneDo


Vendredi - 22 mai 2015 - 142/2015 - Je n'empêcherais rien

On se voyait samedi soir. J’ai prétendu avoir déjà quelque chose que je ne pouvais pas annulé vendredi soir. J’avais bien l’intention de le garder à l’oeil. Mais vendredi soir, j’ai flanché. Je ne me voyais pas passer mon temps à traîner autour de chez lui toute la nuit, ou à le poursuivre à travers la ville, alors que je pouvais profiter de mon appart, puisque Gis n’était pas là.

Désespérément, j’ai essayé de me convaincre que Pascal n’aurait pas l’indélicatesse de me remplacer illico par cette Manuella, que je commençais à détester avec force.

Avant de rentrer en fin d’après-midi, j’ai fais les courses et réapprovisionné mon stock en clopes. Une nana, jeune pourtant, m’a servi et j’ai failli lui demander ce qui était arrivé à ses cheveux. Jeeez, sur sa tête, ses cheveux formaient une espèce de montage, genre chouchoute des années 60.

J’ai essayé de me souvenir s’il y avait carnaval, mais, pas que je me souvienne. Son maquillage ultra coloré et vulgaire complétait le tableau.

J’ai discuté avec Pascal au téléphone en début de soirée. Il était adorable. Je l’ai été aussi. Moi, pour lui donner mauvaise conscience je crois, au cas où il avait l’intention de faire des conneries, et lui probablement pour endormir ma méfiance. Il a dit qu’il allait au bowling avec des potes, il pensait rentrer directement après. Et que si je voulais lui faire une visite dodo, je pouvais.

J’ai décliné en disant que je pensais faire tard, un enterrement de vie de jeune fille d’une copine. En fait d’enterrement, c’était l’enterrement de mes illusions. Je préférais rester cloîtré chez moi, et profiter d’une soirée toute seule. Cela faisait un bail que je n’en avais pas eu. Enfin, c’était tout comme.

Malgré mes inquiétudes, je ne laisserai rien me gâcher ma petite soirée de rêve, seule et tranquille, étalée sur mon canapé, à bouffer le cheese-cake que j’avais préparé en rentrant. Non. J’avais bien l’intention de me taper la série « The 100 », saison 1 et 2 non-stop. Après tout, Caro était sûrement en train de faire le sale boulot à ma place.

Pour en être sûre, je lui ai lancé un petit coup de fils, avant de m’installer. Revenue à la raison, et le cheese-cake y était certainement pour beaucoup, j’ai demandé à Caro de ne pas le surveiller. Qu’il fréquente Manuella ou une autre, je savais que quoique j’aie peur des retombées, de la trahison, de le laisser peut-être trop libre, je n'empêcherais rien.

Pascal m’avait dit plus d’une fois, quant je manifestais ma peur, que je n’avais qu’un mot à dire, et j’ai toujours capitulé. Jamais je n’aurai le courage de l’empêcher de faire quelque chose que j’aurai moi-même fait si j’avais été un mec, ou si j’étais à sa place, et même si j’étais raide dingue de ma nana!

Pascal a appelé avant de sortie. Surement pour savoir si je n’avais pas changé d’avis. Je n’ai pas répondu, parce que clairement, je n’étais pas dans une soirée. Il s’en serait aperçu. A son 2ème essai quelques minutes plus tard, j’ai répondu, et je lui ai dis la vérité; je voulais rester chez moi, et ne voulais aucune visite. Il a rit et a compris. Il me connaissait et savait comment j’étais.


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141/2015 - Perdu la clé de son appart...

Publié le par JaneDo


Mercredi - 20 mai 2015 - 140/2015 - On se calme...

Mardi, j’avais envoyé tout un tas de messages à Pascal pour lui dire que je l’adorais, qu’il me manquait et tout, mais après ma déception en soirée, mercredi, c’était le silence radio. Je n’avais même pas envie de lire ses messages. Mon humeur était toujours à l’orage, et mes réponses auraient pulvérisé dans le néant le souvenir du dernier week-end.

Vibrante encore de colère à chaque fois que mon natel bipait et que je voyais que c’était Pascal, j’étais trop tentée à lui répondre une vacherie. J’aurai pu le regretter plus tard. Au début, je les ai effacé sans les lire, puis, gardée. On ne sait jamais, je pourrais changé d’avis, et si je les avais toutes effacées, ben... Pascall m’avait invitée à manger avec lui à midi, je n’ai pas répondu.

C’était mieux qu’on ne soit pas face à face, parce que, je n’étais pas sûre de pouvoir me retenir d’exploser et de lui demander ce qu’il avait fait hier soir. S’il mentait, je l’aurai vicieusement laisser me raconter ses bobards. Je l’aurai laissé plonger, s’enfoncer et au bout du compte, je lui aurai demandé s’il s’était bien amusé hier soir chez Manuella!


Jeudi - 21 mai 2015 - 141/2015 - Perdu la clé de son appart!

Jeudi, j’étais toujours en fusion, donc j’ai gardé mes distances. Je crois qu’à ce point, Pascal devait se douter de quelque chose. Je le sentais dans ses messages. Dire qu’il avait le culot de me demander ce qu’il avait bien pu faire pour que je l’ignore! Ça avait le don de me faire encore plus péter un câble.

Puis, j’ai décidé de jouer les faux-culs de première. Je l’ai appelé et je suis passée chez lui le soir, sourire au point. J’ai prétendu avoir eu des problèmes avec mon natel. Hum, que je l’avais oublié chez ma frangine. Mon cul. Hypocrite, alors qu’on mangeait, je lui ai demandé si ça lui ferait plaisir que, comme autrefois, je lui faisais des visites surprises et que je venais juste dormir près de lui.

Impossible de dire "dans ses bras", ça me donnait envie de mordre, alors j’ai opté pour "près de lui".

Pascal m’a donné une assez bonne version du type emballé par la proposition. Innocente, j’ai prétendu avoir perdu la clé de chez lui, et qu’il faudrait pour ça qu’il m’en redonne une. Tic-tic-tic, je pouvais presque l’entendre réfléchir à la question. Il aurait pu aussitôt m’en remettre une, mais il ne l’a pas fait.

Ensuite, juste pour me faire plaisir, je lui ai dis qu’en fait, je ne l’avais pas perdue. Je l’avais jetée le soir où il m’avait fait poireauter inutilement chez lui. Je ne me rappelais pas si depuis, j’étais revenue l’attendre, et lui certainement pas non plus.

Je voulais qu’il se sente assez à l’aise pour ramener la ou les « bouffonnes » chez lui. Là où je pouvais le garder à l’oeil. Chez elles, j’étais dans le noir, totalement impuissante. Ça a passé comme une lettre à la poste. Comme une petite araignée mignonne, j’étendais gentiment ma toile.

Je suis rentrée assez contente de ma stratégie. Cela m’était venue comme ça. Pascal s’attendait à ce que je passe la nuit chez lui et a été déçu de me voir partir vers 23h. Impossible de rester, j’aurai pu l’étrangler de penser que j’étais si idiote, si aveugle. Si bête. J’aurai pas supporté qu’il me touche après avoir biduler avec Manuella.

Non, j’étais toujours en colère, mais dans une colère plus sinueuse et profonde. Prête à faire un massacre. Mais assez fière d'avoir pu lui faire fasse sans piper le mot, et avec le sourire! Cela ne servait à rien de dire à Caroline de la boucler si je ne pouvais pas en faire autant!


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139/2015 - Béatitude Temporaire!

Publié le par JaneDo


Mardi - 19 mai 2015 - 139/2015 - Béatitude Temporaire!

Arh... Journée de béatitude ;) La visite de Pascal m’avait rendue un peu bébête. Et voilà qu’il me manquait déjà.  Je rêvais d’être à nouveau dans ses bras, dormir au creux de son épaule, à écouter le rythme musical de son coeur. Le rythme du mien était en accéléré. Je n’arrêtais pas de penser à Pascal, à chaque seconde que j'avais passé avec lui hier soir. Sa visite surprise m’avait vraiment fait plaisir.

Par contre, la présence pesante de Gis me tapait sur les nerfs. Elle avale son bol de kelloggs bruyamment, sa façon de marcher m’agace. Elle marche comme si elle devait traîner son cul parce qu’il était trop lourd. Elle est arrivée en fin de matinée, et s’était faite mettre des rajouts raides. De faux cheveux qui puent déjà.

J’essaie de ne pas exploser, mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander pourquoi elle tirait tout le temps le porte-linge près des lavabos. Bien sûr, ça l’a énervé. Madame est bordélique mais ne veut pas qu’on le lui dise. J’ai été folle de joie de la voir partir à son cours vers 17h.

Caroline avait passé la nuit dernière à chercher Pascal et m’avait envoyé un message pour me dire qu’elle ne croyait pas qu’il ait dormi chez lui. Alors je lui ai dis qu’il était ici. Vers 22h, quant j’ai vu son nom sur mon natel, j’ai failli ne pas répondre.

Caroline m’apprenait que Pascal était chez l’autre gourde; Manuella. Arf, ça m’a brisé le coeur. Comment avait-il pu être si adorable avec moi hier soir, et courir chez elle ce soir? Est-ce que c’était pour ça qu’il était passé? Pour avoir la paix ce soir? La moutarde m’ait monté au nez.

Du coup, je détestais tous les hommes. Ce sont des salopards. Ils nous bernent si facilement, trahissent sans vergogne notre confiance, pour aller jouer les amoureux transis dans les bras d’une autre. Je bouillissais littéralement de l’intérieur. Je voyais rouge.

J’ai été à 2 doigts d’aller chez cette bécasse pour demander des comptes à Pascal. Heureusement, le temps de conduire jusque là-bas, je m’étais calmée et mon cerveau sclérosé s’est remis à fonctionner; ce n’était pas la chose à faire.

Ça m’a quand même sonné de voir sa voiture parquée innocemment devant chez elle. C’est fou qu’un truc aussi banal qu’une voiture puisse vous décrocher des flèches brulantes direct dans le coeur. Un peu plus, je restais là avec Caro à attendre son départ.

Mais j’avais retrouvé ma raison et j’ai dis à Caro que c’était mieux de ne rien faire, d’attendre. Cette histoire passera, ce n’était rien de plus qu’une aventure. Caro pensait, elle, que si on ne faisait ou disait rien, il prendra de l’assurance et commencera à nous cacher tous pleins de choses.

Hum, elle n’avait peut-être pas tord! Mais j’étais certaine qu’il était préférable de ne rien dire et de continuer à jouer les ignorantes. Et j’ai dis à Caro que si elle craquait et parlait, je préférais qu’elle me laisse en dehors. Je ne voulais pas que Pascal se doute que je savais quelque chose. Elle serait seule sur ce coup là.

Parce que je sentais qu’elle était au bord de l’implosion. Je ne suis pas sûre qu’elle saura garder sa langue!


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138/2015 - Comme d'habitude!

Publié le par JaneDo


Lundi - 18 mai 2015 - 138/2015 - Comme d'habitude!

Comme d'habitude, souper en famille le lundi soir. Ereintée de mon week-end, triste aussi que ce soit fini, j'ai essayé de me reposer, et je me suis mise au boulot. L'autre n'était pas là, alors j'avais toute mon espace. Et j’en ai profité.

Tellement prise dans mon travail, je n’ai vu les messages de Pascal qu’au moment de partir pour mon souper. Je n’ai pas eu le temps de le rappeler. J’avais pensé lui répondre en arrivant chez ma frangine, mais j’ai honte de le dire; j’ai oublié.

En fait, les messages de Pascal étaient adorables; il me remerciait d’être comme je suis, qu’il avait passé un chouette week-end avec moi (et Caro). Il avait mis son nom entre parenthèse, ce qui m’a fait sourire. Il disait qu’il avait eu beaucoup de chance de me rencontrer. Que sa vie avait changé et qu’il était heureux. Et a terminé son message par un "I LOVE YOU Babe", en majuscule.

Il me semblait que ça faisait longtemps qu’il ne m’avait pas dit qu’il m’aimait. Il avait recommencé ce week-end. Ou peut-être que je n’entendais rien, parce que j'ai tendance à tout remettre en question, sans arrêt. Ma tête me joue  souvent des tours, alors heureusement que je ne parle pas beaucoup, que je ne raconte pas ce qui s’y passe.

Je suis rentrée tard, et j’ai été surprise de trouver Pascal sur le pas de ma porte. L’espace d’une seconde, j’ai pensé que Pascal aurait pu souhaiter avoir une clé de chez moi, comme j’en avais une de chez lui. Ça lui aurait évité de poireauter devant la porte. C’était une totale surprise de le voir.

Il avait son petit sourire qui me fait toujours flancher, et il m’a prise dans ses bras. Apparemment en manque après un week-end en vase clos, il en redemandait encore. Ça m’a fait plaisir. Pascal savait que ma locataire n’était pas là, alors il s’est invité.

Heureusement que l’autre n’était pas là, parce que je savais que mon appart était spotless (rangé, nickel). Après un long baiser, oubliant le froid, la nuit, la fatigue, on est monté main dans la main. Ouf, j’avais aussi fait les courses avant le week-end, et comme je n’avais pas été ici, le frigo était encore plein. Pascal n’avait pas faim, mais soif.

On a encore parlé du week-end. Je sentais que Pascal me portait aux nues. Il me trouvait incroyable d’être aussi ouverte, tolérante, grand coeur. Ce qui le rendait tendre et super câlin. C’est parce que je l’aime plus que tout.

Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander s’il avait eu des nouvelles de l’autre nana, cette Manuella. Surement. Je ne pouvais hélas pas en parler. Je me demande si je devrais l’encourager à m’en parler? Non, mieux pas.

On ne s’est pas couché trop tard, parce que demain matin, Pascal s’en irait tôt, pour pouvoir passer chez lui, pour se changer avant d’aller au boulot. Pascal m’a demandé si je voulais qu’on parte ensemble le week-end prochain.

Hum... évidemment, je n’en savais rien. Pas vraiment. Gis n’était pas là le week-end prochain, alors, j’aurai plutôt envie de pouvoir profiter un peu de moment de solitude à la maison. Oui mais, on a un long week-end de 3 jours! Je lui ai suggéré d’aller au chalet ce prochain week-end. Ce serait pas mal.


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137/2015 - Vivre heureux, vivre caché!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 17 mai 2015 - 137/2015 - Vivre heureux, vivre caché!

Le temps était aussi maussade que le jour précédent. On avait même droit à de la pluie. Aucune envie d’aller se faire tremper ou geler les fesses dehors. Paul a débarqué en milieu d’après-midi. Bon, j’aurai aimé lire dans mon coin, au moins un petit moment, mais, avec Caroline là, impossible.

Pascal, Thomas et Paul ont été boutiquer dans le garage. Caroline brillait de bonheur. Il se trouve qu’elle est alors extrêmement bavarde, rit pour un rien et papillonne dans tous les coins. Moi au contraire, l’amour me rend silencieuse. Hum, j’avais envie de lui dire de la fermer, même si elle me tapait sur les nerfs, je ne pouvais franchement pas faire ça. Elle semblait si heureuse.

Huh... peut-être à mes dépens?

Hier soir, Pascal avait accueilli Caroline à la porte. J’étais dans la cuisine en train de ranger. Est-ce que c’aurait changé quelque chose si je l’avais vu venir? Je ne crois pas. Tout en est-il qu’elle avait des dessous sexy sous un manteau, et portait en bandoulière un sac à dos avec des affaires. Ils ont échangés quelques mots; Pascal lui a dit qu’elle le connaissait bien avec un petit sourire qui en disait long.

Il l’a tirée à l’intérieur en passant son bras autour de sa taille. Elle riait d’un petit rire cristallin. Cramponné l’un a l’autre, dans une sorte de ballet de pieuvre, reliés par leurs lèvres, ils ont glissés de la porte à travers le salon, en laissant des parties de vêtements sur leur parcours jusqu’à la chambre. Pascal m’a lancé une sorte de regard entendu.

Il a compris que je préférais continuer ce que je faisais, qu’ils avaient un moment d’intimité. Il comprenait que je comprenais. Me remerciait de ses yeux rieurs et coquins.

C’est bizarre que je n’éprouvais pas la même jalousie brulante quant il s’agissait de Caroline que quant il s’agissait d’une autre femme. Peut-être parce que c’était en ma présence. Et pas en cachette. Pascal pouvait être lui-même. Je pensais à tout ça en finissante et en rangeant la vaisselle. La porte de la chambre n’était pas fermé, alors je les entendais.

Le rythme, les soupirs, les pauses, la fin de la première séance, la reprise de la 2ème... Je ne savais pas si j’avais ou non envie de les rejoindre. Si j’avais envie de partager, ou partager mon moment d’intimité. Finalement, j’ai cédé à ma passion, à l’appel de mes sens.

Oui... Caroline rayonnait... Moi, j’avais l’air crevée...

J’ai fini par dire à Caro que j’avais envie de lire, profiter du coin du feu. Hum, qu’elle parlait trop. Même ça, elle l’a pris en riant. Elle m’a donc laissée au salon et est descendue rejoindre les garçons au garage. Je me suis plongée avec bonheur dans mon livre, bercée par la douce chaleur de la cheminée.

C’est Pascal qui nous a fait à manger. Je suis restée à lire sur le canapé près du feu, alors que Caroline tournait autour de Pascal à la cuisine, comme un petit papillon. Elle l’entourait de ses bras, posait sa tête contre son dos, lui faisait de petits bisous par-ci, par-là, dans le dos, sur le bras, lui demandait des bisous s’il avait l’air distrait et oubliait de lui rendre ses bisous.

Nous nous sommes larvé, Pascal et moi, devant la télé avant que les choses ne dégénères et qu'on se retrouve à l’horizontale...

Pascal avait demandé à Caroline de rentrer. Je n’ai pas assisté à la conversation, mais tout en est-il qu’après le souper, elle est partie d’elle-même. Pascal était un amour, d’une tendresse extrême. Il y avait de la reconnaissance dans tout ça, et j’ai apprécié.

On s'était peut-être caché tout le week-end, mais on dit bien; pour vivre heureux, vivons caché! Et j'ai aimé mon week-end.

On avait bien fait de ne pas aller traîner dans les bars ce week-end, évité de croiser cette Manuella. Cela aurait gâché mon week-end, parce que j’aurai passé mon temps à observer Pascal du coin de l’oeil. J’aurai cherché des sens caché dans tout ce qu’il aurait dit, cherché les codes qu’il aurait pu échangé avec cette nana. C’aurait été assez pénible, je ne me serais pas amusée.

Manuella avait laissé quelques messages écrits, et plusieurs messages vocaux que j'ai écouté sans gêne. J'en ai effacé quelques uns. "Tu me manque, j'espère que je te manque aussi, hahaha. Je n'arrête pas de penser à toi. I love you". Son accent en anglais est horrible et je trouve qu'elle a un rire stupide! Un rire de truie.


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136/2015 - Qu il me parle d elle?

Publié le par JaneDo


Samedi - 16 mai 2015 - 136/2015 - Qu’il me parle d’elle?

Pascal avait envi qu’on file quelque part ailleurs samedi et dimanche. C’était tentant. Moi j’ai pensé qu’il pensait prendre un avion pour aller par exemple à Paris, et je me suis dis que ça n’en valait pas la peine. On passerait la moitié du temps dans les aéroports et avions. Mais, il pensait prendre la voiture et filer dans une autre ville.

Hum, pour ça il faudrait que je rentre préparer un sac ou quelque chose. Je n’avais pas assez d’affaires chez lui. Il m’a laissé réfléchir à l’idée pendant qu’il prenait sa douche.

En le regardant partir en direction de sa chambre, j’ai tout à coup pensé que c’était bizarre; il aurait pu y penser avant et on serait parti déjà le vendredi soir, au lieu d’aller traîner en ville. Manuella!

J’ai sauté sur son natel. Il y avait des douzaines d’appels en absence et messages. A la lecture des premiers messages, j’ai compris. Manuella voulait le voir, lui parler. Elle voulait passer chez lui...

Pascal avait éteint son natel, alors il n’avait pas pu le savoir. Il s’en doutait? Donc voilà pourquoi il voulait qu’on prenne la poudre d’escampettes! Elle n’avait pas supporté de nous voir ensemble, de le voir si câlin, ni l’idée de ne pas le voir de tout le week-end.

Ça je l’avais compris à la tête qu’elle faisait quant elle est partie.

Je la trouvais tout de même gonflée, c’est tout de même mon petit ami, pas le sien! Donc de quel droit espérait-elle qu’il me délaisse pour ses beaux yeux? Connasse. J’ai éteint son natel comme il l’avait laissé. Avant de l’éteindre, Manuella lui avait envoyé un message pour dire qu’elle venait chez lui. Qu’elle était presque arrivée.

Pour accéder un poil à sa demande, et pour qu’il se sente libre, je l’ai invité chez moi. Cette garce ne saurait donc pas où nous trouver. Comme elle était presque là, au lieu d’aller prendre une douche, j’ai dis à Pascal que j’allais chez Caro, qu’elle était déprimée, et j’ai filé. Je ne voulais pas donner à cette fille l’occasion de me mettre devant le fait accompli, ni lui donner l’occasion de me jeter leurs liaisons à la figure.

Un peu étonné, Pascal m’a regardé depuis le pas de la porte courir en direction de chez Caro. Dès que j’ai tourné le coin, je lui ai envoyé un message pour qu’elle soit au courant qu’elle était mon alibi. Elle était rentrée droit après nous, donc elle était à la maison. Elle a aisément deviné que j’étais en mission et voulait en faire partie. Je lui ai donc dis de me retrouver chez Thomas.

Pourvu que Thomas n’ait pas la mauvaise idée de rentrer plus tôt. Je ne voulais pas que Caro sache où était cachée la clé de réserve, alors j’ai longé en courant la haie pour retourner vers la maison, et je suis montée. J’attendrais Caro en haut.

J’ai eu peur que l’autre conne arrive pendant mon petit trajet de Ninja et que je rate le début du spectacle. Pascal avait allumé son natel et parcourait ses messages. Je l’ai vu secouer la tête, et s’est mis à surveiller le devant de la maison. Donc pas le côté jardin-plage. Je me suis donc glissée en haut et j’ai entre-ouvert la porte de séparation.

Pascal a appelé cette fille au téléphone, il ne voulait pas qu’elle vienne chez lui. J’étais là. Apparemment, elle s’énervait. Pascal ne disait pas grand chose, il lui répétait seulement de ne pas venir chez lui. A bout de nerf, mais pourtant calme, Pascal lui a dit que si elle faisait des histoires avec moi... Il n’a pas eu le temps de terminer sa phrase qu’elle était à la porte.

Manuella a été surprise de ne pas me trouver là. Pascal n'avait pas voulu qu'elle vienne, parce que j'étais là? J’ai aussitôt envoyé un message à Pascal pour lui dire que je restais un petit moment de plus avec Caro. Je crevais d’envie de pointer mon nez pour voir ce qui se passait en bas. Mais, c’était mieux pas. Caro était arrivée. Dans le noir, on était aux aguets.

  • Manuella, je t’ai dis de ne pas venir ici. Si Jane avait été ici hein?
  • Où est-elle? Tu as dis qu’elle était là, c’est pas vrai. Tu ne voulais pas me voir?
  • Tu ne peux pas rester ici, rentre. Jane n’est pas loin, elle a été chez une copine qui habite à côté. Va-t-en je t’en prie.
  • Est-ce que tu lui as dis pour nous?

Pascal n’a rien répondu.

  • Tu lui as dis? Non, je ne crois pas. Pourquoi tu étais si vache ce soir. J’ai vu comment tu étais avec elle. A moins que... Elle...
  • Elle ne sait rien.
  • Moi, je t'assure qu'elle sait.
  • Non.

Petit silence. Je me suis demandé ce qu’ils faisaient. Avec Caro, on était debout tout contre la porte et ne perdait rien de ce qui se disait en bas.

  • Je te dis qu’elle sait. Quant vous avez quitté le parking, elle m’avait vue, et elle m’a regardé droit dans les yeux, et j’ai compris qu’elle savait. C’est peut-être un de tes potes qui lui a dit.
  • Je sais que non. Aucun de mes potes ne ferait ça. Ecoute Manuella, rentre chez toi, je t’appellerai demain. Je ne veux pas d’histoires avec Jane ok.
  • Dis lui, tu verras, elle sait déjà tout.
  • Pas question.

Silence.

  • Quant est-ce que tu vas lui parler de moi?

Encore un long silence.

  • Je ne sais pas.
  • Tu vas lui parler de nous?

Encore un silence.

  • Je n’en sais rien.
  • Tu es fâché que je sois venue, mais il faudra bien que tu lui parles. On ne peut pas continuer comme ça. Je croyais qu’il n’y avait plus rien entre vous, mais ce soir, à te voir tout le temps à l’embrasser, lui tenir la main... et la manière que tu la regardais... je sais pas... c’était... Pascal, ne joues pas avec mes sentiments. Ça m’a fait trop mal ce soir.

Un hoquet, puis le silence. On a entendu des bruits de pleurs. A travers ses larmes, elle lui disait qu’il lui faisait de la peine, qu’il était juste fâché, mais qu’elle avait eu besoin de le voir, mais qu’elle le regrettait parce qu’il était froid.

Elle répétait; "je sais que t’es fâché parce que tu ne voulais pas que je vienne, mais tu me manques et j’ai été blessée de voir comment tu étais avec elle. T’es juste fâché". Elle aurait voulu qu’il la prenne dans ses bras, au lieu de lui tourner le dos. Pascal devait surveiller le jardin pour me voir arrive. Elle pensait qu'il n'y avait plus rien entre Pascal et moi? Pouffe.

Je lui ai envoyé un message pour dire que j’arrivais, qu’il me laisse 10 petites minutes.

  • Tu savais pour ma copine. Je croyais qu’on était d’accord de rester discret, aucune attache. Ecoute Manuella, on ne peut pas discuter de ça maintenant, je veux que tu partes, maintenant.
  • Oui, mais... les choses ont changés, on s’aime, on ne peut pas... Il est peut-être temps que tu lui parles, non?
  • Ou peut-être temps qu’on arrête de se voir.

Elle a compris que ça ne servait à rien et s’est enfin décidée à partir. Hum, si Pascal restait à la porte ou à la fenêtre, je n’allais pas pouvoir sortir de chez Thom! Comment faire pour m’assurer qu’il ne soit pas en train de surveiller les extérieurs? Je parie qu’il avait son natel sur lui.

Caroline a donc choisi de l’appeler pour lui demander si elle pouvait venir passer la soirée avec nous. Je suis sortie par devant, et je suis remontée par l’allée qu’emprunte les voitures. Je lui dirais que je n’avais pas osé passer par bord du lac. Trop sombre.

On a un peu parlé de Caro. J’ai prétendu qu’elle n’avait pas la frite, et Pascal a dit qu’elle l’avait appelé après mon départ. Elle voulait savoir si elle pouvait venir. On a aussi parlé d’aller chez moi.
Pascal avait semblé pour avant le passage de Manuella, maintenant que l’alerte était passée, il n’avait pas l’air de vouloir bouger.

Il était un peu tard pour des visites, mais j’avais utilisé Caro tout à l’heure, je ne pouvais pas lui fermer la porte.  Je l’ai appelée et on a discuter. Oui, il était tard, on était raide, on allait se coucher, alors on pouvait remettre ça à demain soir.

Hahhh Caro! D’une petite voix, elle m’a demandé si ça m’embêterait beaucoup si elle pouvait venir dormir chez Pascal. Qu’elle pourrait dormir dans la chambre d’amis, qu’elle ne voulait juste pas être seule.

Moi, ça m’embêtait... Alors je lui ai dis de venir demain matin et qu’on déjeunerait ensemble. Qu’elle pouvait même rester là la journée si Pascal était d’accord. Un coup d’oeil en direction de Pascal pour avoir son accord, il a haussé les épaules, et c’était bouclé.

Puis changement de programme 5 minutes après... Pascal m’a lancé un petit regard coquin et a rappelé Caroline pour l’inviter à venir dormir ici. Ok, j’ai compris!

10 minutes après, elle était là. Elle avait mis des dessous sexy et tout, et moi, ben, je n’avais que mes sous-vêtements standards. On a fêté nos "retrouvailles" jusqu’aux premières heures du matin. Pas beaucoup dormi. Pascal s’est levé vers midi je crois, et il a été faire un jogging tout seul.

Caro s’est levée avec l’idée de préparer le déjeuner. Pour Pascal. Alors, malgré la tête dans les pieds, je me suis forcée à sortir du lit pour le faire. Ce n’était pas son rôle, mais le mien. Je ne voulais pas qu’elle fasse comme si elle était chez elle. Wow!

Pascal nous a fait un bisou sur le front à l’une comme à l’autre avant de filer prendre une douche. Hum, il aurait pu faire une différence je trouve! J’aurai voulu dire à Caro de rentrer, pour passer la journée avec Pascal, mais je ne savais pas comment. Elle aurait pu le prendre mal après la nuit qu’on avait passé.

J’ai remarqué que ses gestes, sa manière d’être dans l’intimité avaient changés. Pascal était moins distant avec Caro, plus... plus comme avec moi. Ça m’a travaillé. Il l’a même pris contre lui pour dormir.

Ils se sont amusés encore un moment alors que, crevée, je me suis endormie presque aussitôt, en leur tournant le dos, en position foetal. Je me rappelle vaguement qu’il ait passé son bras sous ma tête pour me coller à lui. Dérangée dans mon sommeil, j’ai tourné la tête, Caroline était lovée au creux de ses bras et il l’a embrassée sur la tête et s’est tourné vers moi, mais j’étais retombée dans ma position initiale.

J’étais partie. J’avais juste noté au passage, rien de plus.

Samedi, il faisait un temps de merde. Pluie, gris, froid. Pascal a eu l’idée de faire un petit feu dans la cheminée. C’était cool. Thomas est descendu en fin de journée, pour voir s’il traînait encore quelque chose à manger. Je lui ai fait une omelette avec des patates grillés et quelques saucisses.

Je lui ai tenu compagnie au bar pendant qu’il mangeait en avalant mon x-ième café. J’avais toujours la tête dans la vase et encore super sommeil. Pascal et Pascal bavardait en riant étalé sur le canapé du salon. Thomas nous observait tour à tour. Oui, je devinais qu’il se posait des questions, mais il les a gardés pour lui.

Il a parlé de la sortie de ce soir, mais on était pas tellement chaud pour sortir. En tous cas, moi, pas encore, j’étais naze et incapable de programmer à l’avance. J’étais plutôt tentée par une soirée télé tranquille au coin du feu. Je crois que Pascal était dans le même trip.

Surtout... je voulais éviter de croiser la miss ce soir... Hum, je me suis aussi demandée si Pascal et Caro n'avait pas déjà comploté pour l'autre soir!? Je me suis peut-être faite piégée?


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135/2015 - Golden Silence!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 15 mai 2015 - 135/2015 - Golden Silence!

Thomas lui a envoyé un message pour lui demander ce qu’il allait faire quant j’apprendrais ce qui se passe avec cette fille. Apparement, leur conversation avait eu un impact sur Thomas. Sur moi aussi, mais personne ne devait le savoir. Ça le travaillait, et même si Thomas était dans une soirée, il continuait à y penser. Pascal lui a répondu que je ne l’apprendrais jamais. Hum! S’il savait!

Peut-être à cause du message de Thomas, ou peut-être même la conversation, Pascal a été adorable. Toutefois, le souvenir du fait qu’il avait essayé quand même de la voir quant je l’ai appelé, me laissait un goût amer. J’ai dû me rappeler ma phrase miracle pour ne pas m’effondrer ou péter un câble et tout lui déballer.

Pascal aurait pu prendre congé aujourd’hui, mais il a préféré garder son congé pour une autre fois. Ce matin donc, je me suis levée en même temps que lui pour qu’on prenne le café ensemble avant qu’il parte au boulot et moi à la maison. Malgré une fin de soirée adorable, j’ai mal dormi et j’avais toujours la boule à l’estomac à mon réveil. Je me sentais désespérément triste. Pour la façade, je gardais pourtant le sourire.

J’étais contente de rentrer. Je croyais pouvoir en profiter pour me reposer et réfléchir un peu. Mais que néni; ma soeur a appelé pour me proposer de jouer aux cartes. Je ne suis rentrée qu’à 21h30. Pendant la partie, je n’ai pas regarder mon natel, qui était presque en rade, il me restait 10% de batterie.

A la maison, j’ai vu les messages de Pascal; rendez-vous à 20h chez lui pour souper... Je l’ai aussitôt rappelé.

Pascal était encore à la maison. En fait, ils étaient chez Thomas en pré-soirée. Je devais me changer et tout, donc je savais que je ne pourrais pas être là-bas avant 22h30, voir 23h. Et seulement si j’étais extrêmement rapide, ce que je ne suis pas. J’ai tendance à traîner, boutiquer ceci ou cela, tripoter mon ordi, etc.

J’aurai voulu que Pascal reste chez lui à m’attendre pour sortir. Il proposait au contraire que j’aille le rejoindre. Entrer dans un bar toute seule, j’aime pas trop. J’aurai pu demander à Caro de m’attendre, mais je préférais qu’elle surveille Pascal. Pffff... Que c’était compliqué!

Depuis plus de 2ans, les choses vont de mal en pire entre Pascal et moi... Je me demande si... ça vaut le coup de continuer! Mais c’était une pensée fugace.

Désolant, mais Pascal a faussé compagnie à l’équipe juste après mon coup de fils. Je devine où il a été! Je ne pouvais rien y faire, et je ne l’ai su qu’après coup. Stupide, j’aurai dû m’en douter. Le ventre en vrac, je l’ai averti par sms de mon départ.

Pour se couvrir sans doute, il m’a demandé si je ne préférais pas qu’on se retrouve chez lui pour passer une soirée tranquille. Grrrh, il rêve ou quoi? J’aurai passé 1h à me préparer pour rentrer se flanquer en training chez lui? Quoique, vu on humeur... Je n’avais pas la frite et je sentais d’avance que j’allais passer une soirée de merde à me forcer à faire semblant d’aller bien.

Pascal m’attendait dehors devant le Bar. Il a prétendu que lui et Paul avait été prendre un verre ailleurs pour discuter plus au calme. Quel menteur! Là, j’ai su qu’il y avait anguilles sous roche! J’ai réussi à sourire, à le laisser m’embrasser et j’ai dis: «Je t’adore Babe et j’ai confiance en toi». Ça l’a fait tiquer, je l’ai senti se raidir sur place. Je ne sais pas pourquoi j’ai dis ça, ou peut-être était-ce justement parce que je ne lui faisais pas confiance.

En entrant dans le bar, j’ai vu qu’elle était là. C’était comme si une main pressait sur ma poitrine. Fureur, tristesse, désespoir, tout était mélangé. Elle était peut-être venue avec lui, et ça me donnait la furieuse envie de le mordre. De le mordre ce bras autour de mes épaules jusqu’au sang.

Etrangement, Pascal était tout attentif, tout adorable, gentil et me couvrait d’attention. C’était presque comme s’il se sentait coupable. Puis je me suis rappelée de ma phrase! C’était ça. C’était cette phrase qui l’avait culpabilisé, depuis ce moment là, on aurait dit qu’il essayait de se racheter.

J’ai remarqué qu’il a évité de regarder en direction de Manuella, ce qui m’a fait un tout petit peu plaisir. Mais, impossible d’effacer qu’il l’avait vu avant. Il faisait tout pour la voir, pour passer un moment avec elle. Et elle, elle était ici pourquoi? Pour lui voler quelques sourires, quelques regards? Je bouillais de l’intérieur, tout en arborant mon sourire  «click-clack-kodak».

Réalisant qu’elle ne le quittait pas des yeux, et qu’elle le fixait d’un air réprobateur devant ses marques de tendresses envers moi, j’en ai profité. Peut-être que je n’aurai pas dû, mais ça atténuait ma douleur. J’ai répondu à ses gestes de tendresses, à ses bisous et baisers, plus je la voyais tiquer.

Manuella ne devait plus rien comprendre. Ils s’étaient vu quelques instants auparavant, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour elle. Elle devait jubiler de la distance qu’il mettait entre nous, surtout quant elle était là. Comme une chatte jouant avec sa souris, elle devait papillonner de le voir me faire souffrir, et là, paf, rien. Au contraire, il était adorable et me couvrait de câlins.

C’est peut-être ce qui l’a fait s’approcher du groupe. Elle discutait avec Jonas qu’elle connaissait à 2 pas de nous. Pascal continuait toujours à faire comme s’il ne l’a connaissait pas. Quel comédien! Elle lui lançait quelques oeillades, mais il l’ignorait. Peut-être parce qu’il n’aurait pas su comment justifier son attitude?

Après avoir discuté avec Jonas une vingtaine de minute, au moment de partir, Manuella a tapoté Pascal sur le bras pour le forcer à se tourner vers elle. J’ai réalisé qu’elle était plus grande que moi d’une bonne tête. Ce devait être les talons. En lui faisant la bise, elle lui a murmuré un truc à l’oreille.

Embarrassé et rouge, Pascal lui a fait la bise. Sans sourire. Même un peu étonné. Je pense qu’il s’attendait à ce que je lui demande qui c’était. Ce qui aurait mis en péril le côté secret de leur relation. Alors je n’en ai rien fait, j’ai détourné la tête et fait semblant que je n’avais rien remarqué.

Mon regard a croisé celui de Caro. Elle a froncé les sourcils et penché la tête, l’air de dire "Alors? C’est tout? Pourquoi tu ne fais rien?". Elle ne pouvait pas comprendre. C'était le mieux à faire.

Manuella est partie, mais elle a fait demi-tour pour re-tapoter le bras de Pascal. Cette fois, elle lui a demandé s’il pouvait l’accompagner prendre son taxi. C'est fou ce que les filles sont culotées de nos jours!

Pascal est resté interdit un petit moment, ne sachant pas comment réagir. Se demandant surement pourquoi elle prenait le risque que je découvre le pot-aux-roses. Il a bredouillé quelque chose que je n’ai pas saisi. Difficile de garder la tête détournée, cette fois c’était assez évident.

Jonas s’est immédiatement porté à son secours et a proposé de l’accompagner. Il pourrait s’en fumer une en même temps. Manuella pestait intérieurement. Elle ne pouvait pas insister sans que ça paraisse étrange. Elle est donc partie avec Jonas en fusillant Pascal des yeux. Evidement, j’ai fait comme si je n’avais pas remarqué.

Pascal était mal à l’aise, embarrassé. Après avoir violemment rougi, maintenant, malgré la lumière tamisée, Pascal était tout pâle. Son natel s’est mis à vibrer et il l’a discrètement coupé.

C’était trop pour moi. J’avais les joues en feu, qui picotait et une grosse crise de chaleur. J’ai murmuré à l’oreille d’un Pascal paniqué qu’on pouvait rentrer quant il voulait, j’en avais assez. Il me tenait la main et il a serré mes doigts, puis petit bisou dans la paume; il était d’accord. Il en avait assez lui aussi.

On était en train de faire la bise avant de filer quant Jonas est revenu. Il a voulu parler à Pascal, seul à seul. J’ai devais donc l’attendre. Je suis sortie et j’ai marché jusqu’à la voiture. Pascal m’avait donné ses clés, alors j’ai grimpé dans son 4x4. En m’installant, j’ai vu Manuella.

Elle n’était donc pas partie? Est-ce que c’était ce que Jonas voulait lui dire? Qu’elle l’attendait dehors? Il n’osera pas aller vers elle, sachant que je suis dans sa voiture. Donc avec vue droit devant! J’ai surveillé sa sortie dans le rétro. Je l’ai vu sortir, la regarder et se diriger en courant vers la voiture.

Pascal m’a souri et s’est penché pour m’embrasser sur la joue et on est parti... Je me demande si c’était pour lui signifier quelque chose. En passant près d’elle, Pascal l’a ignorée se concentrant sur la circulation. Moi, je l’ai regardée bien en face. Nos regards se sont vissés.. Elle sait maintenant que je sais. Pas de doute là dessus.

Je suis sûre qu’elle le dira à Pascal. Pascal ne la croira pas. Pour lui, j’ignore toujours tout. Ma décision a été prise à ce moment là, je continuerais à faire semblant de ne rien savoir. Gare à Caro si elle parle!


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134/2015 - Faire semblant de rien... c est dur!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 14 mai 2015 - 134/2015 - Faire semblant de rien... c’est dur!

Une de mes frangines avait besoin d’aide pour un tableau excel dont elle avait besoin pour vendredi, alors j’ai passé l’après-midi chez elle. Il faisait beau, mais le temps était à l’orage. Je pense que ça éclatera en fin de journée. A 18h, j’étais encore chez elle, et je l’ai aidée à couvrir ses canapés, comme il commençait à pleuvoir. Ensuite, je suis passée chercher, aux Croisettes, Alex et la jeune Australienne en vacances chez ma frangine. Je pouvais enfin rentrer.

J’avais parlé à Pascal en fin de matinée. Pascal ne se doutait pas que je savais qu’il m’avait menti sur ce qu’il avait fait hier. Je n’ai rien dit. Il voulait qu’on mange ensemble à midi, mais je lui ai dis que je devais aider une de mes soeurs. Je l’appelle dès que j’ai fini. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire.

Après réflexion, je crois que je vais continuer à faire semblant de rien.

S’il savait, il risquait d’être plus prudent. Alors autant garder mes infos pour moi. Intérieurement, je tremblais; de rage, angoisse de le perdre, furax qu’il m’ait menti, hésitante à l’attitude à adopter. Bref, j’étais paumée.

Chez moi, j’ai pris une douche. Je n’avais pas le temps d’un bain. Et j’étais trop impatiente de voir Pascal pour perdre du temps à larver dans de la mousse. Une fois prête, je suis partie sans avertir Pascal de mon arrivée. Pas une bonne idée, mais bon.

Pascal était chez Thomas. Ils étaient plongés dans une discussion sérieuse à propos de filles... Intéressant!

J’ai donc averti Pascal que j’étais encore chez ma frangine, que j’en avais encore pour un petit moment, que je ne savais pas si j’arrivais à passer ce soir. Parce qu’il fallait qu’après je rentre prendre une douche et me changer. Bref, il sera probablement sorti. Et je n’avais pas envie de passer la soirée à poireauter chez lui jusqu’au matin, juste pour dormir!

Pascal m’a charrié en me disant que ça ne me suffisait donc plus? Il m’a dit que lui il aimerait bien que je vienne dormir. Il a dit qu’il allait sortir, que je n’avais qu’à l’appeler si je changeais d’avis et qu’il rentrerait sur les chapeaux de roues. "Et si je préfère venir te rejoindre?", Pascal a rigolé; "Je veux oui".

  • Mais appelle-moi, parce que je crois que je vais en profiter pour prendre un verre avec Jonas, et je n’ai aucune idée où ils pensent aller, ok? Appelle ok. Je risque de traîner avec eux jusqu’à je ne sais quelle heure si tu ne viens pas. Donc, si tu décides de venir, alors tu me lance un coup de fils. Bon, aussi si t’es sûre que tu ne viens pas, comme ça, je sais que personne ne m’attend.

Pascal a tellement insisté que je l’appelle, que j’ai eu des palpitations et le coeur plongé dans un bain de plomb.

Il fallait vraiment que je trouve un petit micro que je pourrais placer discrètement chez Pascal et Thomas. Comme ça, je n’aurai pas à me glisser chez l’un ou l’autre pour épier Pascal. Peut-être que Caro était dans le coin et qu’elle m’avait vue entrer chez Pascal. Il pleuvait des cordes, je ne pouvais pas rester dehors.

Thomas était au courant pour Manuella. Comment Pascal avait-il pu croire qu’il arriverait à cacher sa liaison?

Je suis passée par beaucoup de stades différents en les écoutant discuter; rage totale, tendresse, haine, dégoût, et je tremblais de tout mon corps. Mais j’ai retenu une chose importante; Pascal a dit qu’il ne voulait pas se séparer de moi. Il ne supporterait pas de me voir avec quelqu’un d’autre. Thomas lui a rappelé qu’un moment donné, il devra bien faire un choix. Pascal s’y refuse.

Thomas lui a dit que c’était vachement égoïste, parce que si ça devenait sérieux avec cette fille (Manuella), j’en souffrirais. Le pire c’est que je ne m’y attends pas du tout et que je lui faisais aveuglément confiance. Pascal a dit que j’avais raison de lui faire confiance, parce qu’il m’aimait. Thomas trouve qu’il a une étrange façon d’aimer! Tromper, ce n’était pas aimer.

Le natel à Pascal s’est mis à sonner. Je constate qu’il a mis un son spécial pour Manuella! Thomas allait sortir, alors Pascal est descendu.

Manuella devait certainement insister pour le voir, parce qu’il lui a raconté mon programme. (Putain, ça m’a sortir de la fumée des oreilles). Bref, qu’il ne savait pas si je venais ou pas. Elle avait dû vouloir venir chez lui, parce qu’il a dit que je risquais de débarquer et que ce n’était pas une bonne idée.

Pascal n’avait pas l’air de vouloir sortir, mais plutôt de rester tranquillement à la maison à m’attendre. Il était persuadé que j’allais me pointer sans l’avertir, alors il voulait rester là. Il lui a dit que ça aurait le mérite de me rassurer, et qu’il serait plus libre. Le salaud.

Il me semblait que Manuella continuait à insister pour le voir, parce qu’il lui disait; "Ecoute, pas ce soir, c’est trop risqué... Bien sûr que j’ai envi de te voir.... Tu me manques aussi... Soit pas triste, je me débrouillerais...". Après une longue discussion, une discussion qui m’a fait réalisé qu’ils se voyaient certainement depuis un petit moment, Pascal lui a dit qu’ils pouvaient se voir un petit moment.

Pascal s’était aussitôt levé pour se diriger vers sa chambre. Probablement pour se changer. J’allais pouvoir en profiter pour m’éclipser et l’appeler pour faire celle qui était en route. Pascal l’avertit qu’il risquait de devoir partir à tout moment, qu’ils ne se verraient peut-être pas très longtemps.

J’étais bleue. Les entendre discuter sur mon dos me retournait l’estomac. Et les jambes qui tremblaient comme des feuilles sous une rafale de vent.

Entendre la voix de Manuella m’a scotchée sur place derrière les rideaux. Je n’ai pas pu m’éclipser. Pascal l’avait mise sur haut parleur pendant qu’il enfilait un pull. Elle avait un rire stupide, et essayait de plaisanter tout en prenant un ton léger pour lui donner des ordres déguisés. Ou peut-être que c’est simplement ma jalousie qui parle!

Elle disait; "C’était horrible de te voir partir ce matin... j’ai eu l’impression d’avoir le coeur brisé". Donc Pascal avait dormi chez elle.

Quelle pétasse! Elle jouait sur sa corde sensible. Je fulminais. Il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi? Comment faire? C’aurait dû être avec moi que Pascal parle de ses plans avec elle, et non le contraire. C’est ce qui me faisait bouillir de rage. C’était moi sa confidente, pas elle. Comment avait-il pu me trahir si fort?

Pour ne pas me laisser emporter par les larmes et la colère, je me répétais qu’il ne voulait pas qu’on se sépare! J’essayais de me convaincre que malgré tout, malgré tout ça, il m’aimait quand même. Et je devais me le répéter plusieurs fois de suite pour ne pas tomber au fond du puits de déprime qui me tendait les bras.

J’étais coincée. Je ne pouvais pas sortir avant lui. Alors j’ai dû attendre que Pascal s’en aille, pour sortir de ma cachette et l’appeler. Hum... le rat... maintenant que j’y pense... Et Pascal s'est lancé dans une suite de prétexte pour ne pas rentrer tout de suite! Je suis sûre qu'il regrettais de m'avoir répondu du coup!

Il a dit qu’ils allaient prendre un verre qu’il-ne-savait-où. Il suivait. Alors il ne pouvait pas juste partir sans les avertir. Qu’il ne ferait pas longtemps. Pour l’emmerder dans son petit planning, juste parce que je savais qu’il mentait; il voulait avoir le temps d’aller chez l’autre, passer un moment avec elle, et ensuite venir comme si de rien, me retrouver. Hum... pas question.

Je lui ai dis qu’alors, j’étais en route, dès qu’il arriverait, qu’il m’appelle et je le rejoindrais. Le silence qui a suivi a été édifiante. Pascal était emmerdé. Il m’a dit que ça ne valait pas la peine, qu’il rentrerait vite. D’une voix douce et joyeuse, je lui ai dis qu’il n’avait pas besoin de stresser, il avait eu envi de sortir, donc, on pouvait très bien traîner avec ses copains, ça m’allait aussi. L’essentiel, c’était d’être ensemble.

Encore plus emmerdé, il a dit qu’ils étaient entre mecs. Hihihi, il me prend vraiment pour une gourde! J’ai su qu’il ne roulait plus. Il s’était arrêté. Pour le titiller encore; je lui ai fais la réflexion et j’ai demandé donc où ils étaient.

N’ayant plus d’excuses, Pascal a dit qu’il s’était effectivement arrêté et qu’il avait l’intention de faire demi tour pour rentrer. Il allait laisser un message à Jonas. Moi; "Non, sérieux, y a pas besoin. Tu sais bien que ça ne me gêne pas que vous soyez entre mecs. Je pense pas que ça les dérangera que je sois là, si?". Pascal était tendu, je pouvais l’entendre dans sa voix. Hum!

Tout gentil, il m’a dit qu’il serait à la maison dans moins de 30 minutes, alors on se retrouve là-bas. Encore pour l’embêter un petit peu plus dans ses mensonges, j’ai voulu qu’il reste en ligne pendant le trajet.

Chaque fois que je sentais qu’il voulait raccrocher, je prenais ma voix de chatte, douce et gentille pour lui demander de ne pas raccrocher.

Je savais qu’il utilisait la main libre dans la voiture, donc il ne pouvait pas prétendre avoir besoin de ses mains pour conduire.

Pour finir, j’ai arrêté de le torturer, en acceptant de raccrocher et de le retrouver à la maison. 10 minutes plus tard, je l’ai regardé passer devant moi en voiture. Il ne m’a pas vue parquée dans l’ombre des bosquets de la première maison du chemin qui menait chez lui.

J’ai attendu encore une bonne trentaines de minutes avant de me pointer chez lui. Il était encore au téléphone. Ce n’était pas avec moi, alors je devinais que c’était avec elle. J’avais une boule au fond de l’estomac. J’ai dû me répéter encore; "Pascal ne veut pas qu’on se sépare, donc il m’aime. Il s’amuse avec elle. Il m'aime moi, pas elle".


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133/2015 - Menteur Menteur

Publié le par JaneDo


Mercredi - 13 mai 2015 - 133/2015 - Menteur Menteur

Journée super chargée. Je me suis débarrassée de Gis, elle est partie pour le week-end, et ne rentre que lundi. A partir de midi, j’étais déjà en week-end. Le pied. J’avais des courses à faire, ranger et faire le ménage. Gis est vraiment sale; je dois passer derrière elle; son lavabo est dégueulasse, ses saletés de cheveux traînent partout. Si ça continue, je vais devoir me débarrasser d’elle. Je n’ose pas prendre un bain sans laver la baignoire à la javel.

Pascal m’a fait livré des fleurs avec un petit mot; « Babe, j’ai été minable ces derniers temps. Si je t’ai fait de la peine, je m’en excuse. Je ferais tout pour me faire pardonner ce week-end. ». C’était mignon. Comment lui en vouloir après ça. Pourtant, je ne comprenais plus rien...

Son appel à cette fille, alors que j’étais cachée à l’arrière de sa voiture, n’était une illusion. Son irritation, sa distance non plus. Pourquoi voulait-il soudainement se faire pardonner? Quelque chose ne tourne pas rond avec la miss? Regrette-t-il vraiment? Va-t-il m’en parler? (j’espère que non). Toutefois, son geste était adorable, je ne pouvais pas ne pas apprécier. Sur le coup de l’impulsion, je lui ai envoyé un message pour dire merci avec pleins de coeurs.

Pourtant, quelque part au fond de moi... je ne pouvais pas le laisser me prendre pour une tarte!

Et la bulle a sauté, quant j’ai appris par Caro qu’il avait à nouveau rendez-vous avec cette fille, alors qu’il m’avait dit qu’il devait voir Varios et le groupe. Encore une fois, il m’avait menti. J’en avais mal au bide. Est-ce qu’il m’avait envoyé ces fleurs pour m’endormir? Il savait que j’allais trouver ça adorable. Il avait réussi à endormir ma méfiance. Pfff... j’suis trop conne.

Furax, mais aussi angoissée, effrayée de savoir ce qu’il faisait en fait, je suis restée à la maison. Je ne l’ai pas appelé, ni été chez lui, ni message, ni rien. Alors qu’il m’avait fait croire que je n’avais pas à me faire de soucis, il a été voir cette fille. Je suis un peu dégoûtée, il m’a prise pour une idiote.

Dire qu’on aurait pu passer la soirée ensemble... mais non, il avait préféré la voir elle!


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132/2015 - Petite surprise

Publié le par JaneDo


Lundi - 11 mai 2015 - 131/2015 - Souper - Caro - Dol

Miam; souper en famille; poulet rôti et salades diverses. Pour le dessert; gâteau au chocolat. On était tous là, sauf la copine à Marlon. Apparemment, elle bossait.

Au lieu de rentrer directement, je suis passée chez Caroline. On avait des trucs à discuter. Et, je sentais que dans le futur, j’aurai besoin de son aide dans ma croisade. Elle avait cru remarqué les regards que Pascal échangeait avec cette nana, mais elle aussi avait pris en grippe Natacha. Ce n’était pas la première fois qu’elle tournait autour de Pascal. Natacha avait l’habitude de la regarder comme si elle était une intruse.

Plus tard, avant que je m’en aille, on a été voir ce que faisait Pascal. Etonnament, il était chez lui et jouait de la guitare. Thomas ne semblait pas être dans les parages. Je serais bien restée à le regarder, mais je devais rentrer. A la maison, une fois en training, je pensais pouvoir peindre tranquille, mais Dol a débarqué.

Mon Dieu! Elle était bourrée! Encore! Dire qu’elle ose se plaindre qu’on lui ait retirée sa fille!


Mardi - 12 mai 2015 - 132/2015 - Petite surprise

D’habitude, je ne vais jamais aux entrainements de Pascal, mais j’ai voulu lui faire une surprise. Je pense que c’était plutôt mon 6ème sens qui avait parlé. De voir l’autre conne arriver vers la fin m’a fichu la chair de poule. Tout dans son attitude m’a donnée envie de l’agresser et de lui coller une bonne douzaine de tartes. C’est comme si elle était en territoire conquis. Elle ne doute de rien celle-là! Etant donné ma présence, c’était fichu pour sa tête!

Manuella, puisqu’il faut la nommer, a été attendre à la sortie des vestiaires. Mais j’y étais aussi, ainsi que Caroline. Je l’ai vue changer de couleur en nous apercevant. Elle ne savait que faire; partir ou rester? Elle s’est mise en retrait, mais elle est restée. Courageux!

En sortant, Pascal a pris des couleurs. Il l’a vue, mais il m’avait aussi repérée, et n’a donc pas été vers elle. Bien fait, espèce de garce. J’ai voulu l’embrasser, mais, et ça m’a un peu serré le coeur, il a évité le baiser pour me tendre la joue. Il allait me le payer ça, je suis patiente.

Essayant de ne pas montrer ma déception, je lui ai pris le bras et on est sorti pour aller à la voiture avec Caroline pendue à l’autre bras de Pascal. Je n’avais pas pris ma voiture, j’étais venue avec Caro. Bavardant comme des pies joyeuses, je n’ai pourtant pas pu m’empêcher de voir les regards en coin de Pascal en direction du gymnase.

On a été prendre un verre tous les 3. Je pensais rentrer chez moi, mais la présence de l’autre dans les parages m’a fait changer d’avis. Même si c’était un peu ridicule, je me suis incrustée chez Pascal. Il était taciturne, de mauvais poil et parlait peu. Même s’il n’était pas vraiment désagréable, je voyais bien que je dérangeais.


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