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88/15 - Un prêté pour un rendu

Publié le par JaneDo


Dimanche 29 mars 2015 - 88/15 - Un prêté pour un rendu

Pascal n’avait pas réussi à fermer l’oeil de la nuit. Partagé entre l’espoir de me voir arrivé et les doutes, il n’avait pas ménagé ses efforts pour essayer de me joindre au téléphone. Je n’avais pas répondu. Je voulais lui donner un avant goût de son propre comportement.

Steven m’a déposée devant la maison, Pascal s’est précipité à la fenêtre et ouvrir la porte. On pouvait lire sur son visage qu’il était légèrement choqué. Si j’avais été nette, je l’aurai été aussi; jamais je n’aurai dû laisser Steven venir jusque devant la maison. La bouche en coeur, j’ai titubé jusqu’à l’entrée.

Le visage courroucé, Pascal regardait encore Steven s’éloigner. Oui, je n’aurai pas dû faire ça, c’était stupide.

Seulement une fois que la voiture de Steven avait disparu, Pascal a refermé la porte et s’est tourné pour me disséquer de ses yeux verts brûlants. Il était fatigué, cela se voyait, ce qui m’a serré le coeur. Parfois j’avoue que j’agis comme une conne et je le regrette aussitôt.

Pour esquiver toute discussion, j’ai prétendu être plus bourrée que je ne l’étais en réalité. Je me suis laissée tomber sur le canapé, puis j’ai versé en position couchée. Pascal m’a demandé si j’avais passé la soirée avec Steven. Hum, difficile de commencer à mentir sur le sujet, alors j’ai acquiescé joyeusement. Une joie que j’étais loin de ressentir dans l’immédiat.

Aucun sourire, le visage fermé, la mâchoire serrée, Pascal m’a préparé un café. Voyant que cela ne servait à rien d’essayer de discuter avec moi, il m’a prise dans ses bras pour me poser sur son lit. Je me suis laissée tomber en arrière, alors il a voulu me déshabiller, mais ça, je pouvais le faire toute seule.

Prends une douche. Je n’ai pas envie de sentir l’odeur d’un autre dans mon lit.

Glups! Pascall était fâché? Je lui ai rétorqué que, hier soir, c’était moi qui avait attendu en vain jusqu’au matin, ce soir c’était lui. Donc, c’était un prêté pour un rendu; pas de quoi fouetter un chat. Pascal m’a juste regardée sans dire un mot. Puis, il m’a traînée dans la salle de bains pour que je me douche. Tssss!

Dimanche matin, j’aurai bien continué à faire semblant de dormir pour éviter la confrontation. L’odeur de café  et de pains frais me parvenait, conquise par l’appel de la faim, je me suis levée. Après une bonne douche, j’ai fini par le rejoindre à la cuisine. Pascal lisait le journal debout au bar de la cuisine en mangeant un croissant.

J’ai ressenti un malaise, je devais avoir faim. Argh, j’avais aussi mal à la tête, un groupe de rock déchaîné donnait un concert sous mon crâne. Le regard de Pascal a glissé sur moi avec tendresse. J’avais enfilé un de ses trainings trop grand pour moi. Le T-shirt à longues manches que je lui avais emprunté, trop long, flottait et dépassait mes mains. Pascal a souri et mon coeur s’est serré encore. Je l’adorais.

Il m’a servi un café et continuait à me dévisager sans vergogne. Cela me gênait et me mettait mal à l’aise. Je me suis demandée si j’avais oublié de me coiffer, ou si j’avais quelque chose de travers... mais non, j’avais bien vérifié avant de quitter la salle de bains.

Toujours avec le sourire, Pascal m’a demandé si mon attitude d’hier soir était une vengeance pour le soir d’avant. J’ai fait oui de la tête et je lui ai dis que j’avais vraiment mal pris le fait qu’il me fasse venir chez lui, pour passer la nuit à l’attendre. Il a opiné de la tête. Il était fâché hier soir, mais à la lumière du jour, il avait pris ça avec plus de mesure; c’était bien fait pour sa tête.

On a commencé à en rire, puis je me suis rappelée quelques mots de Thomas; « est-ce qu’elle sait? », est-ce que je savais quoi? J’ai voulu lui poser la question, mais j’avais peur que ça nous gâche la journée. S’il mentait, je n’y verrais que du feu, et il deviendra encore plus prudent. Si je continuais à faire semblant de ne rien savoir, il baisserait sa garde. Pendant ce temps, je trouverais bien une solution.

Tandis que si, par esprit d’honnêteté, il en viendrait à me parler de quelque chose que je ne voulais pas savoir et qui risquerait de me faire du mal... je n’aurai pas d’autre choix que de foutre le camp illico. Ouais, journée gâchée! Donc, motus.

La situation étant calmée, pas de nuages à l’horizon, temps exécrable, on s’est larvé tout le reste de la journée et on s’est bombardé de câlins. J’étais aux anges.


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87/15 - On tourne en rond!

Publié le par JaneDo


Samedi 28 mars 2015 - 87/15 - On tourne en rond... et on se fait des crasses!

Finalement, j’ai couru chez Pascal, parce que j’avais envie de le voir. Pffff, il est rentré à plus de 4h du matin! C’était bien ce que je pensais. Ça m’a énervée. Pour tuer le temps, je m’étais rendue chez Caroline qui était, elle aussi, toute seule. On a bavardé, bu. Je me suis rendue compte qu’elle aussi ressentait un certain changement. Clairement il se passait quelque chose, l’attitude de Pascal avait changé.

Vers les 2h du matin, Pascal n’était toujours pas rentré, alors je suis retournée chez Caro. Le temps était merdique, il pleuvait. Il faisait humide. A 3h du matin, Caroline commençait à s’endormir sur place. J’ai été encore jeté un oeil chez Pascal et toujours personne à l’horizon. C’est naze. Pourquoi avoir proposé qu’on se retrouve chez lui, s’il savait d’avance qu’il rentrerait au petit matin?

3h30, Caroline a voulu aller se coucher, alors j’ai été attendre dans ma voiture. J’avais de la peine à ne pas m’endormir sur place. Poisse. 4h10, voilà monsieur qui rentre enfin. Thomas le précédait et le bruit du moteur de sa voiture m’a rendue attentive à leurs arrivés.

Pascal est passé par son appartement, avant de monter chez Thomas. Il avait laissé la porte entre les 2 logements grand ouverts. Je ne me suis pas gênée de les écouter parler de leurs soirées, et du reste.

Thomas savait que Pascal m’avait mise au pied du mur; vivre ensemble ou en rester là. Il voulait savoir ce que ça donnait. Si j’avais déjà répondu à son chantage.

  • Arrête... c’est du chantage. Tu devrais être content qu’elle ne se précipite pas chez toi avec armes et bagages! En plus, elle est loin d’être chiante; elle te laisse faire ce que tu veux! C’est pas négligeable!
  • C’est vrai, elle n’est pas chiante, mais quand même... depuis le temps qu’on est ensemble, elle refuse de me présenter à qui que ce soit de son entourage!
  • Tu ne chercherais pas une raison pour rompre des fois?
  • Pourquoi? Pas du tout!
  • Arrête ton char...
  • Non sérieux.
  • Pas de ça avec moi. Est-ce qu’elle sait?

Pascal n’a pas répondu. Si je savais quoi? J’aurai donné cher pour voir sa tête. J’ai pensé passé par l’extérieur et lorgner chez Thomas. Mais si la fenêtre était fermée, je n’entendrais rien. Tout ça pour voir sa tête, ça n’en valait pas la peine.

Pascal disait qu’on avait rendez-vous chez lui ce soir, mais j’avais dû en avoir assez de l’attendre. Il pensait que son chantage allait me décider à vivre avec lui. Hum, il avait tout faux! Apparemment, il voulait vraiment me voir emménager avec lui. Argh, j’allais devoir me mettre à table, je n’avais plus le choix.

Thomas n’a pas manqué de lui dire qu’il exagérait. Il voulait qu’on vive ensemble, mais en même temps, il me donne rendez-vous à la maison, me fait attendre, et rentre après 4h du matin. Et il espérait franchement que j’allais sauter de joie? En fait, il trouvait que Pascal faisait tout pour que je rejette sa proposition. Je me demande s’il n’avait pas raison, je me posais la même question.

Je crois qu’ils ont parlé de la fille avec qui Pascal a semblé passer beaucoup de temps ce soir. Thomas a dit l’avoir déjà croisée et quant il a voulu en savoir plus, Pascal a changé de sujet et a décidé de descendre se coucher. Se coucher hein? Sauf qu’il a eu la surprise de me trouver assise dans le canapé à l’attendre.

A voir sa tête, il a dû réaliser que j’avais dû entendre un bon bout de leur conversation... Une chance pour lui, je n’avais aucune envie de parler, j’étais naze de fatigue. J’avais besoin de réfléchir au calme à ce que j’avais entendu avant de m’embarquer à discuter avec lui.

J’étais un peu fâchée contre moi-même d’avoir perdu mon temps à venir jusque chez lui, alors que j’aurai pu rester tranquillement chez moi, et je n’aurai pas su qu’il avait traîné jusqu’à maintenant, après m’avoir invitée.

Je n’ai pas hésité à lui montrer à quel point j’étais déçue. Pascal a essayé de me retenir, mais j’avais assez perdu de temps à poireauter comme une conne, et foutu en l’air ma soirée pour lui. Et il était pas question qu’il essaie de me toucher ce soir ou à m’amadouer. J’étais contente de lui avoir jouer ma petite scène et de rentrer retrouver mon lit.

Dès 10h du matin, samedi, Pascal commençait déjà à me harceler au téléphone. Hé, j’étais rentrée après 5h du matin, et à 10h, je dormais encore. Non mais. Quant je me suis levée, j’ai vu son invitation à dîner le soir. Je n’ai donc répondu qu’à son invitation.

J’avais l’intention de lui rejouer le « coup » d’hier soir. Il allait m’attendre jusqu’à 4h du matin lui aussi. Et il avait intérêt d’être aussi patient que moi.

Je suis donc sortie traîner dans un bar à Montreux avec Steven et ses potes, alors que Pascal m’inondait de messages. Il m’a attendu au resto jusqu’à la fermeture de la cuisine. Bien fait. Ensuite, il m’a dit qu’il m’attendait chez lui. Bien. Je lui ai répondu que j’étais en route. Tu parles, j’étais encore en train de siroter un cocktail avec Steven et ses amis.

Pascal avait intérêt d’être là quant je déciderais de me pointer... sinon... je le mouche!


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86/15 - Plus tard peut-être

Publié le par JaneDo


Vendredi 27 mars 2015 - 86/15 - Plus tard peut-être

Pascal avait un souper avec son travail ce soir. Il m’a demandé si je voulais qu’on se retrouve chez lui après et j’ai dit oui. Mais... j’étais bien à la maison, chez moi. D’aller poireauter chez lui pendant des heures, sans toutes mes affaires, ça m’emmerde un peu. Mais bon... on verra plus tard...

J’ai la gorge serrée, une plaque de métal lourde dans la poitrine. Je me sens épuisée, légèrement down (déprimée). Pascal me manque certes, mais j’ai aussi envie de rester tranquille chez moi. Entre les deux choix, mon coeur balance! Mouais, j’ai envie de dormir dans les bras de Pascal...


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85/15 - Gavée

Publié le par JaneDo


Jeudi 26 mars 2015 - 85/15 - Gavée

J’ai été mangé avec Steven. Ce week-end, lui et ses copains ont été en montagne pour la photo, mais aussi faire des repérage pour aller faire de la varappe dès le printemps. Steven a voulu savoir où j’en étais avec Pascal. Il m’a dit que, personne n’osera plus me faire des avances, parce que tout le monde sait que je retourne toujours vers Pascal.

Je suis ai expliqué que je commence à réaliser que je devrais... partir. Le quitter. Et ça me fait peur. Steven pense que je ne suis pas heureuse, et que ce serait la meilleure chose que je pourrais faire. Si je le voulais vraiment. Il pense que ce serait mieux pour moi. Est-ce qu’il y a une vie après Pascal? Argh!

00h10 - Ma coloc vient de se coucher. Argh, je commence déjà à en avoir marre. Elle vient de se faire à manger, bruits de papier d’alu, d’eau qui coule pour rien, prendre une douche, et j'ai dû lui rappeler de tirer le rideau et reposer le pomo de douche dans son support.

Elle essaie toujours de voir ce que je fais sur mon ordi. Je ne vais quand même pas devoir me planquer dans ma chambre ou les toilettes, pour mettre mon journal à jour. Avoir quelqu'un dans les pattes toute la sainte journée, ça me gave.


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84/15 - Fait pas ci, fait pas ça!

Publié le par JaneDo


Mercredi 25 mars 2015 - 84/15 - Fait pas ci, fait pas ça!

Argh, Gislaine sur les talons toute la sainte journée! Difficile de bosser! Fait chier! Pourtant, j’ai essayé de me contenir.

J’ai l’impression de passer mon temps à lui faire des remarques. Son parfum est beurk; une forte odeur de fleurs... pourries. Je ne comprends pas qu’une fille soit aussi bordélique.

Son désordre, les trucs qui traînent partout, son lavabo dégueulasse; des cheveux, des traces de dentifrice séché, le rideau de douche chiffonné, tout ça commencent à pourrir ma patience. Elle n’arrive pas à quitter un endroit sans le laisser patraque. Si elle utilise les sièges du bar, elle part en les laissant de trabiole! Agaçant.

Peut-être que c’est moi... Je veux peut-être trop que les choses soient comme je le veux et pas autrement... Non. Non et non. Ce n’est quand même pas trop demander que de laisser l’endroit aussi propre et net comme on l’a trouvé tout de même, si? Est-ce que je chipote en lui demandant de ne pas laisser traîner son verre sur le bar?

Et ce qui m’énerve grave au plus haut point, c’est de devoir passer mon temps à lui dire toutes ces choses!


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82/15 - M’arracher à ses bras!

Publié le par JaneDo


Lundi 23 mars 2015 - 82/15 - M’arracher à ses bras!

Au petit matin, j’ai filé en douce de chez Pascal. Je ne voulais pas être là à son réveil. Sinon, je crois que j’aurai fais semblant de dormir. Pas réussi à trouver le sommeil, la mélancolie me barrait le coeur. J’ai passé un long moment à le regarder dormir. J’adore le regarder. C’était si bon d’être tout contre lui.

J’ai laissé un petit mot sur sa table de nuit, pour lui souhaiter une bonne journée. Pas de « I Love You ». Je me demande juste comment Pascal a réagi en constatant mon absence. J’espère ne pas l’avoir blessé.

Ben, je n’ai pas été au souper de famille ce soir. C’était dur pour moi de dire non à ma frangine et aux enfants.

Je n’avais envie de voir personne, et je voulais profiter de l’absence de ma coloc. Et aussi le besoin d’être seule, complètement seule. Pas mis le nez dehors de la journée. Passé mon temps à remettre en question toute ma vie, mon histoire avec Pascal, et je me suis sentie encore plus déprimée.


Mardi 24 mars 2015 - 83/15 - Les idées brouillées!

Encore quelques heures avant d’avoir ma coloc sur le dos. J’en ai profité. Elle avait oublié ses clés en France. Quelque part, ça m’a réjouis, parce qu’elle devra compter sur moi pour la porte. Hihihi, gardienne de porte! Une heure après son retour, j’ai été me cloitrer dans ma chambre. Toujours besoin de solitude.

Dès qu’elle est partie à son cours, j’ai ré-émergé pour occuper la place.

Pascal m’a laissé un message pour me demander de manger avec lui ce soir. J’ai réussi à me contrôler pour ne pas l’appeler sur le champ et accepter. C’est la folie ce que j’avais envie de le voir, et toujours un immense travail et effort sur moi-même pour ne pas courir dans sa direction chaque fois qu’il le veut.

J’imagine qu’il voulait aussi discuter, et je n’ai pas encore les idées assez claires...


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81/15 - Ignorée!

Publié le par JaneDo


Dimanche 22 mars 2015 - 81/15 - Ignorée!

Mes yeux me picotaient, les larmes menaçaient. Il était peut-être préférable que je me tire. Pascal n’avait pas l’air ravi de me voir. Depuis le moment où il m’a ouvert, un bisou rapide sur les lèvres, nos regards se sont peut-être croisés 2 fois. Le néant total.

Peut-être que je me faisais des idées? Non, je ne me suis jamais sentie aussi seule, de trop, intruse. Pascal était distant comme jamais, et tellement froid. Je n’ai vraiment pas l’habitude qu’il soit comme ça. Ça me rappelle de mauvais souvenir. Mon coeur se serre. Pascal agit étrangement, jamais je ne l’avais vu comme ça. Ça me faisait trop mal.

Fatiguée du traitement de silence, j'ai pris mes affaires et je me suis tirée. J'ai fondu en larmes quelques kilomètres plus loin, parce qu'il n'avait pas cherché à me retenir, et n'avait même pas appelé. Ouais, c'était râpé. En fait, il n'avait même pas fait attention, et n'avait même pas réalisé que j'étais partie. Il lui a fallu 15 bonnes minutes pour me rappeler.

 

  •  Reviens. Pourquoi tu es partie comme ça. STP reviens. Ne m’oblige pas à devoir te pourchasser sur les routes, allé... Reviens Jane. 

 

Je ne disais rien, ma voix aurait tremblé. J’aurai voulu lui dire qu’il lui avait fallu plus de 20 minutes pour réaliser que j’étais partie, alors ça ne valait pas la peine que je revienne. Mais je n’étais pas capable de lui parler. Alors je gardais le silence, essayant de deviner d’après sa voix, s’il était sincère.

  • Jane? Reviens je t’en prie. On ne va pas se disputer comme ça? Jane, stp... J’étais un peu distrait, tu ne va pas m’en vouloir pour ça, allé viens, je t’en prie. Dis quelque chose?

Je ne répondais rien, mais je m’étais arrêtée. Je ne savais pas si ça valait la peine que je fasse demi-tour ou pas. En plus, vu que j’avais pleuré, j’avais les yeux bouffi. Arhhh, bien sûr que j’avais envie de retourner vers lui, mais... ce serait trop facile, non? Mince, que faire!

J’ai raccroché et n’ai pas décroché malgré ses nombreux appels. Je voulais un peu de temps pour réfléchir, mais comme il insistait, j’ai fini par lui répondre. Je lui ai promis de l’appeler demain, mais Pascal ne voulait pas attendre demain et menaçait de venir me chercher chez moi.

Pascal m’a averti que s’il ne me trouvait pas à la maison, il me chercherait partout. Il m’a encore suppliée de rentrer, qu’il ferait tout ce qu’il peut pour se racheter. Et j’ai fini par fondre et courir comme d’habitude chez lui. Pfff, je suis nulle.

Pascal m’attendait sur le pas de la porte, pieds nus et toujours en short. Ciel, pourquoi est-ce qu’il devait avoir l’air si mignon, même quant je lui en veux et que tout va mal?

Il a tout de suite remarqué mes yeux gonflés et rouges. Pfff. Pascal s’est confondu en excuses, m’a demandé de lui pardonner de m’avoir laissé partir. Waouh, ça, ça m’a scotché, j’ai carrément fondu en larmes. Je ne tenais plus. Je n'arrivais plus à faire semblant, de garder tout ça à l'intérieur.

Je ne lui en voulais plus, mais je pleurais pour toute la tristesse que j’avais ressenti quelques instants plus tôt, alors que j’étais près de lui, de la peur aussi, et aussi parce que j’étais contente d’être dans ses bras. J’étais contente qu’il me console, me caresse la tête. Contente de le sentir contre moi. D'être lovée dans ses bras.

Je n’ai pas voulu qu’on reparle de ça. Pascal a dit qu’il était distrait, parce qu’il cherchait comment me  demander encore une fois de vivre ensemble. Qu’il échafaudait les différents scénarios, mes réponses, mes refus... Bref, il cherchait comment faire pour enfin entendre un « oui ».

Je veux bien, c'était plutôt mignon, mais je n'étais pas d'humeur à discuter. Trop triste. Je n’ai pas voulu qu’on en parle. Vu mes larmes, Pascal a laissé tombé. On en parlerait une autre fois, mais pas ce soir, ni demain.

Inutile de préciser que je n'ai rien mangé. Pourtant, ça sentait bon, mais je n'avais plus faim.

J’étais un peu mélancolique tout le dimanche, me contentant d’apprécier ses câlins en me calfeutrant dans ses bras. Pascal a abandonné sa guitare, et n’a même pas osé partir courir, de peur de constater mon absence à son retour.

La seule chose que je lui ai demandé, c’était concernant le week-end passé, quant il avait disparu. Je lui ai dis que j’avais remarqué qu’il avait disparu en même temps que... Natacha? Pascal avait violemment rougi, puis il m’a raconté en gros; «Natacha, heu, lui avait fait des avances. Ça l’avait étonné, il ne s’y attendait pas. Il pensait qu’elle courait après Thomas.».

Après, j’ai changé de sujet. Je n’aurai peut-être pas dû, mais je savais ce qui s’était passé, alors pourquoi s’étaler dessus et le faire penser à elle. C’était pas le moment. J’aurai plutôt voulu savoir qui était la fille avec qui il échangeait de petits regards bizarres. Mais ça, je ne savais pas comment le lui demander, ni comment elle s’appelait. Et je ne voulais pas le faire penser à elle non plus.

On a passé une journée tranquille. Je n’étais pas très en forme, pas d’humeur joyeuse. Je me sentais encore toute triste. Je n’arrivais pas à oublier ce que j’ai ressenti hier soir, comment il s’était comporté, sa froideur...


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80/15 - Pascal est froid!?

Publié le par JaneDo


Samedi 21 mars 2015 - 80/15 - Froid!

Caroline l’avait suivi bien sûr. Elle savait où il avait parqué sa voiture. Elle est restée à proximité. Elle le verrait passer pour prendre sa voiture. Pascal a terminé la soirée aux env. de 2h du matin, et elle a vu Pascal et une fille, qui avait passé son bras sous le sien, se diriger à sa voiture.

Elle avait espéré les voir partir chacun de leur côté et a été dégoûtée de voir la fille grimper avec Pascal. Les filles n’ont plus de voitures de nos jours ou quoi? Caro avait emprunté une smart, et très vite elle a perdu Pascal dans la circulation. Pfff, pas étonnant, avec une de ces horribles petites caisses à savon qui n’avancent pas. Ou peut-être avait-il remarqué qu’elle le suivait?

Après avoir cherché un peu dans la direction où Pascal avait disparu, elle a fini par rentrer attendre près de chez lui. J’aurai peut-être dû lui donner mes clés qu’elle puisse attendre à l’intérieur? Non, non.

Tenace, Caro a attendu des heures, elle claquait de froid et tombait de sommeil. Pascal est rentré après 9h du matin. J’enrage!

Après le retour de Thomas vers 3h du matin. Fatiguée d’attendre près des buissons, les pieds plantée dans l’herbe froide, Caroline l’a attendu sur balancelle de son balcon. Apparemment, il n’a pas apprécié. Attitude quant on a quelque chose à se reprocher!

Pascal n’a pas apprécié de voir Caroline sur son balcon, pas apprécié d’être attendu, et probablement qu’on sache à quelle heure il est rentré! Après une petite prise de tête, parce que Caro a voulu savoir où il était jusqu’à maintenant, Pascal l’a renvoyée. Je suis sûre qu’il devine que Caroline allait me raconter?

Je n’avais pas beaucoup dormi, vu que Caroline m’a appelée à midi pour me raconter ce qu’elle avait vu. A 15h, comme Pascal n’appelait toujours pas, je l’ai appelé. Il était en ville. Déjà? Il dort quand lui? Il m’a proposé de le rejoindre. Hum, il savait pertinemment que ce serait impossible; d’ici que je sois prête, que j’aille jusqu’à Genève les magasins seront tous fermés et il serait en route pour chez lui.

On s’est donc retrouvé chez lui vers 19h. Argh, j’étais un peu crevée, mais bon. Encore une fois, j’ai senti cette distance. Pascal était plus froid que d’habitude. Renfermé même. Alors que je lui posais des questions sur sa soirée, il répondait par monosyllabe, et gardait le dos tourné.

  • Alors t’es rentré à 9h ce matin?
  • Oui, comme Caro a dû te le dire.
  • Tu me l’aurais dit autrement?
  • Pourquoi? Y a rien à dire.

Mes questions l’emmerdaient. Pour éviter des histoires et qu’on se prenne la tête, j’ai préféré bâcher. Ça ne me ressemble pas, mais j’avais l’impression que ce n’était pas le moment. J’ai lâché l’affaire. Autant y aller mollo. Sans un mot de plus, j’ai été regardé par la fenêtre. Grande contemplation du lac. J’attendais que ce soit lui qui engage la conversation. Pascal semblait à fleur de peau.

Waouh, rien ne venait et je ne savais pas quoi dire. Du coup, je me suis sentie mal à l’aise, comme de trop. Je n’aurais pas dû venir. Jamais je ne m'étais sentie aussi mal en sa compagnie.

Pascal était en t-shirt et moi j’avais froid. Il s’affairait dans la cuisine. D’après sa tenue, on ne sortirait pas ce soir. Peut-être qu’il ne voulait pas se montrer avec moi? Ou il aurait aimé me voir partir? Il avait peut-être rendez-vous? Peut-être qu’il s’ennuyait tout simplement avec moi? Argh, voilà que je me torturais à nouveau parce qu’il ne parlait pas.

  • Tu veux un coup de main?
  • Non. Ça ira.

Point. Rien d’autre à ajouter. D'habitude, il aimait bien que je traîne près de lui dans la cuisine, on papote, on boit un petit verre de vin, des bisous par-ci par-là, mais là, niet! Je me suis alors installée sur le canapé pour lire. L’odeur qui venait de la cuisine était alléchante. Je me suis rendue compte que j’avais faim. Je crevais la dalle.

Je relisais la même phrase, incapable de me concentrer sur mon bouquin, parce que je pensais à l’atmosphère, à la froideur de Pascal. Ça ne lui ressemblait pas. Une fois qu’il eu terminé de tout préparer et que ça mijotait, il s’est assis près du piano -loin de moi- et s’est mis à gratter sa guitare.

Mais qu’est-ce que je faisais là? Est-ce qu’il essayait de me faire comprendre qu’il fallait que je dégage ou quoi? Est-ce que je dormais ici ce soir? On dirait qu’il cherchait à me faire fuir pour pouvoir ensuite se tirer et aller dieu-sait-où! Quant un mec coure une autre lapine, il agit toujours comme ça. L’angoisse m’a terrassée à nouveau. Le chagrin m’a anéantie.


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79/15 - Le danger rôde...

Publié le par JaneDo


Vendredi 20 mars 2015 - 79/15 - Je ressens le danger qui rôde autour de moi...

J’avais fais les courses, j’avais des clopes, alors j’ai eu une journée des plus merveilleuse dès que Gislaine a tourné les talons pour rentrer en France s’occuper de son appart. Je me suis plongée dans un long bain et j’ai passé presque 2h à lire dans une mousse au Gingembre. Le pied!

Je suis toujours déprimée, angoissée au max… je me demande si c’est à cause de Pascal? Ou peut-être parce que, malgré que Pascal soit gentil, peut-être trop gentil, je sens le vent tourner? J’ai l’impression qu’il va me larguer!

Tout me plonge au fond du puits; je pense à mon papa, mon grand frère, ma mom, pfff… Je déprime!

Pascal et Thomas avait une soirée sur Genève, donc pas de chalet ce week-end. La dîner se passe à l’Hôtel Président Wilson. Sûre que Caro sera dans les parages. Pascal aurait aimé aller profiter jusqu’à la dernière goutte de neige. Il paraît que les pistes n’étaient pas très bonnes de toute façon.

Pascal pense monter samedi soir, je crois que Thomas aussi, pour fermer le chalet. Quoique… je sais qu’ils montent avec les parents le week-end de Pâques! Jess risque d’être là aussi.

Pascal ne m’a pas demandé de l‘accompagner ce soir, et c’est tant mieux. Cela m’a quand même un peu surprise. Caroline non plus, je me suis renseignée. Je crois que c’était un truc avec le boulot. Arh, j’aurai dû lui poser la question. Il risque d’interpréter ça comme un manque d’intérêt.

Moi et ma déprime vont pouvoir profiter d’une petite soirée en solitaire et ruminer à fond. Ou pas!


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77/15 - L angoisse m étrangle...

Publié le par JaneDo


Mercredi 18 mars 2015 - 77/15 - L’angoisse m’étrangle...

Arhhh, j’ai le moral dans les pompes, et je ne sais pas pourquoi. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. J’étouffe. La présence de ma coloc m’étouffe. Tout m’étouffe. Incapable de parler, j’ai laissé mon téléphone sur silence. J’avais peur de fondre en larmes pour rien. Je me suis réfugiée dans ma chambre. Simple, je ne voulais voir personne.

Je sais très bien que quant on est comme ça, au contraire, on devrait sortir, voir du monde, bouger. Un jogging m’aurait sûrement fait du bien.

J’ai emmenée Gislaine faire les courses ce matin. Elle voulait passé à la poste. Ça a pris des plombes! Dans la Migros, un moment donné, j’ai dû lui dire d’accélérer le mouvement. Je n’avais pas l’intention d’y passer la sainte journée! Elle traînait dans chaque rayon, à regarder quoi? Tu prends ou tu prends pas? Mais, y pas de raison de rester des heures à regarder les yaourt quoi!

Bon, je sais que je suis intolérante, mais c’est pour ça que je n’aime pas faire les magasins avec quelqu’un. Hum, je crois que j’aime faire la plupart des trucs que les autres font à deux, toute seule!!! Est-ce que c’est grave Docteur?


Jeudi 19 mars 2015 - 78/15 - Pas de ménage cette semaine!

La femme de ménage devait venir ce matin, et je lui ai laissé un message pour dire qu’on lui ouvrira. Gislaine a dit qu’elle se levait à 8h pour étudier. Je me suis réveillée peu avant midi, et je n’avais pas l’impression que Shaska avait fait le ménage. J’ai donc vérifié mon natel, et effectivement j’avais une dizaine de message en absence, des messages incompréhensibles de Shaska. Gislaine ne s’était pas levée, elle roupillait encore! Donc personne n’avait ouvert à la femme de ménage.

Je ne vais pas dire que j’étais contrariée, ce serait un euphémisme. J’ai aussitôt rappelé, et Shaska m’a dit avoir sonné, tapé à la porte pendant plus de 15mn. Tous les voisins ont entendus, sont venus voir, mais nous, là-dedans, niet! Pfouhhh!

J’ai failli oublié l’équitation… Gislaine est partie vers 14h pour faire des trucs en ville avant son cours, alors j’ai profité de traîner chez moi. Vers 16h45, j’ai pensé me mettre à peindre, et en sortant mes affaires et sur le point de couper mon natel, pour ne pas être dérangée, j’ai vu la petite “alerte”!

Je suis rentrée avant Gislaine, alors j’ai pu encore profiter de la paix de ma caverne. Je dois dire que je me sens toujours au fond du gouffre. Moins visible parce qu’après une journée d’entrainement, je le dissimule mieux. Et je crois qu’elle ne va pas faire tard, comme elle a des cours demain après-midi, et qu’elle part ensuite en France.

Oui, je sais pourquoi je suis angoissée. A force de réfléchir, on fini toujours par trouver…

J’ai ressenti de la distance avec Pascal. Tant que nous étions au chalet, il était attentif, adorable, présent, constant, mais c’était autre chose dès qu’on a passé la porte chez lui. C’était imperceptible, mais je le fréquente depuis assez longtemps pour sentir immédiatement quant quelque chose ne va pas.

Ce sont de toutes petites choses, mais c’était “distant, froid, absent”. Je voyais bien qu’il était dans la lune, dans ses pensées par moments. Est-ce que c’était à cause de moi? Ou Caro lui manquait? Ou cette fille avait réussi à le toucher? Je sentais qu’il y avait quelque chose avec cette autre fille! J’en étais traumatisée, parce que je n’arrive pas à voir comment c’était arrivé.


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