141/2015 - Perdu la clé de son appart...

Publié le par JaneDo


Mercredi - 20 mai 2015 - 140/2015 - On se calme...

Mardi, j’avais envoyé tout un tas de messages à Pascal pour lui dire que je l’adorais, qu’il me manquait et tout, mais après ma déception en soirée, mercredi, c’était le silence radio. Je n’avais même pas envie de lire ses messages. Mon humeur était toujours à l’orage, et mes réponses auraient pulvérisé dans le néant le souvenir du dernier week-end.

Vibrante encore de colère à chaque fois que mon natel bipait et que je voyais que c’était Pascal, j’étais trop tentée à lui répondre une vacherie. J’aurai pu le regretter plus tard. Au début, je les ai effacé sans les lire, puis, gardée. On ne sait jamais, je pourrais changé d’avis, et si je les avais toutes effacées, ben... Pascall m’avait invitée à manger avec lui à midi, je n’ai pas répondu.

C’était mieux qu’on ne soit pas face à face, parce que, je n’étais pas sûre de pouvoir me retenir d’exploser et de lui demander ce qu’il avait fait hier soir. S’il mentait, je l’aurai vicieusement laisser me raconter ses bobards. Je l’aurai laissé plonger, s’enfoncer et au bout du compte, je lui aurai demandé s’il s’était bien amusé hier soir chez Manuella!


Jeudi - 21 mai 2015 - 141/2015 - Perdu la clé de son appart!

Jeudi, j’étais toujours en fusion, donc j’ai gardé mes distances. Je crois qu’à ce point, Pascal devait se douter de quelque chose. Je le sentais dans ses messages. Dire qu’il avait le culot de me demander ce qu’il avait bien pu faire pour que je l’ignore! Ça avait le don de me faire encore plus péter un câble.

Puis, j’ai décidé de jouer les faux-culs de première. Je l’ai appelé et je suis passée chez lui le soir, sourire au point. J’ai prétendu avoir eu des problèmes avec mon natel. Hum, que je l’avais oublié chez ma frangine. Mon cul. Hypocrite, alors qu’on mangeait, je lui ai demandé si ça lui ferait plaisir que, comme autrefois, je lui faisais des visites surprises et que je venais juste dormir près de lui.

Impossible de dire "dans ses bras", ça me donnait envie de mordre, alors j’ai opté pour "près de lui".

Pascal m’a donné une assez bonne version du type emballé par la proposition. Innocente, j’ai prétendu avoir perdu la clé de chez lui, et qu’il faudrait pour ça qu’il m’en redonne une. Tic-tic-tic, je pouvais presque l’entendre réfléchir à la question. Il aurait pu aussitôt m’en remettre une, mais il ne l’a pas fait.

Ensuite, juste pour me faire plaisir, je lui ai dis qu’en fait, je ne l’avais pas perdue. Je l’avais jetée le soir où il m’avait fait poireauter inutilement chez lui. Je ne me rappelais pas si depuis, j’étais revenue l’attendre, et lui certainement pas non plus.

Je voulais qu’il se sente assez à l’aise pour ramener la ou les « bouffonnes » chez lui. Là où je pouvais le garder à l’oeil. Chez elles, j’étais dans le noir, totalement impuissante. Ça a passé comme une lettre à la poste. Comme une petite araignée mignonne, j’étendais gentiment ma toile.

Je suis rentrée assez contente de ma stratégie. Cela m’était venue comme ça. Pascal s’attendait à ce que je passe la nuit chez lui et a été déçu de me voir partir vers 23h. Impossible de rester, j’aurai pu l’étrangler de penser que j’étais si idiote, si aveugle. Si bête. J’aurai pas supporté qu’il me touche après avoir biduler avec Manuella.

Non, j’étais toujours en colère, mais dans une colère plus sinueuse et profonde. Prête à faire un massacre. Mais assez fière d'avoir pu lui faire fasse sans piper le mot, et avec le sourire! Cela ne servait à rien de dire à Caroline de la boucler si je ne pouvais pas en faire autant!


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