139/2015 - Béatitude Temporaire!
Mardi - 19 mai 2015 - 139/2015 - Béatitude Temporaire!
Arh... Journée de béatitude ;) La visite de Pascal m’avait rendue un peu bébête. Et voilà qu’il me manquait déjà. Je rêvais d’être à nouveau dans ses bras, dormir au creux de son épaule, à écouter le rythme musical de son coeur. Le rythme du mien était en accéléré. Je n’arrêtais pas de penser à Pascal, à chaque seconde que j'avais passé avec lui hier soir. Sa visite surprise m’avait vraiment fait plaisir.
Par contre, la présence pesante de Gis me tapait sur les nerfs. Elle avale son bol de kelloggs bruyamment, sa façon de marcher m’agace. Elle marche comme si elle devait traîner son cul parce qu’il était trop lourd. Elle est arrivée en fin de matinée, et s’était faite mettre des rajouts raides. De faux cheveux qui puent déjà.
J’essaie de ne pas exploser, mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander pourquoi elle tirait tout le temps le porte-linge près des lavabos. Bien sûr, ça l’a énervé. Madame est bordélique mais ne veut pas qu’on le lui dise. J’ai été folle de joie de la voir partir à son cours vers 17h.
Caroline avait passé la nuit dernière à chercher Pascal et m’avait envoyé un message pour me dire qu’elle ne croyait pas qu’il ait dormi chez lui. Alors je lui ai dis qu’il était ici. Vers 22h, quant j’ai vu son nom sur mon natel, j’ai failli ne pas répondre.
Caroline m’apprenait que Pascal était chez l’autre gourde; Manuella. Arf, ça m’a brisé le coeur. Comment avait-il pu être si adorable avec moi hier soir, et courir chez elle ce soir? Est-ce que c’était pour ça qu’il était passé? Pour avoir la paix ce soir? La moutarde m’ait monté au nez.
Du coup, je détestais tous les hommes. Ce sont des salopards. Ils nous bernent si facilement, trahissent sans vergogne notre confiance, pour aller jouer les amoureux transis dans les bras d’une autre. Je bouillissais littéralement de l’intérieur. Je voyais rouge.
J’ai été à 2 doigts d’aller chez cette bécasse pour demander des comptes à Pascal. Heureusement, le temps de conduire jusque là-bas, je m’étais calmée et mon cerveau sclérosé s’est remis à fonctionner; ce n’était pas la chose à faire.
Ça m’a quand même sonné de voir sa voiture parquée innocemment devant chez elle. C’est fou qu’un truc aussi banal qu’une voiture puisse vous décrocher des flèches brulantes direct dans le coeur. Un peu plus, je restais là avec Caro à attendre son départ.
Mais j’avais retrouvé ma raison et j’ai dis à Caro que c’était mieux de ne rien faire, d’attendre. Cette histoire passera, ce n’était rien de plus qu’une aventure. Caro pensait, elle, que si on ne faisait ou disait rien, il prendra de l’assurance et commencera à nous cacher tous pleins de choses.
Hum, elle n’avait peut-être pas tord! Mais j’étais certaine qu’il était préférable de ne rien dire et de continuer à jouer les ignorantes. Et j’ai dis à Caro que si elle craquait et parlait, je préférais qu’elle me laisse en dehors. Je ne voulais pas que Pascal se doute que je savais quelque chose. Elle serait seule sur ce coup là.
Parce que je sentais qu’elle était au bord de l’implosion. Je ne suis pas sûre qu’elle saura garder sa langue!