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54/15 - Ma précieuse solitude!

Publié le par JaneDo


Lundi 23 février 2015 - 54/15 - J’aime la solitude!

Hum, je suis assez fière d’avoir réussi à ne pas me prendre la tête avec Pascal ce week-end à cause d’Elodie. Pascal m’avait dit qu’on ne pouvait pas continuer à se torturer comme on l’avait fait ces derniers mois; tout va bien un jour et le lendemain, on se quitte?!? La prochaine fois, on arrête. Pascal avait raison, ça ne pouvait pas continuer. Donc, ouf.

Son visage triste, sans sourire, son regard éteint qui avait perdu sa lueur espiègle m’avait fait beaucoup de peine, je n’arrive pas à me le sortir de la tête.

Pas de souper de famille ce soir. Tant mieux, j’étais crevée. Antoine m’a appelée hier en fin de journée pour me dire que son “job” en Vendée n’a pas marché comme il l’espérais. En fait, il avait fait plus de 10 heures de routes pour rien. Le resto avait déjà engagé quelqu’un d’autre et il voulait savoir s’il pouvait revenir ici.

Chiotte, j’allais à nouveau l’avoir dans mes pattes toutes mes saintes journées! Ça me faisait royalement chier, mais j’ai pas pu refuser de le laisser revenir. Je lui avais dis que j’étais absente et ne rentrais que lundi soir vers minuit. En fait, je voulais juste avoir ma soirée tranquille et seule chez moi.

Il est arrivé vers 21h et dormait dans sa voiture en attendant mon retour. J’ai eu pitié, alors je l’ai laissé monter. Pfff, il est à peine là que ça m’énerve. Purée, je n’aime pas vivre avec du monde moi! J’aime être seule à la maison. Je n’aime pas partager mon espace, c’est dingue.

Mardi soir, Dol a appelé, en larmes. Elle était à bout, ça se sentait. Elle criait au téléphone toute sa rage. Elle était au point de rupture, le poing qui conduit au suicide. Je pense que si elle n’avait personne à qui parler, je pense qu’elle aurait sauté le pas. Je ne pense que même l’existence de sa fille ne l’aurait pas empêchée. Elle était comme une bombe prête à exploser.

On a décidé que je passais la chercher vers 21h30. Pfff, j’en avais pas envie, mais je ne pouvais pas laisser ma copine dans cet état. Ni la laisser se suicider. Merde, il neigeait quant je suis sortie. Je ne suis pas sûre que je pourrais la ramener après. Je lui ai donc envoyé un message pour lui dire de se préparer à l’idée de dormir chez moi.

Entre temps, elle voyait un copain qui est passé la chercher, et avait eu 2h pour se calmer. Elle savait qu’il neigeait, même à Lausanne. On a alors annulé. Elle était entre de bonnes mains. Son pote connaissait ses problèmes avec l’alcool et son plouk de mec. Il l’avait de nouveau frappée. Cette fois, elle n’avait rien bu.


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52/15 - Pétage de plomb!

Publié le par JaneDo


Samedi 21 février 2015 - 52/15 - Pétage de plomb!

Argh, ma jalousie me trahi, c’est monstrueux. Regarder Pascal discuter avec des autres filles me fiche des coups de chaleur. Et pourtant, je le trouve si mignon, j’adore le voir éclater de rire, ou sa façon de sourire, ou même ses expressions de gênes. Flûte. Mes rythmes cardiaques me démolissent la cage thoracique quant c’est Elodie. Bizarrement, Pascal essayait de garder ses distances, ou lui parlait quant il était entouré de ses potes et a fait attention de ne pas s’isoler dans un coin avec elle. Mais, ça n’a pas suffit à me rassurer.

Et pourtant, je ne voulais pas qu’il devienne un espèce d’idiot qui peut même pas parler à une copine sans craindre que s aLouise lui fasse une scène. Je n’aimerais pas le voir agir comme s’il avait un balai coincé dans le derrière. Alors pourquoi est-ce que mon esprit n’arrive pas à prendre le dessus sur mon imagination? C’est clairement le signe de mon manque de confiance en moi.

Incapable de garder mon sang froid samedi soir, j’ai pété un boulon. Pascal discutait avec Elodie, et ils rigolaient. Je crois que c’est sa main sur son bras et leurs têtes qui se frôlent qui m’a fait explosé. Que lui chuchotait-elle dans l’oreille? Pourquoi la laissait-il faire? Et pourquoi passait-il autant de temps avec elle? Et moi alors? Même Caroline restait en plan à se ronger les ongles en les observant.

Je me suis sentie humiliée par leur bonne  humeur. Ce qui n’était pourtant pas le cas.

Je suis montée en furie faire mon sac prête à foutre le camp. Mais voilà, comment? Mince, si je prends le taxi, ça va me coûter la peau des fesses! “Bof, Pascal me demandera de rester, j’en suis sûre”. Il comprendra que je n’apprécie pas de le voir flirter avec Elodie. J’espère que ça brisera leur conversation et les liens qu’ils commencent à tisser malgré ma présence ici.

Ne sachant pas où planquer mes affaires, je les ai poussé sous le lit. Puis, je me suis planquée vers les escaliers pour voir l’effet que ferait mon message sur lui. S’il s’en fout, je me casse, s’il essaie de me rappeler tout de suite, alors je le laisserai me convaincre de rester. j’attendais de voir sa réaction avant de descendre, soit dire au revoir et appeler un taxi, ou lui parler.

Mais, ça n’a pas marché comme je le pensais. Dès qu’il a vu mon message, au lieu d’essayer de m’appeler, Pascal s’est précipité dans les escaliers. Je me suis enfuie pour aller me planquer dans l’attique. Pourquoi est-ce qu’il montait Bon Dieu! Bon, il me cherchait peut-être? J’avais l’air conne de me cacher en haut, pfff, je devais attendre qu’il s’en aille pour descendre du coup.

Pascal m’a fait mal au coeur. Il avait l’air complètement désemparé de constater que j’avais embarqué mes affaires. Il regardais autour de lui, tout triste. Arf, je regrettais du coup ma réaction. Le pauvre, il avait l’air si désarçonner. Pourquoi est-ce que je lui avais fais ça, c’était ridicule, il ne faisait que papoter avec une copine! Pourquoi le culpabiliser de cette manière.

J’attendais qu’il redescende pour descendre à mon tour faire amende honorable… Le pauvre… je le traitais trop mal.

Pascal avait laissé la porte ouverte, et j’ai les cheveux qui se sont dressés sur la tête en voyant Elodie mettre ses pieds dans notre chambre… Grhhh, j’étais à nouveau folle de rage, avec l’envie de la frapper. Le culot, elle avait osé le suivre, non mais!

Et j’avais des palpitations en me demandant ce que Pascal allait faire.
Elle a posé sa main sur lui. J’aurai pu lui arracher ce bras là. Grrrh. Pascal n’a pas réagi. Il était toujours plongé dans la stupeur en regardant droit devant lui.

La pétasse d’Elodie a commencé à lui demandé ce qui se passait? Si j’étais partie? A lui dire des trucs comme; “J’espère que ce n’est pas à cause de moi?”, lui demandant si c’est parce qu’ils parlaient ensemble, etc. De derrière, elle a passé ses bras autour de lui et posé sa tête contre son dos.

Ohhhh, j’avais des vapeurs qui me sortaient des oreilles!

Pascal s’est retourné vers elle. Pendant une demi seconde, j’ai eu peur qu’il la prenne dans ses bras. Je crois que je serais tombée de l’attique! Mais non, il a enlevé ses bras et lui a dit qu’il préférait rester seul, et il s’est assis sur le lit en se prenant la tête dans les mains.

Elodie n’est pas partie. Elle a osé venir s’asseoir à côté de lui et a de nouveau posé la main sur lui. Sur son dos. Un geste de consolation, mais ça me faisait virer au vert. Pascal l’a regardée, puis après quelques secondes qui m’ont paru longues, il lui a redit de le laisser seul, qu’il descendrait dans 1 minute.

Elodie était vraiment bouchée. Elle s’est mise à déverser un flot de paroles débiles; t’en fais pas, je comprends ce que tu ressens. Jane a vraiment tendance à piquer facilement des crises. Et bla-bla. et bla-bla. Elle a posé sa stupide tête contre son épaule et Pascal s’est levé pour lui demander encore de le laisser tout seul, qu’il ne voulait pas être désagréable, alors il lui demandait gentiment de partir.

Mais…. soit désagréable… elle est bouchée!

Elle s’était levée pour se placer devant lui et a passé ses mains dans ses cheveux. J’avais du mal à garder mon calme. Je me voyais déjà sauter en bas et l’attraper par le bras et lui demander si elle était sourde; Pascal lui a demandé de foutre le camp. Pascal a retiré la tête et l’a tenue à distance.

Elodie lui a demandé s’il avait recommencé avec moi et il a dit que oui, qu’on ne s’était jamais vraiment quitté. Elle lui a demandé alors ce que c’était avec Caroline. Pascal lui a dit qu’il sortait avec elle aussi. Elodie lui a demandé si j’étais au courant qu’il sortait avec ma copine. Elle pensait que Caroline était ma copine! Il lui a dit que bien sûr j’étais au courant. Elodie a fait une sorte de grimace.

Enfin, Elodie a semblé comprendre et elle a quitté la chambre en trainant les pieds. Comme si elle s’attendait à ce qu’il la rappelle. Pascal s’est assis à nouveau sur le lit, les mains derrière sa nuque. Un geste qui me faisait deviner sa tension. Il est resté comme ça 30 secondes avant de se lever et quitter la chambre.

Je n’ai pas osé descendre tout de suite. J’avais peur qu’il soit toujours derrière la porte. Je me sentais mal, j’avais vraiment agi de manière égoïste, stupide. Rhhh. Il fallait maintenant que je me fasse pardonner. Quoi inventer???? Mon pauvre chéri, j’avais vraiment mal agi sur ce coup là!

Je le revoyais enlever les bras d’Elodie, lui demander à quoi elle jouait, d’arrêter de le toucher, se lever quant elle a essayé de se coller à lui en posant sa tête sur son épaule…  Je l’adore!

Après un bon 1/4 d’heure, je me suis résolue à descendre. J’ai sorti mon sac de sous le lit, l’ai ouvert avant de le repousser dessous. Et je suis descendue.

Les bras croisés devant lui, Pascal discutait avec Paul et 2 autres copains. Elodie se tenait à côté de lui, avec l'expression du chat qui vient d'avaler la souris. Il y avait aussi une autre copine. Je voyais son profil. Pascal avait l’air triste, ce qui m’a brisé le coeur. Je suis arrivée doucement près de lui, et j’ai tiré sur son pull.

Ciel, il ne s’attendait pas à me voir. Son expression a changé de la tristesse à l’étonnement. Glups, petit moment… vide… on ne savait pas quoi faire. Puis ouf, Pascal m’a prise par la main et on a été dans le jardin d’hiver.

Pas top… on pouvait nous voir depuis le salon, et… on n’était pas seuls…

En chuchotant, Pascal m’a demandé pourquoi je voulais partir. Et là, j’ai menti. Comme une arracheuse de dents. J’ai joué la surprise, puis j’ai dis que le message ne lui était pas destiné. Que je me suis trompée de destinataire, que c’était pour Caro, que je l’avertissais que je ne restais pas dans le dortoir quoi.

Ah le soulagement. Pascal m’a prise dans ses bras. Il a posé son front contre le mien avant de m’embrasser. Il a dit qu’il avait cru que je m’étais fâchée contre lui et que j’avais décidé de partir, ça l’avait anéanti. Il avait été complètement perdu.

On a discuté un moment en riant de nos bêtises; il savait que ça ne servait à rien qu’il essaie de m’appeler, je ne répondrais pas, il aurait bien tenté de me poursuivre, mais il savait qu’il ne me trouverait pas. Il s’imaginait déjà que s’il me trouvait, il risquait de ne pas aimer où; chez Steven. Il pensait aussi que c’était de sa faute parce qu’il n’était pas beaucoup vers moi.

Hum, je l’ai rassuré en lui disant que; "Pfff, pourquoi je me fâcherai pour ça?" Qu’il n’y avait pas de mal à ce qu’il soit vers ses copains tout de même. Alors, il m’a dit qu’il s’était demandé si je n’avais pas “piqué la mouche” parce qu’il parlait avec Elodie. Et il m’a dit qu’il n’y avait rien à craindre, qu’il avait mis les choses au clair avec elle depuis longtemps.

Hum… s’il savait que j’avais assisté à la petite scène de tout à l’heure…

Je lui ai dis que je devais trouver Caro, puisqu’elle n’avait pas reçu mon message… Ce qui était faux. Caro savait bien que je ne dormais pas en bas. Pascal m’a dit qu’elle jouait au Billard en bas. Avant de me laisser partir il m’a embrassée. J’étais contente de voir que ses yeux brillaient à nouveau, qu’il avait retrouvé sa bonne humeur et son entrain.

J’ai raconté à Caroline mon petit désordre psychologique. Elle a rit et promit de ne rien dire. Je lui ai aussi dit que je l’avais utilisée comme alibi à mon message “destroy”.

Perfide, Caroline en riant m’a demandé si elle pouvait alors venir dormir avec nous pour garder le secret. Je l’ai frappée gentiment et répondu non. Je savais qu’elle blaguait. Mais, ça m’a rappelé à quel point elle devait se sentir seule et abandonnée en bas.

Le reste de la soirée était sans incidence. De temps en temps, mon regard croisait celui de Pascal qui me renvoyait un sourire charmeur et des clins d’oeil.

On est sorti danser. J’ai dansé avec lui, mais aussi avec Thomas et Michael. C’était sympa. J’ai fait celle qui ne faisait pas attention à la présence d’Elodie, mais je la surveillais discrètement.

Quant on a décidé de rentrer, j’ai eu un accès de gentillesse et j’ai proposé à Caro de venir dormir en haut si elle voulait. Comme si elle allait dire non! Je l’ai dis à Pascal, pas qu’il soit le dernier à savoir. Je crois que je voulais que Elodie le sache. Peut-être pour qu’elle en souffre, je ne sais pas vraiment.

De retour au chalet, on a traîné un moment en bas à boire des verres avec les potes. C’était aussi très sympa. J’en ai profité pour monter prendre une douche et me mettre en training avant de redescendre. Caroline est montée en faire autant. Quant elle est revenue, on avait préparé des toasts au saumon, jambon, beurre salé, etc, question de noyer un peu l’alcool avant d’aller se coucher.

On a passé une nuit mouvementée sans beaucoup dormir. Le dimanche, j’ai traîné au lit.

Caroline voulait aussi qu’Elodie sache qu’elle avait dormi avec Pascal. Ils sont descendu bras dessus-dessous et Elodie l’a bien sûr remarqué. Caro m’a raconté qu’ils avaient eu une discussion peu après dans le jardin d’hiver. Elodie semblait en larmes, frustrée que Pascal semblait indifférent à sa souffrance. Ils entendaient ses cris depuis la cuisine.

J’ai fait celle qui ne savait rien, comme si Elodie n’existait pas. Peu après ma descente, Elodie est partie. On ne s’était pas adressée la parole. La seule personne à qui elle a daigné dire au revoir, c’est Pascal. Elle l’avait demandé de l’accompagner à sa voiture. Ce qu’il a fait sans rechigner.

Elle lui a demandé de passer chez elle plus tard ce soir là... alors j’ai dormi chez lui.


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Vendredi, 20 février 2015 (51/15) Pour moi

Publié le par JaneDo


Vendredi, 20 février 2015 - 51/15 - Pour moi

Ok, Pascal avait envi de monter au chalet, moi non. Je voulais plutôt un petit week-end à deux, tranquille, rien que tous les deux. Je voulais éviter la foule des week-ends, les interférences obligatoires. Je crois surtout que je voulais partager Pascal avec personne. Je voulais avoir son entière attention, garder ses rires et ses sourires rien que pour moi.

Le hic, c'est que Pascal voulait skier! Enfin, faire du snowboard. On dit skier le fait de dévaler les pistes enneigées, non? même si c'est avec une planche de snowboard? D'après Pascal, demain, il neigerait jusqu'en plaine, et sur les pistes, ce serait alors super géant. Bon, moi le ski me laisse complètement indifférente. Il paraît que les routes seront pénibles demain, donc ce serait bien de monter ce soir, comme ça, on sera sur place.

Pour moi, son envie de skier signifiait ne pas le voir pendant plusieurs heures, et même de la journée...

Argh, j'ai capitulé, et pourtant, j'aurai donné beaucoup pour l'avoir pour moi toute seule tout le week-end. Évidemment, comme je m'y attendais, Caroline s'est pointée chez lui pour faire la route avec nous. Bien sûr, je me suis demandée comment est-ce qu'elle a su qu'on allait au chalet déjà?

Elle avait donc dû parler avec Pascal après notre conversation! Pfff, forcément.

Quant on est parti, il pleuvait un peu, à mi-chemin, vers les hauteurs, il neigeait déjà. J'ai été silencieuse pendant la plus grande partie du voyage, laissant Caro faire le plus gros de la conversation. D'ailleurs, quant on s'est arrêté pour prendre de l'essence, je l'ai laissée aller devant. Pourquoi? Parce que Miss Elodie montait au chalet elle aussi!

Une fois au chalet, et peut-être à cause de ce qu'il a ressenti avant notre départ, Pascal et moi sommes sorti les deux manger en tête à tête. J'avoue que ça m'a fait drôlement plaisir. Au lieu de rejoindre les autres au Pub après, on a flâné les deux main dans la main en amoureux. Il neigeait mais avec son bras autour de mes épaules, je me sentais au chaud et choyée. C'était le paradis.

On a pris un verre dans un petit bar sur le chemin du retour. C'était très chouette. Je suis à nouveau totalement amoureuse et dévouée. J'étais heureuse qu'il pense à ce que je ressentais pour une fois. Discuter nous a fait du bien.

Pascal m'a dit qu'il ne supportait plus les hauts et bas qu'on s'inflige depuis quelques temps. En fait, il a voulu dire, que je lui faisais vivre ces temps; on passe un week-end super chouette et sans qu'il sache pourquoi, hop, je lui en veux, je suis fâchée et il n'arrive pas à entrer en contact avec moi pour, au moins savoir de quoi il retourne.

Il trouve que, même si on doit se prendre la tête, s'engueuler, il faut qu'on en parle. Il est prêt à faire tous les efforts qu'il faut pour ça. Il ne veut plus qu'on passe des jours et des jours sans se parler, sans savoir ce que l'autre ressent, ou ce qui se passe. Il a raison... encore faut-il que je sois capable d'affronter mes petits démons!

De retour au chalet, on s'est réfugié dans l'attique... on a laissé tourner la télé... Pascal est toujours mon Prince Charmant...


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50/15 - Donc Elodie était à Gstaad!

Publié le par JaneDo


Jeudi 19 février 2015 - 50/15 - Donc Elodie était à Gstaad!



La joie immense de voir Antoine s’en aller ce matin. Avec un plaisir sans fin, je me suis coulée dans mon canapé pour le plaisir d’être seule. Hahhhh géant! Il partait ce matin de bon heure, alors j’ai attendu. En fin de matinée, une fille est venue voir la chambre. C’est une black super sympa; Gislaine. On a tellement papoté qu’on n’a pas vu le temps filer.

Elle veut la chambre, mais ce qui m’inquiète, c’est qu’elle a des cours 3 fois par semaine, et le reste du temps, elle reste ici pour étudier. Aussi, ses cours sont à l’autre bout du monde! Comment fera-t-elle? Avec le bus, ça va lui prendre des lustres pour aller à ses cours? Argh! Je sais que c’est pas mon problème, mais…

Antoine a appelé pour dire qu’il était bien arrivé. Il se réjouit de faire son essai samedi. Il me rappellera pour dire comment ça se passe. A vrai dire, je m’en fou un peu, mais il semble si paumé et seul, alors s’il tient à me raconter, je veux bien. J’espère qu’il ne compte pas me pleurer sur les épaules? C’est pas une nana, donc pas une copine!


Après avoir déposé Gislaine à Paudex, je suis remontée tranquillement et me suis arrêtée pour faire des courses. Oubliant complètement que je devais prendre Kaya pour son cours d’équitation.

Heureusement que, ne me voyant pas à 17h, elle a appelé pour savoir où j’en étais. Hum, j’avais oublié qu’on était jeudi.

Après l’équitation, je suis rentrée me larver sur mon canapé. J’avais quelques petits emails à envoyer pour le Liberia, ensuite tranquillos-peinard.

Discuté avec Steven pendant presque 1h au téléphone. Thomas essayait de me joindre en même temps, mais comme je ne sais pas prendre les doubles appels sans aide… Je l’ai rappelé après. En fait, il voulait savoir si je montais ce week-end à Gstaad.

J’ai l’impression que Thomas a soit cherché à me blesser, ou à dénoncer Pascal… Dans la conversation, il a dit qu’il voulait savoir si Pascal allait encore se tailler et leur laisser Elodie sur les bras, qu’elle n’était pas très sympa, ne parle à personne et avait passé son temps à se plaindre que Pascal l’avait abandonnée. La prochaine fois qu’il se tire, qu’il embarque Elodie avec lui.

Bizarre… Il habite juste au-dessus de Pascal, alors pourquoi me passer le message si ce n’est pour me blesser? Ou me faire savoir que Pascal n’était pas chez lui? Et pas avec eux? Alors où? Si c’était pour que je me ronge les sangs, alors c’était réussi. J’ai commencé à me faire des films, et j’étais à 2 doigts de l’appeler.

Mais, pour une fois, j’ai tenu comme une grande. Mais c’est clair que je risque de lui poser des questions; avec qui a-t-il fêter en 1er la St-Valentin? Caro ou Elodie? Comment était-elle montée? S’il était passé la prendre, alors je comprends mieux pourquoi il ne m’avait pas proposé de m’embarquer!

Quoique non, si j’arrive à tenir ma langue, je ne lui demanderais rien. Je ne veux pas savoir. C’est mieux.


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49/15 - Ne pas anticiper

Publié le par JaneDo


Mercredi 18 février 2015 - 49/15 - Ne pas anticiper

Je ne me souviens pas très bien de ce que j’ai fait aujourd’hui, à part m’inquiéter. Pascal m’avait invitée à manger, et Steven aussi, alors j’ai refusé les deux. J’essayais surtout aussi de me ménager une petite plage de solitude. Je croyais en avoir besoin et je me trompais.

Mais, quant on est rongé de l’intérieur, rester seule n’est pas une bonne idée, ça a tendance à plutôt empirer…

Je souriais en pensant au samedi et dimanche passé en compagnie de Pascal. Flûte, je l’aime. Et cet amour me met du baume au coeur.

J’adore être avec lui, j’adore chaque seconde passée dans son sillage. Il me donne envie de vivre, de m'éclater, de rire, d’être meilleure. Je palpite de l’intérieur.

Je verrais Pascal vendredi, c’est quelque chose qui me donne de l’espoir. En attendant, chaque jour paraît plus belle, plus lumineuse. Je me réjouis. J’évite d’anticiper, d’imaginer comment ce serait, sinon, j’allais probablement être déçue, parce que les choses ne se passent jamais comme on le rêve.


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48/15 - Je suis trop conne!

Publié le par JaneDo


Mardi 17 février 2015 - 48/15 - Je suis trop conne!

J'ai déjà passé le plus clair de ma soirée chez ma frangine (réunion de fratrie), pour faire les comptes de notre voyage au Liberia et envoyer quelques emails en anglais. Dol avait essayé, bien sûr comme d'habitude de m'appeler en pleine réunion, donc j'ai fait la bêtise de la rappeler sur le chemin de retour chez moi. Il était déjà 23h30!

Dol n'avait pas le moral, alors par pure stupidité, j'ai accepté d'aller la chercher... Pfff... Quelle idiotie! Maintenant, je l'ai sur les bras, à moitié saoul, chiante comme pas possible... bref, ma faute! 1h du matin, et elle continue à boire sa bouteille de rouge qu'elle avait fourré dans son sac!

Arhhh, j'ai pu la convaincre de rentrer, mais c'était déjà 3h30 du matin. Purée. Elle m'a avoué qu'elle avait bu et qu'elle ne prenait plus ses médics contre son alcoolisme. Pfff. Je lui ai demandé si elle espérait vraiment aller mieux comme ça. Et en plus, elle me bassine avec son "soit-disant" amour pour sa fille, alors elle attendait quoi pour arrêter de boire?

Bref, j'ai gâché ma soirée! Non... je l'aime beaucoup malgré tout, et elle n'était pas comme ça quant on s'est connu. Par amitié, et parce que pour moi, c'est ça l'amitié; je resterais à ses côtés jusqu'au bout. Ce serait pas cool de la lâcher maintenant qu'elle va mal. J'avoue pourtant que parfois, c'est juste trop dur, même insupportable.


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47/15 - Saturation!

Publié le par JaneDo


Lundi 16 février 2015 - 47/15 - Saturation!

Est-ce que j’ose dire que j’en ai déjà marre de mon coloc? Marre des gens comme lui; trop curieux. Il n’a pas beaucoup de savoir vivre, ou probablement se sent trop à l’aise chez moi. Ma faute. Il me suit jusque dans ma chambre, parle beaucoup trop pour mes oreilles, laisse toujours traîner quelque chose, ne tire pas le rideau de douche après sa douche, bref… je ne supporte pas grand chose! Je ne le supporte plus.

Il est sympa, et je me sens tellement coupable d’être déjà à saturation, que je passe mon temps à me racheter, puis à péter un câble silencieusement juste après. Pourquoi ses clés traînent encore sur le bar de la cuisine??????? J’suis à 2 doigts de l’appeler pour lui demander de les enlever…

Mais je viens de lui dire d’aller tirer le rideau de douche, que le côté droite de la baignoire, c’est mon coin, que les services qu’il a utilisé pour bouffer sont les miens, pas les siens. Dans le vaisselier, de son côté, il a rangé des services, non? ben, à son avis, c’était pourquoi? Pour remplir le vaisselier? Pour faire joli? Non, c’est sa vaisselle. Que je ne veux pas qu’on utilise mes affaires.

Arghh¨$=6*%… faut que je me calme… A voir ça, si Pascal est à moitié aussi pénible que moi, on ne peut certainement jamais vivre ensemble. J’ai toujours vu son appartement rangé, nickel. Quant je passe du temps chez lui, je range toujours, mais peut-être pas comme lui… il ne m’a jamais rien dit pour le moment… mais.. si on vivait ensemble, alors là!

Waouh, je suis insupportable. J’ai l’impression de passer mon temps à reprendre mon coloc, à lui reprocher tel ou telle chose, qu’il n’a pas remis en place ceci, à lui demander ce qu’il fiche sur le canapé, pourquoi il n’est pas dans sa chambre, qu’il a laissé traîner son produit de douche de mon côté de la douche, bref, je n’arrête pas.

Pour finir, j’ai même pitié de lui. Je crois qu’il se sent seul. Mais Dieu ce qu’il parle… Il a tout le temps la bouche ouverte! Impossible de suivre un film, il parle, et parle, et de quoi? de cuisine. Ce soir, il voulait regarder Top Chef… mais mec, t’as une télé dans ta chambre, alors lève tes fesses de mon canapé et va le regarder dans ta piaule. Mais surtout, fiche moi la paix.

Mais ouf, dernier soir à le supporter, demain il va faire un essai dans un restaurant au Sud de la France, en Vendée. Si ça marche, il ne revient pas. Ouf, parce que j’en peux plus. Merde, je ne suis pas faite pour vivre avec quelqu’un, même pas un coloc. Je préfèrerais une fille, mais il n’y que des mecs qui répondent à mes annonces!

1h14 mardi matin, Antoine vient enfin d’aller se coucher, parce que demain, il se lève tôt! Purée, je vais faire comment avec une autre personne? Leur dire d’entrée que je ne veux même pas les croiser? Waouh, ça ne se fait pas! La vache! Je n’ai pas pu aller sur mon journal, il m’avait demandé de lui prêter mon ordi.

Grhhh, je ne suis pas prêteuse, je ne voulais pas, mais, je ne savais pas comment dire non. Surtout qu’il a bien vu que j’ai une tablette et 2 autres ordinateurs portables qui traînent. J’ai dû lui créer un compte “visiteur”, pour pas qu’il bidule dans mes affaires. Et je suis restée à côté à surveiller qu’il ne se mette pas à télécharger des trucs. Je déteste prêter mes affaires. J’ai horreur de ça.

Petit compte rendu de la journée; Antoine planté sur mon canapé à regarder la télé... Attend, c'est pas un salon de thé ici! Je sais pas pourquoi ça m'énerve tellement de le voir qui s'installe là, alors que j'essaie de bosser.

Grrrh. 15h, départ chez ma frangine qui avait besoin de crème et de salade pour le dîner famille de ce soir, ensuite course jusqu'à Cugy chez Maria. J'avais heureusement pensé à prendre le cadeau de Noël à Roméo. Le livre "Divergence, Tome 2" lui a fait énormément plaisir. Zut, j'avais oublié de faire un cadeau à Yves! Après une petite heure; papoté, puis corrigé un texte de Roméo en anglais pour l'école, départ chercher 2 chaises que j'ai commandé, puis via express chez ma frangine pour le souper. J'étais en retard.

21h, je pouvais rentré. Trop contente de retrouver mon canapé, mais... mince de chez mince, j'avais oublié mon natel chez ma frangine. Retour alors que j'étais presque à la maison. J'avais pensé appelé Pascal pendant que je roulais. C'est là que je me suis rendue compte que j'avais oublié mon téléphone.


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45/15 - Trop heureuse...

Publié le par JaneDo


Samedi, 14 Février 2015 - 45/15 - Trop heureuse...

Ok, j’avais pensé laissé un message à Pascal en rentrant, finalement, je ne l’ai pas fait. Compliquée comme je suis, j’ai pensé que, si j’arrivais à passer une St-Valentin sans harceler Pascal, sans le voir, alors peut-être que j’arriverais à, petit à petit, tourner la page.

Puis, je verrais bien si Pascal avait envie de passer la St-Valentin avec moi ou pas. Après tout, il peut bien se creuser la tête pour me voir pour une fois. Pascal me connaît bien, alors s’il ne faisait rien, alors c’est qu’il ne m’aime plus. Peut-être que ça ne valait pas la peine que je continue à me torturer pour rien.

Intérieurement, je priais pour qu’il fasse en sorte de ne pas me décevoir… Je sais que s’il ne se bouge pas, je souffrirais, mais je n’en mourrais pas.

J’ai laissé Antoine regarder son “Top Chef” et je me suis réfugiée dans ma chambre avec l’intention de faire une sieste et de me lever plus tard, quand Antoine serait couché, pour me larver devant la télé. Rien ne vaut de dormir pour ne pas penser.

Et je ne voulais pas penser à Pascal, au fait qu’il est avec Caroline et Dieu sait qui encore, et qu’il ne pensait pas à moi. Mais, bien sûr, j’avais laissé mon natel allumé, au cas où…

Je ne sais pas si c’était une bonne chose ou pas, mais Pascal ne m’a pas tout à fait déçue. Il m’a envoyé 3 messages pour me demander; ce que je faisais, est-ce que je voulais qu’il vienne me chercher, et pourquoi je ne répondais pas. Puis, certainement excédé par mon silence, il a appelé. Là, j’ai répondu.

Pascal ne comprenait pas pourquoi je n’avais pas répondu à ses messages. Je lui ai dis que je ne savais pas quoi dire, alors j’ai préféré m’abstenir. Il m’a gentiment grondée. Il a pensé que je devais être fâchée contre lui, et il ne savait pas pourquoi. Alors ça l’avait quelque peu inquiété.

Il a voulu venir me chercher, mais j’ai repoussé sa proposition. Argh, oui, j’aurai dû accepter. C’est ce que j’ai pensé en raccrochant. Pascal savait très bien qu’en me posant la question, j’allais dire non, non?

J’ai entendu les autres l’appeler. Ils étaient sur le point de sortir. Alors on a écourté notre conversation.

Le reste de la nuit, je me suis fais des films; j’ai imaginé Pascal en train de danser, de rigoler, de s’amuser, et ça me déprimait de ne pas être là-bas, de ne pas entendre son rire, ni sa voix, de ne pas le voir. J’aurai voulu qu’il vienne me chercher, qu’il ne me laisse pas toute seule ici.

Pascal m’avait demandé ce que j’avais fait le soir. J’avais pensé d’abord mentir, mais, je savais qu’il finirait par l’apprendre, alors j’ai opté pour la vérité. Je devine que ça n’avait pas dû le réjouir, mais il n’a rien dit.

Samedi, en début d’après-midi, Pascal a appelé. Il avait pensé que je ne répondrais pas à ses messages, alors il a préféré le contact direct. Il était sur les pistes de skis. Il nageait en plein bonheur. Caroline était avec lui, parce qu’elle en a profité pour me crier un petit bonjour. Pascal s’est ensuite éloigné pour qu’elle n’entende pas notre conversation.

Pascal m’a demandé de me préparer, qu’il passerait me chercher en début de soirée. Vers 20h. Wahhh, là, j’ai été submergée de bonheur. Le pied géant; Pascal passait me chercher… Alors il avait envi de me voir? Trop trop cool. J’ai passé le reste de la journée à me préparer, préparer mon sac, fait les ongles, lavés les cheveux. Bref, j’étais au top de la tête aux pieds.

Ahhh, Pascal… parfois, il a vraiment le chic pour me surprendre et me faire perdre la tête…
A 20h tapante, il était en bas de mon immeuble, beau comme un petit Dieu. Je pensais qu’on allait au chalet, et ben, pas du tout.

Comme il n’aurait pas eu le temps de nous préparer à manger, il avait commandé et fait livré un dîner pour deux chez lui. La table était déjà mise, et un type attendait son retour pour partir. Donc il avait dû rentrer avant de passer me prendre. Il y avait des bougies allumées partout. Dans son appartement, il régnait une atmosphère chaleureuse, et un petit feu de cheminée crépitait doucement pour contrer le froid de l’extérieur.

Pascal avait modifié la déco pour me faire une surprise. Tout tournait autour de la couleur lavande. Pascal s’est rappelé que ces temps-ci, j’aime beaucoup cette couleur violette pastel. De la nappe aux serviettes, tout était un mélange de violet profond mélangé au violet clair pastel. Et sur mon assiette, il y avait un petit cadeau avec un ruban doré.

J’en ai eu les larmes aux yeux. Pascal m’a prise dans ses bras. Je lui ai dit que je pensais qu’il allait m’oublier, que je pensais qu’une fois de plus, j’allais passé une St-Valentin de merde.

Pascal a souri et m’a embrassée et mon chagrin s’est envolé. J’étais heureuse tout à coup, j’étais dans ses bras. Il était là et je pouvais le dévorer des yeux, le toucher, l’embrasser. J’étais folle de joie.

J’étais trop heureuse, ce qui me fait craindre les retombées! Ou de me réveiller de ce rêve!

Hum, il avait commandé mon plat préféré; du filet mignon aux morilles. Après mon dessert préféré; des fraises avec une boule de vanille, lovée dans ses bras, je me laissais bercée par le son de sa voix et le laissait me couvrir de bisous, qui me faisait chavirer de la tête aux pieds.

On a passé le reste du week-end à bouffer, faire l’amour et dormir. Pascal m’a offert une bague tressée en or blanc, jaune et rouge. Je me demande si ça voulait dire autre chose que “Joyeuse St-Valentin”!?! Hum, je suis heureuse… Un peu tendue, parce que j’ai toujours peur quant je suis trop heureuse… mais heureuse à mort!


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44/15 - Oh merde, c'est la veille de la St-Valentin!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 13 Février 2015 - 44/15 - Oh merde, c'est la veille de la St-Valentin!

Bon, je me suis trompée pour mon neveu. En fait, il était à Genève pour le boulot. Il partait tôt le matin, et ne rentrait que tard, donc, Dobby aurait été seule trop longtemps. De toute façon, j'adore cette petite boule de poil et j'étais contente de l'avoir, sauf que j'avais des tonnes de trucs à faire et que ça tombait juste mal.

Ce soir, Steven m'a invitée à manger. Je ne pouvais pas lui dire non, sous prétexte que... j'espérais voir Pascal!

Je savais que si je ne profitais pas d'aller avec Pascal ce soir, alors c'était fichu pour ma tête, je ne pourrais pas monter, parce que je n'avais pas mis les pneus neige sur ma voiture. Donc, je suis restée ici. Bon, faut dire que Pascal n'a pas cherché à savoir ce que je faisais, ni comment j'irais à Gstaad, et s'il devait passer me chercher non plus!!!

Par contre, je suis sûre qu'il s'est inquiété pour Caroline!!! Rage. Non, je ne suis pas juste... Caroline, elle, a eu le courage de prendre son téléphone et lui demander, ce que je suis incapable de faire. Ma faute, j'suis stupide.

En plein pendant le dîner avec Steven, Pascal a essayé de me joindre. Je n'ai pas répondu, parce que je sais que ça aurait énervé Steven. Puis, j'aurai pas osé devant lui de toute façon. J'aurai pu sortir pour rappeler Pascal, mais je ne l'ai pas fait. Par contre, j'ai été aux toilettes pour voir s'il m'avait envoyé des messages.

Snif... un seul pauvre message pour demander où j'étais et si je voulais qu'il attende mon arrivée au chalet. Un peu mince...

J'ai vite répondu avant de retourner à table; "Peux pas monter, pas changé mes pneus...". J'ai attendu une petite minute sa réponse; "Tu veux que je vienne te chercher?". Hum, j'aurai préféré lire; "Je viens te chercher.". Il savait que j'allais dire non s'il me pose la question, non? Il me connaît ou non? Au lieu de répondre, j'ai préféré ignorer son message.

Je verrai plus tard si je lui demande de venir me chercher ou non. Ou peut-être demain?! On verra...

C'est seulement quant je suis retournée à la table que j'ai réalisé qu'à minuit, ce sera la St-Valentin. Steven avait fait poser devant moi un énorme bouquet de roses rose avec un gros coeur en chocolat. Trop chou! En rigolant, il m'a dit qu'il savait bien qu'on était pas en couple, mais il fallait marquer la St-Valentin.

Je lui ai renvoyé ce que j'espère être un bon et joyeux sourire, mais j'avoue que j'étais subitement hyper déprimée! Pascal était là-bas en haut, en montagne, entouré d'amis, et... de Caroline, alors que moi, j'étais là sans lui. Argh, j'avais envie de courir à nouveaux aux WC pour lui demander de venir me chercher, ou descendre qu'on puisse passer la St-Valentin ensemble, seulement tous les deux. J'avais le coeur lourd et les larmes qui menaçaient de couler sur mon visage.

Purée... J'adore Steven... mais j'aime toujours Pascal... Je ne m'en sortirai jamais... C'est perdu d'avance si je suis triste comme ça, rien parce que je ne suis pas près de Pascal...

Argh, en rentrant, j'ai trouvé Antoine, mon coloc, installé sur mon canapé à regarder une émission de merdre. Si seulement il avait pu disparaître et me laisser tranquille. J'aurai pu pleurer un bon coup, ça m'aurait soulagée.

Steven avait proposé qu'on aille chez lui après dîner, mais j'ai prétendu que je devais passer chez ma frangine en rentrant. Je ne suis ai pas caché qu'il y avait bien des chances que j'aille au chalet demain. J'ai préféré le lui dire, pas qu'il l'apprenne par quelqu'un d'autre. J'ai compris à son expression qu'il était déçu et savait que j'y allais pour Pascal.

Argh, je crois que je suis gentiment en train de tout foutre en l'air avec Steven!

Steven m'avait invitée ce soir, pensant qu'on allait finir la soirée chez lui et passer la journée de demain ensemble pour la St-Valentin. C'était si gentil. Comme il a dû être déçu de voir que, quoi qu'il fasse, je ne pige rien, trop occupée à courir derrière Pascal. Déçu de voir que je cours après quelqu'un pour qui je ne suis pas une priorité. Il va penser que les filles aiment les salauds!


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40/15 - New coloc!

Publié le par JaneDo


Lundi, 9 Février 2015 - 40/15 - New coloc!

Nouveau coloc depuis aujourd'hui. Dur de pouvoir aller sur mon ordi sans qu'il passe dans mon dos. Je ne vais quand même pas aller, ici aussi m'enfermer dans les chiottes? Il est French et assez sympa. Il est venu voir l'appart ce matin, à 14h, il appelait pour dire qu'il voulait venir ici. Contrat signé, payé. L'affaire est emballée. Il s'appelle Antoine.

Juste après lui, ce matin à 11h, j'avais rendez-vous avec un autre, qui est au social. Le mec n'a pas appelé pour avertir qu'il avait du retard, ni pour dire qu'il ne venait pas. Bon, il a de la peine avec le français. Je lui avais envoyé un texto avec l'adresse hier. J'imagine qu'il a eu de la peine à comprendre.

A 16h, son pote a appelé pour dire qu'il aimerait venir voir l'appartement et qu'il aimerait le prendre. Trop tard!


Mercredi, 11 Février 2015 - 42/15 - Sublime!

Je ne suis vraiment pas faite pour vivre en compagnie. Peut-être que je l'ai supporté avant, mais avec le temps... tout s'en va... et ma capacité à supporter d'avoir quelqu'un constamment dans ma sphère me gonfle! Je me réjouissais d'être à ce matin, mon coloc commence à son nouveau boulot.

Départ 9h, retour 14h, pour repartir pour 17h jusqu'aux environs de 23h. Le pied quoi...

A 14h, personne, je me dis; "Cool, il reste au boulot pour faire plus ample connaissance avec ses nouveaux collaborateurs. Bien.". Hélas à 15h, il était de retour. J'ai tout de suite pensé; Bof, juste 2h et il repart, je peux tenir 2h. Mais je me trompais lourdement. A son grand étonnement, ce n'était qu'une matinée d'essai! Arghhh.

Et je l'ai eu sur le dos le reste de l'après-midi. Ma voisine m'avait aussi envoyé un message ce matin, pour me demander de jeter un oeil sur Drake. Comme je m'étais levée tard, c'était midi quant je suis montée chercher le chien. Je me préparais à le sortir faire un tour quant Daniella est arrivée.

Je pensais être débarrassée des corvée pour la journée, mais David, mon neveu m'a demandé d'aller donner à manger à Dobby, parce qu'il n'était pas là ce soir. La barbe ces gens qui ne sont pas assez responsable, ni assez intelligent pour bien réfléchir avant de prendre un animal. Pfff, mais bon, je me réjouissais d'avoir la petite puce.

Bref, ma journée n'a été qu'une longue traîne de corvée et de poings dans les poches.

Arhhh, je ne sais pas si ça se fait, mais je crois que je vais balancer à mon coloc qu'il faut qu'il se débrouille pour aller se balader la journée, parce que je ne supporte pas d'avoir quelqu'un qui traîne dans mon entourage toute la journée! Ça me rend hyper agressive. Ce soir par exemple, je n'étais tellement pas sympa, qu'il s'est enfermé dans sa chambre.


Jeudi, 12 Février 2015 - 43/15 - Besoin de vivre seule

Argh, toute la journée mon coloc est resté là. Il parle trop, ça me gonfle. De l'avoir tout le temps à traîner là, à la maison, ça me fatigue un max. Je n'arrive même pas à bosser. Pourtant, j'avais bien mis dans l'annonce, quelqu'un avec un boulot. Justement pour ne pas avoir quelqu'un qui me respire dans le dos, qui respire mon oxygène. Pourtant, j'essaie de rester calme.

J'ai demandé à David, mon neveu, quant est-ce qu'il rentrait, si je pouvais ramener Dobby. Il a dit qu'il ne rentrait pas, et m'a demandé si je pouvais la ramener seulement demain matin. Franchement, ça m'a mise en colère. Même si je le devrais, je ne pouvais pas aller déposer la pauvre chienne, qui passera la nuit et une grande partie de la journée de demain, toute seule.

Pfff, ces gens qui prennent des chiens, on se demande pourquoi!

Si c'est pour passer la nuit chez sa copine, ça m'énerve ça de plus, parce que sa copine, quant elle est invitée chez nous, elle prend bien son gamin! Faut croire que c'est mon neveu qui est un peu idiot. Après il se demandera pourquoi je refuserais de la garder la prochaine fois. Ma voisine aussi m'a demandé de veiller sur Drake, mais, je n'étais pratiquement pas à la maison.

Mon coloc, Antoine, passe son temps à utiliser "ma" vaisselle. Pourtant, il a tout ce qu'il faut dans l'autre moitié de l'armoire. Ça commence à m'agacer. Pour finir, j'ai l'impression de passer mon temps à lui faire des remarques. C'est nul. Moi, à sa place, je ne supporterais pas. Et, je fais des efforts pour ne pas exploser toutes les 2 secondes.

Y a pas à dire, je ne suis pas faite pour vivre avec qui que ce soit... Je ne suis bien que quant je vis seule, que quant je suis SEULE chez moi. Je n'aime pas partager mon toit.

Ah oui... Femme de ménage ce matin, qui m'a tenu la jambe pendant presque une demi heure. Café chez ma frangine le matin. Au retour, Antoine m'a tenu la jambe, alors j'ai été m'enfermer dans ma chambre. Profité de faire une petite sieste. Equitation avec Kaya. Purée, il faisait un froid polaire. Balade avec Dobby pendant le cours. Retour chez ma frangine. Tenue compagnie à Kaya jusqu'à l'arrive de ma frangine.

Pas eu le temps d'appeler Pascal. Et je crois que j'en avais pas vraiment envie... ce qui m'étonne! J'aurai dû appeler Steven!


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