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130/15 - Nerveux Pascal?

Publié le par JaneDo


Samedi - Dimanche - 10 mai 2015 - 130/15 - Nerveux Pascal?

En fait, j’ai profité que Pascal soit sous la douche pour aller m’installer sous la couverture, à l’arrière de son 4x4. Je le suivrais. Caroline de son côté, nous suivra de loin. Je l’informerais par sms de l’endroit où on se trouve, si jamais elle doit passer me chercher. Peut-être que Pascal va simplement rejoindre ses potes. Ce sera parfait.

Si d’aventure il filait ailleurs, ou appelait l’autre depuis sa voiture, je le saurais.

Me voilà donc prête pour l’action. Je priais secrètement pour qu’il aille rejoindre ses amis. J’espérais m’être faite de fausses idées. Hélas, le sixième sens n’est pas seulement chez les animaux. Ou plutôt, étant des mammifères, certains instincts restent profondément ancrés en nous.

Dès qu’il a pris sa voiture, il a appelé Manuella pour savoir où elle était... Dire qu’au début qu'on se connaissait, il avait mis 3 plombes et demi avant d’oser m’appeler!

Sans gêne, vu qu’il ne savait pas que j’avais les oreilles dans sa voiture, il lui a dit que je sortais de mon côté, et qu’il avait rendez-vous avec ses copains. Mais, il n’était pas obligé d’y aller. En rigolant, il lui a dit qu’il trouverait toujours quelque chose plus tard.

Pascal lui a dit où il avait rendez-vous avec ses potes. Elle a dû vouloir le rejoindre, il lui a dit qu’il préférait qu’ils aillent ailleurs. Elle devait probablement être de sortie avec ses copines, et aurait voulu jouer son petit jeu de lui tourner autour à distance, alors qu’il était avec ses copains. Question de continuer à mettre du piquant et garder le côté palpitations dans leur relation. Ça m’a fait monter la moutarde au nez. Que faire?

Après quelques palabres, Pascal lui a dit qu’il allait alors boire un verre avec ses potes, ensuite, il passerait la prendre. Mon coeur fondait sous la pression, comme si la gravité terrestre était devenue trop forte. Je lui en voulais un peu. En même temps, il faisait tout pour que ça reste discret... c’est ce que je lui avais demandé non? Alors pourquoi ça faisait quand même mal?

Je l’ai regardé se diriger innocemment vers le Baroque. J’ai aussitôt averti Caro où j’étais. Je me suis glissée hors de la voiture et je l’ai attendue. Elle n’était pas loin. Je l’ai rapidement mise au courant de ce qui c’était passé et on en entré dans le Bar.

Ha! On peut dire que Pascal ne s’attendait pas à me voir. Furax, mais jouant le jeu, Caro lui a dit qu’elle n’avait pas envie de sortir seule, alors elle m’avait forcée à me bouger pour l’accompagner.

Pour une fois, j’ai laissé ma réserve et timidité au vestiaire. J’ai collé Pascal. Passant mon bras autour de lui, le sien autour de moi, m’appuyant sur lui. Sollicitant des bisous, le prenant par la main pour qu’il n’aille nul part sans moi. Il était nerveux, je le sentais bien, et un peu raide aussi.

Rhahh, Pascal était incroyablement tendu. Il surveillant l’entrée. Il a voulu s’éclipser aux toilettes. Hum, j’étais certaine que c’était pour appeler l’autre et lui dire qu’il y avait un changement de programme. Alors, je lui ai demandé de me passer son téléphone, le mien était à plat. Hihihi...

Pascal a changé de couleur. Il a cherché désespérément comment dire non sans trouver. Il a alors baragouiné qu’il devait passer un coup de fils à un copain. Vicieusement, je lui ai demandé à qui. Qui est-ce qu’il pouvait appeler à cette heure-ci? Au hasard, il a dit Varios.

-Ah cool, je pourrais lui dire 2 mots. J’aimerai savoir s’il accepterait que je chante un truc la prochaine fois. Il faudrait bien sûr que je m’entraîne, sinon... et blabla, et blabla.

Pascal transpirait presque. il a compris qu’il ne pouvait pas se tirer pour appeler Varios sans moi. Et comme il n’avait pas l’intention d’appeler Varios, mais l’autre pouffe, il était sacrément emmerdé. Caroline souriait comme une chatte devant son bol de lait. Elle s’amusait de voir Pascal perdre pied, et devant la subtilité de ma manoeuvre. Elle m’a fait un clin d’oeil.

Pascal s’est penché vers la lumière, comme s’il en avait besoin pour chercher le numéro à Varios. J’ai fait comme si je ne savais pas que les écrans de natel sont éclairés. Je restais tout de même vigilante; s’il tentait de composer un sms, je me pencherai pour regarder. Là, il sera dans la merde.

Non, d’après ce que j’ai remarqué, il a simplement effacé son appel à cette garce. Puis, il m’a tendu son natel en mie disant qu’il allait finalement attendre que Varios l’appelle.

Son natel en main, je suis sortie du bar. Avant j’ai demandé à Caro de le surveiller pour qu’il n’emprunte pas le natel à quelqu’un pour sa basse besogne. Paniqué, Pascal m’a regardée m’éloigner et disparaître à l’extérieur.

Caro m’a dit qu’il était tendu et a continué à surveiller la porte, et a paru soulager de me voir revenir avec le sourire. Et non en colère ou fermée.

Evidemment, Pascal a voulu récupérer son natel, mais je lui ai dis que je l’avais mis en sécurité dans mon sac. Comme il n’avait plus l’excuse de devoir appeler Varios, il ne pouvait pas insister pour le récupérer, sans que cela éveille mes soupçons. Mais il était tendu et nerveux tout au long de la soirée.

A l’heure prévu pour aller rejoindre l’autre pouffe, Pascal a dit qu’il était fatigué, qu’il voulait rentrer. J’ai donc averti Caro qu’on rentrait. C’était tant mieux, parce que c’était dur de le surveiller toute la soirée au bar, et c’aurait été pire en boîte.

Stressé, Pascal n’avait pas pensé que j’étais venue sans voiture, même s’il avait constaté que ma voiture était toujours chez lui quant il est parti. Je pense que ça bousillait ses plans. Quels étaient-ils? Aller chez l’autre en me laissant poireauter chez lui? Ou juste passer l’avertir? Je n’en savais rien.

Dans la voiture, il est resté silencieux, plongé en pleine réflexion. J’imagine qu’il cherchait comment avertir la miss, ou comment faire pour aller la rejoindre. Ou peut-être cherchait-il une explication pour excuser le lapin qu’il lui plantait. Bon, clairement, il allait lui dire que j’étais apparue d’on-ne-sait-où. C’était le plus simple.

Elle allait quand même être furax. Si elle était maligne, elle ne le lui montrerait pas. Mais, j’imagine qu’elle pensera que c’était mauvais et risquait de lui donner de mauvaise habitude si elle acceptait ça sans broncher. M’en fou! Bien fait pour elle!

A la maison, j’ai vu qu’il avait quelques appels en absence. Pour l’emmerder, je lui ai demandé si je pouvais regarder de qui ça venait, que c’était peut-être Vania. Paniqué, il a regardé son natel comme si ça c’était transformé en bombe. En essayant d’avoir l’air détendu, il m’a dit que c’était peut-être plus simple de les couper si on voulait pas être dérangé.

Comme si je n’avais pas fait exprès, je l’ai re-fichu dans mon sac après l’avoir éteint, et fouillé pour sortir le mien et le mettre à charger sur ma table de nuit. Comme je lui parlais, je l’ai vu me regarder poser mon sac près du lit. Hum, il devait se demander comment me réclamer son natel!!! Difficile après m’avoir dit de l’éteindre...

Clairement, Pascal n’était pas d’humeur à faire des galipettes. Alors c’est moi qui ait pris les devants. Comme on dit; "l’appétit vient en mangeant!". La tension a vite passé, mais au début, il s’était forcé, ce qui m’a fait mal. Jai attendu qu’il s’endorme avant d’oser m’endormir à mon tour.

Mais avant, j’ai débranché mon natel et pris les 2 pour les planquer dans le premier tiroir de la cuisine. J’ai remarqué qu’il avait posé ses clés sur le meuble près de la porte d’entrée et non dans le tiroir. Donc, demain, je pourrais toujours les mettre dans le tiroir et lui dire que comme on ne voulait pas être dérangé, j’ai pensé que c’était préférable de les laisser là.

Il fallait quand même que je m’arrange pour me lever en même temps que lui. Je ne voulais pas qu’il cherche à filer chez elle, ou à l’appeler d’une cabine. Je devais rester sur mes gardes. Vigilante.

J’étais collée à lui, alors quant il a voulu s’extirper du lit, je me suis réveillée. D’habitude, il me fait un bisou et me dit de continuer à dormir, qu’il part faire un jogging et qu’il me réveillera au retour si je dors toujours. Mais, ce matin, j’ai sauté du lit avec lui. Ce qui l’a surpris. J’étais pourtant raide.

J’ai tout fait pour qu’il n’aille pas faire son jogging en susurrant que je n’avais pas envie de le voir partir, qu’il me manquerait. Qu’aujourd’hui, j’étais en manque de lui. Tristement, il était encore tendu comme une hélice, mais il s’est détendu peu à peu, se laissant aller à redevenir le Pascal que j’adore; câlin, doux et tendre.

C’était facile de croire qu’il avait oublié l’autre pétasse... mais inutile de me leurrer.

Il a cherché son natel. Pendant qu’il prenait sa douche, je l’avais mise dans le meuble comme je l’avais prévu. Quant il l’a rallumé, je me suis aussitôt collée à lui, passant son bras autour de mes épaules. Et bien sûr, je me suis montrée curieuse de savoir qui l’avait appelé hier soir. Alors une fois son natel rallumé, il l’a jeté sur la table, comme si ça ne l’intéressait pas.

On s’est déplacé à la cuisine pour boire notre café. Le natel a Pascal s’est remis en branle. Sonnerie, message. Il a fait celui que ça énervait, et il l’a éteint sans regarder de qui ça venait. Mais... lui et moi savions de qui il s’agissait. Sauf que lui ne se doutait pas que je le savais aussi.

On a passé un journée calme en amoureux. On aurait dit que Pascal regrettait ce qu’il me cachait, son attitude et était encore plus gentil et tendre. Je savais bien que ce n’était qu’une question de temps, demain lundi, il allait pouvoir lui parler et régler le malentendu. Là, je ne pouvais rien y faire, et ça me fendait le coeur.

Ça a mis un voile sur le bonheur de passer la journée ensemble. Même quant on a été se promener et manger une glace au bord du lac, l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête ne me quittait pas. Dommage. Pourtant, j’étais décidée à faire tout ce que je pouvais pour protéger mon bonheur.


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129/15 - Il est nerveux...

Publié le par JaneDo


Samedi - 9 mai 2015 - 129/15 - Je le sens nerveux...

Je me suis endormie la rage au ventre. Furax. Dégoûtée d’avoir fait l’amour avec un homme qui pensait à une autre. Je me sentais sale. Pourtant, si je n’avais rien remarqué, j’aurai   continué à être dans l'ignorance  , parce qu’il semblait tout aussi doux et câlins que d’habitude.

Le matin, on a été ensemble acheté le petit déjeuner qu’on a pris avec Thomas et Paul qui passait par là. En fait, il n’avait pas envi de déjeuner seul et il passait aussi les chercher. Il y avait du vent et ils pensaient faire du Delta Plane this afternoon. Pascal m’a proposé d’y aller, mais je n’en avais pas envie.

Je n’avais pas réussi à évacuer ma boule à l'estomac. Depuis hier soir, je me sens mal, au bord des larmes, et j'ai la trouille au ventre. Un petit massage et une séance de beauté me feront du bien. J’avais aussi promis d’expliquer à Caroline pour hier soir. Dès que Pascal, Thomas et Paul sont partis, j’ai foncé chez Caro.

Je voulais qu’elle comprenne qu’il était préférable que Pascal ne sache pas qu’on savait, sinon, il saurait mieux se cacher ou dissimuler ce qui se passe. Ou sinon, carrément le contraire; il n’aurait plus besoin de nous raconter des bobards, il agirait devant notre nez. Dans l’un ou l’autre des cas, ça ne me conviendrait pas.

Tant qu’il ignore qu’on sait, il prendrait des gants. Pendant ce temps, on cherchera à savoir qui c’est et où elle habite. A partir de là, on avisera. Pour l’instant, il s’agit de soit; le laisser mener sa barque et lui laisser de l’espace... Caroline n’était pas d’accord, elle aurait voulu lui demander des explications direct... ou l’empêcher de la voir en restant présente et dans ses pattes! Ce qui me déplaisait aussi. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire. J’hésitais.

20h, j’étais de retour chez Pascal comme prévu. Pascal avait envi de sortir, moi, je n’y tenais pas tellement. En fait, c’est ce que je l’ai laissé croire. Pour l’instant, j’allais lui coller aux fesses et on verra. Je lui avais déjà expliqué que je ne prenais pas ma voiture ce soir.

Bizarrement, ou plutôt non, comme il fallait s’y attendre, Pascal était nerveux ce soir quant on a commencé à parler de sortir. J'imagine qu'il se demandait comment se débarrasser de moi pour aller la rejoindre. Je l’ai senti presque soulagé quant j’ai proposé de sortir de mon côté et de l’attendre à la maison. La rage! Il me prend vraiment pour la Reine des Connes!

J’ai donc prétendu que j’avais rendez-vous avec Vania. J’avais prévenu Vania pour qu’elle n’aille pas par hasard ce soir dans le même bar qu’eux. Elle ne sortait, ce qui simplifiait les choses. Après avoir pris un verre avec Pascal et l’avoir fait croire qu’après ma virée avec Vania, je préférais l’attendre à la maison, j’ai attendu qu’il soit sous la douche pour lui dire qu’il fallait que j’y aille...


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128/15 - Picnic - Manuella

Publié le par JaneDo


Vendredi - 8 mai 2015 - 128/15 - Picnic - Elle s'appelle Manuella

PicNic au bord du Lac. Waouh, Pascal me manquait terrible. Il y avait un PicNic organisé au bord du Lac ce soir, près de chez Michael. Pour y avoir passé du temps, je connaissais l’endroit. Pourtant, j’aurai bien aimé ne pas y arriver seule. Et en retard comme d’hab. Je savais bien en marchant direction le lac, qu’on ne me voyait pas. J’ai pris le temps de prendre mes marques, de repérer mon groupe.

Pascal était allongé sur un linge et prêtait l’oreille à une fille, qui lui parlait en faisant de grands gestes. Je l’ai reconnue tout de suite. C’était celle-là même avec qui je l’avais vu échanger des petits signes, et qui disparaissait vite fait quant j’étais dans les parages. Mon sang n’a fait qu’un tour. Les nerfs à vifs, tendue comme une arbalète, les jambes flageolantes, mes pas se sont précipités pour rejoindre Pascal.

Du coup, les autres sont devenus transparents. Dans ma tête et à mes yeux, il n’y avait plus que Pascal et cette cruche.

Le coeur battant à pleine vitesse, à bout de souffle, j’ai dû m’arrêter pour reprendre mon souffle. Appuyée contre un arbre, pliée en 2, les yeux toujours rivés sur Pascal et cette gourde, j’ai réalisé que j’avais une attaque d’asthme.

  • Ça va?

J’ai sursauté. Michael s’était penché et me tapait dans le dos. Il avait dû entendre mes râles et semblait s’inquiété. Tout en grimaçant, j’ai fait oui de la tête. Impossible d’aligner 2 mots, la pression dans ma poitrine m’a mise la larme à l’oeil.

  • Ça t’arrive souvent?

Encore des hochements de tête. Sa présence me rendait ça de plus nerveuse, alors j’ai fermé les yeux. Michael continuait à me tapoter dans le dos. Il a fallu quelques minutes pour retrouver un semblant de calme et réussir à dominer l’angoisse qui me serre la cage thoracique quant j’ai une attaque. C’est toujours la panique.

  • Oui... avec les beaux jours, ben... le rhume des foins, l’asthme... tout baigne quoi!

Michael a rigolé. En arrivant à ma hauteur, il avait lâché la glacière qu’il tenait pour me venir en aide. Il l’a ramassé et m’a tendu le bras. Je lui ai dis que ça allait, je n’étais pas handicapée. Il a serré ma main sous son coude quant j’ai tenté de l’enlever. En marchant, j’avais à nouveau fixé l’endroit où se trouvait Pascal. Il riait et souriait, ça m’a serré le coeur. Pourtant, il ne faisait rien de mal, donc ce devait être de la jalousie pure.

Pascal n’a même pas fait attention à mon arrivée, et continuait à sourire, alors que l’autre conne lui murmurait à l’oreille. Il a éclaté de rire. On aurait dit qu’ils étaient seuls au monde. Dire qu’il n’a même pas remarqué du mouvement autour de lui, ni que j’étais là. Dire que moi, tout mon corps détecte et ressent sa présence, où que je sois. C’est chimique.

Des fourmis dans les jambes qui remontaient le long de ma colonne vertébrale, pas à cause de l’asthme, mais parce que j’avais envie de sauter à côté de Pascal et faire gicler l’autre idiote de là. Ça me démangeait.

La fille a levé les yeux en premier et quant elle m’a vue, elle a soutenu le regard que Pascal lui a adressé quant elle s'était subitement tue. Elle lui a fait un discret signe de tête dans ma direction. Pétasse. Pascal a enfin levé les yeux, et s’est redressé en me voyant. Il a eu un sourire, mais ça ne montait pas jusqu’à ses yeux. Voulait-il me donner l’illusion qu’il était content de me voir? Avant que j’aie pu faire un pas vers Pascal, j’ai été happée par Caroline.

Et bla-bla-bla; c’était le moment que j’arrive, j’étais en retard, elle avait fini par se dire que je ne viendrais pas...

Apparemment, elle n’était pas la seule. Mon coeur continuait à battre à un rythme qui frôlait la folie. Encore plus violemment quant j’ai vu l’autre conne poser un bisou sur la joue de mon homme avant de lever son cul et s’éloigner. C’était pas sans me lancer un regard que je n’ai pas aimé. Elle et moi savions que nous étions en guerre froide, même si personne ne s’en doutait.

C’est là que j’ai commencé à faire attention à mon environnement. Elodie était là. A peine l’autre partie, Elodie a été se mettre dans la place qui devait être encore chaude. Ce qui a eu le don de m’énerver. Paul, Thomas, Jonas, et la plupart de leurs co-équipiers du basket étaient là, et la petite Natacha et ses copines. Constat fait, je me suis sentie déplacée, pas à ma place, de trop. J’étais nerveuse, angoissée et je tremblais.

Caroline continuait de me parler, alors que Michael racontait à Thomas comment il m’avait trouvée. Je n’entendais pas grand chose, j’étais en conflit dans ma tête. L’envie folle de prendre la fuite parce que je savais que, ce soir, je n’arriverais pas à me mettre dans l’ambiance. Pascal s’est levé, et j’ai tout de suite cherché l’autre pouffe des yeux pour savoir s’il allait aller vers elle. Mais j’ai senti sa main qui prenait la mienne et j’ai ressenti un énorme bonheur.

Oui, avec le recul, je me dis toujours que je suis bête comme chou! Rien qu’un petit geste et je perds le Nord! Après un bisou au creux de la nuque, Pascal m’a entraînée au bord du lac.

On a marché un moment en silence. Il avait passé son bras autour de moi et je me suis sentie protégée. La tête vide, je me suis laissée allée à me blottir contre lui au comble du bonheur. Il a voulu savoir ce que je faisais, si j’avais eu ses messages. Lui aussi avait fini par croire que je ne viendrais pas.

Pascal me trouvait bizarre ces derniers temps. Distante. Je semblais être ailleurs, loin. Préoccupée? Par quoi? Je n’ai pas pu lui répondre. Je savais qu’il avait raison, mais je n’arrivais pas à faire marcher mon cerveau.

On s’est embrassé et c’était encore pire. Ma tête s’est trouvée encore plus vide. On est retourné auprès de nos copains. Après quelques mots échangés avec Paul près du feu, on est retourné s’asseoir sur le linge sur lequel Pascal était étendu quelques instants plus tôt.

Mais mon regard a croisé celle de la miss et j’ai eu à nouveau des fourmis partout. Elle nous observait discrètement, mais pas assez pour moi, tout en faisant semblant de discuter avec ses copines. Elle leur offrait des faux sourires, tout en cherchant à capter le regard de Pascal. Caroline est venue s’asseoir vers nous. Elle m’a fait signe qu’elle avait aussi remarqué le manège. Elle avait surement des choses à me raconter à propos de cette soirée, je le voyais dans ses yeux.

La fille a commencé à faire la bise à la ronde. Elle s’en allait. Ça ne m’étonnait guère. Elle filait toujours avant qu’on ait l’occasion de se retrouver face à face. Qu’est-ce que ça m’énerve. Elle s’approchait. Souvent, Caro et moi nous comprenions sans avoir besoin de parler. Après m’avoir prise le bras, Caro a dit vouloir me demander quelque chose. Avant que Pascal ait pu s’étonner, on est partie bras dessus dessous en courant au bord du lac.

De là, on a piqué un sprint pour se mettre hors de vue, tout en surveillant Pascal de loin. Une fois à l’abris des regards, on s’est accroupie derrière un buisson. Pascal s’est levé à l’approche de la pouffe, non sans jeter un regard derrière lui, dans la direction qu’on avait prise.

Elle s’est penchée pour lui faire la bise. Pascal a fait un signe de tête en direction du parking. Les mains dans les poches, Pascal la raccompagnait à sa voiture. Si ce n’était pas elle, j’aurai trouvé ça normal, il faisait nuit noire, et c’était plus rassurant de raccompagner les filles. Mais c’était elle, ça m'a foutu les boules. Surtout le fait qu’elle s’en aille dès que j’arrive!

De notre côté, on n’a jamais couru aussi vite. A moitié accroupie, on a foncé pour arriver au parking en même temps qu’eux. On y était en premier d’ailleurs, assez pour voir qu’ils sont arrivés main dans la main. Une main glacée ma serré le coeur et la gorge. L’estomac au bord des lèvres, je l’ai vue se coucher contre sa voiture et... plonger ses mains dans ses cheveux. Pascal s’était penché sans qu’elle ait à le forcer. Je voyais rouge. Ils se sont embrassés longuement.

Caroline a failli plongé en avant pour aller se jeter sur eux. Je l’ai retenue. Pascal n’avait pas à savoir qu’on l’avait vu. Malgré l’estomac vide, la nausée me donnait envie de vomir.

La seule chose qui se répétait dans ma tête c’était; «j’avais raison, je ne m’étais pas trompée, j’avais raison, j’avais vu juste... Bordel j’avais vu juste...» Les larmes m’ont brouillés la vue. Même si on se doute de quelque chose, c’est pire de le voir de ses yeux voir. Ça fait autrement plus mal que l’imagination. L’estomac à l’envers, j’ai dû me mettre à genoux parterre pour ne pas tomber. Mais je continuais à regarder.

Ils se sont séparés à regret. Avant de le laisser partir, elle a passé ses doigts sur ses lèvres... probablement pour enlever toute trace de rouge à lèvres. Pascal l’a tirée vers lui et l’a embrassée encore, et elle a ri et recommencé avec ses sales doigts sur sa bouche. Il avançait à reculons en attendant de la voir dans sa voiture et en route.

Les mains dans les poches, la tête baissé à regarder ses pas dans le sable, il est retourné vers le groupe.

Mes sentiments étaient troubles; entre haine féroce et amour blessé. Je crois que je le détestais autant que j’avais mal, parce que je l’aimais. C’était de la haute trahison. Une trahison qui fait mal, qui vous déchire le coeur en vrac, qui laisse la plaie ouverte, béante. Comme si on foutait du sel dessus.

Après un immense effort, j’ai retrouvé mon calme. J’ai dis à Caroline de ne pas souffler un mot de ce qu’on venait de voir. Qu’il était important et vital que personne ne sache jamais qu’on l’avait vu. Et surtout Pascal. Elle ne comprenait rien et les larmes descendaient silencieusement sur ses joues. Elle secouait la tête comme une idiote, alors je l’ai secouée. J’avais devant les yeux le reflet de mon propre chagrin, c’était comme me voir dans un miroir.

  • Ce serait trop long à t’expliquer maintenant. On en discutera, mais pas maintenant. Reprend toi.

Après quelques inspirations, expirations, on a fait quelques faux sourires pour retrouver notre entrain avant d’entrer en scène. Oui, c’était comme entrer en scène après un énorme choc. On était mal, mais il fallait absolument donner le change. Je voulais que Pascal ne se doute de rien. On a couru pour revenir en arrière,. J’ai demandé à Caro de rire. Je rirais aussi. Et j’ai inventé une histoire pour que ceux qui nous voient arriver nous entende rire et ait l’impression qu’on s’amusait comme des folles.

Caroline m’a appris qu’elle s’appelait Manuella. Torture. Je dois avouer qu’elle était plutôt jolie.

Pascal qui discutait avec ses copains debout près du feu, a tourné la tête dans notre direction en nous entendant rire. J’ai pensé comme c’était affreux qu’il soit là, comme si de rien n’était, à bavarder avec ses potes, à rire comme s’il ne m’avait pas poignardé dans le dos la minute d’avant, de nous regarder en train de rire, comme si on ne savait pas ce qu’il venait de faire. C’était cruel.

Pascal nous a souri. Ça aussi c’était cruel. Comme si une main brulante s’était posée sur mon coeur.

Quant on s’est approché, Pascal m’a tendu la main en souriant et a passé mon bras autour de sa taille en gardant ma main dans la sienne. Quel bon acteur! Si je ne l’avais pas vu, je ne me serais doutée de rien. De rien du tout. C’était affreux. J’ai joué mon rôle; j’ai souri, ri, fait semblant de passer une bonne soirée, tout en ayant la tête dans un étouffant nuage gris. Mais j’ai gardé le sourire.

Caroline, trop sensible, restait à distance et fusillait Pascal des yeux par moment. J’avais peur qu’elle craque et finisse par se ruer sur lui et lui dire d’arrêter son cinéma, on avait tout vu. Alors j’ai prétendu être fatiguée et que je voulais rentrer. Pascal n’a pas insisté pour rester.

Dans la voiture, je me suis sentie plus détendue. Malgré la déception et la colère qui me grignotait de l’intérieur. Je ne l’ai pas repoussé quant il a voulu me faire l’amour en rentrant. J’étais déconnectée. Comment pouvait-il avoir envie de faire l'amour avec moi, alors qu’il semblait en pincer pour une autre?!? Mais là aussi, j’ai joué mon rôle. Je lui en ai donné pour son argent et j’ai été satisfaite quant épuisé, on s’est écroulé l’un à côté de l’autre et qu’il m’a serrée contre lui.

Etait-ce un sentiment de culpabilité de sa part de me serrer si fort? J’ai eu envie de lever la tête pour voir s’il avait les yeux fermés ou non, ou s’il regardait le plafond. Je me demandais s’il pensait à elle! Et je lui en ai voulu de me mettre dans une situation qui me faisait perdre ma confiance en moi. Et en lui.

Pendant qu’on faisait l’amour, je l’ai oubliée. Mais maintenant, elle était revenue me hanter, je les voyais s’embrasser, aussi nettement que quant j’étais plongée dans le buisson près du parking; chaque geste, imaginant leurs regards, et je crois que je le haïssais. J’avais envie de le blesser comme il m’avait blessée. De le griffer jusqu’à le défigurer, lui arracher les yeux. Mais je me suis serrée contre lui; « I Love You ». Il m’a embrassée sur la tête, m’a serrée un peu plus fort et dit qu’il m’aimait aussi.

Menteur.


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124/5/6/7- 2015 - Priorités

Publié le par JaneDo


Lundi - 4 mai 2015 - 124/15 - Priorités

Dîner en famille bien sûr. Rentrée tard, parce que ma frangine voulait que je l’aide avec un courrier. Je me suis couchée en rentrant, trop naze pour faire autre chose.


Mardi - 5 mai 2015 - 125/15

Repos géant. Je n’avais aucune envie de faire autre chose que peindre. Dès que Gis est partie à la Bibliothèque pour travailler, je me suis jetée dans le travail. C’est ce que j’appelle se reposer; faire quelque chose qu’on aime par dessus tout, comme peindre.


Mercredi - 6 mai 2015 - 126/2015

Mercredi 6 mai- Dol qui m’appelle mercredi soir pour me demander de la prendre à Morrens chez Eric. Ils s’étaient disputés. Minuit en pleine rue, la voilà qui hurle « Hou-houuuuu ». Elle oublie souvent qu’elle n’est pas seule au monde! Je rentrais à peine de l’anniv de ma soeur, j’étais raide, mais je ne me sentais pas le coeur de l’abandonner à son sort. Elle était complètement bourrée comme d’hab.


Jeudi - 7 mai 2015 - 127/15

Equitation; Rhooo... pauvre Ulysse, ce cheval est si beau. Majestueux.  Blessé, il saignait à l’entre-jambe. Ils l’ont un peu lavé, pour éviter une infection. Dol m’a appelé pour me demander de l’emmener rechercher ses affaires à Morrens. Elle voulait que ma nièce se débrouille pour aller à l’équitation toute seule, ou que je passe la chercher d’abord, et tant pis si la petite est en retard! Non mais, elle pensait quand même pas que j’allais abandonner ma nièce pour elle? Si? Elle me connait mal. Mes neveux et nièces passent avant tout le reste. Pour une fois, j’ai dis non.


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123/15 - Le vide dans ma tête!

Publié le par JaneDo


Dimanche 3 mai 2015 - 123/15 - Le vide dans ma tête!

Ha le pied! J’ai passé une journée et soirée de rêve sur mon canapé, devant ma télé. J’avais vu chez Pascal une petite box qui transférait ce qu’il voulait de son ordi à sa télé. Du coup, je me suis acheté la même chose. Maintenant, je peux regarder mes séries et autres directement sur mon écran TV, et non mal installée devant mon ordi. C’est géant.

Pascal m’avait invitée à passer la nuit chez lui, je n’ai répondu à aucun de ses messages, ni à la porte. Du coup, il a dormi tout seul. Est-ce que je me suis sentie coupable? Oui. Je ne l’ai pas averti de mes intentions, donc ne sachant pas si je débarquerai ou pas, il a attendu. Pour rien. Si je l’avais averti, ben... il n’aurait eu aucune raison de rester tout seul.

Le temps gris de samedi y était probablement pour beaucoup. J’ai lu. Pas pu peindre, parce que Gis était là! Dommage!

Dimanche matin, j’ai vu ses 36 milles messages, alors j’ai décidé de sortir de ma léthargie. Il faisait beau en plus. J’ai donc été acheté des croissants et j’ai débarqué. Hum, sauf qu’il y avait du monde.

Des copains avaient eu la même idée, et ils étaient entassé sur la terrasse en haut. L’impression de ne pas faire partie du groupe. En plus, j’étais la seule fille. Poisse.

Après le déjeuner tardif, ils se sont jetés devant la télé pour jouer à des jeux. Pascal m’a prise par la main et m’a embarquée chez lui. Il a voulu savoir si je faisais la tête, ce qu’il avait bien pu faire.

Comme toujours dès que je suis en sa présence, mon disque dur mental s’efface, comme s’il y avait un virus; je ne me rappelais plus pourquoi je n’avais pas répondu à ses appels, ni si j’étais sensée être fâchée.

Et pourtant, j’ai essayé de me rappeler ce que je ressentais vendredi, parce que je savais que ça avait à voir avec vendredi, ou peut-être jeudi? Je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Alors pour ne pas perdre la face, j’ai dis que j’avais juste envie d’être un peu tranquille et lire. Que le week-end passé avait été stressant, et que j’étais juste crevée. Il avait raison, j’aurai pu juste le lui dire.

Plus tard, j’avais quelques flashs revenaient, mais tout aussi vite oubliés... Je me suis promise de relire cette partie de mon journal question de me remettre au parfum.

Pour ne pas être emmerdé par les autres, on a été se balader au bord du lac. Main dans la main. J’étais aux anges. On a fait une longue balade, avec pleins de bisous, de rire, une pause dans un resto au bord du lac et on a mangé des hamburgers-frites. De retour à l’appart, on s’est barricader chez lui, après avoir accepté d’aller manger toute l’équipe ce soir.

J’avais voulu rester et l’attendre à la maison. J’aurai pu continuer le 3ème livre que j’avais entamé. Mais, comme Pascal ne voulait pas y aller, si je n’y allais pas, j’ai suivi le mouvement. A table, on nous a séparé. :(. pour ne pas passer la soirée à nous regarder nous «bizouter». Zut. Pascal était très câlin aujourd’hui, et me tripotait tout le temps. La culpabilité peut-être?

22h, on était rentré, et on a été se coucher direct. On a « approximativement » regardé la télé. Ça jouait le rôle des bougies. Pascal l’avait programmé à 60 minutes pour se mettre en veille, et a dû recommencé 2 fois. Je pensais partir quant il se serait endormi, mais je crois que j’ai été la première à m’endormir.

Finalement, je ne regrette pas d’être restée chez moi, parce que j’ai passé un chouette dimanche avec Pascal. J’ai évité toutes les prises de têtes des sorties.


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122/15 - Tout peut s arranger?

Publié le par JaneDo


Samedi 2 mai 2015 - 122/15 - Tout peut s’arranger?

Caroline n’avait pas réussi à lui soutirer l’endroit où se déroulait la réunion, donc n’avait pas pu se mettre aux aguets pour le pister. Elle a donc été rejoindre les copains au Baroque, quant elle a vu Thomas, elle a su que Pascal aurait dû être ou avec Thomas ou chez lui. Comme il ne répondait pas à son natel, elle a attendu une petite heure avant de foncer voir chez lui.

De la lumière. Elle a sonné. Et je lui ai ouvert... C’est comme ça que j’ai su que Pascal aurait dû être rentré depuis plus d’une heure. J’avais l’estomac en compote; où était-il?

Ça me brouillait la tête de penser que Pascal était peut-être avec Nina. Pour Caroline, il avait été rejoindre cette nana qu’on ne connaît pas. Folle d’angoisse, tant pis pour ma fierté, j’ai appelé Thomas pour savoir à quel Hôtel était Nina. Il ne le savait pas. Après quelques coups de fils, il nous a donné un nom.

On était prête à commencer des recherches, même à aller fouiller les alentours pour voir s on trouvait la voiture à Pascal, quitte à se faufiler dans le garage souterrain de l’Hôtel. Rien n’aurait pu nous arrêter au point où on en était. J’étais contente de ne pas être seule et d’avoir une complice. Je n'étais pas seule dans ma galère.

Mais Thomas a rappelé pour dire que Nina était avec quelques collègues dans un bar près de son Hôtel. Le copain a qui il avait eu recours pour la trouver a pensé qu’il voulait lui parler, et elle l’a appelé. Pour moi, il a prétendu que oui, et leur a proposé de les rejoindre; «Tu as de la chance que je t’adore Jane! Je vais devoir faire bonne figure pour le reste de la soirée, moi qui ne l’apprécie pas!!! Et tout ça pour toi!».

Mon anniversaire était over, Pascal n’avait plus à faire d’efforts. Je pense qu’il a été patient, discret, en attendant mon anniversaire, parce qu’il ne voulait pas me faire de la peine. Mais maintenant, c’est passé, alors je pense que les choses vont rapidement sérieusement se compliquer pour moi. J’ai peur qu’il... me laisse choir!

Samedi, 2h du matin, toujours pas de Pascal en vue. Je commençais à me sentir un peu idiote d’être là toute seule à attendre comme une cruche. Pascal se doutait certainement que j’étais là. Caroline l’avait bombardé d’appels, il ne répondait pas. Alors, je n’ai pas voulu en faire autant.

Si j’appelle et qu’il ne répond pas, alors les vannes vont sauter et je vais fondre en larmes et mon imagination va me planter le moral. Tandis que là, j’avais toujours me dire que si je l’avais appelé, il aurait peut-être répondu. L’espoir fait vivre. Je n’avais pas envie de me décevoir.

Ridicule de rester ici plus longtemps... Je crois que je suis rentrée parce que je ne voulais pas savoir quant il rentrerait. Le pire c’est que, je le saurais quand même, que je le veuille ou non.

Pascal a essayé de m’appeler vers midi, mais je dormais. J’étais partagée entre l’idée de l’ignorer pour le reste du week-end, ou de faire comme si de rien, et profiter du samedi soir, et dimanche avec lui. Quoique, d’après son message, on aurait pu passer l’après-midi ensemble. Aucune envie de bouger, il pleuvait ou faisait moche et gris.

Le souvenir d’hier soir était encore trop frais, je ne cessais d’y penser. J’ai décidé de me donner du temps, et de rester bien au chaud dans mon lit avec le bouquin que j’avais commencé hier. Le soir venu, son escapade d’hier soir me torturait encore. J’ai ignoré tous ses appels. Pascal insistait, m’implorait de lui répondre.

Hum... pas envie... Après tout, à chacun sa croix. Il n’avait qu’à retourner où il était hier soir! Moi ,j’étais bien à la maison. Aucune envie de traîner dehors. Le voir n’allait que raviver ce que je ressentais hier soir à l’attendre comme une idiote finie, alors qu’il s’amusait... avec l’autre pétasse. Et il ne pensait pas à moi.

J’ai donc passé un samedi soir formidable, larvée sur le canapé, je n’arrivais pas à poser mon livre. Je crois que Pascal est venu sonner vers 23h, mais je n’ai pas répondu à la porte. Pour réussir ce tour de passe-passe, pour ne pas craquer, j’avais mis mon training le plus flou, un vieux t-shirt horrible qui n’allait pas avec le bas.


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121/15 - Volte face...

Publié le par JaneDo


Vendredi 1er mai 2015 - 121/15 - Volte Face...

Je me suis trompée... Pascal m’avait bel et bien fait un cadeau. Ce n’est pas que je voulais quelque chose de chère, non, juste quelque chose pour marquer ce jour, vu qu’on fêtait mon anniversaire. Le fait qu’il m’ait dessiné et fait faire un bijoux m’a fait chaud au coeur. Il n’y en avait pas un autre dans le monde pareil.

Pascal avait pensé que je dormirais chez lui, donc de me l’offrir quant on ne serait que tous les deux, mais étant donné que je devais partir, il me l’a offert dehors dans le parking chez moi. Pascal m’avait ramené, parce que je n’avais pas pris ma voiture. Il a dit qu’il rentrait et ça m’a beaucoup rassurée.

Un petit coup de fils à Caro et j’ai su qu’il n’était pas retourné au bar, mais qu’il était bel et bien rentré chez lui. Elle l’avait suivi. Arh, j’aurai bien aimé finir la soirée en beauté et dormir dans les bras de mon bien aimé!

Vania, comme presque tout le monde a peur de la solitude. Elle s’était disputée avec sa copine et ne voulait pas se retrouver toute seule chez elle. Comme tout le monde qui m’entoure, elle n’arrive pas à assimilé le fait que j’aime la solitude, j’aime vivre seule, ce n’est pas un hasard. Comme ils ont peur de la solitude, ils n’arrivent pas à concevoir que quelqu’un puisse aimer ça, que c’est un choix. Ma famille est pareille!

J’avais eu envie de passer voir chez Pascal en rentrant, mais avec Vania, je n’osais pas faire ça. Seulement Caro connaît et a aussi cette mauvaise habitude.

Vania a vue ma bague et elle a trouvé ça adorable. Elle croit qu’il m’aime sincèrement. Souvent, je le crois aussi, mais souvent j’en doute tout autant.

Crasse, Pascal avait une réunion de travail ce soir, et après, ils prenaient un verre dans le bar de l’hôtel avec ses collègues. La seule chose qu’il avait oublié de mentionner, c’est que Nina était dans les parages et participait à cette petite sauterie. Ça m’énerve qu’il ne m’ait rien dit. Je trouve qu’il était devenu vachement cachotier!

Bon, c’est peut-être parce qu’il avait cherché à m’épargner des soucis. Je ne sais pas.

Pascal ne m’avait rien demandé ou proposé, mais j’ai pensé que ça lui ferait plaisir de me trouver chez lui en rentrant. Hum... je ne sais pas si c’était une bonne ou mauvaise inspiration, ou si c’était de la curiosité de ma part. Ou si je voulais m’assurer de l’heure à laquelle il rentrerait.

Toujours en est-il que la beuverie avec les collègues de travail a été emballée et terminée avant minuit. Thomas a été retrouvé ses potes et Pascal... traînait on ne sait où!

J’avais l’horrible sentiment qu’il avait été retrouver la fille avec qui je l’avais vu échanger des signes! Et ça me rendait malade :( J’ai l’impression que Pascal avait voulu me ménager et n’a pas voulu me causé de peine avant mon anniversaire. Mais, c’était passé maintenant, Pascal n’avait plus à prendre de gants.


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120/15 - Je déteste les surprises!

Publié le par JaneDo


Jeudi 30 avril 2015 - 120/15 - Je déteste les surprises!

Bon, normalement aujourd’hui, après l’équitation, j’aurai certainement envie de rentrer chez moi, et continuer le livre que j’avais commencé ou continué à lire pendant le cours de Kaya, mais, c’est aussi depuis le jeudi que je sors de ma coquille. Que je recommence à sortir pour traîner dans les bars et boîtes.

C’est important qu’on me fiche la paix en début de semaine, c’est seulement à partir du jeudi, que je peux envisager de retrouver les fêtards et traîner dehors jusqu’à pas d’heure. Pourtant aujourd’hui, et même pendant l’équitation, alors que j’étais installée confortablement dans ma voiture avec mon bouquin, les pieds posés sur le tableau de bord, avec mon siège dans une position qui invitait carrément à la lecture, même là, j’avais une boule au ventre.

Je sens comme une sorte de danger qui approche, un épée de Damocles qui me pend au-dessus de la tête. Ce même sentiment qui me poursuit quand j’ai des prémonitions. Pourtant, je sentais bien que ce n’était pas tout à fait la même chose. Je sentais que c’était autre chose. Un soucis.

Quelque chose de désagréable se préparait. Je pouvais le sentir ramper autour de moi...

Pascal avait un match, mais il tenait à m’inviter à manger. Pfff, je savais bien que c’était pour fêter mon anniversaire, même qu’il sait que je déteste ça. Il pense sans doute -et probablement avec raison- qu’il fallait marquer le coup.

Ambiguë, mais... je ne voulais pas le fêter, mais j’aurai été froissée et blessée même, si ma moitié ne faisait rien! S’il ne cherchait pas à trouver le moyen de me montrer qu’il se rappelle de mon anniversaire. S’arranger pour me faire sentir que ce jour est aussi important pour eux, parce que c’est le jour où je suis venue au monde... pour lui!

20h, j’étais prête. Fatiguée mais prête. Ripolinée, comme dirait Dol. Baignée, coiffée, vêtue avec soin, épilée de partout, etc. Bref, j’étais au taquet. Les bras croisé, appuyé contre sa voiture devant la porte d’entrée, Pascal attendait patiemment. Je pense qu’il s’attendait à ce que je sois en retard, alors quant j’ai émergé de l’immeuble, il a presque eu l’air surpris.

Ciel qu’il était beau. Même en cette fin de journée, alors que le soleil cherchait à se cacher derrière la planète, ses yeux verts brillaient. Son sourire éclatant me brisait presque le coeur. Pascal s’est penché pour me voler un baiser (électrifiant) et a ouvert la portière côté passager. Je frissonnais encore.

Comment un être aussi parfait, aussi lumineux pouvait s’intéresser à une fille aussi banale que moi! Il devait avoir de la merde dans les yeux. Ou il ne voyait pas clair. Ou peut-être qu’il ne me voyait pas telle que j’étais. Pourquoi semblait-il tellement tenir à moi?

Mais, s’il tenait à moi, pourquoi me cachait-il son aventure avec cette autre fille? Parce que, j’en aurais donné ma main à couper qu’il voyait en cachette cette nana. Ce souvenir m’a tordu l’estomac.

Je devais vraiment arrêter de me torturer avec toutes ses idées folles qui me flinguaient régulièrement le moral. Je pensais trop. Mais comment faire pour empêcher ma tête de divaguer? Si je le savais, j’aurai déjà utilisé l’astuce depuis longtemps. Qui a envi de souffrir par des idées noires? Personne!

Allé, nouvelle résolution depuis aujourd’hui; travailler sur ma tête, sur ce qui ce passait dans ma tête. Ne plus me laisser emporter par mon imagination. Ça allait être vachement dur.

Argh, Pascal m’a invitée dans un de ses restaurants préférés. Ça sentait l’arnaque là! J’ai repéré quelques voitures que je connaissais dans les environs. Je crois que c’était parce que je me méfiais. Arhhh, déjà je balisais qu’il ait fait ce que je déteste le plus; m’organiser une surprise en invitant mes amis.

« Surpriiiiii-se »... ouais! c’était bien ce que je pensais! Pire mauvaise surprise. Pour ne pas imploser, j’ai enté de me convaincre qu’il avait essayé de bien faire. J’aurai préféré une soirée à deux, en tête à tête.

Peut-être qu’il n’avait pas envi de passer la soirée seul avec moi? Et c’était pour ça qu’il avait invité tout ce monde pour éviter ce face à face? J’ai essayé de ne pas lui montrer ma déception en lui projetant un sourire
. Pas certain que ma tentative était réussi!

Argh, si c’était ça que j’entendais par travailler dans ma tête, alors j’avais tout faux. Flûte j’allais être obligée de me forcer à jouer la bonne humeur, à sourire, à soutenir des conversations... je me sentais déjà crevée. Et j’avais la folle envie de rentrer chez moi et de me larver toute seule sur mon canapé.

Mais bon, Pascal cherchait seulement à me faire plaisir... alors je pouvais bien faire semblant d’apprécier...

Mince, aucune envie de passer des heures avec tous ces gens agglutinés autour d’une table, à manger et boire et à sourire jusqu’aux oreilles, hélas, je n’avais pas le choix. Mon Dieu, pourvu que personne n’ait eu la mauvaise idée de venir les bras chargés de cadeaux? Ce serait un effroyable supplice.

Pascal était entouré d’une bande ce copains. Il parlait, ils riaient en l’écoutant. De quoi parlait-il? Qu’est-ce qui pouvait les faire rire? J’ai senti mon coeur se gonfler, mes yeux picoter. Un mec comme Pascal, beau, des yeux magnifiques, athlétique, un sourire à damner les saints, que pouvait-il me trouver?

Je revenais sans cesse aux mêmes troubles et questions... Je n’ai pas cherché à cacher le fait que je le regardais, j’avais envie de le regarder. Sans ciller, alors qu’on me parlait, j’ai continué à l’observer. Pascal m’a souri. Je me suis transformée en gelée.

Je me sentais toujours si banale, si insignifiante, si misérable à côté de lui... Est-ce qu’il m’aimait encore?Vraiment? Il l’avait dit dernièrement, mais était-ce vrai? Pourquoi? Qu’avais-je à lui offrir? Carrément rien! Alors pourquoi? Comment?

Les larmes ont commencés à pousser vers la sortie, alors j’ai détourné la tête. Caroline me parlait, mais je n’avais aucune idée de quoi. Toute l’espace dans ma tête était occupé par des doutes, des questions, des pensées, par une profonde tristesse que je n’arrivais pas à disperser. Alors je voyais ses lèvres bouger, mais je les mots qui sortaient de sa bouche semblaient être du chinois.

Suivant son expression, je savais que je devais sourire et acquiescé. Ce que j’ai fait.

L’apéritif était terminé, c’était le moment de passer à table. Caroline a passé son bras sous le mien (j’aurai préféré que ce soit Pascal), et on a été rejoindre Pascal à l’autre bout de la salle. C’était délicieux. Tout ce que j’aime; sauce aux morilles, émincé de veau sur un lit de légumes, frites, avec un cheesecake pour le dessert. Pascal n’avait rien oublié.

Heureusement, il m’avait épargné l’horrible gâteau d’anniversaire... la chanson et le reste...

Bon, j’espérais quand même de sa part, un petit cadeau. Quelque chose pour marquer l’évènement. Apparemment, il a dû penser que le bouquet de roses le jour «J» suffisait. J’étais déçue. Bobo au coeur :(

Sous la table, sa main qui se baladait sur ma jambe me paralysait. Des petits frissons me traversaient de partout, chaque fois qu’il mettait son bras sur le dossier de ma chaise et posait sa main sur moi. Caresse douce et propriétaire. Il le pouvait, je lui appartenais depuis le premier jour où nos regards se sont croisés.

Avant le café, on est sorti fumer. Pascal m’avait prise par la main. Mes oreilles ont flambés. Rouges cramoisis. J’étais fière comme un petit paon mâle, toute voile dehors. Quant il posait ses magnifiques yeux sur moi, je me sentais toute petite, protégée, mignonne, et belle intérieur, extérieur.

Pascal m’a demandé si j’avais envie d’aller prendre un verre au Time-Out. J’ai dis oui, mais je n’en avais aucune envie. C’était seulement pour ne pas être chiante et lui faire plaisir.

Hier soir, il m’avait attendu pour rien, mais il n’a pas dit un mot à ce sujet. Pas de reproches, rien. Pourtant, je suis sûre qu’il avait dû être déçu en constatant ce matin, que je n’étais pas à ses côtés. Et ce soir, je ne pouvais pas dormir chez lui. Je l’avais prévenu.

Demain matin, j’avais un rendez-vous à 8h, chez moi. Et d’un moment à l’autre, Vania allait appeler pour que j’aille la récupérer en Valais. Donc, je ne pouvais pas boire non plus. J’avais l’impression d’être là sans être là. De regarder les autres évoluer autour de moi sans vraiment faire partie du jeu. Comme souvent.

Le fait d’y penser à peut-être activer les choses; mon natel sonnait, c’était Vania. Donc, je devais partir.

Au Time-Out, j’ai été furieuse de voir la pouffe, celle avec qui Pascal échangeait des regards ambiguës, Elodie et autres. Pascal avait dû leurs dires où on allait. Et c’est ça qui m’énervait grave. Je n’étais pas ravie de devoir le laisser seul avec cette bande de chacal féminin. Elles n’attendaient que ça pour envahir mon espace.

Mais je n’avais pas le choix, je devais y aller. En plus, Vania dormait chez moi. C’était foutu de chez foutu. J'avais des palpitations d'anxiété... Si Pascal faisait un pas de travers ce soir, comme aller chez Caro ou une autre pouffe, j'allais être très fâchée. Très très très fâchée!


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18/15 - Coupable sans raison...

Publié le par JaneDo

Mardi 28 avril 2015 - 118/15 - Coupable sans raison...

De ne pas lui avoir répondu de la journée d’hier, d’être rentrée après l’avoir vu tout faire pour renvoyer Caro, je me suis sentie coupable. Triste même. Coupable de l’avoir laissé m’attendre pour rien. Coupable de m’être laissée emporté par ma sensibilité du jour, et de n’avoir pas apprécier à sa juste valeur, le fait qu’il avait demandé à Caro de s’en aller. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle foutait encore devant sa porte?

Encore une journée tranquille sans Gis dans les pattes. Un bonheur total. Elle devait avoir des cours aujourd’hui, donc être là vers 23h. Elle n’est pas rentrée de la nuit. C’était tant mieux pour moi. Pascal a tenu à ce qu’on aille manger ensemble, mais, je voulais encore profiter de ma petite solitude encore un peu.

En fait, Gis n’avait pas pu aller à son cours aujourd’hui. Elle était restée sur Lyon. Hélas, demain elle sera là.


Mercredi 29 avril 2015 - 119/15 - Débile...

Bon, Dol en pleine démonstration de tragédie Grec veut que j'aille la chercher. Gis est au téléphone, et je me suis faite couler un bain... L'appartement était nickel, en 20 minutes après son arrivée, Gis a foutu le bordel; son bol par dessus le mien (hygiène), la place de travail entre l'évier et les plaques de cuisson dégueu, mal essuyé, ses assiètes non rangées, rhhhh... Je crois que je vais la gicler, j'en peux plus!

Donc, je saute dans mon bain un petit 1/4h, ensuite je file chercher ma copine... Donc ma soirée est cuitos! Je pourrais aller sur mon journal que beaucoup plus tard. Comme Dol a tendance à coller aux basques... beaucoup beaucoup plus tard! Pourquoi est-ce que je m'inflige ça!

Pascal m’a encore harcelée pour qu’on aille dîner ensemble. Hum, comment lui dire que j’avais le moral dans les chaussettes, sans lui dire pourquoi! Et je n’avais pas envie de parler du pourquoi, ni à lui, ni dans mon journal. Le simple fait d’y penser me désole.

Ce n’était pas seulement ce que mon neveu m’a dit qui me déprimait, mais aussi les tonnes d’idées confuses qui se baladaient dans ma tête; UK? St-Domingue? Une maison au bord de la mer en Espagne? Quelques jours avec ma copine Nicole? Mais alors? Je ne verrais pas Pascal pendant???

Argh... Comment faire ce que j’ai envie et en même temps, ne pas le perdre de vue? Il allait trop me manquer si je suis mes envies et que je pars m’isoler quelque part pour me ressourcer et peindre à volonté pendant 6 mois! J’ai donc réalisé que ce qui me déprimait le plus, c’était de me sentir «coincée».

Mon incapacité à vivre de manière aussi indépendante, comme avant me donnait l’impression d’être ligotée ici, pendue à attendre les quelques instants que je pouvais passer avec Pascal. C’était carrément débile! Oui, carrément stupide, parce que si une copine me racontait ça, je lui dirais qu’elle était une idiote finie de vivre sa vie en suspens à cause d’un mec!


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117/15 - Birthday...

Publié le par JaneDo


Lundi 27 avril 2015 - 117/15 - Birthday...

Je n’avais envie de voir personne, ni de sortir de la journée. Gis n’était pas là, et tout ce que rêvais de faire, étant de rester à la maison toute seule. Hélas, je n’ai pu éviter le souper en famille. Ma soeur a appelé, puis les enfants... mon point faible... alors je me suis habillée et j’ai répondu présent. Pas le choix. D'habitude, je ne sors jamais aujourd'hui!

Pascal m’avait laissé une demi douzaine de message, mais il savait pertinemment que je ne répondrais pas. C’était mon anniversaire aujourd’hui, mais hélas aussi, mon jour de poisse. Le jour de l’année que je redoute le plus. Je suis toujours à cran, il m’arrive toujours des merdes.

Pascal m’a fait envoyé un énorme bouquet de rose rouge sang avec un petit mot qui disait que si je changeais d’avis, je pouvais débarquer quant je voulais, même si ce n’était que pour dormir. Que s’il dormait, je pouvais le réveiller, et il y avait un petit bonhomme qui me faisait des clins d’oeil et des bisous.

Mignon!

Donc, après le souper, je suis passée chez lui. Il était debout dans l’entrée et parlait avec Caro. Il lui disait qu’il voulait qu’elle s’en aille, qu’il ne voulait pas que je la trouve ici si d’aventure je passais. Pour Caro, il n’y avait aucune chance que je passe, j’avais mon souper en famille, et je rentrais toujours directement.

Comme elle se trompait!

Pascal avait raison, ça m’a un peu... déçue? énervée? Je ne savais pas trop. Ce n’était pas le jour, c’est tout.
C'est le jour où tout me fait du mal. Tout.

J’ai compris que Caroline avait été à son entrainement, qu’ils étaient rentré ensemble, comme d’hab. Oui, c’était pas le bon jour pour moi, j’étais à fleur de peau. Trop sensible. J’ai fait demi-tour, je suis rentrée.

Même en rentrant, j’ai été prudente. J’ai roulé comme une limace, bloquant la circulation aux endroits où on ne pouvait me dépassé. Je me suis même faite klaxonner. Trop peur d’une tuile qui me tombe sur le coin de la tête au hasard! Je n’ai été soulagée et rassurée qu’une fois la porte de mon appart refermée.


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