Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

80/15 - Pascal est froid!?

Publié le par JaneDo


Samedi 21 mars 2015 - 80/15 - Froid!

Caroline l’avait suivi bien sûr. Elle savait où il avait parqué sa voiture. Elle est restée à proximité. Elle le verrait passer pour prendre sa voiture. Pascal a terminé la soirée aux env. de 2h du matin, et elle a vu Pascal et une fille, qui avait passé son bras sous le sien, se diriger à sa voiture.

Elle avait espéré les voir partir chacun de leur côté et a été dégoûtée de voir la fille grimper avec Pascal. Les filles n’ont plus de voitures de nos jours ou quoi? Caro avait emprunté une smart, et très vite elle a perdu Pascal dans la circulation. Pfff, pas étonnant, avec une de ces horribles petites caisses à savon qui n’avancent pas. Ou peut-être avait-il remarqué qu’elle le suivait?

Après avoir cherché un peu dans la direction où Pascal avait disparu, elle a fini par rentrer attendre près de chez lui. J’aurai peut-être dû lui donner mes clés qu’elle puisse attendre à l’intérieur? Non, non.

Tenace, Caro a attendu des heures, elle claquait de froid et tombait de sommeil. Pascal est rentré après 9h du matin. J’enrage!

Après le retour de Thomas vers 3h du matin. Fatiguée d’attendre près des buissons, les pieds plantée dans l’herbe froide, Caroline l’a attendu sur balancelle de son balcon. Apparemment, il n’a pas apprécié. Attitude quant on a quelque chose à se reprocher!

Pascal n’a pas apprécié de voir Caroline sur son balcon, pas apprécié d’être attendu, et probablement qu’on sache à quelle heure il est rentré! Après une petite prise de tête, parce que Caro a voulu savoir où il était jusqu’à maintenant, Pascal l’a renvoyée. Je suis sûre qu’il devine que Caroline allait me raconter?

Je n’avais pas beaucoup dormi, vu que Caroline m’a appelée à midi pour me raconter ce qu’elle avait vu. A 15h, comme Pascal n’appelait toujours pas, je l’ai appelé. Il était en ville. Déjà? Il dort quand lui? Il m’a proposé de le rejoindre. Hum, il savait pertinemment que ce serait impossible; d’ici que je sois prête, que j’aille jusqu’à Genève les magasins seront tous fermés et il serait en route pour chez lui.

On s’est donc retrouvé chez lui vers 19h. Argh, j’étais un peu crevée, mais bon. Encore une fois, j’ai senti cette distance. Pascal était plus froid que d’habitude. Renfermé même. Alors que je lui posais des questions sur sa soirée, il répondait par monosyllabe, et gardait le dos tourné.

  • Alors t’es rentré à 9h ce matin?
  • Oui, comme Caro a dû te le dire.
  • Tu me l’aurais dit autrement?
  • Pourquoi? Y a rien à dire.

Mes questions l’emmerdaient. Pour éviter des histoires et qu’on se prenne la tête, j’ai préféré bâcher. Ça ne me ressemble pas, mais j’avais l’impression que ce n’était pas le moment. J’ai lâché l’affaire. Autant y aller mollo. Sans un mot de plus, j’ai été regardé par la fenêtre. Grande contemplation du lac. J’attendais que ce soit lui qui engage la conversation. Pascal semblait à fleur de peau.

Waouh, rien ne venait et je ne savais pas quoi dire. Du coup, je me suis sentie mal à l’aise, comme de trop. Je n’aurais pas dû venir. Jamais je ne m'étais sentie aussi mal en sa compagnie.

Pascal était en t-shirt et moi j’avais froid. Il s’affairait dans la cuisine. D’après sa tenue, on ne sortirait pas ce soir. Peut-être qu’il ne voulait pas se montrer avec moi? Ou il aurait aimé me voir partir? Il avait peut-être rendez-vous? Peut-être qu’il s’ennuyait tout simplement avec moi? Argh, voilà que je me torturais à nouveau parce qu’il ne parlait pas.

  • Tu veux un coup de main?
  • Non. Ça ira.

Point. Rien d’autre à ajouter. D'habitude, il aimait bien que je traîne près de lui dans la cuisine, on papote, on boit un petit verre de vin, des bisous par-ci par-là, mais là, niet! Je me suis alors installée sur le canapé pour lire. L’odeur qui venait de la cuisine était alléchante. Je me suis rendue compte que j’avais faim. Je crevais la dalle.

Je relisais la même phrase, incapable de me concentrer sur mon bouquin, parce que je pensais à l’atmosphère, à la froideur de Pascal. Ça ne lui ressemblait pas. Une fois qu’il eu terminé de tout préparer et que ça mijotait, il s’est assis près du piano -loin de moi- et s’est mis à gratter sa guitare.

Mais qu’est-ce que je faisais là? Est-ce qu’il essayait de me faire comprendre qu’il fallait que je dégage ou quoi? Est-ce que je dormais ici ce soir? On dirait qu’il cherchait à me faire fuir pour pouvoir ensuite se tirer et aller dieu-sait-où! Quant un mec coure une autre lapine, il agit toujours comme ça. L’angoisse m’a terrassée à nouveau. Le chagrin m’a anéantie.


Partager cet article
Repost0

79/15 - Le danger rôde...

Publié le par JaneDo


Vendredi 20 mars 2015 - 79/15 - Je ressens le danger qui rôde autour de moi...

J’avais fais les courses, j’avais des clopes, alors j’ai eu une journée des plus merveilleuse dès que Gislaine a tourné les talons pour rentrer en France s’occuper de son appart. Je me suis plongée dans un long bain et j’ai passé presque 2h à lire dans une mousse au Gingembre. Le pied!

Je suis toujours déprimée, angoissée au max… je me demande si c’est à cause de Pascal? Ou peut-être parce que, malgré que Pascal soit gentil, peut-être trop gentil, je sens le vent tourner? J’ai l’impression qu’il va me larguer!

Tout me plonge au fond du puits; je pense à mon papa, mon grand frère, ma mom, pfff… Je déprime!

Pascal et Thomas avait une soirée sur Genève, donc pas de chalet ce week-end. La dîner se passe à l’Hôtel Président Wilson. Sûre que Caro sera dans les parages. Pascal aurait aimé aller profiter jusqu’à la dernière goutte de neige. Il paraît que les pistes n’étaient pas très bonnes de toute façon.

Pascal pense monter samedi soir, je crois que Thomas aussi, pour fermer le chalet. Quoique… je sais qu’ils montent avec les parents le week-end de Pâques! Jess risque d’être là aussi.

Pascal ne m’a pas demandé de l‘accompagner ce soir, et c’est tant mieux. Cela m’a quand même un peu surprise. Caroline non plus, je me suis renseignée. Je crois que c’était un truc avec le boulot. Arh, j’aurai dû lui poser la question. Il risque d’interpréter ça comme un manque d’intérêt.

Moi et ma déprime vont pouvoir profiter d’une petite soirée en solitaire et ruminer à fond. Ou pas!


Partager cet article
Repost0

77/15 - L angoisse m étrangle...

Publié le par JaneDo


Mercredi 18 mars 2015 - 77/15 - L’angoisse m’étrangle...

Arhhh, j’ai le moral dans les pompes, et je ne sais pas pourquoi. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. J’étouffe. La présence de ma coloc m’étouffe. Tout m’étouffe. Incapable de parler, j’ai laissé mon téléphone sur silence. J’avais peur de fondre en larmes pour rien. Je me suis réfugiée dans ma chambre. Simple, je ne voulais voir personne.

Je sais très bien que quant on est comme ça, au contraire, on devrait sortir, voir du monde, bouger. Un jogging m’aurait sûrement fait du bien.

J’ai emmenée Gislaine faire les courses ce matin. Elle voulait passé à la poste. Ça a pris des plombes! Dans la Migros, un moment donné, j’ai dû lui dire d’accélérer le mouvement. Je n’avais pas l’intention d’y passer la sainte journée! Elle traînait dans chaque rayon, à regarder quoi? Tu prends ou tu prends pas? Mais, y pas de raison de rester des heures à regarder les yaourt quoi!

Bon, je sais que je suis intolérante, mais c’est pour ça que je n’aime pas faire les magasins avec quelqu’un. Hum, je crois que j’aime faire la plupart des trucs que les autres font à deux, toute seule!!! Est-ce que c’est grave Docteur?


Jeudi 19 mars 2015 - 78/15 - Pas de ménage cette semaine!

La femme de ménage devait venir ce matin, et je lui ai laissé un message pour dire qu’on lui ouvrira. Gislaine a dit qu’elle se levait à 8h pour étudier. Je me suis réveillée peu avant midi, et je n’avais pas l’impression que Shaska avait fait le ménage. J’ai donc vérifié mon natel, et effectivement j’avais une dizaine de message en absence, des messages incompréhensibles de Shaska. Gislaine ne s’était pas levée, elle roupillait encore! Donc personne n’avait ouvert à la femme de ménage.

Je ne vais pas dire que j’étais contrariée, ce serait un euphémisme. J’ai aussitôt rappelé, et Shaska m’a dit avoir sonné, tapé à la porte pendant plus de 15mn. Tous les voisins ont entendus, sont venus voir, mais nous, là-dedans, niet! Pfouhhh!

J’ai failli oublié l’équitation… Gislaine est partie vers 14h pour faire des trucs en ville avant son cours, alors j’ai profité de traîner chez moi. Vers 16h45, j’ai pensé me mettre à peindre, et en sortant mes affaires et sur le point de couper mon natel, pour ne pas être dérangée, j’ai vu la petite “alerte”!

Je suis rentrée avant Gislaine, alors j’ai pu encore profiter de la paix de ma caverne. Je dois dire que je me sens toujours au fond du gouffre. Moins visible parce qu’après une journée d’entrainement, je le dissimule mieux. Et je crois qu’elle ne va pas faire tard, comme elle a des cours demain après-midi, et qu’elle part ensuite en France.

Oui, je sais pourquoi je suis angoissée. A force de réfléchir, on fini toujours par trouver…

J’ai ressenti de la distance avec Pascal. Tant que nous étions au chalet, il était attentif, adorable, présent, constant, mais c’était autre chose dès qu’on a passé la porte chez lui. C’était imperceptible, mais je le fréquente depuis assez longtemps pour sentir immédiatement quant quelque chose ne va pas.

Ce sont de toutes petites choses, mais c’était “distant, froid, absent”. Je voyais bien qu’il était dans la lune, dans ses pensées par moments. Est-ce que c’était à cause de moi? Ou Caro lui manquait? Ou cette fille avait réussi à le toucher? Je sentais qu’il y avait quelque chose avec cette autre fille! J’en étais traumatisée, parce que je n’arrive pas à voir comment c’était arrivé.


Partager cet article
Repost0

76/15 - Son string qui traîne!

Publié le par JaneDo


Lundi 16 mars 2015 - 75/15 - Nothing special...

Mince, encore en retard! Je dois filer à mon souper de famille du lundi soir! Je n'ai même pas encore troqué mon training contre un pantalon correct. Oups, c'est vrai que je suis souvent en pantalon!!! Pascal m'en a fait la remarque ce week-end! Bon c'est quand même moi qui me taperait les courants d'air autour des jambes et du reste, et les collants qui tirent et tout, pas lui.

Repos total aujourd’hui. Après tout, ma coloc ne rentre que demain, alors autant en profiter. Je n’ai même pas voulu répondre au téléphone de la journée. D’ailleurs, je l’avais laissé dans ma chambre. J’ai commencé la journée par la lecture.

Hier, je n’ai pas voulu non plus répondre au téléphone. Dol a essayé à répétition, comme d’hab. Elle voulait sortir, qu’on se voit. J’étais son excuse pour se saouler la tête. Elle cherchait à fuir le regard désapprobateur de son compagnon, et j’étais son “bouche-trou”.

On dirait qu’elle oublie que j’ai autre chose à faire de mes week-ends, et surtout de mon dimanche soir.

J’ai alors seulement remarqué qu’elle avait aussi essayé vendredi et samedi soirs. Non mais, elle abuse. Bon, je vais lui jouer les mêmes scènes qu’elle me pratique depuis le temps!!! On va voir si elle aime!

... 18h51... on vient de m'appeler pour savoir où j'en étais... petit mensonge; je me suis arrêtée au kiosque... mon oeil... bon j'y vais...

Retour à la maison vers 22h, et j'ai trouvé une voiture sur ma place de parc! Je l'ai bloquée. Non mais c'est quoi ça encore! Dol m'a harcelée au téléphone. Je n'ai pas répondu, Steven était là. J'étais déjà franc énervée de trouver une voiture à ma place, que je n'étais pas trop d'humeur à recevoir. J'essayais de garder mon calme, mais il a senti que les appels de Dol m'énervait.

On s'est installé devant la télé qu'on regardait pour regarder quelque part, et on a discuté. C'était chouette de le voir, mais j'étais inquiète de ce qu'en penserait Pascal. Peut-être qu'il ne le saura jamais. Steven est parti vers 2h du matin. J'étais un peu crevée, je n'ai pas eu le courage de faire quoi que ce soit, comme peindre par exemple. Je ne voulais pas me coucher, parce que je voulais profiter de ma solitude encore ce soir.


Mardi 17 mars 2015 - 76/15 - Déjà agacée! String qui traîne!

Grrrrh, ma coloc m'énerve déjà! Faut toujours qu'elle laisse traîner quelque chose. Elle aussi me scouate. Qu'est-ce qu'ils ont à venir s'asseoir au salon comme si je les y invitais??? Le rideau des douches n'était pas tiré... moisissure! Le papier ménage? C'est qui qui va le ranger? Maman? Est-ce que sa mère va venir ranger après elle? Non!

Elle a cuisiné je ne sais quoi, qui a une couleur bizarre... et devine quoi? Elle l'a laissé traîner! Non mais, c'est qui qui doit jeter et laver la casserole déjà? Wahhh, ça commence déjà à m'énerver.

Elle est restée assise là, à tripoter son mac, et à regarder ce que je faisais sur le mien. Du coup, impossible de mettre mon journal à jour. Sauf si je fuyais dans ma chambre. Mais non, pas envie. Va falloir qu'on mette les choses au clair. Demain ça va chier. Je ne voudrais pas qu'elle se sente gênée, ça m'embête de lui faire de la peine.

Mais c'est ça, ou je vais continuer à m'énerver. Ha! J'oubliais... son slip pend sur le pose-linge... non mais! Et si quelqu'un passait, on fait quoi? C'est moi qui devrait débarrasser son string? Ou sinon, les visites seront interdit de salle de toilettes? Pfff.


Partager cet article
Repost0

74/15 - Tablé sur le mauvais cheval !

Publié le par JaneDo


Dimanche 15 mars 2015 - 74/15 - Tablé sur le mauvais cheval !

L’angoisse est traître, elle vous bombarde la tête de mauvais “trip”. Et ma tête tournait à plein régime. En même temps, je gardais le sourire, me forçant à avoir l’air détachée, détendue et de bonne humeur. Me forçant également à rire des blagues, que je ne comprenais pas, j’étais ailleurs. De toute façon, je ne comprends rien aux blagues. Discrètement, j’observais l’autre fille avec qui j’avais vu Pascal échanger un regard qui m’a semblé “équivoque”. Du coin de l’oeil, je surveillais Pascal aussi.

Quant j’ai senti que je perdais le contrôle, j’ai décidé de me rapprocher de Caroline. Peut-être qu’elle avait elle aussi remarqué quelque chose? Pascal a voulu me garder près de lui, mais un petit bisou dans le cou et j’ai pu filer. Il me sourirait, et mon coeur s’est atrophié. J’espère que je me trompais, sinon ça allait faire mal.

J’ai tiré Caroline loin de Pascal. Je ne voulais pas qu’il entende notre discussion. Je ne voulais pas non plus lancer le sujet. Si Caro avait senti ou vu quelque chose, elle m’en parlerait. Je me suis arrangée pour tourner le dos à Pascal, mais j’avais les jeux de glaces un peu partout pour continuer ma surveillance discrète.

Mon coeur a loupé un étage quant j’ai vu une brunette, que je connaissais bien sûr de vue, venir mettre son bras sous le celui de Pascal. Je l’ai vu se redresser, jeter un regard dans ma direction, peut-être rassuré que je ne regardais pas dans sa direction, il lui a souri en posant une main sur ses mains.

Elle lui chuchotait quelque chose. Il en a fait de même et elle est partie. Je l’ai suivie des yeux et l’ai vu disparaitre, tourner sous les escaliers qui menaient aux étages. Direction, la bibliothèque. Je me suis sentie rassurée. Pas très longtemps. Quant mon regard s’est reporté vers Pascal, il s’était levé et prenait la même direction.

Quel idiot… Bien sûr que ses copains ont remarqués la manoeuvre… pfff. Eux aussi ont regardé dans notre direction. Evidemment Caro avait également vu ce qui se passait et était prête à se jeter à leurs poursuites. Je l’ai retenue par le bras pour lui demander ce qu’il y avait. Mais j’ai pensé que ça m’arrangeait qu’elle retienne Pascal pour me laisser le temps de retrouver par l’extérieur notre petite demoiselle. Alors je l’ai laissé partir.

Elle n’avait pas besoin de me dire qu’il s’agissait de Pascal, on devinait toutes les deux… Je lui ai fais un clin d’oeil en lui souhaitant bonne chance et que j’espérais qu’elle arriverait à l’attraper. Elle a filé comme l’éclair et l’a rattrapé vers les escaliers.

J’ai foncé en direction de la cuisine et j’ai ramassé le trousseau de clé de la maison dans le tiroir à thé. Je savais que la Gouvernante et Thomas laissait toujours le trousseau entier là. Après je suis sortie en faisant semblant de me préparer à allumer une clope. Pour que ceux qui m’observent pensent que je sortais fumer.

Une fois dehors, j’ai couru pour atteindre la porte de la pièce utilisé comme bureau pour la secrétaire. Le père à Pascal travaillait parfois à la maison et faisait venir sa secrétaire. Elle pouvait accéder au bureau de l’extérieur. Le bureau avait l’avantage d’être contiguë à la bibliothèque. C’était une chance de connaître le chalet presque comme ma poche. J’étais un peu paniquée de ne pas savoir qu’elle clé utiliser.

En passant devant les fenêtres, j’ai constaté que la bibliothèque était vide, ce qui m’a un peu déstabilisée. Peut-être qu’ils iraient discuter ailleurs? Mes mains tremblaient si forts. Avec l’aide de mon natel, j’ai vérifié la serrure, ensuite les 3 clés du porte-clés. Le premier essai a été un échec. Je connaissais la clé de l’entrée, elle ouvrait également la porte piscine-jardin, et celle du jardin d’hiver, ainsi que la porte à l’arrière. Ce ne pouvait être qu’une des deux autres. Bingo.

Rapidement, j’ai traversé le bureau pour aller verrouiller la porte de l’intérieur (pour éviter qu’on m’y surprenne, ou que quelqu’un s’avise d’y pénétrer) et me faufiler dans la bibliothèque. De toute façon, j’imaginais mal Pascal utiliser les 2 autres pièces du fond de sa mère.

Je n’ai pas osé aller jusqu’à la porte de peur qu’elle s’ouvre dans ma figure. Hésitante, je restais près de la porte du bureau. J’aurai voulu aller coller mon oreille dessus. Mon regard  s’était habitué à l’obscurité et faisait le tour de la pièce, me demandant où j’aurai pu me cacher.

Sous le bureau? Mauvaise idée, si Pascal s’assoit dans le fauteuil de son père, il me verra! Tirer les rideaux et me mettre derrière? Non, pas assez de place, on risquait de distinguer une forme! L’interphone? Ha oui, je pouvais ouvrir la communication. Non, Pascal risquait de s’en apercevoir et vouloir aller l’éteindre dans le bureau!

Boh, je pouvais toujours verrouiller? La fenêtre, oui la fenêtre! J’ai ouvert la lunette de la fenêtre derrière le bureau. Depuis l’extérieur, je pourrais entendre tout ce qui se passait dans le bureau au cas où.

J’ai juste le temps de m’enfuir quant j’ai entendu quelqu’un toucher la porte de la bibliothèque. J’avais eu chaud. La prudence m’avait retourner près de la porte dès que j’aie ouvert la fenêtre, même quant j’ai été regardé l’interphone, je suis retournée aussitôt près de la porte.

Je connaissais cette fille, je sais que je l’avais déjà vue avec le groupe. Je ne me souvenais pas de son nom; Barbara? Vania? Non, sinon je m’en serais rappelée. Ou pas.

Je refermé doucement la porte. Pascal avait allumé en entrant et s’est retourné vers elle, en s’asseyant au coin du bureau; “Alors, qu’est-ce qui se passe? Raconte?”. J’étais assise sous la fenêtre. Heureusement que j’étais assise, je ne pouvais pas tomber plus bas. Je me suis traitée d’imbécile d’avoir passé la soirée à surveiller l’autre pouffe, alors que celle-là, je ne l’avais même pas remarquée! Je dois être aveugle ma parole!

Elle est amoureuse de Pascal et le lui dit sans détour!

  • Je suis amoureuse de toi… Depuis longtemps, je crois que tu le sais déjà.

Pascal s’est levé, il voulait qu’elle arrête de parler. Qu’elle ne devait pas parler comme ça. Elle lui a dit qu’elle a attendu sagement qu’il la remarque, qu’il fasse attention à elle, qu’il arrête de la traiter comme une gosse. Il était amical peut-être, mais elle espérait qu’avec le temps… Pascal a tenté de la faire taire en posant un doigt sur sa bouche.

Pascal n’aurait pas dû faire ça, c’était un peu trop intime, je trouve. Quant elle a commencé à parler, je n’ai pas pu me retenir de me lever pour regarder. Je ne voyais pas le visage à Pascal, mais elle oui, par moment. Quant Pascal ne me bouchait pas la vue.

  • Natacha, je suis désolé… Je sais pas… j’imaginais que Thomas...
  • Thomas? Non, c’était seulement pour t’approcher. Il a pensé la même chose, mais tu connais Thomas, il a tout de suite mis les choses au clair en me disant de ne pas y penser. C’était drôle. J’ai dis que je le trouvais sympa, mais rien de plus.

Pascal a rigolé. Natacha hein? Donc elle s’appelait Natacha!

Natacha a penché la tête et est redevenue sérieuse, pour lui répéter que c’était pour être plus près de lui, pour qu’il réalise qu’elle existait. Mais que rien n’avait changé et ce soir, en le voyant traîner avec “cette femme” au vue de sa copine, elle a pensé qu’il y avait de l’eau dans le gaz, qu’ils avaient rompu, ou qu’il voulait la rendre jalouse, bref, elle s’est dit que c’était le moment ou jamais de lui révéler ses sentiments.

Tout comme moi, Pascal ne captait pas de quoi elle parlait. Cette femme? Elle parlait de moi là? Sa copine? A part moi, je ne voyais pas? Pascal avait été adorable depuis qu’on est arrivé, il ne m’a pas quitté d’une semelle, toujours au petits soins, me cajolant, me faisait des bisous tout le temps.

Alors de qui parlait-elle? De la fille avec qui il échangeait des regards ambigus?

Natacha a essayé de s’approcher, de se s’enfiler entre ses jambes pour se coller à lui. Pascal s’est levé et lui a pris les mains. Du coup, je ne voyais ni son visage à elle, ni le sien. Puis, coup de chance, il s’est déplacé de côté, donc je les voyais de profil. J’ai reculé. Je ne voulais pas, que s’ils tournent la tête vers la fenêtre, qu’ils remarquent mon visage collé contre la vitre. J’entendais très bien sans avoir besoin d’être aussi près.

Pascal lui a dit qu’elle était adorable, qu’il était plutôt flatté, mais qu’il avait une copine. Natacha a fait la grimace. Pascal a continué à la bourrer d’excuses comme elle disait. Il lui a demandé de ne pas dire des trucs pareils, qu’elle ne devait pas croire qu’elle était amoureuse de lui, qu’elle était très jeune, que c’était probablement pour ça, et qu’elle ne devait pas.

Natacha l’a coupé pour lui dire qu’elle savait ce qu’elle ressentait et que ça ne datait pas d’aujourd’hui. Elle avait la voix qui tremblait, elle était au bord des larmes de voir qu’il ne la prenait pas au sérieux. Puis Pascal a fait la connerie de la serrer contre lui. Je l’aurai étranglé pour ça.

Il lui a pris le menton pour relever son visage et plonger son regard dans le sien; il a dit qu’il valait mieux faire comme si elle n’avait rien dit. Natacha a cherché à lui voler un baiser.

Comme il s’était défilé, Natacha lui a demandé carrément de l’embrasser. Mon coeur cognait si fort que j’ai eu peur qu’on puisse l’entendre jusqu’en Russie, alors je me suis accroupie, mais je continuais de regarder. S’il l’embrasse, je me casse d’ici sans passer par le start, sans l’avertir. Je serais trop dégoûtée et furax pour pouvoir le regarder en face sans lui en coller une.

En réponse aux interrogations de Pascal, Natacha s’est expliqué plus clairement; elle pensait que Caroline était sa copine. Pas moi. Que j’étais le jouet pour rendre cette dernière jalouse ou un truc du genre. Ça m’a un peu énervée. C’était la 2ème fois que quelqu’un prenait Caro pour sa copine. Jamais moi!

  • La blonde. Caroline. Vous êtes tout le temps ensemble. Elle vient presque tout le temps à tes entrainements et à tes matchs. Chaque fois que je suis venue, elle était là, et vous partez toujours ensemble. Puis, au dernier souper de l’équipe, j’ai bien compris que c’était ta copine.
  • Heum… c’est un peu compliqué, mais celle que tu appelles “cette femme”, Jane, c’est ma copine!
  • Oh? Ha d’accord!

Elle est restée un moment dans ses pensées. Pascal a pris ses mains dans les siennes, ce qui l’a éloignée un peu. Je crois qu’il avait rougi;

  • Natacha, j’ai une copine!
  • Et alors? Je vois bien ce qui se passe avec Caroline quant “ta copine” n’est pas là. Je sais qu’elles sont amies. Tu peux quand même me donner juste un petit baiser?

Pascal a secoué la tête et avait reculé d’un pas; “Arrête!”.

  • Juste un?

Pascal continuait a secoué la tête. Il s’est éloigné et s’est passé la main sur la nuque. Drôle, mais il semblait très embarrassé.

  • Oh Pascal, un tout petit? En attendant que…
  • Ecoute, la dernière chose que je voudrais, ce serait te faire de la peine ou te blesser, mais… je peux pas. Et puis ton frère est un pote, il me tordrait le cou.
  • Ce qui se passe entre nous ne le regarde pas. Je fais ce que je veux, j’ai le droit d’aimer qui je veux…
  • Chuuut! Arrête, il ne se passe rien entre nous. Dis pas de bêtise. On va faire comme si on n’a jamais eu cette dis…
  • Tu ne me vois pas. Pourquoi tu ne me regardes pas? Pourquoi Caroline et pas moi?
  • Tu es jeune, tu ne sais pas ce que tu dis. Jane et Caroline sont copines, tu as raison, et elles se parlent. Ma copine sait très bien, elle sait tout.

Natacha eu l'air sceptique. Pascal lui a dit qu’il ne pouvait pas rester là à discuter, il ne voulait pas que je m’aperçoive de son absence. Natacha a joué la pleureuse. Sûrement pour le faire rester. Elle insistait, Pascal cherchait comment lui faire comprendre qu’il n’était pas un type pour elle, et qu’ils devaient retourner au salon.

  • Elle ne t’aime pas. Jane… elle ne t’aime pas. Si elle t’aimait comme moi je t’aime, elle ne pourrait pas le supporter. Ça veut dire quoi avec son autorisation?

Pascal a changé de sujet pour répéter qu’il ne pouvait pas rester là. Il ne voulait pas que je m’imagine des choses. Natacha s’est accrochée à lui en lui demandant encore une fois un petit baiser. Cette fois, j’ai remarqué qu’il était embarrassé et cherchait à s’échapper. Il l’a prise par la main pour l’entraîner vers la porte, pour qu’elle le lâche.

D'habitude, Pascal dit pleins de choses adorables, comme quoi il m'aime et tout, et ça avait le don de remettre l'église au milieu du village. Ce qui mettait les choses au clair. Mais là, rien! Juste qu'il avait une copine! Pourquoi?

Bon, faut dire que si j’avais été un mec, à sa place, je l’aurai sûrement embrassée. Juste pour savoir si c’était bien, et aussi parce qu’elle s’offrait. Mais, étant à ma place, s’il le fait, je l’étrangle! Faites ce que je dis, pas ce que je fais!

Quant ils ont ouvert la porte, Caroline était derrière. A vrai dire, je n’étais pas tellement surprise. Pascal oui. Mais il a dû aussi se dire que c’était une chance, il a fait passer Natacha devant lui et il a pris Caroline par la taille. La porte s’est refermée.

Le spectacle était fini. Je me suis écroulée sur place. J’avais surveillé le mauvais cheval! Je n’arrivais pas à croire que je me sois si vulgairement trompée. J’avais tout faux. Comment avais-je pu me fourvoyer de la sorte? Est-ce que mon 6ème sens était tellement faussé? Ou est-ce que je voyais le mal partout!

Au risque de me faire surprendre, je ne pouvais pas rester là. Je suis retournée prendre les clés que j’avais posé au pied du bureau, déverrouillé la porte du bureau et j’ai quitté les lieux pour aller traîner près du salon à fumer. Ni vue, ni connue.

Aussitôt de retour dans le salon, Pascal a remarqué mon absence et est parti à ma recherche. On lui a dit que j’étais dehors en train de fumer. Bien vu. Cela ne faisait pas 2 minutes que j’étais assise au bas des marches qu’il sortait pour s’assoir à côté de moi.

Vicieuse, je lui ai demandé où il était. Caroline avait filé, et quant je l’ai cherché, je ne l’ai pas trouvé, alors je lui sortie fumer. Je sentais les clés dans ma poche, il ne fallait pas que j’oublie de les remettre en place. Pascal était embarrassé. Il n’a pas voulu ou pas trouvé nécessaire de me raconter son escapade. Il a juste dit que Natacha voulait lui parler d’un truc et il a passé son bras autour de mes épaules et m’a fait un bisou dans la nuque.

Je savais très bien que c’était pour m’empêcher de continuer à le questionner, alors il cherchait à me distraire. J’ai accepté, sachant que je reviendrais sans doute sur le sujet plus tard.

  • T’as envie de sortir? Ou… on pourrait monter s’enfermer dans notre chambre… Qu’est-ce que t’en dis? Ras le bol de tout ce monde. T’en a pas marre toi?

Dimanche matin, après le petit déjeuner, Pascal était pressé de quitter le chalet. Il voulait qu’on rentre. J’ai suivi le mouvement. Je crois qu’il cherchait à fuir Natacha. Pourtant, ils ont échangés quelques mots, quelques sourires, ont plaisantés ensemble comme si de rien n’était.

J’ai quand même remarqué les regards empreint de mélancolie qu’elle lui lançait quant leurs regards se croisaient. Pascal faisait celui qui ne voyait rien, et ne changeait rien à sa manière d’être avec elle. Pour un oeil non averti, c’était invisible.

Mais, connaissant Pascal, il l’avait certainement remarqué aussi. Je me demande qui est son frère? Je me rend compte que je ne faisais pas assez attention aux gens qui m’entourent! Trop concentrée sur Pascal. C’est pas la première fois que j’en fais le constat non plus, et je me promets chaque fois de faire plus d’efforts, plus attention.

C’était génial de rentrer, je serais moins tendue. Moins de choses à observer. Ça fera taire mes peurs et mes angoisses. Etre seule avec lui, c’est exactement ce qu’il me fallait. Fini le pouls qui s’affole.

De retour à la maison, Pascal est sorti faire un jogging. De retour, il a été prendre une douche. Je l’ai regardé sortir de la chambre une serviette autour du cou en se frottant la tête pour sécher les cheveux. Ce corps si parfait. Il est passé près du piano pour aller prendre un verre de lait dans le frigo. Il a souri en surprenant mon regard. Miam, j’avais envie de lui sauter dessus. Il est venu se couler dans le canapé à côté de moi.

Une petite voix dans ma tête m’a rappelée qu’il m’avait reproché de tout le temps faire le premier pas. Alors, je me suis jetée sur lui. Son sourire s’est accentué. En deux temps trois mouvements, il était sur moi. Il avait réussi à reprendre l’avantage et me mettre sur le dos. Je n’allais pas me plaindre ;)

Afff, on a passé une journée magnifique. J’aurai voulu arrêter le temps et rester collée dans ses bras, collée contre lui. Continuer à se courir après dans le salon, manger les yeux plongés dans les siens, l’embrasser encore et encore. Le laisser jouer avec mes doigts, et les embrasser un à un. Je me sentais heureuse comme jamais.

Pourtant, l’image de ce regard énigmatique échangé avec cette autre fille me taraudait toujours!


Partager cet article
Repost0

73/15 - Journées pastelles....

Publié le par JaneDo


Samedi 14 mars 2015 - 73/15 - Journées pastelles....

  • Pourquoi est-ce que tu es si coincée? On est ensemble, week-end en amoureux, et pas un geste de tendresse, rien! On dirait même que tu essaies de fuir? Explique? Tu ne pourrais pas te laisser aller un peu?
  • Tu veux dire... comme Caro?
  • Disons que ça me plairait bien que tu sois un peu plus comme Caro ce soir.

Mon regard a évidemment balayé la pièce pour se poser sur la demoiselle en question. C’est vrai que j’étais coincée, je n’aimais pas beaucoup les démonstrations publiques d’amour. Je trouvais ça déplacé. Si on a envie de passer la soirée à se lécher la gueule, autant rester seuls dans son coin. Mais quant on est avec des copains, par respect, on se tient comme il faut.

Peut-être que Pascal avait raison, je pourrais me laisser aller de temps en temps quand même. Et j’avais drôlement envie de le toucher, d’être en lui, d’être sa peau, la chemise qui caressait ses épaules, le pantalon qui se frottait à ses jambes.

Hum, je dois être dingue de ne pas en profiter. Alors au diable les autres.

Sans que je m’en rende compte, mes mains avaient suivi mes pensées, mes doigts, mes mains se sont retrouvés dans ses cheveux, mes lèvres contre les siennes. Pascal venait de prendre d’une main 2 verres pour nous préparer à boire, mon geste l’a surpris. Une demi seconde en suspension, son bras valide m’a attirée contre lui d’une force. Il a lâché les verres. Lovés l’un contre l’autre, l’espace d’un instant on a oublié la terre entière.

Nos lèvres ne voulaient pas se séparer, nos corps scotchés ne le voulaient pas non plus. Mais il fallait bien reprendre son souffle à un moment où un autre. Nos visages en feu étaient à peine à un centimètre, nos souffles se mêlaient et l’envie de se jeter à nouveau l’un sur l’autre était plus fort que tout.

La main de Thomas devant nos yeux a stoppé notre élan; “Get a room!” (Prenez une chambre!). Pascal les sourcils froncés a repoussé cette main et l’a dévisagé avant de lui dire d’aller se faire voir. Son ton m’a fait sourire.

Thomas a dit qu’on gênait tout le monde, qu’il avait l’impression d’avoir débarqué dans notre chambre alors qu’on s’apprêtait à “copuler”. Copuler, quel drôle de mot. Je me rappelle avoir pensé que le mot était moche pour quelque chose d’aussi beau. Le regard de Pascal continuait à naviguer de mes yeux à ma bouche, et me donnait envie de l’embrasser encore.

J’ai croisé le regard de Caro qui s’est détournée aussitôt. J’ai eu le temps de voir qu’elle avait rougi.

On était retourné s’asseoir sur le coin du canapé, j’étais sur les genoux à Pascal. Sa main se promenait dans mon dos. De temps en temps il me demandait dans un murmure si je ne voulais pas monter, ce qui me faisait sourire. Non, je ne voulais pas; le plaisir était aussi dans l’attente.

Quant on est monté approximativement 1h plus tard, du moment qu’on passé la porte de sa chambre, mes pieds n’ont pas touchés terre jusqu’au lit. Samedi matin, je me suis réveillée en entendant la porte se refermer. J’étais rompue, mais le coeur rempli d’amour. J’avais encore envie de ses bras, encore envie d’amour. En fait, c’est le vide laissé par son absence qui m’avait réveillé.

Pascal m’avait laissé un mot, demandant que je l’appelle dès que je me réveille pour qu’il m’apporte le déjeuner au lit. Je savais qu’il voulait aller skier, mais pour moi, il avait l’intention de passer son tour aujourd’hui. Et ça, je ne le voulais pas. Je me suis donc précipitée en bas.

Pour lui faire plaisir, je l’ai accompagné sur les pistes. Pascal a laissé de côté le snowboard pour skier avec moi. Trop chou. J’ai passé une journée merveilleuse, avec lui qui jouait les profs par moment, il m’attendait, ou me suivait et quant il voyait que j’avais de la peine, me prenait entre ses jambes, me donnait des conseils pour mieux faire mes virages, ou pour serrer mes skis.

Bon, après 3h sur les pistes, j’étais épuisée, lessivée, si ça ne lui aurait pas gâcher sa journée, j’aurai voulu rentrer. Mais je ne pouvais pas lui faire ça, alors j’ai continué encore une petite heure. Pascal a remarqué que je n’avais plus de force dans les jambes et que mes skis partaient dans tous les sens. J’ai alors pu tranquillement aller lire au restaurant e attendant la fin de la journée de ski.

Toute l’équipe dont Pascal ont continué la glisse jusqu’à la station, moi je suis descendue avec l’oeuf. Ouais, j’suis pas une skieuse émérite, donc si les pistes ne sont pas top de chez top, ou glacée, je risquais de me faire mal. On a été prendre une bière dans le pub près des remontées mécaniques.

Un truc m’a fait un peu… j’ai surpris un regard entre Pascal et une des filles qui était là, et mon ventre s’est mis en programme lessive. Je crois au 6ème sens, et au fait que les femmes ont tendances à capter des choses qu’on ne s’expliquent pas. Mais je me suis dis que je me faisais des idées. Que c’était mon manque de confiance en moi qui me jouait des tours.

Pourtant, Pascal était adorable, toujours à me cajoler d’une façon ou d’une autre, me posant des petits baisers dans la paume, ce qui me faisait frissonner et rougir de bonheur. Pascal était parfait, le petit ami idéal; attentif, câlin à mort, me lançant des regards qui semblaient dire qu’il m’adorait. Toujours à rechercher le contact physique. Je me laissais aller aussi à me coller à lui, à passer mon bras autour de lui, ce qui le faisait sourire, et me valait des tonnes de bisous en récompense.

Bien sûr Thomas et Paul nous gavaient de leurs petits commentaires, de petites remarques, mais on faisait semblant de ne rien entendre, ou on en riait.

Mais… c’était ce petit regard qui se voulait discret, cet imperceptible sourire, des têtes qui se détournent un peu trop vite… et l’angoisse qui me bouffe de l’intérieur. Qui était donc cette nana? J’ai l’impression que Pascal et elle communique par code! Wahhh, je dois être folle!

Il y avait bien eu une des filles qui avait demandé à Pascal de lui apprendre quelques trucs, mais il lui avait demandé de voir avec Paul ou Jonas, qu’il s’occupait de sa copine (moi) et qu’il ne pouvait pas. Mais rien dans son comportement ne m’avait alerté comme ce discret échange avec cette fille.

Du coup, je me suis mise à l’observer. Et plus je l’observais, plus l’angoisse me coupait le moral et me faisait délirer. Je la trouvais belle, plus belle que moi, ça c’est sûr. Spéciale. Je remarquais qu’elle n’était pas avec qui que ce soit. Alors comment était-elle arrivée là.

Bah, je me suis faite violence, il fallait que j’arrête ça, sinon j’allais carrément tout gâcher. S’il n’y avait rien, alors ce serait vraiment dommage, et s’il y avait quelque chose, alors je ne ferais que l’encourager à me fuir.

En arrivant au chalet, Pascal s’est jeté dans la cuisine pour réchauffer et préparer une salade pour accompagner les plats qu’avaient préparer la Gouvernante. Il y avait du gratin, miam, j’adore. Il y en avait quelques uns qui voulaient aller manger au resto, mais nous, on a mangé au chalet.

Pascal n’avait pas spécialement envi d’aller traîner en boîte, donc on a traîné avec les autres jusqu’au moment où ils sont sortis pour aller faire la fête dans les gargotes du coin. On s’est enfermé dans la chambre, soit-disant pour regarder des films… :) Je ne m’en rappelle aucun.

Je me suis dis que je m’étais faite des idées… des idées qui auraient pu flingué notre petite soirée en amoureux...


Partager cet article
Repost0

72/15 - Pessimiste...

Publié le par JaneDo


Vendredi 13 mars 2015 - 72/15 - Pessimiste...

Argh, ma coloc n’est pas là ce week-end… Comment ne pas avoir envie de passer un week-end tranquille et profiter de mon appart toute seule! C'aurait été mon 2ème petit week-end tranquille. Mais je doute que Pascal le prenne bien. Surtout après avoir passé la soirée d'hier avec Steven et n'avoir pas voulu aller chez lui.

Pascal avait un dîner chez ses grand-parents, qui étaient de passage, et montait ensuite à Gstaad ce soir pour skier demain. Si je voulais, il passait me chercher après le souper, sinon on se retrouve là-bas. Comment lui dire que je rêvais de rester à la maison. Par contre, un petit week-end en amoureux, ça me disait bien!

Pas réussi à obtenir ce que je voulais, mais Pascal m’a promis quand même mon week-end en amoureux, même si on était au chalet. C’était un compromis. Pascal a appelé vers 22h, pour me dire qu’il devait passer chez lui, ensuite il passait me chercher.

Pfff, j’étais sûre que c’était pour aller ramasser Caroline au passage, et je me suis dis que mon week-end en amoureux était foutu. Ça m’énervait. Je pensais qu’il aurait dû m’avertir et non pas prétexter devoir passer chez lui, juste pour aller la chercher. Avant moi en plus. Une fois devant le fait accompli, je ne pourrais plus refuser, surtout en face d’elle.

Mais je me trompais. Caroline était déjà au chalet. Elle était montée avec Paul et Jonas. Je crois que c’est Pascal qui avait tout organisé pour sa chérie. Ce qui m’énervait aussi.

J’avais un noeud à l’estomac. Non seulement d’aller au chalet me flinguait mon joli week-end en solitaire, mais en plus, j’y allais dans l’espoir d’un week-end en amoureux qui n’en avait pas l’air, vu qu’on sera entouré d'une horde de copains.

Je gardais le sourire devant Pascal, mais intérieurement, ça fulminait grave. J’étais furax contre lui, furax contre moi, parce que je l’avais laissé m’embarquer là-dedans. Je me traitais secrètement d’idiote.

Minuit. J’ai tout de même été agréablement surprise en arrivant au chalet. Je pensais le voir disparaître pour aller vers ses copains, mais non. Pascal me tenait par la main et après avoir discuté un peu avec tout le monde, on est monté s’installer. Pascal m’a demandé si j’avais envie de sortir ou si je préférais rester au chalet.

C’était fou, mais je me sentais “en couple”. Pascal restait à mes côtés, m’entourait d’attention. J’aimais qu’il me tienne par la main. Chaque fois que j’avais fait mine de m’éloigner -parce que je pensais qu’il aurait préféré rester avec ses copains- Pascal me retenait. Il faisait tout pour que je participe à la discussion. Je crois que mon imagination était mon pire ennemi, je voyais toujours les choses en noirs!

Je n’avais plus l’habitude d’être en “couple” et j’avais dû mal à ne pas me sentir mal à l’aise. Mais rouge de plaisir. J’aimais le sentir si près, si gentil, tendre… c’est seulement que... les autres qui me mettaient à mal. Je n’avais pas l’habitude de leurs regards, ni d’être pratiquement “attachée” à Pascal. Je rougissais comme une collégienne.


Partager cet article
Repost0

71/15 - Nlle Coloc; Gislaine

Publié le par JaneDo


Jeudi 12 mars 2015 - 71/15 - Nlle Coloc; Gislaine

Accueilli ma nouvelle coloc vers midi. Une fois qu’elle a eu terminé son installation, on a pris un café ensemble. Ce soir, elle a rendez-vous à son cours de Gestionnaire de ressources humaines, donc on a décidé de profiter de chacune faire une sieste. En partant chercher Kaya pour son cours d’équitation, je l’ai déposée au métro.

Je pensais être rentrée vers 19h30-20h au plus tard, je ne suis arrivée à la maison que vers 22h. Bon, c’était un peu de la faute à Sébastian. Comme il habite sur mon chemin, je le dépose en rentrant. C’est devenu une habitude. Il est venu voir sa chérie à son cours d’équitation aujourd’hui. Il paraît qu’il fait aussi de l’équitation.


On a papoté pendant plus d’une demi heure. Il est gentil ce gamin, mais il mélange un peu, courage avec la bêtise de faire n’importe quoi pour se faire remarquer. La dernière fois, il m’avait montré ses dessins fait avec un pochoir; un oiseau, et aussi une toile; fond rouge et probablement un oiseau. C’est pas encore fini.

Je voulais rentrer pour prendre une douche, me changer et filer chez Steven. Cela fait un moment qu’on ne s’est pas vu. J’ai averti Pascal en laissant un mot sur sa boîte vocale. Je ne veux pas qu’on se fâche pour rien. Je ne me rappelle pas s’il avait le basket ou la natation ce soir. Il m’a laissé un mot; “appelle moi quant tu rentres”.

Petit malin… Il voulait contrôler; savoir que je rentre et quand! C’était presque minuit, alors j’ai décidé de ne pas l’appeler. Mais, rire, il m’a encore laissé un message vers 23h pour me dire qu’il attendait toujours mon appel, et que si je ne l’appelais pas, c’est que je dormais chez Steven, que ça l’énerverait un max.

J’ai donc appelé aussitôt. Pascal voulait que j’aille dormir chez lui, ou venir dormir chez moi. Mais j’ai une coloc, et pas question que dès le premier jour, il y a un mec qui vient dormir ici! Mais… je ne voulais pas aller jusque chez lui. J’ai dû faire appel à toute ma diplomatie pour qu’il ne le prenne pas mal.

Pascal m’a tout de même fait remarqué que je voulais bien sortir pour voir Steven, mais pas pour lui! Hum… Peut-être pour me faire changer d’avis, me rendre jalouse, ou par rébellion, il sort prendre un verre.


Partager cet article
Repost0

70/15 - Flingué mon PC

Publié le par JaneDo


Mercredi - 11 mars 2015 - 70/15 - Flingué mon PC

Arhhhh, j’ai flingué le disque dur de mon PC! Café! J’ai renversé du café dessus chez Maria, quelle poisse! On avait prévu que je fasse mon album et elle le sien, et si elle a des questions, ben je suis à côté. Cauchemar. Marie a tenu à ce que je mange avec eux. En rentrant, comme je passais près de chez elle, j’ai appelé Dol. Elle n’a pas répondu et elle a rappelé alors que je venais de me garer chez moi.

Pas question que je retourne sur mes pas pour aller la chercher. J’étais crevée et je devais planter mon PC dans du riz!!!

J’étais chez Marie vers 16h. On avait dit 14h, mais je suis passée chez ma frangine, et j’ai un peu traîné.

Oh, et j’ai aperçu Mathieu, mon ex. Argh, il a les cheveux tout court, tout rasé, c’est dommage. Il avait de si beaux cheveux. Il a l’air… épais. J’ai toujours un sentiment d’affection pour lui, j’ai quand même passé de très bons moments avec lui. Il était chou. Tiens, il était Lion lui aussi!

22h15, enfin de retour chez moi… pfffouh, je suis épuisée et pas mal enragée de par ma maladresse, j’ai probablement détruit mon disque dur, et du coup, j’ai perdu toutes les photos que j’avais téléchargé dessus! Et ça, ça me gave terrible.

Argh! Parlé avec Pascal. Quant j'ai vu sa photo sur mon natel, glups, je frisonnais comme si c'était la 1ère fois qu'il m'appelait. Pfff, la même chose depuis le premier jour. Crevant. Je minaudais, riais à tout ce qu'il disait... Lamentable. J'ai toujours le coeur qui bat à la folie, et ça me fait toujours sauter au plafond de l'entendre à l'autre bout du fils. J'adore sa voix.


Partager cet article
Repost0

69/15 - Ils se marièrent...

Publié le par JaneDo


Mardi - 10 mars 2015 - 69/15 - Ils se marièrent...

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… ça n’existent pas!  Depuis le temps de cette histoire avec Pascal, je ne sais pas, j’avais imaginé qu’un jour, tout roule comme sur des roulettes… Peut-être que je crois trop aux contes de fées!

Tous ces hauts et ces bas, un jour ça va, le lendemain c’est galère… Je n’avais jamais imaginé que les choses pouvaient être comme ça. Et pourtant je ne suis pas née d’hier!

Je sais pas, j’avais imaginé qu’un jour, la vie avec Pascal serait comme… un long fleuve tranquille! Je crois que je rêvais! Je n’avais jamais pensé qu’une vie à deux, en couple pouvait être si compliqué… si lent à devenir un petit fleuve tranquille. Probablement parce que ça n’existe juste pas? Qu’est-ce que je suis conne.

… Que mon coeur saute au plafond chaque fois que mes yeux se posent sur lui, chaque fois qu’il me sourit, ou qu’il pose la main sur moi...

Après toutes ces années, je pensais que ça se calmerait, que je n’aurai plus ces palpitations irritables. Que je ne me sentirais plus mollir comme une mauviette .

Est-ce que c’est pareil pour tout le monde et que je me faisais juste des illusions sur la vie? Sur les couples? Sur l’amour? Si c’est ça l’amour, bordel, c’est crevant!

Je crois que finalement, je rêve d’une relation “plate”. D’une relation où je garde mon identité, mon indépendance. Que je prenne plaisir à la compagnie de l’autre, sans pour autant perdre la tête. Sans pour autant avoir toujours besoin de penser à lui. Une relation où je pourrais continuer à réaliser mes rêves, aller au bout de mes envies, sans être handicapée par mon compagnon, handicapée par une relation de couple.

Je crois que je craque… Trop de battements de coeurs, trop de peurs, trop d’incertitude, trop de manque, trop de tout. Je n’en peux plus.

Oui… et pourtant, je n’ai pas le courage de l’éliminer de ma vie… de peur qu’il me manque!


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">