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25/15 - Coocooning avec Pascal

Publié le par JaneDo


Dimanche, 25 Janvier 2015 - 25/15 - Coocooning avec Pascal

Pendant notre partie de cartes, j’avais entendu mon natel une ou deux fois, mais j’étais tellement concentrée que j’ai complètement zappé. Entre deux nouvelles parties, on a décidé de faire une pause, question de se faire café, petit verre, ramener des chips et autres sur la table. Juste avant la pause, j’ai entendu mon natel, alors je l’ai pris avec moi au WC.

Apparemment, Pascal me cherchait partout… Il n’était pas resté longtemps avec sa femme, et m’avait poursuivie. Chez moi, personne, alors il avait tenté de me joindre au téléphone, m’avait laissé plusieurs messages, et pour finir, il a commencé à me chercher partout où il pensait me trouver; chez Steven, Caro…

Comme chez Steven il n’y avait personne, il a commencé a paniqué. Hum… comme moi quant je passais mes nuits à sillonner les rues à sa recherche. Il était, me semble-t-il, en train de goûter au même plaisir que moi; les doutes! Ces insidieuses mauvaises pensées qui vous bouffent de l’intérieur.

Au ton de ses messages, je comprenais qu’il au-delà du stade de la panique, maintenant ça allait presque aux accusations; “Tu est partie si vite et si simplement, même pas fâchée.. je me suis demandé pourquoi. Maintenant je sais; tu avais rendez-vous avec Steven c’est ça?”. “Tant pis si j’ai raison, rappelle-moi STP. Comme ça, je pourrais rentrer chez moi avant de devenir fou”.

1h plus tard, après avoir sillonné la moitié de Lausanne, Pascal m’apprenait qu’il s’était installé à l’hôtel et espérait me voir venir le rejoindre. Ça m’a brisé le coeur, parce que c’était il y a 2h et je n’avais rien vu.

Je lui ai aussitôt envoyé un message pour lui dire que j’étais chez le copain de ma frangine avec mon frère et ma soeur et qu’on jouait aux cartes, c’est pour ça que je n’avais pas vu ses messages. J’ai aussi expliqué que je ne pouvais pas partir soudainement, mais que d’ici une heure, je serais là-bas.

J’ai donc commencé à montrer ma fatigue, pour avoir une bonne raison d’arrêter de jouet et partir.

Pascal a répondu qu’il m’attendrait toute la nuit s’il le fallait. Pauvre chou. Dans des moments comme ça, mon coeur se gonfle d’amour pour lui. Je le trouve touchant et adorable. L’imaginer tout seul au Royal, même si les chambres sont de petites merveilles de luxe et de douceur me rendait triste.

Pascal avait l’air complètement vanné, un pauvre sourire a illuminé son visage quant il m’a ouvert. Je n’avais pas pris la peine de m’arrêter à la réception, je suis montée directement. Il m’a littéralement écrasée entre ses bras et a dû se baisser pour enterrer sa tête au creux de mon épaule. Arh, je l’aime!

La neige tombait à fond dehors, il faisait froid, mais dans le confort du petit nid douillet que Pascal nous avait réservé pour le week-end, c’était les tropiques. On est resté là tout le dimanche. Si bon d'être enfermée dans ses bras, de sentir sa présence même quant je fermais les yeux. C’était le plus merveilleux des dimanches depuis des lustres. On était vraiment bien ensemble.

On a discuté du fait qu'on avait de la peine à se séparer, alors on a décidé de ne plus essayer. Parce que ça ne servirait à rien. Pascal m'a ré-assuré que, quoi qu'il fasse, il m'aimait, qu'il m'avait toujours dans la peau et ne supportait pas qu'on se dispute. Il ne supportait pas de ne pas savoir où j'étais ou ce que je faisais. Pour moi c'était pareil.

Triste que les heures passent si vite, triste qu’il faille se séparer… J’aurai voulu que le temps s’arrête, que je puisse rester pour toujours au creux de ses bras.

J’adore l’écouter parler, me raconter sa semaine. Il aurait aussi bien pu me lire le bottin, ça m’aurait plut aussi. J’aime sa voix, ses intonations, j’aime son rire, ses sourires, l’éclat de ses beaux yeux verts. Je me sens fondre quant il pose son regard sur moi. Etre avec lui, dans ses bras, c’est juste magique!


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24/15 -- Soirée avec Pascal piratée par Caro

Publié le par JaneDo


Samedi, 24 Janvier 2015 - 24/15 -- Soirée avec Pascal piratée par Caro

Waouh, j’avais commencé à paniquer pour rien. Pascal est rentré hier soir, comme promis. Avant ça, j’avais eu Steven ligne. Il ne croyait pas que j’étais chez moi, et seule. Alors, pour qu’il en soit persuadé, on a s’est parlé sur FaceTime. Je l’ai promené à travers mon appart pour qu’il sache bien que je n’étais pas au chalet, ce qui l’a absolument surpris. Je lui ai dis que j’avais changé d’avis, sans lui donner les raisons de ce changement soudain.

Sachant que Pascal passerait plus tard, je lui ai dis que j’allais passer la soirée chez Sylvia. J’avais un peu peur qu’il rentre plus tôt pour me faire une surprise samedi, alors je l’ai averti que j’allais jouer aux cartes à Moudon samedi soir.

Pascal est arrivé vers 22h30 pour me chercher et on a passé le reste de la soirée chez lui.

En fait, j’adore être chez lui, j’aime l’ambiance de son appart. Je m’y sens à l’aise. J’avais une petite réserve, ne sachant pas si j’allais me retrouver dans les draps de sa femme. Mais, Pascal m’a assuré qu’ils faisaient chambre à part. Ses affaires étaient bien dans la chambre des visites.

La femme de ménage avait changé les draps vendredi.

Caroline peut se montrer parfois assez agaçante. Elle nous a harcelé par téléphone. Je ne sais pas pourquoi je fini toujours par me sentir coupable vis-à-vis d’elle. Il n’y a pas de quoi! C’est elle qui s’incruste dans mon couple, et je ne lui dois rien. Mais, on ne se refait pas, j’ai fini par lui répondre et lui dire qu’elle pouvait passer.

La soirée avait été douce et tendre, jusqu'à l'arrivée de Caroline... Ma faute! Je n'aurai pas dû lui dire de venir!

En mois de 5 minutes, Caro était à la porte! Elle a piraté ma soirée avec Pascal. Hum, je dis “piraté” ma soirée, non, non, c’est plutôt… vampirisé par ma chère amie! Mais, on a passé une chouette soirée à se bouffer des crêpes, des chips, et tout un tas de trucs qu’on aurait pas dû, et à papoter au lieu de regarder le film qu’on avait mis.

Paul a appelé Pascal vers minuit. On a mis le film sur pause, mais Pascal nous a fait signe de continuer.

Elodie est passée par Paul pour demander à Pascal de la rappeler. On a laissé le film sur pause en attendant que Pascal en ait terminé avec son appel. L'appel n’a pas duré longtemps, et j’ai compris l’astuce. Hum, pour qu'Elodie appelle Paul, de tous les copains à Pascal, c'est que Pascal a dû sortir avec elle, en compagnie de son pote! Rageant. Avec moi et Caro sur place, Pascal ne pouvait certainement pas la rappeler sans que je pète un câble. D’ailleurs, il ne l’a pas fait.

Le fait que cette fille ait eu le culot de passer par un des meilleurs copains de Pascal m’a piquée au vif. Voyant qu’il ne la rappelait toujours pas, elle a rappelé. Là, j’ai pris son téléphone et j’ai répondu. Je pense que mon geste a certainement dû ennuyer Pascal, mais il n’a rien dit.

En entendant ma voix, Elodie a raccroché. Mais, pfff, j’ai rappelé pour lui dire que, si Pascal ne la rappelait pas, elle aurait dû comprendre qu’il était occupé. Alors ce serait sympa qu’elle arrête de le harceler. Et j’ai raccroché. Non mais!

Elodie n’a pas osé rappeler après ça. Je suis sûre qu’elle le fera le lendemain, mais en attendant, elle nous a fichu la paix. Caroline est partie en traînant les pieds, cherchant à ce que je lui propose de rester. Mais, je voulais Pascal pour moi toute seule. On avait aussi pas mal de choses à se dire.

Samedi après-midi, je suis rentrée pour me changer et prendre un bain. Il était prévu que je retourne chez Pascal en début de soirée. En arrivant, je lui ai demandé direct s’il avait parlé avec Elodie. Il a d’abord nié, mais s’est planté plus tard, en disant qu’il lui avait demandé d’arrêter d’appeler, que je passais le week-end chez lui.

J’étais à 2 doigts de fiche le camp, parce que, ça m’a énervé. Mais, c’aurait été trop facile. Et je ne voulais pas la laisser gâcher mon week-end. Mais, ce n’est pas Elodie qui a gâché mon week-end, mais Jess.

Jess est rentrée de Gstaad, et après le dîner, alors qu’on se lovait sur le canapé, Madame a fait son entrée. J’aurai dû m’en douter! Pascal a voulu venir chez moi, mais j’ai préféré partir et les laisser régler leurs histoires. Jess a apprécié que je ne m’incruste pas, je l’ai vu dans ses yeux. Je suis rentrée en taxi.

Après tout, je pouvais aller jouer aux cartes chez Carmine. Ma frangine me l’avait proposé et j’avais dit non.


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23/15 -- Compliquée

Publié le par JaneDo


Vendredi, 23 Janvier 2015 - 23/15 -- Compliquée

Aïe, il neige… Horrible! Comme Steven ne voulait pas aller au chalet, il fallait que je trouve un moyen. Caro avait le même problème que moi, dommage, sinon je serais montée avec elle. Pour une fois, je ne voulais absolument pas conduire, ni prendre ma voiture. Caro montait avec Pascal. Il a donc fallu que j’appelle Pascal.

Impossible de le joindre, ça me rendait folle. Pourquoi est-ce que j’avais attendu le dernier moment pour ça! Je lui ai donc envoyé un message, et je n’ai pas reçu de réponse. Pfff.

17h, j’étais en colère; toujours aucune nouvelle de Pascal. Je ne savais pas s’il avait vu mes appels en absences, mais je pense que oui, ni s’il a vu mon message. Fatiguée d’attendre, j’ai pété une durite et j’ai envoyé un autre message; “Finalement, ça ne me dit rien de monter. Bon week-end”. Pas de bisou.

Hum… ça a eu le don de le faire me rappeler dans la minute! Donc, ce rat des forêts avait bel et bien vu mon message. Cela m’a mise encore plus en colère. Dire que Steven était déjà parti avec ses potes! J’avais tout raté! Maintenant Steven sait à quel point je suis neu-neu quant il s’agit de Pascal.

Steven ne me fera plus confiance, et ne s’engagera jamais avec moi. Je crois que ça me fait de la peine.

Pascal a dit qu’il voulait venir me chercher. Il était un peu sous pression au boulot et n’avait pas pu me rappeler. Il ne pensait pas qu’il aurait eu besoin de me confirmer non plus, que je savais bien qu’il passerait me chercher n’importe où, n’importe quand.

  • Alors si tu étais si stressé, pourquoi me rappeler seulement parce que j’ai dis que je ne montais plus?
  • Parce que j’ai bien senti que tu étais fâchée…

Pfff, je l’étais encore. Je ne voulais plus monter. Pascal a essayé de me convaincre pendant une petite minute, puis, il m’a dit qu’il me rappellerait, parce qu’il était attendu. Dès qu’on a raccroché, je lui ai confirmé par texto que je n’irai pas au chalet, qu’il n’avait pas besoin de rappeler.

Du coup, il a essayé encore de m’appeler quelques minutes après. Je n’ai pas répondu, parce que c’était inutile qu’on en re-discute, je ne changerais pas d’avis. Après 3 essais, il m’a envoyé un message pour me dire que ce n’était pas cool, à cause de moi, il n’arrivait pas à se concentrer.

Seulement pour le rassurer et ne pas lui causer d’ennuis au boulot, j’ai renvoyé un message pour lui dire que; “Ok, je veux bien aller au chalet. Appelle-moi en partant du boulot pour que je sache comment on fait.”. Quant il m’a rappelée, je lui ai dis que je n’y allais pas. Ce qui l’a perturbé.

Pascal s’est alors pointé chez moi. J’avais anticipé son geste, alors j’avais filé chez ma voisine du dessus.

On a échangé quelques sms. Je n’avais pas changé d’avis. Mon humeur était toujours au rouge; pas question que j’aille au chalet. Il aurait dû me répondre et pas me laisser dans le vague et attendre que je pète un câble pour réagir. Le truc c’était que, du moment que la colère m’avait prise, la décision avait aussi été prise.

Pascal a dit qu’il attendrait dans les escaliers jusqu’à mon retour, alors je suis descendue. Flûte, j’étais en training, et pas le plus sexy. J’ai apprécié qu’il tente tout pour me faire changer d’avis, mais il n’y avait pas grand chose qu’il puisse dire ou faire pour réussir.

Son téléphone n’avait pas arrêté de bipper. Jess, sa femme, et Caroline tentaient de le joindre. Quant j’ai su que, si j’allais au chalet avec lui, j’aurai dû faire la route avec sa femme et Caro, ça m’a fait sauté au plafond. Mais seulement intérieurement. Ma décision était encore plus irrémédiable.

Pascal a plaidé sa cause, m’expliquant ce qu’il faisait au boulot alors qu’il essayait de me joindre.

Bref, toute cette discussion n’a servi à rien. Finalement, comme Pascal devait quand même y aller, je l’ai laissé partir le coeur en pagaille. Je n’avais toujours pas envie d’y aller, mais j’étais triste qu’il me quitte pour aller s’amuser ailleurs. Il me manquait déjà, mais ça ne me donnait toujours pas envie de courir à Gstaad.

J’avais juste peur de le regretter plus tard dans la soirée…

Alors que je faisais des efforts pour ne pas ressentir d’angoisse, et ne pas pleurer, Pascal a appelé depuis la voiture. Il allait déposer Jess et Caro au chalet, parce qu’elles comptaient sur lui. Il pensait rentrer après et voulait savoir si j’acceptais de le voir. Il a voulu m’inviter chez lui, ça j’ai refusé.

Ça me disait bien, mais, si sa femme rentrait, on aurait l’air fin! Pas si bête… Pascal avait compris, sans que j’aie à le dire, que s’il voulait me voir, il fallait qu’il reste ici. Pascal a deviné que s’il était resté ce week-end au chalet, j’aurai été vraiment furax.

J’ai proposé qu’il vienne chez moi. Pascal m’a assuré que sa femme ne rentrerait pas, alors on pouvait rester chez lui.

Les choses se sont compliqué un peu plus tard. Caroline a appelé complètement désorientée, quant elle a su que Pascal ne restait pas au chalet. Elle a voulu rentrer elle aussi. Mais elle m’a appelée, sans savoir que Pascal et moi avions prévu de nous voir.

Caro soupçonnait Pascal d’avoir rendez-vous avec Elodie, et cherchait seulement une oreille compatissante, avec qui partager sa frustration, ses inquiétudes et doutes. Jess a aussi piqué une crise. Elle n’appréciait pas que Pascal se débarrasse d’elle comme ça. Caroline a assisté impuissante à leurs disputes.

Au chalet, Pascal n’avait pas l’air pressé. Ils sont sortis dîner ensemble. C’est de là que Caro m’avait appelée.

Des doutes m’ont également assailli… Est-ce que Pascal rentrerait? Me posera-t-il un lapin comme il l’avait déjà fait à plusieurs reprises? M’avait-il juste fait miroiter son retour pour que je reste là à l’attendre bien gentiment? Argh, j’étais en train de perdre le Nord.


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22/15 -- Dépendante

Publié le par JaneDo


Jeudi, 22 Janvier 2015 - 22/15 -- Dépendante...

Si je décide d’aller à Gstaad ce week-end, Steven ne me suivra pas. Sans avoir besoin de le dire, j’ai compris qu’il ne voulait pas jouer les second rôle. On a vaguement parlé du week-end avant mon départ, et Steven n’avait pas apprécié mon départ sans un mot, et mes absences. Hum… je comprends.

17h30, j’ai déposé Kaya au manège pour son cours d’équitation. Je l’ai attendue au chaud, à la ferme des propriétaires. A 19h, on retournait à la maison, quant ma soeur m’a demandé si je voulais jouer aux cartes. J’ai dit oui. J’avais oublié que je dînais avec Steven ce soir.

Steven a été compréhensif, et m’a proposé de passer chez lui après. Une fois de plus, il a voulu savoir ce que je voulais vraiment; commencer autre chose, ou continuer à courir après Pascal? J’ai tourné autour du pot, parce que la réponse me gênait.

J’avais décidé de monter au chalet. Pascal m’avait posé la question par “Whatsapp”, et j’avais déjà dit oui. Steven a quand même voulu que je reste dormir.

Malgré ce qu’il sait, et malgré le fait que j’aille au chalet ce week-end, on a fait l’amour. C’était enflammé. Peut-être le désespoir? J’adore Steven, mais il m’emmerde et aimerait que je perde un peu de poids. Hum! S’il continue, je vais finir par me choper des complexes!! C’est peut-être pour ça que je préfère Pascal?

J’avais besoin de le voir, voir Pascal, sinon de toute façon, j’allais passer le week-end à penser à lui. Steven a été déçu. Moi aussi. J’étais déçu d’être si dépendante de cet homme. De l’aimer autant. J’avais jeté l’éponge, vendu mon âme au Diable, j’aurai bien passé un contrat avec lui, pourtant, le Diable restait absent.


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21/15 -- Illusion de repos...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 21 Janvier 2015 - 21/15 -- Illusion de repos...

Dire que je pensais me reposer aujourd'hui... Je n'avais rien de précis, mais... Pascal me manque! Tout de lui me manque... Son sourire, son rire aussi. J'ai tellement envie de le voir que j'ai l'impression d'être rongée de l'intérieur, d'avoir un gruyère à la place du coeur. J'ai presque failli lui envoyer un message pour demander à le voir.

On se comprend parfois à demi mot, et je me berçais de l'illusion qu'il comprendrait, mais je n'ai pas osé. S'il me repoussait, ou ignorait mon message, j'aurai encore plus mal.

Je me retenais de courir chez lui, juste question de l'apercevoir. Même de loin, ça me suffirait. Argh, ce serait stupide. Il me manque tellement. De ne pas être prêt de lui me blesse.

Et il est fâché contre moi... Dire qu'hier je pensais que c'était une bénédiction! Et si je l'appelais? Non, pas le courage! Il se pourrait qu'il refuse de me parler. Et qu'est-ce que je pourrais bien lui dire.

Afff, je devrais juste arrêter de penser à lui. Mais comment arriver à ce résultat? En m'abrutissant dans autre chose? Voir Steven? Non, je ne me sens pas d'humeur à voir qui que ce soit. D'ailleurs Steven a proposé un petit week-end tranquille, rien que tous les deux. A Zurich. C'est loin ça! C'est très loin de l'endroit où se trouvera Pascal... Trop loin!


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20/15 -- E.T. veut maison...

Publié le par JaneDo


  

Mardi, 20 Janvier 2015 - 20/15 -- E.T. veut maison...

Enfin... mais waouh, en arrivant, neige partout et à fond! David devait venir nous chercher, mais il y avait des bouchons sur tous les axes. Après une demi heure pour faire 1km, il a fait demi tour et nous a demandé de prendre le train. Il est donc passé nous chercher à la gare. Roger, le voleur, est venu chercher Claudine. David a ramené sa mom, ensuite il m'a déposé chez moi.

Trop contente de retrouver mon chez moi, je me suis jetée au lit. J'étais trop raide pour faire quoi que ce soit. Vu le manque de confort et de place dans les avions, je n'ai dormi qu'une ou deux heures, pas plus, malgré les 12h, escale comprise. Après quelques heures de sommeil, j'ai été cherché Drake qui hurlait à la mort en haut.

Ciel, je me demande encore pourquoi Daniella et son mari ont pris un chien, clairement ils n'ont pas de place pour lui. Ils ne font pas beaucoup d'efforts pour s'occuper de ce pauvre chien. Après la balade, j'avais pensé me recoucher, mais niet, ma soeur a décidé de faire le souper de famille ce soir, vu qu'hier, on était en plein ciel.

J'ai appelé mon papa depuis le train pour le rassurer; on était tous sains et saufs, tous de retour.

Mercredi, j'ai aussi appelé Mary, la cousine à ma mom. Mary était aussi assez soulagée d'entendre qu'on allait tous bien. Pas d'Ebola à l'horizon. D'ailleurs, au départ, ensuite à l'escale en Belgique, et au retour, on avait dû remplir des fiches. Au cas où il y aurait un soucis, les compagnies aériennes savent où nous retrouver et comment nous avertir au plus vite.

Après le souper en famille, je suis rentrée direct avec l'intention de me jeter au lit! Hélas, Pascal attendait de pieds ferme devant ma porte. En fait, il était assis sur les escaliers et bidulait son natel. Arhhh, ce n'était vraiment pas le moment et je n'étais pas d'humeur à me prendre la tête. Je savais pertinemment que je risquais de dire des choses que je regretterais, ou de l'envoyer paître sans vraiment le vouloir.

Alors que je cherchais à éviter d'entrer dans le vif du sujet, et que Pascal cherchait à savoir pourquoi je ne lui avais pas dit que je partais, alors que Thomas et Steven le savaient, mon natel a sonné. C'était Steven. Sans réfléchir, j'ai répondu. Je n'ai pas vu le visage de Pascal se décomposer, je lui tournais le dos.

Pascal a piqué la mouche et m'a arraché mon natel des mains pour l'éteindre. J'étais trop surprise pour réagir. Avant même que j'aie eu le temps d'ouvrir la bouche pour lui demander ce qui lui prenait, il me l'a rendu en me disant que j'allais certainement le rappeler, mais qu'il était heureux de constater qu'il était le seul à qui je ne répondais pas. Et il a tourné les talons pour partir.

D'ici que je réalise qu'effectivement, cela faisait plus d'une semaine ou même plus que je ne lui avais pas donné de nouvelles, et pas répondu à ses nombreux messages, ni même pris la peine de lui lancer un coup de fils, et qu'il avait peut-être des raisons de s'énerver, il avait disparu. Hum, à vrai dire, je n'avais rien à avancer pour ma défense.

Par lâcheté sans doute, j'ai pensé que c'était peut-être tout aussi bien qu'il soit furieux contre moi... parce que, dans le cas contraire, je ne savais pas combien de temps j'aurai pu résister à mon envie de laisser tomber et me réfugier dans ses bras. Face à lui, je ne fais pas le poids, mon coeur s'emballe, et je me transforme en vrai nouille!

 


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19/15 - Never coming back home

Publié le par JaneDo


Never coming back home
Samedi, 17 Janvier 2015 - 17/15  --  Lundi, 19 Janvier 2015 - 19/15

Les premiers jours, en arrivant chez nous au Libéria, il nous avait semblé possible de réussir à régler toutes nos affaires. Mais plus le temps passait, plus on s'est rendu compte que rien n'allait être aussi simple. Je ne comprends toujours pas pourquoi Mark et Rose ont tenus à ma présence.

A part pour leur traduire les documents importants ou m'occuper des courriers en anglais, je ne vois pas. Mais, je pouvais tout aussi bien les recevoir en Suisse, les lire, et leurs renvoyer les traductions ou un compte rendu. Puis, après tout, il y avait Claudine, elle n'est pas mal elle aussi en anglais, pas autant que moi, mais, elle peut lire tout ce qu'on lui donne et traduire.

J’aime mes frangines, mais des fois… je me demande si on a vraiment reçu la même éducation! C’est là que je me rends compte que suivant le caractère manipulable d’une personne, ses fréquentations forment plus tard leurs comportements.

On a rencontré Giresh et son partenaire aujourd’hui. Perso, j’aime bien Giresh, et je trouve que son partenaire semble être quelqu’un de très bien aussi. Ma soeur, Claudine, avait toutes sortes de recommandations, de questions et de réserves envers eux, qui ont finis par me porter sur le système.

Bref, samedi, on a couru toute la journée, et le soir, on a réintégré nos pénates que tard dans la soirée. Demain, on aura à nouveau pleins de gens à voir, y compris lundi matin, avant de prendre le chemin de l’aéroport. Tout prend un temps fou, et rien de ce qu’on avait l’intention de régler n’a été clairement réglé.

Musu et sa cousine nous ont collés aux fesses, évidemment pour demander de l’argent et des choses pour lesquelles on ne pouvait rien faire. Joséphine, et surtout son fils Amos nous a fait perdre notre temps. Le mec ne peut pas prononcer une phrase sans mentir.

Lundi, finalement, après s’être caché pendant toute la semaine, Richard, le fils de mon demi-frère a enfin trouvé le courage pour se pointer. C’est ce qui reste de mon frère, alors ça m’a chamboulé. Pourtant, lui aussi fait parti des voleurs qui tentent de soutirer de l’argent de nos propriétés dans notre dos.

On a rencontré un des types de Firestone. Je doute que ce soit le réel responsable. Notre avocat, comme d’habitude, n’était pas là. Mes frangines ont tenus à ce que Lee, un de la famille de Joséphine, est comme tout le reste de sa famille, un fieffé menteur. Ce Lee prétend avoir acheté une partie de nos terres à Ernest. Ben voyons, je suis la femme du Pape moi!

J’avais hâte de rentrer, je n’en pouvais plus de partager la même chambre que mes frangines. Claudine met 3 plombes pour se coucher, traîne en long et en large dans l’appart, et oubli toujours les lumières partout. Rose de son côté, fume partout. On ne peut pas ouvrir de fenêtres, ce qui fait qu’en fin de compte, on dort dans un cendrier! Sans compter l’air conditionné qu’elle met à fond. Moi, ça ne me gêne pas, j’aime le froid pour dormir, mais Claudine gèle.

Bref, Rose, qui n’arrive pas à garder de secret, ne devait pas dévoiler où on logeait, donc, tout le monde a très vite su où nous trouver. Après 2 jours, on avait tout le monde sur le dos, jusque dans l’appart. Impossible de s’en débarrasser après.

Assise dans l’avion hier soir, lundi 19, j’ai senti la fatigue me dévorer. Vivement d’être à la maison, je ne rêvais plus que de retrouver mon lit, ma tranquillité et ma chère solitude. Ciel, qu’est-ce que je suis contente de vivre seule. Ce qui me ramène à Pascal et son envie qu’on vive ensemble… je ne crois pas pouvoir!

Le retour s’est très bien passé. En quittant le sol du Liberia, sachant que cette terre porte ce qui reste de ma mom, gran’ma et mon frère Ernest, j’ai eu beaucoup de peine, parce que je ne crois pas que j’y reviendrais un jour. Et même si ce n’est que des restes de ce qu’ils étaient, j’avais du mal de savoir que je les laissais derrière moi, que je les quittais pour toujours.


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16/2015 - Le jour le plus long!

Publié le par JaneDo


Vendredi 16 janvier 2015 - 016/2015

Liberia 0h34… J’ai enfin réussi à faire en sorte que mes soeurs, Claudine & Rose, foutent Amos dehors. Déjà que je n’étais pas contente qu’elles le fassent venir ici, dans notre hôtel. Elles ont presque failli lui parler des détails de nos rendez-vous de demain. Ça m’énerve grave. Bla-bla-bla... mes frangines parlent trop!

En les regardant blablater, j'ai compris pourquoi je garde souvent ce que je pense pour moi. Pourquoi je ne parle pas si facilement!

Et demain matin, on doit être debout, avoir déjeuner et être prête à partir à 8h30 du matin pour Firestone! Enervée, j’ai dit que demain, je ne bougeais pas d’ici si elles ne demandaient pas à ce type de foutre le camp.

Et il est encore resté scotché ici pendant 1h. Moi j’en avais ras les chaussettes.

Impossible d'avoir une conversation constructive, mes soeurs se coupent tout le temps l'une l'autre, me coupe la parole, bref, ras le cul. Mon frère non plus n'arrive pas à en placer une. Lui comme moi, on reste en retrait. Moi, je me demande pourquoi elles ont tellement insisté pour que je vienne me faire chier ici.

De toute manière, elles n'en font qu'à leurs têtes. Claudine est souvent mal polie avec les gens, me tape sur les nerfs avec certaines de ses paroles. Le chauffeur qui nous trimbalait partout, presque devant lui, et pour mon plus grant embarras, a critiqué la voiture mise à notre disposition, en la qualifiant de "pourrie", devant Daniel Richardson, qui avait appelé ce type exprès pour nous rendre service, simplement parce que la voiture est tombée en panne.

Son air méprisante et hautaine envers les gens qui courent dans tous les sens pour nous aider, m'agace grave.


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10/15 - De vieilles lettres... dans un vieux livre...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 9 Janvier 2015 - 09/15 - De vieilles lettres...

Encore une soirée de fichue avec le nez planté dans des papiers, de vieux actes de propriété, des lettres… et des larmes. Il y a des choses que j’aurai préféré ne pas savoir. Mon frère avait gardé les lettres que je lui avais écrit il y a bien longtemps… ça m’a brisé le coeur. Je les avais oublié, et les relire m’ont rappelé des souvenirs plus ou moins douloureux.

Si seulement je n'étais pas aussi sensible et sentimentale; dire que mon frère Ernest les avait gardé toutes ces années... caché dans le livre avec lequel il m'avait apris à lire et à écrire l'anglais...


Samedi, 10 Janvier 2015 - 10/15 - Mary, mom’s cousin!

Ce soir, Rose a organisé un souper chez Carmine avec Papa, Marlène et Mary, la cousine à ma petite mom. Elle a fait un plat africain, et on a parlé du voyage. Mon pauvre papa est inquiet, ça ne lui dit rien ce voyage. Il n’aime pas du tout l’idée de nous voir partir tous les 4 là-bas. Je l’adore.

Avec l’âge, il laisse de plus en plus transparaître ses émotions et ses sentiments. Comme avec l’album que je lui ai offert et qui l’a ému aux larmes.

Je suis rentrée vannée, raide de chez raide, je ne voulais que m’étendre et dormir. Aucune envie de lire les nombreux messages de Pascal, et certainement pas le temps de lui répondre. Ces temps-ci, je n’ai le temps de rien du tout. Petite pensée avant de sombrer; … faudrait que je commence à faiare ma valise….


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08/15 - Arhhh 2h30 du matin!

Publié le par JaneDo


Lundi, 5 Janvier 2015 - 05/15  --- >  Mercredi, 7 Janvier 2015 - 07/15 -  Stress - Départ

Je n’avais pas le temps de penser à Pascal cette semaine. J’avais bien trop à faire avant mon départ, lundi 12, pour le Liberia. Je ne voulais pas y aller, mais mon frère et mes soeurs ont tout fait pour m’y obliger. Je ne voulais pas fouler le sol qui tient la confirmation de la disparition de toute mes racines africaines.

Tous les soirs, Rose et moi travaillons sur les papiers qu’il fallait prendre. J’avoue que j’avais les boules. J’étais dégoûtée de partir, dégoûtée de n’avoir pas su résister. En même temps, je suis la seule qui maîtrise l’anglais, alors je me suis sentie obligée devant les explications de ma fratrie. Le stress me faisait perdre le sommeil.

Pascal m’a surprise un soir en rentrant. Il m’attendait dans les escaliers… Mais, je n’avais pas le temps pour lui. Je n’avais aucune envie de discuter, ni envie de lui dire que je partais non plus. A Steven je l’avais déjà dit par contre.
Pour gagner du temps, j’ai dis à Pascal que j’avais besoin d’espace, besoin d’une semaine, qu’il me fiche la paix. J’avais besoin de réfléchir, et que je l’appellerais dans une semaine.

En fait, j'ai passé toute la semaine à trier, scanner, photocopier et imprimer des papiers concernant le Liberia. Il était rare que je rentre chez moi avant minuit ou 2h du matin!


Jeudi, 8 Janvier 2015 - 08/15 - Arhhh 2h30 du matin!

Encore une soirée d'obligation! Lundi, je pars pour le Libéria!!! Comme moi, mon papa pense que c'est une très mauvaise idée. Ma frangine, Rose, et mon frère Mark, m'ont forcé la main! Ma soeur m'a pris un billet, et a fini par me faire accepter de partir. En fait, mon frère ne voulait pas entendre parler de partir avec l'autre soeur Claudine. Ils sont en froid. Bref, me voilà en train de courir tous les soirs pour faire les courriers, les copies des actes de propriétés, etc. Pfff, je suis claquée.

Rentrée à 2h du matin, après avoir raccompagné ma tante du Libéria, Rose et moi avions encore des papiers à scanner, remplir et expédier au Libéria, en vue de notre voyage sur place. Non, alors crevée ne dépeint pas la moitié de ce qui est. On vient de terminer, et je n'arrive plus à garder les yeux ouverts. Je vais me coucher. Entre hier et avant-hier, je n'avais dormi que 2h, alors maintenant, à 5h du matin, j'ai l'impression d'avoir passé sous un rouleau compresseur. Mal partout.

J'ai entendu parler de ce qui s'est passé au Journal Français "Charlie Hebdo"... et ces gens-là, cette racaille, ces musulmans, se demandent encore pourquoi on ne les veut nul part?! Pourquoi on les traite de sacs à merde?! Hum!


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