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186/2015 - Triste, déjà dimanche

Publié le par JaneDo


Dimanche - 5 juillet 2015 - 186/2015 - Triste, déjà dimanche

Jess qui devait dormir chez Thomas est partie juste après les feux d’artifices. Je ne sais pas si elle était fâchée ou non, je ne l’ai pas vue partir. Pascal avait été adorable avec moi toute la soirée. Moi, je me sentais mal à l’aise. Habillée casual, jean et t-shirt, alors que la plupart des autres filles avaient sorti le grand jeu; jupe courte, chaussures plates avec des lanières à la Romaine, qui mettaient en valeur leurs jambes, jupe porte-feuille, ou encore de petites robes légères qui dessinaient leurs formes. Je faisais un peu tâche je trouve.

A un moment de la soirée, Pascal avait été chercher des glaçons chez lui, et j’ai vu la miss Manuella se préparer à le suivre. J’ai été plus rapide. J’ai prétexté devoir utiliser la salle de bains et Pascal s’est demandé ce que je faisais sur mon ordi pour toujours l’avoir à porté de bras. Je me suis enfermée dans la salle de bains et mis en marche ma vidéo.

Pascal a chargé Michael et Paul de boissons. Surtout de la bière. Manuella s’est pointée alors qu’ils sortaient, Pascal était occupé à remplir une des glacières et elle est arrivée par derrière pour l’entourer de ses bras. Pascal l’a immédiatement rembarré. Il a demandé ce qu’elle faisait là, et lui a dit que j’étais juste à côté. Il voulait qu’elle s’en aille et lui a demandé de ne pas faire des trucs pareils, on pourrait les voir.

Manuella ne comprenait pas pourquoi il faisait tant d'histoires, ni ce que ça pouvait faire. Après tout, sa femme était là ce soir, et il avait passé la soirée à me laisser me jeter sur lui. Il lui a répété que sa femme et lui étaient séparé, et comme elle le savait déjà, j’étais sa copine. Presque en chuchotant, il lui a rappelé que j’étais à côté et qu’elle devait regagner la fête.

Manuella n'a pas voulu partir tant qu'il ne promettait pas qu'ils se voient lundi soir. Ha! Elle savait pour mon souper en famille???

Il y avait un monde fou à la fête. Je crois que presque tous les américains qu’ils connaissaient, ou avec qui ils travaillaient étaient à la fête. Certains étaient plutôt distants et ne se mêlaient pas facilement. Ils formaient une sorte de bande à part. D’ailleurs, la plupart de ceux qui s’étaient installés sur le bateau étaient des collègues, ou des amis des amis de ceux-ci.

C’était agréable de se lever le dimanche en sachant que Jess n’était pas là, pour me lancer des regards qui tuent. On a voulu déjeuner sur la terrasse, et on pensait pouvoir le faire en tête à tête, mais c’était sans compter ceux qui avaient dormi sur place. Thomas avait organisé un petit déjeuner en plaçant de longues table au milieu des tentes. Malgré le peu d’intimité, c’était quand même très sympa.

On a quand même dû rester avec tout le monde et traîner là jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus personne. Les quelques rares qui restaient étaient des amis proches et les fêtards avec qui on sortait régulièrement. J’avais la furieuse envie d’aller faire une sieste dans l’après-midi. Mais, la présence de Manuella m’a retenue. J’étais sûre qu’elle en profiterait pour mettre Pascal mal à l’aise. Alors, je suis restée près de mon homme, qui ne me lâchait pas d’une semelle d’ailleurs.

Vers 19h, on a mangé avec Thomas, Michael, Caro, Barby, Jess et Paul. Jess était arrivée avec sa copine vers 18h, c’est là que les derniers traînards sont partis.

Hier soir, Thomas m’avait dit qu’Elodie était venue avec son nouveau petit copain. Apparemment, elle est avec quelqu’un maintenant. Pascal avait été les saluer. Il avait fait la bise à Elodie et serré la main de son mec. Pascal n’avait pas l’air troublé, ni gêné. Peut-être qu’il en avait rien à foutre? Le mec à Elodie est... beurk. Un espèce de rasé tatoué! Ils ne vont pas très bien ensemble. Et question tendresse, il avait encore beaucoup de leçon à prendre.

Si on ne m’avait pas dit qu’ils étaient ensemble, je ne l’aurai jamais deviné. Quant je l’ai dis à Caroline, elle m’a fait la même remarque.

Après avoir mangé tous ensemble, je me suis sentie un peu gênée. J’aurai voulu demander à Pascal s’il voulait que je reste ou non. Apparemment, sa femme avait l’intention de rester, alors je ne savais pas très bien quoi faire. Pascal continuait à être tout câlin, comme si sa femme n’était pas là. C’était quelque peu embarrassant. Et une fois de plus, je me suis retirée dans ma coquille, et ne répondait que rarement à ses gestes d’affections. Coincée, je n’arrivais pas à être plus spontanée.

J’ai compris que Pascal voulait que je reste quant j’ai fait mine de vouloir partir. Il avait prévu une petite surprise. Jess n’avait pas l’intention de partir et Barby lui tenait compagnie, en me jetant des regards, qui signifiait clairement que je devais dégager. J’ai fais semblant de ne pas le remarquer. On a dû se les taper toute la soirée. Pour finir, comprenant que Jess ne partirait pas, on a décidé d’aller se coucher.

Pascal m’avait laissé planter 5mn avec les 2, quant j’ai cru qu’il était allé prendre une douche. D’ailleurs, Jess l’a suivi, en me laissant seule avec sa copine. On ne s’est pas adressé la parole.

En fait, Pascal avait pensé à une fin de soirée romantique à la lumière de bougies, mais comme sa femme n’avait pas l’intention de nous laisser profiter de notre soirée maintenant que tout le monde était parti, Pascal m’a embarquée sur le bateau.

Thomas qui était sur le bateau avec une fille, à déguster du champagne français a été viré sans cérémonie. Pascal a dit qu’il aurait dû y penser plus tôt, que c’était le seul endroit où on pouvait espérer avoir un peu la paix. On s’est installé sur le pont pour regarder les lumières de l’autre côté du lac, profiter de la tranquillité et du clapotement des vagues contre la coque, et de la légère brise qui venait de la France. C’était le meilleur moment de la journée.

On a dormi sur le bateau, et ça, c’était le pied! Le clou du week-end. Rassurée par la présence de Pascal, même si je n’avais pas les pieds sur la terre ferme, j’ai dormi comme un bébé.


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185/2015 - Notre Fête... Nationale (1)

Publié le par JaneDo


Samedi - 4 juillet 2015 - 185/2015 - Notre Fête... Nationale (1)

Hahhhh, je sentais que j’allais passer une très mauvaise soirée! Ça allait surement mal se passer. J’allais finir par partir en larmes ou un truc du genre. L’angoisse me trouait déjà l’estomac. Rhhh, ces temps-ci, je suis tout le temps angoissée. J’ai tout le temps la trouille. Je ne me sens pas très bien. Tout va mal dans tous les domaines de ma vie, et ça me fait frôler les abîmes de la déprime.

Après le départ de tout le monde, j’ai passé un moment sur les genoux de Pascal sur la terrasse. A l’intérieur, Jess s’installait dans la chambre à Pascal, et pas dans la chambre d’amis. Je pense que Pascal aurait dû dire quelque chose, mais il ne l’a pas fait. Comme s’il trouvait ça normal. Elle faisait tout pour me faire comprendre qu’elle était dans la place et que je devais m’en aller.

Je ne voulais pas lui donner le plaisir de nous voir nous prendre la tête à cause d’elle.

Pascal pensait que je restais dormir, mais après avoir confronté Jess pour le week-end passé, je préférais partir pour éviter de faire des histoires. Sans gêne, Jess a déclaré qu’il était clair que, le fait que Pascal me laisse de côté pour elle signifiait quelque chose. Pascal a serré les dents, il a vu que j’avais raison. Raison de me sentir vexée. En partant, Pascal m’a dit de prévoir de dormir là demain.

  • J’ai cru qu’elle partirait jamais!
  • T’es gonflée! Tu saura qu’elle dort ici demain! Alors tu fais comme tu veux; tu dors chez Thomas ou chez les parents.
  • Oh arrête de faire ta mauvaise tête. Tu n’osera quand même pas me l’imposer tout de même?
  • Demain, c’est un peu notre anniversaire et on reste ensemble. Je trouve que je suis correct et gentil de te laisser me déborder, alors que Jane pourrait se fâcher. Heureusement, elle n’est pas comme ça. Je ne laisserais personne nous gâcher ça. Pas même toi.
  • Je t’embête... J’aime bien te taquiner. Tu prends la mouche si facilement!

Jess s’est radoucie et a changé de ton pour se faire plus câline. Elle a voulu le toucher et il s’est détourné. Pascal était énervé. Il se méfiait.

  • C’était quoi ces allusions? Pourquoi tu as essayé de lui faire croire qu’on avait...
  • Ahhh, qu’est-ce que ça peut faire? Ça n’a pas eu l’air de la surprendre. De toute façon, je n’ai pas menti, on a dormi ensemble.
  • De la manière que tu as balancé ça, en jouant celle qui voulait bien corroboré mes dires, pour ne pas me contrarier, on aurait dit que tu mentais. Ne joue pas à ça. Je ne veux pas qu’elle pense ça.
  • Arrête avec ça!

Pascal lui a demandé de mettre ses affaires dans l’autre chambre, il ne voulait pas qu’elle s’installe là, parce que demain soir, il ne voulait pas qu’on soit obligé d’attendre qu’elle dégage pour se coucher, ni qu’il soit obligé de se prendre la tête avec elle devant moi. Il avait bien remarqué son cirque pendant que j’étais là, il n’avait rien voulu dire, parce que ça aurait gâché le petit moment qu’on passait ensemble.

  • Tu es trop nul! Si tu voulais pas qu’elle s’imagine des choses, t’aurai dû le dire quant elle était là. Faut croire que, quelque part, tu voulais qu’elle s’en aille, parce que secrètement, même si tu fais le fâché, tu voulais que je m’installe là, et tu voulais passer la nuit avec moi.
  • Pas du tout... C’était sympa hier de discuter ensemble, non? Mais il a fallu que tu gâches tout avec tes sous-entendus.

Jess le regardait par en-dessous, un petit sourire malin aux lèvres;

  • Tu ne veux pas te l’avouer Pace, mais tu m’aimes toujours. Je me demande si tu fais pas tout ça simplement pour me rendre jalouse. D’après ce que j’ai entendu, tu n’es pas aussi, collé-collé avec elle quant je ne suis pas là. Tu l’a trompes tout le temps.
  • Je ne sais pas ce que tu imagines, mais t’as tout faux.
  • Ah bon? Et Caroline? Mariella ou je sais pas quoi? Elodie? Maud? Natacha?

Pascal était sidéré. J’imagine que c’était Thomas qui l’avait mis au courant de ses frasques. Ni lui ni moi, n’imaginions qu’elle en savait autant sur sa vie! Je crois que Pascal a rougi.

  • En tous cas, quant on était ensemble, tu ne m’avais jamais trompée... et tu veux prétendre que tu l’aimes? Et que tu ne m'aimes plus!
  • Je l’aime Jess, quoi que tu puisses en penser! J’ai changé. A l'époque, j'étais naïf! Jane m’a fait découvrir d’autres choses, d’autres facettes... Et d’abord, ça ne te regarde pas.

Pascal transbahutait ses affaires tout en parlant. Jess a été obligée de l’aider à évacuer ses affaires. Il voulait se coucher. Quant il est sorti de la douche, sa femme l’attendait, assise au coin de son lit. Elle lui a demandé avec une toute petite voix, si elle pouvait dormir avec lui encore ce soir.

Elle essayait de jouer avec ses sentiments. Il manquait juste la petite larme pour l’obliger à la consoler. Pascal ne voulait pas. Il lui a dit qu’il aurait peut-être dit oui, s’il ne l’avait pas vue tout à l’heure, en train d’essayer de me faire croire qu’il s’était passé quelque chose. Alors elle lui a promis qu’elle ne dira rien. Pascal s’en foutait, parce que c’est lui qui me le dirait, mais il n’avait pas aimé son petit jeu. Si j’avais été différente, ça aurait pu mal se passer.

S’il acceptait, il lui a fait promettre de dégager demain soir. Pour avoir ce qu’elle veut, elle le lui a promis. Hum, elle se fichait de sa gueule, demain je pourrais parier qu’elle nous fera chier.

Pascal m’a alors appelé. J’ai mis ma séance ciné « appart Pascal » sur silence. Il voulait m’expliquer ce que je venais de voir. Me demander si ça ne me dérangeait pas; qu’elle avait promis de nous laisser tranquille demain soir. Je lui ai dis de faire ce qu’il veut, en tous cas, moi, ça ne me gênait pas. Et pour le rassurer, je lui ai dis que malgré les sous-entendus que Jess avait fait, je ne croyais pas qu’il ait couché avec elle. Aussi que; même si elle dormait ce soir aussi dans le même lit, j’avais confiance.

Après avoir raccroché, Pascal lui a dit qu’elle ne pourrait dormir là, que si elle promettait encore une fois de ne pas nous emmerder samedi soir, et seulement une fois qu’elle aurait déménagé ses affaires. Jess a souri. Elle était persuadée que Pascal était toujours à sa botte.

Elle est venue se coucher avec une nuisette sexy et transparent. Elle était à poil dessous. Hum, elle est bien foutue!

Ils ne sont pas endormi tout de suite, Jess a voulu en savoir plus sur moi. Elle ne comprenait pas ce qu’il faisait encore avec moi. Elle a tapé où ça fait mal, en lui disant que je devais avoir honte de lui pour ne pas vouloir le présenter à ma famille. Mais Pascal est surprenant; il me comprenait. Il était à peine plus vieux que l’aîné de mes neveux, il comprenait ma gêne.

Mathieu, mon ex, avait 15ans de moins que moi, et il avait souffert de la confrontation. Pascal savait que je ne voulais pas revivre ça, ni lui faire vivre ça. Jess a paru déçue de sa réaction.

Après c’était des tonnes de arrêtes. Dès qu’ils ont éteint, Jess a essayé de l’allumer. De le toucher, de le faire craquer. Elle voulait savoir pourquoi il pouvait coucher avec toutes ces filles et pas avec elle? Elle était persuadée qu'il en avait envi. Mais, Pascal n’a pas cédé. J’imagine qu’il en avait envie, ou peut-être était-il encore fâché à cause de ce qu’elle avait essayé de faire. Moi, j’étais fière de lui.


Samedi - 4 juillet 2015 - 185/2015 - Notre Fête... Nationale (2)

Samedi, je suis arrivée en fin d’après-midi. Il faisait encore une chaleur mortelle. La plupart se baignait dans le lac. Pascal et Thomas faisaient partie des baigneurs. De mon côté, il était hors de question, ieeeerk, que je pose le pied dans cette flotte. Je tremble rien qu’à l’idée de sentir toutes sortes de plantes dégueu me frôler le dessous des pieds. il n’y aurait pas assez d’eau dans le quartier pour me laver après. Brrrrh.

Je les ai regardé se baigner, s’amuser, mais je restais à bonne distance à discuter avec ceux qui n’avaient pas envie de se mouiller. Assez loin pour éviter que quelqu’un ait l’idée brillante de me jeter à l’eau. Caroline passait son temps à grimper sur le dos à Pascal, qui la foutait la tête la première dans l’eau du lac. Des frissons d’horreur me parcouraient le dos à l’idée d’avoir la tête sous cette eau!

Pascal est sorti pour venir me faire un bisou. Je me suis retenue d’avoir un mouvement de recul. Les plantes dégueu. Mais, j’ai gardé les lèvres serrés, Pascal avait mis la tête sous l’eau, et je ne voulais pas en avoir dans la bouche. J’étais tout de même un peu tendue, comment allait se passer cette journée. Je restais donc sur mes gardes, légèrement distante. Je ne voulais pas passer pour l’idiote de service.

Pourtant, très vite, je me suis sentie rassurée et confiante. Pascal restait près de moi. Il m’entourait de ses bras, posait son menton sur mon épaule, me faisait de petits bisous sous l’oreille.

Je ne répondais pas bien à ses attentions ou ses gestes de tendresses. Je ne voulais pas passer pour une idiote s’il m’abandonnait et allait s’amuser ailleurs, ou m’oubliait dans mon coin. Mais surprise, Pascal est resté tout le temps vers moi. Totue la soirée. Il m’a fallu plus d’1h et une discussion avec Pascal pour me détendre.

C’était un peu notre anniversaire et Pascal espérait qu’on passe toute la soirée collé l’un à l’autre. Ensemble. Il n’avait aucune intention de me laisser toute seule, et espérait bien que je dormirais à la maison ce soir. Et il avait l’intention de tout faire pour.

Je n’en demandais pas autant. Je ne voulais pas le priver de ses potes, le voir s’isoler de tout le monde parce qu’il pensait que c’était ce que je voulais.

Pascal a tenu parole; on a passé toute la soirée ensemble. On a dansé ensemble, rigolé ensemble avec ses potes, Thomas, Caro, etc. Main dans la main. Il était tendre, attentionné. Dès que je m’éloignais un peu, il se précipitait pour me rechercher. C’était chou, et finalement, je lui rendais spontanément ses baisers, me collait à lui sans gêne.

Jess a fait une ou deux petites remarques, mais j’ai zappé. L’attitude de Pascal me sécurisait. Manuella a essayé de profiter d’une de mes escapades pour s’attaquer à Pascal, mais il l’a envoyé boulé je crois. Aussitôt, il m’a rejointe et a voulu me raconter, mais c’était pas utile. Je l’ai fait taire d’un bisou.

Pascal était carrément parfait. Il se comportait en petit ami exceptionnel. Présent. Je ne méritais pas autant d’attention.

La fête était géniale, les feux d'artifices fabuleux, la bouffe fantastique; composée de hamburger, de steaks, T-bone steak, tout ça sur le grill, de chips (frites), toutes sortes de salades. Je me suis d’ailleurs tapée un steak énorme, un hamburger, et des frites. Il y avait un immense gâteaux rectangulaires pour le dessert avec le drapeau américain. C’était sensas.

Le bateau mouillait près du ponton. C’était sensé servir de dortoir en fin de soirée. Certains ont voulus regarder les feux depuis le bateau. Comme Pascal faisait sauter les charges avec Paul, je suis restée tout près. Quoique, j’ai toujours peur que ces trucs me viennent dessus et que je sois brûlée.

Après la soirée, après que la plupart des invités se soient écroulés de fatigue, on s’est installé un moment sur la terrasse. Deux copains à Pascal ont pris un café, parce qu’il voulait prendre leurs voitures. Mais, ils étaient passablement cuits. Alors Pascal leur à proposé de dormir dans la chambre d’amis. C’est comme ça que j’ai appris que Jess dormait chez Thomas.

Le jour commençait à pointer le bout de son nez. C’était dimanche. On a été se coucher, mais on n’a pas dormi tout de suite. Pascal avait d’autres idées derrière la tête. J’étais crevée, mais, l’amour avec lui, c’est encore mieux que d’être au 7ème ciel! Je suis incapable de lui résister. Et certainement pas ce soir. Avec les souvenirs, c’était encore plus fort.

 


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184/2015 - Préparations (2)

Publié le par JaneDo


Vendredi - 3 juillet 2015 - 184/2015 - Préparations (2)

30 minutes après avoir raccroché, Pascal me rappelait pour me dire que ce serait bien si je venais dormir, comme ça, je m’installe et je serais déjà sur place pour samedi. Bonne idée, mais je pouvais pas. Je n’étais pas habillée pour le voir.

  • Bon, si jamais, je laisse un mot à la femme de ménage. Elle sera là entre 11h et 15h, ok? Tu peux venir sans autre d’accord? Je te retrouve à la maison en rentrant? Bon, tu sais qu’on prépare le jardin pour le soir, donc, je ne serais pas beaucoup avec toi.. enfin, jusqu’au moment de se coucher!

Il avait dit ça en riant. Moi aussi ça m’a fait rire. Le ton pleins de sous-entendus, il était content de sa petite blague.

  • Bon, je viendrais plutôt dans la soirée, tant pis si tu me délaisses...

Ma petite blague l’a aussi fait rire. Avant de raccrocher, il m’a dit qu’il se réjouissait. Quant je pense que l’autre croyait qu’on était fâché à cause d’elle, ou que je croyais qu’ils étaient fâchés. Je me demande si elle sera là samedi? J’espère que Pascal me montrera que je compte moi aussi, tout autant que sa femme ou que Manuella.

J’en étais là de mes réflexions, entre l’excitation et l’anticipation de cette soirée, quant Pascal a rappelé pour me dire que Jess serait là. Elle désirait fêter la fête nationale avec ses amis et sa famille. D’abord contente de l’avoir encore au bout du fils, la nouvelle de la présence de sa femme m’a coupé la chique. Mon silence n’a pas passé inaperçu, mais Pascal essayait de plaisanter sur cette nouvelle inattendue. J’ai pas aimé.

  • Ben, je viens pas. Je crois que je préfère autant aller sauter du pont Bessière ou avaler un bol de vis.
  • Arrête tes conneries.
  • Ça veut dire que tu ne veux plus que je vienne dormir et m’installer pour demain.
  • Ben...
  • Oui, je vois. Non, ce sera sans moi. De toute façon, je ne pense pas que je manquerais à qui que ce soit, et en tous cas pas à toi. Amusez-vous bien.

J’ai raccroché. Il n’y avait pas grand chose à dire de plus. Sous le coup de la rage, j’ai balancé mon natel, avant de me rappeler qu’il était tout neuf, puisque je venais de le faire remplacer parce que j’avais cassé l’écran du précédent. En atterrissant sur le canapé, il a sonné. C’était Pascal. J’ai failli ne pas répondre, puis je me suis trouvée puérile. Autant lui expliquer pourquoi ça m’énervait.

Pascal n’avait pas aimé que je raccroche sans lui expliquer pourquoi je ne voulais pas venir, c’était notre anniversaire après tout. J’ai été surprise qu’il s’en rappelle, alors j’ai été attendrie par sa réflexion. En général, les mecs ne pensent pas à ce genre de chose.

Je lui ai donc dis que je n’avais pas encore digéré le week-end passé. Je lui ai expliqué ce que je pensais et ce qu’elle avait dit à Caroline. Que s’il ne me croyait pas, il n’avait qu’à demander à Caro. Il lui avait montré qu’il tenait plus à elle qu’à moi, parce qu’il n’avait pas hésité à me laisser tomber pour lui faire plaisir. Ce qui m’avait énervée et déçue, c’est qu’il ait marché dans sa combine.

Pascal n’avait pas réalisé. Il n’avait pas pensé qu’elle aurait pu en tirer ce genre de conclusion. Lui aussi voulait qu’ils passent du temps ensemble et parler. Il n’avait pas imaginer qu’elle penserait qu’il m’avait laissé de côté pour elle. Ce n’était pas le cas. Je sentais qu’il était furieux même s’il restait calme au téléphone. Du coup, il insistait pour que je vienne dormir à la maison quand même.

Hum, ne serait-ce pas plus simple si Jess dormait chez son frère, ou chez ses parents???

  • Ça va encore faire des histoires Jane. Autant se débrouiller sur le moment, alors viens comme on l’avait prévu. On lui expliquera ensemble le pourquoi du comment, ok?
  • Pace, je ne veux pas commencer la soirée en me prenant la tête avec ta femme, ou en la terminant en se disputant ton lit!

Il a eu une sorte de sursaut;

  • Quoi? Vous disputer mon lit, c’est quoi comme expression?
  • Ben c’est ça. Je ne me vois pas partir avec mon sac sous le bras en fin de soirée, ou dormant dans une tente parce que ta femme pense que je n’ai rien à faire là.

Bref, pour Pascal, si Jess ne veut pas dormir chez les parents, alors, on aura qu’à prendre la chambre à l’étage, chez Thomas. Tout ça me semblait mal parti pour passer une bonne soirée. Je lui ai dis qu’il me fallait réfléchir, que je l’appellerais demain. Il n’a rien voulu savoir. Pascal voulait que je sois là, et il n’y avait pas à discuter.

C'était son problème, pas le mien s'il était fatigué vendredi au boulot, je n'avais pas pitié. On aurait pu discuter de tout ça beaucoup plus tôt, pour ça, il n'avait pas à traîner ailleurs avant!

Vendredi soir, j'ai donc été chez Pascal. Il était occupé dans le jardin avec les garçons. Pfff, Jess arrivait en milieu de soirée, je sens que ça va chauffer! Je n'ai pas voulu m'installer comme il le souhaitait, je préférais attendre. En shorts, à torses nus, les garçons se démenaient pour tout installer. Se concertait sur tel ou tel emplacement. Je m'étais installée sur la terrasse pour lire. Il faisait une chaleur mortelle, mais heureusement, il y avait une petite brise fraiche en soirée qui venait du lac.

Quant Jess est arrivée, il était plus de 23h. Elle a semblé surprise de me voir, mais semblait aussi très sûre d'elle. Légèrement énervant. Intérieurement, c'était la petite panique; je me demande comment Pascal allait régler la situation.

Elle est entrée en territoire conquis, a été déposer ses affaires, non pas dans la chambre d'amis, mais dans la chambre à Pascal. Ouais, c'était aussi la sienne avant. Que dire. J'ai fait celle qui ne voyait rien. Je sais qu'elle m'observait pour voir ce que je pensais ou ressentais. Je n'allais pas lui faire ce plaisir. Mon attaque de panique était la mienne, et mon secret.

Pascal venait parfois jusque sur le balcon pour s'asseoir sur la balancelle et boire une goutte d'eau avant de retourner bosser. Mais, il ne le faisait pas que pour moi, il allait aussi vers sa femme qui s'installait tranquillement et ostensiblement. Il n'a rien dit, et ça m'a un peu énervée.

Je me demandais ce que je foutais là. Le mieux serait que je m'en aille. Mais, après avoir passé plusieurs heures à lire sur la terrasse, alors qu'il était clair que Pascal était occupé, j'aurai l'air un peu conne et plier baguage et partir tout à coup. Jess aurait l'air d'avoir gagné! Alors j'ai campé sur ma position.

Vers minuit, les garçons avaient bien avancés, et ils ont décidés de finir demain dans la journée. Est-ce qu'ils savaient qu'il allait faire aussi chaud que sur Jupiter? Ils vont mourrir de chaud! Ils ont pris un dernier verre sur la terrasse avant de rentrer. Rires, blagues, bonne humeur. Nous nous étions joint, Jess et moi, à l'équipe pour partager ce moment sympa.

Les choses sérieuses allaient se décider après le départ de tout le monde... On peut dire que le 4 juillet commençait mal!


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184/2015 - 1ère séance ciné; Pascal

Publié le par JaneDo


Vendredi - 3 juillet 2015 - 184/2015 - 1ère séance ciné; Pascal

J’étais postée dans le parking près de chez Pascal, au bord du lac, mon ordi sur les genoux. A son retour, petite séance de cinéma pour moi. Je m'étais mise à l'écart des autres voitures, je ne voulais pas qu'on puisse regarder par-dessus mon épaule. J'avais une bonne vue d'ensemble et personne ne pouvait venir par derrière. Je m'étais bouclée à double tour dans la voiture, la fenêtre baissée de sorte à laisser sortir la fumée de mes cigarettes. J'étais bien installée.

Pascal est entré avec son natel à l’oreille. Il a jeté ses clés dans le pot près de l’entrée, a fermé la porte, et est allé dans la cuisine se servir un grand verre de lait. J’ai vite compris qu’il parlait avec Caroline. Je ne sais pas ce qu’elle lui racontait, mais ça le faisait rire.

Gentiment, il lui a demandé d’arrêter d’être si chiante. Il voulait qu’elle arrête ces petites crises, sinon c’était peut-être mieux qu’ils arrêtent de se voir si ça la faisait tellement souffrir. Puis, il lui a dit qu’il était avec moi ce soir. Caro a dû lui dire que ce n’était pas vrai, alors il lui a rappelé que je n’étais pas obligée de tout lui dire non plus.

  • Quoi que je fasse, je te retrouve derrière moi, il faut que ça s’arrête Caro!

Il y a eu un bip, il avait un 2ème appel. Sans se démonter après un si gros mensonge, il lui a dit qu’il devait la laisser, et il a raccroché.

Trop tard pour l’autre appel. Il a regardé, puis il a été dans sa chambre se déshabiller. Son natel avait sonné 2x pendant qu’il prenait une douche. Il est sorti à poil de la salle de bain en se frottant la tête, puis il a mis le linge autour de sa taille.

Miam, il est trop mignon; bronzé, ses muscles bien dessinés suivaient les mouvements de son corps si parfait. Son natel a sonné encore, et il est retourné dans sa chambre pour son natel. Trop tard. Il n’a pas cherché à rappeler le numéro qui cherchait à le joindre. Caroline peut-être? Pascal a enfilé un caleçon. Quelqu’un a sonné à sa porte, en passant pour aller ouvrir, Pascal a allumé la télé.

  • Mais... qu’est-ce que tu fous là? T’es folle ou quoi? On vient de se quitter!
  • Tu me manquais trop... J’ai essayé de t’avertir que je venais. Ça m’a déchiré le coeur de me retrouver toute seule, je voulais dormir dans tes bras.

Manuella était très peu habillée; une petite robe rouge, sans manches, qui s’ouvrait sur le devant avec une fermeture éclair, avec lequel elle jouait, en le regardant par en-dessous, avec un petit sourire coquin. Elle a posé un doigt sur le haut de son torse et a laissé son doigt glissé jusqu’à son nombril. En souriant, il a attrapé sa main.

  • T’es folle!
  • Je peux rester?
  • Pas vraiment. Il a jeté un coup d’oeil dehors. Thomas va rentrer d’un moment à l’autre, et ta voiture devant la maison...
  • Je peux aller la parquer dans la rue.
  • Non Manu... Le matin, on part ensemble, et demain, c’est moi qui conduit. Je ne veux pas que Thomas te tombe dessus. Il adore Jane!
  • Jane croit toujours qu’on est fâché? Elle ne va pas venir ici ce soir, non?

Pascal l’a regardée fixement;

  • Non, je ne pense pas, mais tu ne peux pas rester. Pas ce soir.

Sur ce, j’ai aussitôt appelé Pascal. Je voulais surtout voir si allait me répondre ou pas. Il a pris son natel, l’a montré à Manuella en disant qu’il s’agissait de moi. Il n’a pas répondu. Mon coeur a pris l’ascenseur jusque dans ma gorge. Le rat. Il ne m’a pas répondu parce qu’il était avec elle, et en plus, il lui a dit que c’était moi qui appelait. Ce qui me faisait passer pour une pauvre idiote vis-à-vis d’elle.

  • Vaut mieux que tu rentres.
  • Noooon, laisse moi rester.
  • Faut que je rappelle ma copine... S’il-te-plaît...

Pascal l’a poussée gentiment vers la porte, ils se sont embrassés. Elle faisant la moue. Elle l’a encore suppliée de la laisser rester, qu’elle voulait juste dormir près de lui. Pascal secouait la tête. Après l’avoir encore embrassée, il lui a murmuré à l’oreille que ça n’allait pas ce soir. Leurs doigts se sont caressés jusqu’à ce qu’elle soit trop loin pour qu’ils se touchent.

Dès qu’il a fermé la porte, Pascal m’a rappelée. Il avait éteint en traversant le salon pour aller se coucher sur son lit en allumant la télé sans le son.

Sa voix était claire, joyeuse. Il ne se doutait pas une seconde que je savais ce qu’il fichait. Je lui ai demandé ce qu’il avait fait ce soir. Il m’a servi le mensonge qu’il m’avait servi plus tôt, qu’il était sorti prendre un verre avec ses copains. J’ai failli lui dire que j’avais croisé ses copains et qu’il n’était pas avec eux, mais, ça ne servait à rien. Je n’avais pas envie de le mettre à mal.

On a bavardé un moment, et quant on a raccroché, Pascal est resté un moment couché les yeux dans le vague. Je me demande bien à quoi il pensait. Pascal a repris son natel, et j’ai eu un coup de chaleur; allait-il rappelé Manuella?

Surprise, c’est moi qu’il a appelé. Il cherchait à me convaincre d’aller dormir chez lui. Hum, je n’étais pas habillée pour. Après avoir vu Manuella à sa porte, si sexy, je ne pouvais pas me pointer derrière en training ridicule quand même. J’ai été obligée de refuser. Pascal a insisté en me rappelant que demain soir, on ne pourrait pas se voir, et que si je ne voulais pas, tant pis pour ma coloc, il vient lui.

Pascal s’était redressé sur son lit, près à bondir dans ses vêtements et à se lancer sur les routes. Je lui ai dis que c’était une mauvaise idée, parce que je ne lui ouvrirais pas. Après quelques bisous virtuels, j’ai raccroché. Il était super, super tard, et comme Pascal avait tout éteint pour dormir, je suis rentrée.

Vendredi, après le boulot, les garçons faisaient les préparations pour demain. D’après ce que Pascal m’en a dit, c’était une soirée entre mecs. Monter quelques tentes, pour ceux qui dormiront sur place, et au cas où il pleut. Ce serait un sacré imprévu, étant donné qu’ils ont annoncés la canicule pour ces prochains jours. Et il faisait super chaud. Quoique je fasse, je fondais sur place.


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183/2015 - Caméras installées

Publié le par JaneDo


Jeudi - 2 juillet 2015 - 183/2015 - Caméras installées

Enfin un peu de repos... j’avais espéré! mais je me suis pris la tête avec la conne de Gis. Le culot et l’imbécilité de cette bonne femme m’énerve carrément. Elle croit qu’elle va me dire ce que j’ai le droit d’exiger chez moi! Non mais, elle pousse. Voilà, je lui ai dis qu’elle dégage dès qu’elle aura trouvé autre chose. Peut-être que je n’aurai même pas la patience de la supporter plus longtemps.

De lui demander de nettoyer sa merde c’est trop! De ne pas laisser traîner ses strings sur mon lavabo, aussi trop! On a chacun le nôtre, mais le sien est trop sale pour qu’elle y mette son string! Ses faux cheveux qui bouchent le siphon, il ne faut pas le mentionner non plus! Madame a le culot de faire la gueule quant je lui demande de nettoyer et que ce soit propre après son passage.

On a joué aux cartes ce soir chez César, mon frère, ma soeur et moi. Hihihi, c’était super sympa. Je suis rentrée après minuit. Je croyais que c’était trop tard pour aller chez Pascal, mais il m’a laissé un message pour dire qu’il sortait prendre un verre avec ses copains. Caro m’a appris que c’était faux, que Pascal était chez Manuella. Elle l’avait suivi. Elle espérait que j’aille la rejoindre et que j’aille faire une scène ou quelque chose du genre. L’occasion était trop belle.

J’ai appelé Caroline pour savoir où elle était. J’ai dis que j’étais encore chez mon beau-frère, mais que j’allais la rejoindre. Juste pour être sûre qu’elle reste là-bas. Tant que Pascal y serait, je pense qu’elle restera. Ou disons jusqu’aux environs des 3-4h du matin.

J’ai foncé chez Pascal. J’ai été contente de voir que Thomas était sorti lui aussi. J’avais largement le temps d’installer mes petites caméras, comme Max, le pote à Steven, me l’avait montré.

J’ai commencé par le salon. Le hic, c’est que c’est une énorme télé murale, et lourde avec ça. Je risquais de me flinguer le dos, mais tant pis. Je ne pouvais pas demander de l’aide à qui que ce soit!!! J’ai utilisé les tabourets bars pour appuyer la télé. Pfouhhh! J’ai failli péter sa télé!

Une fois mon forfait accompli, j’ai appelé Caro pour dire que je ne pourrais pas venir. Puis, j’ai laissé un message à Pascal pour dire qu’il me manquait, que j’espère qu’on se verrait vendredi soir. Je n’ai même pas essayé de l’appeler, ça m’aurait vexée s’il n’avait pas répondu.

J’ai ensuite fait mes petits essais et tout baigne. J’arrive à tout capter jusqu’à 500 mètres. C’est génial. Je sais pas encore très bien comment tout enregistrer. Max m’avait montré, mais j’étais plus préoccupée par l’installation et la réception.

Max avait voulu savoir pourquoi je voulais tout ça, je lui ai dis que c’était pour chez moi, pour surveiller ma coloc, qu’elle avait tendance à fouiller dans mes affaires, à me piquer des trucs. Il avait semblé me croire. Il m’a parlé d’un truc iCloud, mais, moi pas comprendre!

J’étais sur le chemin du retour quant Caroline m’a avertie que Pascal était sur le chemin du retour. J’ai aussitôt fait demi-tour pour aller tester mon matos. En discutant, elle m’a fait sentir qu’elle avait envie d’aller demander des comptes à Pascal. Je lui ai bien sûr dit que c’était une très mauvaise idée.

Caro l’a appelé pour lui demander si elle pouvait passer. Pascal a prétendu être fatigué, qu’il n’avait envie que d’une chose; rentrer et se coucher. Caro était furax, parce que Pascal lui a menti et a dit qu’il était sorti boire un verre avec ses potes.


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182/2015 - Pas envie de le voir
 - (Mercr.1er juil.2015)

Publié le par JaneDo

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Mercredi - 1er juillet 2015 - 182/2015 - Pas envie de le voir


Journée consacrée à ma nièce. On a passé une partie de la journée à déménager sa chambre, 2 heures en début d’après-midi, dans un Orange shop pour lui faire un nouvel abonnement de natel. Bref, c’était une journée dans la fournaise. La chaleur était carrément insupportable. J’ai été encore chercher les rates chez Séb.

Les jeunes avaient un picnic au bord du lac avec le fils à Pierre, venu du Brésil pour passer des vacances avec son père. C’est un ami d’enfance de Kaya, un genre de grand frère.

Je ne suis rentrée qu’à 20h, et j’avais encore chaud de ma journée, j’étais éreintée et fatiguée. Je ne me sentais pas le courage d’aller encore faire bonne figure chez Pascal. Et aussi... je suis presque sûre que lui et sa femme... alors je ne voulais pas qu’il me touche. Mais je ne peux pas lui en vouloir.

Par contre, je ne suis pas sûre que j’aurai réussi à garder le sourire. Depuis le week-end, l’angoisse a envahi chaque centimètre de mon corps et mon esprit, je me sens triste dans tout mon être. Vide.

Une sorte d’inquiétude qui me colle à la peau du matin au soir. Quelques heures à faire semblant d’aller bien quant je suis entourée, c’est tout ce que je peux faire.

Quant je rentre, je suis sur les rotules. Je n’ai plus à sourire, parler, ou à continuer à faire semblant. Je veux juste qu’on me laisse tranquille. Oups... ce week-end, c'est notre anniversaire et aussi le 4 juillet, la fête nationale américaine... Faut que je retrouve mon entrain!!!

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180/2015 - Préféré voir Steven - (lundi 29, mardi 30 juin 2015)

Publié le par JaneDo


Lundi - 29 juin 2015 - 180/2015 - Pas envie de le voir, préféré voir Steven..

La saison de basket est terminée, Pascal et Thomas ont plus de temps à consacrer à la natation. Pascal m’a appelée un peu avant 10h, sur la pointe des pieds. Je n’ai pas voulu laisser transparaître l’angoisse que j’ai ressenti pendant le week-end. Pascal s’est plaint de ne m’avoir pas vue du week-end. A qui la faute?

Pascal a été vite rassuré de m’entendre souriante, et rire, de sentir que je n'étais pas contrariée. Même si ce n’était pas vraiment le cas, je lui ai dis qu’il m’avait beaucoup manqué.

Pas d’histoire, pas marcher dans le jeu de sa femme. Pas montrer que certaines choses m’avaient légèrement blessée. Par contre, quant il m’a demandé ce que j’avais fait, je suis restée vague. Jess était partie, il a voulu m’inviter au restaurant ou chez lui. J’ai dis que j’avais mon souper en famille. Ce qui était totalement faux. Mais, je ne voulais pas me précipiter chez lui dès qu’il me sonne après tout.

Steven m’avait invitée à prendre un verre avec lui et quelques amis. Je préférais nettement passer la soirée avec lui. En rentrant, j’ai fait un tour chez Pascal. On dit que tous les chemins mènent à Rome? Ben, les miens passent par chez lui!

La saison de basket est terminée, Pascal et Thomas ont plus de temps à consacrer à la natation. Pascal m’a appelée un peu avant 10h, sur la pointe des pieds. Je n’ai pas voulu laisser transparaître l’angoisse que j’ai ressenti pendant le week-end. Il s’est plaint de ne m’avoir pas vue. Il a été vite rassuré de m’entendre souriante, pas contrariée, même si ce n’était pas vraiment le cas

Sa voiture était parquée devant la maison, donc, il devait être à la maison. Je suis également passé chez  Caro, qui était à la maison. Elle était au téléphone. Je suis presque certaine qu’elle était en ligne avec Pascal. Il avait descendu ses vitres spéciales qui laissent passer un peu de lumières, mais on ne voit rien en fait à l’intérieur. Je pense qu’il était seul.

En arrivant chez moi, j’ai vu que Pascal m’avait laissé quelques messages. Il m’avait cherché, était passé chez moi sans me trouver. Je n’ai pas répondu. Après tout, je lui avais dis que j’avais mon souper.

Mardi, Pascal a appris que j’étais avec Steven. Il m’a fait une petite crise au téléphone. Je suis restée calme et j’ai éludé ses questions. Je ne vois pas pourquoi je devais me justifier. Il a demandé si je lui faisais payé pour avoir passé le week-end avec sa femme. Je lui ai dis que non.

Je lui ai expliqué que vu que j’avais juste eu envie de voir du monde durant le week-end. Je ne pouvais quand même pas rester plantée dans mon coin toute seule, parce qu’il n’avait pas de temps pour moi, que sa femme passait d'abord. Mais, que je ne lui en voulais pas du tout. Je comprenais parfaitement qu’il ait voulu prendre du temps pour sa femme.

Pascal a dit que si c’était vrai et pour prouver que je ne lui en voulais pas, alors j’acceptais de manger avec lui mercredi à midi ou le soir. On a convenu que je passerais chez lui mercredi soir. Je savais d’avance qu’il ne pourrait pas, la semaine passée, il m’avait dit qu’il devait répéter avec le groupe de Varios les mercredis.

Ça n’a pas manqué, mercredi, embarrassé, Pascal a appelé pour qu’on se voit après, vers minuit. J’ai éclaté de rire;

  • C’est malin... c’est toi qui avait proposé mercredi, et tu annules?
  • Mais non, simplement, on... peut se retrouver plus tard, hein? Après la répète?

J’ai dit que j’étais d’accord. Mais je savais que j’allais le laisser tomber au dernier moment. Quant Pascal se rendra compte que je n’étais pas chez lui à minuit et qu’il essayera de me joindre, j’avais prévu de lui envoyer un message pour dire que finalement, je ne pourrais pas venir.


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179/2015 - Pfff... pour ne pas déranger!?

Publié le par JaneDo


Dimanche - 28 juin 2015 - 179/2015 - Pfff... pour ne pas déranger!


Samedi soir, Jess et Pascal avaient reçu des amis à la maison, Caroline faisait partie des invités. Jess avait demandé à Pascal de ne pas lui imposer ma présence. Et il a accepté. Elle n’avait fait ça que pour voir s’il le ferait. Elle voulait savoir s’il faisait encore cas de ses sentiments, et apparemment oui.

Contente de voir qu’elle avait encore sa place, qu’elle comptait encore pour lui, elle a dit à Thomas qu’il pouvait m’inviter. Thomas n’a pas voulu entrer dans son jeu, et a refusé de m’appeler. Il savait que ça me vexerait et que je refuserais de venir de toute façon. Pascal aurait été assez mal à l’aise.

Jess ne manquait pas d’air. Je croyais pourtant qu’on avait dépassé le stade des petites gué-guerre, des petits vacheries. Apparemment, je me trompais lourdement.

Jess prenait l’avion certainement dans la soirée, ensuite, je parie que Pascal m’appellerait. Je ne lui répondrais pas. Jess s’était amusée à ses dépends et, il avait marché les 2 pieds dedans. Elle s’était aussi amusée à mes dépends, m’avait humiliée discrètement. Mais humiliée quand même.

Pascal avait été idiot de la laisser le mener par le bout du nez. Il avait été naïf. Et moi, j’avais été idiote aussi, j’aurai dû rester hier soir et pas prendre la fuite comme une débile, et tout ça, pour ne pas les déranger, pour ne pas l’embêter elle. Qu’est-ce que j’ai été bête.

Il faisait beau aujourd’hui, et Pascal s’est balader main dans la main avec sa femme au bord du lac. Ils ont mangé sur une terrasse, pris un verre avec Thomas en fin d’après-midi sur le balcon.

Moi, j’ai fait le taxi pour mes neveux. J’ai été ensuite prendre un sac de cerises qu’ils avaient cueilli. J’avais l’intention de faire des gâteaux et des confitures. Mais elles étaient pleines de vers. Beurk. J’ai ouvert un grand tas, et flanqué le reste au congélateur avant d’en faire cadeau à ma voisine. Elle se fiche des vers. Iak, rien que d’y penser, ça me dégoûte.

J’ai été contente de voir que Pascal a tenté de m’appeler à plusieurs reprises vers les 22h...


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178/2015 - Baisers volés

Publié le par JaneDo


Samedi - 27 juin 2015 - 178/2015 - Baisers volés

Pascal a dit qu’il voulait rester avec Jess ce week-end, et m’a demandé de ne pas lui en vouloir; « Tu sais, elle n’est pas souvent là, alors on en profite pour passer du temps ensemble, discuter et sortir avec nos amis ». C’est le; « sortir avec nos amis », que je n’ai pas bien avalé. Je croyais que c’était les miens aussi!

Mais bon, étant donné que je refuse toujours de le mélanger à mes amis, je peux comprendre.

En début de soirée, il m’a tout de même laisser un message pour dire qu’ils iraient certainement au Time-Out vers minuit, et que si je voulais passer, ça lui ferait plaisir de me voir un moment. Jess avait envie de sortir, boire des verres, danser. Faire la fête quoi.

Pascal avait envoyé exactement le même message à Caroline. La connaissant, elle ira rejoindre notre petit groupe, moi non. Je suis quand même passé chez Pascal, mais ils traînaient encore là avec des amis. Thomas, Paul, Mathias, Barby, ils étaient tous là. Même Caroline.

J’ai appris que Jess avait demandé à Pascal de ne pas lui imposer ma présence pendant ces quelques jours. Ce qui m’a un peu déstabilisée, c’est que Pascal accepte! Qu’aurait-il fait si j’avais fait la connerie d’accepter d’habiter avec lui, hein? Hum, il m’aurait offert un séjour dans un hôtel 5 étoiles!

Je lui aurait bien dit que ça devrait être dans l’autre sens! Mais, je n’ai pas voulu m’énerver et qu’on se prenne la tête. Ce n’était certainement pas le bon moment.

Ça me gavait de les regarder s’amuser, je suis retournée à la maison. Je ne voulais pas aller au Time-Out, mais quant il m’a envoyé un message pour dire qu’ils n’étaient pas allé au Time-Out, mais qu’ils allaient en boîte, je me suis laissée gagner par l’envie de le voir. Et peut-être lui voler un petit baiser avant de rentrer... ou peut-être plus.

Dès que j’ai mis les pieds dans la boîte, j’ai regretté d’être venue. Pascal dansait avec sa femme. C’est fou comme ils vont bien ensemble. Cette pensée m’a broyé le coeur. Ils dansent tous les 2 très bien, et je trouve Pascal spécialement mignon quant il danse. A part ses yeux verts perçants, son sourire à faire  fondre les glaces du Pôle Nord, sa façon de danser qui m’a séduite.

Manuella était là aussi. Je me suis demandée si Pascal l’avait avertie, elle aussi. Après réflexion, j’en doute. Pascal ne passerait pas la soirée à ignorer Manuella comme il le faisait. J’aimerai bien qu’il en fasse autant quant il est avec moi, ça, je vais le lui dire.

Manuella aussi faisait mine de ne pas le connaître, et que ce n’était que pur hasard quant ses yeux flottaient dans leurs directions. Pascal et Jess échangeaient des sourires, de petits secrets à l’oreille et riaient d’un même élan.

Dépitée d’avoir eu la stupidité de venir jusque là, le coeur gros, je suis revenue sur mes pas. J’ai décidé de ne pas les déranger. N’avait-il pas averti Caro, qui était comme d’hab collée à ses basques? Je ne manquerais à personne. Je pouvais bien tenir un week-end sans le voir.

De retour à la maison, il était trop tard et j’étais trop crevée pour lire, alors je me suis plantée devant un film que j’avais loué. Je ne sais pas si c’est moi, mais le film était à chier. Mauvais choix. Malgré l’ennui, je l’ai regardé jusqu’au bout. Peut-être que j’espérais que Pascal pense à venir me voir. Ou qu’il m’appelle.

Après le 2ème, je me suis couchée. Jupiter Rising. Ben, c’était bof aussi, surtout le son. Les pseudo combats étaient à plein volume, il fallait baisser le son, mais les discours trop bas, là il fallait augmenter le volume. Carrément chiant. C’est pas du tout ce que j’attendais d’un tel film.

Avant de m’endormir, des images de Pascal et de sa femme m’ont traversé l’esprit. Ils avaient échangés quelques baisers en dansant, et même avant d’aller sur la piste, alors qu’ils étaient tous deux accoudé au bar. Puis, j’ai réalisé que c’était de simples baisers volés, furtifs, aucune passion là-dedans. Rassurée, j'ai réussi à trouver le sommeil.


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177/2015 - Sa femme en priorité

Publié le par JaneDo


Vendredi - 26 juin 2015 - 177/2015 - Sa femme en priorité

Je ne peux pas dire que je ne m’y attendais pas... Etant donné que sa femme était là, on ne se voyait pas. J’ai entrepris de faire le pieds de grue, attendant de les voir quitter la maison. Niet. Pascal et Jess sont restés à la maison. Pourquoi? J’aimerai bien le savoir! J’aurai pensé resto.

Ils avaient des invités; notamment Paul et Barby. Plus, un autre couple que je ne connaissais pas, ou peu. Hum, ils avaient l’air de passer une bonne soirée. Beaucoup de rire, de bonne humeur, de longues discussions autour de la table, puis au salon.

Arhhh, j’aurai bien aimé le voir. Je ne savais pas quant elle repartait. J’avais eu Pascal en ligne 5mn ce matin. Il a dit que Jess partait dimanche matin. Que ce soir, ce sera difficile de se voir, ils avaient un dîner. Super! Ce qui veut dire que je passe en dernier. Il avait promis d’appeler dès que les invités seront partis.

Je m’étais postée de l’autre côté du jardin, Caroline est passée jeter un coup d’oeil. Elle est resté une bonne heure, avant de retourner chez elle. J’ai failli passer chez elle, pour ne pas être seule. Puis, je me suis ravisée. Je savais que dès que j’aurai sonné, je le regretterais et voudrais être chez moi.

Après le départ des invités, j’ai pensé qu’ils sortiraient un moment, mais non. Mon plan était à l’eau!

Pascal et Jess se sont assis dans la balancelle sur la terrasse. Ils ont discutés longtemps, rit, fumé. Jess avait posé sa tête au creux de ses épaules et Pascal avait son bras autour d’elle. Je dois avouer que je ne pensais pas qu’ils étaient si proches. Ils avaient l’air de... trop bien s’entendre!

Jess s’était assise en tailleur et ils ont continué à discuter, puis bras dessus dessous, ils sont rentrés. Les ombres ont navigué entre le salon et la cuisine, les lumières se sont éteint dans le salon, celle de la chambre a pris le relais, tamisé. 1h plus tard, l’appartement du bas était dans le noir. Le silence.

Enfin, je crois. Je n’ai pas approché pour m’en assurer. Tout ce que je savais, c’est que Jess n’a pas dormi dans la chambre d’amis. Pascal n’a pas tenté de m’appeler. Cela ne me surprend même pas. Pourtant, pendant le dîner, il était sorti pour parler au téléphone. Ce n’était pas avec moi, et j’étais trop loin pour entendre.

Le système de surveillance m’avait coûté cher, et je suis impatiente de les mettre en place... Je sens que je ne le verrais pas beaucoup, sinon pas du tout, ce week-end!!!


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