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198/2015 - RV avec Manuella dans mon dos!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 17 juillet 2015 - 198/2015 - RV avec Manuella dans mon dos!

Comme je l’avais prévu, j’ai appelé Pascal en fin de matinée pour lui dire que j’avais quelque chose en début de soirée, et que si je passais plus tard, je l’appellerai pour voir s’il était à la maison. Pascal a dit qu’il ne bougeait pas, donc il serait à la maison, qu’il espérait que je passe. Toute la semaine, on avait cherché à se voir sans réussir, alors une petite soirée tout à nous, ce serait super. Il voulait me parler des vacances.

Argh, les vacances? Je n’avais aucune envie de bouger cet été. J’avais pensé aller en Angleterre chez Dani, mais depuis que j’ai cassé mon téléphone et perdu tous les numéros, je n’ai plus de news. Elle doit sans doute être en plein déménagement. Je ne suis pas terrible avec les noms de famille, et je n’arrive pas à me rappeler celui de ses parents pour leur demander son numéro. C’est nul. Ruben, Rauman, Baumann???

Habillée et prête, 22h j’étais chez Pascal. Zut, il n’était pas à la maison! Il avait dû sortir avec Thomas finalement. Zut et zut. Pascal avait dit qu’il ne sortait pas, qu’il attendrait mon appel. Re-zut. J’ai été voir chez Caro et elle n’était pas chez elle. Ce qui ne m’étonnait pas du tout. Elle était probablement avec Pascal dans un bar en ville. En attendant, j’ai couru voir chez Manuella; rien.

En revenant chez lui, j’ai réalisé que sa voiture était dans la file devant moi. 2 voitures nous séparaient. Je l’ai tranquillement suivi, je savais où il allait. J’ai vite remarqué qu’il y avait une voiture qui le suivait aussi; Elodie! Qu’est-ce qu’elle faisait à nouveau dans son sillage? Au lieu d’aller chez lui, j’ai choisi mon parking.

Pascal a mis un moment avant d’apparaître dans son appartement. Seul. Il avait dû se débarrasser d’Elodie alors? Etrange. Pascal s’est précipité pour prendre une douche et se changer avant de s’installer au salon. Son natel qu’il avait jeté sur le canapé avait sonné à plusieurs reprises. Une fois installé, il a regardé ses messages. Il n’y en avait aucun de ma part.

Il a composé un numéro et j’ai regardé si mon natel s’allumait, hélas, ce n’était pas moi qu’il appelait. C’était Thomas. Il a voulu savoir où ils étaient, parce qu’il pensait les rejoindre si je ne venais pas. Il attendrait jusqu’à minuit, s’il n’avait pas de nouvelles, c’est que je ne venais pas.

Pendant sa conversation avec Thomas, il a éloigné son natel des oreilles, il avait un double appel. Il a donc raccroché avec Thomas pour répondre à Manuella. Il lui a répété la même chose; il m’attendait, si à minuit il n’avait pas de nouvelles, alors il sortirait pour aller rejoindre Thomas au Time-Out. Grrrh. Au fils de leurs conversations, j’ai compris que Manuella lui proposait un autre programme, qui semblait beaucoup plus l’intéresser.

Pascal a dit à Manuella qu’elle pouvait venir, mais pas avant minuit, minuit et demi, qu’elle ne devait pas mettre sa voiture devant la maison. Lui, il fallait que sa voiture soit devant là, au cas où je passais vérifier. Ils ont ensuite discuter des scénarios; je pouvais passer sans l’avertir, mais il en doutait. Par contre, passer voir si sa voiture était là, même si je ne venais pas, ça c’était possible.

Pascal pensait que je ne viendrais probablement pas, mais il pensait que, suivant l’heure, si c’était 3h du matin peut-être, je pourrais passer juste pour m’assurer qu’il était chez lui. Il était persuadé que je l’appellerai avant de débarquer chez lui. Je l’avais toujours fait. Il ne voulait pas que je passe et ne trouve pas sa voiture. Manuella a dû proposer de passer le chercher, ce qui l’a fait rire, et il lui a dit qu’il voulait avoir sa voiture sous la main. Puis, ils ont conclu que si je venais entre temps, il lui enverrait un message pour l’avertir.

Puis, il a fait un truc qui m’a retourné, brouillé l’estomac; Pascal s’est justifié pour le début de soirée; il avait rendez-vous avec Elodie pour manger...! Comme s’il lui devait des comptes? Comme s’ils sortaient ensemble? J’ai appris que c’était déjà fini avec son nouveau copain. Ça m’a fait monter la moutarde au nez, de l’entendre lui raconter des trucs qu’il avait discuté avec Elodie.

Ça m’a un petit peu énervé de les entendre faire des plans dans mon dos. C’était moche, je ne sais pas pourquoi, mais là, je me sentais trahie, trompée. Il complotait contre moi dans mon dos. J’avais dis à Pascal que je ne supportais pas ça, alors pourquoi le faisait-il quand même?

J’ai essayé de le justifier, le défendre, d’être compréhensive, de me dire que parfois, on ne pouvait pas faire autrement, que c’était les circonstances, etc., mais je n’ai pas réussi à me débarrasser des sentiments de frustrations. Ma tête et mon coeur n’arrivaient pas à comprendre. Je ne pouvais pas attendre minuit pour l’avertir de mon passage, il avertirait aussitôt Manuella. Ça, ça m’énervait grave. C’était grave. Que faire pour qu’il m’en parle et que cela me semble moins grave?

J’ai donc attendu, le coeur en vrac. Je pourrais l’appeler et le garder en ligne jusqu’à ce que j’arrive chez lui? Il ne pourra donc pas avertir l’autre? Mais 15 minutes au téléphone? Qu’est-ce que je pourrais bien raconter?

Et si je me fais arrêter avec mon téléphone à l’oreille, c’est sûr que ça lui laissera largement le temps de couvrir ses arrières. Zut. De toute façon, si elle était là quant j’arrive, il la fera sortir par l’autre entrée. C’était râpé. A mois que... A moins que je place Caroline à l’autre entrée??? Argh, si je mêle Caroline dans l’histoire, après on devra se la farcir tout le reste de la soirée! Non, trop chiant.

Après minuit, Pascal et Manuella ont parlé au téléphone; il lui disait qu’il était pratiquement sûr que je ne viendrais pas. Il n’avait pas eu de mes nouvelles.

D’après ce que j’ai cru comprendre, Manuella était en route. Elle serait chez lui dans les prochaines 10 minutes. Je me suis mise à l’attendre à un endroit qu’elle serait obligée d’emprunter. Je voulais être sur ses talons. Ils ont raccrochés, et Pascal s’est mis à ranger, préparer une bouteille de vin pour Madame, qu’il a emmené dans la chambre, descendre les stores sans teint et allumer les lumières extérieurs de veille.

Je l’ai appelé... hihihi... Pour être surpris, Pascal l’était, et encore plus quant je lui ai dis que j’étais en route. Que je serais chez lui dans les 10 minutes. Je voulais arriver en même temps que Manuella. J’ai commencé à babiller pour lui raconter ma soirée avec Vania, qui a eu lieu il y a plus d’une semaine. Pascal a cherché à me faire raccrocher. Je pense qu’il était pressé d’avertir Manuella.

Mon ordi était sur le siège passager, et je l’ai vu remonter les stores et regarder à l’extérieur, cherchant à apercevoir Manuella. Pour l’emmerder, je lui ai demandé ce qu’il avait, il avait l’air stressé. Il a dit que non, et s’est passé la main dans les cheveux. J’imagine qu’il devait avoir chaud tout à coup!

J’ai vu Manuella passer devant mon nez, parquer sa voiture et suivre le trottoir pour arriver devant l’entrée qui donnait dans la rue. Je l’ai regardée tourné au coin et avant qu’il ne puisse lui faire signe, je me suis parquée devant, alors qu’elle montait les marches et que j’avais toujours Pascal en ligne.

On aurait dit qu’il portait un masque... Il avait changé de couleur direct... Evidemment, je lui avais dis que j’arrivais devant, et il est sorti sur le pas de la porte... de l’autre côté. Il s’attendait à me voir arriver, comme d’hab. par le jardin. Et il a choisi de sortir de l’autre côté pour elle! La haine m’a traversée de part en part, mais j’ai produit un masque souriant, innocent, ingénue.

Je suis montée en courant en passant près de Manuella. Pascal avait son natel suspendu près de ses oreilles, il était pâle, comme terrifié. J’ai fait celle qui remarquait sa présence une fois que j’avais fait quelques pas devant elle et je me suis retournée. Elle aussi avait changé de couleur; de pâle à plus pâle encore. La surprise et l’incompréhension se lisait sur son visage.

J’ai lancé; « Mais... qu’est-ce qu’elle fait ici celle-là? ». Et j’ai regardé Pascal l’air de lui poser la question. Il m’a regardée, et a secoué la tête en haussant les épaules. Manuella était restée bloquée à l’endroit où je l’avais dépassée. Je me suis mise sur la pointe des pieds et tendu mes lèvres à Pascal le coeur battant à tout rompre, terrifiée à l’idée qu’il pourrait ignorer mon geste... pour elle!

Trop surpris sans doute, il m’a embrassée, et ensuite, on a regardé tous les deux Manuella. Puis, j’ai réalisé qu’il pouvait lui faire des signes, alors je suis descendue me placer à côté d’elle, et je lui ai demandé ce qu’elle foutait chez nous, tout en surveillant Pascal. Elle, j’en avais rien à cirer. Elle était muette.

J’ai donc demandé à Pascal s’il pouvait lui demander ce qu’elle faisait là? Est-ce qu’il lui avait demandé de venir? Il a répondu aussitôt que non. J’ai vite lancé un regard à Manuella, qui a dégluti en faisant une grimace, comme si ça avait du mal à descendre. Sans répondre, elle a tourné les talons et est partie. Intérieurement, je souriais. Pascal était peut-être mal à l’aise, mais il n’avait qu’à pas faire des trucs pareils derrière mon dos.

  • Tu ne lui aurais pas donné rendez-vous par hasard? Je pense que oui, mais, j’ai apprécié que tu le nies devant elle. Je l’ai pas tout de suite reconnue, juste surprise de voir quelqu’un monter chez toi, alors qu’on avait rendez-vous! Manuella, encore elle.
  • C’est vrai, on avait prévu de se voir. Je pensais que tu ne viendrais pas, alors...
  • Alors... tu me remplaçais au pied levé?
  • C’est pas ça, c’est juste que...
  • C’est juste que?

Pascal ne savait pas quoi dire. Il avait préparé du vin pour la miss dans sa chambre, et ça aussi, je voulais le lui jeter à la figure. Alors, je suis allée dans sa chambre pour poser mes affaires et me changer. Pascal avait complètement oublié, alors quant j’ai sorti la tête pour lui demander si le vin c’était pour elle, parce qu’il savait pertinemment que je ne buvais pas de vin, il a écarquillé les yeux en cherchant ses mots.

On a passé le reste de la soirée à parler de ça. J’ai voulu savoir s’il était amoureux d’elle. Il a dit qu’il ne croyait pas. Je lui ai dis qu’il mentait, je le savais; on ne prépare pas de vin quant on ne se croit pas amoureux! Pascal a dit que ce n’était pas ça être amoureux.

Bref, j’ai voulu qu’il commence par le début, je voulais tout savoir. Savoir comment ça se fait qu’elle soit venue là. Alors il m’a parlé de son coup de fils. Mais il a oublié de mentionner Elodie. Alors j’ai demandé s’il n’oubliait rien? S’il n’y avait pas des choses qu’il aurait ou devrait me dire, à moi sa copine, alors qu’il passe son temps à le faire avec ces autres nanas à la con. J’ai bien dit « A La Con ». Pascal n’a pas tiqué.

Manuella cherchait à lui parler, alors je lui ai demandé la permission de lui répondre.

  • Allô? Pascal?
  • Manuella? Encore? Tu n’as pas encore...

Elle m’a raccroché au nez. Apparemment, elle ne voulait pas me parler. Elle lui a alors laissé un message vocal qu’on a écouté ensemble. Elle pleurait dessus. Pfff, comme si ça allait m’atteindre. J’ai bien observé Pascal pour décrypter sa réaction. Il était trop sous le choc pour réagir. J’ai rappelé la miss sur sa messagerie. Un truc que je connais bien; et je lui ai dis qu’on avait entendu ses pleurs, rien à foutre. Je lui ai demandé ensuite d’arrêter de harceler mon mec. Et j’ai raccroché. Elle n’a plus rien tenté de la soirée. Au moins, ça c’était fait.

J’ai demandé à Pascal d’arrêter d’avoir l’air si « coincé », si hors champ, il me le devait bien. Je suis cool, j’accepte beaucoup de choses, mais de le voir agir comme si j’avais gâché sa soirée, comme s’il regrettait d’être là avec moi, ça avait le don de m’énerver. Si j’ai demandé à Manuella d’arrêter de le harceler, c’était juste que ça faisait partie de ce que je devais faire. Je ne lui interdisais pas « encore » de la voir.

Il a dit que ce n’était pas ça, c’était juste qu’il se sentait un peu à l’étroit dans ses pompes, comme pris la main dans le sac, alors que je ne voulais rien savoir. Qu’il était sensé être plus discret que ça et pas se faire prendre. Il savait bien que je ne lui avais pas interdit de la voir, mais il savait aussi que je la détestais. Je lui ai rappelé que je voulais, que j’espérais qu’on soit, les deux, plus complice que ça. Je ne supporterais pas qu’il soit plus complice avec des filles, qu’il dit ne pas compter pour lui.

Je voulais être sa partenaire, sa complice, entièrement, et pas être obligée de lui tirer les vers du nez, ou apprendre les choses par quelqu’un d’autre et de devoir le questionner pour me rendre compte qu’il m’avait menti. Parce que, si quelqu’un d’autre peut me le rapporter, c’est que je passe pour la conne à qui il ment.

On a alors repris où on en était... Pascal s’est détendu. Il m’a alors raconté qu’il était sorti et qu’il avait mangé avec Elodie en début de soirée, et m’a raconté ce qui se passait. Elle n’était plus avec son copain. Elle n’était sortie avec lui que pour le rendre jaloux. Ça ne collait pas entre eux. Elle voulait savoir s’il ressentait toujours quelque chose pour elle. Il a dit qu’il n’avait pas répondu.

J’ai donc voulu savoir ce qu’il ressentait... Il a dit qu’il l’aimait bien. Qu’elle avait compté d’une certaine manière. Il aimait bien ses grands yeux amoureux, sa fragilité. Un peu comme moi. Hum, j’ai pas trop apprécié qu’il la compare à moi! Qu’Elodie était tendre et discrète, plus discrète que Manuella. Puis, il a avoué qu'il avait été très attaché à elle, qu'il ressentait quelque chose.

J’ai voulu savoir s’il comptait la revoir, ou recommencer avec elle. Il n’en savait rien. Mais, c’était l’une ou l’autre. Manuella ou Elodie. Il n’avait pas l’intention de se retrouver avec les 2 sur les bras. Je lui ai dis que, s’il savait faire en sorte que ce ne soit que des sex-friends, ça pourrait marcher, pas autrement. Il avait trop tendance à se laisser déborder et se sentir obligé de les voir 1x par semaine au moins! Ça, ça n’allait pas.

Il avait pensé ne rien me dire, donc quant il est rentré, il s’est vite changé. Il avait ensuite pensé que si je passais, il le saurait avant minuit, donc, quant Manuella l’a appelé, ils ont convenu de se voir s’il ne me voyait pas ce soir. C’est vrai qu’il avait envi de la voir, et qu’elle l’attirait beaucoup, mais ça, il sait que je le sais.

Pascal s’est alors rappelé avoir dit à Thomas qu’il les rejoindrait, alors il lui a envoyé un message pour dire qu’il ne viendrait finalement pas.

Je lui ai demandé si quelqu’un était au courant qu'il voyait Elodie ce soir? S’il en avait parlé à quelqu’un? Thomas peut-être? Là, il a rougi, et il m’a dit qu’il en avait parlé avec Manuella. Je voulais savoir pourquoi? Est-ce qu’il se rendait compte que ça l’a laissait penser qu’elle était plus qu’une aventure? Il devait lui rendre des comptes? Il a avoué avoir fait une connerie. Encore. Pascal s’est excusé. Il aurait dû avoir plus confiance en moi.

Hum... j’avais un peu peur qu’il pense ça... peur qu’il se croit obligé de me raconter tout et n’importe quoi... Je refuse qu’il me raconte absolument tout ce qu’il ressent... Non non non! Mais bon, ce n’était pas le moment de le lui dire, sinon, il allait tout mélanger!

Une fois Manuella et Elodie débarrassées de la table, on a pu profiter un petit moment de la soirée, d’être ensemble avant de se décider à dormir. Hum, dormir... c’est pas un truc qu’on sait faire sans... et on avait des choses à fêter... être ensemble, et avoir parlé...


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197/2015 - Pas de bêtises! - jeu.16.juil.15

Publié le par JaneDo


Jeudi - 16 juillet 2015 - 197/2015 - Pas de bêtises!

Vers les 22h, j’ai été quand même voir chez Pascal. Je n’ai pas l’intention de faire ça tous les soirs tout de même. Ce n’était pas pour ça que j’avais installé tout ça. Je voulais juste avoir un oeil sur lui, mais pas le garder sous surveillance tous les jours. Sinon je ne vis pas moi non plus. Pascal n’était pas rentré!?

En relevant la tête pour réfléchir si j’allais attendre ou pas, j’ai reconnu sa silhouette au loin. Je le reconnaîtrais partout. Pascal se baladait au bord du lac avec Caroline. Ils vont si bien ensemble! Il faisait presque nuit, mais cette portion du bord de lac est éclairée. Une longue piste en béton longe le parterre de sable de la rive.

Ils ne marchaient pas vite, s’arrêtant de temps à autre pour regarder au loin, par dessus l’étendue d’eau. Il portait un short couleur sable, et un t-shirt sans manche bariolé. Je crois qu'il avait les pieds nus. Caroline était en petite robette à fleurs. Le rouge dominait l'ensemble.
Il était mignon, même de loin. Je les ai observé avec envie, ç'aurai dû être moi.

Pascal avait les mains dans ses poches, Caroline s’accrochait par moment à son bras. Ils semblaient discuter tout en marchant. Rien de spécial donc. J’étais contente de voir qu’il n’était pas sortir, alors je suis rentrée.

Vendredi, je lui avais dis que j’avais quelque chose pour voir ce qu’il allait faire en m’attendant. Je pensais aussi peut-être annuler en début de soirée, et rappeler plus tard pour passer. Je n’avais rien de prévu, je voulais juste m’assurer que Pascal soit là à m’attendre. Qu’il ne fasse pas de bêtises.

En paix, j’ai bossé à fonds aujourd’hui. Quelques moments de flottements dans le choix du matériel, ou dans le choix de la direction finale de mon projet, mais j’ai bien avancé. Une collègue est venue travailler avec moi à la maison. On avait l’intention de présenter un projet commun.


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196/2015 - Annulation de dernière minute! - mer.15.juil.15

Publié le par JaneDo


Mercredi - 15 juillet 2015 - 196/2015 - Annulation de dernière minute!

Ce soir, j’avais rendez-vous avec Pascal. Je n’avais pas la frite, et pas plus envie de sortir. J’avais l’intention d’annuler, mais je ne pouvais pas faire ça, étant donné la tournure qu’avait pris les choses la dernière fois. J’attendais donc son appel pour savoir ce qu’on allait faire. Il a appelé en début d’après-midi.

Hum... Pascal était désolé, mais il avait quelque chose en début de soirée. Une réunion avec les succursales étrangères. Par contre, il me proposait de passer à la maison et de l’attendre. Il passait se changer, donc si j’étais d’accord, il me laisserait la clé. Pourquoi c’est toujours moi qui doit l’attendre, hein?

J’ai donc suggéré qu’on se voit demain plutôt, on aurait plus de temps pour parler. Pascal a tout de suite été d’accord, ce qui m’a aussitôt rendue suspicieuse. Pourtant, je n’avais aucune envie de faire des trajets de surveillance ce soir, j’étais claquée d’hier soir.

J’avais passablement du mal à digérer le coup avec Manuella...

Hum, je devrais lui rappeler que lui aussi, annule parfois, même souvent, à la dernière minute, comme ce soir! Pas que moi!

Je me suis rendue compte que ça ne me convenait pas demain soir. Je voulais passer le week-end avec lui, pas vite fait un jour de semaine et ne pas le voir du week-end, ou épisodiquement. Depuis son coup de fils, je n’ai pensé qu’à ça. J’ai décidé d’être franche et lui expliquer ce que je pensais.

En début de soirée, je me suis décidée à lui envoyer un message. Je lui disais aussi que j’avais quelque chose vendredi, et que je l'appellerai si je pouvais me libérer. Je voulais que ce soit lui qui passe la soirée à attendre sur moi pour une fois.


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195/2015 - Chute Libre - (mar.14.juil.15)

Publié le par JaneDo


Mardi - 14 juillet 2015 - 195/2015 - Chute Libre

Aaaaaah, journée à porter mon coeur bandoulière, de devoir le tirer derrière moi. Arhh, j’avais l’impression d’étouffer. Le soir, j’ai évidemment fait mon tour chez Pascal. Il avait la natation et j’étais sur place quant il est rentré chez lui. Avec Thomas. Sans aucune gêne, Thomas s’est installé au bar de la cuisine et attendait que Pascal lui prépare un verre.

Caroline est arrivée peu après. Elle avait commandé des pizzas parce qu’elle savait qu’ils auraient faim. Ils ont mangés tous les 3 autour de la table basse du salon en bavardant. Thomas et Caro buvait une bière, alors que Pascal s’en ait tenu à l’eau. Il a dit quelque chose à propos du fait que je n’aimais pas l’haleine de bière.

La mention de mon nom a foutu un froid et a jeté un instant de silence confus sur l’assemblée. Les rires avaient cessés et les regards se sont éparpillés. Pourquoi? J’avais la peste ou quoi? Pourquoi le fait de dire que je n’aimais pas sentir l’odeur de la bière dans la bouche de mon partenaire. Ça sent mauvais!

Après le café, Thomas est monté chez lui, laissant Pascal et Caroline seuls. Caroline s’est servi un verre, Pascal en a profité pour aller se changer. Caroline s’est installé au salon, sur le bras d’un fauteuil; « J’imagine que tu aimerais me voir partir, là? Non? ». Pascal est ressorti en souriant, et oui, il aimerait bien.

Caro lui a demandé pourquoi on s’était disputé, évidemment Pascal lui a dit qu’elle le savait. Mais, Caro lui a dit que ça ne pouvait pas être seulement ça, il y avait sûrement autre chose là-dessous. Pascal, a inspiré profondément, puis il lui a dit qu’il avait pété un plomb. Il avait eu tord de s’énerver, qu’il le regrettait.

  • Puis? Tu attends quoi pour le lui dire?
  • Je sais pas... Je voudrais pas être celui qui s’excuse encore.
  • Elle ne s’est pas excusée?
  • Si.
  • Et alors? Tu attends quoi pour lui parler.

Pascal a dit que, quant je l’appelle, il avait eu envi de me dire qu’il n’était plus fâché, mais en même temps, ça le rendait si furax de me voir m’en tirer avec une simple excuse. Caro lui a demandé si on s’était pas plutôt fâché à cause de cette Manuella.

Et c’est là que j’ai appris à peu près ce qui s’était passé la journée de samedi. Et pour Manuella. Pascal est resté assez distant avec toutes les filles, y compris Caro. Il a expliqué à Caro que, le week-end d’avant, il était avec moi, tout collé-collé, et il ne voulait pas être trop sympa avec elles.  Surtout pas laissé Manuella le vampiriser, et surtout pas devant tout le monde.

Et là, paf, ma tension est tombé en chute libre; ce n’était pas Caroline dans son lit l’autre soir, c’était Manuella.

Caroline lui a demandé si c’était malin? Qu’il a eu la stupidité de ramener, chez lui, dans son lit, justement la fille qui nous causait des histoires et à cause de laquelle on se disputait? Est-ce qu’il pensait que les choses allaient s’arranger si j’apprenais ça? Pascal a dit qu’elle avait peut-être raison. Je ne l’apprendrais pas.

Caroline lui a dit j’étais plus maligne qu’il ne le pensait. Pascal a haussé les épaules en disant qu’il ne pensait pas que ça sera grave de toute manière. Caroline a fait une tête qui m’a fait sourire malgré mes larmes. Après avoir âprement débattu des conséquences de ces actes, Caroline est rentrée.

Pascal est resté un moment dans le silence total. La télé n’était pas allumée, Thomas et Caroline n’étaient plus là. Il restait assis, les yeux dans le vague. Puis, il a eu la mauvaise idée de m’appeler...

  • Jane...
  • Pascal...

Flottement. Long silence.

  • Tu fais quoi? Tu voudrais venir à la maison? J’ai tellement envi de te voir, te parler...
  • Oh!
  • Oh!?

Ma température était en train de monter, j’étais soudain en nage. Je sentais mon calme olympien me quitter vitesse grand V.

  • Tout le week-end tu as fais la gueule, et maintenant tu veux me voir? C’est...
  • J’ai été un parfait connard.
  • Oui, ça tu peux le dire! Tout le week-end tu m’as ignoré... et pourquoi?

Pascal ne disait rien. Inutile je pense de répéter qu’il avait été un rude trou de cul. Je transpirais de... rage je pense. Puis le calme est revenu.

  • Ok. J’ai 2 questions. Réponds à mes 2 questions et je verrais. Ok?
  • Ok.
  • As-tu provoqué la dispute pour te débarrasser de moi pour l week-end?
  • Qu’est-ce que tu racontes, bien sûr que non.
  • Samedi soir après votre... baignade, journée sportive, tu es rentré seul? Est-ce que tu as dormi seul?
  • Oui.

Il y avait eu petit moment de silence, de réflexion, mais il n’avait pas voulu le faire durer, sinon je m’en serais aperçu. Alors, il a menti. Un « oui », direct, qui semblait vrai... si je ne connaissais pas la vérité. Je devais encore digérer la nouvelle.

Dire que j’avais cru qu’il s’agissait de Caro ce soir là dans ses bras. J’avais pourtant bien regardé. A deux fois même. Est-ce que j'avais voulu croire que c’était Caro et non Manuella, parce que pour moi, c’était plus rassurant? Est-ce que je me suis persuadée que c’était Caro? Argh.

Pascal a voulu savoir si je voulais bien passer. Je lui ai dis que j’avais un truc avec ma frangine. C’était faux, mais je ne me sentais pas le courage de le voir maintenant. J’avais les yeux rouges, et je n’étais pas habillée. Un training, pas des plus seyants, les cheveux en vrac, ce n’était pas le meilleur aspect après les filles sexy qu’il avait croisé tout le week-end. Me montrer comme ça, ce serait me scier toute seule.

Je lui ai dis que s’il m’appelait demain, on pourrait concocter quelque chose. Après avoir raccroché, Pascal a aussitôt appelé Caroline. Il lui a fait promettre de ne rien me dire à propos de Manuella samedi soir. Sinon, c’était fini entre eux pour de bon. Il ne fallait jamais que j’apprenne que Manuella avait dormi chez lui ce soir là.

Là-dessus, je suis rentrée. J’en avais encore gros sur le coeur. J’avais besoin d’être un peu seule là du coup. Mince, comment avait-il pu? Surtout elle! Surtout quant on était en froid en plus. Je voulais qu’elle souffre. Je voulais qu’il lui fasse aussi mal qu’il m’avait fait mal.

J’allais travailler la dessus... Sans quoi, je ne pourrais pas le lui pardonner.


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194/2015 - Aux oubliettes - (lun, 13.jul.15

Publié le par JaneDo


Lundi - 13 juillet 2015 - 194/2015 - Aux oubliettes

Vendredi soir, contrairement à ce qu’il avait voulu me faire croire, Pascal n’est pas sorti avec Manuella. Malgré tout, la soirée chez lui avait été animée. Un bal de va-et-vient incessant. Comme il le faisait la plupart du temps, Thomas recevait tous les copains chez lui pour un petit verre avant de sortir faire la tournée du Grand Duc.

Thomas est passé par l’appartement de Pascal avant de sortir, pour essayer encore une dernière fois de l’encourager à les accompagner. J’étais fâchée de voir que Manuella était là aussi. Pascal n’a pas voulu sortir.  Après le départ de tout le monde, la maison enfin plongée dans le calme, j’ai voulu aller chez Pascal pour tenter de le dé-fâcher. Hélas, je n’en ai pas eu le temps.

Manuella avait fait semblant de partir avec tout le monde, mais elle est revenue sur ses pas, pour tenter de le séduire. Il a marché, les 2 pieds dedans. J’ai donc tenté de contacter Pascal par sms. Il n’a répondu à aucun de mes message. Toutefois, ça lui a coupé l’envie de s’amuser avec Manuella. Il a réussi à la faire partir.

Caroline a attendu patiemment, dès qu’elle a vu Manuella quitter les lieux, elle est venue à la charge à son tour. Apparemment, tout le monde se fichait pas mal que Pascal ait stipulé vouloir rester seul!! Mais bon. Pascal a admis que Caroline était bien la seule personne qui ne lui tapait pas sur les nerfs et qu’il pouvait supporter. Il ne restait plus beaucoup de temps pour dormir!

Samedi, j’avais compris que Pascal et Thomas allaient à Cologny avec le bateau. Je crois que Paul, Michael et d’autres ont fait parti du voyage. Y compris Caro. La plupart avait embarqué leurs vélos pour les trajets à terre. Thomas et Pascal devaient jubilés; loisirs & sports.

J’ai aussi envoyé quelques messages à Pascal, sans attendre de réponses. Toujours fâché parce que j’avais annulé notre rendez-vous au dernier moment, Pascal ne voulait pas me voir. Donc, j’ai été émue jusqu’aux larmes de recevoir un petit mot de la part de Pascal. Il m’a raconté où il était et ce qu’ils faisaient, et m’a demandé ce que je faisais.

Hum... donc ça l’intéresse quand même de savoir ce que je fais... c’est mignon... Mais bon, après lui avoir répondu, je n’ai plus eu de nouvelles. Ça m’a passablement déstabilisée et j’ai été tourner dans les environs de Cologny pour voir où ils étaient. Je ne pense pas que Pascal aurait tiré la gueule si j’avais décidé d’aller les rejoindre, après tout, Caroline était avec eux.

La soirée était entamée, et je crois qu’ils continueront la fête sur le bateau. Ou peut-être sur la berge, donc, c’aurait été risqué d’approcher de la plage. Je ne les ai pas trouvé. J’ai été à plusieurs reprises faire un tour chez Pascal pour voir s’il était rentré. Je voulais essayer d’aller lui parler ce soir, en espérant tout arranger et dormir chez lui. J’espérais pouvoir au moins passer le dimanche avec lui.

Vers les 4h30 du matin, je me suis promise que ce serait mon dernier tour chez lui. Ben, Pascal était rentré. Et d’après ce que je pouvais voir, il devait être couché et probablement en train de dormir. Je suis arrivée trop tard, j’avais raté mon coup. Ça m’a carrément fichu le moral dans les tongues. Je me voyais déjà forcée de passer un dimanche foutu, toute seule sans lui.

Je suis rentrée la tête dans les pompes. Il était bien trop tard pour que je tente désespérément de l’appeler. Je ne savais pas s’il était seul, trop terrassée, j’étais partie sans même jeter un coup d’oeil chez lui. Je suis revenue sur mes pas avec une boule énorme au ventre. J’avais peur de ce que je pourrais voir.

J’ai encore hésité; si je n’avais pas le moyen de voir, je ne saurais pas? Alors peut-être que je devrais ne pas regarder et partir, point? Mais, je dois être maso et carrément trop curieuse. J’ai donc lancé mon ordi et j’ai rabattu l’écran pour me donner encore quelques secondes de réflexion.

Paf, tant pis, je l’appelle. Je devais tout tenter. Je le surveillais sur mon écran en même temps. Pfff, son natel était sur silence, il n’entendait et ne voyait rien.

Sans surprise, Pascal n’était pas seul, une forme féminine dormait la tête enfuie aux creux de son épaule. J’étais persuadée qu’il s’agissait de Manuella. J’ai dû scruter mon écran longuement pour voir qu’il s’agissait de Caro et non Manuella. Je me suis sentie légèrement rassurée. Mais, j’étais bouleversée qu’il puisse dormir aussi facilement sans se demander où j’étais. Il aurait pu faire l'effort de dormir seul pour une fois. Je suis tout de même surprise qu'il ait choisi Caro et pas Manuella. Mais tant mieux.

J’ai raccroché, les yeux pleins de larmes, j’ai pris le chemin de la maison. C’était foutu, alors, je n’avais plus rien à faire là.

Fichu pour fichu, le week-end était terminé, j’avais fait tout ce que j’avais pu pour le calmer; je n’avais pas arrêté de l’appeler. Il n’avait pas voulu de moi, alors dimanche, je ne l’ai pas appelé. J’avais le ventre à l’envers, j’étais angoissée et triste. J’ai passé mon dimanche à lire, à peindre, il faisait une chaleur d’enfer, alors je ne suis pas sortie. Lundi, il n’y avait pas le souper en famille, ni la Gis dans le coin, alors j’ai profité de ma journée.

Je n’ai pas appelé Pascal, et il ne m’a pas appelée non plus. Silence radio. Cette fois, c’est moi qui suis fâchée, et je ne compte pas l’appeler avant qu’il ne le fasse lui. Point final.


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193/2015 - Contact - (Dim.12.juil.15)

Publié le par JaneDo


Dimanche - 12 juillet 2015 - 193/2015 - Contact

Manuella l’a appelé depuis sa voiture. Pascal lui a dit que finalement, il n’était pas d’humeur à voir du monde, qu’il voulait rester seul. Manuella a dû lui demander si j’étais passée; «Non, c’était pas vrai, je savais qu’elle ne passerai pas, mais, je ne suis pas de bonne compagnie. Je n’avais pas envi de voir du monde ce soir, je t’assure. Non, viens pas. Non non, ça va aller.».

Ils ont discuté jusqu’à ce qu’elle arrive chez elle j’imagine. D’après ce que j’ai compris, ils allaient en bateau je-ne-sais-où, en fin de matinée, il jouait, j’imagine au Basket. Le soir, il n’était pas au courant de ce qui était prévu, mais il était plutôt tenté de rentrer et de passer la soirée chez lui. Il n’avait pas envi de sortir.

Après avoir raccroché avec elle, Pascal a encore lu ses messages, écouté sa boîte vocale. Caroline devait être dehors, plantée derrière la porte, parce que dès qu’il a éteint à la cuisine pour aller se coucher, elle a toqué. Pascal lui a ouvert en faisant la moue. En travers de sa porte, je l’ai entendu soupirer; «Dormir ok». Son ton était clair, dormir et rien d'autre.

Je n’ai pas entendu sa réponse, après une seconde de flottement, il s’est effacé pour la laisser entrer. Caroline se dandinait d’un pied à l’autre en le regardant éteindre partout. Il a souri et lui a dit qu’elle connaissait le chemin, mais elle restait là à l’attendre. En revenant vers elle, il a passé son bras autour de sa taille et lui a fait un bisou sur la tempe.

  • L’air de rien, je crois bien que tu es certainement la seule personne que je peux supporter ce soir...

Son visage s’est éclairé et elle a souri aussi en passant ses bras autour de lui. J’ai fermé mon ordi et je suis rentrée. Je n’avais pas besoin d’en savoir plus. Qu’ils couchent ou pas, ce n’était pas important. Elle était aussi la seule personne que je pouvais supporter d’être avec lui à ma place.

Samedi, j’ai encore envoyé plusieurs messages à Pascal. Finalement, vers midi, il a daigné me répondre. Pascal disait être près de Cologny. Il jouait au Basket. J’avais vu juste. Il n’avait aucune idée quant il rentrait, et qu’il était toujours assez déçu par notre dispute.

Dans son 2ème message, Pascal a voulu savoir ce que je faisais. Je lui ai dis que j’étais à l’ombre à la maison; je lisais. Ca m’avait aussi beaucoup touchée, que j’espérais qu’il m’appelle plus tard, à n’importe quelle heure. Là, il n’a rien répondu.

Vers 20h, j’ai voulu savoir s’il était toujours à Cologny. Il a répondu que oui.  Je n’ai pas osé lui en demander plus. Vers 22h, je suis passé vers chez lui, et j’ai pu constater qu’il n’était pas chez lui. J’ai fait un tour en voiture jusqu’au bord du lac de Cologny, pour voir si je les repérais quelque part. Il y avait beaucoup de bateaux, je n’ai pas pu déterminé leur position.

Minuit, je suis repassée par chez lui, il n’était toujours pas rentré. Alors je suis rentrée chez moi. J’étais éreintée de traîner dehors, je m’ennuyais et je commençais à me sentir légèrement déprimée. Caroline n’était pas non plus chez elle. J’imagine qu’elle était avec lui. Donc, je saurai d’une manière ou d’une autre ce qu’ils avaient fait. Je n’avais pas envie de passer le reste de la nuit à attendre pour rien. Il ne rentrerait probablement pas.

Snif... je n’allais certainement pas le voir du week-end... Je n’avais vraiment pas de chance... Snif...


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192/2015 - Se sentir trahie

Publié le par JaneDo


Samedi - 11 juillet 2015 - 192/2015 - Se sentir trahie

Vendredi soir, après avoir joué aux cartes jusqu’aux environs de minuit, je suis passée prendre le schéma et mon ordi avant de courir chez Steven. Heureusement qu’il n’était pas très pressé pour sortir et que lui et Max étaient encore à la maison à se battre devant un écran dans un jeu vidéo.

C’était embarrassant de discuter du fonctionnement de l’installation du système qu’il m’avait fourni. Hum, pour l’enregistrement, ça allait être difficile; je ne pouvais pas le lancer sur mon système vidéo (hum, sur celui de Pascal pour être précis, il le remarquerait aussitôt). Max m’a quand même expliqué encore une fois comment le faire sur mon ordi pendant mon absence.

Ce qui me semblait compliqué; je ne pourrais ni laisser traîner mon ordi, et je ne savais pas comment faire pour que l’ordi ne se met pas en veille, etc. Apparemment, ça peut se mettre en veille, l’enregistrement continue quand même.

Max a parlé de iCloud, OneDrive, bref, tous ces trucs sont trop compliqués pour moi. Il a voulu aller voir sur mon ordi pour me créer les liens pour envoyer les enregistrements directement sur iCloud.

Hum, je ne pouvais pas le laisser utiliser mon ordi, il risquait de se rendre compte de quelque chose. J’ai prétendu que je voulais essayer moi-même, si je n’y arrive pas, alors on le fera ensemble une autre fois. J’ai rougi, parce que j’ai l’impression qu’ils ont remarqués que je mentais.

De toute façon, mon ordi est saturé de foutaises, il faudrait que je vide un peu les nombreuses images, fichiers inutiles qui traînent dessus; top de captures d’écrans, d’images de mon travail au début, en cours, d’essais de couleurs, de scans, etc. Sans compter les 5 saisons de la série « The Walking Dead » that I stored on it instead of putting them on my external hard drive. I should erase all of it. Eiiiik, don’t want to erase « Nana »!

En rentrant, comme prévu, je suis passée chez Pascal. J’ai pensé l’appeler, mais j’avais peur qu’il ne veuille pas me répondre. Le parking était passablement occupé, beaucoup de monde profitait du beau temps pour traîner au bord du lac. J’aurai pu trouver une place sur l’herbe dans un coin, mais je préférais rester dans ma voiture. J’avoue que ça faisait plutôt bizarre. Je me suis mise à l’arrière, avec toutes les portes fermées. C’était plus difficile pour quelqu’un de voir ce qui se passait sur mon écran. Je n’ai mis qu’une des oreillettes, pour rester alerte à ce qui m’entoure.

Je ne m’attendais pas à trouver Pascal chez lui. Vu l’heure, j’avais imaginé qu’il serait déjà sorti, et je serais rentrée tout simplement après lui avoir laissé un message.

Pascal était sur le canapé et jouait à la guitare. Il avait des oreillettes et corrigeait ou faisait des notes sur une partition. J’entendais du bruit. J’ai pensé qu’il y avait encore du monde chez Thomas. Thomas est descendu pour encourager Pascal à sortir. Pascal a dit qu’il n’était pas d’humeur.

J’ai souri; Pascal m’avait dont menti quant il a dit qu’il sortirait avec Manuella. C’était juste pour me faire tourner chèvre.

Peu après, Paul, Jonas, Caro, Manuella et une fille dont je ne connaissais pas le nom sont descendus à leur tour. Jonas avait donc emmené sa copine chez Thomas. Le rat. Il faisait tout pour mettre cette fille dans les pattes à Pascal on dirait. Ça m’a légèrement froissée. Je n’aimais pas la voir traîner avec « mon » groupe. Avant elle restait à distance, maintenant, elle s’insinue de plus en plus dans mon monde, et ça m’agace.

Il faut vraiment et rapidement que je trouve un moyen efficace de l’envoyer brouter dans son propre jardin!

2h du matin... waouh, j’imagine qu’ils vont aller direct en boîte. Je les imagine mal débouler dans les bars sur le point de fermer. Ou peut-être chez leur pote du Time-Out. Apparemment, ils étaient sur le point de sortir. Ils ont insisté et insisté encore, et Pascal a continué à décliner l’offre de sortir; il n’avait aucune envie de sortir, et aucune envie d’aller en boîte. Ça m’ a fait plutôt plaisir. Ou... peut-être qu'il ne voulait juste pas me croiser???

Ils l’ont astiqué concernant son soi-disant rendez-vous avec sa copine qui lui pose des lapins ou annule à la dernière minute, et lui, il restait là tout seul comme un idiot, au lieu de sortir et s’amuser un peu. Pascal a fait celui qui était blasé contre leurs remarques, mais dès qu’ils ont passé la porte, il a eu une expression qui montrait bien que ça l’avait atteint. semblant que leurs remarques lui coulaient

Dès qu’ils seront parti, je pourrais aller le voir et tenter de me racheter... Lui faire mes excuses, et trouver le moyen de l’amadouer et comme ça on pourra passer le week-end tous les 2.

Ils étaient effectivement en route pour aller en boîte. Caroline surveillait Manuella qui était restée un peu en arrière. Elle s’est mise sur la pointe des pieds pour chuchoter quelque chose à Pascal. Il n’a rien répondu. Caroline les a laissé sortir, puis elle a demandé à Pascal s’il aimerait qu’elle reste. Ils pourrait se regarder un film, bavarder. Pascal a secoué la tête, il a dit qu’il voulait rester seul.

Encore contente qu’il reste tout seul. Avant que j’aie eu le temps de boucler mon ordi et partir chez Pascal, il a reçu un coup de fils. J’ai vite compris que c’était Caroline. Il lui a répété qu’il voulait rester seul, il n’avait pas envi de visites, et pas envi de sortir non plus.

Alors qu’il était encore au téléphone avec Caroline, quelqu'un a sonné à sa porte. qui pouvait donc sonner chez lui à une heure pareille... j’étais seule à avoir le droit de faire ça! Caroline avait dû l’entendre aussi, elle a dû poser des questions à Pascal qui l’a presque envoyée balader, en lui disant qu’ils se rappellent demain.

C’était Manuella... Pascal a semblé d’abord déçu, puis il s’est effacé pour la laisser entrer. Là, je me suis sentie super énervée. Il venait de rembarrer Caro et maintenant, il laissait Manuella entrer?! Grrrh. Elle portait un top qui ne cachait pas grand chose. Même moi je voyais son soutien-gorge (bien rempli).

  • Je croyais avoir bien dis que je voulais rester seul?
  • Pourquoi faire?

Sa remarque l’a fait sourire, avec ce petit sourire en coin qui lui donnait tellement de charme. Et moi, grincer des dents. A peine entrée, l’autre a enroulé ses bras autour de lui. Pascal a souri tout en l’attirant à lui, plongeant son regard dans le sien. J’ai dû me concentrer pour respirer. Entre 2 baisers, il passait sa main dans ses cheveux, laissant couler ses mèches entre ses doigts, laissant sa main flotter jusqu’à sa nuque, caressant sa joue, la prenant par le menton pour embrasser ses lèvres, replaçant une mèche derrière son oreille.

Argh, j’ai fermé mon ordi. Je connaissais tous ces gestes, c’était des préludes... Je n’avais aucune envie de les voir copuler.

Je n’étais pas enchantée par ce que j’avais vu. Que faire? Faire semblant de rien et me pointer? L’appeler avant? Lui envoyer un message? Qu’est-ce que j’espérais en retirer? Pascal ne voulait pas me voir, il me l’avait bien fait comprendre, alors, est-ce que débarquer chez lui n’allait pas juste servir à envenimer la situation?

L’urgence me rendait stupide, j’avais la tête vide et je n’arrivais à organiser mes pensées pour trouver la bonne chose à faire. Ou ne pas faire.

J’ai décidé de lui envoyer un message, s’il ne répondait pas, je l’appellerais. J’ai rouvert mon ordi pour voir où ils en étaient; arhhh, ils étaient occupé dans une danse de baisers, de caresses en direction de la chambre ou du canapé. Manuella lui a demandé si elle pouvait rester, et Pascal lui a répondu sur le même ton; « A ton avis? ».

J’ai envoyé mon message; "Chou, toujours fâché avec moi? :( Est-ce que tu es sorti? Si non, est-ce que je peux passer? Je sais qu’il est tard".

Le bruit des bipes de la réception de mon message a eu pour effet de les interrompre dans ce ballet amoureux. Au même moment, on a sonné à sa porte. Pascal a aussitôt regardé ses fenêtres. No soucis; ce qui se passait à l’intérieur était occulté.

Pascal a aussitôt pris son natel et a vu mon message. Manuella lui a suggéré de ne pas répondre, mais il a enlevé des mains et s’est dépêché de reboutonner sa chemise et sa braguette pour aller à la porte. Il avait pâli. Sans brusquerie, il a poussé Manuella vers la cuisine, a posé son doigt sur ses lèvres pour lui dire de ne pas faire de bruits. Avant d’ouvrir, il a passé sa main dans ses cheveux.

Je savais que ce n’était pas moi... lui non! D’après sa tête, je crois que Pascal pensait qu’il s’agissait de moi!

Pascal s’est placé en travers de la porte, de manière à ce qu’elle ne puisse voir à l’intérieur. Je me suis demandée s’il aurait fait pareil si c’était moi, et je crois que oui. Je voyais la tête de Caro sautiller, elle essayait de voir s’il y avait quelqu’un. Elle voulait entrer, mais Pascal lui a dit que c’était gentil qu’elle soit passé, mais qu’elle devrait rentrer chez elle (You should go home).

La peste de Manuella a pointé son nez derrière Pascal et Caro l’a vue. Elle a suspendu son babillage et est partie en courant. J’imagine qu’elle devait être bouleversée et en larmes. Pascal a refermé la porte et s’est passé la main dans les cheveux. Amusée, Manuella a dit;

  • Quant c’est pas l’une, c’est l’autre! Jamais tranquille. Tu n’aurai pas dû répondre à cette satané porte!

Par derrière, Manuella l’a entourée encore une fois de ses bras en frottant sa joue contre son dos. Pascal s’est dégagé, a fait une petite grimace et a repris son natel pour relire mon message.

C’aurait été le moment idéal pour l’appeler, mais j’avais le coeur dans les baskets et je n’osais pas. Mais c’était maintenant ou jamais, non? Lâche, je n’ai pas osé, tout ce que j’ai su faire c’est lui renvoyer un autre message pour demander si je pouvais passer, s’il était là ou pas.

Pascal a lu mon message, mais n’a pas répondu à mes messages. Il a reposé son natel sur la table du salon. Manuella avait entendu le bipe et a voulu savoir qui c’était. Pascal n’a pas répondu. Il ne semblait plus tellement d’humeur à biduler avec Manuella.

Il lui a dit que c’était préférable qu’elle s’en aille. Elle a cru que c’était à cause du passage de Caro et qu’il craignait qu’elle m’en parle. Il a dit que j’allais passer. Manuella a rigolé en lui demandant si c’était comme tout à l’heure. Elle était certaine que j’allais lui planter un lapin.

De toute façon, il était hors de question que je passe sans qu’il me donne son feu vert. Alors je le lui ai mis par écrit, comme je n’osais toujours pas l’appeler. D’entendre sa voix m’aurait crucifiée de rendu ses petites infidélités avec Manuella plus cruelles. Tout autant s’il ne m’avait pas répondu. Par prudence, je me cantonais aux messages.

J’essayais de le persuader mentalement, à distance, de me répondre. Mais, il n’en avait pas envi, et ne l’a pas fait. Il était donc sérieux quant il a dit qu’il ne voulait pas me voir. Les larmes ont commencés à déborder, j’étais persuadée que c’était parce qu’il avait déjà prévu de la voir, elle. Au moins, il était un peu plus distant avec l’autre pouffe.

J’ai eu la suprême mauvaise idée de lui écrire; "Bon, je vois que tu ne veux toujours pas me voir! Ou... tu n’as peut-être pas vu mon message? Bonne nuit Chou, je rentre alors ;) Bisous, Love You".

Peut-être persuadé que j’allais quand même passer chez lui, Pascal a fait partir Manuella. Il s’est laissé tombé dans le fauteuil devant la télé, les mains derrière la tête. Il zapait. J’aurai pu passer, mais je ne voulais pas lui donner raison et lui tomber dessus à l’improviste. Je tenterai ma chance encore demain... Il sera peut-être moins en colère après avoir dormi dessus.

Sinon, il irait chez Manuella la prochaine fois, et je ne saurais pas ce qui se passe! Plus je la voyait, plus j'avais envie de la voir souffrir!


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191/2015 - Se fâcher pour rien

Publié le par JaneDo


Vendredi - 10 juillet 2015 - 191/2015 - Se fâcher pour rien

Pour résumer; J’avais rendez-vous avec Pascal chez lui. On prévoyait une petite soirée tranquille à la maison; grillade et salades. Peut-être une petite virée pour prendre un verre, mais pas de sortie en boîte, ni de retour au petit jour. Dès qu’il est rentré du boulot, Pascal a commencé à tout préparer.

A l’étage, Thomas recevait toute notre petite bande de pote pour un petit verre avant la ruée des bars. Alors que tout le monde s’amusait en haut, Pascal s’activait pour m’accueillir. C’est le moment que j’ai malheureusement choisi pour l’appeler et annuler. Il n’était pas très content et on s’est engueulé.

Apparemment, certains se sont moqués de lui et avait prévu que j’annulerai au dernier moment. Il semblerait que je le faisais assez souvent.

Pascal s’est énervé; il se réjouissait de passer ce week-end ensemble. Il voulait savoir ce que j’avais de si important, que j’étais obligée de le laisser tomber. Chose importante dont je ne me suis pas souvenue quant on parlait de ce soir..

Evidemment, je ne pouvais pas lui dire que je comptais aller jouer aux cartes chez ma frangine, et ensuite, j’avais prévu de passer chez Steven, ça n’aurait fait que le rendre encore plus furieux. Je devais voir le pote à Steven à propos du système que j’avais installé... chez lui, et ça, je ne pouvais pas le lui dire.

Pascal était si fâché, qu’il m’a raccrochée au nez. 5 minutes plus tard, il a rappelé pour dire qu’il voulait que je sache qu’il sortait donc Manuella ce soir. Qu’ils iraient sans doute prendre un verre au Tiger, qu’il aimerait que je ne débarque pas à l’improviste pour faire des histoires.

Avant de raccrocher, il m’a encore dit, qu’il verrait s’il était de meilleur humeur demain pour m’appeler. Il s’est ravisé; Puis non, il pensait que ça nous ferait du bien de se laisser un peu d’espace ce week-end.

J’ai voulu plaider ma cause, mais il a aussitôt raccrocher. Il ne m’a pas laisser lui fourguer mon bataillon d’excuses bidons.

J’étais un peu sonnée... c’est rare que Pascal soit si furax, qu’il me montre sa mauvaise humeur. J’ai voulu annuler avec ma frangine, mais je n’ai pas su comment. J’avais déjà dis oui, et mon frère faisait un détour pour venir jouer. Poisse. J’aurai peut-être dû réfléchir avant de prendre d’autres engagements. Faut dire que je n’ai pas pensé une minute que Pascal pouvait mal le prendre. Argh, d’habitude c’est moi qui pète les plombs.

Je lui ai envoyé un message pour lui dire que je passerai après si jamais, que je l’appellerais avant, si jamais il était dehors. Il m’a répondu qu’il n’allait pas passer sa soirée à attendre un appel qui ne viendrait peut-être pas, qu’il en avait assez de toujours passer en dernier sur mon planning.

Poisse... comment me rattraper? Je me sentais obligée d’essayer de le calmer, de lui montrer que j’essayais du moins.

Je lui ai encore envoyé un autre message, pour lui assurer que; "je lui laisserai un message si je passe". Il a répondu que; "ce n’était pas la peine. Il voulait passer un week-end sans se prendre la tête et que ça nous fera du bien de penser à nos priorités. Il ne voulait pas me voir ce week-end. Il avait déjà prévu autre chose".

Sublime! Je ne pouvais pas faire grand chose de plus. Je suis donc partie jouer aux cartes! J’avais l’intention de quand même tenter de le joindre après et de passer chez lui.


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190/2015 - Vania - (jeudi, 9 juillet 2015)

Publié le par JaneDo


Jeudi - 9 juillet 2015 - 190/2015 - Vania

Manger avec Pascal à midi. Argh, il faisait tellement chaud, je fondais sur place. Pascal me fait déjà fondre, alors avec la chaleur en plus, c’était l’horreur. Je sentais la transpiration me couler dans le dos. Et je ne parle même pas de mon front. Heureusement, dans la pizzeria, il faisait frais, j’avais foncé me rafraîchir. J’étais trempée de la voiture au restaurant.

Arhhh, Pascal est super mignon en costard, il paraît encore plus grand. Et sérieux avec ça. Ses quelques collèges qui avaient choisi le même restaurant me regardait bizarrement. Ils devaient se demander ce qu’on faisait ensemble. Je les ai ignoré, je ne voudrais pas commencer à me laisser gagner par la parano.

Pascal souriait, et sa petite fossette sur la joue se creusait, il me faisait des bisous dans la paume et je rougissais en rigolant comme une collégienne. On est parti du resto bras dessus dessous, même si je transpirais, d’être avec lui et par la chaleur, je continuais à sourire. Pascal transpirait aussi. Lui, c’était sûrement uniquement à cause de la chaleur.

Je n’arrête pas de me demander pourquoi il m’accorde autant d’attention, alors qu’il pourrait avoir toutes les plus jolies filles du monde. Peut-être que je ne lui sers que de paravent? Pour éviter de se faire harceler? Thomas m’avait raconté que c’était déjà comme ça à l’université.

Pourtant, je l’aime sincèrement. Tout ce que je voudrais, c’est qu’il soit heureux, quoi que ça puisse me coûter.

On s’est donné rendez-vous ce soir, mais dès que j’ai démarré, je me suis rappelée que j’avais promis à Vania d’aller la chercher à l’aéroport. Flûte. J’ai pensé avertir Pascal, je savais qu’il serait déçu. Il m’avait fait promettre de ne pas annuler au dernier moment comme je le faisais souvent. Alors, comment lui dire que j’avais aussi promis à Vania?

Bah, avant d’aller à l’aéroport vers 21h, je m’arrêterai pour l’avertir et lui dire que je passerai après! Il fallait juste que je m’arrange pour ne pas traîner et partir encore sur les chapeaux de roues. Hum, ce soir, je dormirais dans ses bras. Je suis si impatiente.

Evidemment, je n'ai pas réussi à partir à l'heure, alors j'ai averti Pascal par sms. En la déposant à la maison, Vania m'a proposé un café. J'ai voulu refuser, mais pour dire quoi? Mentir? Ou lui dire carrément que je comptais me dépêcher d'aller m'envoyer en l'air avec Pascal? J'avais juste envie de foncer chez lui...

J'ai donc accepté un petit café et de rester 5mn. J'aurai dû refuser, le hic, c'est que je ne sais jamais comment me tirer après. J'ai donc passé plus des 5mn prévu, et il était près de minuit quant j'ai repris la route. Gagné par l'impatience, Pascal avait essayé de me joindre, je ne l'ai remarqué qu'une fois dans ma voiture. Il avait dit que je pouvais arriver à n'importe quelle heure.

Petite note pour rigoler des confidences de Vania... Hihihihi... Elle et ses nanas! C'est tout un poème :) Et on pourrait croire qu'une femme serait à même de comprendre sa congénère!!! Quant on en revient aux relations amoureuses, on est tous dans le noir complet.

J'ai retrouvé mon homme sur la terrasse avec Thomas. Ils prenaient un dernier verre. Ça m’a fait plaisir de voir Thomas, mais... aussi de le voir partir pour nous laisser en tête à tête. On a pas fait long feu avant de se retrouver à l’horizontale :)) Aucune envie de lui résister. Dire qu'il n'était pas sorti juste pour moi! On a vaguement entendu la voiture de Thomas quitter le parking.


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189/2015 - Vite remplacée - - Mercr 8 juillet 2015

Publié le par JaneDo


Lundi - 6 juillet 2015 - 187/2015 - Vite remplacée

J’avais passé un week-end trop cool, pour ne pas pas être angoissée à l’idée du prix à payer pour ce moment de bonheur! Pascal avait été super tout le week-end avec moi, surtout samedi et dimanche, malgré la présence incontournable de sa femme. Alors, j’avais peur. Il voulait qu’on se voit ce soir, j’étais un peu crevée, comme je n’avais pas mon souper, et que Gis n’était pas là non plus, je voulais profiter de mon appart et de ma tranquillité.

De plus, si je me souviens bien, il avait promis de voir Manuella... A cause de ça, dès le coucher du soleil, j’étais près de chez lui. Et tant pis pour ma soirée en solitaire tant désirée!

Pascal est rentré après la natation et ne semblait pas sur le point de sortir. Après m’avoir appelée, il a discuté avec Manuella au téléphone, alors que Caroline était venue à l’improviste, avec une casserole de Ratatouille sous le bras. Elle suivait la conversation en faisant des grimaces, pendant que Pascal lui faisait signe de ne pas faire de bruit. Un moment, Manuella a dû se douter de quelque chose, parce qu’il a répété 2x qu’il était tout seul.

Puis, il lui a dit de ne pas quelque chose et a regardé son natel en secouant la tête. Pascal a alors dit à Caroline que Manuella se ramenait. Caro a encore fait une grimace et lui a demandé s’ils pouvaient mangé ou s’il voulait la fiche à la porte. Apparemment, Pascal pensait que Manuella n’allait pas mettre sa menace à exécution et Caro et lui ont mangé sur la terrasse, à la bougie.

Là, je ne pouvais pas suivre leurs conversations. Je les entendais rire et le bruit éloigné des services. Pascal est entrée une fois pour préparer de la limonade. J’ai entendu une voiture, puis ils sont entrés en transportant de la vaisselle dans la cuisine... avec Manuella sur les talons. C’était donc elle, la voiture que j’avais entendu.

Hum, j’étais curieuse de voir comment Pascal allait se débrouiller maintenant avec les 2 sur les bras...

Caroline est ressortir pour débarrasser les derniers affaires, nettoyer la table et tout. Quant elle était hors de vue, Manuella et Pascal en profitaient pour parler. Elle voulait qu’il se débarrasse de Caro, il avait promis qu’ils se verraient ce soir. Et Pascal lui a dit; qu’hier, il fêtait sa rencontre avec sa copine, alors il ne se sentait pas trop l’envie de... biduler avec qui que ce soit juste le soir d’après.

Apparemment, Jess était repartie ce matin! Pascal l'avait accompagnée à l'aéroport.

Manuella a voulu le toucher, lui prendre la main, mais il a évité son contact. Elle n’était pas très contente et demandait pourquoi il faisait autant de chichis. Je me demande s’il était comme ça à cause que Caro était dans les parages, ou s’il ne voulait vraiment pas qu’elle reste? Je me le demande!

Elle lui a rappelé sa promesse de se voir ce soir. Pascal lui a répondu qu’il avait promis pour qu’elle le lâche, il avait déjà quelque chose de prévu. Avec Caroline? Non. Le week-end avait été chargé, et Pascal désirait juste être tranquille et seul. Au signe de tête de Manuella en direction de Caroline. Pascal lui a répondu qu’il n’avait pas à se justifier.

J'avais déjà remarqué, et c'est une de ses qualités, Pascal est toujours adorable, même quant il dit des choses désagréables. Alors qu'il lui demandait de s'en aller, il souriait et avait pris sa main, tout en restant à distance. Même quant il l'a poussée vers la porte, il avait une main posé au bas de son dos.

Pascal et Manuella sont sortis sur la terrasse discuter, alors que Caroline continuait à se cantonner au rôle de bonne ménagère en rangeant la cuisine, et laver la casserole qu’elle avait apporté. Je voyais bien qu’elle tendait l’oreille, mais je pense qu’elle n’entendait pas grand chose. 15 minutes plus tard, Pascal est revenu à l’intérieur, laissant les portes grandes ouverte, mais la moustiquaire fermée. Il avait ramené les cendriers.

Caroline l’avait entendu dire à Manuella qu’il voulait être tranquille, alors elle lui a demandé si ça la concernait aussi. Pascal a souri et la entouré de ses bras, comme il le faisait avec moi. Après lui avoir fait un bisou sur la joue, il a posé son menton sur son épaule.

Ils se sont avachis devant la télé tout en discutant devant le film qui passait, et qui ne semblait avoir aucun intérêt. Caroline lui a posé des questions à propos de Manuella. Elle gardait un ton léger et n’a pas essayé de se vautrer sur Pascal. Elle avait dû penser que c’était préférable si elle ne voulait pas se faire mettre à la porte.

J’ai perdu ma soirée à les regarder, les écouter, alors qu’il ne se passait rien. Vers minuit, Caroline est rentrée. C’est seulement à ce moment là que Pascal l’a embrassée. On sentait que ce n’était pas pour qu’elle reste, et elle n’a pas cherché à pousser sa chance.

Pascal a confié à Caroline qu’il avait plus ou moins promis de voir Manuella mardi soir, si pour autant il ne me voyait pas. Il lui a raconté avoir accepté de la voir ce soir. Il lui a dit que ça lui faisait plus plaisir de la voir elle, plutôt que Manuella. Hum... D’accord! En tous cas, ça a fait très plaisir à Caro d’entendre ça. Elle souriait toute heureuse et le regardait avec amour.

Une fois seul, Pascal a lu les messages sur son natel. Il n’y en avait aucun de ma part. Il a tenté de m’appeler, mais je ne l’ai pas remarqué, j’avais mon natel sur silencieux. Puis il m’a envoyé un message pour me souhaiter une bonne nuit. Il a parlé de la visite de Caroline et de sa ratatouille. Il n’a fait aucune mention de Manuella...!

Après ses messages, Pascal a appelé sa femme, et ils ont discutés près d'1h au téléphone. Il lui a dit qu'elle lui manquait, comme toujours quant elle s'en va.... Etrange!

Mardi (7 juillet 2015), je suis passée pour prendre un café chez ma frangine. J’avais des trucs à faire en ville, mais il faisait atrocement chaud, alors, après le café, je suis rentrée travailler à la maison. Je suis restée à l’intérieur mercredi aussi, il faisait toujours aussi chaud.

Depuis que j’ai changé de natel, j’ai perdu tous mes contacts et tous mes messages sms, et j’attends avec impatience des nouvelles de Dani. J’étais sensée aller passer une semaine, chez elle, en Angleterre, mais je n’ai toujours pas de nouvelles. Brig par contre m’a envoyé un message depuis l’Italie où elle passe 3 semaines avec sa famille.

J’avais décliné son invitation à les accompagner parce que je pensais être à Cambridge. Le bidule « synchroniser » c’est de la big merde. Je n’ai que de vieux numéros de téléphone, et on ne peut même pas choisir la date de la sauvegarde qu’on veut synchroniser! Je suis furax d’avoir laissé le vendeur toucher mon natel, il a tout bousiller.

Mercredi (8 juillet 2015), Steven est passé à la maison et on a mangé ensemble. L’autre pouffe n’est pas là et j’apprécie d’être toute seule à la maison. Je peux travailler, être sûr que tout reste en ordre et parfaitement propre. Gis m’agace de plus en plus. Ou est-ce parce que je ne supporte pas la compagnie?!!


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