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221/2015 - Orageux mais beau

Publié le par JaneDo


Dimanche - 9 août 2015 - 221/2015 - Orageux mais beau

Plus de 3h du matin, Pascal appelle pour me demander d’aller le chercher. Ses copains ne semblaient pas prêt à le laisser rentrer, et il n’avait pas pris sa voiture. De toute façon, à l’entendre, il était bien trop torché pour conduire. Et dire que j’avais avalé un somnifère... zut, j’étais dans le coton!

Ce n’était pas trop ça, pour une soirée entre copains! Ils ont finis dans une villa dans les vignes, et tout le monde se jetait à moitié nu dans la piscine. Pascal était trempé.

Quelqu'un avait dû le pousser dans la flotte. Comme il avait bu, Pascal ne voulait pas prendre le risque de se baigner. J’avais déjà été là-bas une fois avec Pascal, même si je ne me rappelle plus qui y habite.

J’ai dû sonner longtemps pour qu’on vienne m’ouvrir... C’est Jonas qui est venu m’ouvrir. Il était surpris de me voir et n’a pas su comment me demander de m’en aller. Il cherchait ses mots, alors je lui ai dis que Pascal m’avait demandé de venir le récupérer, il voulait rentrer; « Ha! Tu crois? Je n’en ai pas eu l’impression... ».

Il m’a accompagnée dehors. Pascal était au bar, et une fille lui tenait la jambe. Enfin, je veux dire par là, qu’elle lui parlait, l’épaule collée à la sienne. Pascal lui souriait, le sourire scotché. Il était évident qu’il avait trop bu. Manuella le tenait par le bras et suivait la discussion. Quant elle m’a vue, elle a perdu son demi-sourire et lâché le bras à Pascal.

Dès que Pascal m’a vue, il est venu me prendre dans ses bras; « Ohhhh Babe finally! That’s my girl, my girlfriend. So careful what you say or do ». Il disait à la ronde que j’étais sa copine, et à certain de faire gaffe ce qui disait ou ferait. Pascal m’embrassait et continuait à me serrer, son sourire toujours d’un bout à l’autre de la figure.

Par dépit, Jonas m’a proposé de rester, mais, je n’en avais aucune envie. C’est vrai que Pascal n’avait plus l’air de vouloir partir. Il a acquiescé à l’invitation  de Jonas en me proposant d’aller me chercher un verre. J’ai dû lui rappeler 2x qu’il m’avait demandé de venir le chercher avant que ça percute sous la couche d’alcool.

Il a bavardé tout le chemin du retour, me racontant les étapes de leur soirée. Certains bouts manquaient, il ne se rappelait pas tout. Je pense qu’il devait déjà être passablement dans les choux.

A la maison, j’ai fait des spaghettis au tomate. Pour ne pas être malade, et éviter la gueule de bois le lendemain, il faut manger quelque chose, sinon c’est sûr qu’il passera le reste de la nuit, la tête au-dessus de la cuvette! L’empêche, il était drôle. Il ne me lâchait pas d’une semelle, cherchant à me faire des bisous, à m’entraîner à l’horizontale.

Je n’aurai pas dit non, mais autant qu’il ne soit pas obligé de se relever pour aller vomir! Quoique... faire l’amour le dégivre en général...

Il était crevé aussi. Après avoir mangé, il a pris une douche avec la porte ouverte, puis il est venu se coucher. Là, il était trop naze, trop raide pour penser au sexe. Hihihi, Pascal s’est presque endormi aussitôt la tête sur l’oreiller. Je l’ai regardé dormir un moment avant de me coucher.

Dès qu’il s’est levé dimanche matin, un peu avant midi, il est sorti faire son jogging le long de la plage. En numéro supprimé, j’ai essayé de joindre Caro, mais elle ne répondait pas. Je crois que Pascal était certainement passé chez Caroline, plutôt que d’aller courir. Aller courir n’était que le prétexte pour aller la voir.

A son retour, il a pris une douche et nous a préparé des Pancakes. Il semblait plutôt en forme.

Je crois qu’il a deviné ce que je pensais. Il m’a confirmé être passé chez Caro, pour lui faire un coucou. Je n’ai rien demandé. Ça me suffisait qu’il me le dise, je n’avais pas besoin de détails. Ensuite on s’est larvé sur le canapé; câlins-câlins, bisous-bisous.

Au milieu de l’après-midi, le spectre de Thomas est descendu prendre un café et avaler quelques Pancakes, puis après 5_minutes silencieuses dans un des fauteuils, à regarder la télé l’oeil vitreux, il a utilisé ses cordes vocales encore endormi pour demander quant et comment Pascal était rentré. Il ne l’avait même pas vu partir.

Journée merveilleuse à se larver dans les bras l’un de l’autre, dehors, c’était l’orage et il pleuvait. J’adore la pluie moi! J’ai dormi chez Pascal, je voulais être la 1ère à lui souhaiter un bon anniversaire demain matin. J’avais d’ailleurs prévu de laisser son cadeau sur le bar, à côté de la machine à café, pour qu’il le trouve avant d’aller au boulot.

Je lui ai offert une Ice blanche... J’espère que comme ça, il ne portera plus tout le temps la montre que lui a offert Caroline. C’est en pensant à ça, alors que je posais mon cadeau que j’ai réalisé qu’il portait un nouveau clou à l’oreille; un Lion! Ce devait être de Caroline... Elle avait dû le lui offrir quant il est passé tout à l’heure.

Une fois de plus, elle m’avait coiffée au poteau! Quelle bonne idée la boucle d’oreille... pourquoi je n’y avais pas pensé moi!!!


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220/2015 - On my own

Publié le par JaneDo


Samedi - 8 août 2015 - 220/2015 - On my own

Voilà... J’étais fin prête à partir m’installer déjà chez Pascal à attendre son retour quant il m’appelle pour me dire qu’il n’avait aucune idée à l’heure qu’il rentrerait, ou s’il rentrerait. On ne l’avait pas laissé prendre sa voiture, donc, ses copains avaient certainement l’intention de le saouler. Il rigolait au téléphone. Je crois que la soirée commençait sur les chapeaux de roues.

J’ai eu l’impression qu’il se bagarrait avec quelqu’un qui essayait de lui arracher son téléphone; « Tu veux pas me dire que tu es au téléphone avec ta nana? Donne moi ce machin...». Pascal lui demandait en riant de le lâcher. Il a perdu. Il y a eu une bousculade, des chaises sont tombés, et paf, en plein milieu de la conversation, plouf, plus de Pascal.

Zut, s’il m’avait laissé sa clé, j’aurai peut-être été l’attendre... ou pas? J’sais pas!

Ben voilà, je n’avais plus qu’à aller me changer, pour enfiler un des mes trainings pourris dont je raffole. Affalé sur le canapé, je me suis plongée dans un film d’horreur avec des tonnes de zombie. Tout pour ne pas laisser mon imagination vagabonder dans des zones incontrôlées de mon cerveau, et faire de Pascal le héros d’un scénario limite porno, dont j’avais le secret.

Pour parfaire mon plan, pendant le film, j’ai avalé un somnifère, pour m’étaler direct après dans mon lit, et dormir! Ce que j’ai fait. Ah, les miracles du sommeil artificiel... on ne rêve pas, donc pas de cauchemar :)


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219/2015 - Soirée chargée - (ven.7.août.2015)

Publié le par JaneDo


Vendredi - 7 août 2015 - 219/2015 - Soirée chargée

J’ai appelé Pascal un peu avant 11h, j’avais envie de le voir. Je lui ai demandé s’il viendrait si je réservais l’hôtel près de son boulot pour midi. Il a rigolé. Il m’a dit qu’on se voyait de toute façon ce soir, alors heu... avant que je réalise qu’il ne devait pas être seul dans son bureau. Argh. J’ai rougi. Heureusement qu’il n’y avait personne pour remarquer ma confusion. Avant de raccrocher, il a dit qu’il me rappelle après sa réunion.

Il riait encore quant il m’a rappelée vers midi. Je pouvais l’imaginer avec la petite fossette qui se creuse sur sa joue quant il rit. Il n’avait pas pu parler, parce qu’il était en réunion avec des collègues pour clarifier un projet en cours. Pascal m’a proposé de passer tôt, on mange et on aurait un moment tranquille, avant de sortir rejoindre les copains.

Comme je n’avais aucune envie de sortir, je lui ai proposé plutôt de passer la soirée à la maison, rien que les 2. Il a pensé que c’était une bonne idée, étant donné que Thomas avait sans doute concocté une de ses spécialités pour demain soir. Il rigolait encore en raccrochant. Il a dit que je pouvais lui faire des surprises comme ça quant je voulais. Bon!

J’ai aussitôt appelé Thomas, parce qu’on était au courant de rien pour demain soir. En composant son numéro, je me suis rendue compte que Thomas ne m’appelait plus aussi souvent qu’avant. Snif, dommage, j’aimais bien papoter avec lui. On parlait toujours à bâton rompu de tout et de rien. Peut-être parce que, dans les soirées, on ne fait que se croiser. Ou c’est moi qui suit sur une autre planète! Je ne fais pas toujours très attention à ce qui se passe autour, sauf en ce qui concerne Pascal. Hum!

  • C’est strictement entre mecs...
  • Quoi? Ça veut dire qu’on est pas invitée? C’est pas cool ça!
  • Désolé. J’ai pensé que ce serait amusant de changer un peu.
  • Bon, ben on vous rejoint où et à quelle heure?
  • J’ai rien prévu dans ce sens. Jane, tu as l’occasion de le voir assez souvent, on peut bien sortir un soir entre mec.
  • Pas de nanas?
  • Pas de nanas!
  • Bon... alors je n’ai plus qu’à m’incliner!

Jeeez, je suis sortie en flèche pour aller lui trouver un cadeau. Je ne le lui offrirai que lundi, le jour J, et je m’arrangerais pour lui préparer un petit dîner en amoureux. Ou peut-être qu’un petit resto fera l’affaire! On verra. Je suis passé dans un vidéo club pour choisir quelques DVDs et j’ai fais les courses pour nous préparer un Cheesecake. En attendant ce soir, je me suis coulée dans un bain et j’ai lu.

Quel bonheur que Gis ne soit pas là... Je devrais vraiment déménager au fin fond de la planète pour pouvoir vivre seule moi! Je déteste carrément partager mon espace!

Arhhh, j’ai dû rappeler Pascal, parce que ce soir, j’avais un souper avec la famille. Ça m’était complètement sorti de la tête, mais j’avais un souper. Je ne pouvais le voir qu’après, et je savais que ce serait passé minuit. Pascal sortirait donc prendre un verre avec Thomas et ses copains. Il a dit qu’il pouvait rentrer avant minuit si je venais. Alors j’ai promis de passer après mon souper. Entre profiter de la chance d’être seule dans mon appart, ou sortir et voir Pascal; je choisis Pascal.

Pascal était déjà changé, douché et en short affalé sur son canapé. L’envie de lui demander s’il était sorti me titillait, mais bon, cela n’avait aucune importance.

J’avais eu une brillante idée de finir la soirée à la maison; pas besoin de passer la soirée à 2 mètres de lui, ni besoin de me retenir de me calfeutrer dans ses bras et le coller comme une limace géante. On a regarder « Hacker », l’acteur principal est le frère aîné de celui qui joue dans « Hunger Games », et « About A Boy » pour la xème fois. C’est moi qui le lui avait offert; le caractère de Will me ressemble beaucoup, hihihi.

Enfin quant je dis regarder, on devra certainement regarder « Hacker » encore une fois, parce qu’entre les bisous et bavarder, on a pas vraiment regarder le film.

Pascal m’a dit que Manuella l’avait appelé aujourd’hui. Il n’avait pas pris son appel, il avait du monde dans son bureau. Mais il l’avait croisée ce soir, mais il est resté distant et sur ses gardes. En fait, c’était bonjour, au revoir. Dès qu’elle est entrée dans le bar, il a décidé qu’il était temps pour lui de rentrer. Il m’a aussi raconté sa conversation avec Jonas, qui pense qu’il ne profite pas assez de son statut de célibataire. Il a rigolé. On en a déduit qu’il avait sans doute déjà raconté à Manuella ce qu’ils s’étaient dit.


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218/2015 - Son statut de beau et riche célibataire (jeu.6.aout.15)

Publié le par JaneDo


Jeudi - 6 août 2015 - 218/2015 - Son statut de beau et riche célibataire

Arhh, pour la première fois depuis notre séparation, j’ai oublié l’anniversaire de mon ex. Zut. Je lui ai toujours souhaité un bon anniversaire, en reconnaissance du bonheur d’avoir partagé un bout de chemin ensemble, et aussi, pour lui porter chance, pour lui envoyer de bonnes énergies. J’ai perdu tous mes numéros avec ce nouveau téléphone de zut.

Toujours l’horrible impression que si je ne le fais pas, la poisse risque de commencer à lui coller au train. Et c’était un gentil petit copain. Par bien des manières, question caractère, Pascal lui ressemble. Ben... j’espère que tout ira bien pour lui, et que la chance continuera à lui sourire, il le mérite.

Gis m’a appris qu’elle partait chez son frère en Allemagne. Elle sera absente jusqu’au 20... Le pied!

Je pensais voir Pascal ce soir, mais il avait déjà quelque chose. Je n’ai même pas pensé lui demander quoi. J’aurai dû, Dommage, parce que demain soir, on ne pourra pas se voir, j’ai un souper de famille. Ou sinon, après minuit ou même plus tard. La copine à mon neveu nous prépare un plat Brésilien.

Curieuse tout de même, je suis passée chez Pascal avec mon ordi sous le bras. C’était un peu plus de 22h, et il était à la maison. Il avait de la visite; Jonas et Thomas. Ils discutaient. Rien de transcendant; basket, vélo, musique... Pascal avait très envi de jouer au Baseball, et ils cherchaient quand programmer ça.

Jonas proposait Bowling, mais comme disait Thomas, il fait un peu chaud pour aller s’enfermer dans une salle souterraine (tous les Bowling en Suisse sont pratiquement enterrés). Il a parlé d’une Garden Party samedi autour de la piscine chez je-ne-sais-qui.

Vers 22h30, Thomas a décidé de monter se coucher. Il avait une longue journée demain. Pascal est donc resté seul avec Jonas. C’est là que les choses ont commencés à devenir plus croustillants. Evidemment, Jonas ne manquait pas une occasion de parler de sa pote Manuella.

Etant séparé de sa femme, Pascal ne profitait pas pleinement de son statut de beau et riche célibataire, selon Jonas. Pour Jonas, Pascal perdait de belles opportunités à se coltiner avec moi. Il m’imaginait comme une empêcheuse de tourner en rond. Ce qui a bien fait rigoler Pascal, qui lui a dit qu’il avait tout faux. Sans donner plus de détails.

Jonas lui a finalement dit qu’il savait qu’il avait été rejoindre Manuella après l’avoir traitée plus bas que terre. Pascal lui a dit que c’était elle ou moi, alors à son avis! Il n’était pas question qu’il la laisse me marcher dessus. Il ne pouvait "totalement" pas prendre son parti.

Jonas était curieux de savoir, d’après ce qu’il avait dit à Manuella,   si j’étais au courant de sa petite escapade   de l'autre soir, dans la chambre de Manuella

J’avais changé d’avis après coup, et j’avais dis à Pascal que je ne voulais pas que Manuella sache finalement que j’étais au courant, et que je l’avais même poussé à aller vers elle. Je voulais qu’il corrige le tir. Apparemment, il n’avait pas revu Manuella depuis.

Jonas, c’était tout aussi bien. Dès qu’il passera la porte, il courra le dire à Manuella, je n’avais aucun doute là-dessus. Pascal le savait aussi.

Jonas a rigolé; il disait s’en douter. Cela lui avait semblé peu crédible que le laisse Pascal aller consoler ma rivale, une fille que je déteste. J’ai vu que Pascal lui a jeté un regard en biais. J’ai bien cru qu’il allait lui dire que, contrairement à ce qu’il imagine, c’est moi qui en ait eu l’idée, sinon, il ne l’aurait jamais fait. Pascal lui a seulement dit que je ne considérais pas Manuella comme une rivale.

Jonas persuadé d’en savoir plus, pensait même que Pascal avait décidé d’aller voir Manuella, et que je n’avais pas eu le choix. D’après ce qu’il disait, il avait imaginé, Manuella aussi d’ailleurs, une prise de tête majestueuse, où Pascal m’avait mise au pied du mur. Il imaginait même que j’avais dû ronger mon frein de rage et que depuis, je détestais encore plus Manuella.


Pascal lui a dit qu’il avait beaucoup trop d’imagination. Il avait simplement attendu que je sois endormie, donc je n’en savais rien.

Bravo! Bien joué petit chou! Ça lui en bouchait un coin. Non mais! En tous cas, j’avais déjà pensé que je devais me méfier de Jonas, mais là, j’en avais la confirmation. Il cherchait à ce que Pascal soit célibataire pour qu’ils puissent aller draguer ensemble. Ou pour qu’il sorte avec sa pote, Manuella. Hum! J'aurai voulu savoir si Pascal avait couché ce soir-là aussi avec Manuella, mais ils n'ont pas parlé de ça. Flûte.

J’ai souri quant Pascal lui a dit qu’il n’était pas dragueur!

Pascal a aussi dit qu’il aimait être en couple, avoir une copine fixe. Il n’aimait pas du tout courir les bars comme un bouc en rut, pour se trouver une nana à se mettre sous la dent. Il rigolait en disant ça, et je me suis mise à l’imaginer, et j’ai rigolé aussi, toute seule dans ma voiture.

J’avais vu Jonas envoyer un message quant Pascal a été lui chercher une bière. Ce devait être à Manuella. Probablement pour lui dire que Pascal était seul à la maison, parce qu’elle a appelé juste après le message. Jonas lui a fait un clin d’oeil quant il a répondu et s’est vite éclipsé.

Manuella cherchait probablement à ce que Pascal passe chez elle, ou elle chez lui. J’étais contente de voir qu’il n’était pas du tout tenté, et qu’au contraire, il cherchait plutôt à se débarrasser d’elle. Il lui a dit qu’il allait se coucher, qu’il était raide. Il a insisté qu’il ne voulait pas (je pense qu’elle passe chez lui), qu’il était tard, qu’il bossait demain.

Quant il a raccroché, il a été prendre une douche. J’ai attendu, au cas où il prenait une douche pour sortir! Mais il s’est couché après avoir allumé la télé dans la chambre, l’a programmé sur mise en veille. Il s’est endormi peu après. Argh, j’adore le regarder, même endormi... Ouais, je suis dingue!

Ciel, lundi c’est l’anniversaire à Pascal... Il va falloir que je me décide sur ce que je vais lui offrir. J’avais pensé d’abord lui offrir une montre, parce qu’il porte tout le temps celle que Caro lui a offert. Alors qu’il en avait d’autres bien plus chères. Mais, peut-être que ce serait trop visible que j’étais jalouse de le voir tout le temps porter la montre que Caroline lui avait offert? Argh, alors du coup, je ne sais plus quoi lui offrir!

Je crois que Thomas envisageait de lui préparer une surprise samedi...


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215-217/2015 - Boulot

Publié le par JaneDo


Lundi - 3 août 2015 - 215/2015 - Aéroport

Gis ne rentre que demain, alors aujourd’hui, tranquille peinard, je n’ai rien fichu de la journée, à part peindre. Pas de dîner en famille ce soir, c’est reporté à demain. Je rentre avec Dobby, la petite fofolle. Ma soeur est rentrée d’Espagne hier, et je vais chercher les enfants à Genève vers midi.  Ensuite.... repos géant.

Pascal recevait des copains à la maison après la natation. De toute façon, on ne se voit jamais le lundi soir.


Mardi - 4 août 2015 - 216/2015 - Souper

J’ai passé une journée totalement géniale, malgré la chaleur extérieure. Le soir, je suis passée chercher les enfants après le retour de Gis, pour le souper de famille. Après le souper, vers 23h, j’ai ramené mon petit monde et j’ai fait un tour. Pascal n'était pas chez lui. Il était apparemment de sortie.


Mercredi - 5 août 2015 - 217/2015 - Boulot

J’étais dehors toute la journée. Hélas, j’ai oublié de noter ce que j’ai fichu, et je ne me rappelle plus!

Ah oui, j’ai été ramené Dobby vers midi, et avant de rentrer, je suis passée à l’agence déposé quelques dossiers, de mes croquis et idées pour les projets en prévision pour la fin de l’année; les cartes de voeux, emballage de 2 parfums qui vont sortir début novembre, et quelques dessins pour des couvertures de bouquins.


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214/2015 - Ma gentillesse me perdra... - Dim, 2.août.2015

Publié le par JaneDo


Dimanche - 2 août 2015 - 214/2015 - Ma gentillesse me perdra...

Malgré son départ en pétard, Manuella est revenue 1h plus tard, la bouche pincée, la tête haute. Elle évitait de croiser mon regard ou celui de Pascal. Pascal l’ignorait lui aussi. Toutefois, je pense qu’il regrettait les mots prononcés, regrettait de lui avoir fait du mal. En même temps, mon honneur était sauf. Pascal avait remis l’église au milieu du village. Tout était clair pour les amis qui étaient là, et ça me convenait.

J’espérais que désormais, elle ferait attention de ne plus chercher à m’humilier devant tous nos copains. Manuella a garder ses distances, mais on pouvait voir la rancoeur et la douleur sur son visage. Elle avait pris un sacré coup dans les dents.

La fin de soirée s’est très bien passé. J’ai réalisé que tout le monde ne dormait pas chez Jonas en fait. Il avait prévu le coucher pour quelques amis; Thomas, Pascal Sébastien, Charly, un copain à lui, et Manuella. Il n’avait proposé qu’aux garçons de dormir sur place, à part eux, Manuella était la seule autre fille. J’ai compris que le lit d’appoint faisait partie du mobilier de la chambre, et que Thomas ne dormait finalement pas avec nous. Cool.

Caroline et les autres ont dû rentrer après la soirée. Ça aussi c’était cool. Ceux qui dormaient sur place traînaient encore autour de la piscine, à bavarder, à se baigner, etc. A 3h du matin, je n’en pouvais plus, alors j’ai décidé d’aller me coucher. Mais, impossible de dormir. J’ai donc surveillé ce qui se passait dehors, j’entendais tout.

Malgré mon absence, Manuella a continué à garder ses distances et à éviter de croiser le regard de Pascal. Lui de même. Ils s’ignoraient royalement, à se torturer mentalement chacun dans son coin.

Je pense que Pascal a dû trouver la présence de Manuella difficile à gérer. Il est donc venu se coucher peut-être 1h après moi. Comme je ne dormais pas, on a fait l’amour et bavarder un peu sur l’oreiller. J’ai réussi à lui faire avouer qu’il se sentait mal à l’aise. A la limite, il aurait préféré qu’elle ne revienne pas. On s’est retrouvé tous les 2 devant la fenêtre à regarder, les 2 derniers traînards; Jonas et Manuella.

Elle disait à son plus grand fan, combien Pascal l’avait blessée. Après tout, ce n’était que la monnaie de sa pièce. Je voyais le visage de Pascal dans les vitres de la fenêtre; il a baissé la tête, comme s’il se sentait coupable. Quant ils sont enfin rentré pour aller se coucher, on s’est aussi couché, et on a encore bavardé. Même s’il était adorable et câlin, que j’étais calfeutrée dans ses bras, je crois que Pascal avait de la peine à trouver le sommeil.

Et si j’ai fais ce que j’ai fais, c’est pour Pascal, pas pour elle...

J’imaginais fort bien ce qu’elle pouvait ressentir. Comme elle devait prier, espérer et pleurer de n’avoir pas réussi à avoir ce qu’elle espérait. Malheureusement, mon empathie est inné et je n’y peux rien. Mais surtout, j’aime Pascal plus que tout, je ne veux que son bonheur, son épanouissement et qu’il ait tout ce qu’il puisse espérer et vouloir dans la vie. Tout.

Alors, laissant parler ma gentillesse, mon coeur et mon amour infini pour lui, je lui ai dis d’y aller... D’aller la retrouver. Cela lui fera une surprise, et je ne doutais pas une seconde qu’elle lui pardonne instamment, rien qu’en le voyant. En tous cas moi, c’est comme ça que je réagirais. Pascal refusait de le faire. Il pensait qu’elle lui lancerait ce qu’elle trouvera sous la main, trop furax. Puis, non, il avait fallu mettre un terme à ses éclats, alors de quoi ça aurait l’air maintenant de faire marche arrière.

Je lui ai dis qu’il n’était pas question de faire marche arrière, mais était-il prêt à faire une croix sur ce petit extra avec elle? Je lui ai brossé le tableau; elle était certainement en train de pleurer toutes les larmes de son corps, avec la peur au ventre de ne plus jamais être proche de lui, que c’était fini. Je pouvais très bien imaginer ce qu’elle endurait. La souffrance est intolérable, je ne le sais que trop.

Malgré tout ce que je la déteste, Pascal pouvait aller la consoler. Par contre, je refuse qu’il y passe la nuit. Il devait faire attention à ce que personne ne le voit, ni entrer dans sa chambre, ni en sortir. Je lui laissais 1 ou 2h.

Je savais que je ne fermerai pas l’oeil tant qu’il n’était pas de retour, mais je ne lui ai rien dit. Je ne voulais pas que cela le préoccupe. Je le lui dirais à son retour. De toute façon, il verra bien que je ne dors pas. Je me suis mise à lire aussitôt après son départ. Il fallait que je plonge ma tête dans autre chose, sinon j’allais me faire des films.

Pascal m’a raconté que Manuella était effectivement en train de pleurer, qu’elle ne dormait pas. Elle a été surprise de le voir, et lui a avoué qu’elle priait pour le voir passer sa porte, mais au plus profond de son désespoir, elle savait qu’elle rêvait. Jamais, après ce qui s’était passé, elle n’avait espéré le voir venir à elle. Elle pensait que je ne savais pas qu’il était avec elle, et Pascal l’a détrompée et lui a dit que je savais parfaitement où il était.

Pascal m’a dit que j’avais raison sur toute la ligne; elle a complètement oublié pourquoi elle était en larmes une seconde plus tôt, ne lui a fait aucun reproche, trop contente qu’il soit là-bas. Quand même un peu honteux, Pascal m’a remerciée d’être si ouverte, si compréhensive. Si humaine, même avec ma pire ennemie. En tous cas, elle n’avait plus intérêt qu’elle essaie de me rabaisser, après ça, je crois qu’il le prendrait très mal.

C’était notre secret, Caroline n’avait pas besoin de le savoir. Elle me traiterait d’idiote infinie! Bizarrement, j’avais l’impression de la trahir. Penser à elle me faisait de la peine; je me disais qu’elle devait se sentir bien seule par moment.

Dimanche, au petit déjeuner, Pascal était tout chou comme d’habitude avec moi. Il continuait à ignorer Manuella, malgré la manière que la nuit s’était terminée. Et elle, elle se tenait à carreau. Mais il était évident qu’elle était moins malheureuse qu’on pouvait s’y attendre. Son regard sombre et triste d’hier soir s’était éclairé, son sourire était radieux.

La plupart de ceux qui avaient assisté à l’esclandre d’hier la regardait avec respect, se disant qu’elle prenait les choses plutôt bien. D’autres se disaient qu’elle allait finir par sombrer, qu’elle faisait du cinéma. Seul Janos semblait savoir. Je pense qu’elle avait dû lui raconter. Je le voyais me jeter parfois des petits regards, certainement pour voir si j’étais au courant, ou si Pascal avait menti.

Janos ne pourrait pas se déterminer, je continuais à ignorer Manuella comme d’habitude, et elle, elle faisait tout pour rester hors de mon champ. Donc on s’ignorait joyeusement. On était d’ailleurs les 2 seules filles, jusqu’à ce que Caro s’invite toute seule à venir prendre le déjeuner. Ça n’a pas plut à Janos, mais il n’a rien osé dire.

On a traîné toute la journée chez Janos. Parce que je me sentais un peu coupable vis-à-vis de Caroline, je lui ai laissé ma place près de Pascal. J’ai lu sur le balcon pendant que tous se baignaient dans le lac. Pas question de mettre les pieds dans cette eau sale. Je ne voulais même pas que Pascal m’embrasse sans s’être essuyé comme il faut. Beurk.

Hum, peut-être que Pascal se sentait lui aussi un peu coupable, parce qu’il a passé presque tout le temps à jouer avec elle dans la flotte, à la charrier, lui courir après pour la jeter à l’eau. Ils ont aussi bavardé un long moment tous les 2 en se baladant le long du lac en fin de journée. Je sais que Janos a dû lui dire quelque chose à propos de Caro, mais il a dit que c’était lui qui lui avait demandé de venir nous rejoindre.

On a mangé tous ensemble le soir avant de rentrer enfin. Pascal semblait avoir passé une superbe journée, il était gai et taquin. Comme il faisait bon, on a encore pris un verre ensemble sur la terrasse jusqu’au retour de Thomas. Il est arrivé avec des copains, alors on s’est vite barricadé chez Pascal, pour éviter d’être envahi, alors qu’on voulait rester que les 2. Thomas est descendu nous demander de se joindre à eux, mais il a vite compris qu’il était inutile d’insister.

J’adore être avec Pascal. Je ne vois pas le temps passer, et je regrette toujours le moment d’aller se coucher, parce que je sais que le lendemain, c’est lundi, et que je ne le verrais pas de la semaine. Ça m’embête même de dormir.

Je pourrais passer la nuit à discuter avec lui, à me calfeutrer dans ses bras. J’aime ses rires, son sourire, sa petite fossette sur la joue, sa bouche est si douce que je pourrais l’embrasser pour l’éternité. Mon coeur explose quant il me passe la main sur le visage, ses petits bisous dans le cou, dans la paume de ma main me font toujours autant fondre.

Je voudrais que le temps s’arrête, qu’on puisse rester comme ça jusqu’à la fin des temps...


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213/2015 - Débarassée de ma rivale; bye bye Manuella

Publié le par JaneDo


Samedi - 1er août 2015 - 213/2015 - Fête nationale Suisse chez Jonas

Il y avait la fête nationale Suisse ce soir; pétard et consort. Un des copains à Thomas et Pascal nous a invité dans sa maison au-dessus de Morges pour regarder les feux sur la ville. On était sensé tous dormir sur place, l’alcool coulait à flot. On était chez Jonas, donc Manuella était bien sûr là aussi, et avec 2 copines. On était installé près de la chambre de Janos au rez avec Thomas sur un lit d’appoint. On nous avait mis dans la même chambre, donc pas de crac-crac ce soir.

On avait passé l’après-midi à faire des grillades autour de la piscine. Je me suis mise dans un coin pour lire. Je n’avais aucune envie de me baigner. Pascal s’est baigné, et Manu et ses copines lui sautaient dessus pour essayer de le couler. Mais je pense que c’était seulement pour le toucher. Une des copine à Manuella est restée accrochée sur son dos. Pascal l’a balader en rigolant. Cela n’a pas plut à Manuella. Après, elle a pris sa copine de côté pour lui remonter les bretelles.

En milieu d’après-midi, j’ai été me coucher pour faire une sieste, j’étais crevée. Il ne faisait pas si beau que ça. En fait, le temps était nuageux avec quelques percées. Aucune idée si on verra correctement les feux d’artifice, mais quoi qu’il en soit, on avait l’intention de faire la fête jusqu’au matin, donc je voulais me reposer. Le bruit des baignades, des bavardes et tout, ça me berce. Je n’ai eu aucune peine à commencer à sombrer lentement.

Pascal n’avait pas voulu dormir sur place, il aurait voulu qu’on rentre dormir chez nous. Moi, ça me plaisait bien, et je ne voulais pas qu’on fasse bande à part.

Pascal est venu me faire un bisou et prendre enlever son maillot pour enfiler un short pour retourner faire une partie de billard. La vue de ses fesses à travers mes cils, se baladant à travers de la chambre m’a empêchée de sombrer totalement. Mais, j’avais du mal à garder les yeux ouverts. Quelqu’un a frappé à la porte, Pascal a enfilé un t-shirt sans manche avant d’aller ouvrir.

J’avais pensé qu’il s’agissait de Caro, qu’elle cherchait peut-être à s’incruster dans notre chambre. J’ai senti plus que vu, qu’il était aussitôt sorti en fermant derrière lui avec précipitation. Je crois que c’est ce qui m’a réveillé en fait. Le fait d’avoir cru entendre la voix de Manuella aussi.

  • T’es malade, Jane dort à côté!
  • Donc tu ne lui as encore rien dit?
  • Manu...

On sentait de la menace dans sa voix. Ils se sont éloignés de la porte. Sur la pointe des pieds, je me suis approchée pour écouter, mais je n’entendais pas grand chose. Je crois que tout le monde était dehors, Pascal et Manuella était les seuls à l’intérieur. J’ai alors plongé l’oeil dans le trou de la serrure. Rien. Je les ai vu passer devant mais c’est tout. Je crois qu’ils se dirigeaient vers sa chambre à elle.

Ouuuuuuh, Pascal n'avait pas intérêt à y entrer, ou quoi que ce soit d’autre. Ce serait la honte. Je crois que là, je me tire. Pas question qu’il m’humilie comme ça et que je continue à sourire comme une cruche, alors que tout le monde le saura et rigolera dans mon dos. Je suis sortie direct en faisant semblant de me frotter les yeux.

Ils étaient devant une porte. Elle avait une main posée sur son torse et Pascal secouait la tête. Ma sortie les avait interpelé et ils ont tous les tourné la tête dans ma direction. Pascal s’est aussitôt précipité vers moi. La culpabilité, la gêne d’avoir presque été pris en « flag » se lisaient sur son visage. J’ai ignoré la présence de Manuella et j’ai dis que j’avais soif. Pascal m’a dit d’aller me recoucher, il m’apportait ça tout de suite.

Quant il est revenu, j’étais assise dans le lit les bras croisés, toujours fatiguée, mais plus du tout sommeil. Des tas de sentiments me traversaient, mais c’était peut-être la fureur qui dominait.

Je lui ai demandé ce qui se passait avec Manuella? Que peut-être je ferais mieux de rentrer chez moi, parce que je n’avais pas l’intention de passer pour la bécasse ce soir. Pascal m’a dit qu’il se passait rien. Certainement pas alors que j’étais là, et devant tous ses copains. Il savait parfaitement que ce serait la dernière chose à faire.

Il n’avait pas l’intention de la laisser s’immiscer entre nous ce soir.

Je lui ai dis qu’il était peut-être temps qu’il fasse un choix. Le moment était bien choisi, il y avait presque tous nos potes. Elle m’avait assez ridiculisée, lui aussi, et qu’il serait temps de la remettre à sa place. Je voulais qu’il le fasse devant tout le monde. Devant tous ces gens devant qui elle n’a fait que de lui tourner autour, de lui faire de l’oeil, de se faire voir avec lui, ce qui m’avait énormément blessée.

Pascal n’était pas chaud. Il ne voulait pas l’humilier devant tout le monde. Il voulait lui parler seul à seul. Je n’étais pas d’accord. C’était trop facile. Tout le monde savait ce qui se passait entre eux. Grâce à elle et Jonas. Alors, une petite discussion avec petite conspiration en douce, ça ne m’allait pas. S’il ne voulait pas, je préférais partir sur le champ.

Après avoir insisté lourdement, Pascal a fini par se plier à ma volonté. Je ne pouvais accepté rien de moins qu’une humiliation publique de cette conne. Comme elle s’était amusé à me l’imposer depuis bien des semaines. Après ça, j’ai décidé de rester dans la chambre alors que Pascal retournait faire sa partie de billard.

Je l’ai averti de ne rien montrer de ses intentions, ni dans son comportement, ni dans ses paroles. Pas un mot à Manuella, sinon je le saurais immédiatement. Sinon, je partirais illico. Il attendrait que je sois présente, la laisserait venir faire son cirque, et là, il abattait ses cartes. En fait, mes cartes! D’essayer de l’avertir serait une blessure de trop, et celle-là aura du mal à passer.

Il ne fallait pas qu’il compte sur moi pour me montrer avec lui après ça. D’ailleurs, je ne savais pas si je pourrais continuer. Pascal était accablé par ma demande, mais il n’avait pas le choix.

Hahhh, c’était un moment épique et inoubliable. Pour moi, mais aussi pour la garce. Je ne pense pas qu’elle oubliera de si tôt. Humiliée, elle s’est tirée.

Je me suis levée vers les 19h. Un traiteur avait livré, préparait et décorait la longue table qui avait été installé au bord de la piscine. La plupart était encore en maillot de bain et ne semblait pas pressé d’aller mettre autre chose pour venir dîner. Après avoir pris l’apéritif avec tout le monde, j’ai filé aux toilettes me rafraichir, parce que, malgré le temps, il faisait une chaleur mortelle.

J’avais laissé la porte de la salle de bains entre ouverte, parce que je ne faisais rien d’autre que m’asperger d’eau. Manuella est entrée et a fermé la porte. Je n’avais pas l’intention de lui parler, ni de faire attention à elle. Manuella m’a agressée presque tout de suite verbalement. Elle a dit que si on se baladait avec un type comme Pascal, on devait au moins faire attention à soi, que perdre quelques kilos ne me ferait pas de mal. Je l’ai ignorée et je suis sortie.

Intérieurement, je bouillonnais... Quant est-ce que Pascal allait la remettre à sa place? Elle ne faisait rien qui puisse la mettre en danger en tous cas; elle lui lançait de petits sourires, lui effleurait le bras quant elle passait à côté, se plaçait en face de lui, se penchait de manière à lui donner une vue plongeante dans son top minuscule, bref, rien qui puisse faire amener Pascal a réagir.

D’ailleurs, je le soupçonnais de ne pas vouloir le faire non plus. Alors, j’ai pris les choses en main...

Cette fois, alors que j’étais en train de parler avec Caro et Natacha près de la piscine, Nanuella s’est assise à côté de Pascal, son épaule collé au sien. Elle me jetait des regards, l'air de dire; « tu vois, il est à moi ». Elle passait son temps à faire virevolter ses cheveux contre lui chaque fois qu’elle tournait la tête, et collait son épaule au sien en lui parlant, tout en tripotant ses cheveux et lui dédiant des sourires qu’elle voulait séductrice. Pascal avait l’air coincé et se retenait de lui sourire en retour. Enervant.

D’un pas mal assuré, je me suis pointée et je lui ai demandé de me laisser la place. Elle s’est tout de suite levée pour partir. Maligne. Je cherchais la confrontation et pas qu’elle file sans que je puisse passer ma rage sur elle.

Alors j’ai attaqué, profitant que Pascal soit juste là, qu’il ne pouvait ignorer ce qui se disait et qu’il allait devoir intervenir. J’ai dis à Manuella que, à propos de ce qu’elle m’avait dit dans la salle de bains, ça ne la regardait pas, et que je voulais qu’elle arrête de tourner autour de mon mec, de se frotter à lui sans arrêt, comme une truie en chaleur. Qu’elle devrait peut-être aller se refroidir dans la piscine.

Et paf... Explosion... et mise au point... Bye bye Manuella !

Manuella s’est retournée d’un bloc, des éclairs ont jailli dans ses yeux. Elle s’est approchée pour m’aboyer dans la figure. Je n’ai pas bougé d’un pouce. Je l’ai laissée faire.

Elle m’a dit que d’abord, ce n’était pas mon mec, qu’il était marié. Et pas avec moi, si j’avais des problèmes de mémoire. Ce qui n’était pas surprenant à mon âge. Que Pascal était un homme libre, vu que sa femme et lui était séparé. Que je devais arrêter de passer mon temps à lui pourrir la vie. Qu'apparemment, ça ne lui déplaisait pas tant que ça qu'elle se frotte!

Et là, elle a dit un truc de trop. Elle a été un peu trop loin; elle a dit que Pascal ne m’aimait pas et qu’ils étaient ensemble, que tout le monde le savait, sauf moi.

Si Pascal n’avait pas réagi, je l’aurait planté là direct. J’attendais qu’il intervienne. D’abord, il avait essayé d’ignoré ce qui se passait sous son nez, mais un silence lourd et intrigué avait suivi mes premiers mots. Pascal nous regardait les yeux écarquillés, surpris par ma réaction. Je pense qu’il ne m’avait jamais vu faire de scène. En public en plus.

Pascal s’est alors enfin interposé. Il lui a demandé de quoi elle parlait, qu’ils n’étaient pas ensemble, que j’étais sa copine et qu’il m’aimait. Qu’elle n’était rien. Elle s’est tournée vers lui pour lui demander d’arrêter de raconter des bêtises, qu’il était temps que je sache la vérité, que je sache pour eux. Qu’il n’avait pas à m’épargner, je savais tout.

Bref, ça s’est envenimer. Manuella semblait ne pas comprendre que Pascal avait choisi son camp et que ce n’était pas le sien, mais le mien. En tous cas, c’était un vrai spectacle et tout le monde semblait curieux de voir comment ça allait finir.

Manuella a continué a lancé des affirmations sur sa femme, sur moi, sur Caroline. Elle pensait que Pascal cherchait à ne pas nous faire de mal, mais qu’il était amoureux d’elle. Il le lui avait dit et plus d’une fois. Pascal s’est fâché. Je crois que ça l’embêtait que tout le monde soit au courant de ses petites affaires.

Il lui a dit qu’elle n’était qu’un passe temps, un amusement, qu’un coup facile. Que je savais qu’il la voyait de temps en temps, et alors? Qu’elle devait arrêter de se monter la tête. Qu’elle savait parfaitement qu’il n’y avait rien de sérieux. Je ne me sentais pas menacée par elle.

Bref, après s’être faite humiliée devant tout le monde, Manuella est partie furibonde.

Hum... tout le monde évitait nos regards. Nous aussi. L’esclandre avait jeté un petit froid, et Jonas avait couru après sa Manuella, mais il est revenu tout seul. Je pense que la dispute ne lui avait pas plut, ni de voir son amie partir. Etonnamment, les copines de Manuella sont restées. Elles chuchotaient et souriaient en douce. Je pense qu’elles étaient curieuse de voir ce qui allait suivre.

Mais, il ne s’est rien passé de mémorable. Pascal avait passé son bras autour de mes épaules pendant la dispute. Il m’a fait un bisou sur la joue et a voulu savoir ce qui s’était passé dans la salle de bains. Je lui ai raconté une version édulcorée. On s’est assis, Pascal a avalé son verre d’une traite et a proposé de continué la partie de billard. Ses copains n’étaient que trop content du changement d’atmosphère.

Thomas est venu s’asseoir à côté de moi et m’a chuchoté à l’oreille; « Bien joué sacré petite peste ». Il rigolait. Caroline aussi s’était précipitée au début de l’esclandre. Quant on s’est assis, elle m’avait pris la main et l’a serrée. Je crois qu’elle se sentait soulagée aussi d’être débarrassée de Manuella.

Je crois que le seul qui en souffrait, c’était peut-être Pascal lui-même. Il s’était senti obligé de prendre mon parti, mais je crois qu’il regrettait d’avoir été si méchant avec elle. Je savais aussi qu’il ne montrerait, ni ne dirait rien pour ne pas me blesser.


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212/2015 - Distrait - (ven.31.juil.15)

Publié le par JaneDo


Vendredi - 31 juillet 2015 - 212/2015 - Distrait

Enfoncé dans les canapés du Time-Out, on était en petit comité; Pascal, Thomas, Michael, Caroline, Natacha et son frère Simon, Marilou et 2 copines à elle. 4 mecs, 6 nanas. Les filles formaient clairement 2 groupes, d’un côté Marilou et ses copines, de l’autre Caro, Natacha et moi. En fait, on ne se parlait pas.

Nos interactions se faisaient par l’intermédiaire des garçons; On écoutait, participait ou riait aux mêmes conversations, sans pour autant se parler directement. Les autres membres de l’équipe ont préférés le Bleu.

Pascal était distrait ce soir. Il ne voulait pas sortir et aurait préféré une soirée tranquille à la maison, rien que tous les 2. Moi, je préférais être entouré de monde, parce que je craignais une discussion trop sérieuse ou qu’il projette de suivre le conseil de son père.

C’était rare de le voir si distrait, dans la lune, ne faisant même pas attention à ce qui se passait autour de lui. Pascal était plongé dans ses pensées, même la musique n’arrivait pas à le dérider. J’avais imaginé qu’il boirait autre chose que du coca, et qu’après quelques verres, quant on rentrerait, qu’il serait fatigué mais gai.

Pascal avait l’air de ne pas savoir ce qu’il faisait là. Il était ailleurs, renfermé et semblait s’emmerder. Je me suis demandée si ce n’était pas parce que sa femme lui manquait. En fait, il était préoccupé et réfléchissait à ce qu’il devait faire. Il ne savait pas comment parler de ce qui le tracassait.

Natacha s’était rattachée à Caro et moi, elle faisait amie-amie. Je restais distante, parce que je pense qu’elle sympathisait avec nous, que pour mieux se rapprocher de Pascal. Mais, j’avoue que je la trouvais sympa.

Heureusement, grâce à Natacha, qui a réussi à tirer quelques sourires d’abord, puis des rires, Pascal a retrouvé sa bonne humeur. Il a alors pris quelques verres. Pascal était transformé quant on a quitté le Time-Out. Je lui ai alors proposé de rentrer, mais, il était partant pour aller en boîte. Pascal avait envi de danser et faire la fête.

Ou était-ce grâce à Caro avec qui Pascal avait discuté un bon moment près du bar? En tous cas, il rigolait.

Pourtant, à peine entré, on s’est lancé sur la piste pour danser. On est tombé en plein pendant l’unique série de slow. Arhhh, d’être appuyée contre lui, sentir son bras autour de moi, la chaleur de son corps me troublait, alors quant il a suggéré de partir en douce, j’ai été tout de suite d’accord.

Comme je l’avais pensé, on ne discutera pas ce soir. C’est reporté à plus tard, demain peut-être... ou après demain... En tous cas, Pascal avait eu l’air content de me voir. On aurait dit que je lui avais manqué à sa manière de m’écraser dans ses bras quant on s’était retrouvé en début de soirée.

Pascal m’a fait l’amour comme si c’était la première, ou plutôt la dernière fois. Comme s'il faisait attention de ne pas me casser. Ça m’inquiète un peu.


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211/2015 - Il est entré, mais pas vu!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 30 juillet 2015 - 211/2015 - Il est entré, mais pas vu!

Pascal est rentré. C’est Caroline qui me l’a appris. Je l’avais appelée, parce que j’étais curieuse de savoir si elle avait eu des nouvelles de Pascal. Je ne le lui ai rien demandé directement, j’ai seulement parlé de ce qu’on s’était raconté, approximativement, sans montrer, ni dire que je n’avais pas eu de nouvelles depuis 2 jours. Je lui ai dis que Jess m’avait envoyé des photos, et que Pascal avait l’air de bien s’amuser.


Waiting 4 a call 0Quant elle m’a dit qu’il était rentré hier soir, je n’ai pas montré de surprise, ni que je n’en savais rien. J’ai dis qu’il devait être mort avec le décalage horaire. Caroline a rigolé et j’ai filé aux toilettes pour masquer ma déconvenue. Comment le savait-elle? Toutefois, je ne pouvais tout de même pas lui demander, puisque j’étais sensée le savoir. On a pas regardé la télé, on a mangé et continué à bavarder.

Dans le cours de la discussion, elle m’a demandé si je savais que Pascal mangeait avec ses parents. Là, je lui ai dis que je n’en savais rien, et que je ne me montrais pas assez curieuse. Elle a voulu savoir pourquoi, parce que Pascal interprétait ça comme un manque d’intérêt. Je lui ai expliqué que, je n’aime pas qu’on me pose trop de questions, alors j’accordais la même courtoisie aux autres. Caroline l’avait remarqué ce côté chez moi.

En partant de chez Caro, j’ai été m’installer dans mon parking. Hélas, Pascal n’était pas chez lui. Je comprends pourquoi je n’avais pas eu de nouvelles hier; il était probablement dans l’avion. Mais, depuis son retour, il n’avait pas trouvé une minute pour m’appeler, ou m’envoyer un bête message?

Fulminante, je lui ai envoyé un bref message; « Cool de savoir que t’es rentré, que Caro le savait et pas moi! ». Pas de bisous, ni de je t’aime. J’estimais qu’il ne le méritait pas. Bon, après avoir laissé mon impulsivité parler, j’ai regretté; il avait peut-être des obligations familiales, je ne devais pas m’enflammer si vite. Caroline avait peut-être simplement réussi à l’appeler au bon moment, moi pas.


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210/2015 - No news! - (mer.29.juil.15)

Publié le par JaneDo


Mercredi - 29 juillet 2015 - 210/2015 - No news!

Depuis, samedi, depuis qu'il était à New York, Pascal m’appelait tous les jours. Même 2 à 3 fois par jour, et aujourd’hui, rien! J’ai vérifié si ce n’était pas mon natel ou l’opérateur qui avait des problèmes, mais apparemment pas. Rien de rien. Pas de news.  J’ai pensé alors qu’il était peut-être occupé et qu’il m’appellerait dans la soirée. Que néni. Rien de rien.

WAKA 3086742029Je lui ai envoyé alors un petit message lui disant que s’il m’avait envoyé un message, ça n’était pas passé, mais je pensais à lui et qu’il me manquait. Rien. Pas de réponse. Grrrh. J’ai donc caché mon numéro, et je l’ai rappelé. Oups, Pascal a répondu à la 2ème sonnerie. Donc, mon appareil marchait parfaitement. Furax, je lui ai demandé par message pourquoi il ne me répondait pas. Toujours rien.

Là, j’ai bâché. Clairement Pascal ne voulait pas me parler, ou n’avait rien à me dire. Trop injuste. Pourquoi ne me disait-il pas qu’il était simplement occupé, si c’était le cas? Mes tentatives infructueuses m’ont lessivées. J’étais au bord de l’abîme, alors j’ai coupé mon natel. Basta. J’ai failli rappelé Steven pour accepter son invit à se regarder un film chez lui. Mais non, pas la force pour ça non plus.

Mes neurones en détresse, je me suis donc investie dans mon boulot et ensuite je me suis larvée devant la télé. Je trouvais vraiment pas correct que Pascal me laisse comme ça sans nouvelles.


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