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233/2015 - Mauvais timing

Publié le par JaneDo


Vendredi - 21 août 2015 - 233/2015 - Mauvais timing

Pascal avait tenté de me joindre hier en fin de journée, mais mon natel était sur silence. En rentrant, j’étais trop fatiguée pour; prendre une douche, me changer, me maquiller la moindre et passer chez lui. Une comme Dol toute la journée, ça crève. J’ai voulu faire une sieste et l’appeler plus tard. Hélas plus tard, Pascal ne répondait pas à son natel. Il était probablement déjà sorti.

J’ai fait des tas de tours dans les endroits où je pensais le trouver. Rien. J’ai hésité à partir sur Genève, mais c’était un peu loin. Je suis alors retournée chez lui et j’ai attendu. Je jouais au Monopoly sur internet en attendant de voir un éclair de lumière chez Pascal. Après 2h d’attente, j’ai bâché et je suis rentrée chez moi. J’avais trop envie de le voir, alors je lui ai envoyé un message.

1h après Pascal me rappelait pour me dire qu’il faisait qu’il jouait au Bowling avec des copains. Quant je lui ai dis que j’avais envie de le voir, il a rigolé. Il avait laissé la clé dans la fourre du coussin de la balancelle. Une de nos 2 cachettes habituelles. Je pouvais aller attendre chez lui si je voulais. Comme il ne pouvait pas faire long, parce qu’ils étaient en pleine partie, alors je l’ai laissé.

Je me suis plongée dans un des canapés pour lire. Lire me faisait oublier le temps qui passe, m’embarquait dans un autre monde, dans une autre vie. Et je n’ai pas vu le temps passer, jusqu’à ce que je commence à bailler aux corneilles. Je n’arrivais plus à garder les yeux ouverts. 3h du matin? Je suis sûre qu’il n’y a aucun Bowling ouvert à cette heure-ci, alors où était-il?

Flûte, on allait pas se voir si j’allais me coucher, mais je ne tenais plus debout. J’ai donc pris une douche et enfilé un de ses t-shirts. Un t-shirt qu’il avait dû porter cette semaine, il y avait son odeur dessus. Au moins ça me donnait l’impression d’être avec lui. Rhhh, il me manquait. Il manquait à mon corps, à mon âme. J’avais envie d’être dans ses bras, d’entendre sa voix.

Son souffle dans ma nuque et ses mains chaudes me caressant m’ont tirée du sommeil profond dans lequel j’étais plongée. Ses baisers me faisaient vibrer. Collée contre lui, épuisée, je le regardais dormir. Je l’adore. Puis j’ai vu l’heure sur son réveil, il était un peu plus de 5h du matin. Je me suis demandée où il avait traîné jusque là.


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231/2015 - Meubler le vide

Publié le par JaneDo


Mercredi - 19 août 2015 - 231/2015 - Meubler le vide

Je pensais encore à ce que Pascal avait dit hier; se jeter dans les bras d’une autre pour meubler le manque, le vide était plus facile que de venir s’étaler sur mon palier. Qu’il avait besoin de me voir plus souvent. Grhhh, comment faire? Ça ne jouait juste pas avec mon planning!

Jess lui avait dit qu’il était hypocrite de prétendre aimer une femme et la tromper comme il le faisait. Il lui a dit que ce n’était pas vraiment me tromper, parce que ça n’avait pas la même signification ou implications pour elle que pour moi. S’il le faisait, c’est parce qu’il pouvait. Parce que je le permettais.

Jess aurait voulu qu’il fasse l’amour avec elle, et ne comprenait pas pourquoi il ne se gênait pas avec toutes les autres femmes, mais pas avec elle. Pascal lui a dit que c’était différent, je me méfiais d’elle. Elle a cru qu’il voulait dire que j’étais jalouse, que je me sentais menacée par elle. Ce qui est entièrement vrai, mais Pascal ne le sait pas.

Pascal lui a dit qu’il ne s’amusait pas avec des filles qui me regardaient de haut ou essayaient de me marcher dessus, et que Jess faisait partie de celles-là. Elle a voulu nier, et Pascal lui a rappelé sa cassette vidéo, ses appels, ses petites piques. Il savait que ça, je ne pardonnerais pas. Jess a quand même tenté de se justifier, mais je pense qu’il avait peur que je pète un câble.

Pourtant, je crois que je peux passer dessus, parce qu’ils sont mariés. C’est sa femme après tout, et je sais qu’il fut un temps où il l’aimait plus que tout. Il se serait damné pour elle. Même si parfois j’ai des frissons de doutes, je pense que je n’ai pas à la craindre.

Dire que Pascal voudrait qu’on se voit plus souvent... Aujourd’hui par exemple, j’ai passé la journée sur les routes... Des trucs à liquider avant le week-end, pour être libre...

J’aurai dû voir Dol ce soir, mais j’ai préféré aller jouer aux cartes. J’adore jouer aux cartes, alors, même si on m’a averti à 17h30, j’ai tout posé pour y aller. Markus, mon neveu, est passé faire un bec à son papa. Mimi l’a appelé vers 23h pour qu’il rentre. C’était un peu tard.


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230/2015 - De petits secrets pas petits

Publié le par JaneDo


Mardi - 18 août 2015 - 230/2015 - De petits secrets pas petits

Je me demande ce que faisait Pascal. Il me manquait énormément et ça me donnait l’impression de ne l’avoir pas vu depuis des siècles. Je voulais le voir, alors j’ai décidé de lui faire une petite surprise. Quant j’ai sonné, j’ai cru qu’un ouragan traversait son appart. C’était discret, mais pas assez pour échapper à mon inconscience. Je n’y ai pas vraiment prêté attention avant de remarquer que Pascal ne voulait pas vraiment me laisser entrer.

C’est là que j’ai tilté sur le fait qu’il se tenait au milieu du passage et m’expliquait sur un ton d’urgence qu’il était sur le point de partir, qu’il devait retrouver des collègues et qu’il était déjà en retard, et proposait de m’appeler demain. Je crois que c’est les « désolé » à la queue-leu-leu qui ont sonné une sorte d’alarme dans ma tête. C’était louche. J’ai donc filé me renseigner en me branchant sur mon ordi.

Hum... Jess était là... C'est là que le léger bruit que j'avais entendu sans entendre m'est revenu à l'esprit... Sa femme!

Pascal rentrait quant j’ai ouvert mon Mac. Jess lui a demandé pourquoi il avait cru nécessaire d’aller planquer sa voiture dans le garage. Pascal lui a répondu qu’il ne voulait pas que je sache qu’elle était là. Bizarre! Pourquoi? Pourquoi vouloir me cacher ça?

Bon, je peux lui accorder le fait qu’il n’avait pas l’air très heureux qu’elle soit là ou d’être avec elle. C’était même plutôt le contraire. Pascal a vérifié les fenêtres et tournait en rond comme un lion en cage. Un Lion... hahaha, c’est un lion, normal qu’il se comporte comme tel.

A regarder de plus près, je crois que je comprends ce que Pascal détestait chez elle. Elle est gonflante. Tout le temps sur son dos, elle n’arrête pas de parler. Ciel, ce qu’elle pouvait être chiante. Pascal s’était dirigé vers la cuisine pour se servir un verre de lait avant d’aller s’installer à sa table de travail.

Jess est venue se coller près de lui. Penché au-dessus de ses épaules, elle regardait ce qu’il faisait. Elle prenait les cartes disposées sur la table dans un ordre précis pour regarder ce qu’il avait noté dessus. En les reposant, elle les mélangeaient sans réfléchir au fait que si Pascal les avait posé là, c’était pour une bonne raison.

  • Qu’est-ce que c’est?
  • Jess ne touche à rien stp.
  • Pourquoi? Je pourrais peut-être t’aider?
  • Non merci. Est-ce que...
  • Tu veux quelque chose à boire?
  • Non merci. Si j’avais soif, j’irai me servir, t’occupes pas.
  • Quelque chose à grignoter alors? Ton frigo est plein à déborder.
  • Jess... J’ai juste besoin d’un peu de tranquillité, j’aimerai que tu me laisses...

Pascal a poussé un long soupir en voyant son visage s’attrister.

  • J’aimerai juste travailler un peu, et tu sais bien que je déteste...
  • Oui je sais, mais... tu n’es pas obligé de travailler maintenant, non? Ça ne peut pas attendre demain? Je veux dire que vendredi tu seras débarrassé de moi, alors tu ne peux pas être un peu avec moi ce soir? Tu penses réussir à me cacher jusque là?

Lasser par son insistance, de ne pouvoir faire ce qu’il avait prévu de faire, Pascal a fini par couvrir son plan. Il ne pourra rien faire ce soir. En fait, tant qu’elle sera là. Il s’est préparé un café et a voulu aller sur la terrasse, mais s’est ravisé. Il ne voulait pas s’asseoir et continuait à tournicoter dans son appart.

Jess a bien remarqué son hésitation à sortir, et ça l’a fait rire. Elle a demandé pourquoi il était si nerveux. Pourquoi est-ce qu’il n’arrivait pas à se poser 2 secondes et qu’ils puissent discuter un peu. Elle lui a demandé pourquoi il tenait tellement à ce que je ne sache pas qu’elle était là. Si son père ne lui avait pas parlé. Bref, elle enchaînait sans fin.

Pascal était debout au milieu du salon, il ne l’écoutait même pas. Il avait l’air ailleurs. Je me demandait à quoi il pensait, et Jess aussi. Pascal ne semblait pas enclin aux confidences, mais elle a réussi à le convaincre qu’il pouvait lui parler, qu’il fut un temps où ils étaient copains. Jess lui a assuré qu’il pouvait tout lui dire, qu’ils pouvaient parler de tout.

J’ai alors pensé que c’était privé, que ça les concernait tous deux. Sur le point de fermer mon ordi et partir, mais ses premiers mots ont suspendus mon geste; « Je me demande ce qu’elle fait... ». Elle? Qui elle? Alors j’ai tendu l’oreille et satisfait ma curiosité.

Je n’ai pas tout de suite compris qu’il parlait de moi. Mon esprit s’était entortillé quant j’ai cru qu’il parlait d’une autre femme. De Manuella peut-être.

Et il a continué en disant que, parfois il se sentait un peu perdu. Que ce n’était pas toujours facile de la comprendre, que c’était une personne très réservée. Que parfois, il marchait sur des oeufs, ne sachant pas ce qui pourrait la faire tiquer et envoyer valser leur petit monde, parce qu’elle ne parle pas beaucoup de ce qui se passe dans sa tête. Qu’elle était parfois peut-être trop secrète. En tous cas, il ne voulait pas qu'elle s'imagine qu'il se passait quelque chose derrière son dos. Qu'elle le prendrait mal.

...Je ne voyais toujours pas de qui il parlait et, les nerfs à vif, j’attendais qu’il prononce un nom... son nom...

Jess pensait que c'était justement ce genre de mensonge qu'elle risquait de prendre mal. Puis, elle l'a taquiné en lui demandant si elle savait ce qui c'était passé à New York. J'ai avalé de travers. Et qu'est-ce qui s'était passé? Quant il a parlé du fait qu’il ne la voyait pratiquement jamais la semaine, que sa visite inattendue l’avait surpris, j’aurai dû tilté... mais je pense que l’angoisse m’avait obscurci l’esprit.

Jess lui a demandé pourquoi il ne lui disait pas directement tout ça? C’aurait le mérite de lui faire comprendre qu’il faudrait qu’elle s’ouvre un peu plus.

Pascal a dit que malgré tout, quant il était avec elle, il se sentait bien. Soulagé. Souvent il se disait qu’il s’inventait trop de scénarios catastrophe. Il avait passé trop de temps à se dire qu’elle finirait par se lasser de lui, que c’était peut-être déjà le cas, parce que parfois, elle était vraiment très distante, voilà pourquoi elle ne voulait pas qu’il rencontre ses proches.

...Toujours pas tilté!.. J’étais lente! Pourtant là, j’aurai dû tout de suite faire le lien!

Pascal a continué en disant que parfois, c'était plus simple de se jeter dans les bras d'une autre, et pendant quelques heures, il ne pensait plus. Il ne pensait pas à moi. Que c’était moins risqué que de venir pleurer sur mon palier, pour lui dire qu’elle lui manquait qu’il voulait plus.

Pascal regardait ses pieds, et n’a pas vu la grimace sur le visage de Jess. J’ai réalisé que je faisais presque la même. Puis, je crois que ça a commencé à s’éclairer dans mon crâne. Mais, j’avais peur de me tromper, alors j’attendais une confirmation.

Le fait qu’elle ne cherchait pas à l’empêcher de voir d’autres femmes lui faisait peur parfois. Soit elle avait vraiment confiance en son amour, ou elle en avait rien à foutre. Ou encore, elle attendait qu’il aille trop loin pour le lourder.

Des gens sont venus récupérer leur voiture et j’ai changé d’écrans gênée. Quant j’ai pu reprendre, ils s’étaient installés vers le bar de la cuisine et Jess lui disait à quel point il avait raison de ne pas me parler de tout ça. Cette fois, elle a prononcé mon nom comme si elle marchait du savon en même temps. Pascal évidemment n’a rien remarqué.

Jess pensait que ce serait montrer de la faiblesse et que je risquais de le prendre pour une mauviette et dès lors, de m’amuser avec lui comme avec une peluche. C’était préférable que je ne sache pas qu’il passait son temps à se demander ce que je pensais, ce que je faisais, avec qui et tout. Je foutrais de sa gueule.

Pas du tout... Je trouve ça touchant, et au contraire, je ferais encore plus attention de ne pas le faire douter. Je crois même que je ferais l’effort de lui faire des comptes rendus complet de mes faits et gestes, pour qu’il sache qu’il n’avait rien à craindre. Je me demande si Jess pensait vraiment ce qu’elle disait, ou si c’était pour nous éloigner l’un de l’autre?

Bon, il ne voulait pas que je sache qu’elle était là? Et bien ok, je ne savais pas. Je n’avais rien vu, ni entendu. L'empêche... Pourquoi Jess était-elle ici? En pleine semaine en plus?

Je suis rentrée avant de savoir si elle dormirait dans la chambre d’amis ou avec lui. Mais, en même temps, s’il se chiait dans la tête au moins autant que moi, je n’avais pas de soucis à me faire. L’empêche, j’aurai bien voulu le voir ce soir... Je suis quand même surprise qu'il pense autant à moi. Je ne pensais pas faire partie de ses préoccupations!

Je sais pas, mais, je ne pensais pas qu'il passait autant de temps à se poser autant de questions à mon sujet!


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229/2015 - Farniente - (lun.17.août 2015)

Publié le par JaneDo


Lundi - 17 août 2015 - 229/2015 - Farniente

D'abord, j'avais l'intention de m'accorder une journée de congé. Ne rien foutre, à part lire. Il faisait gris, un temps parfait pour se caler dans son canapé préféré et se plonger dans un autre monde à travers un bon livre. Hélas, comme j'ai été en ville en début d'après-midi, j'ai eu la stuidité de passer voir si Dol allait bien. Bien évidemment, Dol était déjà bourrée. Et elle avait sa fille!!!

Pas très contente de la voir comme ça, alors qu'elle a la petite, je n'ai pas fait long feu chez elle.

De retour à la maison, je me suis cette fois détendue sur mon canapé, en attendant le souper de famille. Après le souper, j'ai ramené Kaya et Sèb et je suis rentrée à toute vitesse pour continuer mon livre qui était passionnant. Vers 23h, comme il le faisait souvent, Pascal m'a appelée pour me dire bonne nuit. On a discuté un dizaine de minutes.

Il m'a dit que demain soir, après le boulot, il mangeait avec des collègues de boulot. Pascal irait en vitesse au club de natation et rejoindrait ses collègues après. On n'avait pas vraiment l'habitude de se voir pendant la semaine, alors la question de se ménager un moment ne s'est même pas posé. Je lui ai raconté vaguement mon souper familiale.


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228/2015 - Seule sous la pluie

Publié le par JaneDo


Dimanche - 16 août 2015 - 228/2015 - Seule sous la pluie

Il faisait un temps maussade, pluvieuse et froid. Moi j’aime. Jusqu’à l’arrivée de ses copains, on avait passé un début de journée douce et tranquille. Je devais m’en aller pour les laisser entre mecs. Je crois qu’ils avaient prévu de boutiquer leurs voitures dans le garage, ensuite de faire un peu de musique. Pascal m’appelle plus tard, une fois que ses copains partis.

J’avais voulu aller dans mon parking habituel pour les écouter ce qu'ils se disaient, mais il y avait trop de va-et-vient. Impossible de trouver une place dans un coin non plus. Je suis donc rentrée.

J’ai passé le reste de la journée à lire et répondre aux messages débiles de Gis. Elle rentrait, ne trouvait pas de co-voiturage, ne rentrait pas. Bref, au bout d’un moment, j’en ai eu marre, je lui ai dis que je considérais qu’elle ne rentrait que le 22 comme prévu, point barre. Que je ne voulais pas passer ma journée à tapoter des messages. J’ai horreur de ça.

Pascal m’a envoyé un message vers les 19h pour me dire qu’ils sortaient manger ensemble. Il ne savait pas à quelle heure il rentrerait, mais si je voulais venir à la maison, il me laissait la clé à la place habituelle. Je suis donc partie continuer ma lecture chez lui. De toute façon, j’étais sur le point de sortir pour m’acheter des clopes.

Pascal est rentré vers minuit. Ils avaient été prendre un verre dans un bar, où ils ont traîné jusque là.

Ne le voyant pas rentré vers 22h-22h30, j’avais pensé retourné chez moi. Parce que, de toute façon, étant donné l’heure, on ne pouvait pas profiter de grand chose de la soirée. Vu que Pascal bosse demain, il ira certainement se coucher en rentrant. J’avais décidé de lire encore un chapitre de plus, si Pascal n’était toujours pas là, je rentre. Mais, la lecture m’a fait oublié le temps.


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227/2015 - sur les rotules

Publié le par JaneDo


Samedi - 15 août 2015 - 227/2015 - sur les rotules

Pas dormi depuis 48h, de la nuit de vendredi à samedi, donc sur les rotules... Calfeutrée sur son canapé, j’ai lu, et même oublié l’heure. Pascal est rentrée au petit matin. Ce devait être plus de 5h30 du matin. Je baillais aux corneilles déjà depuis un moment, mais, je m’accordais toujours un chapitre de plus. Mon bouquin était super captivant.

On a été se coucher presque aussitôt, sans discuter. Pascal a rangé sa guitare et a pris une douche. En posant ma tête sur l’oreiller, je me suis endormie le temps de sa douche. Peut-être 10mn. Ensuite, on a bavardé. Pascal s’est endormie vers les 6h du matin. Et comme mon livre m’appelait, j’ai continué à lire en passant de longs moments à le regarder dormir. Trop chou. Ça me donnait envie de le couvrir de bisous.

On a pris le petit déj. vers midi. Il était crevé de n’avoir pas assez dormi, et moi, je n’avais pas posé mon livre.Un gros pavé de plus de 800 pages. J’arrivais bientôt à la fin, et je regrettais déjà ce livre. Trop passionnant.

On a traîné une bonne partie de l’après-midi dans les magasins de musiques et de sports. Cela ne m’ennuyait pas du tout. Quant c’est pour moi, j’aime faire les magasins toute seule. Si je suis accompagnée, je n’achète jamais rien.

Caroline est passée à la maison après notre retour. Pascal n’avait pas été faire de jogging ce matin, alors Caro venait aux nouvelles. Pascal n’avait pas envi de sortir le soir, et moi non plus. Thomas s’est joint à Caroline pour insister. Pascal a fini par capituler. Il a promis qu’on sortirait boire un verre, mais qu’on ne resterait pas longtemps.

Je n’ai rien dis, mais je savais que je choisirais de rester à la maison. Il pleuvait et ça me donnait plutôt envie d’être enroulée dans un plaid à lire.

La mine boudeuse, Pascal est parti chercher Caroline. Une fois mon livre terminé, pour ne pas trop pleurer la fin du livre, je me suis plongée dans un autre. Mary Higgins Clark; une valeur sûre. Pascal était sensé être de retour avant minuit, mais il n’est rentré que vers 4h du matin. Je ne dormais pas.

Ils avaient passé la soirée dans une villa au bord du lac, chez une copine. Elle habitait l’aile gauche de la villa de ses parents. Il pleuvait, donc ils n’ont pas pu profiter de la piscine, mais ils ont passé une bonne soirée. Pascal avait l’air enchanté.

On a un peu discuté des vacances... mais on s’est endormi avant de décider quoi que ce soit. Pascal m’a raconté en gros la soirée sans que je n’ai rien demandé. Je crois que j’aime bien rester à la maison à l’attendre des soirs comme celui-là. JE ne me plaints pas, c'est moi qui dors près de lui, dans ses bras.

Mince ça criait et tapait chez ses voisins. Un peu inquiets, on a quand même tendu l’oreille. La femme avait l’air très remontée, on aurait dit que le mec tentait de la faire taire. Dire qu’ils ont des enfants!! Et voilà, des trucs qui cognent contre les mûrs encore. La femme est sortie en hurlant dans le jardin, vite rattrapée par son mari, qui l’a faite entrer.

Ils se battent sérieusement!!! Je crois que quelqu’un a appelé les flics...


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226/2015 - Une soirée de trop

Publié le par JaneDo


Vendredi - 14 août 2015 - 226/2015 - Une soirée de trop

Pascal finissait plus tôt aujourd’hui. Rhhh, je ne savais pas si je devais aller l’attendre à la sortie du boulot ou chez lui. Puis, je me suis rappelée que je devais aller chercher ma nièce. Ciel, un peu plus et j’oubliais ma puce. Hum, heureusement qu’elle a eu l’idée de me le rappeler.

Donc, c’était fichu, à mon retour, Pascal serait sûrement déjà sorti...

Sur la route, on a mangé tous les 3 au Holly Cow. Je suis encore passée chez ma frangine pour aller chercher de la bouffe. Il était un peu plus de 21h30 quant j’ai pu poser les pieds chez moi. Inutile de courir partout pour le chercher, je ne le trouverais pas. Il me restait l’option de l’appeler directement, ou d’appeler Caro. Elle savait surement où le trouver. Rhhh, j’ai mal à la tête.

Pascal est sorti un moment pour dîner avec des collègues de boulot. Il ne pensait pas faire tard. Il m’avait laissé sa clé, on devait se retrouver à la maison vers 23h. Je me demande à quoi ça sert de finir tôt, si c’est pour retourner passer la soirée avec des gens du travail!!! Nul. Autant finir comme d’habitude, et aller directement bouffer!

Alors que j’étais encore vautrée sur mon canapé, Pascal m’envoyait un autre message pour me dire que: il ne savait pas à quelle heure il rentrerait, que ce serait plus simple de se voir demain. Il m’appellera. Il avait oublié qu’il devait remplacer le bassiste. Donc après le dîner, ce serait la course.

J’ai pas répondu, et j’ai été quand même l’attendre chez lui. Une soirée sans lui, c’était une soirée de trop. J'aurai bien voulu aller le voir jouer!

De plus, le jour de son anniversaire, on n’avait même pas pu le fêter comme il faut, alors ce soir, je pensais... Ben non, apparemment pour lui, ce n’était pas si important! Je lui préparerais un petit dîner en tête à tête demain soir. Purée, cela fera plus d’une semaine après!!! Il pleuvait toujours, et j’aurai bien voulu être calfeutrée dans ses bras dans le coin du canapé.


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225/2015 - Pourquoi!?!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 13 août 2015 - 225/2015 - Pourquoi!?!

L’orage a a débarqué en trombe vers 15h... Il avait fait gris toute la journée, mais là c’était la totale;, bourrasque violent avec tout un concert de fenêtres et volets qui claquent. Même ma voiture se faisait chahuter par le vent. Il fallait rester vigilant et tenir son volant d’une main ferme. Mais, j’aime l’orage, heu, pas les éclairs, ça, ça me fait peur.

Arhhh, mais pourquoi est-ce que j’ai accepté d’aller récupérer Dol chez l’autre poivrot moi! Jeeez, je suis la reine des idiotes. Déjà au téléphone, j’avais très bien   compris qu’elle était plus que ivre  , bourrée de chez bourrée.

C'est tellement pitoyable de la regarder tituber, marcher de travers serrant ses bouteilles et son sac.

Rahhh, on avait déjà fait la moitié du chemin quant elle s’est rendue compte qu’elle n’avait pas ses clés. Au lieu d’appeler le vieux à la bedaine, elle a appelé sa maman, et on est retourné en arrière pour aller chercher ses fichues clés. Rien.

Quelle pitié de la voir dans un tel sale état! Elle n’arrivait même pas à monter les escaliers en rentrant. Pfff, dû encore presque la porter.

Et voilà, je voulais aller juste prendre un verre avec Pascal et ses potes, du coup, c’était fichu. C’est plus de 23h30, il est certainement déjà rentré. Mais quelle idée stupide que j’ai encore eu! J’avais promis à Pascal de passer, il devait sans doute être déçu, mais il n’en a rien dit. Il était bien rentré et était sur le point de s’endormir quant j’ai appelé.

On a parlé 5mn, ensuite, je me suis affalée sur mon canapé, trop contente d’être rentrée moi aussi et d’être seule chez moi. Dol voulait qu’on se voit demain, mais je me garderais bien de l’appeler. De toute façon, je ne vois pas comment, ni quant; il faut que j’aille récupérer ma puce en Valais.


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222/2015 - Caroline le garde à l'oeil

Publié le par JaneDo


Mardi - 11 août 2015 - 223/2015 - Caroline le surveillera la semaine

Rien fait de spécial durant la journée, à part peindre. Je voulais prendre le temps de me larver dans un bon bain avec un bouquin, mais je n’en ai pas eu le temps. Mon frère est passé chez moi, en allant chez ma frangine; on avait une réunion à propos de nos biens en Afrique. On a ensuite joué aux cartes jusqu’au environ de 23h.

J’ai essayé de joindre Pascal toute la journée, mais je n’ai pas réussi. Il devait être très occupé. Je voulais juste entendre sa voix. J’ai demandé à Caroline de surveiller un peu Pascal pendant la semaine. Dimanche, quant on discutait avec Pascal, je lui ai dis qu’il avait toute la semaine pour voir ces filles, alors ça m’énervait un peu qu’il les voit pendant le week-end.

De toute façon, je savais que Caro le faisait déjà, sans que j’aie eu besoin de lui demander. Mais à la différence, maintenant, je peux lui demander des renseignements. Jeeez, si Pascal savait qu’il était autant sous le radar, je me demande ce qu’il dirait!


Mercredi - 12 août 2015 - 224/2015 - Petits tours et puis s’en va...

Dû aller en ville avant la fermeture des magasins, de la poste, etc. Rhhh, j’avais un bon rythme sur mon boulot, alors je n’avais aucune envie de sortir. J’avais juste pris une douche le matin, avalé un café en vitesse et j’ai été plongé toute la journée à travailler. Heureusement que j’avais mis le réveil pour ne pas oublier de courir à la poste! Et... acheté des clopes.

Pascal m’a appelée ce matin. Ce qui m’a fait une petite pause et il m’a fallu 5mn pour que les rythmes de mon coeur se calme. J’adore le son de sa voix. Hmmm. Il a dit que sa batterie était morte hier, et qu’il avait oublié le chargeur dans son sac de sport.

Hum! Je n’y crois pas une minute. Je sais qu’il a un chargeur au boulot, un à la maison, et encore un autre dans la voiture. Je me demande pourquoi il s’est cru obligé de me mentir.

Après avoir couru dans tous les sens en ville, en rentrant, j’ai fait la bêtise d’appeler Dol, alors je suis passée lui faire un coucou. Elle a une prise de sang demain matin pour son alcoolisme, mais elle n’a pas pu s’empêcher d’avaler quelques verres de Rosé, et une dizaine de bière, soit disant sans alcool. Ma foi, c’est sa vie, si elle veut le jeter aux ordures, c’est son problème. Personne ne peut l’aider. Elle doit faire ça elle-même.

Alors quant elle a commencé à me faire sa séance de larmes dramatiques, parce qu’elle risque de perdre sa fille s’ils trouvent de l’alcool dans son sang, je lui ai dis d’arrêter son cinoche.

Je ne voulais pas gâcher toute ma soirée pour lui tenir compagnie, alors quant j’ai voulu partir, elle a appelé Gilick! Le poivrot. Le mec sait qu’elle ne doit pas boire, mais étant un alcoolique lui-même, il l’encourage sans vergogne. Il est tellement moche! Qu’est-ce qu’elle fait à traîner avec ce genre de type??? Sa place est au Musée des horreurs.


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222/2015 - Another Birthday... with his folks! - (lun.10 août 2015)

Publié le par JaneDo


Lundi - 10 août 2015 - 222/2015 - Another Birthday... with his folks!

J’ai fait une réservation ce soir pour l’anniversaire à Pascal. Je voudrais qu’on le fête ensemble. Ciel, j’aurai dû m’y prendre beaucoup plus tôt, je suis trop nulle. C’était la croix et la bannière pour trouver un restaurant digne de ce nom. Après avoir enfin réussi à tout organiser pour ce soir, je l’ai aussitôt appelé pour confirmer.

J’étais surprise qu’il ne m’ait pas réveillée ce matin, ou appelée. Il avait dû trouver mon cadeau, alors un coup de fils s’imposait il me semble. Ou peut-être ça ne lui plaisait pas?

Arhhh, mon coeur fait des génuflexion dès que j’entends sa voix. Cela m’étonne toujours d’être dans tous mes états rien qu’à l’idée de l’appeler, ou quant je me retrouve face à lui. Même chez lui, alors qu’on est que tous les 2, il me faut un petit moment avant que les papillons qui grouillent dans mon estomac se calment et retourne dans leur cocon.

J’ai tout de suite senti que Pascal était sur la réserve, que quelque chose... et paf... il mangeait avec ses parents ce soir.

Grhhh, quant je pense à tout le temps que j’ai perdu ce matin à organiser pour ce soir! Zut! J’ai réussi à trouver une toute petite voix et à déguiser ma déception, pour lui demander s’il voulait que j’aille l’attendre chez lui.

Pascal n’avait pas osé me le proposer, persuadé que j’aurai été trop déçue qu’il n’ait pas réussi à dire non à ses parents. Mais aussi, il ne savait pas du tout à quelle heure il rentrerait et il avait pensé que j’irai alors à mon souper de famille. C’était annulé, vu qu’on a eu une réunion vendredi avec la bouffe Brésilienne.

J’ai même failli lui dire qu’on avait qu’à se voir demain ou un autre jour, parce que j’avais l’impression qu’il cherchait à annuler, pour ne pas avoir à courir, parce que je faisais le pieds de grue chez lui.

J’avais très envie de bouffer mon natel, la batterie et l’écran avec. Mince, ses parents sont chiants. Pascal m’avait laissé la clé, je n’avais plus qu’à m’installer et poireauter...

Tout à l’heure, Pascal a dit qu’il pensait me remercier pour mon cadeau de vive voix, ça l’embêtait de devoir le faire par téléphone. Il n’avait pas voulu me réveiller ce matin. Du coup, il l’avait mise pour aller au boulot. Hihihi, ça m’a fait plaisir. Encore plus plaisir de voir la montre que Caro lui a offerte, traîner sur la table de nuit.

A mon avis, il a dû mettre un clou à l’oreilles et ma montre, comme ça, il portait quelque chose de ma part et de la part de Caroline en même temps! Hum!


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