184/2015 - 1ère séance ciné; Pascal
Vendredi - 3 juillet 2015 - 184/2015 - 1ère séance ciné; Pascal
J’étais postée dans le parking près de chez Pascal, au bord du lac, mon ordi sur les genoux. A son retour, petite séance de cinéma pour moi. Je m'étais mise à l'écart des autres voitures, je ne voulais pas qu'on puisse regarder par-dessus mon épaule. J'avais une bonne vue d'ensemble et personne ne pouvait venir par derrière. Je m'étais bouclée à double tour dans la voiture, la fenêtre baissée de sorte à laisser sortir la fumée de mes cigarettes. J'étais bien installée.
Pascal est entré avec son natel à l’oreille. Il a jeté ses clés dans le pot près de l’entrée, a fermé la porte, et est allé dans la cuisine se servir un grand verre de lait. J’ai vite compris qu’il parlait avec Caroline. Je ne sais pas ce qu’elle lui racontait, mais ça le faisait rire.
Gentiment, il lui a demandé d’arrêter d’être si chiante. Il voulait qu’elle arrête ces petites crises, sinon c’était peut-être mieux qu’ils arrêtent de se voir si ça la faisait tellement souffrir. Puis, il lui a dit qu’il était avec moi ce soir. Caro a dû lui dire que ce n’était pas vrai, alors il lui a rappelé que je n’étais pas obligée de tout lui dire non plus.
- Quoi que je fasse, je te retrouve derrière moi, il faut que ça s’arrête Caro!
Il y a eu un bip, il avait un 2ème appel. Sans se démonter après un si gros mensonge, il lui a dit qu’il devait la laisser, et il a raccroché.
Trop tard pour l’autre appel. Il a regardé, puis il a été dans sa chambre se déshabiller. Son natel avait sonné 2x pendant qu’il prenait une douche. Il est sorti à poil de la salle de bain en se frottant la tête, puis il a mis le linge autour de sa taille.
Miam, il est trop mignon; bronzé, ses muscles bien dessinés suivaient les mouvements de son corps si parfait. Son natel a sonné encore, et il est retourné dans sa chambre pour son natel. Trop tard. Il n’a pas cherché à rappeler le numéro qui cherchait à le joindre. Caroline peut-être? Pascal a enfilé un caleçon. Quelqu’un a sonné à sa porte, en passant pour aller ouvrir, Pascal a allumé la télé.
- Mais... qu’est-ce que tu fous là? T’es folle ou quoi? On vient de se quitter!
- Tu me manquais trop... J’ai essayé de t’avertir que je venais. Ça m’a déchiré le coeur de me retrouver toute seule, je voulais dormir dans tes bras.
Manuella était très peu habillée; une petite robe rouge, sans manches, qui s’ouvrait sur le devant avec une fermeture éclair, avec lequel elle jouait, en le regardant par en-dessous, avec un petit sourire coquin. Elle a posé un doigt sur le haut de son torse et a laissé son doigt glissé jusqu’à son nombril. En souriant, il a attrapé sa main.
- T’es folle!
- Je peux rester?
- Pas vraiment. Il a jeté un coup d’oeil dehors. Thomas va rentrer d’un moment à l’autre, et ta voiture devant la maison...
- Je peux aller la parquer dans la rue.
- Non Manu... Le matin, on part ensemble, et demain, c’est moi qui conduit. Je ne veux pas que Thomas te tombe dessus. Il adore Jane!
- Jane croit toujours qu’on est fâché? Elle ne va pas venir ici ce soir, non?
Pascal l’a regardée fixement;
- Non, je ne pense pas, mais tu ne peux pas rester. Pas ce soir.
Sur ce, j’ai aussitôt appelé Pascal. Je voulais surtout voir si allait me répondre ou pas. Il a pris son natel, l’a montré à Manuella en disant qu’il s’agissait de moi. Il n’a pas répondu. Mon coeur a pris l’ascenseur jusque dans ma gorge. Le rat. Il ne m’a pas répondu parce qu’il était avec elle, et en plus, il lui a dit que c’était moi qui appelait. Ce qui me faisait passer pour une pauvre idiote vis-à-vis d’elle.
- Vaut mieux que tu rentres.
- Noooon, laisse moi rester.
- Faut que je rappelle ma copine... S’il-te-plaît...
Pascal l’a poussée gentiment vers la porte, ils se sont embrassés. Elle faisant la moue. Elle l’a encore suppliée de la laisser rester, qu’elle voulait juste dormir près de lui. Pascal secouait la tête. Après l’avoir encore embrassée, il lui a murmuré à l’oreille que ça n’allait pas ce soir. Leurs doigts se sont caressés jusqu’à ce qu’elle soit trop loin pour qu’ils se touchent.
Dès qu’il a fermé la porte, Pascal m’a rappelée. Il avait éteint en traversant le salon pour aller se coucher sur son lit en allumant la télé sans le son.
Sa voix était claire, joyeuse. Il ne se doutait pas une seconde que je savais ce qu’il fichait. Je lui ai demandé ce qu’il avait fait ce soir. Il m’a servi le mensonge qu’il m’avait servi plus tôt, qu’il était sorti prendre un verre avec ses copains. J’ai failli lui dire que j’avais croisé ses copains et qu’il n’était pas avec eux, mais, ça ne servait à rien. Je n’avais pas envie de le mettre à mal.
On a bavardé un moment, et quant on a raccroché, Pascal est resté un moment couché les yeux dans le vague. Je me demande bien à quoi il pensait. Pascal a repris son natel, et j’ai eu un coup de chaleur; allait-il rappelé Manuella?
Surprise, c’est moi qu’il a appelé. Il cherchait à me convaincre d’aller dormir chez lui. Hum, je n’étais pas habillée pour. Après avoir vu Manuella à sa porte, si sexy, je ne pouvais pas me pointer derrière en training ridicule quand même. J’ai été obligée de refuser. Pascal a insisté en me rappelant que demain soir, on ne pourrait pas se voir, et que si je ne voulais pas, tant pis pour ma coloc, il vient lui.
Pascal s’était redressé sur son lit, près à bondir dans ses vêtements et à se lancer sur les routes. Je lui ai dis que c’était une mauvaise idée, parce que je ne lui ouvrirais pas. Après quelques bisous virtuels, j’ai raccroché. Il était super, super tard, et comme Pascal avait tout éteint pour dormir, je suis rentrée.
Vendredi, après le boulot, les garçons faisaient les préparations pour demain. D’après ce que Pascal m’en a dit, c’était une soirée entre mecs. Monter quelques tentes, pour ceux qui dormiront sur place, et au cas où il pleut. Ce serait un sacré imprévu, étant donné qu’ils ont annoncés la canicule pour ces prochains jours. Et il faisait super chaud. Quoique je fasse, je fondais sur place.
On a joué aux cartes ce soir chez César, mon frère, ma soeur et moi. Hihihi, c’était super sympa. Je suis rentrée après minuit. Je croyais que c’était trop tard pour aller chez Pascal, mais il m’a laissé un message pour dire qu’il sortait prendre un verre avec ses copains. Caro m’a appris que c’était faux, que
Les jeunes avaient un picnic au bord du lac avec le fils à Pierre, venu du Brésil pour passer des vacances avec son père. C’est un ami d’enfance de Kaya, un genre de grand frère.



J'avais des trucs à faire demain, vendredi, et je voulais profiter de dormir le matin, et être en forme le soir pour faire la fête.
Mercredi - 24 juin 2015
Mardi - 23 juin 2015