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173/2015 - M'occuper pour ne pas penser

Publié le par JaneDo


Lundi - 22 juin 2015 - 173/2015 - M'occuper pour ne pas penser

Pas de dîner en famille, donc je pouvais continuer à bouder tranquille. Sinon, j’aurai dû sourire de toutes mes dents jusqu’à en avoir des crampes à la mâchoire. En début de matinée, Pascal a fait une tentative pour m’appeler, mais j’étais en train de dormir et mon natel sur silence. Je ne l’ai pas rappelé en me levant. Je n’en avais aucune envie. Non merci pour les excuses bidons.

J’ai lu le 1er message qu’il m’a envoyé;
« Tu n’as même pas essayé de m’appeler? Hum, c’est que tu dois être fâchée!! T’es quand même pas fâchée, hein? Jane voyons... tu sais bien que je ne pouvais pas faire autrement » et effacé les autres sans prendre la peine de les lire. Si c’était sur le même ton, à me prendre pour une gourde, alors ça ne valait pas la peine d’être lu.

Je me suis investie dans mon boulot et j’ai peins aussi un peu pour mon plaisir perso. Je ne suis pas sortie de la maison, et je n’ai pas ouvert quant ça a sonné. Je ne voulais pas être dérangée. Ce devait être une de mes voisines. Pas le temps pour papoter autour d’un café pour ne rien dire.

Au moins comme ça, je ne pensais pas trop à Pascal. Des vagues de tristesse me submergeaient pas moments, me ramenaient au bord des larmes, mais peindre me fait oublier tout le reste. En plus, ma copine de Floride, Brig est en Suisse, alors demain, rendez-vous au bord du lac pour manger ensemble. J’aurai droit à toute la clique; son fils et son mec, donc on ne pourra pas discuter!


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172/2015 - Abandonnée - Dimanche, 21 juin 2015

Publié le par JaneDo


Dimanche - 21 juin 2015 - 172/2015 - Abandonnée

Pascal m’a envoyé un message pour savoir si je voulais venir déjeuner avec lui dimanche matin. J’ai essayé de l’appeler direct après avoir reçu son message, sans succès. Ça m’a un peu piquée au vif. J’ai donc répondu par sms, que ça me ferait plaisir et que j’apportait les croissants. Il a répondu 2mn après; "Cool, alors à demain, Bisous partout ;)". Quelques minutes plus tard, j’ai tenté ma chance encore une fois, avec toujours le même résultat.

Je me demande ce qu’il a fait après la fête? Qu’est-ce qu’il avait fait de sa journée d'hier? Qu'a-t-il fait tout le samedi? Que faisait-il ce soir pour ne m’avoir pas proposé de le passer avec lui?

Je crois qu’il n’a pas voulu me répondre, parce qu’il avait d’autres plans. L’angoisse et les larmes m’ont sapé le moral. Bien sûr, il n’avait pas à passer tous ses week-end avec moi, je le savais, et il n’avait pas d’explications à me donner, mais j’étais perdue sans lui, terrifiée. Je me faisais du mauvais sang et j’enviais tous ceux qui étaient près de lui. J’enviais la terre entière.

Ce n’était pas normal d’être aussi dépendante de lui. Je me maudissais de n’avoir rien prévu d’autre pour ma soirée, de rester plantée chez moi à me faire des films.

Mais que pouvait-il faire? Où était-il? Avec qui? Effondrée, triste à mourir, mon imagination en effervescence, j’ai pleuré. Même pleurer ne me soulageait pas. J’étais désespérée. Après hier soir, il aurait dû avoir la présence d’esprit de rester en contact, d’être là pour me rassurer.

Apparemment, il n’y avait même pas pensé. Je n’étais pas sa priorité. Ces sombres pensées me rendaient encore plus triste.

Dès que le jour a commencé sa course vers la nuit, mes pas m’ont emmenés chez lui. Avant, j’avais passé chez Elodie, chez Manuella, et pendant que j’y étais, aussi chez Maud. Perplexe, je n’y ai pas trouvé la voiture à Pascal. J’ai eu une ou deux petits alertes cardiaques en apercevant une voiture qui ressemblait à son Audi.

Rien, alors j’ai été chez lui. Il faisait nuit, et c’était idéal pour voir sans être vue. Rien devant la maison. Et après vérification, rien dans le garage non plus. Ni Pascal, ni Thomas. La maison était vide, plongée dans le noir, à part pour les éclairages programmées pour faire croire qu’il y avait quelqu’un dans la maison.

J’étais au plus bas, triste que Pascal n’ait pas eu envi de me voir aujourd’hui, ce soir. La pensée qu’il était ailleurs, à un endroit où il avait plus envi d’être que d’être avec moi me faisait si mal. J’avais envie de le trouver, de savoir ce qu’il faisait. J’avais honte de penser que je devais peut-être me résoudre à appeler Caroline.

Le pire, c’est qu’elle n’était pas chez elle non plus. L’idée de l’appeler et que Pascal était peut-être à côté d’elle me rendait malade. J’ai tourné comme une folle toute la nuit à travers Lausanne, St-Sulpice, Morges, Nyon. Rien. Je n’ai pas trouvé même la voiture voyante de Thomas.

Epuisée, fatiguée, morte de chagrin, je ne suis rentrée qu’aux premières heures du matin. Pour déjeuner avec Pascal, je devrais être debout, fraîche et dispo dans moins de 5h... J’avais tellement le moral dans les pompes et les yeux gonflés comme des ballons de baudruches, que je savais que je devrais passer une bonne heure avec une lavette froide sur les yeux. Ou un steak.

J’ai eu de la peine à trouver le sommeil sans pleurer. A 10h, pleine d'espoir, après avoir dormi peut-être 4h, je me suis préparée à aller acheter des petits pains et croissants pour le déjeuner. Je me suis exercée à sourire. Je ne voulais pas qu’il remarque que j’étais inquiète ou que j’avais passé la nuit à pleurer.

A 11h, avec mon sourire préfabriqué et mon air joyeux, je sonnais chez lui. A mesure que les secondes s’égrainaient, l’angoisse revenait me serrer la gorge. Ouais, il dormait, il n’avait pas dû entendre. J’ai sonné à nouveau. Intriguée, sans même le réalisé, j’ai commencé à regarder autour de moi; pas de voitures devant la maison. Ni celle de Thomas, ni celle de Pascal.

Bah, ils étaient peut-être parqués de l’autre côté. J’ai sonné à nouveau. Toujours aucun mouvement venant de l’intérieur. Les tremblements ont commencés et j’avais froid aussi.

Les jambes en coton, j’ai descendu les marches pour aller voir par la fenêtre du garage. Rien. Il n’y avait pas sa jeep. J’ai commencé à remarqué à quel point je devais avoir l’air idiote avec mon gros cornet de pains, croissants etc. Ils n’étaient pas là. Plus terrible; Pascal n’était pas là. J’ai relu son message; il m’avait bien invitée à prendre le petit déj. avec lui, on était bien dimanche!

Je n’arrivais pas à comprendre. Je comprenais seulement qu’il était inutile de sonner.

J’ai été parcourir un bout de la rue de l’autre côté de la maison; sa voiture n’était pas parquée de ce côté là non plus. Les larmes bloquaient au fond de ma gorge, je me sentais stupide. J’ai eu envie d’aller voir chez Caro. J’avais peur qu’elle me voit, mais en même temps, je ne pourrais pas partir sans aller vérifier. Ben, Pascal n’était pas parqué là non plus.

Impossible de savoir si Caro était là, sans prendre le risque d’aller jusque sous ses fenêtres en plein jour! si elle ne me voit pas, les voisins eux me verront. Je pouvais aller sonner, mais j’avais trop honte, trop de chagrin. Impossible.

Je n’avais plus qu’à rentrer chez moi, la queue entre les jambes. Dans la voiture, les vannes ont sautés. M’en fout si on voyait que je pleurais. Pascal m’avait fait venir pour rien, ou il m’avait zappée, oubliée. Ou il s’en foutait royalement. Il n’avait même pas pensé m’avertir! Peut-être qu’il était juste sorti courir? Non, sa voiture serait là; il court pas avec sa voiture!!

Je me sentais trop stupide pour même avoir le courage de lui envoyer un message. Et pour dire quoi; merci pour le lapin? Répondrait-il? Aurait-il une bonne excuse? Ou est-ce que ça le ferait rigoler? Et s’il était avec une de ces garces? Oh??? Mais où était Jess?? Elle aurait dû être là, non? Au moins elle! Pourquoi n’y avait-il personne?

A la maison, j’ai lancé mon natel sur mon lit. Me ravisant, je l’ai foutu sur mi-silence et je l’ai laissé dans la chambre. J’étais triste, mais aussi furax. Il aurait dû penser à m’avertir, à me signaler qu’il n’était pas chez lui.

Ha! peut-être qu’il était avec sa femme hier, voilà pourquoi il ne m’avait pas proposé de passer. Oui, je lui cherchais des excuses, pour moi, pour me sentir mieux. Mais rien n’y faisait. Je ne voulait pas savoir quant il finirait par se décider à m’appeler. Ou s’il ne m’appelait même pas. J’étais déjà assez mal et inconsolable. Je me sentais si misérable.


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171/2015 - La nuit dans un palace avec le mauvais partenaire....?

Publié le par JaneDo


Samedi - 20 juin 2015 - 171/2015 - La nuit dans un palace avec le mauvais partenaire...

Dans une corbeille au milieu de la petite table près de Jonas, il y avait un grand pot violet avec les clés des chambres. Je me suis sentie mal. C’était de l’échangisme avec clés, c’est tout. Je n’avais pas envie de dormir avec quelqu’un d’autre que Pascal. Je voyais l’oeil brillant de la pouffe Manuella, et la moutarde me montait gentiment au nez. Evidemment, je connaissais les règles et les implications.

On se serait cru à une soirée d’enterrement de vie de jeune homme. Les lumières ont été tamisées, et 3 strip-teaseuses sont entré faire leur numéro. Je n’arrive pas à comprendre ce qui peu tellement émoustiller les hommes de voir une nana se dandiner dans des postures sommes toutes, assez vulgaires!

J’avais dû louper un bout du discours de Jonas. Je crois que ceux qui sont partis aussi. En fait, les jeux coquins ne commençaient pas tout de suite, mais en toute fin de soirée. Avec tout ce que j’avais bu, je ne me souviens plus très bien de la soirée. La boisson me faisait oublier que je ne passais pas beaucoup de temps avec Pascal, de même que ses sourires, ses rires avec d’autres femmes. Jess et Elodie avaient beaucoup plus de chance que moi, comme pour Caroline.

Tout en est-il, que je me suis retrouvée assise en cercle, à faire tourner une bouteille. A embrasser celui-ci ou celui-là, à chanter, à exécuter des gages que je n’aurais jamais accepter de faire si j’avais été sobre. On avait d’abord fait le jeu « Je-n’ai-jamais ». Je sais que j’avais dû ingurgiter pas mal de vodka déjà là.

Vers les 4h du matin, j’ai regardé un Pascal souriant et jovial partir main dans la main avec une Elodie aux anges. Elodie? Je l’avais un peu oubliée celle-là! Pascal était un peu cuit, ça se voyait comme le ne au milieu de la figure.

Caro m’a expliqué vaguement comment on en était arrivé là, mais elle n’était pas plus nette que moi. Je n’ai rien compris. Puis, le rouquin, que je déteste radicalement, m’a prise par la main. Apparemment, on passait la nuit ensemble. Quoi? Ce crétin? Impossible!

Je crois que ça, ça m’a dégrisé! Avec lui? Ah ben ça, c’était le comble. Devant ma réaction, Jonas a proposé un échange, et j’ai réalisé que Caro était sa partenaire. Elle était toute pâle. Moi rouge. Comment faire pour s’en tirer? Il était hors de question que je laisse le rouquin me toucher, et pas plus Jonas! Quelle galère!

Pascal se moque avec qui je vais passer la nuit? En tous cas, il n’a pas eu l’air de se préoccuper de ce qui se passait alors qu’il filait à l’anglaise avec Elodie. Bon, j’étais ravie de voir la mine déconfite de la Miss Manuella. Je n’ai pas vu Jess.

On avait déjà joué à ces jeux, et je me suis dis qu’il fallait que je demande à Caro si d’habitude elle participait jusqu’au bout!!!! Je participe volontiers à ces jeux, et j’avoue que j’aime bien. Mais, je crois que ces jeux sont plus amusants pour les mecs que pour les nanas. Quelle galère!

Pascal n’allait pas regarder le plafond, je suis une grande fille, quelle importance. Je n’avais qu’à me brancher en mode « états d’esprit mec ». Mais plus on approchait de la chambre, le rouquin avec son sourire débile, ses yeux libidineux qui me léchaient déjà me dégoûtait. J’avais envie de faire demi tour et de partir en courant.

En parcourant le long corridor pour trouver notre chambre, Caroline et Jonas marchant derrière nous, je me sentais étouffé.

Je n’avais pas voulu prendre la main de cet imbécile. Il n’imaginait quand même pas que j’allais le laisser poser ses sales pattes sur moi, si? Avant de quitter la salle, je lui avais dis que j’avais besoin de commander du café. J’avais pris en cachette du sel. J’avais bien l’intention de lui faire passer la soirée de sa vie; à vomir jusqu’au matin.

Une des chambre réservée était libre, et Caroline et moi avions convenu de nous y retrouver après...

Dès qu’on est arrivé dans la chambre, le rouquin a commencé à se déshabiller avec frénésie. Non mais il rêve lui! Les pots de cafés et thés ont été rapidement livré, et je me suis enfilée 2 tasses salées. Il a fallu moins d’une minute pour que tout remonte. Je me suis précipitée dans les toilettes.

Je déteste vomir, les hauts le coeurs me brisent les côtes, mais il fallait bien plus que ça pour décourager l’autre. Dès que j’ai fais mine de revenir dans la chambre, il a voulu tenter de mettre ses griffes sur moi, une autre salve est arrivé juste à point et je lui ai vomi dessus. Après j’ai passé plus d’une heure dans les toilettes.

Il a dû comprendre qu’il n’y avait aucune chance d’aller plus loin pour ce soir! Hihihi...

Comme il dormait, j’ai filé dans l’autre chambre de l’étage. Caroline était déjà là, elle m’attendait. On a rigolé en racontant les plans que nous avions mis sur pieds pour nous en tirer. C’était pas très correct, mais bon. On allait se faire probablement taper sur les doigts si ça se savait, mais je ne crois pas que nos « conjoints » d’occase diront quoi que ce soit.

Caroline s’était effondrée en larmes et a carrément dit à Jonas qu’elle ne pouvait pas. Qu’elle était amoureuse de Pascal et qu’elle ne voulait coucher avec personne d’autre. Il a essayé de la convaincre, puis furax, il l’a carrément jetée hors de la chambre.

Le lendemain matin, les yeux dans les chaussettes, Caro et moi avons pris notre petit déjeuner en silence. On était que 4, tous les autres étaient encore... au lit! On a rien su faire d’autre que de partir après avoir traîné une bonne heure, espérant voir d’autres invités descendre.


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170/2015 - Anniv. Thomas...

Publié le par JaneDo


Vendredi - 19 juin 2015 - 170/2015 - Anniv. Thomas...

L’anniversaire de Thomas a été organisé au Wilson. Etant donné le risque d’être passablement imbibé en fin de soirée, 20 chambres doubles avaient été réservés pour les invités n’habitants pas Genève et un service de taxi pour raccompagnés les autres. Il était hors de question que qui que ce soit touche un volant après la soirée.

On avait une salle donnant sur une piscine intérieur. Je trouvais ça un peu risqué. La salle était superbement décorée, tout dans les tons violet; serviettes, ballons, nappes, etc. C’est la couleur préférée de Thomas. Même les fleurs au centre des tables étaient violettes et blanches. On a mangé tôt. Le service a été rapide, discret. Les rires fusaient, l'ambiance était excellente.

Pendant qu’on prenait le café ou des digestifs au bar, la majorité des tables avaient été desservi, et la majorité des tables avaient été débarrassé des lieux. L’ambiance de la salle avait changé. Tout cela avait été fait discrètement et rapidement.

Pascal, Jess et Thomas étaient à la même table que leurs parents. Je crois qu’il y avait son parrain et sa marraine aussi. Je ne les connais pas. Après le café, ils avaient disparus. J’étais avec Caroline et Michael. Ouf, les autres, je ne les connais pas bien, ce qui me rendait mal à l’aise.

Hum, Jess était là ce soir, elle était arrivée jeudi après-midi. Pascal avait certainement passé la soirée d’hier avec sa femme. Et dire que j’avais imaginé tout un tas d’autres choses. Mon imagination m’avait flingué la soirée d’hier pour rien. Tout de même, il aurait pu m’avertir!

D’ailleurs, je me suis demandée avec qui il allait partager sa chambre ce soir? Jess ou moi? Il faudrait que je lui demande. Si c’est avec sa femme, je me casse. Je préfère rentrer chez moi pour dormir.

Quant je le regarde, son allure, sa tenue, ses vêtements de marques, si impeccables, ses manières, sa beauté... et sa femme, si racée, si élégante, si belle... je me sentais comme une souillon. On a tellement rien en commun! Qu'est-ce qu'il peut bien me trouver? Il doit avoir besoin de lunettes!

Il y avait au moins une centaine de personnes, alors je me demandais combien ça pouvait coûter? C’était de la pure folie! J’avais les joues en feu de penser que cette soirée allait certainement coûter ce que je dépense en toute une année! Pour ces gens, on dirait que ce n’était rien, que de la petite monnaie.

On était 2 par chambres, mais ça faisait quand même 20 chambres à Dieu sait quel prix! Il y a pas à dire, quant on a du fric, on peut faire ce qu’on veut. C’est dans des soirées comme celle-là que je ressens ma pauvreté. Ce sont presque tous des gosses de riches, ou de jeunes gens qui ont des situations qui leurs permettent de profiter de la vie sans compter. Je les envie.

J’ai eu la désagréable surprise de voir mes ennemies; Manuella et Elodie! Pascal était arrivé avant moi, puisqu’il faisait parti des organisateurs. Depuis que je suis arrivée, à part un bisou pour se dire bonjour, je n’avais pas encore eu l’occasion d’être seule avec Pascal. Il naviguait d’un groupe à l’autre, quelques mots par-ci, quelques sourires par-là, toujours flanqué de son pote Paul et Jonas.

Discrètement, Caroline et moi, nous nous sommes approchées de Pascal, sans pour autant se jeter dans le groupe de personnes avec qui il parlait. Sa femme était accrochée à son bras, ce qui rendait les choses un peu compliquées. Il y avait pas mal de collègues de boulot, du basket et de la natation, passion et amis qu’il partageait avec Thomas.

Juchée sur un tabouret au fond du bar, il y avait moins de musique, j’avais Pascal en ligne de mire de mes oreilles. J’avais l’impression qu’il ne savait même pas que j’étais là. Entouré par un groupe de copains, Pascal riait. Mon oreille avait trié les voix pour capter que celle de mon homme, et celle de son groupe.

Un des copains croyait avoir entendu que, Pascal et moi nous nous étions disputés à propos d’une fille. Je crois qu’il parlait de Manuella. Pascal a dit que c’était vrai, mais que tout allait bien maintenant. Le même lui a dit qu’il ne l’aurait jamais imaginé avec une nana comme moi. Pascal a rigolé. Le même a rajouté que comparée à sa femme...

J’ai jeté un coup d’oeil et j’ai vu que le copain en question était Jonas. Forcément, il est ami avec Manuella. Jonas a continué à insister sur le sujet. Il ventait Manuella! Jonas insistait qu’ils allaient si bien ensemble, qu’elle était géniale, etc, etc., qu’elle était bien plus jolie que moi, etc, etc. J’ai décidé que je ne l’aimais pas beaucoup lui!

Thomas était resté silencieux jusque là, et quant Elodie s’est pointée pour s’accrocher à Pascal, il s’est levé et avant de partir, il a pris notre défense;

  • Ne l’écoute pas va! C’est des conneries. Tu serais drôlement con de quitter une fille qui te laisse vivre plusieurs vie en une. Hum! Pour aller se jeter dans la gueule d’une emmerdeuse? Moi, ça fait longtemps que je cherche une nana comme ça!

J’ai souri malgré moi. Thomas, je t’adore! Je me demande s’il parlait d’Elodie ou de Manuella? Elodie a tiré Pascal avec elle, et le groupe s’est volatilisé ailleurs. Je commençais à me sentir drôlement seule et mal intégrée! Intérieurement, je commençais à me lamenter tristement.

Enfin Pascal m’a trouvée. Cela faisait presque 1h qu’il était partout sauf avec moi. Il s’est excusé en m’expliquant qu’il devait parler avec un peu tout le monde, qu’il regrettait, et espérait que je ne m’ennuyais pas trop. J’ai voulu lui demander comment cela se faisait qu’il ne m’avait pas dit que sa femme était là, quand celle-ci est venu le récupérer.

Sublime! On avait peut-être parlé, quoi, 2 minutes? Et le voilà reparti! Caroline voulait bouger, mais moi j’avais du plomb dans mes chaussures à talons, qui devait coûter moins cher que le drink dans lequel je trempais mes lèvres. J’ai laissé Caroline partir à l’aventure, et je suis partie m’enfermer dans les toilettes. Je la retrouverais plus tard. Je me sentais vraiment de trop. Et seule aussi.

A mon retour, Pascal dansait. Ciel, ce qu’il danse bien. C’était tellement rare de voir un homme qui sait bien danser. Désagréable surprise de voir qu’il dansait avec Elodie. Ils avaient l’air heureux. Tant mieux pour eux, moi je me sentais comme une merde qui avait atterri au milieu d’une fête. Je me demandais ce que je fichais là.

Pascal m’a vue. Son sourire m’a éblouie, il m’a fait signe de le rejoindre, et je l’ai su. Oui, même si je devais me faire chier, je voulais être avec lui, près de lui, respirer son air. Il était près de minuit, Thomas allait ouvrir les cadeaux qu’il avait reçu de ses copains. Ses parents lui avaient déjà offert le leur. Je crois que c’est une voiture!

Et moi, ben, je vais faire taire ma timidité et aller vers Pascal. On était à la même soirée, et pourtant, il m’avait manqué tout le temps ce soir.

Jonas a pris la parole et proposé un jeu atroce. Une fois les équipes formés, 2 par 2, tirage au sort, il a dévoilé les règles du jeu. Ierk, le fameux jeu de dégustation de bestioles, à la Koh-Lanta! Oh My God!

Jonas a rigolé en disant que cette fameuse dégustation était justement le sujet de l’épisode de Koh-Lanta de ce soir. Pascal a failli gerber direct. Il s’est levé en faisant la grimace; « Ah trop dégueu, ça, je peux pas. Non, rien à faire ». Toujours en grimaçant dégoûté, il a fermé les yeux en secouant la tête, en répétant qu’il ne pourrait pas. C’était méchant, mais j’ai commencé à rigoler.

Jonas a parlé d’araignées, de cafards, de gros vers blancs. Dégueu. A l’évocation du jeu, Pascal avait des hauts le coeur.  Moi non plus, je ne pourrais pas. Hors de question que je regarde ou approche une quelconque bestiole de ma figure.

Le gagnant sera le plus rapide à déguster sa part de bestioles. Les 3 premiers groupes de 2 choisiront la personne qui partagera leur chambre. Jonas a éclaté de rire en regardant les visages dégoûtés qui l’entouraient. Après s’être bien défoulé à rire, il a dit que c’était une blague.

Petit rappel; c’était le moment de partir, de rentrer chez eux, pour les jaloux et jalouses. Sinon, pas de scènes demain, etc. Mais je pense que tout le monde connaît les règles du jeu, et jusqu’à présent, il n’y a eu que des problèmes mineurs, genre séparation. Personne ne raconte le lendemain. Ça aussi, c’est une règle d’or. Jonas a rigolé. Je dis ça surtout pour les nouveaux qui sont parmi nous; aucun couple ne passera la nuit ensemble ce soir, annonçait Jonas avec un petit sourire.

C’était clair. Caro et moi, on faisait la grimace...

Jonas a poursuivi; d’après le billet que je tiens dans la main; Stéphanie et Grégory sont priés de partir, de quitter la salle et la soirée. D’après ce que j’ai entendu, la dernière fois, Stéphanie avait passé la soirée à fouiller les chambres pour retrouver Grégory et lui interdire de rester. Donc, pas la peine de recommencer hein Stéphanie.

Je ne savais pas qui c’était, mais à voir la rougeur du visage d’une des filles, je devinais qu’il s’agissait de Stéphanie. Sans discuter, ils se sont levés et on salués tout le monde de la main, avant de passer au vestiaire prendre leurs vestes.


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169/2015 - Contrôler mes angoisses

Publié le par JaneDo


Jeudi - 18 juin 2015 - 169/2015 - Contrôler mes angoisses



En milieu de matinée, Pascal m’a appelé pour savoir si tout allait bien entre nous. C’était à propos d’hier soir et Caroline. Ben oui, tout allait bien. Ce serait mentir que de dire que je n’ai pas éprouvé une pointe de jalousie, vu qu’elle passait la nuit avec Pascal et que moi pas.

J’ai été prendre le café avec ma frangine ce matin. J’avais pensé juste passer une petite heure chez elle, pas plus, donc, je pensais être de retour chez moi vers 10h30. Je l’avais pas fait depuis un sacré moment. Hum, je me suis retrouvée à corriger et taper des lettres. Je ne suis rentrée qu’en début d’après-midi, ce que je n’avais pas prévu.

J’avais aussi prévu de m’atteler au travail; déco d’une série de vaisselle pour une assez grande marque. Ben, j’avais la flegme. Au lieu de bosser, je me suis plantée dans un livre que je n’ai pas réussi à poser avant la fin. L’histoire n’était pas très passionnante, mais, je n’arrive pas à changer de livre avant d’avoir terminé celui que j’ai commencé.

C’est seulement quant j’ai eu fini que je me suis rendue compte que, ce matin, Pascal et moi n’avions pas prévu de nous voir ce soir. Je me suis demandée ce qu’il faisait. J'avais la folle petite envie de courir voir chez lui, et j’ai eu du mal à me raisonner pour ne pas le faire.

J’aurai pu appeler Caroline, mais après hier soir, je ne me sentais pas trop de l’appeler. Je crois que j’avais peur qu’elle me raconte des conneries. Et quelque part, j’avais un peu peur de savoir. Peut-être qu’il voyait Manuella? Ou encore Caroline? Argh. J’ai pensé l’appeler, mais, s’il ne me répondait pas, ça allait me faire perdre le nord.

Mon angoisse m’a accompagnée jusqu’au coucher. J’espérais que Pascal m’appelle, mais j’ai attendu en vain jusqu’à 1h du matin, là j’ai su qu’il n’appellerai plus. J’ai eu des pensées tordues; c’était pour ça qu’il m’avait dit qu’il ne voulait pas avoir l’impression de devoir me faire un rapport chaque fois qu’il fait quelque chose.

Malgré le reflux de larmes en me couchant, j’étais quand même fière d’avoir réussi à ne pas appeler Pascal. Demain j’enterre ma fierté et j’appellerai Caro. Je suis sûre qu’elle sait comment Pascal a passé la soirée.


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168/2015 - Etre tolérante?

Publié le par JaneDo


Mercredi - 17 juin 2015 - 168/2015 - Etre tolérante?

Un début de semaine assez calme. Gis continue à respecter la consigne de s’en aller tous les après-midi, ce qui me permet de travailler. Le dîner du lundi était animé comme d’habitude. Lilice n’est pas venue parce que ma frangine avait fait des grillades dimanche, qui remplaçait le dîner du lundi.

Je n’ai revu Pascal que le mercredi soir. Comme il me manquait, et malgré mon habitude de ne voir personne de son groupe avant le vendredi, voir le jeudi soir, je l’ai appelé. Pascal m’a donc préparé à manger. Cela me semblait aller de soit qu’on passait la soirée ensemble et que je rentrais après.

Après le dîner, on a bavardé un moment autour d’un café. Vendredi, c’était l’anniversaire à Thomas, et je ne savais toujours pas quoi lui offrir. C’est toujours un calvaire pour les cadeaux pour les garçons. Pour les filles, c’est hyper facile; tout va! Vendredi, aïe aïe aïe! Je participe donc au cadeau que Pascal et ses copains lui offrent.

D’après ce que j’ai compris, un nouveau système cinema, surround, etc, qu’ils vont installer chez lui. C’est Paul qui se chargera de l’installation. Rendez-vous vendredi au Time-Out, entièrement réservé pour l’occasion. Je m’inquiète pour la fin de soirée avec l’alcool!!!

Je me suis installée dans le canapé pour lire, alors qu’il jouait à la guitare. Il y avait un concert prochainement, et il remplaçait cette fois le bassiste. Pascal jouait des morceaux que je connaissais, et je ne crois pas qu’ils faisaient partie du répertoire du groupe. Ce qui m’a fait remarqué que Pascal était distrait et jouer lui permettait seulement de mettre de l’ordre dans sa tête.

Quant j’ai cherché à savoir ce qu’il y avait, il m’a regardée un moment les yeux dans le vague, puis il s’est ouvert pour me raconter ce qu’il se passait dans sa tête. Il se disait que 3 aventures en même temps, c’était compliqué! Merci! Alors j’étais une aventure? Hihihi, c’est pas ce qu’il voulait dire.

J’ai rigolé; oui, je voyais bien. Pascal a posé sa guitare pour venir s’asseoir en face de moi; il m'a confié qu'il trouvait gênant de devoir me dire chaque fois qu’il voyait Manuella ou même Caro. Il se demandait s’il y avait moyen de faire autrement. Parce qu’il se sentait comme un gamin qui doit pointer, ou raconter à maman.

Waouh! Ok, je vois... Et je dois dire que moi-aussi de mon côté, je commençais à trouver ça dérangeant. Je lui ai dis qu’il n’avait pas besoin de me parler comme s’il me faisait son rapport. Ce n’était pas le but. Je voulais simplement, que s’il avait besoin de parler ou de raconter quelque chose, que ce soit à moi et non à quelqu’un d’autre.

Il n’avait pas à me dire chaque fois qu’il l’a voit on plus, mais ça ne devait pas être un secret entre nous non plus. Mais disons, que s’il y avait quelque chose à savoir, je voulais être la première à le savoir. Je ne voulais pas que l’autre « connasse » me poignarde dans le dos c’est tout.

C’était une conversation décousue. On jetait les mots et les idées comme ça venait. Je lui ai même dis que je préférais qu’elle vienne chez lui, plutôt que tout le monde puisse, par hasard, voir sa voiture plantée chez elle. Puis après, je lui ai dis que je ne le pensais pas vraiment.

Pour la voiture ça m’embêtait, mais chez lui aussi. Puis on est resté à; "fais comme tu le sens". C’était compliqué, parce que ce n’était pas une simple coucherie d’un soir. J’ai réalisé que Pascal avait toujours eu du mal à être aussi coupant avec les femmes. C’était probablement pour ça qu’avant, il ne sortait qu’avec une seule fille à la fois.

J’avais changé la donne en introduisant Caroline dans sa vie...

Mais, Pascal a toujours de la peine à jeter une fille comme ça. C’était probablement parce qu’il ne se laissait approcher que par des filles qui lui plaisaient vraiment. Ça, ça pourrait poser un problème dans l’avenir. On en a discuté ouvertement. Je n’avais pas encore trouver comment faire souffrir Manuella. Patience, je trouverais bien...

Quant je l’ai quitté, j’ai pensé qu’il allait se coucher. Mais, petit tiraillement de mon cher 6ème sens, j’ai traîné dans le coin. Pascal a appelé Caro. Apparemment, elle attendait son appel. Il était presque minuit.

Quelques instants plus tard, je l’ai vue traverser le jardin. Je n’avais pas entendu le verrou, alors quelques minutes plus tard, j’ai toqué et ouvert aussitôt. Ils étaient debout au milieu du salon à s’embrasser. Pascal tenait son visage entre ses mains, et elle, les bras autour de ses épaules collées à lui comme une limace. Ils se sont aussitôt séparé, comme pris en faute. D’après la manière ses vêtements, elle venait pour dormir chez lui.

Je crois que j’ai fait irruption, juste pour que Pascal sache qu’il n’avait pas à me mentir. Que j’étais une grande fille, que je savais et acceptait ses petits rendez-vous avec Caroline. Après avoir lancé que j’étais revenue pour lui demander s’il voulait que je reste dormir... J’ai souri et je suis repartie.

Pascal m’a rattrapée dehors. J’ai répété que j’avais pensé être partie un peu à la va vite, prise de remord, j’étais revenue sur mes pas, mais je ne voulais pas les déranger. Il m’a renvoyé mon sourire avant de me prendre dans ses bras et m’embrasser en marmonnant qu’il avait beaucoup de chance.

Caroline nous regardait depuis le pas de la porte. Je lui ai fait signe et j’ai disparu dans la nuit.

Ce que je ressentais? Je ne sais pas très bien. Je n’avais pas le droit de me montrer jalouse, Pascal passait beaucoup de temps avec moi, il pouvait bien en consacrer quelques uns à Caro. Pourquoi avait-il alors besoin de se compliquer la vie avec une Manuella? Peut-être parce que, même s’il ne l’admet pas, elle lui plaisait.


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165/2015 - Retrouvailles

Publié le par JaneDo


Dimanche - 14 juin 2015 - 165/2015 - Retrouvailles

C’était un rêve de sentir ses bras m’entourer avec autant de volupté, de tendresse et d’amour. Je flottais au paradis. Couchée au creux de ses bras, après un corps à corps voluptueux, la tête posée sur son torse, on se racontait notre soirée, les bonnes blagues, les commentaires des uns et des autres. Pascal me racontait ce qu’il avait discuté avec ses copains. Il était détendu et de bonne humeur et me couvrait de bisous et de câlins.

Les bips-bips de son natel, m’a rappelée l’existence de Manuella. Elle devait être en train de boire la tasse, de pester ou de pleurer toutes les larmes de son corps. C’était bien fait pour sa tête. Pascal avait été absolument parfait ce soir. Notre 1ère sortie après qu’il ait eu le courage de me parler de son aventure avec elle. Je me sentais généreuse, non pas pour elle, mais pour lui; il m’avait comblée.

Complice, je lui ai demandé s’il pensait qu’il s’agissait d’elle. Il pensait que oui. Confirmé après avoir regardé l’expéditeur. J’ai voulu savoir s’il pensait à elle ou s’il s’inquiétait de leur relation? Non, il n’était pas inquiet, mais effectivement, chaque fois que son natel bipait, il se doutait qu’il s’agissait d’elle. Il m’a raconté alors le contenu de ses messages, qui allait de la plainte à la colère.

Pascal la trouvait cullotée d’oser se plaindre parce qu’il était tendre avec sa copine... Je crois que d’avoir mis cartes sur table lui avait enfin ouvert les yeux.

Je lui ai demandé franchement s’il avait envi d’aller la voir. Bien sûr il en avait envie, ne serait-ce que pour la calmer, la consoler ou pour être sûr que rien n’avait changé, qu’elle était toujours amoureuse de lui. Mais il n’a pas osé me l’avouer. Pascal a prétendu que non, mais je le connaissais mieux qu’il n’imaginait. Et, ce n’était qu’humain! Qui n’aurait pas envi d’aller vérifier qu’il n’avait rien gâché? Que son petit « à côté » était toujours disponible?

  • Tu sais... tu peux y aller... Toute la soirée était adorable, tu as été adorable... Evidemment, l’idéal serait de filer en douce alors que je dors et de revenir avant que je me réveille, mais... je ne dors pas, et d’ici que ça arrive, il sera probablement trop tard. Alors...
  • Non. Elle se calmera, on aura sûrement l’occasion de discuter. Non, je suis fatigué, je n’ai pas envi d’aller me taper la route juste pour qu’elle se sente bien.

Je lui ai dis que je n’avais pas l’intention de bouger de là. J’ai rigolé. Je lui ai dis que tant que je n’aurais pas décidé de ce que j’allais faire à propos de son histoire avec Manuella, il devrait profiter de ma générosité et de ma bonne humeur. J’ai insisté pour qu’il l’appelle, question de savoir si elle était encore réveillée.

Elle lui a pleuré dans le gilet, l’accusant de ne plus l’aimer, qu’il l’avait ignorée, etc, etc. Pascal ne disait pas grand chose. Il a juste dit qu’il avait reçu ses messages, qu’il n’avait pas pu lui répondre. Elle a voulu savoir si j’étais là, et si elle pouvait venir sinon. Pascal lui a dit de ne pas y penser, et non, je n’étais plus là, sinon il ne l’aurait pas appelée. On a échangé un clin d’oeil.

Je pense que Pascal se méfiait de ma réaction, c’est pour ça qu’il ne voulait pas aller chez elle. Surtout je pense, sachant que je saurais exactement où il serait, et qu’il serait probablement obligé de me raconter ce qui se serait passé. Je pense aussi qu’il avait peur qu’un jour, je lui reproche d’avoir sauté sur l’occasion de courir chez elle.

J’ai donc décidé de rentrer chez moi pour lui laisser la liberté de faire ce qu’il voulait. Bien sûr, il a essayé de me faire changé d’avis. Je lui ai promis de venir en début d’après-midi pour qu’on puisse déjeuner ensemble. Il sait que je ne suis pas du matin. Et j’avais raison. Je me suis postée au sous-sol vers la salle de musique. Quelques minutes après mon départ, Pascal avait enfilé jean et t-shirt, et en se dirigeant vers sa voiture, il l’a rappelée pour dire qu’il arrivait. Cela ne m’a pas du tout étonnée.

Le lendemain, su le chemin de son appart, je l’ai appelé pour l’avertir. Il était déjà debout. Il rentrait tout juste de son jogging. Quant je suis arrivée, il avait déjà préparé le déjeuner et Thomas est venu s’incrusté. Il profitait sans vergogne de l’hospitalité de Pascal, j’imagine que cela lui évitait de remplir son frigo. Pourtant, Pascal lui avait dit plus d’une fois, qu’il suffisait qu’il laisse une liste à la femme de ménage, comme lui le faisant, et elle faisait les courses.

On a passé une partie de l’après-midi à se larver dans le salon. Pascal m’a raconté sa visite chez Manuella. Je l’ai écouté sans faire de commentaires. Je le sentais un peu tendu, mais aussitôt après, j’ai changé de sujet, comme si c’était oublié. J'aurai peut-être dû dire quelque chose, mais, je ne savais pas comment réagir.

Manuella lui avait fait pleins de reproches. Pour finir, il lui a rappelé qu'elle savait qu'il avait une copine, qu'il n'allait pas changé sa manière d'être avec moi, juste parce qu'ils se voyent. Qu'il trouvait très désagréable de la voir traîner là, quant elle sait parfaitement qu'il est avec sa copine. Il a avoué avoir une de la peine de la voir en larmes. Il ne la connaissait pas comme ça.

Il a dit qu'il était un peu énervé quant il était arrivé chez elle, mais il s'est radouci. Il a été gentil avec elle. Puis il a voulu rentrer et elle a réussi à le convaincre de rester. Il a tenu à me dire qu'ils n'avaient pas couché ensemble. Il n'était pas d'humeur et assez fatigué. On aurait dit qu'elle y tenait comme pour m'effacer. Il était parti aux premières heures du matin, alors qu'elle dormait encore. Il n'avait pas laissé de mots comme il le faisait d'habitude (ha bon?!), il n'aurait pas su quoi dire.

Le soir, on a été mangé au bord du lac. A la fin du dîner, Thomas et Michael nous ont rejoint pour le café et on a été prendre un verre au Pub d’à côté. Vers 22h, on était rentré et après avoir regardé un film, on s’est couché. Il travaille demain, moi non, mais on ne s’est endormi après les 1h du matin. J’en connais un qui va être sur les rotules, surtout avec le basket lundi soir!

Je me sentais heureuse. Il me semblait que ça faisait des lustres que je ne m’étais pas sentie aussi bien. Aussi en phase et en vie. La tranquillité de sa respiration et ses bras autour de moi m’ont bercée jusque dans mon sommeil.

Avant de sombrer, j’ai ressenti une petite frayeur en pensant au prix que j’aurai sans doute à payer pour ces moments de paix et de félicités. Il y a toujours un prix à payer!


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164/2015 - Impardonnable? (2)

Publié le par JaneDo


Samedi - 13 juin 2015 - 164/2015 - Impardonnable? (2)

Comme convenu entre nous, j’étais sur le point d’aller me cacher dans la chambre d’amis, en laissant la porte légèrement entre-ouverte. Laissant à Pascal le soin de mettre en pratique ce que je lui avais dit. C’était bien de savoir que pour une fois, Pascal était dans mon camp. On était une équipe.

  • C’est toi qui sait si tu veux continuer à la voir ou pas!
  • Ça t’embête pas? Je veux dire, ça t’embête pas si j’ai envi de continuer à la voir?
  • Pfouh, je sais pas. J’sais pas pour l’instant. Toute façon, c’est pas le moment de discuter de ça, elle est derrière la porte. Toi? Tu as envi de continuer à la voir?

Il a haussé les épaules en me fixant;

  • Ouais... si t’es sûre que ça te gêne pas?
  • Ben, disons que c’est plus tellement une aventure d’un soir, mais plus une liaison! Ce qui ne me plaît pas. Sa façon de venir où on sortait, comme pour me jeter à la face que tu ne m’aimais pas. Que tu me trompais. Est-ce que... est-ce que t’as envi de sortir avec elle?
  • Je sais pas...

Houuuh, j’aurai préféré qu’il dise carrément non. Mais bon, cette fois, je préfère la franchise au bon gros mensonge. Au moins, il jouait le jeu et était... carrément trop honnête.

  • Tu as envi de me remplacer? Remplacer Caro? Nous remplacer toutes les deux?
  • Vu comme ça, ben non. C’est juste que c’est...
  • Tu me diras plus tard. Faut que...

J’ai montré la chambre d’amis...

  • Pascal... Je ne vais pas te casser les bonbons à propos de ce soir, avec elle ici, ok. Soit normal, comme tu serais si je n’étais pas là, ok? Mais sans oublier ce qu’on a discuter avant ok. Pas parler de moi par exemple!

Il a hoché la tête et avait penché la tête de côté. Certainement en pleine réflexion. Pascal cherchait peut-être à me décortiquer, à savoir si j’étais sérieuse. Il sait très bien que je n’étais pas si chiante.

C’est rare que je pense à noter ce qu’il porte. Peut-être parce qu’il est toujours nickel. Carrément trop mignon même. C’est pas que je ne remarque plus à force, bien au contraire. Là il portait un de c’est pantalon kaki beige, pleins de poches, et un simple t-shirt sans manche marron, qui faisait ressortir le dessin parfait de ses biceps. A croquer. Juste trop chou avec les cheveux longs qui lui caressaient la nuque et ses yeux d’un vert profond, comme les grands lacs de nos montagnes Suisse.

J’ai disparu dans la chambre et Pascal a été ouvrir.

  • J’ai t’ai appelé des milliers de fois. Je sais que tu n’aime pas que je vienne chez toi, mais... Pourquoi tu ne réponds pas? Qu’est-ce qui se passe?

Pascal la regardait s’agiter en souriant, un petit sourire aux lèvres, appuyé contre le montant de la porte, comme s’il ne voulait pas la laisser rentrer. Elle a dû lui demander s’il pouvait la laisser entrer pour qu’il s’efface et la laisse pénétrer dans son appart.

Comme il ne répondait pas, elle s’est retrouvée à court de mots. Pas très sûre d’elle, elle s’est quand même approchée de lui et a posé une main sur son torse. Hum, si j’avais des pouvoirs , d’un regard, je lui aurais coupé cette main. Pascal la fixait en se mordillant l’intérieur de la joue. Il s’était adossé à la porte, ls bras croisés.

  • Elle sait hein? Elle cherche à nous séparer. Elle t’a demandé d’arrêter de me voir, c’est ça?
  • J’étais juste occupé. Manu, je t’ai demandé de ne pas venir ici.
  • Oui, mais tu ne répondais pas. Je me suis inquiétée. Elle t’as demandé de ne plus me voir?
  • T’es gonflée! Jane aurait pu être ici! Je t’ai dis de ne pas venir.
  • Il n’y avait pas de voiture devant la maison, alors, je me doutais qu’elle ne serait pas ici. Vous vous êtes disputé?
  • Pourquoi est-ce que tu cherches toujours... Il a balayé l’air d’une main. Tu te doutes bien que tu ne peux pas rester?

Manuella a fait quelques pas en écartant les bras; « Je ne la vois nul part et toi ». Elle souriait, ravie de sa petite plaisanterie. Si elle savait! Elle est retournée passer ses bras autour de sa taille. Pascal a sourit. Il a dégagé son visage en passant ses mains dans ses cheveux avant d’approcher son visage pour l’embrasser. Bien jouer!

  • Il faut que tu t’en ailles maintenant.

Manuella l’a dévisagé un moment, puis elle lui a posé un baiser sur sa joue.

  • Pourquoi? T’attends qui? Une autre fille?
  • Ça va pas.
  • Jane?
  • Ça ne te regarde pas, mais oui.
  • Tu ne voudrais pas plutôt venir à la maison? Tu pourrais inventer une excuse... Ou on pourrait rester ici, il suffit de lui dire de ne pas venir? Ou que tu es sorti, et comme ça, au cas où, elle te cherchera partout sauf ici.
  • Non. Pas ce soir.
  • Pourquoi pas? Je sais que t’en as envi.
  • Pas ce soir. Il faut vraiment que tu y ailles. Maintenant.
  • Tu pourrais passer plus tard... tu sais?
  • On verra.
  • Ok. Tu m’appelles plus tard alors?

Pascal l’a raccompagnée à la porte. Une fois la porte ouverte, elle s’est avancée pour l’embrasser, mais Pascal s’est détournée pour lui présenter sa joue. Comme il me l’avait fait l’autre soir. Elle a regardé derrière elle, puis en haussant l’épaule, a dit en riant, qu’il n’y avait personne. Pascal a secoué la tête. Elle a voulu encore le tirer vers elle en tirant sur son t-shirt, mais il a enlevé sa main.

  • Tu es bizarre ce soir.
  • Pas du tout. Mais... Tu connais la situation et tu essaies toujours de dépasser les limites...
  • C’est ce que tu aimes chez moi, non?
  • Plutôt ce que je déteste chez toi tu veux dire.

Pascal a eu l’air soulagée de la voir enfin partir. Je suis sortie de la chambre. Il m’a demandé si ça allait, s’il n’avait pas fait de bêtises. Je lui ai dis que je l’avais trouvé un peu coincé en fait. Il avait réalisé ce soir, qu’elle parlait sans arrêt de moi. Il s’est rappelé que je ne voulais pas qu’il parle de moi avec elle, alors, il ne savait ni quoi dire, ni comment réagir.

J’ai rigolé. Je lui ai dis qu’il aurait pu rester naturel et quand même dire qu’il m’attendait, c’était pas; parler de moi. C’était juste une info. Manuella avait dit pleins de choses que je n'ai pas eu le temps de tout enregistrer, mais c'était l'idée générale.

Pascal s’est passé la main dans les cheveux, en disant qu’il mélangeait tout. Ça m’a fait encore rigoler. On a discuter un moment de ce qui s’était passé. C’est Pascal qui a aborder le sujet, pas moi. Je ne l’aurai pas fait sinon. La connasse lui a envoyé une demi douzaine de messages qu’il m’a fait lire. Je les ai commenté, en essayant de ne pas être trop sarcastique.

On formait enfin une équipe. Je me sentais moins menacée par elle.

Le lendemain, après avoir pris le petit déjeuner ensemble, je suis rentrée. Gis n’était pas là, et j’avais envie de me larver dans un bain et m’occuper de moi. Pascal avait des trucs à faire. J’ai pas demandé quoi. J’aurai peut-être dû, parce que, une fois dans mon bain, ma tête a commencé à me jouer des tours. J’ai rigolé toute seule en me disant que si je commençais comme ça; à penser qu’il allait me trahir à chaque fois que je ne suis pas avec, ça allait être l’enfer.

Samedi soir, je tenais à sortir. J’étais sûre qu’on croiserait Manuella, et je ne me suis pas trompée. Elle était là, aux aguets. Prête pour ses petites oeillades, ses petits sourires à Pascal derrière mon dos. Mais je l’avais à l’oeil.

Pascal a été impeccable, il l’a royalement ignorée. Frustrée de ne pas réussir à m’humilier ce soir, elle s’est carrément imposée. Pascal discutait avec ses copains, appuyé le dos contre le bar. J’étais juste à côté de lui et je discutais avec Caro, qui avait collé son épaule contre celui de Pascal. J’avais l’autre pouffe dans ma ligne de mire, dans les glaces derrière le bar.

Manuella a passé entre Pascal et ses copains, les bousculant presque. Elle a fait un signe discret à Pascal et est partie en direction des toilettes. Elle s’attendait à ce qu’il lui emboîte le pas. Je me suis hissée à son oreille pour lui parler du petit signal qu’elle venait de lui faire. Il avait vu et compris. Il ne voulait pas la suivre.

J’ai demandé s’ils avaient fait ça des fois quant j’étais là. Pascal m’a juré que non. Il l’avait sautée 1 ou 2 fois, mais il n’a jamais fait ça quant j’étais avec lui. Hum, je ne sais pas si je le croyais, alors j’ai rigolé; « Tant mieux... ç’aurait été insultant pour moi.».

Manuella est réapparu 20 minutes plus tard. A sa manière de marcher, il était facile de deviner qu’elle était fâchée. Elle a à nouveau passé à travers son groupe, pour forcer Pascal à la voir. Vexée de l’avoir attendu en vain, elle a ramassé ses affaires et elle est partie. Hihihi, j’avoue que ça m’a procuré un plaisir certain.

Elle lui a envoyé plusieurs messages avant et après son départ. Pascal ne les a pas regardé. En tous cas, pas devant moi. Je l’ai vu les lire quant il pensait que je me préparais à me coucher. Cela paraît normal. En tous cas, cette soirée n’a pas changé son comportement envers moi. Ni même ses messages.

J’avais enfin retrouvé mon Pascal. C’était comme si elle n’avait jamais existé. Je recommençais à retrouver la confiance en lui. La confiance en nous.


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164/2015 - Impardonnable? - samedi, 13 juin 2015

Publié le par JaneDo


Samedi - 13 juin 2015 - 164/2015 - Impardonnable?

On était épuisé pour avoir passé toute la soirée à discuter sans fin. On tournait en rond. Pascal voulait me toucher et moi je ne voulais toujours pas qu’il m’approche. Et Pascal qui n’arrêtait pas de recevoir des tonnes d’appels; ses copains, sa maman, Thomas, etc. Bref, toutes ces coupures étaient agaçantes et me faisaient perdre le fils. Heureusement, il n’a pas osé prendre les appels d’Elodie, Manuella et même de Caro.

Caroline a insisté à coups de messages, appels, pour finir je lui ai dis de lui répondre. Il ne voulait pas, mais c’était le seul moyen de la faire arrêter. Caro voulait savoir ce qu’on foutait, si on sortait ou pas, ou si elle pouvait venir regarder un film avec nous. Elle en avait loué 2. Pascal lui a dit qu’on était en pleine discussion, que ce n’était pas le moment et qu’il n’avait aucune envi de regarder de films.

Il avait été un peu sec, c’était pas cool. Caro n’y pouvait rien. Je l’ai rappelée pour lui dire qu’on parlait de Manuella. Elle aurait bien voulu savoir ce qu’il avait à dire. J’ai presque failli lui dire de venir, parce qu’après tout, elle était avec moi le soir où on les avait surpris ensemble.

Son explication, comme quoi, les petits sourires, les baisers, etc, faisait partie du jeu me restait un peu en travers de la gorge. Mais, pour être honnête, ce n’était pas faux.

  • Après mon départ, tu as couché avec elle au chalet?
  • Non.
  • Quand?
  • La 2ème fois qu’on s’est vu.

Il était rouge et moi aussi. J’avais de la peine à digérer ça. Mais bon. J’ai voulu savoir comment c’était, ce qui l’a fait rougir encore plus. Pascal disait que c’était bien. Bien!

J’avais la chair de poule quant Pascal a avoué qu’il a eu envi de la revoir, qu’ils avaient tout le temps envi de se voir. Alors oui, il me l’avait caché, il m’avait menti. Et il a avoué qu’il se doutait bien que s’il m’en parlait, il aurait dû cesser de la voir, et il n’en avait pas envi.

Et il a osé dire que malgré ça, il m’aimait et n’avait pas envi de me faire de mal !!! Alors, il ne voulait pas que je l’apprenne.

Je lui tournais le dos. Je ne voulais pas qu’il me voit en train de me mordre les lèvres. L’entendre ce n’était rien à côté des images qui voltigeaient dans ma tête... de lui avec elle. Malgré tout, malgré sa bêtise, malgré la colère, j’avais envie de me coller contre lui. Comme si d’une caresse, il pouvait tout faire disparaître, me faire perdre la mémoire. Je ne l’ai pas entendu approcher. Quant il a pris ma main, je ne l’ai pas repoussé non plus.

Pascal m’a fait asseoir, on est resté un moment en silence. On regardait nos mains sans savoir quoi faire, ni quoi dire. Je lui ai dis que je ne supportais pas l'idée qu'elle nous tournait autour, qu'ils échangeaient des petits regards; elle se foutait de ma gueule.

  • Jane, je ne veux pas qu’on se sépare. Je ne veux pas qu’on se quitte, surtout pas pour une connerie pareille.

Sans le regarder; "J'aurai préféré que tu dises pour une fille qui ne compte pas, de qui j’en ai rien à foutre...".

Pascal n’a rien dit. J’aurai peut-être aimé qu’il approuve, qu’il le répète. Mais bon. Gentiment, je lui ai retiré mes mains, mais je suis restée assise en face de lui à regarder le bout de mes baskets.

  • Ça va peut-être t’énerver, mais... Tu sais, la majorité du temps, on se comprend sans avoir besoin de parler. On se devine. Mais parfois, je ne comprends rien. Par exemple, tu m’envoies raccompagner Shandra, et toi et moi, on sait ce que ça implique. Et après, tu me fais une crise. Une crise de jalousie, et là, je comprends rien! Est-ce que tu peux m’expliquer?

Wahhh! Comment lui expliquer? Est-ce que je me comprends moi-même?

  • Ben... Shandra, c’est pas derrière mon dos. Je sais où tu es, et avec qui. C’est pas une cachoterie.
  • Mais...
  • J’ai pas fini...
  • Attends. Tu peux comprendre que j’ai pas toujours envi que ce soit sous tes yeux. D’autant plus que tu m’as dis, si je suis discret, que tu préfères un bon gros mensonge, que de tout savoir. Alors moi, je pige pas! Parce que là, je voulais que tu n’en saches rien.
  • Sauf que tu ne voulais pas que je le sache, tout en ayant une liaison. Que tu discutais avec elle des mensonges que tu allais me servir, etc. Tu me faisais passer pour une cloche.
  • Est-ce que tu le savais l’autre soir... tu sais, le soir où on est parti avant les autres? Le soir où tu as été m’attendre dans la voiture parce que Jonas voulait me parler? Tu sais le soir où Manuella est venue me parler?
  • Pourquoi? Cette fille t’as dis quelque chose ou demander que tu la renseigne sur ce que je savais?
  • Heu... non, c’est juste que...
  • Pas vrai. C’est certainement en rapport avec elle. Sinon, tu ne me poserais pas une question pareille.
  • Elle a dit que tu savais. Elle était sûre que tu savais tout.
  • Tu vois, j’avais raison! Non. Je ne savais pas que c’était elle. En fait, je ne l’avais pas reconnue. Je t’avais vu avec une fille, je connaissais son allure, mais je ne connaissais pas son nom, ni son visage. C’est seulement l’autre soir que je l’ai reconnue. Le soir où je t’ai demandé si tu me trompais. Et c’était pas à cause que je l’avais reconnue elle, non, mais son... (...parfum).

J’avais failli lui parler du parfum... Après tout, je pouvais lui mentir aussi. Il ne s’était pas gêné. Mais je ne voulais pas lui parler du parfum. Ça me permettra de le coincer s’il la voit dans mon dos. Mais pas s’il sait, il fera attention. Je ne pouvais pas le lui dire.

  • C’est seulement ce soir là que j’ai fais le rapprochement et que j’ai imprimé sa tête. A cause des regards qu’elle me lançait. Aussi la façon qu'elle te regardait. Quelle garce... Elle voulait que tu me parles d’elle, c’est ça?
  • A peu près oui.

Mon sang était en train de bouillir dans mes veines. Il devenait si épais qu’il passait avec peine dans mes veines. Je voulais la voir souffrir, et je ne savais pas comment m’y prendre. Mais pour l’heure, je ne vais pas l’interdire de la voir. Ce serait trop facile.

Après avoir discuter encore des heures, on commençait à fatiguer. J’avais mal à la tête. Pascal semblait crevé lui aussi. C’était encore trop tôt pour dormir dans ses bras, sans penser à l’autre bécasse. Mais, aussi complètement crétin de le laisser tout seul, alors que j’étais près de lui.

Je voulais que ce soit clair, que Pascal comprenne que ce n’est pas tant le fait qu’il la voit qui m’avait rendu si furax, c’était le fait qu’il conspire, qu’il complote avec elle contre moi. Qu’il choisisse de la mettre au courant de mon ignorance. De savoir qu’elle venait nous traîner autour en se moquant de moi. Et lui, il lui avait donné le droit de le faire.

J’ai fait le choix de jouer les conspiratrices avec lui. Contre elle.

Je ne voulais plus qu’il la laisse se mêler de ce que je savais ou non. Qu’il ne la laisse plus jouer avec mes sentiments. D’abord, il devait la rappeler, sinon, elle allait se douter de quelque chose. Je n’avais pas encore tout digérer, et en attendant que je sache ce que j’allais faire;

Je préférais qu’il lui dise que j’avais un truc, plutôt que lui faire savoir qu’il m’avait menti pour courir la voir. C’était la 1ère chose.
2ème chose; Pascal n’avait pas le droit de lui dire que je savais. Point barre.
3ème chose; Plus de petits clins d’oeil que je sois là ou non. Je veux qu’il l’ignore en publique. Qu’il ne lui adresse plus la parole. Bon, à moins que ce soit elle qui l’initialise, mais il doit rester distant et froid. C’est pas comme s’ils ne savaient pas comment faire pour se voir. Elle n’avait qu’à utiliser les sms comme tout le monde.
4ème chose; Je ne voulais pas que ses copains puissent se douter de quoi que ce soit. Pour ceux qui le savent, je veux qu’il pense qu’ils ne se voient plus.


C’était mes conditions. Et je ne lui ai pas caché que, pour l’instant, tant que je ne sais pas comment rendre les coups qu’ils m’ont portés l’un comme l’autre, je ne voulais pas qu’elle se doute qu’on a parlé d’elle.

Pascal n’a pas eu le temps de l’appeler, madame s’est pointé à sa porte. Il était plus de 1h du matin!

Heureusement, que je n’avais pas parqué devant la maison, elle ne se doutait pas de ma présence. Les rideaux étaient tirés aussi. Je ne voulais pas que Caro assiste, depuis les buissons du jardin, à notre « dispute » à propos de la bécasse.

Je me suis cachée dans la chambre d’amis, la porte légèrement entre-ouverte. J’ai laissé à Pascal le soin de mettre en pratique ce que je lui avais dit. C’était bien de savoir que pour une fois, Pascal était dans mon camp. On était une équipe.


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163/2015 - Mise au point avec Pascal concernant Manuella

Publié le par JaneDo


Vendredi - 12 juin 2015 - 163/2015 - Mise au point avec Pascal concernant Manuella

Invitée à dîner, à jouer aux cartes - Retour pour me changer et re-départ - Aucune idée de l'heure à laquelle je serais de retour chez moi. Je prends quand même mon ordi.

J'hésite à mettre mon coca, lait, etc dans ma chambre. Cette conne, mal élevée, se sert de vos affaires sans même avoir l'idée de demander la permission. Rien qu'à l'idée de rentrer et constater qu'elle a avalé mes 3 litres de coca, et descendu mon lait, ça va me faire péter un câble. Donc, faut que je mettre hors d'atteinte mes affaires et fermer ma chambre à clé. Elle devait partir pour le week-end, mais elle a décidé de rester dans mes pattes.

Ouais, y a pas à dire, je ne suis plus faite pour vivre en communauté. Je ne supporte pas les gens qui ne sont pas aussi maniaque que moi. Bon, sauf en vacances, parce que je sais que ça ne va pas durer éternellement. Ce que je déteste le plus chez moi, c'est d'avoir pitié suivant l'expression qu'elle a. Des fois, elle n'est que fatiguée, mais ça me donne l'impression qu'elle est paumée et se sent seule et triste loin de sa famille, je regrette aussitôt d’avoir été dure avec elle!

Bon j'y vais avant qu'on se mette à m'appeler à tout va! Ça risque de m'énerver ça aussi. Je ne suis pas de très bonne humeur depuis ce week-end; j'aboie, ne supporte rien ni personne. Bref, je suis insupportable, et je m'en rends compte. L'effort de faire des efforts m'épuise et je pète encore plus facilement un câble!



Inutile de continuer à fuir, à éviter de confronter Pascal. Si je continue, Manuella trouvera le moyen de se glisser entre nous. Comme je me l’étais dis il y a quelques jours, il fallait que je retourne la situation, que ce soit avec moi que Pascal complote contre elle, et PAS le contraire.

Pascal m’a invitée à manger encore une fois, mais pour discuter, je préférais qu’on reste chez lui. Ce serait une horreur si je m’écroulais en larmes en public. De plus, me connaissant, si je pète un câble, ou si la moutarde me monte au nez, je risque de vouloir me tirer.

Si on est en public, il ne pourra rien faire pour que je change d’avis. Question d’amour propre. Mais, chez lui, il y avait une chance. Il a ouvert dès qu’il m’a entendu monter les marches de sa terrasse. Apparement, il devait me guetter. Il a voulu me faire un bisou, mais je l’ai repoussé. Pas envie.

Si Pascal pensait me faire craquer, il pouvait toujours courir. Je l’avais fais poireauter toute la soirée. J’avais passé la soirée à jouer aux cartes. Ce n’est qu’en rentrant que je l’ai appelé, en réponses à ses tonnes de messages. De toute façon, j’avais prévu de passer chez lui ce soir. Je ne lui avais juste pas donné d’heure.

Nerveux et un peu sur la défensive, Pascal m’a proposé à boire. Je me suis installée sur le coin d’un canapé et exprès, j’ai gardé le silence. Je l’ai laissé cogiter. C’était méchant, mais ça me faisait du bien de le voir flipper. Bon, peut-être que je suis un monstre, mais j’assume.

  • Elle te plaît? Est-ce que... Est-ce que t’es amoureux d’elle? Et s’il te plaît, pas de baratin, ne me raconte pas de conneries. Je veux la vérité.

Il s’est pris la tête entre les mains. Il avait l’air fatigué. On venait à peine de commencer à discuter, et il jouait les fatigués. La température de mon humeur a recommencer à grimper de manière vertigineuse.

  • Je ne sais pas. Je ne crois pas.
  • Tu m’as fais croire que Shandra t’intéressait, que tu la ramenais pour en fait aller chez Manuella? J’ai raison non?

Silence.... Il réfléchissait... Un peu trop longtemps à mon goût...

  • C’est pas comme ça. Je... Je n’avais pas l’intention de voir Manuella ce soir. Mais... Pascal a rougi, et m’a jeté un petit regard en coin. Il était embarrassé. Dès le moment où, je sais pas comment le dire, je crois que quant j’ai commencé à partir avec Shandra, j’ai pensé que Manu allait sauter au plafond, alors je... j’ai pensé faire semblant pour voir Manu, la rassurer.
  • La rassurer hein? T’as un sacré culot! Ou est-ce que tu as perdu ton cerveau? Ou il est juste tombé en dessous de la ceinture? La rassurer, j’hallucine! Est-ce que t’arrive à te mette à ma place et deviner ce que je ressens là, quant tu me dis ça?
  • Je sais... Nous les mecs, on est pas très malin quant il s’agit de... enfin, tu vois...
  • Oui! Tout par à vau-l’eau dès qu’il s’agit de tirer un coup! C’est vraiment naze!

Gros moment de silence. Je ne savais pas exactement ce que je ressentais. Je savais que j’avais encore des milliers de questions, mais rien me venait. J’étais trop sous le choc. Pascal faisait la grimace et se frottait la nuque;

  • J’oublie parfois que je pourrais te blesser... Je suis désolé. J’ai pensé que si je restais discret, tu n’en saurais rien.
  • Ouais... si tu avais été malin, ton attitude n’aurait pas changé, et je n’aurais rien su. Ton comportement t’a trahi. Ton comportement m’a trahi, m’a blessé, humilié. Je secouais la tête en faisait moi aussi la grimace comme si j’avais croqué dans un citron.
  • Je suis désolé.
  • Pfff... comme si d’être désolé allait tout effacer.
  • Non, mais, quoi dire d’autre? Je suis vraiment désolé. J’aimerai savoir comment me rattraper, tout effacer.
  • Tu rigoles? Tu ne pourra jamais effacer! A moins de liquider tous les témoins... ce qui veut dire, Manuella, sa ou ses copines, Caro, tes potes, Thomas? Parce que j’imagine que tous ces gens sont au courant, ils ont dû avoir pitié de moi, de la confiance que je te faisais. Ils ont dû vraiment me trouver stupide. Est-ce que tu penses arriver à les liquider, parce qu’à mon avis, c’est le seul moyen de tout effacer!

Ses yeux verts m’ont fixés avec effarement. Je crois qu’il comprenait que son pieux souhait de tout effacer était juste des paroles en l’air. On ne peut pas tout effacer, ou disons que le prix est trop élevé pour obtenir un résultat incertain. Pascal ne trouvait rien à dire. Forcément.

De mon côté, les bras croisés, les larmes aux yeux, en apparence impassible, j’essayais de ne pas me laisser aller à pleurnicher. Il fallait que je garde mon calme.
Je crachais mes mots, c’était pénible de me rappeler ses paroles.

  • Tu as dis "j'ai rencontré quelqu'un", Où l’as-tu rencontrée? Ou par qui ou je ne sais quoi?
  • Au chalet. Tu sais la fois où tu avais dis que tu ne montais pas, et que t’es finalement venue me faire une surprise. Ben, ce soir là.
  • Oh!

Pleins de choses désagréables me traversaient l’esprit. Je me rappelais très bien de cette soirée. Est-ce qu’elle était effectivement dans sa chambre? Aoutch, je sentais mes joues picoter quant je lui ai posé la question.

Non, elle n’était pas dans sa chambre. Elle avait failli l’être, mais il avait eu l’intuition que je pouvais débarquer à l’improviste.

Quoique, Pascal ne pensait pas que ça m’aurait dérangé, mais il ne voulait juste pas que je le trouve avec une autre fille, si je venais au chalet, c’est tout. Il était persuadé que Caroline m’avait appelée. Il l’avait pressenti.

Manuella avait gardé le contact avec Jonas. C’est comme ça qu’ils ont repris contact. Evidemment, je voulais savoir qui a contacté qui. Ouf, c’était elle. Ils ont été prendre un verre ensemble la première fois. Ils s’entendaient bien, le courant passait. Elle lui plaisait. Ils se plaisaient, alors ils ont décidés de se revoir.

En avouant ça, il a encore piqué un coup de fard. Ses yeux parlaient au bras du fauteuil sur lequel j’étais assise, au tableau contre le mur derrière ma tête, à mon épaule droite, à une de mes boucles d’oreille. Bref, Pascal évitait soigneusement de croiser mon regard.

  • Est-ce que tu lui as dis pour moi? Tu lui as parlé de moi?

Je connaissais la réponse, mais de temps en temps, il fallait que je joue au détecteur de mensonges, pour être sûre qu’il continuait à être honnête avec moi.

  • Alors vous parliez de moi, complotiez pour organiser vos petits rendez-vous? Elle venait me tourner autour, vous échangiez de petits signes, de petits regards, tout ça dans mon dos? Devant nos potes?
  • Heu... on peut dire ça.
  • Me faisant passer du coup pour la reine des connes! Tu trouves ça correct Pascal?
  • Maintenant non... mais sur le coup, je n’y ai jamais pensé. Je n’ai pas réalisé... Je...

Pascal se sentait très mal à l’aise, je pouvais très bien le comprendre. A mesure qu’on parlait, le vide s’installait en moi. Aucune idée de ce que je ressentais. D’un côté, ça me faisait trop mal au coeur de le pousser dans ses retranchements. De l’humilier en quelque sorte, mais aussitôt, j’ai pensé à tout ce qu’il m’avait humiliée, et j’ai eu nettement moins de compassion.

  • Ouais... Clairement que tu ne réalisais rien. Je suis tellement déçue. Avec toute la marge, la liberté que je te laisse, tu arrives à me faire un truc pareille... ça me fait vraiment mal.
  • Je vais couper les ponts avec elle. Si tu veux, je l’appelle maintenant et je...
  • Puis quoi? Ça l’a coupé dans son élan. Tu devrais me connaître depuis le temps. Je ne veux pas t’empêcher de la voir, mais en même temps, pour te punir, je sais que je devrais. Je secouais la tête dubitative. Je ne comprends pas que tu ne m’aies pas fait confiance.
  • Jane, c’est pas ça. C’est juste que, je pensais pouvoir rester sous les radars, et que tu ne l’apprendrais pas...
  • Oui... pour ça, il aurait fallu que ça reste une aventure d’une nuit, et pas... cette espèce de merde dans lequel tu l’as laissée t’entraîner. Rien que d’y penser, ça me rend malade... tous ces petites discussions, avec elle, sur les mensonges que t’allais me servir. A vous faire des clins d’oeils dans mon dos, alors que j’étais là, dans l’ignorance totale, à rire, à te faire confiance, à croire que tout allait bien...

D’en parler, la colère remontait à la surface. Les petits regards que j’avais perçus revenaient me frapper de plein fouet. Mais, je devais rester calme si je veux retourner la situation en ma faveur. Je l’ai regardé froidement.

  • Mais tu sais... tu n’as pas été aussi discret que ça. J’avais capté quelques uns de vos petits regards, et je t’ai suivi... Tes mensonges après, soi-disant soirée entre copains et autres, pfff... Je vous ai vu, et... je t’en ai voulu. Je t’ai vu l’embrasser, dehors, au vu de tous... Et tu veux me faire croire que tu voulais rester discret? Et la façon que tu l’as embrassée! Est-ce que tu es amoureux d’elle?

Il était un peu plus de minuit, et on avait pas encore fait le quart du tour du problème.

J’avais mal partout, courbaturée comme si j’avais passé des heures à faire des exercices. Ce devait être la tension que je ressentais dans les épaules. Qu’est-ce que j’allais faire??? Je sentais qu’on allait y passer la nuit. Peut-être même pas dormir. Parce que je ne crois pas que j’arriverais à fermer l’oeil avant d’avoir réussi à réduire la taille de la bûche qui compressait ma poitrine.

  • Je ne sais pas Jane... Il a pris un grand bol d’air pour remplir ses poumons avant d’expirer, comme s’il cherchait à garder son calme. Tu sais... on attrape les abeilles avec du miel... ça fait partie du jeu!

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