Dimanche, 2 Novembre 2014 - 306/14 - Promesse à Elodie pour Nina!!!
Le matin, quant je me suis levée, Pascal était déjà sorti. Il m’avait laissé un mot pour dire qu’il avait été jouer au tennis avec Michael, qu’il serait de retour vers 13h. Le “fais comme chez toi” m’a fait sourire. Apparemment, il s’attendait à me trouver là en rentrant. Moi pas.
J’en ai profité pour filer à l’anglaise. La voiture à Thomas était là, j’aurai pu passer lui faire un coucou, mais il dormait certainement encore. Comme moi, il aimait faire la grasse matinée. J’ai tout de même laissé un mot à Pascal; “Je dois passer chez moi. J’ai refait ton lit, changé les draps pour la suivante… A plus tard.”.
Je n’avais pas pu me retenir d’être un peu vache. Ne sachant pas d’avance si j’allais revenir plus tard, ou pas, j’ai préféré laissé la question ouverte. On verra bien selon mon humeur. Vers 14h, Pascal a appel, comme je n’ai pas répondu, il m’a laissé un message pour savoir à quelle heure je comptais revenir.
Je n’en savais rien, alors je n’ai pas répondu.
Plus tard, ne recevant pas de réponses, j’ai senti qu’il s’énervait un peu. Il m’a mis qu’il ne sortait pas et m’attendait à la maison, donc je savais où le trouver. Toujours pas répondu. Plus tard encore, il m’a dit que Thomas comptait prolonger Halloween en faisant une petite “Halloween Party” chez lui, et qu’il était toujours à la maison à m’attendre.
Trop facile… Pascal s’attendait à quoi après le bal d’hier soir? Que je cours chez lui parce qu’il me le demandait? Je sais pas, j’attendais autre chose. J’aurai voulu qu’il vienne me chercher ou quelque chose dans le genre… Je ne sais pas. Je ne savais pas non plus si je devais aller à la soirée chez Thomas ou pas.
Finalement, j’ai décidé de ne pas y aller. D’abord, parce que, même si je ne lui en voulais pas tant que ça pour hier, ce serait trop facile d’y aller et de faire semblant de rien. Ensuite, parce que, comme Pascal s’était pavané avec Elodie, je ne voulais pas qu’on me voit en sa compagnie. Je ne suis pas le 2ème service!
J’ai pris la peine d’avertir Pascal. Il m’a rappelée droit derrière, pour dire qu’on avait pas besoin d’aller à la soirée chez Thomas. Ben un peu… c’était hier Halloween, pas aujourd’hui. Mais, je ne voulais pas aller chez lui, tant qu’il y aura du monde en haut.
Si quelqu’un me voit, tout le monde le saura et je passerai pour une pauvre tarte.
Pascal a tout essayé pour me voir; il voulait qu’on en parle. Qu’on mette les choses à plat. Je ne voulais pas en parler. Ce qui est fait est fait, Halloween est passé, et je ne vois pas à quoi ça nous avancerait d’en parler. Pascal n’a pas voulu qu’on raccroche avant de s’être expliqué.
Pascal m’a expliqué qu’il avait promis de voir Elodie vendredi, pour qu’elle le laisse tranquille pendant le séjour de Nina. Il lui avait dit que c’était une collègue et qu’il devait s’occuper d’elle.
Pour s’en occuper, il s’en était occupé, hum! Mais, j’ai préféré garder cette petite réflexion méchante pour moi. En plus, tous ces efforts pour Nina?!? Il n’avait jamais su lui demander de lui foutre la paix quant j’étais dans les parages, mais pour Nina, no problémo?
Pascal disait n’avoir pas fait attention que ça tombait le soir de Halloween. Donc, il a été obligé de l’inviter au Bal. Obligé? Il se fiche de ma tête? Assez de balivernes, j’ai raccroché.
Pascal a rappelé, mais je n’ai pas répondu. Puis, il m’a envoyé un message pour dire qu’il venait me voir, alors je l’ai rappelé. Je ne voulais pas le voir en personne, j’aurai flanché.
Il ne comprenait pas pourquoi je lui avais raccroché au nez. Il voulait que je lui explique. Pas envie. Il n’a qu’à utiliser ses petites cellules grises. Puis, je me suis trouvée trop dure. Mais, c’était trop tard, je l’avais envoyé sur les roses, et je n’allais tout de même pas le rappeler.
Heureusement, il a rappelé 5 minutes plus tard. Il voulait venir me voir, qu’on se parle face à face. Je m’étais calmée entre deux. Je lui ai expliqué pourquoi j’avais raccroché, et que je n’avais pas tellement envie de le voir. Et que je ne voulais pas qu’on me voit avec lui.
Là, Pascal a craqué. Il m’a dit que c’était justement pour ça qu’il m’avait menti, il ne voulait pas que je le vois avec Elodie. Et surtout pas que je sache qu’elle était sa cavalière. Il savait que j’aurai appris tôt ou tard qu’il était à cette soirée, et là, il m’aurait fait croire qu’il l’avait croisée sur place.
Le connaissant, il m’aurait certainement évitée de tout le week-end, pour éviter d’en parler et n’avoir pas à mentir, étant donné que j’allais l’apprendre de toute façon. Il aurait laissé passé plusieurs jours avant de me parler, même probablement attendu qu’on se croise par hasard le week-end prochain.
Pour vérifier si j’avais raison, je lui ai posé la question… Après un long silence embarrassé, il m’a dit qu’effectivement, c’aurait été le plus simple. Plus simple??? Pascal m’a demandé encore s’il pouvait passer, ou si je voulais bien aller chez lui. C’était quant mieux que de parler au téléphone.
Hum… pas tant que ça… Face à face, je ne pourrais pas raccrocher et ne plus lui répondre!
Pascal m’a dit que ce n’était pas la première fois qu’il faisait des conneries, et j’avais tendance à vite oublier et passer à autre chose. Il suffisait parfois qu’il me laisse tranquille quelques jours, et j’oubliais. Et je ne lui en parlais plus. Ça l’avait sauvé à plusieurs reprises.
Le pire, c’est que Pascal avait raison… Et ça m’énervait qu’il me connaisse si bien. Le plus souvent, je sais que je dois être fâchée, mais je ne me rappelle plus pourquoi, et s’il fait un truc gentil ou inattendu, ma fâcherie s’envole aussitôt…
Mouais! Par contre, je détestais ses longs jours de silence radio. Ouais, mais c’est vrai, je n’arrive pas à être fâchée longtemps, c’est pourquoi moi aussi, je prends mes distances, pour rester fâchée et ruminer, et lui en vouloir de n’avoir pas su trouver comment me dé-fâchée!
Déjà rien que de lui parler, je n’étais plus très fâchée. Je ne me rappelais plus ce que j’avais ressenti en le voyant à cette soirée en compagnie d’Elodie. Je n’arrivais pas non plus à récupérer la boule que j’avais eu dans l’estomac! Ni ressentir tous ces émotions qui m’ont fait trembler. Zut. J’avais même envie de le voir!
Trop trop facile… Si je le vois, je vais à nouveau me ramollir… Non et non. Je ne dois pas, sinon je louperais l’occasion de lui faire comprendre que ce qu’il avait fait était inadmissible. L’empêche, c’était aussi à mes dépens!
Pour finir, on est resté sur; il m’appelle quant il n’y aura plus personne chez Thomas, et je verrais à ce moment là! Pascal a dit qu’il ne pourrait que supposer, parce que ça ne lui disait rien de faire la fête ce soir. Il aurait préféré une petite soirée tranquille, rien que les 2.
Pfff, tu parles! Soirée tranquille, égal, en cachette! Alors qu’il se montre ouvertement avec Elodie? Il me prend pour une idiote ou quoi? Wah, j’exagère… Il ne pensait pas comme ça.
Dans les heures qui ont suivis, je suis passée du rouge au vert tellement souvent que j’étais épuisée. Par moment, la colère l’emportait, et la minute d’après, je m’en voulais d’être aussi dure avec lui. C’est un mec après tout, ses méninges ne sont pas aussi tortueux et compliqués que ceux d’une nana.
Argh, j’étais trop dure avec lui. Après tout, il a fait au mieux. Il n’y avait rien de méchant, ni contre moi. En plus, il avait voulu se débarrasser d’Elodie, pas de moi! Ou est-ce que je me cherche des excuses pour me sentir moins coupable de courir le voir??? L’empêche, je devrais l’être, mais je n’étais plus fâchée...
Alors NA! J’ai préféré passer mon dimanche toute seule, tranquille, sans le voir. Ce n’était pas plus mal, j’en avais besoin. C’était le pied; lecture, bains, télé, bouffe. Pas répondu au téléphone, ni à la porte. Ni cherché à savoir qui c’était. J’avais coupé mon téléphone de toute façon, et parqué ma voiture au village.