Sam - 24 Avril 2021 - Clés oubliés...
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Sam - 24 Avril 2021 - Clés oubliés...
Pascal venait de remarquer les clés oubliés sur la table lui aussi. Pour l'emmerder, je lui ai demandé qui avait bien pu les oublier. Je lui ai demandé s'il était avec quelqu'un? Il a dit que non, et a fait semblant qu'il ne savait pas ce que ces clés faisaient chez lui. Nul. Moi, j'aurai trouvé un meilleur bobard.
Je l'ai vu prendre son natel, alors j'ai regardé par dessus ses épaules, et demandé à qui il voulait texter à cette heure-ci? Il a prétendu vouloir juste mettre son natel sur silence. Puis, il a dit qu'il allait vite prendre une douche. Il ne m'avait pas pris dans ses bras. Bizarre. C'était d'habitude la 1ère chose qu'il faisait.
Pascal était nerveux et cherchait à s'éclipser avec son natel. Ha! Pas question mon gars.
Natacha n'avait qu'à se geler le cul dehors devant sa voiture, sans ses clés. Je l'ai suivi dans la salle de bains. Il n'a pas su comment me dire de le laisser seul et il a dû poser son natel. J'ai pensé aux chambres d'amis, peut-être qu'elle s'y était cachée? J'ai dis que j'allais poser mes trucs dans 1 des chambres.
Je l'ai nettement vu sursauter. Il m'a dit de les poser sur le fauteuil de la chambre et de venir prendre une douche avec lui. Dans ses rêves! Je ne me douche jamais avec lui, ni personne, il n'imaginait quand même pas que j'avais changé du jour au lendemain?
Sa douche; je pense que c'était pour que je ne sente pas le parfum de Natacha sur lui. Le rat des bois.
J'ai pensé qu'elle avait dû se cacher dans une des chambres, et nous avait entendu. Elle devait donc savoir que ses clés étaient dans la boîte à clés sur le meuble près de l'entrée. Je voulais l'empêcher de les prendre tout de suite. Je voulais l'obliger à nous écouter nous parler avec amour.
J'avais laissé la porte de la chambre grande ouverte, pour l'empêcher de se glisser jusqu'aux clés. Mais, fallait que j'arrête de l'embêter. Après tout, je ne voulais pas me retrouver nez à nez avec elle.
Je voulais forcer Pascal à chercher à détourner, mon attention pour qu'elle puisse s'enfuir. Il n'y avait que 2 solutions; des bisous ou des câlins!
Je voulais surtout j'imagine, lui faire du mal, comme ça m'avait fait mal de les voir ensemble. Qu'elle souffre de nous voir, le voir tendre et adorable avec moi. Je voulais qu'elle ait une image idyllique de nous.
J'ai pris son natel et ses habits que j'ai mis au sale, et je lui ai dis que j'allais me préparer un verre. Avant de partir, je lui ai dis que je le trouvais distant, que je me demandais si je n'allais pas dormir dans la chambre d'amis.
Je l'ai laissé seul pour cogiter là-dessus, et filé au salon.
S'il voulait lui laisser l'occasion de pouvoir prendre ses clés et partir, il allait devoir se sortir les pouces du hum hum, pour éviter que je n'aille dormir dans une autre chambre. Et surtout pour m'attirer dans sa chambre. Je n'allais pas lui épargner le canapé où ils batifolaient quelques instant plus tôt.
Pascal avait intérêt à se donner à fond...
Pendant sa douche, je m'étais vite changée; un de ses long t-shirt, et sa robe de chambre en soie bleu. J'étais pas mal. Il a eu l'air d'apprécié la vue en venant au salon. J'étais debout devant le bar de la cuisine, et il est venu m'entourer de ses bras. Les clés étaient toujours là, j'avais vérifié.
On s'est embrassé, et encore embrassé. Il a voulu me porter dans la chambre, mais j'ai esquivé. Je l'ai traîné sur le canapé. Il m'a prise dans ses bras.
On aurait dit qu'il avait oublié qu'elle était quelque part dans notre appartement. Moi non. Encore une fois, il a voulu écourter pour me traîner dans la chambre.
Je lui ai fais remarquer, exprès, qu'on traînait souvent sur le canapé à se faire des câlins, pourquoi voulait-il se précipiter dans la chambre ce soir.
Je lui ai dis que je le trouvais bizarre ce soir, comme s'il avait quelque chose à se reprocher. Pascal a rigolé. C'était nerveux, je pouvais le sentir.
Pascal a dû se dire "et pis tant pis", parce qu'il m'a prise dans ses bras et j'ai retrouvé d'un coup mon Pascal. Ses baisers étaient chaud et tendre. Sou souffle s'est accéléré, ses mains se promenaient sur mon corps et ses baisers se faisaient insistant. J'avais pratiquement oublié Natacha moi aussi.
J'étais heureuse d'être dans les bras de mon homme. Contente qu'il ait lâché qu'il m'aimait. Cette fois, je l'ai laissé me porter dans la chambre. On n'avait pas fermé la porte, alors je l'ai vue se faufiler sur la pointe des pieds pour prendre ses clés. Une fois que j'ai été sûre qu'elle était partie, on a pu passer aux choses sérieuses.
Pendant que Pascal était sous la douche, j'ai écouté le message que Natacha lui avait laissé sur sa boîte vocale.
Elle avait une voix de pleurnicharde. Elle disait que c'était dommage que je sois revenue, pour une fois qu'ils auraient pu passer la nuit ensemble, et même tout le week-end. Après l'avoir quitté, j'avais l'air de vouloir le récupérer (pouf@%&!). Elle pleurnichait en disant qu'elle l'a entendu me dire qu'il m'aime.
Dans son 2ème message, d'une voix triste, elle demandait s'ils pourraient se voir samedi...
Je ne les ai pas effacé, il l'aurait remarqué. J'étais tout de même curieuse de savoir ce qu'elle avait à dire. Mais bon, si Pascal voulait la voir aussi, ils se rencontreront probablement ailleurs qu'à la maison, si je suis là. Donc, je ne saurais jamais. Peut-être que je pourrais l'empêcher de sortir sans moi??
Je me demande s'il trouverait le moyen d'écouter ses messages vocaux?
Comment faire? Lui coller au cul toute la journée et toute la soirée? Moi, coller? Tsss, ça va être la folie. J'étais contente quant Thomas a décrété qu'il faisait bon, donc petite grillade dans le jardin. Je pourrais m'arranger pour les empêcher d'être seul à seul? Aïe, ça va être dur.
Pendant que je prenais ma douche, Pascal est sorti pour lire et écouter ses messages. Hum, raté.
Après ma douche ultra rapide, j'ai vu qu'il était au téléphone. Il n'avait pas pu s'empêcher de l'appeler, hein! J'ai fait comme de rien, et j'ai été le rejoindre sur la terrasse. Il a vite raccroché. Je l'ai juste entendu parler de la grillade dans le jardin. Quant j'ai demandé qui c'était, il n'a pas su mentir; c'était Natacha.
La journée, on s'est balader au bord du lac, fait quelques courses pour la grillade, fait une petite sieste.
Le soir, j'étais en pleine forme, prête à affronter ma rivale. Caro est arrivée un peu plus tôt avec des salades. Je me suis rendue compte que j'aurai pu aussi en faire, si je n'avais pas eu la flegme. Paul est arrivé peu après, avec des boissons, puis les autres sont presque tous arrivés en même temps.
Natacha est venue toute seule, Paul nous a imposé Magalie encore une fois. On était en surnombre. On ne devait pas dépasser 10 personnes, mais on était déjà 11, 5 filles et 6 garçons. J'ai fait la remarque. Roxanne avait un autre rendez-vous chez des amis qui venait des States vers 19h.
Vers 20h, 2 autres copains, Johnny et Noa, sont venu grossir nos rangs, après le départ de Roxanne.
C'était chouette d'avoir du soleil, et agréable de se retrouver autour d'une grillade. Vraiment une après-midi sympa. Je m'attendais à ce qu'un voisin nous dénonce aux flics, mais même pas. J'ai tout de même passé l'après-midi à attendre la couille, mais rien.
Finalement, Caro et moi avons fait une retraite chez Pascal. On a laissé les jeunes ensembles.
A l'extérieur, on les entendait rire. J'ai raconté à Caro en gros mes discussions avec Pascal, les messages de Natacha. On chuchotait, malgré le fait qu'on les avait à l’œil. Ça nous agaçait de voir Magalie presque se jeter sur Pascal à chaque éclat de rire, ou s'appuyer contre lui.
Je l'ai laissé croire qu'on ne s'était pas remis ensemble, mais restait proche. J'ai prétendu que c'était ce qu'il voulait.
Magalie est bruyante. Elle continuait son petit cirque à vouloir que tous les hommes du groupe la trouve irrésistible. Elle leur faisait du charme. Ça doit être dans ses gênes, c'est fou. Je ne crois pas que Pascal aime trop ce genre de nana. Une chose est sure, Natacha n'arrivait pas à l'approcher, ou à l'éloigner.
A défaut que ce soit moi qui le colle, c'était Magalie. Elle n'avait aucune idée comme ça m'arrangeait du coup!
Quant Natacha a tenté de l'éloigner pour discuter, j'ai appelé Pascal pour qu'il vienne nous installer les jeux vidéos. Il a dit que c'était une très mauvaise idée, si les mecs voyaient ça, certains risquent de nous coller toute la soirée. Ça m'a fait rire. On était bien d'accord.
Je ne sais pas pourquoi j'ai flippé en le voyant partir vers le ponton avec Natacha. De toute façon, que pouvait-elle faire? Rien. A part échanger quelques mots, il ne pouvait strictement rien se passer de terrifiant. Pascal a fini par les laisser sous la tonnelle pour rentrer.
Le Covid met un réel frein aux sorties entre amis. Le nombre de 10 est vraiment restreint pour se retrouver tous ensembles. C'est dommage de ne pas pouvoir réunir tous nos amis pour des grillades comme ce soir. Certains pourraient s'imaginer être mis à l'écart.
Après une petite 1/2h, Natacha s'est décidée à rentrer elle aussi. Avant, elle a osé venir demander à Pascal de la raccompagner à sa voiture, elle avait un truc à lui dire. J'ai failli sauter sur le bras de mon homme pour les suivre. Ça aurait paru étrange, alors je me suis forcée à garder mon cul vissé dans mon fauteuil.
Ne pas me montrer faible. Ne pas montrer que je me doute de quelque chose. Je me répétais ça pour ne pas bouger. Caro a sauvé la mise en proposant de l'accompagner. Elle rentrait de toute façon. J'aurai pu l'embrasser. Top la copine. Mais, elles sont revenus 5mn plus tard. Il paraît que Natacha avait un problème de voiture. Hum, mon œil !
Pascal se proposait de la ramener et sera de retour dans une heure. Arh, je connaissais la combine, l'ayant pratiquer à l'époque de Jess. J'ai fermé les yeux sous le coup. Je ne pouvais rien dire, ni rien faire. Je devais laisser couler. Continuer à jouer mon rôle de pauvre tâche qui ne se doute de rien.
Puis non, je ne pouvais pas les laisser 1h ensemble, je ne saurais pas ce qu'ils se racontent. Lumière! J'ai proposé qu'on appelle un taxi et demain, elle pourra reprendre sa voiture. Pascal pouvait toujours y jeter un œil. Puis demain, on refaisait surement une grillade dans le jardin, donc, no problémo.
J'étais tout sourire, innocente, même si j'ai remarqué le petit échange de regards. Je contrecarrais son plan avec Pascal.
Toujours pleine de sollicitude, j'ai dis que j'avais moi-même des problèmes avec ma voiture, que demain en début de soirée, je devais emprunter la voiture à Pascal, pour aller chez moi. Je pouvais toujours la ramasser en rentrant plus tard, pour venir récupérer sa voiture.
Pour moi, sa voiture n'avait rien, c'était du cinoche pour pouvoir passer 1h avec lui, et parler. Ou autre chose.
Elle m'a demandé vers quelle heure je pensais pouvoir passer. Je ne savais pas, vers 22h? Elle a dit que ça pourrait jouer. Elle a laissé ses clés à Pascal, et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer le porte-clés qui était resté sur la table du salon hier!!!
Je pense que Pascal a dû le remarquer et a rougi, sans oser me regarder.
Il l'appellerait après avoir jeté un œil à sa caisse. Le taxi est arrivé là-dessus. J'ai été contente de la voir partir déçue, et moi ravi d'avoir réussi à l'empêcher de marcher sur mes plates bandes. Tout sourire, je lui ai fait signe, non sans remarquer que son regard était scotché sur Pascal.
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