Ven - 23 Avril 2021 - Flagrant délit...

Publié le par JaneDo

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Ven - 23 Avril 2021  Flagrant délit...

Si ces 3 semaines sans nouvelles de Pascal ont été une torture, je n'ose pas imaginer si on se séparait pour de bon! Nœuds à l'estomac. Je deviendrais folle. Je ne peux pas imaginer vivre sans lui. Je ne peux supporter l'idée qu'il soit heureux avec une autre femme. L'idée me rend malade.

L'imaginer tendre, en train d'embrasser ou faire l'amour à... Natacha... Arh, je ne supporte pas. La vache que ça fait mal!

Je ne sais pas comment marche ma tête, je supporte bien qu'il fréquente Caro, alors pourquoi pas Natacha? Elle me fait tellement peur? Pourquoi? Parce que je trouve qu'ils vont bien ensemble. Je crois que c'est ça qui me fait mal au bide. Peut-être que je devrais les voir plus intime, quant ils sont seuls.

Il est toujours charmant, mais je verrais s'il l'est plus avec elle, s'il essaie de la séduire. Je verrais s'il est amoureux ou pas. Je dois savoir comment il est avec elle quant ils sont seuls. Voir s'il est plus tendre, s'il passe son temps à la prendre dans ses bras, à la couvrir de bisous...

Si je me rends compte qu'il semble amoureux d'elle? Je fais quoi?

Je détesterais qu'il lui fasse pleins de petits cadeaux, des fleurs et touti quanti. Ça me rendrait carrément furieuse. Je me demande pourquoi je réagis comme ça vis à vis d'elle! En fait, je me demande pourquoi il a fallu qu'il continu à la voir après l'avoir sautée vite fait. C'était si bien que ça?

Comme souvent le vendredi soir, quant ce n'était plus la saison pour le ski, Thomas faisait une verrée chez lui. Roxanne semblait avoir repris le flambeau avec son petit mari. Bien sûr, j'étais invitée. On était juste une petite dizaine. A cause du Covid, c'est toujours le blocus.

Toujours la restriction à 10 personnes dans le canton de Vaud...

J'ai été surprise de ne pas voir Caro. Hélas, il y avait Natacha. Et ils faisaient tous les 2 semblant qu'ils n'étaient pas proches. Pourtant, elle s’asseyait la plupart du temps près de Pascal. Ils cachaient bien leur jeux. J'essayais de mon côté de ne pas garder les yeux braqués sur eux.

Mais clair que mon coeur s'affolait dès que je les voyais seuls dans un coin à rigoler ensemble, ça me fichait un coup de chaleur. J'avais du plomb dans le corps et j'étais incapable de bouger. Pourtant, j'aurai voulu aller vers lui, question de casser leur petit tête à tête. Mais incapable de faire un mouvement, je restais tétanisée sur place.

Minuit passé, enfin, Nos amis commençaient à partir, et enfin Natacha est partie. Je me sentais plus légère. Contente. On est resté un moment à papoter avec Thomas et Roxanne avant de descendre chez Pascal. Alors qu'on parlait avec eux, son téléphone avait sonné. Je n'ai pas pu voir qui c'était, et il est sorti sur la terrasse pour parler.

Je n'avais pas l'intention de rester dormir chez lui, il le savait. Surtout maintenant que la menace était loin.

On est resté un moment à se faire de petits bisous sur le canapé, puis je me suis levée pour rentrer. Pascal m'a raccompagnée à ma voiture. Encore une fois, j'ai regretté d'être si obstinée et de ne pas savoir mettre de l'eau dans mon vin. Je voulais lui manquer, qu'il se sente seul quant je ne suis pas là.

Arf, j'ai fini par faire demi-tour. C'est vendredi soir, il ne travaille pas demain, j'avais envie de dormir dans ses bras.

Avant de débarquer chez lui, j'ai voulu voir si j'avais l'air de lui manquer. Cela faisait 30-40 minutes que j'étais partie. J'espérais le voir tourner en rond. Mais j'ai eu un choc quant j'ai vu Natacha chez lui.

J'avais le souffle coupé. Je ne lui manquais pas du tout, il était bien trop occupé pour ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, l'estomac tordu, en désordre, j'avais la chair de poule.

Ils étaient sur le canapé, NOTRE canapé, à s'embrasser comme s'ils ne pouvaient pas rester loin des lèvres l'un de l'autre. Le poing sous le coeur s'est durci. Il ne pouvait pas s'ennuyer de moi si il y en a toujours une qui vient le distraire. Elle lui a enlevé son pull et défaisait sa ceinture.

J'ai foncé chez lui, le coeur bloqué dans ma gorge, le souffle court. Je devais interrompre ça. J'avais les nerfs, le cerveau en panne. Impossible de me retenir d'agir comme une idiote. Elle lui faisait des bisous sur le torse, MON torse. Pascal s'est penché sur elle pour lui arracher un baiser, une main dans ses cheveux.

Trop, c'était trop. L'angoisse me paralysait l'esprit. J'étais glacée de la tête aux pieds, la folie se bousculait dans ma tête.

J'ai pris les clés cette fois, au cas où il tarderait à me répondre. J'ai sonné. J'aurai peut-être dû l'appeler avant? Non, je préfère le prendre par surprise. Pascal était essoufflé, surpris aussi. Il n'avait même pas pensé remettre son pull, quel idiot. Il se tenait en travers de la porte.

Et s'il ne me laissait pas entrer? J'aurai l'air maligne. Devrais-je forcer le passage. Il a baragouiné qu'il était sur le point de se coucher. Ha oui? Et alors? L'excuse pour avoir mis du temps à répondre à la porte? C'était bien la 1ère fois qu'il me sortait une banalité pareille! Je me demande où elle se cachait?

Natacha n'avait surement pas eu le temps de se rhabiller, j'avais été plutôt lourde sur la sonnette! Crispée, j'ai souri innocemment.

Après lui avoir demandé avec un sourire crispé, pourquoi il me laissait sur le pas de porte? Est-ce qu'il n'était pas seul? Il a fini par me laisser passer. Pascal était tendu, ses yeux balayaient nerveusement la pièce. J'ai tout de suite remarqué les clés sur la table du salon. L'idiote, elle avait oublié ses clés!

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