Mar - 13 déc 2022 - De petits pas...
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Lun - 12 déc 2022 - Münchhausen
21h30 - Voilà, Didine a eu ce qu'elle voulait, papa a été transféré dans un hôpital de réhabilitation, ce matin à 10h.
J'ai eu le malheur d'accepter qu'on prenne qu'une voiture, pour l'entendre me hurler dans les oreilles, que s'il était si mal depuis son opération, c'est parce qu'on avait refusé qu'il soit placé dans un de ces trucs pour se requinquer. Je lui ai dis que c'était surtout depuis qu'elle se mêle de sa vie qu'il va mal. Surtout depuis qu'elle essaie de le séparer de Marlène!
Je crois qu'elle souffre du syndrome de "Münchhausen par procuration". C'est incroyable, il faut qu'elle lui invente encore ceci ou cela. C'est casse pieds. Elle a eu l'audace de dire à l'infirmière de lui mettre de l'eau plate, et de m'engueuler parce que je lui rajoute du sirop... Arhhh, bien sûr elle a toujours quelque chose à rajouter... Trop de gaz, trop de sucre!
Je suis épuisée... 8 heures à scotcher à l'hôpital. A voir, Papa était content de nous voir partir... c'est dire!
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Mar - 13 déc 2022 - De petits pas...
Pascal m'appelle avec gentillesse "Madame Non-Non", parce que je dis toujours non. Je vais changer. Donc, ce soir, quant il m'a proposé de passer chez lui, ma 1ère réaction a été de balancer un "non", parce que j'étais crevée, et que j'aspirais à un peu de "time alone" (une peu de temps toute seule) chez moi.
Mais, voilà, je ne pouvais pas toujours continuer sur ma lance, et encore dire non. Je trouve qu'il y de bonnes raisons que je dise non. D'abord, on veut toujours me forcer la main et on attend une réponse immédiate, et moi, j'ai besoin de temps, donc normal, 1ère réaction, c'est non. Ma famille m'utilise assez!
Ma sœur m'avait épuisée hier, et je ne demandais qu'un peu de tranquillité, silence, et farniente... seule!
Pascal avait un truc en début de soirée, et proposait de me faire à manger chez lui, à partir de 20h. S'il n'était pas encore rentré, je devais me mettre à l'aise. Je savais que Pascal avait dans l'idée que je dormirais chez lui. Faire l'amour avec lui, impossible de résister, mais j'aurai envie de rentrer après.
Paul était là avec 2 copains à lui quant je suis arrivée. Comme je savais qu'il y avait du monde, j'ai sonné. Il a semblé surpris de me voir. Apparemment, Pascal ne lui avait rien dit. J'ai vaguement salué ses amis, et j'ai été poser mes affaires dans la chambre à Pascal. Voilà, j'étais intimidée!
Ils était installés au salon, je ne savais pas quoi faire. Je n'avais aucune envie d'aller me joindre à eux, et je ne pouvais pas m'installer devant la télé. Je ne pouvais pas non plus rester enfermée dans la chambre éternellement. J'ai pris mon bouquin, et après m'avoir fait un café, je me suis installée au bar de la cuisine pour lire.
J'ai entendu Paul me parler, mais j'ai fait semblant d'être absorbée dans mon livre.
Pascal est arrivé presque 1h plus tard. A la maison, il n'est pas pareil qu'au chalet. Quant il est arrivé, il m'a entouré de ses bras, fait des bisous, avant d'aller saluer les autres.
A sa façon d'être avec moi, il n'y avait aucun doute que j'étais sa petite femme. Il était déjà en training, et il s'est aussitôt mis à l’œuvre.
On a mangé en tête à tête. On riait beaucoup et ne faisait pas attention aux autres. Pascal ne leurs a pas proposé aux autres de se joindre à nous pour manger. Ils avaient sans doute déjà mangé.
Étant donné que Paul occupait le salon avec ses potes, on est resté dans notre coin, côté piano.
Héhé, Je ne restais pas dormir. Hors de question d'aller se coucher, alors que les autres trainaient encore là. Du coup qu'ils écoutent ce qui se passaient dans la chambre, je serais mal à l'aise. Malgré un froid de canard, Pascal m'a raccompagnée à ma voiture, et on s'est fait pleins de bisous encore.
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Mer - 14 déc 2022 - Hah, j'suis out...
Arh, je suis out. J'ai l'impression de tout le temps faire des efforts pour faire plaisir aux autres, ça m'épuise. Et moi alors? Est-ce si difficile de me foutre la paix de temps à autre? Je dois bosser, et je n'en ai même pas la force. Courir faire ceci, courir chercher Marlène pour passer à l'hôpital voir papa, courir au rendez-vous avec un fiduciaire, courir, courir, courir... Quant je touche terre chez moi, je suis à plat... Je ne rêve que de silence, dormir...
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Jeu - 15 déc 2022 - Anéantie de fatigue
21h52 - Je viens de rentrer. J'ai été voir mon papa. En ramenant Marlène, j'ai pris un petit café avec elle, en attendant l'arrivée de son aide à domicile, et son fils. Quant j'ai été chercher Marlène, en début d'après-midi, pour aller la chercher, pour aller voir Papa à l'hôpital, il y avait Mme Robatel.
Son fils était à l'école avec moi. C'est en voyant la photo de son fils, que j'ai su de qui elle parlait. Il n'avait pas tellement changé; même tête, moins de cheveux dessus!
Elle, elle me connaissait de vue, adolescente entre 14-16 ans. Moi, elle ne me disait rien, ni son fils d'ailleurs. C'était un des moches de l'école et paysan avec ça, donc voilà. Mais, pour lui faire plaisir, quant elle a dit son nom, j'ai fais semblant de me rappeler. Apparemment, on a eu notre confirmation ensemble.
J'imagine qu'on avait dû se croiser à des enterrements à Dompierre...
Bah, à cet âge là, tous les garçons de l'école me courait après... Ils pensaient avoir de la chance côté sexe... Pas de chance, exotique ne rimait pas avec facile. Même si ça me mettait mal à l'aise, j'avais l'habitude qu'ils me trottent après et qu'ils essaient. Je ne pouvais pas leurs en vouloir.
Même si ça fait gonflée, j'étais super canon, mais, comme toute adolescente, on ne le sait pas sur le moment. Aucune envie de mettre mon journal du 5 déc à jour. Ce soir, pas envie de revisiter mes déboires avec Pascal. Je suis déjà épuisée, mal à la tête, pas envie de fondre dans la déprime ce soir. Je m'en occuperai demain.
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Donc, d'une certaine façon, j'ai de la chance, parce qu'il semble plus attaché à moi, parce qu'il était encore là. Je lui avais parfois 







