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Mar - 5 mai 2020 - Lundi, c'est tout.
Pascal m'a dit, qu'après réflexion, que Caro n'avait peut-être pas tout à fait tord de vouloir fixer des jours précis. Il paraît, je dis bien; "il paraît"... Donc, il paraît qu'au début, l'idée ne lui avait pas plût. L'idée d'être obligé de la voir, même si ce jour là, il n'en avait pas envie... l'emmerdait.
Railleuse, je lui ai demandé si ça lui arrivait de ne pas avoir envi de voir Caroline! Pascal a dit que c'était même pas drôle. Lui aussi avait, de temps en temps, besoin de se retrouver, d'être simplement chez lui, de faire ce qu'il veut...
Bref, oui, ça lui arrivait. Donc, après réflexion, il voulait bien essayer pour voir.
Tsss, Pascal suivait l'envie de Caro de lui prendre 2 jours. Je n'étais pas d'accord, 1 jour pas plus. J'ai demandé s'il en avait discuté avec Caro et il a dit que oui. Qu'ils avaient convenu sur le mardi et mercredi. Ils s'étaient mis d'accord, mais avaient prévu qu'on en parle tous les 3.
Caro ne voulait pas que je sache qu'ils avaient parlé de ça, alors Pascal me demandait de ne rien dire. Ok... Pascal préférait qu'elle ne sache pas qu'on avait parlé, alors je lui ai demandé comment il allait expliquer pour qu'il ait changé d'avis, et qu'au lieu de 2 jours, ça passe à 1???
Bien sûr, j'avais raison. Donc, inutile de cacher qu'on en avait discuté. De toute façon, je ne suis pas dupe, elle habite à côté, donc, même sans ça, elle voyait Pascal beaucoup plus souvent que moi !!! Sauf que maintenant, si je la chopait chez lui, j'aurai une bonne raison de m'énerver. Je ne sais pas si elle s'en rend compte.
Par contre, je voulais savoir s'il pensait aussi me réduire à 1 jour, ou est-ce qu'on se voit les week-ends comme avant. Question de battre le fer quant il est chaud, on se voit ce soir. Je suis arrivée la première. Facile, j'ai les clés. Plus facile de prétendre qu'on en avait discuté avant qu'elle n'arrive.
Je m'y attendais, Caro a fait la gueule quant Pascal lui a dit. J'ai dis que je pense que ce serait mieux le lundi par exemple. Un autre jour ne ferait que bousiller sa semaine. Pascal était d'accord là dessus. Je n'ai pas choisi de jour, de toute façon, on se voyait le week-end en principe. J'ai souligné au pire, je le verrai le jeudi.
Et si jamais, je pouvais toujours l'envahir à ma guise.
Pour embêter, j'ai demandé à Caro, si comme ça, on ne la verra pas du week-end, sauf au chalet bien sûr. Hihihi, j'ai cru qu'elle allait faire une syncope. Pascal riait aussi. Pas sympa je sais. J'avais des crampes à force de rire. Elle avait changé de couleur, entre le rouge et le blanc, et jetait des regards souffrants à Pascal.
Elle devait penser qu'on se moquait d'elle. Mais non, c'était juste sa réaction qui nous a fait rire, et ma blague.
Quant j'ai dis que c'était une blague, elle s'est calmée. Je savais bien qu'on l'aurait sur le dos parfois le week-end. Mais, j'ai voulu qu'elle comprenne que, si elle avait fait ce choix, elle devait comprendre que, je partais de l'idée qu'elle nous laisserait, en principe, tranquille le week-end.
Pascal avait de la peine à contenir son envie de rire. Il n'est pas intervenu. Bien raison, sinon, j'aurai pété un câble.
Il a préféré s'éclipser, et nous laisser régler ça entre filles, avec comme excuse, de nous préparer quelque chose à boire. Mais j'ai vu qu'il riait en douce. S'il n'avait pas été d'accord avec moi, je pense qu'il l'aurait dit.
Quoique maintenant, je commençais à m'inquiéter de devoir passer tous mes week-ends hors de chez moi. En hiver, c'est autre chose, j'aime bien l'ambiance détendue du chalet, mais en été... hahhh, pendant une fraction de seconde, j'avais oublié qu'il n'y aurait plus de balade, la tête dans la Lune avec Dobbily...
Caro boudait. Elle trouvait que ce n'était pas juste. Elle ne pourrait voir Pascal que 1 jour, de plus, il travaille la journée, donc en fait, elle ne pourrait le voir que quelques heures le lundi soir. Et moi, je peux le voir quant je veux. Pas juste. Elle a pointé que je ne voyais pas du lundi au jeudi, et même si c'était le week-end, cela faisait 3 jours d'affilés.
Alors, elle se demandait pourquoi est-ce qu'ils ne pourraient pas se voir les autres jours...
Là, elle faisait chier. Alors, pas de problème, cartes sur table; c'est comme ça, sinon, j'ai fait signe en montrant Pascal et moi, ce serait terminé entre nous. Elle n'était pas contente, alors elle tirait un peu la gueule. C'était mardi, donc, on est rentrées chacune chez soi.
J'avais bien vu Caro partir, le temps de dire au revoir à Pascal, je suis partie parquer ma voiture un bout plus loin, et je suis revenue à pieds. J'étais presque sûre que Caro reviendrait lui casser les oreilles. Je pouvais me tromper, mais je la connais depuis plus de 10ans! Et je ne me suis pas trompée... Tsss, Caro!
Elle avait pris la main à Pascal et se plaignait, comme je m'y attendais. Elle voulait qu'il me parle, elle trouvait que c'était vraiment trop injuste. Pascal lui a passé le bras autour de l'épaule, non plutôt autour du cou, comme une prise de catch. Ils se dirigeaient vers les canapés.
J'ai ouvert la porte et je suis rentée dans l'encadrement les bras croisés... Pascal était surprit, mais il a souri... Caro savait que je ne devais pas être contente de l'avoir prise sur le fait; "Hum, alors comme ça, tu veux que Pascal me fasse changer d'avis?". Gênée, elle a pris ses jambes à son cou.
J'ai fait mine d'être un peu fâchée et demandé à Pascal pourquoi est-ce qu'il riait...
Ok, c'est vrai, la situation pourrait paraître drôle... J'ai rigolé aussi. Je lui ai fais un bisou pour partir. Pascal voulait que je reste, mais ce n'était pas prévu, et j'étais fatiguée, et je n'avais qu'une envie; rentrer chez moi. Cette fois, c'est sûr, Caro ne risquait pas de revenir à la charge ce soir...
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