Mer 26 juin 2024 - Mise au point (2/2)
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Mer 26 juin 2024 - Mise au point (2/2)
Le plus marrant dans l'histoire, c'est que Pascal semblait concerné de me voir me plier pour respirer. Je pense qu'il savait que c'était une crise d'asthme. Quand je me suis mise à tousser, il est resté pétrifié quelques secondes les yeux écarquillés. Il s'est précipité pour m'aider à m'allonger sur le canapé, le temps que la quinte de toux s'arrête.
- Quand tu disais ne pas être bien, ce n'était pas une figure de style...
Je peinais à retrouver ma respiration, et ça me tirait dans le dos. Pas pu cacher ma grimace. Je serrais les dents. Puis, soulagement. Péniblement, je me suis relevée. Wah, pendant un petit moment, je me suis demandée si je ne devais pas profiter de la situation pour jouer la malade pour que Pace ait pitié et ne me poignarde pas dans le cœur.
- Alors? Tu ne m'as toujours pas répondu...
- Bien sûr que si.
J'ai toussé, ça me démange dans la gorge. Rhhh, je pouvais voir des étoiles les yeux fermés. C'est fou, on ne se refait pas, même dans la panique; je jouais la malade pour faire appel à sa pitié. Dingue. Je voulais une réponse claire, et pas; "j'aurai pas le choix", pour moi ça, ça ne voulait rien dire. Le choix de quoi? Une réponse claire please.
Je m'étais levée du canapé, le laissant assis. Mais il s'est levé aussi, et mon cœur a de nouveau palpiter. Comment c'était possible d'avoir autant de qualités, d'être si beau, d'avoir un tel sourire. Il était toujours en habit de travail. Même le geste de défaire sa cravate me donnait des palpitations. Il a souri. Ciel, pourquoi ses yeux verts brillaient autant!
Pascal a pencher la tête en souriant, et il a dit qu'il n'aurait pas le choix, il devra alors couper les ponts avec elles, mais il n'en avait pas envi. Avait-il le choix? Si c'était ce que je voulais, alors c'est ce qu'il ferait. Ça m'a touchée. Je ne sais pas exactement si c'était parce qu'il me plaît tellement, ou si ses paroles m'ont soulagés.
Dans ma tête, j'étais OUT, donc, j'avais déjà commencé à faire ma valise! Comme il s'était rassit, je me suis assise à côté de lui. Sa proximité me donnait des frissons. Il a pris ma main, et ma température s'est affolée. Sa chemise rose pastel faisait ressortir son bronzage et la couleur de ses yeux. C'était diabolique d'être aussi beau.
J'avais des tonnes de questions à lui poser. Je ne savais pas par où commencer. J'avais aussi prévu de lui sortir un truc du genre que je voyais quelqu'un d'autre. Mais là tout de suite, ça buguait dans ma tête.
J'ai voulu comprendre le regard qu'il m'avait lancé alors qu'il tripotait Caro. Ça l'a fait sourire, il voulait voir ma réaction, et il pensait que je me joindrais à eux. Mais, il voulait surtout voir ma réaction en faisant passer Caro avant moi. Ok, noté. J'ai voulu comprendre, parce que d'après ce que je sais, il avait laissé tombé Caro pour Natacha...
C'était bien le cas. C'était pour rassurer Natacha et lui montrer son attachement. C'est vrai qu'elle lui plaisait, mais il n'arrivait pas à exclure Caroline de sa vie. En plus, peu après, j'avais ramené Caro. Il a pensait que je ne savais pas, que Caro ne m'avait rien dit, et il n'avait pu résister au plaisir de nous avoir toutes les 2 comme avant.
Natacha en avait fait tout un drame, quand elle a appris ce qui s'était passé. Il ne sait plus comment. Il avait réussi à la calmer, mais il avait pris conscience que Caro lui manquait et qu'il tenait à elle. Mais, si je tenais à ce qu'il coupe les ponts avec elle, alors il le ferait. Il avait peut-être une condition, c'est que je sois plus présente, qu'on vive ensemble.
Et il était reparti là-dessus... Vivre ensemble, c'est pas pour moi. J'ai besoin de mon espace. Je ne veux dépendre de personne!
Et Natacha alors? Il l'aime? Pourquoi est-ce qu'il la voit encore, alors qu'il m'avait dit le contraire? Il a hésité. Et ça, ça m'a fait me méfier de ce qu'il allait dire. Parce qu'on hésite pas si les choses sont clairs dans sa tête. Il ne savait pas s'il pouvait être totalement sincère, parce qu'après tout, je suis sa nana... et une fois certaines choses dites...
J'ai compris qu'il tenait à Natacha. Il n'a pas voulu dire qu'il l'aimait, mais je l'avais entendu le lui dire. Je savais aussi pour l'avoir entendu en parler avec Paul et Michael, qu'elle était excitante. Un corps de rêve, des seins... bref, ce n'était pas seulement sexuel, qu'elle était adorable et jolie, et qu'il aurait été dans la merde si elle n'avait pas de gamin! Alarme!
Cette fois c'est moi qui ait hésité . Puis grosse quinte de toux... J'avoue que j'étais épuisée, je ne savais pas si je voulais tout savoir. Ou, puisqu'on y était, autant aller au bout? Et j'avais quand même un peu la trouille aussi. Je lui ai dis que j'étais un peu fatiguée, mal à la tête et que je devais peut-être y réfléchir un peu encore.
Mais que j'avais des questions à propos de Terry, et aussi Emma. Peut-être qu'ils y en avaient d'autres dont je ne savais rien???
Pascal a dit qu'on pouvait en parler tout de suite. Pour Terry. C'est vrai, elle travaillait dans le même département que lui. Il l'avait rencontrée là-bas, quand il était à New York.
- Ça va te sembler bizarre, mais... tu me manquais beaucoup. Chaque jour était pénible, et Terry a commencé à me faire du rentre dedans. Étonnamment, cet incident a eu le mérite de faire que tu me manques moins. C'était flatteur. Et y a pas à dire, c'était une belle femme. Mes collègues ont commencés à me chambrer. Ils avaient remarqué son intérêt. Ils avaient tous essayé, mais niet...
- Alors, je te manquais moins?
- J'avoue que oui. Je ne passais plus tout mon temps à penser à toi, à ce que tu pouvais être en train de faire et tout...
- C'était pas par hasard quand tu as arrêté de me donner des nouvelles?
- Heu, je crois bien que oui. Ça ne veut pas dire que tu ne me manquais pas, juste, un peu moins. Il se passait plein de choses que je ne voulais pas t'ennuyer avec, mais, au moins, je n'étais plus aussi déprimé par la séparation... Je sais, je ne devrais peut-être pas le dire, mais c'est la vérité.
Pascal m'a jeté un petit regard en coin. C'était il y a des lustres, alors je ne me rappelais plus trop de la souffrance que j'endurais à l'époque. Mais maintenant, je savais pourquoi je n'avais pas de nouvelles. Je pense que ça devait me rendre dingue. Donc, c'était à ce moment là que Terry avait débarqué dans son paysage... D'accord!
- Je n'ai pas levé le petit doigt, ni essayé de la séduite, rien. Je l'ai laissé faire. Et tu me connais quand même, tu sais que je suis un peu addict au sexe. Il n'était pas question que je laisse Jess croire qu'on allait se remettre ensemble. Terry était la chose qui m'a fait tenir là-bas, tenir fasse à ma famille, face à Jess et mes enfants.
Je note qu'il a dit "mes enfants", pas "les... enfants". Donc, c'était devenu ses enfants! Mince. Il a continué à me parler de Terry. C'était un autre corps chaud, et il avait besoin de sexe. Bref, non seulement elle était belle, mais son intérêt le flattait. Il s'est laissé faire, mais il savait que ça ne pouvait pas durer. Ce n'était que pour l'occuper.
Je soupçonne Pascal de me dire des trucs pareils pour me rassurer et que je me tienne tranquille. L'air de rien ça marchait. J'étais rassurée. Même ma tête ne fonctionnait plus correctement. J'avais des tonnes de questions, des reproches plein les poches, mais rien ne sortaient. J'étais anesthésiée par sa belle gueule, ses beaux yeux verts et son sourire...
- Pascal... Ce serait peut-être mieux de faire une pause, ou arrêter... Je sais pas, j'ai besoin de temps pour réfléchir...
Il avait donc profité de cette période pour essayer de voir s'il arrivait à se passer de moi. Si on venait à devoir se séparer, il voulait savoir s'il arriverait à tenir. Il a pris mon visage entre ses mains chaudes et tendres pour dire que c'était dur, qu'il s'est rendu compte qu'il ne pouvait se passer de moi. Wahhh, ces mots ont fait chavirer mon petit cœur.
Pascal me dit que quand elle est venue ici, qu'elle a même squatter chez lui, il ne s'était pas passé grand chose. Elle n'avait été qu'un passe temps là-bas, il ne voulait pas qu'elle puisse penser que je ne comptait pas. Il m'a même dit qu'il fermait sa porte à clé le soir, pour qu'elle ne profite pas de la situation. D'ailleurs, sa présence chez lui l'avait mis mal à l'aise.
Au moins ça, je pouvais le croire, je l'avais vu de mes yeux. Tout de même, je ne sais pas comment il a fait pour résister. Moi je sais que si j'avais été un mec, je n'aurai pas résisté. Une si belle femme, bien foutue et intelligente en plus, J'aurai sauté sur l'occasion et j'aurai réfléchi après. Peut-être que Pascal aimait bien se faire désirer...
J'en avais assez. Si ça continue, j'allais laissé tomber mes belles résolutions... J'avais une brique dans la poitrine, et j'avais peur de poser la question qui me taraudait. J'ai fini par saisir mon courage et lui demander s'il y en avait d'autres dont je n'étais pas au courant. Et je crois que oui, parce qu'il a demandé si je voulais vraiment parler de ça maintenant.
J?ai aussi remarqué qu'il a éludé la question, et en ait revenu à Emma. Il m'a dit de ne pas me focaliser sur elle. Il ne se passera rien. Déjà parce qu'ils travaillent dans la même boîte. Elle avait ce côté suisse allemand, qui fait que les choses doivent être carrés. Avant même qu'il y ait quoi que ce soit, elle lui a fait comprendre qu'il devait régler les choses...
Régler les choses? Elle croit quand même pas qu'il allait chambouler sa vie pour elle. C'est vrai, elle est mignonne, mais très suisse allemand. Elle ne veut pas qu'il joue avec elle. Emma veut que ce soit sérieux s'ils se mettent ensemble. Qu'ils emménagent ensemble et tout... Elle ne le connaît pas bien, mais elle a déjà tout un programme!
Pascal m'a demandé ce que je voulais, ce que je voulais faire... Il avait l'air un peu inquiet. J'avais besoin d'un temps de réflexion
Que j'avais peut-être besoin d'une pause, que je ne savais pas très bien, mais il y avait des tas de choses qui m'ont fait souffrir ces temps, et je ne suis pas prête à pardonner et passer dessus...
Il a voulu savoir si s'était à propos de ce qui s'était passé avec Caro dimanche? J'ai dis que non. Même si quelque part, c'était le cas. Je ne voulais juste pas qu'il sache à quel point ça m'avait rendue jalouse. Zut, je ne voulais pas me mettre à être jalouse de Caro, c'est ma copine, ma confidente et mon alliée.
Je devais rentrer, je toussais trop et j'avais la tête sous un bloc de béton. Je préférais souffrir dans mon coin toute seule. Pascal voulait tellement que je reste que j'ai failli flancher. J'ai été courageuse pour une fois et lui ai dis que j'avais besoin de temps... Mais, s'il me posait encore des lapins le week-end, ce serait vite réfléchit ! On verra bien!
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Tu voulais qu'on parle de dimanche, c'est ça?








