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journal de janedo

52 - Une claque!

Publié le par JaneDo


Hahhhh, c’était samedi. No stress. Je n’avais pas besoin de me lever, ni courir, mais je n’étais pas chez moi. Pascal aurait déjà dû partir hier soir, il avait un truc avec son équipe de Basket, un camp d’entraînement ou un truc du genre, et il était resté là pour me surprendre et enfin me parler.

Quel amour. Je sentais la vigueur de ma colère s’essouffler, mais je ne pouvais pas, par fierté mal placée, le laisser s’en tirer comme ça. A vrai dire, à ce moment là, je ne savais même pas pourquoi j'étais fâchée. Il ne se rendrait pas compte à quel point ces foutaises de dates de fêtes étaient importantes pour moi. D’ailleurs en repensant à la St-Valentin, j’essayais de retrouver toute la vigueur de ma fureur, mais je m’étais un peu dégonflée depuis hier soir!

Pascal devait pourtant aller rejoindre son équipe, et il s’apprêtait à prendre la route. Je me faisais un peu de soucis, il devait être crevé, comment allait-il faire autant de kilomètres pour rejoindre le sud de la France après n’avoir presque pas dormi? Je réalisais aussi pourquoi hier soir, je n’avais pas vu Thomas ou certains de ces copains. Ils étaient déjà parti.

Même s’il n’avait presque pas dormi, il disait être heureux et m’a assuré que tout irait bien et qu’il m’appellerait dès son arrivée. Moi par contre, dès que j’ai  reintégré mon appart et fermé la porte derrière moi, j’ai rampé jusqu’à mon lit ou je me suis écroulée, raide.

Une fois de plus, on n'avait même pas discuté de ce qui nous préoccupait. Bahhhh... on discuterait la semaine prochaine.

Quant je me suis levée en début d’après-midi, Patricia était étendue devant la télé. En somnambule, je me suis dirigée directement vers la machine à café, et tout à coup, j’ai été réveillée en voyant le bordel qu’elle avait accumulé un peu partout dans ma cuisine. Grrrr... Mais au saut du lit, je ne parle jamais même si suis enragée, et j’étais enragée. J’allais laissé les choses se calmer sinon je risquais de la fiche dehors illico presto. Au milieu du foutoir de la cuisine, j’ai quand même réussi à me faire mon café pendant que Patricia, en super forme verbale, babillait déjà comme un vrai pinson.

L’enfer!

Je me suis écroulée sur le 2ème canapé. Elle me parlait de son copain. Quelque chose de son copain, je n’avais pas tout saisi, j’étais encore dans le brouillard, je n’avais pas assez de café dans le sang.

Après ma 3ème tasse, j’ai fini par accepter de mauvaise grâce de faire les magasins avec elle l’après-midi.

J’ai eu une petite pensée pour Jess à qui j’avais promis aussi d’arpenter les rues de Lausanne un de ces samedi après-midi. J’ai hésité une demi seconde à en profiter pour faire d’une pierre deux coups, et me suis ravisée. Pas question que je la vois après avoir passé la soirée chez Pascal. Surtout pas. En plus, ça ne me disait pas grand chose, j’avais accepté pour faire bien. Comment est-ce qu’elle pouvait même imaginer que j’aie envie d’aller faire les magasins avec elle d’abord!

On a croisé le plouk à Patricia. Il a voulu qu’elle le suive cet abruti et elle, elle avait carrément la pétoche. Elle n’osait pas lui dire carrément non. Elle avait passé du temps avec lui dernièrement, et il avait réussi à lui coller des baffes. Elle a eu beaucoup de chance qu’il ne lui casse pas les côtes à nouveau. D’après ce qu’elle me disait, cette fois c’était terminé, elle ne voulait plus de lui. Il était temps, avant qu’elle y laisse la vie.

Il est plus grand qu’elle, et il ne lui parle pas, mais lui aboie dessus à quelques millimètres de la figure. Elle est obligée de lever la tête, et clignait des yeux nerveusement et j’ai senti la peur et aussi qu’elle allait finir par le suivre pour éviter toute brutalité, alors je me suis interposée.

Cet abruti a dû croire qu’il avait à faire à Patricia... Il m’a balancé une claque. Mon sang africain n’a fait qu’un tour, et je lui ai rendu sa claque aussi sec. Non mais des fois!!! Quel crétin.

Je pense que cela devait être la toute 1ère fois qu’il avait du répondant, parce qu’il est resté un moment la bouche ouverte sous la surprise. Je ne lui ai pas laissé le temps de décidé de la suite que je lui arrivais contre, aussi à quelques centimètres du visage. Déjà, parce que s’il voulait m’en recoller une, il aurait fallu qu’il recule, là je serais préparée et je lui aurais collé mon poing dans la gueule. Il a dû le sentir que je n'avais pas l'intention de me laisser faire, parce qu’il a capitulé. Je l’ai vu dans ses yeux. Espèce de "roqué" va! Après avoir lancé une dernière insulte à Patricia et une "pétasse" à mon intention, il a détalé. Trou duc! Vraiment un petit rital à la con. Encore un de ces mecs qui manque tellement de confiance en eux, que seul le règne de la terreur peut leur assurer une femme à leur côté. Pffff, quel misérable échantillon de la gente masculine!

Patricia tremblait encore et avait peur qu’il le lui fasse payer. Je lui ai conseillé de prendre quelques cours de self-défense dès qu’elle le pourra, à moins qu’elle se soit planifiée une vie de merde avec des pauvres types, des minables de ce genre!!!

J'avais oublié mon natel chez moi, alors je n'ai pas reçu les appels de Pascal. A mon retour, j'avais un peu de scrupules de le rappeler; sur la route ou déjà arrivé chez lui? Pascal avait fait demi tour en cours de route, ça ne lui disait rien d'aller rejoindre une bande de déjantés qui vouaient ce camp d'entrainement à de la drague! Je voulais aussi lui laisser le temps de se reposer un peu, mais dès qu'il m'a appelé... j'ai filé, volé... j'ai couru vers lui. Je suis nullos.

*   *   *   *   *   *

Une Claque!   (21fév09-sam)

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