Sam - 10 août 2021 - Jonas...
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Sam - 7 août 2021 - Jonas...
C'est pas toujours bien de vouloir tout savoir, mais ça peut faire assez mal aussi. J'avais les yeux rivés sur l'appart de Pascal. Ils étaient dehors, mais de temps à autre quelqu'un entrait, pour prendre quelque chose et il y avait un peu d'action. Je ne sais pas ce qui se passait dehors, ou j'entendais quelques bribes.
Je devenais consciente que les choses allaient mal pour moi. Ça allait mal avec Pascal. Du coup, l'estomac en vrac, serré en permanence. Je suis complètement paniquée, mal dans ma peau, l'impression de perdre mon latin. J'étais mal tout le temps, l'impression d'avoir oublié quelque chose... Qu'un nuage noir plane au-dessus de ma tête.
Pascal m'avait demandé de les rejoindre. Je n'avais pas l'intention d'y aller, on ne m'avait pas invitée. Il m'a demandé depuis quand j'avais besoin d'être invitée, je faisais partie de la maison, j'étais toujours invitée. Je lui ai rappelé que lors d'un des derniers week-end, ils ont été ailleurs et personne n'avait pensé m'avertir.
Donc, je n'étais pas toujours la bienvenue. Ok, d'accord, c'est moi qui me suit retirée du groupe sur whatsapp.
Après notre conversation, où il avait essayé de me convaincre de le rejoindre, c'est quand même lui qui a dû dire à Natacha que je ne venais finalement pas. C'est quand même lui qui l'a embrassée en cachette chez lui. C'est aussi lui qui a refusé que Caro reste avec lui, parce qu'il avait prévu de passer la nuit avec elle. Avec Natacha.
Pascal était chez lui pendant qu'on se parlait. Je n'avais pas réalisé que Natacha était dans les parages, pendant notre conversation. J'aurai dû le savoir en le voyant poser son doigt sur la bouche. C'était pour lui dire de ne pas faire de bruit. On venait à peine de raccrocher. Pourtant, Natacha ne s'est pas gênée pour l'embrasser.
Elle a voulu lui passer les bras autour du cou... Non mais, franchement? Il venait juste de parler à sa nana, devant toi, et tu l'embrasses? Sérieusement? Jamais je n'aurai osé faire un truc du genre, faut croire qu'on n'est pas tous pareil. Il a d'abord enlevé ses mains en disant qu'il ne pouvait pas.
Et j'ai été contente pendant une toute petite seconde, et dévastée la seconde d'après quant il a passé son bras autour de sa taille pour la tirer vers lui et l'embrasser. Natacha lui a demandé alors si elle pouvait rester. Ils se sont mis d'accord; elle ferait semblant de partir avec les autres et reviendrait en douce.
Chamboulée, j'ai fermé mon ordi d'un coup sec. Non, je ne regarderais pas, je devinais bien. Et dire qu'on venait de se parler.
Je n'aurai peut-être pas dû dire que je n'y allais pas, comme ça, j'aurai pu débarquer. Elle aurait été bien mal à l'aise de me voir lui ouvrir la porte quant elle viendrait ramper chez lui. Et lui aussi j'imagine. Je me rongeais un ongle en me demandant si je n'allais pas l'appeler pour lui dire que j'avais changé d'avis?
Peut-être juste débarquer dans le jardin? Je devais faire quelque chose, mais quoi?
Je n'ai rien fait. J'ai passé la nuit à changer d'avis toutes les 2 secondes, à éviter d'ouvrir mon ordi et les voir tout lovi-dovi dans mon lit. Ok, j'ai pleuré, toutes les larmes qui me restaient. J'avais l'estomac serré, vannée. Pas beaucoup dormi, me traitant d'idiote toutes les 2 secondes de n'avoir pas bouger mes fesses pour aller les rejoindre dans le jardin.
Ça m'aurait éviter que ma tête me joue toute la série des films d'amour de la planète, où je n'étais pas l'héroïne.
Donc, ce soir, que je le voulais ou non, que j'en ai envie ou pas, je me suis traînée jusque chez eux, avec Jonas. J'avais demandé à mon collègue de l'agence de bien vouloir m'accompagner. Il est venu me chercher, avec sa Mercedes coupée sport rouge. Il était parfait. Pascal allait flipper, ça m'a remonté un peu le moral.
J'avais aussi pris la peine de troquer mon habituel t-shirt, jeans, pour une robe. Et j'avoue que j'étais sexy.
Comme prévu, j'ai apparu avec un grand sourire. Ce n'était qu'une expression faciale, parce que dedans, au plus profond, c'était le contraire. Jonas m'avait tendu le paquet cadeau pour Pascal. Je lui avais amené une plante. M'en foutais, je n'avais pas envie de li offrir quoi que ce soit. Il me sortait par les oreilles. J'ai évité de le regarder autant que je pouvais.
J'ai fait des bisous par-ci par-là, à Caro, Thomas, Paul, etc... les autres juste un hug, ou un signe de la main. Caroline me faisait de gros yeux, elle ne comprenait rien. Forcément, je ne lui ai rien dit. Une fois m'être bien fait voir, je me suis tournée pour partir. Pascal m'a rattrapée et demandé ce qui se passait.
Pas pu m'empêcher de me faire un petit plaisir; un truc de boulot, je devais y aller... hé, oui, l'Espagne, toujours pas digéré!
J'étais aux anges que Pascal essaie de m'empêcher de partir. Impossible que je craque, j'avais encore en tête sa petite partie de jambes en l'air avec Natacha cette nuit. Il ne quittait pas Jonas des yeux. Ce dernier était appuyé contre sa voiture et le regardait avec un petit sourire, et il s'était redressé en me voyant revenir.
Clairement, Jonas n'était pas passé inaperçu à cette petite fête pour l'anniversaire de Pascal...
Arh, j'aurai voulu rester. Mais bon, j'aurai surement fini par fondre en larmes. J'avais la chair de poule et le ventre patraque. Je gardais pourtant un sourire radieux plâtré sur mon visage. Pascal semblait dévasté. En plus, Natacha était venue se planter vers lui, ce qui n'a fait que me conforter à détaler, tant que je pouvais sourire encore.
De retour chez moi, j'ai observé le résultat de mon passage. J'étais de le voir dévasté. Natacha pensait qu'une fois de plus, elle pouvait encore rester chez lui. Ça m'a refroidi, mais contente qu'il lui dise qu'il n'était pas d'humeur. Elle n'est pas partie.
Il a appelé, j'ai répondu. De savoir qu'il m'appelait alors qu'elle était là, m'a énervée grave. Pas perdu du temps à tourner autour du pot; Je lui ai dis que je savais qu'il avait passé la nuit avec Natacha...
Pascal s'est tourné vers elle. choqué. Hum, contente de le voir paniquer. Il a demandé si on pouvait parler, j'ai eu un petit rire, et lui ai dit qu'il n'avait qu'à en parler avec elle. Et j'ai raccroché.
Ça lui avait coupé les pattes. Au moins, ça a foutu en l'air sa soirée. Il voulait rester seul. Natacha l'a prise dans ses bras. J'avais comme un gros trou dans l'estomac de le voir la serrer contre lui. Il jouait la victime ou quoi? Elle a dû penser qu'il avait changé d'avis, mais non. Une fois qu'elle est partie, Pascal a rappelé.
D'abord, je lui ai demandé s'il allait passer la nuit à m'appeler, je ne voulais pas lui parler. Il a voulu savoir où j'étais, si j'étais avec ce mec. Je lui ai dis que Natacha devait surement être à côté de lui, alors qu'il arrête de m'appeler, c'était ridicule. Il a dit que je me trompais, elle n'était pas là, qu'on pouvait parler.
J'ai rigolé; "Elle était là avant quant tu m'as appelée, je l'ai deviné à ta façon de parler. T'es un connard, alors laisse moi tranquille". Il a répété qu'elle n'était plus là, ce qui m'a fait encore rigolé; "Ça me fait une belle jambe. Dire que tu as osé m'appeler, alors qu'une pétasse écoute à côté.. pfff... Bonne nuit Pascal". J'ai raccroché et éteint mon natel.
Je l'ai vu attraper sa veste, envoyer un message et sortir... J'ai vérifié mon natel; il venait chez moi.
Inutile, je n'avais pas l'intention de lui ouvrir, ou de lui parler. Je voulais qu'il imagine que j'étais à l'extérieur en train de faire la fête. Que je ne pensais pas à lui. Je l'ai vu arriver, regarder mes fenêtres, toquer à la porte. Attendre. Tourner autour de la maison.
J'étais contente qu'il cherche à me voir... Le voir essayer d'appeler et tomber sur la boîte vocale... J'ai pensé; chacun son tour...
Il a attendu près de 2h. J'étais crevée, mais je ne pouvais pas le lâcher des yeux. Le voir repartir a laissé un gros vide. Je suis quand même restée encore une bonne heure à espérer le voir revenir. Même si ça n'aurait servi à rien. Pascal n'est pas revenu. Lui avoir fait mal me soulageait. J'espère qu'il souffre le martyre.
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Impatiente d'être de
J'étais remontée à bloc, prête autant qu'il se pouvait... Fighting!
