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trahison

Ven. 22 nov 2019 - Bekky? Encore!

Publié le par JaneDo

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Ven. 22 nov 2019  -     Bekky? Encore!

Pascal devait passer nous prendre chez Caro. J'y étais déjà quant il a appelé pour dire qu'il avait un contre-temps, et qu'il nous rejoindrait là-bas plus tard. Beuh! On était perplexe, ça ne lui ressemblait pas. Et donner si peu d'explications, enfin, carrément aucune??? Trop louche!

Pourquoi est-ce que les choses devaient toujours être si compliqué avec Pascal ???

Étonnée et curieuse, on s'est demandé si on ne devait pas aller jeter un œil chez lui avant de partir. Si on ne le faisait pas, on risque d'y penser tout le long du chemin et regretter de ne pas au moins avoir été voir. Pascal était peut-être seulement coincé au boulot.

Mais on en a été pour notre grade... Pascal était bien chez lui, mais il n'était pas seul, et ce n'était pas Jess mais Bekky. Bon Dieu, qu'est-ce qu'elle faisait là? Depuis combien de temps était-elle là? Pourquoi Pascal ne m'avait rien dit? Que cachait-il encore? Pourquoi?

Est-ce que Pascal avait prévu dès le début de nous dire de partir sans lui? Est-ce que tout ça était planifié d'avance? Ha, peut-être qu'elle avait juste fait un crochet par la Suisse... Oui, mais, pourquoi le cacher? Peut-être qu'il venait plus tard parce qu'il la raccompagnait à l'aéroport?

Ce n'était pas très malin de l'avoir invitée chez lui... Pascal savait bien que j'avais la clé de chez lui! Après s'être fait prendre en flag avec Caro, maintenant ça! Je me sentais fatiguée de jouer aux montagnes russes avec mes sentiments.

Mais qu'est-ce que cette femme faisait donc chez lui, alors qu'on l'attendait comme 2 cruches?

J'ai eu toutes les peines du monde à empêcher Caro de débarquer chez lui. Je préférais attendre. On verra bien s'il nous parlera d'elle, s'il mentira ou fera semblant de rien. J'étais très curieuse.  Je voulais voir la tête qu'il fera quant il arrivera au chalet. Je serais même capable de ne pas en parler du week-end et de lui faire une scène en rentrant s'il ment.

Maintenant, fallait juste convaincre Caro de se taire...

C'était une des plus longue soirée que j'avais vécu depuis des lustres. Pascal n'est pas arrivé avant qu'on sorte boire des verres dans notre bar habituel. Et il ne s'est pas montré non plus au bar. A 3h du matin, j'en avais assez et je pensais qu'il pourrait être au chalet à nous attendre. Il avait dû penser qu'il était un peu tard pour nous rejoindre.

Pascal n'était pas au chalet. J'ai regardé partout. Même dans l'attique; rien. Il n'était nul part.

J'ai hésité à l'appeler. Peut-être un peu tard. La boule à l'estomac me disait de le faire quand même, mais je n'ai quand même pas osé. Vraiment trop tard. J'étais triste qu'il n'ait pas pensé m'appeler, au moins pour dire qu'il ne venait pas ce soir. J'ai eu de la peine à dormir. Caro aussi. On a disséqué les quelques mots échangés en cherchant des réponses.

Bon... Il sera là demain, alors il suffisait d'être un peu patiente... Pourtant, si j'avais été seule dans ma chambre, j'aurai pleuré. J'avais l'impression d'avoir été abandonnée, qu'il m'avait posé un lapin, qu'il n'avait pas prévu de venir ce soir, mais seulement demain. Qu'il voulait juste se débarrasser de nous pour passer une soirée tranquille avec Bekky.

Ahhh, peut-être que je fabule encore. D'après ce que j'avais eu le temps de voir, quant Bekky avait voulu s'asseoir sur ses genoux, Pascal s'était aussitôt redressé pour l'en empêcher...

Hum... Peut-être qu'il n'était pas si content que ça qu'elle soit chez lui? Peut-être que c'était elle qui avait insisté pour y aller? Ou peut-être qu'il s'était souvenu qu'il n'avait pas voilé sa fenêtre?

Yaaaaah! Stop! Mal à la tête. Je débloque. J'imagine des choses. Pause. Vaut mieux attendre que Pascal s'explique au lieu de recommencer avec mes doutes. Je me déteste tellement d'être comme ça. Mais, dans mon calvaire, au moins ce soir, je n'étais pas la seule à me faire des films. L'angoisse me tenaillait l'estomac.

Dès que Caro s'est endormie, après avoir tourné et tourné encore, j'ai été dormir dans le lit à Pascal. Je voulais être là quant il arrive. Et dormir dans son lit me donnait l'impression d'être près de lui. Carrément enfantin! L'empêche, d'être dans son lit, je me suis sentie plus rassurée. Mais bordel, qu'est-ce que Bekky faisait chez lui?

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Jeu, 21 nov 2019 - Plus spontanée...

Publié le par JaneDo

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Jeu, 21 nov 2019  -     Plus spontanée...

Jeudi soir, j'avais toujours envie d'entendre Pascal, envie de lui parler, d'entendre sa voix. Je me suis encore demandé si Pascal et Caro sont resté ensemble hier? Sûrement. Ils étaient probablement encore ensemble aujourd'hui. Le besoin de savoir me bouffait, mais bon.

Il ne reste plus que des effluves de ce qui s'était passé ce funeste jeudi. Dire que c'était il y a à peine une semaine. Ces effluves me rappellent que j'avais beaucoup pleuré, eu l'impression d'être déchirée, brisée de l'intérieur. Mais, je n'étais plus aussi dévastée, comme je l'ai été sur le moment et le jour d'après.

J'avais oublié qu'on avait été en vacances les 3 ensembles. Caro s'était toujours comportée normalement, comme lors de ces 2 jours à Gstaad. Elle, elle allait vers Pascal, sans se préoccuper de moi. Pour elle, c'était son petit ami. Je me rends compte qu'avant, c'était Pascal qui mettait des barrières entre eux quant j'étais là, certainement pour me ménager.

Pascal m'avait trop "protégée", peut-être parce qu'il savait que j'étais plutôt "coincée". En fait, je me rends compte que j'évitais de me laisser aller, quant on n'était pas seul. Aussi pour que Caro ne me copie pas. Ridicule. Elle, en attendant, se laissait porter par ses envies et va vers lui, se pend à son cou, saute dans ses bras, lui dit qu'elle l'aime... alors que moi ben... je reste effacée.

Quant elle est là, c'est Pascal qui vient vers moi, je ne fais pas un geste. J'évite devant elle, de me coller à lui, de lui dire combien je l'aime, de m'enrouler dans ses bras dès que j'en ai l'occasion... Je suis beaucoup plus spontanée quant on est rien que les 2. Tout ça parce qu'elle est là? Nul. Je me retiens comme une idiote...

Hahhh, va falloir que j'essaie de changer ça! Si je continue comme ça, Caro ne fera que gagner du terrain. Pascal est toujours très tendre et câlin, faut que j'évite que ce ne soit qu'avec Caro. Sinon, elle va se demander pourquoi il me met toujours en 1er!

Mais, ce week-end, j'ai constaté que Pascal avait arrêté de faire ça... Il avait changé.

Vers minuit, Pascal m'a appelée et on est resté des heures au téléphone... Il n'a pas cacher qu'ils ont été manger ensemble et se sont balader en ville après mon départ. Il avait eu envie de se balader, voir les lumières, sentir la ville qui grouille, qui vit, de retrouver ses repères. Je lui ai demandé s'il avait encore le cafard, et il a dit que non.

Pascal a rigolé; non, le cafard s'était évaporé avec le petit drama qui avait éclaté le jour de son retour. Ha ha!

J'ai rigolé, même si quelque part dans ma tête, je me suis dit qu'il avait du culot de me reparler de ça de manière si détaché. Et je me suis rappelée que je lui avais dis que ça avait disparu, que je ne ressentais plus ce gros chagrin, cette impression d'étouffer. Hum, quand même un sacré culot!

J'ai pensé que Pascal me testait peut-être, qu'il était curieux de voir ma réaction...

Vers la fin de notre conversation, Pascal a cherché à bâcher... j'avais entendu une voix de femme. Je lui ai demandé si c'était Caro, Pascal ne m'a pas répondu, il a seulement dit qu'il m'expliquerait! M'expliquer quoi? Du coup, l'angoisse m'a submergée; M'expliquer? M'expliquer quoi?

Il suffisait juste de dire que Caro était chez lui... Je ne comprenais pas. Ça m'a pourri un moment, puis, j'ai laissé coulé. Y pas de raison que je me torture pour rien. Je finirais bien par le savoir. Pascal ou Caro m'en parlera. Donc, pas besoin de me faire des films.

Mais j'ai pensé que c'était toujours pareil ; tu donnes la main et on t'arrache le bras! Peut-être que j'étais un peu trop.. arrangeante? compréhensive? Stupide? Peut-être même un peu aveuglée par mon besoin de lui? Peut-être que quelque chose de plus... sinueuse... est en train de se dérouler sous mon nez et que je ne sentais rien?

Peut-être que je me pose trop de questions! Quant je pense aux efforts que je fais pour toujours avoir l'air sûre de moi, calme, mesurée... Comment Pascal se douterait-il que je passe mon temps à me chier dans la tête, que je manque de l'assurance que je montre?

Pascal ne se doute pas que je suis insécure et terrifiée à l'idée de perdre son amour! Non, de perdre ses faveurs!!!

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Mer, 20 nov 2019 - Nostalgie...

Publié le par JaneDo

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Mer, 20 nov 2019  -     Nostalgie...

Wahhh, j'étais encore étonnée... j'allais dire choquée, mais c'est plutôt surprise, étonnée... par l'attitude de Yumi. Elle est ami avec Pascal et Thomas depuis des siècles, je ne l'aurais jamais imaginé, qu'elle aurait osé devant notre gueule, dire à Pascal de nous larguer pour aller manger avec elle et ses amis.

Rohhh, et sa manière de nous regarder de haut! J'en reviens pas. Wahh, gonflée quand même! Maintenant, je ne vais plus me forcer à composer avec elle. Yumi n'avait vraiment pas été très sympa... Yumi!

On s'est arrêté pour prendre un dernier verre sur Lausanne, avant que Pascal me dépose à ma voiture. Une petite croute grise avec des pneus d'été. En fait, je ne sais pas si c'est des pneus neige ou des pneus d'été. J'ai remarqué qu'elle glissait sous la pluie, alors je n'aurai jamais pris le risque de monter avec ce tas de ferrailles. Too risky!

Déjà là, j'avais commencé à ressentir de la nostalgie pour ces quelques jours, en vase clos, au chalet. J'ai envie de retourner là-bas, de reculer le temps. Hahhh!

On peut appeler ça des retrouvailles. Je crois que je n'ai plus mal, parce que, même quant j'ai essayé de repenser aux sentiments confus et destructeurs que j'éprouvais alors que je les écoutais faire l'amour, rigoler, s'amuser... je ne retrouvais plus cette peine que j'avais cru profonde. Bon, je crois qu'il faut que je fasse un gros gros effort...

Dès que j'ai pensé ça, je me suis demandée où j'en étais avec mon plan de rompre avec Pascal. J'ai fait la grimace. Arhhh, je devrais, mais je n'en ai pas envie.

En rentrant chez moi, après mon souper, j'ai été prise d'assaut par la paperasserie que j'avais laissé traîner, dont je devais m'occuper. Merde, et je n'en avais pas envie non plus! Alors, j'ai fait un tas et je les ai planqué sur l'étagère, pour ne plus les avoir sous les yeux.

J'avais envie d'entendre Pascal, et j'ai voulu l'appeler. A ce moment là, je me suis demandée s'il était resté avec Caro après mon départ. Sûrement. J'ai pensé alors appeler Caro, mais, s'ils étaient ensemble, Pascal se demandera pourquoi je l'appelle elle et pas lui. Aaaaa... tu es une stupide idiote ma fille! Et tu disais vouloir faire l'effort de changer de comportement? Baka! Me voilà plantée là, étouffée, emprisonnée par mes propres barrières!!!

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Lun, 18 nov 2019 - C'est un test ?!

Publié le par JaneDo

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Lun, 18 nov 2019  -   C'est un test ?!

Dimanche; Comme j'avais invité Caro à venir dormir avec nous, Pascal a été obligé de se tenir à carreau. A peine couché, il a sauté du lit, sous prétexte d'aller nager. J'imagine qu'il avait besoin de s'épuiser un peu en faisant du sport pour annihiler son trop plein d'énergie ou d'excitation. Caro a voulu le suivre, moi, je suis restée couchée bien au chaud.

De toute façon, j'étais vraiment trop fatiguée.

Pascal lui a demandé pourquoi elle voulait venir dormir avec nous. Caro lui a dit que c'était moi qui l'avait proposé. Je savais qu'elle ne refuserait pas. Ils se sont demandés si j'avais fait ça pour les tester. Pascal a admit que c'était dur pour lui de nous avoir là... toutes les 2, à moitié nues... et de devoir se retenir.

Mais il avait promis... Je ne les avais pas entendu revenir au lit... je dormais déjà.

Le matin, on est descendu ensemble pour déjeuner. Pascal était au petit soin pour nous. C'est lui qui nous a préparé les cafés et des oeufs au plat, pancakes et tout. On a été faire une petite promenade tous les 2, sans Caro, avant qu'il ne parte avec une équipe faire du Surf.

On a été les rejoindre au café en milieu de l'après-midi pour manger un petit truc avant de revenir au chalet pour se préparer à rentrer. Mais, Pascal m'avait demandé de rester encore quelques jours, et j'avais accepté. Je ne savais pas qu'il l'avait aussi proposé à Caro, qui avait elle aussi accepté.

Hum... ça ne m'a pas vraiment fait plaisir. Je croyais qu'on allait passer 2 ou 3 jours ensemble, en tête à tête. Je ne m'attendais pas à me retrouver à composer avec Caro. J'allais devoir garder les poings dans les poches. Pascal pensait que c'était bien qu'on puisse vraiment discuter ensemble. Que peut-être que ça me ferait du bien.

Hum, je déteste qu'on me force dans un sens ou l'autre. Ça ne m'a pas fait plaisir du tout.

On a été manger dehors. J'avoue que c'était vraiment chouette. On a beaucoup discuté et beaucoup rit. Quant on est rentré, on a eu la malchance de tomber sur la dame qui s'occupe de la maison. Elle était accompagnée de sa fille et une autre bonne femme. Ils étaient en train de nettoyer et ranger le chalet.

Pascal n'avait pas pensé l'appeler pour lui dire de ne pas venir. Bon, il ne savait pas qu'elle venait parfois le dimanche soir, juste après notre départ. C'est Thomas qui se charge de ce genre de chose. On les a laissé faire. Pascal leur a dit de ne pas s'occuper de nous. Non d'un chien, il y avait du boulot!

Ils ont tout le sous-sol à faire, avec la salle de jeu, la piscine et les pièces parfois occupés quant le chalet est plein à craquer. L'étage avec les chambres, les 2 bureaux, avec la pièce de lecture. Tous les linges à récupérer, à laver, les combles, les alentours, etc... Wah, j'avais jamais pensé à tout ça!

Sachant qu'on avait déjà mangé, la dame a quand même préparé des petits trucs à grignoter, comme des croissants au jambon fait maison, des canapés, etc. Trop bon. Elle avait aussi refait un feu dans la cheminée.

On a été se baigner à la piscine dès qu'elles ont eu fini. A 22h30, elles étaient toujours là. Je ne me sentais pas à l'aise de savoir qu'il y avait du monde dans les parages. Mais, la soirée était très chouette. Je me suis même dis que c'était cool que Caro soit là. Je peux même dire que c'est elle qui animait la soirée.

J'ai laissé Caro et Pascal à la piscine pour aller me changer. La fille de la femme de charge nettoyait les chambres, et sachant qu'on était là, avait changé les draps de la chambre qu'initialement, je partageais avec Caro.

Après m'être changée, je suis redescendu à la piscine les rejoindre. Il était plus de minuit quant elles ont quittés le chalet.

On s'est installés à califourchon autour de la table près de la cheminée et on a papoté. On est arrivé sur le sujet de son retour et des évènements qui m'avaient "bluesé" depuis. Je ne voulais pas en parler. Je l'ai dis, et on a évité le sujet. Je voulais juste qu'ils se comportent naturellement, et arrête de me rappeler ça sans arrêt.

On avait croisé du monde en descendant déjeuner. Je n'y avais pas prêter attention, mais Pascal nous a dit qu'ils l'avaient questionnés, cherchant à savoir ce qui se passait. Apparemment, la plupart était au courant de ce qui s'était passé ce jeudi là. Merci Thomas!

A force qu'on le cuisine, il avait juste dit que tout allait bien entre nous 3, il ne comprenait pas pourquoi ils s'imaginaient qu'il y aurait un drame. Et ils étaient plutôt surpris que j'aie l'air de bien prendre les choses, et surtout, il semblait que Caro et moi étions toujours aussi proche.

J'ai senti le regard de Caroline sur moi. Je trouvais qu'il leur avait bien répondu; nos histoires ne regardent personne.

En plus, s'ils savaient comment je le prenais, ils se diraient que c'est bien fait, après tout, c'était de ma faute. Caro était d'accord, Pascal beaucoup plus mesuré. Il pensait que ce n'était pas du tout de ma faute.

J'avais un peu les boules en pensant au moment où on irait se coucher... Je devinais ce qui allait se passer, et je ne savais pas encore comment j'allais gérer la situation.

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Dim, 17 nov 2019 - Je suis idiote!

Publié le par JaneDo

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Dim, 17 nov 2019  -    Je suis idiote!

4h du matin - Un peu les boules de rentrer, et surtout de rentrer toute seule avec Pascal. Peur de me retrouver acculée et me voir forcée de lui révéler que ça n'allait pas et que je n'arrivais pas à lui pardonner. Je me suis demandée si j'arriverais à fermer les yeux et me laisser faire. Non, je ne crois pas, il s'en apercevrait aussitôt. Aïe!

Dès que j'ai vu que Paul, Réto, Sasha et Dominique rentraient aussi, je me suis sentie rassurée.

Bien sûr, Caro nous a emboîté le pas. Elle a voulu passer son bras sous celui de Pascal. Il a sorti la main de la poche de sa veste pour lui passer son bras autour de ses épaules, comme il l'avait fait avec moi.

Les autres marchaient devant, et plutôt vite. J'ai senti que Pascal traînait le pas exprès, puis il a demandé à Caro de partir devant. Il le lui a chuchoté à l'oreille et lui a fait un bisou. Il l'avait chuchoté, je n'étais pas sensé entendre. Mais j'avais les oreilles en alerte quant je l'ai vu se pencher vers elle.

Mince, est-ce que je faisais une crise de jalousie??

Pascal m'a prise par la main, et le retour s'est transformé en promenade sous la neige. Oui, il neigeait encore. Les autres étaient loin devant, Caro les avait rejoint. Je la voyais se retourner constamment pour regarder où on en était.

Comme Pascal m'avait serrée contre lui pour me garder bien au chaud, j'ai levé la tête pour sentir les flocons sur mon visage. Il me guidait. C'est fou ce que je peux me sentir confiante quant je suis avec lui. C'était agréable. On s'est arrêté et il a fait pareil. Il a éclaté de rire et m'a embrassée parce que je commençais à ressembler à un bonhomme de neige, j'étais couverte de neige. Mais lui aussi, alors ça m'a fait rire. On aurait dit qu'il avait un bonnet blanc sur la tête.

Il a rassemblé la neige de sa tête en une boule et il l'a lancée sur les sapins au loin et on a regardé la neige dégringoler des branches en cascade. Me prenant dans ses bras, Pascal a voulu m'embrasser à nouveau, j'ai eu un mouvement de recul, et Pascal l'a ressenti. Pourtant, je faisais toujours attention de ne pas réagir trop brusquement. Je ne voulais surtout pas que Pascal le remarque, mais, il l'a fait.

Pascal m'a dit qu'il avait remarqué que je m'arrangeait pour ne pas rester seule avec lui. Comme il avait fini par arriver à la conclusion que, si j'avais trop bu vendredi soir, c'était pour l'éviter. Il s'est penché et m'a demandé de le regarder dans les yeux. Là, il allait savoir. S'il me regarde dans les yeux, il saurait.

Alors, je l'ai poussé et je me suis mise à courir en riant. Pascal m'a rattrapée, il riait aussi. J'ai cru pouvoir continuer à camoufler mon ressenti. J'avais eu le temps de me baisser pour prendre assez de neige pour en faire une grosse boule que je lui ai lancé. Flûte, il l'a évitée et m'a aussitôt emprisonné dans ses bras. Il m'a fait un bisou sur le nez. J'ai réussi à me libérer, parce qu'il avait cru que je me rendais et avait relâché sa prise.

On a joué comme ça tout en se rapprochant du chalet. A la vue de la maison, Pascal m'a retenue et après m'avoir fait un petit bisou, il m'a à nouveau reposer la question. J'ai hésité, mais finalement, peut-être que c'était préférable d'être à peu près honnête avec lui.

Je lui ai rappelé que j'avais demandé qu'il me laisse un peu de temps, parce que même si je savais parfaitement que je n'avais pas de reproche à lui faire, je ne peux pas m'empêcher de ressentir de la peine. J'avais juste besoin d'un peu de temps. Ça allait passer, c'était sûr, j'avais besoin qu'il ne me presse pas. Je ne pouvais tout de même pas lui dire que j'avais toujours envie de pleurer quant je pense au jour de son retour. A lui et Caro.

Je croyais qu'il avait compris, alors quant il s'est penché pour m'embrasser, off guard, j'ai été prise de court et je n'ai pas pu m'empêcher de tenter d'esquiver et de le repousser. Mais... j'ai fini par craqué. Son baiser était... si... Mes bras m'ont trahis et entouré ses épaules, son cou et mes doigts ont parcouru sa joue, se sont enfilés dans ses cheveux.

Nos lèvres se sont séparés, mais mes yeux sont restés accrochés aux siennes, j'ai entrevu son sourire, et nos lèvres se sont unis à nouveau. J'avais perdu la tête quelques minutes, et je me suis sentie minable. J'aimais l'embrasser, j'aimais sa bouche, être dans ses bras. Et pendant quelques instants, j'avais oublié...

Il faisait froid, heureusement, parce que mes oreilles ont viré au rouge tomate. On pouvait croire que mes oreilles avaient froid, non que j'avais rougi.

Entourée de ses bras protecteurs, on est lentement remonté vers la maison. Pascal m'a demandé de dormir avec lui, promis qu'il ne me touchera pas tant que je ne me sentais pas prête. Aïe, c'est vrai que j'essayais de garder mes distances, je l'adore cet homme et j'avais beaucoup de peine à lui résister. Je l'aime passionnément.

Peut-être que je devrais faire l'effort de surmonter la déception de son retour? Difficile d'être si près de lui sans craquer. Alors j'essayais de me rappeler comment je me sens chaque fois que je découvre une nouvelle tuile grâce à son père. Ok, rien à faire, j'avais envie de dormir dans ses bras.

On a encore mangé un petit truc avec ceux qui étaient là. Un moment donné, Pascal s'était éloigné et mon regard a croisé la moue boudeuse de Caro, qui était assise juste à côté de moi.

Ciel, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais je lui ai demandé si elle voulait aussi venir dormir avec nous. Son regard s'est immédiatement mis à briller et elle a fait oui de la tête. Elle m'a demandé si j'étais sûre que Pascal n'allait pas faire la gueule. Je lui ai assuré que non.

Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça... Peut-être parce que je ne voulais pas être seule avec lui, de peur de craquer? Ou peut-être pour leur prouver que je ne leur en voulais pas? Ou me prouver à moi que je pouvais surmonter tout ça? Je ne sais pas et je ne sais toujours pas ce qui m'est passé par la tête...

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Sam, 16 nov 2019 - Je fais semblant que tout va bien... Je fais mon cinéma!

Publié le par JaneDo

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Sam, 16 nov 2019  - Je fais semblant que tout va bien... Je fais mon cinéma!

J'ai appris le lendemain que j'avais fait le clown, raconté des blagues à 2 balles, rigolé aux larmes aux blagues des autres. Que j'avais passé la soirée à bassiner un type, lui faisant la morale sur son comportement avec sa copine, et qu'il riait beaucoup. Je ne me souviens même pas,  Heureusement, c'est un gars du groupe et il me connaissait. Il paraît que j'avais été très marrante. On ne m'avait jamais vue aussi cuitée.

Hum! Je n'étais pas très fière en descendant le lendemain. Pascal m'avait préparée de la soupe. Merci O Dieu! j'avais l'estomac en vrac. Je n'aurai rien pu avaler d'autre. Même le café avait un sale goût et j'ai failli vomir. Parce que bien sûr, j'ai commencé par le café! Iahhh, je devais encore avoir la gueule de bois. Purée! Ça faisait des lustres que je n'avais aussi mal supporté l'alcool.

Ça venait peut-être des gins cul sec que j'avais avalé. Ïak ïak.

D'habitude, je supporte plutôt bien l'alcool. Je m'étais entraînée il y a longtemps, pour qu'aucun mec ne s'imagine pouvoir me noyer dans l'alcool et abuser de mon état d'ébriété. Donc, en principe, je tiens la route. Mais Pascal m'a appris que j'avais bu des "B52" avant de me taper de la Vodka.

Aïe, si on mélange avec un alcool lactée, on est cuit ! Apparemment, je me suis donnée à fond hier soir. Et aujourd'hui, super mal au crâne.

Impossible de quitter le chalet, j'étais mal en point. Je me suis recouchée après avoir avalé la soupe que Pascal m'avait gentiment servi. Il est passé voir comment j'allais, et a voulu rester avec moi. Je l'ai taquiné au sujet de Caro (um, dire que je l'ai taquiné!!!), en lui disant qu'elle devait sûrement piaffé dans son coin. Pas très fute fute.

Pourquoi j'ai dis ça, je n'en sais rien. C'était plutôt STUPIDE.

Pascal espérait qu'on passe du temps ensemble. J'imagine qu'il culpabilisait. Inquiète et curieuse de savoir de quoi on parlait en haut, Caro a pointé le bout de son nez. J'étais en train de dire à Pascal que je n'étais pas franchement en état et que j'avais juste envie de dormir.

J'avais un rocher à la place de la tête, avec des cailloux qui bougeaient dedans. Horrible. L'estomac, ça allait grâce à la soupe. Et je crois que je voulais dormir vite, avant de ressentir les effets de mon abus d'alcool du soir d'avant.

J'ai voulu profité du fait qu'ils étaient tous les 2 là, pour dire à Caro d'arrêter de marcher sur des œufs avec moi, ça commençait à me porter sur le système. Je pense que je voulais aussi jouer à la "grande". Miss intelligente et sage.

  • Tu sais Caro, comme je l'ai déjà dis à Pascal, vous n'avez rien à vous reprochez bordel. Je ne veux pas sentir ou avoir l'impression qu'il faut me prendre avec des pincettes! Ça m'énerve grave.
  • Ben... j'ai l'impression que t'es fâchée...
  • Aïchhh... Je ne suis pas fâchée contre vous, même si ça me remue encore l'estomac, mais bon... c'est peut-être l'alcool... Je suis fâchée contre moi...

Pascal a pouffé en secouant la tête. Ma remarque l'avait amusé. Caro a essayé de cacher son sourire.

  • Que j'aie mal ou que je n'arrive pas à digérer le fait que je n'ai pas été assez maligne pour aller le chercher à l'aéroport, c'est mon problème, pas le votre. Alors arrêtez. Arrêtez tous les 2, franchement ça m'agace à la fin. Si je veux tirer la gueule, laissez moi tirer la gueule quoi! Si vous continuez comme ça, je vais finir par rediriger ma fâcherie contre vous! C'est vite fait hein!  Ou, je vais finir par croire que j'ai peut-être une raison? (à Caro) Quoi? Tu veux faire quoi? Éviter de t'approcher de Pascal parce que t'as peur que je pique la mouche? Et toi (à Pascal), tu veux maintenant rester coller à basques à cause de jeudi? Pffff! Vous allez finir par me faire croire qu'il y a une raison cachée pour que vous vous sentiez coupable???
  • (Pascal) Wow... C'est vrai, on est un peu nul !
  • (Moi) Carrément! Caro, on a longuement discuté avec Pascal, et je me suis rendue compte que... c'était moi... Alors please, arrêtez, ok.

Caro et Pascal se sont regardés un peu surpris, et sur le moment, je me suis sentie comme la Reine du Jeu.

  • (Moi) Pour l'instant, je veux bien rester un peu à l'écart, en arrière plan... j'ai mes raisons. Alors STOP à l'autoflagellation vous! Mais aussi et surtout, parce que j'imagine que la plupart de nos copains sont au courant et doivent guetter pour voir si ça va exploser! Je ne veux pas leur donner ce plaisir! Même, faites moi plaisir et donnez leur en pour leur argent! Donnez leur de quoi jasez à fond.

Je les ai regardé en souriant avec une petite expression de peste dans les yeux... Un petit moment d'hésitation et ils ont souris à leur tour. Pascal a dit qu'on lui avait manqué toutes les 2, le drama aussi. Que ça n'allait pas être très dur de les faire marcher.

  • J'aimerai bien voir leurs têtes quant je descendrais tout à l'heure... oui enfin... quant je n'aurai plus l'impression d'avoir un aquarium rempli de requin dans le ventre.

Pascal a rigolé. Il était toujours assis au bord de mon lit. Il s'est allongé au-dessus de la couverture avant d'expédié Caro de la chambre.

Avant qu'elle e passe la porte, je l'ai interpellée pour lui dire d'effacer cet air mal assurée de sa figure. Je lui avait déjà dit, hier, quant elle était montée m'aider à ranger mes affaires que je n'étais pas fâchée avec elle. Mais on aurait dit qu'elle ne me croyait pas vraiment.

Bon, elle avait raison de se méfier, parce que, même si je dis que je ne leur en veux pas, c'était juste parce que je sais que je n'ai aucune raison de leur en vouloir. Le seul truc, c'est que ça me perturbe encore, et ça me travaille. Même si devant eux, j'essaie de me montrer adulte, forte, ça n'empêche pas que je la rote grave.

J'ai encore le cœur lourd, et je n'arrive pas à coordonner mon ressentiment avec ma raison. J'ai mal. Le souvenir de ce moment me fait mal.

Mais je voulais être convaincante, je veux qu'ils se comportent naturellement, et pas comme des coupables. Que tout le monde ait pitié de moi et me regarde en victime. La victime trahie par son mec et sa meilleure amie. Beurk. Ça, ça me fait encore plus horreur. Alors j'étais prête à faire du cinéma, et garder ma blessure pour moi.

Au moins comme ça, je gardais le contrôle. Mais honnêtement, j'en veux à Pascal... et vraiment beaucoup. Malgré tout le raisonnement du monde, je n'arrive pas à lui pardonner. J'ai décidé pourtant de le cacher et de ravaler ma fierté.

Quant je suis descendue quelques heures plus tard, j'avais toujours la tête dans un étau et les jambes flageolantes. Pas envie de café de peur de tout dégueuler sur le carrelage de la cuisine. J'avais peut-être un peu faim, mais je n'en étais pas certaine. Aussi peur de tout rendre dès absorption.

Un petit groupe discutait près de la cheminée qui crépitait joyeusement, étalé sur les canapés. J'ai eu l'impression qu'on me tirait des pétards dans la tête. Je me suis dirigée au son du bruit et des rires, pour voir une bande de fou jouer dehors. Bataille de boules de neige! Jeeez, l'idée même me faisait frissonner. Il neigeait.

Ils avaient fait un grand bonhomme de neige, comme ils le faisaient chaque année. Pour voir combien de temps le bonhomme tiendrait avant de fondre dans le néant. Il faisait tellement froid, que je suis sûre que celui-là tiendrait jusqu'au Printemps. En tous cas, ils avaient l'air de bien s'amuser.

Ils étaient en tenue de ski. Caro a couru se planquer derrière Pascal qui a reçu la boule de neige qui lui était destiné. Après il l'a attrapée et lui a flanqué une boule de neige dans son anorak. Elle lui a couru après et ils sont tombés. Caro est tombée sur lui et toujours en riant, il l'a entourée de ses bras et l'a embrassée avant de se relever et lui tendre la main pour l'aider à en faire autant. Ils ont ensuite fait équipe pour bombarder les autres de boules de neige.

Il y a en a un qui a suspendu son geste quant il m'a vue les observer depuis le jardin d'hiver. On aurait dit qu'il avait avalé un canari. Pascal a suivi son regard et m'a envoyé un bisou volant. Caro m'a elle aussi vue et m'a fait un signe. J'ai montré que j'étais gelée et je leur ai fait signe aussi.

Ils ont continué à jouer et moi, j'ai été sondé le frigo à la recherche de quelque chose pour colmater le gros vide de mon estomac. Les requins s'étaient tirés et je me sentais un peu mieux, mais j'avais toujours les jambes en coton.

J'avais trouvé un petit coin près de la cheminée et je lisais tranquillement, enroulée dans un plaid, quant ils sont rentrés. Pascal est venu me faire un bisou et me dire qu'ils avaient décidés de sortir manger une fondue, et savoir si ça me disait. Hum, je ne savais pas comment mon estomac allait supporter, mais j'avais plutôt envie d'une raclette.

Caroline s'est coincée infiltrée dans mon fauteuil pour voir ce que je lisais. J'ai ressenti à travers elle, le froid du dehors. On a commencé à parler de la sortie prévue. Je ne savais pas si j'aurai l'envie d'aller me trémousser après avoir manger. En général, si je sors danser, je mange tôt, sinon, je cale vers les 23h.

En phase de digestion, je me sens toujours fatiguée. Si comme ce soir, on sort manger tard, en général, je grignote plutôt, pour éviter la phase de digestion, pour juste avoir quelque chose au fond de l'estomac, au cas où je me mets à boire. Mais ce soir, j'avais vraiment envie d'une raclette. Et pas seulement la grignoter.

Pascal s'était assis entre Caro et moi et avait son bras posé sur le dos de ma chaise. De temps en temps, il me tirait vers lui pour me faire un bisou. Je l'écoutais parler et rigolé. J'ai toujours adoré le timbre de sa voix. De temps en temps aussi, il se penchait vers Caro qui lui baragouinait quelque chose et ça lui arrivait aussi de lui donner un bisou.

Un moment donné, j'ai remarqué qu'elle avait la main qui se baladait sur sa cuisse.

C'était la 1ère fois que je remarquais ça. Je me suis souvenue des nombreuses fois où on s'était assis dans la même disposition, et je me suis demandée si alors, elle lui caressait la cuisse comme maintenant. Sa main montait très haut, jusqu'à l'aine. Peut-être plus? Je n'y avais jamais fait attention!

Ça m'a un peu perturbée. Du coin de l’œil, j'essayais de voir, mais je n'osais pas franchement regarder. Je n'osais pas non plus en faire autant... Je ne l'avais jamais fait, sauf en voiture, et encore, on était que les 2! Quant sa main disparaissait sous la table, j'étais persuadée qu'ils se tenaient par la main!!!

On a été ensuite prendre un verre dans notre bar habituel. Pascal discutait au bar avec des potes. Quant Caro allait se coller à lui, il lui passait distraitement le bras autour des épaules. Moi, je me suis assise à une table près d'eux avec d'autres potes. On parlait de cinéma, problèmes de couples, etc., et j'ai même oublié par moments que Pascal était là.

En fin de soirée, Pascal était assis à côté de moi, tout en discutant, il avait pris ma main et jouait avec. Yumi était assise en face, et j'ai remarqué qu'elle nous dévisageait souvent.

Puis, ils ont commencé à discuter pour savoir qui voulait aller en boîte. Moi, ça ne me disait pas grand chose. Caro était pour, Pascal ne s'est pas prononcé, Thomas était partant bien entendu. Alors je les ai laissé me traîner avec eux. Je me suis flanquée au bar. Quant il ne dansait pas, Pascal venait se planter à côté de moi et passait son bras autour de ma taille. Sa main glissait parfois sur ma fesse, ou me caressait le dos. Ça me rappelait qu'il gardait un œil sur moi.

Puis, il a chuchoté qu'il voulait rentrer. C'était déjà 4h du matin...

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Ven, 15 nov 2019 - (part.2) - J'encaisse...

Publié le par JaneDo

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Ven, 15 nov 2019  - (part.2) -  Peux pas leur en vouloir... J'encaisse...

Comment osait-il me dire qu'il l'aimait aussi? Ça m'enrageait déjà de savoir qu'ils en avaient parlé ensemble et de l'entendre prendre son parti... Hhah! Mais en même temps... Je sais que moi, je ne me serais pas sentie coupable. J'aurai trouvé son attitude un peu mesquin. J'aurai même été un peu frustrée et furieuse qu'elle vienne tout gâcher. Oui, et j'aurai trouvé normal d'en parler avec lui.

  • Je dois dire que sur le coup, quant je t'ai vue, là, assise toute seule dans mon salon, ça m'a fait un choc. De me rendre compte que tu avais dû... Pascal s'est raclé la gorge. Que tu avais dû nous entendre... pffouhh... J'aurai voulu que ça n'arrive pas. Je ne m'y attendais pas, j'étais pris de court. Sincèrement... Je n'avais rien à me reprocher... je crois... mais... Je me suis aussi senti coupable.

Oh, puis j'ai été grandiose! Je me suis surprise moi-même...

  • Tu n'a pas à te sentir coupable. Ni toi, ni Caro. Vous n'avez rien fait de mal. C'est juste moi... Je n'arrive pas à le digérer. Je me sens mal, triste... Et pourtant, je sais que vous n'avez rien fait de mal, ni rien pour me faire du mal... Alors, pfff... C'est moi qui... Ça me fait juste mal c'est tout... Je n'arrive pas à gérer...

Pascal s'est empressé de prendre la main que j'avais laissé traîner sur la table. J'ai voulu la lui retirer, mais il l'a serré dans la sienne, cherchant à capter mon regard, mais je ne pouvais pas le regarder. J'avais encore mal, même si je savais que je n'avais peut-être aucune raison. On est ainsi fait, on n'y peut rien!

  • Pendant ces longs mois interminables aux États-Unis, je me suis promis d'être plus... d'essayer de ne pas toujours la décevoir. Je ne veux pas te décevoir non plus, mais que si j'avais la chance de réussir à revenir, j'allais essayé d'être au moins aussi présent pour elle. Tsss... m'arranger pour me partager en 2. Pascal a rigolé. Je sais que ce n'est pas possible, mais que j'allais essayer. Je ne peux pas toujours la reléguer à la toute dernière place.

J'ai voulu dire quelque chose, mais il m'a coupé...

  • Avant que tu dises quoi que ce soit, je veux que tu saches que, si je devais choisir entre vous 2, tu sais bien que je n'aurais aucune hésitation, ce sera toi, et encore toi. Je ne peux imaginer vivre le reste de ma vie sans toi... Je te le jure sur ma tête, sur tout ce que j'ai de plus cher au monde.
  • Foutaises... tu viens de dire que tu l'aimais...
  • Oui, je l'aime aussi, alors ça me fera assez mal... J'espère qu'on en arrivera pas là. Mais ça ne change pas que, si je devais choisir, ce sera toi. Ce sera toujours toi.
  • Oui... jusqu'au jour où tu vas me dire que tu ne m'aimes plus et que tu n'aime que Caro?

Pascal me scrutait. J'imagine qu'il priait pour que je ne lui demande pas de choisir. Mon côté peste voulait l'emmerder et justement lui demander de choisir. Peut-être que ça m'aurait soulagée??? J'aurai voulu voir s'il choisirait vraiment. Hum... mais, je pourrais parier qu'il la verrait en douce dans mon dos!!!

  • Dis pas de bêtises. Je ne sais pas pourquoi tu as toujours peur... (il n'a pas osé dire "de Caro") Il n'y a vraiment pas de raison... Je te rappelle qu'avant que tu la mettes dans mon lit, elle travaillait déjà avec moi! Je la côtoyais tous les jours. J'avais remarqué qu'elle avait un petit faible pour moi, mais, il ne se serait rien passé. C'était amusant, ça flattait mon égo, mais sans plus.

Pascal, sur sa lancée, continuait à parler de Caro... D'hypothèses en réflexions...

  • Peut-être qu'on aurait fini par coucher ensemble, mais ça n'aurait pas été plus loin. Quoique, je doute.. Tu sais comment sont les mecs, on peut coucher avec n'importe quelle femme, on n'a pas besoin d'être amoureux pour ça. Mais, je ne crois pas que j'aurai pris le risque d'avoir une aventure avec une collègue, subalterne de plus. Harcèlement sexuelle... No way. Non, gros gros doute... Je crois qu'il ne se serait rien passé... ou peut-être... si j'avais été complètement bourré un soir... Wahh, même... je crois pas. Non, elle ne m'avait pas fait tourner la tête... Toi, dès le moment où je t'ai vue, tu m'as fais perdre les pédales...

Pascal a déposé un bisou dans la paume de ma main. C'était mignon. Du coup, la peste qui sommeillait en moi a été anesthésié et s'est endormie. En fait, je commençais à me sentir plus rassurée, et surtout moins triste.

  • Ben, si je te connais bien, je dirais que tu es juste très déçue de ne pas être celle avec qui j'ai passé les premiers moments de mon retour... J'ai raison, non?

Hum! Pascal avait raison, il avait mis le doigt dessus, c'était ça, exactement ça qui m'avait fait réagir en femme bafouée... Je ne l'avais pas réalisé, la honte! Je suis sensée être plus mure que lui, plus sage, plus mesurée, et j'ai réagi comme une patate! Pascal tenait toujours ma main et a levé les yeux, j'ai vite détourné la tête.

Devant la voiture, Pascal s'est arrêté et m'a prise les mains... il avait encore quelque chose à rajouter. J'étais un peu sur la défensive. Les hommes gâchent toujours tout avec le mot de trop qui flingue tout. Alors, je redoutais un peu ce qui allait sortir de sa bouche.

  • Tu sais, heum... Je voulais quand même te dire que j'étais désolé... Je regrette ce qui s'est passé... Et je t'aime Jane!
  • Pas besoin. Tu n'as pas à te sentir coupable de quoi que ce soit... Je ne vous en veut pas, ni à toi ni à Caro... C'est juste moi... Désolée... Je n'y peux rien.

Pascal m'a prise dans ses bras. Tshhh... Ça aurait dû me faire plaisir, mais... j'avais encore mal au souvenir de ces instants passé à attendre sur son canapé... A les écouter... mon cerveau avait concocté les images qui allaient avec le son... Iak... Alors je lui ai dis que j'avais peut-être besoin d'un peu de temps. Il a relâché son étreinte en hochant la tête, compréhensif. Et moi j'avais envie de me baffer!

Pascal a pris ma main pour la poser sur sa cuisse. Iahhhh, sa cuisse... toute musclée... afff, et les images et sons de lui et Caro sont venus perturber ce moment. J'avais les fourmis dans les doigts.

J'ai attendu un temps raisonnable avant de la retirer pour allumer une clope. L'excuse! Je n'avais même pas envie de fumer. D'abord, je l'avais laissé faire, mais, je ne voulais pas qu'il pense que c'était si simple.

Je crois qu'on est arrivé les derniers. J'ai remarqué que Caro avait dû nous attendre avec impatience à la façon qu'elle avait de surveiller la porte. Elle a eu un sourire mitigé. J'imagine qu'elle avait peur. Peur peut-être que j'ai demandé à Pascal de ne plus la voir. Intérieurement, ça m'a fait rigolé.

Pascal avait raison, elle est chou. La pauvre, elle avait dû flippé grave. J'ai eu pitié. Je ne pouvais pas lui en vouloir d'avoir profité de l'occasion. Alors je lui ai souri. J'en aurai fait tout autant si les rôles avaient été inversé. En cela, Pascal avait complètement raison. C'est juste mon cerveau qui ne veut pas se ranger et qui continue à me polluer l'esprit.

Du coin de l’œil, je voyais Thomas m'observer, épiant chaque expression sur mon visage. Se demandant si on était en froid. Pascal a voulu monter mon sac, mais j'ai refusé. Je voulais le faire, parce que je voulais défaire mes affaires tout de suite, et pas à 3h du matin à moitié bourrée. Caro est venue avec moi.

Bon... j'étais contente qu'elle m'ait suivi, sinon, je me connais, j'aurai imaginé qu'elle s'était précipitée vers Pascal pour lui demander un compte rendu. Soulagée.

On est redescendu à peine une 1/2h après. Comme Pascal et moi n'avions rien mangé, j'étais contente de sortir bouffer avec tout le monde. Surtout avant de compléter la soirée à la Vodka.

Pascal était tout le temps près de moi, à m'entourer de ses bras, à poser sa tête sur mon épaule alors qu'il m'avait emprisonné dans ses bras par derrière. D'avoir sa joue contre ma joue, je ne peux pas nier que mon cœur dansait le Tango. Après quelques verres, j'ai perdu le fils de la soirée, j'étais guillerette.

Pascal était tout le temps à côté, me tenant par la taille, me faisant des bisous bisous. Et quant il a senti que j'avais longtemps assez bu, avant que je ne finisse sous la table, il m'a ramenée au chalet. Je ne voulais pas me coucher, j'avais encore des tonnes de choses à dire. J'ai refait le monde, participer à aux discussions, la tête dans le coton. Puis, c'était over, j'étais raide.

Je ne me rappelle pas comment je suis montée. Je me souviens juste d'avoir eu la tête dans les chiottes à vomir tout ce que j'avais avalé quelques heures plus tôt. Puis, j'ai mangé un plat de spaghetti et plaf, je me suis endormie. Je ne me rappelle même pas du moment où je me suis endormie.

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Mar, 19 nov 2019 - Triangle amoureux

Publié le par JaneDo


Mar, 19 nov 2019  Triangle amoureux

Lundi; La soirée passée au coin du feu, après le départ de la femme de charge et des femmes de ménage, avait été vraiment très chouette. Avant qu'on monte se coucher, Pascal nous avait préparé un chocolat chaud. Ma pression a grimpé en flèche, parce que je savais parfaitement à la situation à laquelle j'allais être confrontée.

J'essayais de me montrer calme et avoir l'air de garder mon sang froid. Mais mes mains tremblaient. Je n'étais pas encore prête, et j'avais l'impression que Pascal me forçait la main. La présence de Caro aussi me fichait la pression. Sa présence n'arrangeait rien, bien au contraire.

Si je n'étais pas encore prête à coucher avec Pascal, j'allais me voir forcée de le laisser à Caro. J'étais coincée. Je redoutais d'aller me coucher.

Avant de monter, Pascal m'a retenue pour me demander si ça allait ou si je voulais qu'il demande à Caro soit de partir, soit d'aller dormir seule dans sa chambre.

Quoi??? Hahhh! Et voilà, ça allait me tomber dessus! Si je disais oui, je passais pour la méchante dans l'histoire, et il allait sûrement avoir mal au cœur pour elle en plus.

J'ai prétendu que ça allait bien. J'ai alors remarqué que Pascal n'était plus aussi sûr de lui. Il était mal à l'aise et tendu.

Caro avait eu le temps de prendre une douche, elle était étendue sur le lit, par dessus les couvertures. Pascal a été à son tour prendre sa douche. J'irai en dernier. Je pense que le moment de la douche était une manière de retrouver son calme et repousser le moment fatidique. Je sais que Pascal comme Caro appréhendaient ma réaction. Moi aussi.

Dès que Pascal a disparu dans la salle de bain, elle m'a demandé si ça ne me gênait pas qu'elle soit là. Qu'elle savait que j'avais dis à Pascal que je voulais un peu de temps. Je lui ai avoué que j'étais tendue, pas très sûre de moi. J'avais peur. Caro m'a dit que j'étais une idiote, je n'avais pas flipper, que Pascal était raide dingue de moi, et qu'elle se sentait chanceuse d'être avec nous. 

On était toutes les 2 étendues sur le lit à discuter quant Pascal est sorti de sa salle de bains. Je lui parlais du bouquin que j'avais commencé et des écrivains que j'aimais. Elle avait remarqué la pile que j'avais dans notre chambre. Pascal a jeté parterre le magazine que Caro feuillerait quant on est entré et s'est glissé entre nous deux.

Bloquée. Je me sentais bloquée, tétanisée. J'ai fait un geste pour tenter de me lever et aller prendre une douche aussi. Ça me fera le plus grand bien, mais Pascal m'a rattrapée par la taille pour me tirer vers lui. Il m'a d'abord fait un bisou sur le nez, puis sur le front avant de m'embrasser sur les lèvres.

Pascal a senti que je tremblais un peu et a resserré son étreinte. Devant Caro, il m'a demandé si je voulais qu'il lui demande de nous laisser un moment. Bon, déjà parce qu'elle était là, et parce qu'elle aurait été blessée, j'ai dis que non et j'ai souri à Caro. Ils m'énervaient tous les 2 à me prendre avec des pincettes!

Je me suis glissée hors de ses bras et j'ai dis que, c'était plutôt à lui de savoir s'il pouvait nous assumer toutes les 2!

J'ai pris un des T-shirt à Pascal dans son armoire. Caro s'était déjà lovée contre lui, et promenait sa main sur son torse tout en lui faisant de petits bisous partout; sur le torse, sur son bras, et remontait vers ses lèvres. Il a baissé les yeux vers elle et il l'a embrassée aussi.

Ça m'a fait de petits picotement partout dans le cœur...

Sous son T-shirt, la main de Pascal avait déjà retrouvé les courbes de son corps qu'il connaissait si bien. Leurs lèvres scellées, ils se caressaient en se cherchant. Ils ont oubliés ma présence. Sa main se faufilait lentement le long de ses hanches jusqu'à sa poitrine, qu'elle appuyait contre lui.

Pfouhhhh... trop hot. Il me fallait ma douche. Ils en étaient toujours aux préludes quant je suis ressortie de la salle de bains. Et pourtant, je ne m'étais pas dépêchée, toujours tendue, mais je me sentais mieux. Ils étaient beaux ensemble. Caro s'était mise au-dessus de lui, ses cheveux s'étalaient sur lui quant elle se baissait pour l'embrasser. Il caressait ses seins et l'a attirée à lui, avant de la renverser sur le lit.

Les rejoindre ou filer discrètement? Mais Pascal a dû sentir ma présence, il s'est retourné et m'a tendu la main.

En une fraction de seconde, la tension a disparu et j'ai pris la main qu'il me tendait. Je me suis mise à genoux et il a passé sa main derrière ma nuque pour attirer mon visage vers lui. On s'est embrassé. une des mains de Caro le caressait toujours, elle a passé l'autre sur ma cuisse pour remonter dans mon dos, dans une tentative de me coller contre Pascal.

J'ai pensé que si Pascal n'avait pas été plus loin, c'était certainement parce qu'il avait peur que ça me fâche, et qu'il voulait me faire l'amour en 1er, probablement pour se racheter. Mais je voulais lui montrer que j'étais une grande fille, que le sexe c'était le sexe, et qu'il n'y avait pas de règle. Et que je n'étais pas aussi fragile.

Je voulais aussi qu'ils sachent tous les 2 que j'assume mes choix. Et que je ne regrettais absolument pas d'avoir choisi Caro pour faire partie de sa vie, parce qu'elle l'aimait sincèrement. Je ne regrettais absolument pas ce choix. Je sais qu'il l'aimait aussi, et que je ne lui reprochait certainement pas d'avoir envie d'elle.

Je lui ai pris la main pour caresser le ventre de Caro, je l'ai embrassé... J'ai pris la jambe à Caro pour la poser sur sa hanche à lui... Pascal n'a hésité qu'une fraction de seconde...

Lundi matin, j'ai voulu me lever pour avaler un café. En regardant par la fenêtre, j'ai vu qu'il neigeait encore. Pascal et Caro, main dans la main, partaient en direction du village, alors je me suis replongée au lit. J'ai fait la grasse matinée. Je suis descendue peu après, j'avais soif.

Ils avaient préparé la table pour le petit dèj. Ils ont dû descendre au village à pieds pour acheter des croissants et du pain. Bah, j'avais encore envie de dormir, ils me réveilleraient sûrement à leur retour, quant ils voudront déjeuner. Je crois que je me suis endormie presque aussitôt, étalée sous la couette. Toute la place pour moi.

Pascal est monté me réveiller peut-être 1h plus tard. Je n'en suis pas sûre, parce que je n'avais pas regardé l'heure. Caro était toute rosie. Elle avait l'air heureuse comme je l'avais rarement vue. Pascal aussi semblait heureux.

Je crois que c'était un peu grâce à moi, alors je me sentais comme la Reine du Jour. Rire... d'ailleurs, ils étaient aux petits soins pour moi. Trop drôle. Wow... ils étaient bizarre... rire.

On s'est étalé dans les canapés autour du feu de la cheminée. Il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors. Pourtant, ils avaient prévu et proposé qu'on aille à la patinoire.

Pascal savait que, quant il neige comme ça, d'aller traîner sur les pistes, c'était pas mon truc. Surtout si on arrive pas à voir le bout de son surf! J'aimais skier ou surfer seulement quant il faisait beau.

Afff... je ne savais pas si j'avais vraiment envie d'aller patiner. Je suis assez nulle ! Pascal a proposé les raquettes. Ça me semblait assez amusant. J'étais surement aussi nulle qu'avec des patins, mais pour Caro c'était pareil, donc je ne serais pas la seule à me débattre avec ces machins.

On a donc été faire une promenade en raquettes. C'était vraiment amusant et crevant aussi. On a tellement ri que j'en avais encore des crampes en rentrant. Wah, on s'est pris des sacrés gamelles. Nos bonnets en ont pris pour leur grade. L'empêche qu'on a pris un grand bol d'air, la montagne est magnifique et ça m'a fait sacrément du bien.

On a pris a bu quelque chose dans un Tee-Room avant de rentrer au chalet, et décidé de sortir manger au resto ce soir.

Je rêvais d'aller faire une sieste en rentrant, mais je n'ai rien osé dire. Alors je me suis installée dans un des fauteuil près de la cheminée pour lire. Pascal s'était aussi allongé sur le canapé pour lire. Il avait envi d'aller au Cinéma ce soir. On n'avait aucune idée des films qui passaient. Le film n'était pas très important. Tout ce qui comptait c'était d'y aller ensemble et manger du popcorn.

Caro s'est jetée sur lui, l'empêchant de lire. Elle avait envie de câlins j'imagine. C'était amusant de les regarder se taquiner. En riant, Pascal essayait de l'empêcher de lui arracher son magazine. Ils se sont pourchasser du salon à la cuisine et retour.

Caro a fini par réussir à le traîner à la piscine sous le prétexte de nager. Ils ont fait des galipettes dans la sauna.

Bien sûr que ça m'a un peu tordu l'estomac. Je me rends compte que Caro est plus maligne que moi, elle sait profiter de chaque instant. Moi, je reste toujours en réserve. Sur la touche. La peur de laisser tomber mes gardes fous ou d'être blessée.

Du coup, je passe à côté des choses...

Moi, un peu fatiguée par cette journée ultra sportive, j'avais été m'allonger dans notre chambre. Je ne voulais pas vraiment dormir parce que je ne voulais pas être toute caqueuse, mais je crois que je me suis endormie. Contrairement à ce que j'avais pensé, j'étais au poil après.

Pascal m'a réveillée avec des bisous. On n'avait pas le temps de faire quoi que ce soit, si on voulait aller au ciné. J'ai pris une douche et je me suis changée. Ils en ont fait autant sur les chapeau de roue, parce qu'on était en retard. Boh, de toute façon, ça ne changeait pas grand chose, sauf si le film était vraiment bien. Je crois que ça s'appelait "Last Xmas" or "Last Holiday", un truc du genre.

Wahhh, c'était super. Pas le film, mais la complicité entre nous. Il y avait pas grand monde, alors on a pu s'amuser et rigoler comme ça nous chantait. Jusqu'à maintenant, tous les moments qu'on passait ensemble étaient magiques.

On a croisé Yumi dans la station en rentrant du Ciné. Elle a été très surprise de nous voir. Elle a surtout parlé avec Pascal, ignorant presque Caro et moi. Pétasse. Elle avait toujours été sympa jusque là, alors je ne m'attendais pas à ce genre de réaction de sa part.

Yumi était en chemin pour retrouver des copains que Pascal connaissait aussi et elle a insisté pour qu'il se joigne à elle. Évidemment, ça impliquait avec nous, ça allait de soi. Ce qui n'avait pas l'air de l'enchanter. Pascal avait beau lui répété qu'on avait déjà des projets, elle lui a dit que ce n'était pas souvent qu'ils avaient l'occasion de se croiser comme ça par hasard, et qu'il devait venir.

Puis, Yumi a dit un truc qui a failli me faire exploser de rire; "Que s'il avait réservé ailleurs, que Caro et moi pouvions aller manger là-bas, et qu'on ne serait séparé que quelques heures. Pas la mer à boire!". Je pense que sa remarque à aussi titiller Pascal, parce qu'il lui a dit que s'il venait, c'était clair qu'on venait aussi. Ils n'avaient pas envie qu'on mange dans des restaurants séparés, ce serait absurde.

Alors on a été mangé avec cette équipe. Yumi a tenté de nous séparer aussi au restaurant, en se plaçant à côté de Pascal et en reléguant moi et Caro à l'autre bout de la table. Comme si on était en punition! Pascal l'a remarqué et je l'ai vu faire une petite grimace. Smart et chouky, il s'est arrangé pour qu'on soit ensemble tous les 3, n'en déplaise à Yumi.

Certains de ses copains avaient déjà passé quelques week-ends au chalet. Je les connaissais de vue. Malgré l'attitude peu engageante de Yumi, on a passé une bonne soirée. On a pas voulu les suivre dans la tournée des Bars.

Ils ont tous insisté pour prendre un dernier verre avec Pascal, leur pote. Caro et moi avions fini par lui dire d'y aller, que ça ne nous gênait pas du tout, qu'on l'attendrait tranquillement à la maison. Le pauvre, il n'avait aucune envie d'y aller, mais, il n'a pas trop eu le choix.

Caro et moi sommes rentrés, bras dessus bras dessus, accrochée l'une à l'autre. On s'arrêtait parfois devant les boutiques pour regarder. C'est fou, il y avait encore du monde qui traînait dans la station.

C'est dingue comme Caro peut se ronger pour un rien. Au lieu de se détendre, une fois au chalet, elle continuait à surveiller la porte, à regarder dehors. Je lui ai dis de poser ses fesses, parce qu'elle finissait par me donner le tournis, mais rien à faire. Elle ne tenait pas en place. Dès qu'elle se posait, elle se mettait à se tortiller et finissait par se lever pour aller par la fenêtre.

Pauvre Pascal, il allait devoir rentrer tout seul, sous la neige. Faire tout se long chemin seul. Mais bon. J'espère qu'il ne boira pas trop, surtout avec cette bande de fêtard.

Puis Caro a commencé à sautiller comme une chatte en folie et a couru enfiler sa veste et ses bottes qu'elle n'avait pas rangé. Elle venait d'apercevoir Pascal. C'est dingue, il n'avait même pas passé 1h avec ses copains. Trop mignon. On aurait dit qu'il était impatient de rentrer.

En la regardant courir à la rencontre de Pascal, je réalisais que, encore une fois, je perdais la main face à Caro!!

Pfff, l'air de rien, c'est chou de voir à quel point elle y tient à son Pascal. Mon Pascal. Il a essayé de l'éviter, mais elle a sauté dans ses bras et ils ont fini parterre. J'entendais leurs rires joyeux.

Je me suis demandée si Pascal était heureux d'être revenu en Suisse?

A peine sur pieds, Caro a voulu remettre ça. Il l'a esquivée, après s'être couru après un moment, il l'a portée sur son dos pour faire les 30 mètres jusqu'à la porte.

Elle lui faisait des bisous dans le cou en se tortillant d’excitation. Pascal l'a menacée plusieurs fois de la lâcher, mais ça l'a faisait rire. Sacré Caro. On a passé le reste de la soirée assis parterre au coin du feu à papoter. C'était chouette. Aucun malaise, aucun moment de silence embarrassant. On était bien et à l'aise ensemble. On se comprenait.

Mardi, on a trainé au lit une bonne partie de la matinée. Cette fois, c'est Caro qui est restée plantée à faire la grasse matinée. Je suis descendue au village avec Pascal acheté des croissants tout frais, pains au chocolat, des fruits et du pain complet dans une petite boulangerie artisanale. Le pain de là-bas est à tomber à la renverse. Cette petite balade matinale en amoureux m'avait ouvert l’appétit.

Hélas, il fallait bien que ces quelques jours de parfaits bonheurs se terminent. J'avais un souper en famille ce soir. En fait, j'étais triste de rentrer et retrouver les emmerdes du quotidien...

Ces quelques jours avaient été comme une parenthèse, comme une illusion, loin de tout et tout le monde entier. Une petit moment volé. C'est seulement à la maison que j'ai réalisé que je n'avais plus mal à cause de ce qui s'était passé à son retour. Comme par magie. J'étais triste, mais cette fois, c'était parce qu'on était séparé. Triste d'être rentrée.

Pascal avait réussi... Il avait réussi à me faire passer l'éponge. Me faire oublier. Jeez, est-ce qu'il me connaît si bien?!


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Ven, 15 nov 2019 - (part.1) - La morsure de la jalousie!

Publié le par JaneDo

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Ven, 15 nov 2019  - (part.1) -  A l'envers!

J'ai passé ma journée à fondre en larmes. Je n'arrivais pas à refaire surface. On me dit bonjour et les larmes me picotent les yeux, on me sourit et je pleure. Un rayon de soleil et la tristesse me couvre de son long manteau noir. J'ai été triste toute la sainte journée. Le cœur au fond des pompes à me traîner comme un zombie.

J'ai ignoré les 2 premiers appels de Caro. Je ne voulais pas l'entendre. Puis, j'ai fini par répondre, parce que, je ne voulais pas monter toute seule à Gstaad. L'idée qu'elle allait me bassiner tout le long de la route me faisait déjà dresser les cheveux sur la tête. 

Caro saura que j'étais fâchée contre elle si je ne lui réponds pas. Pire, elle se rendra compte que j'étais jalouse d'elle.

J'étais persuadée qu'elle voulait s'expliquer pendant le trajet jusqu'à Gstaad. Sur la pointe des pieds, elle m'a demandé si j'allais au chalet, si on pouvait y aller ensemble.

Elle avait une toute petite voix, je savais qu'elle se sentait coupable. Bien fait. Je me demandais s'ils en avaient discuté. Je voulais le savoir. Je ressentais ça comme une trahison de plus, de savoir qu'ils se racontaient des choses sur moi. Dans mon dos.

L'idée de lui poser la question me faisait sauter au plafond. Aussi, lui demander si Pascal allait au chalet m'énervait tout autant. Mais bon, si elle y allait, c'était certainement parce que Pascal s'y trouverait aussi. Je me demandais aussi comment réagir une fois que je me retrouverais face à lui... et devant les autres!

On a donc convenu de monter ensemble.

Dans l'après-midi, Pascal a lui aussi essayé de m'avoir au bout du fils, et j'ai fini par répondre. Il proposait qu'on monte tous les 2, comme ça, on aurait l'occasion de discuter. On pouvait même s'arrêter pour manger quelque part. C'était tentant... Je risquais aussi, suivant comment se passerait la discussion, de décider de retourner chez moi et qu'ils aillent tous se faire foutre...

Au téléphone, je n'ai pas montré que j'étais toujours en crise, c'était; "Oh, ok... Pourquoi pas. J'avais prévu de monter avec Caro, mais.. pourquoi pas. D'accord...". Huh, Pascal a eu l'air de croire que l'orage était passé, j'avais été plutôt cool. Comme si de rien n'était.

L'air de rien, j'étais plutôt contente de monter avec lui. Contente d'être assise à ses côtés. J'avais toujours mal au cœur et j'étais toujours aussi triste, mais contente aussi. Je l'avais pour moi toute seule. Il sentais bon comme toujours, il était là, j'étais là. A ses côtés. Et j'en éprouvais une joie immense. Mon cœur cognait dans tous les sens, comme s'il voulait gicler hors de ma poitrine. Wow, j'étais dingue! J'étais aux anges et j'avais peur aussi.

J'avais toutes les peines du monde à essayer de continuer à être fâchée. Mais je me sentais investie dans mon rôle, alors je me taisais malgré le bonheur qui grondait au fond de moi d'être avec lui.

Ma mère m'a toujours dit de tourner ma langue 7 fois dans ma bouche avant de parler. Parce que j'étais trop impulsive. Ou si je ne savais pas quoi dire, autant me taire. Encore plus si je ne savais pas si j'avais tord ou raison. Alors, j'ai suivi les conseils de ma maman; je gardais le silence.

Pascal a pris ma main et je l'ai retirée... rôle oblige... Il s'est mordu la lèvre inférieure avec une sorte de grimace. Je pense qu'il a dû réaliser que l'orage était loin d'être passé. Même sa grimace était chou et me donnait envie de le couvrir de bisous. Partout.

Pascal a conduit un moment dans le silence, puis pour finir, il m'a demandé si je ne voulais pas lui parler? Il voulait savoir ce qui se passait dans ma jolie tête torturée (tell me what's going on in that busy pretty head of yours). J'ai haussé les épaules en disant qu'il n'y avait rien. Et je continuais à regarder par la fenêtre sans rien dire.

Je me serais fichue des baffes d'être aussi coincée! J'avais l'occasion de lui parler, et je restais là, muette comme une Carpe, comme un bout de bois sec. Carrément nulle.

A Montreux, Pascal est sorti de l'autoroute pour se parquer devant un petit bistrot perdu au milieu de nulle part. Le bistrot était quasi vide. Il n'y avait qu'un vieux bonhomme derrière le comptoir. On s'est assis dans un coin, Pascal m'a demandé si je voulais manger quelque chose. Mais non, je n'avais pas faim.

J'ai pris un "Bloody Mary" et lui une eau minérale. J'étais passablement tendue. La tomate me tasserait l'estomac, et la Vodka me détendrait. Je n'avais pas l'intention de desserrer les lèvres, ni d'être la 1ère à parler. Parce qu'après toutes les larmes que j'avais versé, j'en étais arrivée à la conclusion que; soit je cherchais des excuses pour tout oublier et me jeter dans ses bras, soit je n'avais pas tout à fait raison!

Comme il était chou. Il me plaisait vraiment beaucoup. Je n'arrivais pas à soutenir son regard. Il fronçait les sourcils et cherchait à capter mon regard fuyant. Ses beaux yeux verts étaient rempli de points d'interrogation. Je me suis rendue compte que chagrin peut-être, mais que j'avais aussi vraiment peur. Il portait un pull col roulé, avec des dessins dominés par le bleu. J'ai aussi remarqué qu'il portait le bracelet que je lui avais offert. Ça soulignait son bronzage.

Je me demandais s'il avait eu recourt au solarium? Ciel, à quoi je pensais moi!!!

Pascal a essayé de me prendre la main, mais je l'ai retirée. Non mais attend! J'ai planqué mes mains sous la table, croisées sur mes genoux. Il a poussé un grand soupir, et s'est redressé sur sa chaise, avant de poser ses coudes sur la table et s'est mis à jouer avec son briquet. Il cherchait ses mots.

Il a dit ne pas savoir par où commencer et avoir peur de me blesser encore plus. Il ne savait pas comment s'expliquer...

Essaie de te mettre à ma place... Non, c'est pas ça... Mettons si les choses avaient été... Disons que c'était l'inverse. Que ce soit Caroline qui t'ai introduit dans notre couple.

Par pitié... Juste essaie d'imaginer le contraire; que tu es Caroline et Caro c'est toi... Aïe, ça ne sort pas comme... mais bon...

Essaie d'imaginer la situation; Caroline serait ma copine, et toi, tu fais juste partie de notre trio, t'es la copine à côté;

Et c'est toi qui serait venu me chercher à l'aéroport. Imagine un peu... à peine dans ta voiture, je me jette sur le natel pour l'appeler et lui demander de venir chez moi? Tu trouverais ça... cool? Non, je ne crois pas.

Tu serais déçue. Je ne pourrais pas faire ça, même si c'était Caro ma copine en titre.

J'aurai tout fait pour essayer d'être aussi présent pour toi que pour elle. Même si elle serait toujours ma priorité, mais je ne pourrais pas passer mon temps à t'écarter, et te donner les quelques miettes restant de mon temps. Tu voudrais que quant on est ensemble, que se soit rien que tous les 2.

A sa place, tu n'aurai jamais supporté la moitié de ce qu'elle a enduré jusqu'à maintenant. J'ai pas raison?

Oui, j'avoue, Pascal avait raison, mais je n'avais pas envie de dire quoi que ce soit pour l'instant. Je n'avais pas vu les choses sous cet angle. Et je ne voulais pas le reconnaître. Même si j'étais d'accord, même s'il avait tout à fait raison, je me sentais toujours aussi triste, frustrée et trahie.

Si c'était toi qui était venu me chercher à l'aéroport, tu apprécierais pas que je ramène Caro toujours sur le devant, entre nous, partout, tout le temps? Et c'est ce que j'ai fait jusqu'à maintenant. T'es pas d'accord?

Caro est toujours passée en dernier. Est-ce que tu aurait aimé qu'une fois de plus, étant à sa place, que je te fasse passer en dernier? Tu aurais tout fait pour venir me chercher, et et la 1ère chose que je fais, c'est l'appeler? Mets toi 2 minutes dans cette voiture qui nous ramène de l'aéroport... Tu aurais aimé me voir l'appeler comme si tu ne comptais pas?

Si tu étais à ma place... Mettons que tu sors avec moi et Thomas... Je suis ton copain, et Thomas, celui à côté ok? Tu descends de l'avion, et Thomas est là à t'attendre. Il a tout fait pour venir te chercher, et il est là. La 1ère chose que tu fais en entrant dans sa voiture, c'est m'appeler?

  • Tsss... Mauvais exemple... Il serait venu me chercher seulement si toi tu n'avais pas voulu ou pas pu venir me chercher... Oh! J'avais parlé. J'étais moi-même surprise.

Pascal a opiné de la tête et m'a regardée en souriant. Jusqu'à maintenant, tout ce qu'il avait dit était convaincant. Et il avait raison. C'est clair que je ne me serais pas jetée sur mon téléphone pour l'appeler, Thomas aurait été blessé si je l'avais fait. Mais, je crois que j'aurai tout fait pour ne pas me retrouver dans une situation pareille.

C'est clair que si j'avais fait ce que j'avais prévu, on ne serait pas dans cette situation, et la première chose que j'aurai fait, ç'aurait été de t'appeler. Évidemment que je crevais d’envie de te voir... Mais les choses ne se sont pas passé comme ça...

Pendant tout le vol, j'ai pensé à toi. J'étais impatient comme tout. J'avoue que je n'ai pas du tout pensé à Caro. Tu as été dans ma tête tout le long. Je me demandais si t'étais aussi impatiente que moi. Si tu te réjouissais, si t'avais compté les jours... J'imaginais ton petit sourire timide, ton rire. J'avais envi d'être déjà ici, de pouvoir te serrer très fort. Ça n'allait plus n'être qu'une envie, qu'un rêve... dans quelques heures, j'allais pouvoir te voir...

Même en débarquant dans l'aéroport j'y pensais encore, tout heureux. Puis je l'ai vue... je l'ai vue en train de sautiller, en faisant de grands gestes pour que je la remarque dans la foule. Comme si je pouvais ne pas la remarquer...

Un sourire attendri flottait sur son visage. La rage! Ça m'a un peu flingué. La jalousie m'a mordu à la gorge. Si j'avais été un personnage de dessin animé, je lui aurai sauté à la gorge en travers de la table et je lui aurai arraché la langue.

J'étais content de la voir et content d'avoir fini par accepter qu'elle vienne me chercher. Et elle m'a sauté au cou... Et... c'est affreux de le dire tout haut, et je ne veux pas que tu te sentes blesser ou malheureuse, mais... j'avoue que je n'ai plus pensé à toi. Enfin... un peu quand même... Mais j'étais content de la voir, content qu'elle soit là...

Tu sais comment elle se met à babiller non-stop. C'était amusant et apaisant. J'étais content d'être rentré, d'être là, de la retrouver aussi. Elle était vraiment trop chou. Elle a proposé qu'on s'arrête manger, mais je voulais rentrer chez moi d'abord, et j'avais déjà mangé dans l'avion. J'ai même oublié de penser qu'elle avait peut-être faim...

Et le reste... ben tu le sais...

Pascal a paru légèrement mal à l'aise. Cette fois, il évitait mon regard, mais il jouait toujours avec son briquet. Peut-être un peu plus nerveusement. Je me demande s'il se rendait compte que ça m'avait piquer dans le cœur, quant il a dit qu'il n'avait plus pensé à moi quant il l'avait vue elle!

Si t'avais été à sa place, étant aussi ma copine, t'aurais voulu que je l'appelle et de dise de rentrer parce que j'avais prévu de voir Caro?

Tu aurais apprécié de la voir débarquer et me faire une scène parce que j'étais avec toi? Tu aurais trouvé ça normal? Je crois pas. Elle s'est sentie coupable, comme si elle avait fait quelque chose de mal...

Et il la défendait en plus... Non mais... Du coup, c'est moi qui avait le mauvais rôle... j'étais mesquine...

Jane, je t'aime et tu le sais. Je t'aime à la folie, et de tout mon cœur, mais je l'aime aussi tu sais... Je l'aime aussi. Je tiens vraiment à Caro.

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Jeu, 14 nov 2019 - (part.2) - Blessures émotionnelles

Publié le par JaneDo

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Jeu, 14 nov 2019  - (part.2) - Blessures émotionnelles

Je lui ai dis que je ne savais pas si j'avais tord ou raison, mais je me sentais trahie, blessée, humiliée. J'avais l'impression qu'il m'avait menti, qu'il m'avait caché en toute connaissance de cause que Caro allait le chercher, et moi qui pensait lui faire une bonne surprise, j'ai souris avec tristesse, et haussé les épaules. Je ne pouvais rien dire de plus. La boule que j'avais au fond de l'estomac montait et me bloquait la gorge.

Il m'a demandé ce qu'il aurait dû faire. Pascal ne pensait pas avoir quoi que ce soit à se reprocher. Pour moi, il aurait dû refuser qu'elle aille le chercher, se débrouiller autrement, me demander d'y aller, ou prendre une voiture, ou... Bref, il aurait dû me faire passer en priorité. Mais impossible de dire tout ça à haute voix. Je l'ai juste regarder parler, et il a vu toute la tristesse du monde dans mes yeux.

Je haussais les épaules par moment quant il cherchait à entendre ce que j'avais à dire. J'étais aussi triste mortifiée que tout ça se passe juste quant il rentre en Suisse. Ce sera le seul souvenir qui lui restera; les problèmes, reproches de ma part! En plus, je préfère réfléchir avant de quoi que ce soit, sinon, je risquerais de dire quelque chose que je ne me pardonnerais pas plus tard.

Après un moment, j'ai tenté de me lever pour partir et Pascal m'a encore demandé de rester. J'ai secoué la tête et haussé les épaules. Je ne voulais pas rester là, je ne supportais plus de le regarder. J'étais si déçue, j'avais si mal, comment avait-il osé?. Je l'avais tellement attendu, il avait été loin si longtemps, et c'était pour en arriver là? Hahhh, j'étais terrassée, fatiguée, triste.

J'ai entendu la voiture de Thomas arrivé côté jardin et je me suis immédiatement levée paniquée. Pascal a encore tenté de me retenir. J'avais oublié que je lui avais demandé de fermer les rideaux, persuadée que Caro nous regardait.

Je ne voulais pas que Thomas me voit dans cet état. Il devinerait qu'il s'était passé quelque chose...

Thomas à tenter de rentrer chez Pascal, comme c'était fermé, il a frappé à la porte, puis chez lui il a constaté que la porte communicante était verrouillée. Alors il a appelé Pascal. J'ai fait signe que je partais et Pascal, pour éviter qu'on se croise ou que Thomas devine ma présence, il est monté à contre-cœur chez Thomas. Pascal a dû me laisser partir.

Ils se sont pris dans les bras. Long time no see. Puis Thomas a dû remarquer qu'il n'était pas dans son assiette et lui a demandé pourquoi il tirait une tête de 3 pieds de long. Pascal pensait sans doute que j'étais déjà sortie, et lui a dit qu'il avait merdé en poussant un gros soupir. Je n'ai pas pu entendre le reste, dommage.

En arrivant à ma voiture, j'ai vu Caro, congelée qui attendait en sautillant sur place. Rhhhh, je ne voulais pas la voir, et surtout, je n'avais rien à lui dire. Avant même qu'elle n'ouvra sa bouche, je lui ai dis que je n'étais pas d'humeur, que je n'avais pas envie de parler pour l'instant.

  • Jane stp... ne soit pas si... on n'a rien fait de mal, on était juste content de se se retrouver, c'est tout...

Sans lui répondre, j'ai sauté dans ma voiture et je suis partie. Horrible, mais je me suis sentie coupable de l'abandonner comme ça au bord de la route, alors qu'elle cherchait peut-être juste à me rassurer ou m'expliquer. Évidemment, ces quelques mots m'ont atteint.

Difficile de ne pas penser à ce qu'elle avait dit. C'est vrai, pourquoi je me sentais si mal, si trahie, alors qu'ils étaient seulement content de se revoir...

Était-ce cette stupide jalousie qui me bouffait la vie? Ou est-ce que j'ai peur qu'elle me remplace dans son cœur?

Hum, évidemment, si je suis ma raison et que je le plaque, je vois déjà ce qui va arriver, et ça me faisait peur. Pourquoi? C'est mieux de le savoir avec elle plutôt qu'une autre? Arhhh, me voilà repartie dans mes affabulations destructrices. Je me suis mise à pleurer sans retenue, à tel point que je ne voyais même plus la route.

Caro avait raison, mais rien à faire, je lui en voulais quand même, j'en voulais aussi à Pascal... Et j'étais blessée...

Je n'avais qu'une envie, me retrouver dans le secret de mon chez moi pour laisser le trop plein sortir. J'ai pleuré une bonne partie de la nuit; parce que j'avais envie de retourner vers lui et parce que je ne voulais pas avoir envie de retourner vers lui !!!!!

Dans ma tête, je les entendais toujours faire l'amour et ça me bouffait. Si seulement je pouvais couper le son, effacer les images qui me polluaient le cerveau... Mais c'était impossible. Ça me mettait en colère, puis je sombrais en larmes, puis j'essayais de me convaincre que ce n'était rien du tout. Je les avais déjà entendu faire l'amour auparavant, donc, mais non, rien à faire, ça continuait à me torturer. Pourquoi? Je n'en savais rien.

Pourquoi avait-il fallu qu'il lui saute dessus à peine de retour en Suisse! Pourquoi avait-il fallu que je leur tombe dessus!

Pourquoi ne pas m'avoir prévenu de son arrivée? Pourquoi est-ce que j'ai dû l'apprendre par quelqu'un d'autre? Peut-être qu'il avait envi de rester avec Caro, et pas moi. Il n'avait pas eu envi de me voir. Alors il mentait quant il a dit que je lui manquais. Pascal mentait, sinon il m'aurait appelée dès qu'il avait atterri à Genève. Et c'était reparti pour les pleurs.

C'était simple... Pascal voulait la voir plus qu'il ne voulait me voir moi... et ça, ça me poussait au fond du trou. Ce qui me rendait encore plus désespérée, c'est que je m'étais dis que j'allais mettre un terme à notre relation, et que je souffrais.

Pourquoi? Parce que je n'avais pas eu à le décider? Parce qu'il avait pris les devants? Et pfff, les pleurs redoublaient, et j'avais mal au crâne. Si seulement je pouvais juste dormir... juste dormir.

J'aurai voulu que rien ne se soit passé, pouvoir retourner en arrière et aller moi le chercher à l'aéroport, ou qu'il ait été assez malin pour ne pas... je ne voulais même pas y penser.

J'aurai voulu que son retour se soit bien passé, qu'on ait pu fêter ça dignement, et que ce ne soit pas cet énorme gâchis, ce mauvais souvenir. Pascal devait sûrement regretter d'être revenu ici, peut-être même regretter de m'avoir dans sa vie, parce qu'il ne pouvait pas faire ce qu'il voulait sans que je lui tombe sur le dos.

Arhhh, je deviens sénile, je ne sais plus où j'en suis. La boule de l'angoisse au fond de mon estomac grossissait et je flippais... Ou est-ce que je ne devrais pas profiter de cette histoire pour arrêter de le voir, rompre? Oui... je devrais!

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