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trahison

Nov 2019 - Articles dans le bon sens

Publié le par JaneDo

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Yah! Impossible de ranger les articles dans le bon sens, afff. Ça m'énerve un peu! A quoi ça sert d'avoir l'option; du plus récent au plus ancien ou inverse, si ça ne fonctionne pas! Tsss. Le seul moyen que ce soit dans l'ordre choisi, c'est de cliquer sur le mois...

Seul moyen de pouvoir lire dans le bon sens!

Sinon, rien à faire, c'est du plus ancien au plus récent !

L'autre option qui me reste, c'est d'aller changer toutes les heures et dates... et comme ça, ils sont dans le bon sens quand on clique sur le mois qui figure dans les Archives, dans le volet droite. Le hic, c'est qu'alors, quant on clique tout en haut de l'article, par exemple, sur "dans 2019-10 (Oct)", à cause des modifs des heures/dates, tout est chamboulé!

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Lun 4 Nov 2019 - Ras le cul !

Publié le par JaneDo

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Lun 4 Nov 2019 - Ras le cul !

Remplacé Pierre aux cartes. Hahhh, ma frangine n'arrive juste jamais à être à l'heure! On a rendez-vous à 20h, et c'est dans le village même où elle habite, donc à 2mn de chez moi, en voiture à même pas 1mn de chez elle, et on arrive encore à être en retard, parce qu'elle est incapable d'être prête et de se pointer à l'heure!

Ex æquo ce soir! Mecs contre nanas, et égalité parfaite.

Nœud à l'estomac toute la soirée. J'avais fait l'erreur d'ouvrir quelques courriers cet après-midi quant ma sœur est passée prendre le café, et ça m'a retourné l'estomac. Je ne sais pas encore comment je vais régler tout ça.

Hahhh, j'en peux plus. Merci au paternel de Pascal, ça continue comme en 14. Je me demande si je vais faire comme Caro et en parler à Pascal dès qu'il revient!!! J'en ai ras le cul!

J'ai pourtant envie de revoir Pascal et de faire partie de sa vie à nouveau. Mais, quant j'ouvre le courrier et que je vois les tonnes de trucs à gérer, je fatigue. Oui, je crois que je vais lui en parler. Juste choisir le bon moment, je ne voudrais pas avoir l'air de geindre, ou de mendier son aide et son appui...

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Dim 3 Nov 2019 - 48h de rêve

Publié le par JaneDo

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Dim 3 Nov 2019 - 48h de rêve

Pas l'intention de changer mes plans du week-end. Pour l'instant tout se passe comme prévu. Le pied géant. 48h sans qu'on me dérange, c'est vraiment trop cool. J'avais tellement peur de trouver quelqu'un devant ma porte, ou cherchant à me sortir de mon antre, que j'ai même éviter de sortir devant la porte.

Trop bien de parler à Pascal aujourd'hui. Bon, un peu moins contente à la fin de la conversation. Pascal va passer les fêtes aux États-Unis avec sa famille et sa femme. Flûte. Thomas ira aussi les rejoindre pour Noël. Ça me rend triste, Je ne vais pas le voir pour Noël, ni pour Nouvel An.

Dire qu'il fera le passage à la nouvelle année avec Jess... et pas moi... ça me rend folle.

Discuté avec Pascal aujourd'hui. Il a appelé pour être sûr que je n'avais pas changé d'avis... Qu'il ne va pas recevoir un message de rupture le jour avant de partir des États-Unis. Ça ma fait rire. Il est trop marrant. Comment est-ce qu'il arrive à avoir de telles insécurités? Est-ce qu'il ne se rend pas compte qu'il est mignon, charmant, sexy et les poches pleines?

Rien que riche suffirait déjà à attirer les filles, mais beau gosse, charmant et sexy... Un package imparable!

Hahhh la la, je vais en prendre plein la gueule avec son père qui ne veut pas le laisser vivre sa vie! Un père qui veut diriger la vie de son fils, vivre à travers lui! C'est courant, mais là, je peux comprendre... il y a tellement d'argent qui rentre en ligne de compte. Pourtant, je n'ai jamais rien demandé!!!

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Sam 2 Nov 2019 - 12h de sommeil !

Publié le par JaneDo


Samedi 2 Nov 2019 - Dormi presque 12h!

Ahhhhh, le pied géant! Une journée tranquille de chez tranquille. Je me suis couchée tôt, vers minuit, et me suis levée vers 11h30 ce matin!

Dormi presque 12h?!?! Ça ne m'était pas arrivée depuis des lustres. Je me sens retapée, en pleine forme.

Petite bouffe, télé, c'était mon gros projet de la journée. Pas l'intention de mettre le nez dehors.

Je me réjouis tellement de savoir que Pascal rentre en Suisse. Tellement impatiente de le revoir...


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Vendr 1er Nov 2019 - Indisponible!

Publié le par JaneDo

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Vendr 1er Nov 2019 - Indisponible!

Non d'un chien, déjà Novembre!!!! On vient seulement d'entamer l'année! On va bientôt être en 2020 ! 2020... Qui eut cru que j'arriverais dans cette année! J'hallucine.

C'est l'anniversaire de mon amie Dany. Dingue ce qu'elle peut me manquer. Depuis qu'elle vit en Angleterre, on a plus l'occasion de passer nos soirées à refaire le monde, et disséquer nos petits copains! Bon, elle est bien mariée et a des enfants, donc, ça aurait été que moi qui lui casse les oreilles avec mes aventures. Zut.

J'ai dû aller garder Khélia ce matin. Ma frangine m'a demandé ce service, elle avait le médecin.

Quant j'ai vu son nom sur mon natel, j'ai failli ne pas répondre. Avec elle, c'est toujours des heures, et au bout du compte, quant je raccroche, j'en ai plein la tête et souvent le cafard en plus. Hier, elle m'a demandé si je voulais aller avec elle dans les Caraïbes mi-décembre. Je lui ai dis que je n'en avais pas envie, que je préférais rester chez moi.

Didine a tenté ce qu'elle a pu pour me convaincre, me laissant même y réfléchir. Elle m'offre le billet...

Le hic, c'est que Pascal sera de retour en Suisse, je voulais être là. Alors je me vois mal aller, le cœur en paix, me balader dans les Caraïbes, même si l'idée de quelques jours de vacances semble palpitante. Hum, je ne pouvais pas lui dire que je restais plantée ici pour un mec... Ça ne me ressemble tellement pas. Et ils n'ont aucune idée de ce qui se passe dans ma vie privée. Je ne pense pas que ça les intéresse non plus.

Dans leurs têtes, il n'y a qu'eux qu'ont une vie privée...

En fin d'après-midi, j'ai vitre mis dans le groupe famille sur Whatsapp, que je n'étais pas là ce week-end. Oui, j'aurai dû aller au chalet, mais l'envie de passer 48h toute seule me disait vachement plus.

Juste après avoir posté mon message, ma nièce me demandait si je pouvais la déposer quelque part ce soir. Ah non, je ne voulais pas. Je ne voulais pas commencer à déroger à mes plans sinon, c'était ça, ensuite ça, et mon beau projet du week-end serait foutu.

Ma sœur a ensuite appelé pour passer boire le café, j'ai essayé de l'en dissuader, puis elle m'a dit de passer prendre de la bouffe qu'elle avait pour moi. De la bouffe africaine, comment rester insensible! Alors je suis vite passée et je suis tombée sur ma nièce. Je n'ai pas fait très long.

Puis, vers 18h30, mon neveu Dave, celui qui s'était débarrassé de son chien, a essayé de me joindre... Pas répondu. Ça suffit. J'ai mis que j'étais loin, alors pourquoi ils essayent tous de m'avoir au téléphone, d'un coup, comme s'ils s'étaient donné le mot? Pourquoi m'appellent-ils tous ce soir, alors que j'avais averti toute la famille!!!!

Beuh, si c'était important, il pouvait toujours me laisser un message sur Whatsapp...

C'est en me couchant que j'ai réalisé pourquoi Thomas voulait que je monte ce soir; on fêtait Halloween! Ben, trop tard. Déjà que Thomas pensait que, si j'étais allée à Gstaad le week-end passé, c'était parce que je savais que Pascal venait... Même si je l'ai assuré du contraire, cette fois, il en sera persuadé!!!

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26 au 31 Oct 2019 - Pascal revient en Suisse !

Publié le par JaneDo

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Sam, 26 Oct 2019 - Pascal en Suisse... choc!  (Part.1) 

Je me suis levée avec la tête dans le cul ce matin. On s'était bien amusé, fait les fous jusqu'à pas d'heures, et couché tard. J'avais peut-être un peu forcé sur la Vodka aussi. Une des fille qui était là hier soir, a un bébé. C'est vrai qu'ici, personne ne vient avec armes et bagages, s'ils ont des enfants, on ne veut pas en entendre parler, et surtout pas les voir non plus. C'était entendu, sans avoir besoin de le spécifier.

Ceux qui ont des enfants, enfants casse-pieds en général, emmerdent tout le monde avec. Ils vont passer la soirée à vous demander de baisser le son, nous emmerdent au déjeuner avec ces bouches hurlantes, veulent en plus les changer pour l'odorat de tous, au lieu de le faire dans la salle de bains de leurs chambres, ou dans leurs chambres.

Bref, ils sont en général chiants, alors, au moins ici, c'est "vacances", "détente", donc pas de gosses.

On préfère nettement les chiens aux gosses... C'est pour ça que j'aime venir à Gstaad.

Cette jeune maman était venue ce week-end, invitée par je ne sais qui, parce que c'était son ex qui s'occupait du gamin. En tous cas, elle savait faire la fête. C'était le centre de la soirée. Elle a même dansé sur les tables. En plus, elle est marrante et sympa. Je me demandais pourquoi elle s'était encombrée d'un gosse. Pourquoi avoir eu un gamin avec un sinistre abruti, qui n'a pas de couilles? Parce que dès qu'il a su qu'elle était enceinte, il l'avait quittée.

Je me demande à quoi elle pensait... Peut-être qu'elle espérait qu'il soit aux anges??? C'était pas le cas.

L'après-midi au lieu de rester à lire, après un déjeuné tardif, j'ai été me balader avec Caro en ville. Puis on a rejoint ceux qui n'étaient pas à la patinoire, au Bowling. Ça c'était aussi chouette. Je suis rentrée vers les 15h, en laissant Caro au Bowling, pour aller faire une sieste. Si je ne dormais pas un moment, je serais foutue ce soir.

Après ma sieste, j'ai pris une longue douche et je me suis habillée. Même si, contrairement à la majorité des filles, je porte souvent des jeans et un T-shirt, ou pull, je fais quand même attention à mon apparence. C'est pas parce que je porte des jeans, que je ne choisi pas soigneusement ce que je vais mettre dessus. Je veux quand même avoir l'air sexy, et tout. Je n'ai pas envie de me torturer en robette ou jupette, et me les geler toute la soirée juste pour plaire.

J'aime ce qui est confortable. C'est clair qu'une fois en boîte, où il fait bon, être en jupe serait pas mal, mais bon. En attendant, il faut aller du bar à la boîte, avec des chaussures inadaptés, et à se geler les fesses. Non merci. Caro, elle, préfère l'inconfort, elle portera une robe même s'il neige à mort, quitte à prendre ses petites chaussures dans son sac pour aller danser. Ça me fait sourire de la voir s'encombrer d'un sac "prêt à tout"; plein, lourd, gros. Mais c'est Caro.

On a mangé au chalet. La Gouvernante avait laissé de quoi nourrir un bataillon. Un buffet. Il y avait du poulet rôti, du rôti, des légumes de toutes sortes, avec des patates en robe de chambre, cuite à l'eau avec persil, et frits (pas des frites). Il y avait aussi du riz cuisiné avec carottes et petits pois (du Rizi-Bizi). Et des salades en veux tu en voilà. Je me suis contentée du poulet, salade de maïs et du riz. Il me fallait au fond de l'estomac de quoi éponger la Vodka plus tard.

Après avoir mangé, je me suis posée sur le bras d'un des fauteuils avec le petit groupe de Michael près de la cheminée. J'ai levé les yeux quant Thomas s'est levé pour se diriger vers l'entrée. J'ai suivi son regard et j'ai eu l'impression de tomber dans le vide quant j'ai vu Pascal entrer... Mon Dieu... Pascal? Ici? J'hallucinais ou quoi? Cette impression d'avoir louper une marche et de tomber dans le vide... Cela faisait un moment que je ne l'avais plus ressenti ça.

Ce sourire, cette démarche, ces yeux... mon Dieu que je l'aime! Ça m'a retourné l'estomac, et comprimé la poitrine.

J'avais l'impression d'être dans une bulle, que tout se passait au ralenti. Je suis restée tétanisée sur place alors que ceux qui l'avait repéré se dirigeaient vers lui pour le saluer. Je ne mettais même pas rendue compte que je mettais levée et que je le regardais les yeux écarquillés de surprise. Je suis presque sûre que j'avais la bouche ouverte aussi...

Nos regards se sont croisés. C'était comme prendre une décharge électrique.  Est-ce qu'il n'était pas plus beau qu'avant?

Du coin de l’œil, comme Michael était sur ma droite , mais devant, je l'ai vu faire signe à Pascal de loin. Il souriait et nos yeux se sont à nouveau affronté l'espace d'une seconde. Ce devait être ce qu'il voulait dire quant il a dit qu'on se verrait bientôt? Pourtant, ça n'a pas fait tilt tout de suite dans ma tête.

Il est venu ensuite jusqu'à nous et m'a fait la bise. Iiiiiiahhh. Pascal m'a sourit et fait la grimace;

  • Bizarre de se faire la bise, hein?!

J'ai retrouvé ma langue, mais pas réussi à sourire ou autre; "Très!". Il a rajouté, qu'il m'avait dit qu'on se reverrait bientôt. C'est la que mon cerveau a fait la connexion. Puis, il a tendu la main à Michael qui était près de moi, et je l'ai perdu.

Puis, tout à coup, j'ai remarqué qu'il y avait une bonne femme qui le suivait. C'était qui elle? Ou c'était une "Caro" le retour ou quoi? Elle aussi la regardait avec curiosité.

Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises. Je n'aurai pas su dire à quoi Pascal pensait. J'étais curieuse, j'aurai voulu savoir comment cela se faisait qu'il soit là, et combien de temps, où est-ce qu'il était??? J'ai mis du temps à rassembler mon courage pour aller vers lui. Je voulais qu'on puisse parler un moment, surtout avant de se retrouver à l'extérieur. Avec la musique à fond dans ces bars ou boîtes, on ne pourra pas discuter.

Au moment où je me suis retrouvée près de lui, Pascal était sur le point de s'éloigner, alors je me suis raccrochée à son pull. Hum, c'était un geste que je n'avais pas prévu, c'est arrivé comme ça. Ma main a agi toute seule.

Pascal me tournait le dos, mais il a stoppé net. Il a aussitôt deviné que c'était moi. Il a dit aux autres qu'il les rejoindrait. Je crois qu'ils descendaient jouer au Billard. J'étais cachée derrière Pascal, mais certains m'ont quand même vue. J'avais les oreilles en feu, rouge écrevisses. J'étais très embarrassée.

On a été s'asseoir sur la grande table en bois dans le jardin d'hiver. Le hic c'est que je ne savais plus quoi dire. J'étais extrêmement mal à l'aise. J'étais tellement contente de le voir et en même temps, j'avais peur qu'il ne m'écoute que par courtoisie, parce qu'il y avait eu des moments où Pascal avait été vraiment très froid avec moi au téléphone.

Je sentais qu'il me regardais. Moi, je n'osais pas tourné la tête vers lui. Même quant il m'avait soulevée pour m'asseoir sur la table, j'avais évité son regard. Du coin de l’œil, j'avais vu qu'il souriait. Je devais l'amuser, ce qui ne m'amusait pas trop et augmentait ma gêne. Pourquoi est-ce que j'étais si embarrassée à côté d'un homme avec qui j'avais été intime pendant plus de 10ans! Stupide, ma stupide timidité.

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Sam, 26 Oct 2019 - Pascal en Suisse... choc!  (Part.2) 

Pascal s'est senti obligé d'engager la conversation après bien 2 minutes de silence. Je n'arrivais pas à trouver mes mots!

Il a dit qu'il a tout de suite su que c'était moi. Caroline lui aurait pris le bras, il n'y avait que moi qui arrivait encore à le surprendre en faisant des trucs auxquels il ne se serait jamais attendu. J'ai souri mais sans le regarder. J'ai quand même dit que j'avais juste envie d'être avec lui un moment, seul à seul. Dire que j'ai osé lui dire qu'il m'avait manqué, et que j'avais des milliers de questions, mais que tout à coup, je ne m'en rappelais aucune. Il a dû deviner mon malaise.

Pascal a dit que c'était bizarre, mais depuis qu'il était là, il ne se sentait pas bien. Il avait l'impression d'être un étranger. Il avait presque envi de retourner en courant aux États-Unis. Que c'était bizarre. Pascal avait l'impression que tout avait changé. Il ne se sentait plus à la maison ici.

Ses mots me faisaient peur, parce que ça voulait dire qu'il ne reviendra vraiment plus jamais ici. Tout espoir était vain. Alors je l'ai regardé, parce que c'était tout ce qui me resterait de lui. Ça me rendait très triste.

Question de nourrir la conversation, je lui ai demandé quant est-ce qu'il était arrivé. Je pensais; vendredi ou même ce samedi. Et quant il a dit MERCREDI, j'ai été choquée. Alors il était là depuis mercredi, et il ne m'avait même pas appelée? Ah oui, c'était moi l'idiote qui avait eu la débilité de rompre, alors pourquoi est-ce que Pascal m'aurait appelée!

Il a vu que j'étais sur le cul. Il a souri de son adorable sourire, qui vous fait penser que vous êtes la plus intéressante chose sur la planète. Dans ses yeux, je me sens belle, sexy, que je lui plais. Affff, je l'adore. J'ai juste répété "mercredi" comme un perroquet.

Pascal m'a expliqué qu'il était là pour mettre ses affaires en ordre. Boule à l'estomac, serrement de cœur. Puis, il a ajouté "pour récupérer son appartement". Récupérer? Alors??? Je n'osais pas extrapoler, alors j'ai demandé.

Alors Pascal allait revenir vivre en Suisse. J'ai eu envie de pleurer de joie. Mais aussi, une vague de peur m'a donné froid.

Et moi? Est-ce qu'il revenait pour moi? Est-ce que ce n'était pas trop tard. Est-ce que j'ose lui poser la question? Ou est-ce que j'aurai l'air stupide d'espérer tant. Mais je n'avais rien à perdre. Alors, je lui ai demandé si vraiment il revenait vivre ici? Et pourquoi est-ce qu'il n'avait plus l'impression d'être chez lui ici?

Pascal n'a pas eu le temps de répondre parce que la fille qui le suivait quant il est arrivé est venue nous interrompre. Les autres étaient sur le point de sortir, et elle voulait savoir s'il venait aussi. Pascal m'a jeté un regard, puis il a dit qu'il arrivait. Ils n'avaient qu'à partir en premier, qu'on les rejoindrait. Elle a fait la moue et restait plantée à la porte. Pascal a dû lui demander de fermer la porte, parce que la musique nous empêchait de nous entendre.

On a discuté encore un moment. Pascal n'arrivait pas à dire vraiment pourquoi il avait cette impression depuis son retour. Mais, il avait le cafard depuis son retour. Même là ce soir, il avait le cafard. Il m'a dit que ça lui faisait bizarre d'être là, qu'il se sentait comme au début qu'il était en Suisse.

J'aurai dû lui dire que j'avais menti quant j'ai dis que j'avais tourné la page... mais je n'y ai pas pensé.

J'ai appris que cette femme, celle qui l'accompagnait, avait tenu à venir avec lui. Elle s'appelait Rebecca, Bekky pour les intimes. Elle était sensée venir une semaine ici pour voir le fonctionnement du service dans lequel elle travaillait ici. Son homologue partait la remplacer là-bas. c'était un échange.

Je n'ai pas aimé la réponse à la question qui me brûlait la langue; c'était qui pour lui cette femme? Ça m'a tordu le cœur.

Ils se fréquentaient depuis peu. Et de l'entendre dire qu'elle était adorable m'a bouleversée. Elle avait les cheveux châtains clairs, des yeux marrons pétillants, petite, ronde et joyeuse. En tous cas, d'après ce que j'avais observé, elle le faisait beaucoup sourire. La jalousie m'a mordu au cœur et tordu l'estomac.

Du coup, je n'ai pas osé lui demandé s'il avait des sentiments pour elle. Ça m'aurait tuée.

Le reste de la soirée est un gros nuage sombre. J'avais envie de pleurer tout le temps et je devais faire un gros effort pour sourire. Elle était tout le temps aux côtés de Pascal. Caro aussi.

Je préférais rester à distance, à faire semblant de m'amuser avec des autres copains. Mais j'étais très loin du compte. Je ne me sentais pas très bien. Pascal repart mardi, et reviendra mi-novembre pour de bon. Enfin... pour un moment. Il reprendrait sa vie ici.

Au moins, je pourrais le voir. Et comme cette femme était Américaine et travaillait là-bas, pour mon grand bonheur, je n'entendrais plus parler d'elle. Donc, je pouvais bien ronger mon frein et attendre son retour. M'en fou si son père m'emmerde, j'étais impatiente de le revoir...

Oh! Bekky se débrouillait pas mal sur la piste. Même si ça me tord l'estomac de le voir danser avec une autre, j'aime regarder Pascal danser. Et j'aime aussi le voir sourire, même si malheureusement, ce n'est pas à moi. Pascal sourit toujours quant il danse. Aïe, comme il est chou!

Nos regards se sont croisés et Pascal m'a fait signe d'aller les rejoindre. Mais, je ne voulais pas. Je ne voulais pas danser à côté d'elle. Je ne voulais pas être en compétition avec cette femme. Je crevais d'angoisse, qu'est-ce que j'allais faire maintenant.

J'avais envie de le récupérer, coûte que coûte. Que faire? Tant pis si son père se remets à me faire des misères?

Pour essayer de le faire craquer à nouveau pour moi, je suis sortie de ma bulle pour parler à tout le monde, rire, danser. Je voulais que quant il regardait dans ma direction, qu'il me voit faire la fête, m'amuser... et qu'il me trouve séduisante. Je souriais beaucoup. J'évitais de regarder dans sa direction, si par hasard nos regards se croisaient, je lui souriais de manière plus que convaincante.

Pascal m'a rattrapée au bar, et on s'est mis à discuter. J'ai appris qu'il n'avait pas voulu que Bekky l'accompagne, mais elle avait insisté et avait pris un billet sur le même vol que lui. Il lui avait pourtant dit qu'il n'aurait peut-être pas de temps à lui consacrer, qu'il venait pour le boulot et pour voir quelqu'un. J'ai voulu savoir qui, mais il a simplement levé les sourcils en disant "Ha ça...!". Il ne voulait pas me le dire.

Il a voulu savoir si je voyais quelqu'un, j'ai répondu que non, pas vraiment. Mon pas vraiment a provoqué des questions auxquels je n'ai pas répondu non plus. Pascal m'a fait beaucoup rire. Apparemment, il avait été à chier à son boulot. Il n'avait pas vraiment voulu me raconter les détails, mais, il a fait en sorte que son père ait envi de le retirer de New York.

Pour le punir, il avait été rétrogradé, là-dessus, il ne se cassait plus la tête, il arrivait régulièrement en retard, partait plus tôt, bref, incontrôlable. Son père a voulu l'envoyer en Suède. Il y a passé 1 semaine, et a fait en sorte que la Suède n'ait pas envi de le garder. Puis, son père a voulu l'envoyer en Allemagne. Il n'a pas été en Allemagne, il est resté chez lui.

Son père lui a pris la tête, il était furieux qu'il se soit pas présenté là-bas. Alors Pascal lui a dit qu'il voulait retourner en Suisse, pas ailleurs.

Bien sûr, son père devinait pourquoi, mais il a été obligé d'accepter, parce que son comportement ne lui laissait pas le choix. Pascal savait que son père l'empêcherait de trouver du travail ailleurs que dans sa société, alors... Bon, il m'a raconté ses arrivées tardives, faisant semblant d'être encore bourré du soir d'avant. Ça m'a fait rigolé, j'imaginais bien la tête de son paternel. Et il a fini par gagné.

Son père a compris qu'il ne pourrait pas compter sur lui tant qu'il ne le renverrait pas en Suisse... Alors le re-voilà... Pourtant, il a reparlé de son cafard à l'idée de s'installer ici. De l'impression d'un gros vide. Ça m'a fait peur...

Bekky est revenue le tirer sur la piste, alors j'ai décidé de rentrer au chalet. J'aurai voulu que Pascal ne la suive pas, qu'il reste avec moi, ou qu'il me demande de rentrer avec lui. J'espérais être endormie avant qu'il rentre. Je ne voulais pas passer ma nuit à écouter, à me demander s'il était en bas, s'il continuait à s'amuser, et tout un tas d'autres choses.

Je souriais en me couchant en pensant à la façon que Pascal m'avait dit que j'étais chou... Il me regarde encore...

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Dim, 27 Oct 2019 - Pascal a tourné la page!

Je voulais tout savoir; et je savais parfaitement que je n'oserai pas l'appeler une fois qu'on aura quitter le chalet, et il partait mardi. Il fallait que je profite pendant qu'on est ici pour parler avec Pascal. Et je voulais savoir où on en était et lui dire que je l'aimais toujours et que je lui avais menti en lui faisant croire que j'en avais rien à faire.

J'étais aux aguets. Dès le déjeuner, j'ai commencé à discrètement le suivre du regard pour profiter d'une occasion. Aïe, c'est vraiment difficile. Au chalet, on est toujours entouré de tout le monde, presque impossible que quelqu'un soit isolé dans un coin. Pas le choix, il allait falloir que je sorte de ma torpeur et demande à lui parler, même devant ses copains.

Je fumais une petite clope après le déjeuner, tout en le gardant à l’œil, alors que je rassemblais mon courage. Il fallait que je me dépêche avant que Pascal ne sorte avec ses potes pour aller traîner dans la station. Chance terrible, Pascal a pris les devant et est venu me rejoindre dans le jardin d'hiver.

  • Hey! Toujours à t'isoler dans tous les coins.

Pascal souriait. Comme j'aime ses sourires. Il s'est assis sur la table face à moi.

  • Est-ce que tu penses qu'on pourrait se voir avant mon départ? Par exemple, demain soir?
  • Oui. Je n'ai rien. On peut. Mais, t'es sûr que t'as...

Afff, j'avais dis oui, et j'étais déjà rassurée en me disant que je n'avais donc pas à me précipiter, avant de me rappeler que je remplace aux cartes, alors je peux pas. En tous cas, pas avant minuit!

  • Afff... j'ai quelque chose demain soir, et je peux pas annuler...
  • Ah, je comprends.

Oh! J'ai eu l'impression qu'il pensait que je disais ça parce que je ne voulais pas le voir. Alors je lui ai redis que j'avais vraiment quelque chose, et que oui, j'avais vraiment envie de le voir, mais lundi, je ne peux qu'à partir de minuit. Son beau regard vert m'a fixé un moment, au point où je me suis sentie mal à l'aise. Alors j'ai enchaîné;

  • Ça se passe bien avec Jess?

Il m'a lancé un regard surpris. C'était bien la première fois que je lui posais une question sur sa femme. Il en a fait la remarque, avant de dire que ça se passait bien. Qu'il y avait des périodes où ça allait mieux que d'autres.

  • Tu la connais, tout à coup, elle devient juste imbuvable. Elle pique la mouche pour un rien, et à d'autres, elle est agréable à vivre. Chacun même son bateau comme il l'entend... Enfin, tu vois quoi!
  • Et... Même après la soirée d'hier, tu te ressens toujours le cafard?
  • Ben, je me demande pourquoi je me suis battu comme un idiot pour revenir ici... Je me pose des tas de questions, et me demande si je ne devrais pas demander de rester à New York. Tu as visiblement tourner la page, et moi aussi...

J'ai failli m'étrangler; NON, je n'avais rien tourné du tout! Mais de l'entendre dire que lui oui, m'a empêchée de le corriger. Les mots sont restés tassés au fond de ma gorge.

  • Après tout, ça va pas si mal avec Jess. Et... j'ai eu de la chance de rencontrer une fille comme Bekky. Elle est adorable. C'est mon... petit rayon de soleil.

Wahhh, ça m'a tordu l'estomac de l'entendre dire qu'elle était adorable, qu'il avait de la chance de l'avoir rencontrée, et que c'était son rayon de soleil. Si j'avais été seule, ou j'avais pu juste immobilisé tout le monde comme par magie, j'aurai pleuré. Son rayon de soleil?

  • Venir ici, alors qu'elle est à New York, c'est vraiment...

Je regardais au loin. Impossible de le regarder, sinon, il aurait vu que j'avais les larmes près à bondir de mes yeux. J'ai inspiré un grand coup en regardant mes pieds. Je ne savais pas quoi dire. Alors, je me suis résolue à écouter et faire oui de la tête en signe de compréhension.

J'étais embêtée, je ne savais pas si je devais jouer "la bonne copine" ou "l'amante"??? Qu'elle carte jouer?

Son foutu rayon de soleil est venu le chercher; ils étaient sur le point de partir à la patinoire. Pascal pensait que j'y allais aussi, j'ai dis que non. Bekky restait à la porte à l'attendre. Pascal m'a fait la bise. C'est toujours trop bizarre de se faire la bise... Il pensait que je serais partie avant son retour. Je lui ai dis que ça ne dépendait pas que de moi, mais de Caro.

Comme Caro allait sûrement à la patinoire elle aussi, il y avait bien des chances que je sois malheureusement encore là. Si j'avais pu, j'aurai effectivement filé.

"Stop ma fille! Tu ne peux pas toujours partir en courant au lieu de faire tout ce qu'il faut pour avoir ce que tu veux?" C'est ce que je me disais. Alors non, j'allais attendre son retour, et avant de quitter le chalet, j'allais essayé de lui parler encore une fois et lui dire que j'avais envie de le voir, et qu'on pouvait peut-être faire ça ce soir en rentrant.

Il fallait que je tente le tout pour le tout...

J'étais en train de monter vers ma chambre pour aller cacher mon désespoir et ruminer, quant Pascal est revenu. Je me suis retournée en entendant la porte s'ouvrir à toute volée. C'était Pascal. Je sais pas pourquoi, mais j'ai pensé que c'était pour moi. Il aurait très bien pu avoir juste oublié quelque chose, mais ça ne m'a pas traversée l'esprit à ce moment là.

Je suis restée sur la dernière marche pour être à sa hauteur. Il me regardais droit dans les yeux, et a dit qu'on a jamais eu l'habitude de ne pas dire ce qu'on ressentait, et il ne voulait pas commencer maintenant. Je lui avais manqué, et il voulait revenir ici pour être avec moi, et qu'on se soit séparé le rendait triste.

J'aurai voulu l'embrasser et lui dire que pour moi c'était pareil, mais "son rayon de soleil" est apparue à la porte et l'a appelé. Pascal allait se détourner pour partir, mais j'ai attrapé sa manche. Bekky ne pouvait pas le voir. Pascal a regardé ma main quelques secondes, puis a levé les yeux vers moi... Quelques secondes, de longues secondes, puis il s'est tourné vers Bekki et lui a dit de partir avec les autres, qu'il arrivait tout de suite.

Mais Bekki a dit qu'elle préférait l'attendre. J'ai lâché son pull. Je ne sais pas pourquoi j'avais fait ça, parce que je n'avais rien à dire. C'était un peu bête. Mais, je crois que je voulais le retenir, pas le voir la suivre. Avoir le courage de lui dire ce que j'avais sur le cœur. Hélas, avec l'autre là, c'était impossible.

Je me suis alors penchée et je lui ai murmuré à l'oreille, que moi aussi ça me rendait triste, que j'avais vraiment envie qu'on se parle avant son départ pour New York.

Interloqué, Pascal m'a dévisagée un moment, puis je me suis détournée pour remonter à ma chambre. Fffouhhh, j'avais été courageuse, et j'avais les oreilles rouges pivoines du coup. Chaud. Je me suis cachée en haut des escaliers. J'aurai bien voulu voir la tête qu'elle faisait. Je suis sûre qu'elle lui demanderait ce que j'avais chuchoté à son oreille. Mais pas du tout.

  • C'est elle n'est-ce pas? Quant tu as dis que tu devais voir quelqu'un, il s'agissait d'elle, n'est-ce pas?
  • Oui.
  • Je m'en doutais. J'avais eu une impression bizarre quant je vous regardais vous parler. Même si vous vous touchiez pas, je sentais qu'il y avait quelque chose... quelque chose...

Bekki avait le regard baissé et avait pris la main à Pascal. Elle cherchait des réponses.

  • C'est ton ex?
  • Si on veut... On a dû se séparer quant je suis rentré aux États-Unis...

Bekki a répété "dû?" et a hoché la tête. Puis, comme si elle avait secoué le palmier, elle a souri et lui a dit que les autres devaient attendre et l'a tiré dehors. Perdu de vue. Je suis allé me jeter sur le lit dans ma chambre. Si je pouvais, je partirai avant leur retour. Je n'avais pas envie d'être là quant ils rentrent. J'avais peur que les choses changent entre temps. Je voulais que tout reste comme ça.

Grâce au ciel, Caro est arrivée avant tout le monde. Elle en avait eu marre de voir Pascal et Bekki collé-collé. Elle n'arrivait pas à l'approcher. Elle voulait rentrer pour avoir le temps de se préparer. Elle allait manger avec Pascal ce soir. Ah bon! Donc, il n'allait pas manger avec toute l'équipe, et il avait l'intention de se débarrasser de Bekki.

Mince... mais alors? Pascal ne m'avait pas proposé ce soir parce qu'il avait déjà des plans avec Caro? Ça m'a rendue un peu jalouse. Non, pire, même en colère. Pascal la faisait passer avant moi. En priorité. Je ne comprenais plus rien.

Un peu verte, on est partie vite fait. Je ne voulais pas que Caro sache que je l'enviais et que j'étais même plutôt fâchée que Pascal l'ait fait passer avant moi. Pendant ce temps, elle échafaudait... elle se demandait si elle pouvait encore changer leur projet et l'inviter à manger chez elle. Elle aurait préféré. Moi, je ne disais rien.

Pour ma part, je préférais les savoir au restaurant. Ça m'éviterait d'imaginer qu'ils se sautent dessus!

Je n'avais même pas pensé demander où Pascal dormait? J'étais partie de l'idée qu'il était chez Thomas. Mais tout à coup, ça me préoccupait. J'imagine s'il pouvait si facilement se défaire de Bekki, c'était bien sûr parce qu'il était chez Thomas. Rassurée par mes déductions, j'ai arrêté de m'angoisser.

Pourtant, la désagréable impression que Pascal avait fait passer Caro avant moi me tarabustait encore...

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Lundi 28 Oct 2019 - Corps et âme

La mort dans l'âme, j'ai été remplacer ma frangine à sa partie de cartes. Je savais que Pascal partait demain et je voulais tellement le voir. Sur le chemin du bistrot où on avait rendez-vous, mon natel a sonné, c'était Pascal. Il a voulu savoir si on pouvait se voir après mes cartes.

Évidemment... Il n'imaginait quand même pas que j'allais refuser !

J'allais devoir faire un saut chez moi pour me changer, parce que j'étais en training. Ciel, si j'avais su avant, je me serais donnée la peine de m'habiller comme il faut. Là, j'avais l'air de rien. Même pas laver mes cheveux. Pfffouh, et ils partaient dans tous les sens, alors je les avais noués avec un foulard. Poisse!

J'allais devoir mettre le turbo pour ne pas le faire attendre trop longtemps. J'aurai peut-être dû le lui dire. Ni 1, ni 2, je lui ai envoyé un message. Pascal m'a répondu droit derrière qu'il se fichait pas mal si j'étais en training. Que je n'avais qu'à venir directement. Pttsss, il n'avait aucune idée. Hors de question que j'y aille tel quel.

Il m'attendrait au White, et le White fermait à 1h du matin, j'allais vraiment devoir speeder!

Pascal m'attendait devant. Je l'avais appelé. Tout juste minuit. On a fini un peu plus tôt, et gagné de surcroit. On dit une chance de cocu!

Quant je l'ai vu, mon cœur a chuté dans mes pompes. La tête vide, je me suis précipitée vers lui, trop contente de le voir. De l'avoir pour moi toute seule quelques heures.

J'ai pensé au fait qu'il avait fait passer Caro avant moi, mais, j'ai décidé de ne rien dire. Pas du tout envie de flinguer ces quelques moments volés. Dieu que j'avais envie de l'embrasser... Mais bon, dans la rue, en public, ce serait pas très malin. Pascal m'a tenu la porte pour passer devant lui. Et dans ce petit espace, entre l'entrée et la 2ème porte, il m'a retenue en arrière et m'a embrassée. Je flottais littéralement, bête comme je suis.

Pascal savait que Caro m'avait dit qu'elle le voyait hier soir, et il a bien pensé que ça avait dû m'irriter. Mais, il a dit qu'il ne voulait pas que le dernier souvenir qu'il ait soit Caro, c'est pour ça qu'il avait préféré la voir hier soir. Ok, mais avant de monter sur mon petit nuage rose, j'ai voulu savoir s'il dormait chez Thomas.

Je l'espérais, et hier, je m'étais convaincue pour ne pas passer la nuit à baliser et laisser mon imagination me descendre dans les flammes de l'enfer. Hélas, Pascal était à l'hôtel avec Bekky. Forcément. Forcément je le savais, mais j'avais voulu imaginé le contraire.

Pascal a dû voir la déception sur mon visage, mais il a zappé. Bekky l'avait attendu hier soir, et il était rentré tard. Ce soir ça avait l'air de prendre le même chemin. Il avait un peu honte, mais il lui dit de ne pas venir. Je crois que sachant ça, je n'avais pas l'intention de le laisser rentrer de si tôt. Ce soir, il était à moi.

Quant Pascal m'a dit qu'il avait de la peine à tourner la page, qu'il avait fait tout son possible pour revenir ici, parce qu'il espérait que tout n'était pas terminé, que ce serait comme avant. Il voulait savoir où j'en étais, si je pensais la même chose. Il ne voulait pas que je lui raconte des bobards, et qu'à l'atterrissage, il reçoive un message lui disant que c'était fini, comme la dernière fois.

Alors je lui ai avoué que j'avais menti. Que je n'avais pas du tout envie de le rayer de ma vie, bien au contraire. Mais, pensant qu'il ne reviendrait jamais, je ne voulais non plus pas me bercer d'illusions et tenir la chandelle pour des prunes. Bien sûr que je tenais à lui, que je l'aimais toujours, plus qu'il n'imaginait.

Que je n'aurai jamais osé rêver qu'il revienne en Suisse. Quant j'ai rajouté que s'il voulait bien encore de moi, je lui appartenais corps et âme. Ça l'a fait sourire et il s'est penché par dessus la table pour m'embrasser. Et mon cœur s'est mis à palpiter d'extase quant il a dit qu'il m'appartenait aussi corps et âme.

  • Pourquoi avoir dit le contraire espèce d'idiote. Il a fait la grimace et m'a ébouriffée. J'ai cru que j'allais devenir fou. J'ai vraiment douté. Même ce soir, je m'étais préparé à essayer de te convaincre de toutes les manières possibles.
  • Hum... Avec une poulette qui t'attends en chauffant ton lit? Des fois vraiment...

Pascal a baissé la tête. Il ne voulait pas parler d'elle. Il règlera ça plus tard. Pour le moment, son cafard était en train de s'évaporer, il se sentait beaucoup mieux. J'avais la dalle, alors j'avais commandé un hamburger-frites. Trop bon. Pascal a piquer quelques frites. Je crois qu'on se sentait légèrement soulagé. Il avait pensé que ce serait plus dur que ça.

Aucun des 2 n'avait envi de rentrer, surtout pas envi de se séparer. Mais, le White allait bientôt fermer.

On a fait un tour dans sa voiture, puis finalement, je lui ai dis que s'il voulait, il pouvait venir chez moi. Ce serait plus agréable que de jouer les contorsionnistes. Il a été surpris, mais il a dit oui tout de suite. Mon message était clair et ça m'a fait rougir.

Ça l'a beaucoup amusé de voir mes oreilles virer au rouge pivoine. Heureusement que je suis un peu maniaque et que je range toujours tout avant de quitter la maison.

On ne sait jamais! S'il m'arrivait quelque chose et que quelqu'un d'autre devait pénétrer chez moi, j'aurai honte qu'il trouve mon appart sens dessus dessous. Grâce à mon tic du rangement, je n'avais aucune appréhension à le laisser venir chez moi à l'improviste.

On a dû prendre les 2 voitures bien sûr. C'est sans surprise que, dans mon rétroviseur, je l'ai remarqué au téléphone. Il devait sans doute avertir Bekky de ne pas l'attendre. Mais, quant on est arrivé, Pascal m'a dit qu'il avait tenté de m'appeler, pour qu'on papote sur le chemin, mais je n'avais pas décroché.

Et moi qui pensait qu'il avait appelé l'autre! Je lui ai quand même posé la question, et Pascal m'a dit qu'il préférait pas.

J'imagine que ça lui aurait flingué l'humeur si elle s'était mise à pleurer ou à lui demander de rentrer. Ou qu'elle l'attendrait quand même. Bien vu. Après tout, Pascal lui avait dit de ne pas venir. C'est elle qui avait tenu à le suivre ici. Et il m'appartient, autant qu'elle le sache.

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Mardi 29 Oct 2019 - Peux pas vivre sans lui

Comme c'est dur de le laisser partir, même si je sais que je le reverrai dans 15 jours. Après une nuit aussi torride, difficile de ne pas se sentir pousser des ailes. J'avais mal, parce que ça faisait un moment que je n'avais pas passer la nuit à faire l'amour. Mon corps souffrait du manque de pratique. J'étais heureuse de me réveiller à ses côtés.

Dans quelques heures, il serait dans l'avion en route pour New York... Bekky, Jess, son paternel... mais bientôt, se serait dans le sens inverse. Je me réjouissais à l'idée de son retour.

On n'avait même pas eu le temps d'en parler hier soir, juste survolé le problème. Pascal savait que mes ennuis à cause de son père n'était pas terminé. Même si je ne voulais pas qu'il le confronte, je savais qu'il le ferait. Je me demande comment les choses vont se passer. J'avais un tout petit peu la trouille quand même.

En tous cas, j'ai envie de faire partie de sa vie à nouveau, même si j'avais peur des conséquences. Je l'aimais de toute mon âme et rien ne pourra me garder à distance, tant qu'il en aura envi lui aussi. Pascal m'avait tant manqué. Tant pis si je dois rester dans l'ombre. Tant pis si je dois rester la maîtresse le reste de ma vie. Je ne peux pas me passer de lui.

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Mercr 30 Oct 2019 - Comme un vieux kleenex

Le matin, 7h, j'étais à l'aéroport pour aller chercher ma frangine. Arrivée pile poil. A 8h30, elle était à la maison. Évidemment, les enfants ont cherchés à la joindre pour savoir si elle était bien rentrée. Après avoir pris un café avec elle, je suis rentrée. J'étais naze.

Hum... elle croule sous les procédures en tous genres... merci au papa à Pascal ! Du coup, je croule sous les doutes!

J'avais rendez-vous avec l'ex de Tchoy cet après-midi, mais je n'avais pas envie de bouger de la maison. Alors j'ai annulé. Après tout, il pleuvait, brouillard, bref, il faisait moche; un temps à ne pas mettre le nez dehors.

Passé l'après-midi au téléphone. Après-midi que j'avais espéré avoir à moi, et me reposer. Dormir surtout. Mais bon, ma fratrie veut organiser une réunion pour parler des propriétés qu'on a en Afrique. Une soirée à mettre des boule-quiès.

C'est seulement vers 20h que j'ai pu avoir un bout de la journée.

La petite Dobby me manque... Ça me manque de ne pas l'avoir à me tourner autour. De ne pas savoir si elle va bien.. si elle est heureuse... J'ai même demandé à mon frère de me la ramener. Mais il a dit qu'elle semblait aller très bien, qu'elle et Shanna font le tour du coin, s'amuse et tout. L'empêche ça me rend triste.

Qu'on jette son chien comme un vieux kleenex me débecte!

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Jeudi 31 Oct 2019 - 1 journée de repos

Enfin un jour entier à moi... enfin, c'est ce que j'espérais... J'ai fais la bêtise de répondre au téléphone en fin de journée, comme on m'avait fichu la paix toute la journée. J'ai pensé que c'était concernant la petite réunion de famille, mais non... c'était pour me demander d'aller faire la baby-sitter pour Khélia demain matin.

En fin d'après-midi, juste au moment où j'allais faire une sieste, mon autre sœur m'a appelée pour dire qu'elle passait pour un petit café. C'est juste, on avait prévu ça! Hélas, j'ai dû la décevoir et annulé. Afff, trop raide moi.

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21 -> 25 Oct 2019 - Pascal a tourné la page...

Publié le par JaneDo

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Lun, 21 Oct 2019 - Ça bloque tout le temps !

Ras le cul, en mettant des caractères en couleur, ce foutu truc s'est bloqué et j'ai perdu le reste du texte. Ça reste juste bloqué et rien à faire à part rafraichir la fenêtre et hop, vous avez tout perdu!!!! Putain de merde. Trop furax pour retaper tout...

Je verrais mon humeur, si je décide de tout retaper plus tard. Là, je fulmine trop!

Ma faute, connaissant la fragilité de ce site, j'aurai dû "sauver" avant de mettre images et couleurs! Tout ce que j'ai noté sur ma journée d'aujourd'hui, ce qui me venait spontanément est... pfouiiii, parti ! J'enrage.

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Lun, 21 Oct 2019 - M'occuper de mes affaires...

Rhhh, Didine, mon autre sœur, me casse les pieds avec des whatsapp débiles. Je ne vais pas l'envoyer sur les roses, parce que, je me sentirais coupable. L'idée qu'elle puisse avoir mal au cœur me pousserait à laisser passer et à la rappeler. Je suis plus dure avec tout le monde, sauf ma putain de famille.

Et c'est eux qui me bouffent. Ils me bouffent mon espace, mon indépendance, ma liberté, et squatte même mon temps libre! Va comprendre. Hélas, on ne se refait pas. J'essaie de m'occuper de mes paperasseries, mais hop là... intervention non-stop de la famille. J'essaie de les ignorer, c'est le mieux que je puisse faire.

18h30, j'ai voulu échapper au souper du lundi soir, alors j'ai appelé ma sœur avec une grosse excuse bidon, mais elle et mes nièces ont insisté. Ma frangine avait fait de la saucisse à rôtir, carotte et patates. C'était bon. Ensuite, elle est partie vers 19h50 pour sa partie de cartes. Je suis restée un moment, jusqu'à ce que Lilice couche le petit Liam.

J'en ai profité pour discuter avec Dave à propos de Dobby. Pfff, ce que les gens sont capables d'inventer pour se trouver des excuses pour se comporter comme des abrutis.

Alors il a commencé avec la connerie que, sa vie était compliquée en ce moment! Ouais, et alors? Que ses horaires étaient compliqués, parce qu'il fini à minuit! Encore, et alors? Qu'il n'a pas le temps pour un chien! Encore une fois, et alors? Que sa voiture était au garage, alors c'est compliqué! Huh, et alors?

Bref, une suite de foutaises... Il ne veut simplement pas de poils dans son nouvel appart. Et marcher le matin pour aller promener sa chienne, ça l'emmerde. Quant j'ai dis ça, il a dit que c'était vrai. Je lui ai dis que j'espère qu'il n'aura jamais de gosses. Parce qu'il ne peut pas les déposer à la garderie et ensuite appeler pour leur dire que sa vie était compliquée alors il leur laisse les gamins. J'étais furax.

J'avais pitié de ma pauvre puce, parce que je suis sûre qu'elle sent qu'il ne veut plus d'elle.

D'ailleurs, à part les moments où elle jouait avec le petit Liam, elle restait vers moi et surveillait mes mouvements; pas que je l'oublie en partant... Elle a même commencé à pleurnicher ces temps. L'autre jour, je prenais du bois du garage, et je l'avais laissée dans le jardin. Elle ne me voyait pas, parce que j'étais au fond du garage, et elle s'est mise à pleurer. La pauvre. Ça m'a fait trop mal au cœur.

Je ne veux pas la garder, parce que Dave aura gagner, parce que c'est ce qu'il espère en la laissant plantée chez moi parce qu'il ne veut plus de chien. Pourtant, elle n'a que moi, et j'ai déjà pensé à voir si je ne la prends pas. Mais ça m'énerve trop ce genre de manipulation de minable. Ça me rend trop furax quoi.

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Mar, 22 Oct 2019 - Evian - Pascal m'appelle...

OMG! Didine, ma frangine, et moi avions rendez-vous à 15h30 à Évian. Et avec elle, c'est toute la journée à discuter du rendez-vous... au téléphone. Je lui ai dis de me laisser tranquille pour que je puisse me préparer et la retrouver à Ouchy pour prendre le bateau. Mais... hahhhh, toutes les 3 minutes, elle m'appelait pour changer le programme.

Pour finir, au lieu de prendre le bateau, on a été en voiture. Moi, je préfère... Bon ok, si c'est moi qui conduit. Évidemment, avant de partir, il a fallu l'attendre encore 15 minutes, puis on s'est arrêté pour prendre de l'essence. Heureusement, malgré tout ces stops et pertes de temps, on est arrivée pile à l'heure.

Sur la route, elle s'est mise en tête de mettre le GPS pour l'adresse. Mais elle n'avait pas l'adresse. Il y avait pas besoin, j'ai été avec mon neveu, et j'ai un assez bon sens de l'orientation, je ne connaissais peut-être pas l'adresse, mais je savais où c'était et comment y aller.

Grâce à ça, j'ai pu la guider jusque chez le médecin. Pour ça, j'suis assez balaise. 5 minutes après notre arrivée dans le cabinet, on était déjà dans le bureau du docteur. Parfait. A 19h, on était rentrée!

Je n'ai pas traîné chez elle, parce que ma petite boule de poil chocolat attendait surement mon retour avec impatience. J'ai voulu la faire faire pipi dans le jardin, mais Dobby préfère faire ses besoins en dehors de notre jardin, sauf urgence. On a donc été faire un tour dans les champs vers Vucherens. Cette petite balade m'a détendue.

Dobby n'avait pas touché aux friandises que je lui avais laissé. En plus, la télé que j'avais laissé en fond s'était éteinte. La pauvre était plongée dans le noir. Pauvre petite choupette. Elle s'est attachée à moi, plus fiable que Dave j'imagine, et elle me colle. Peut-être normal, parce que je l'ai eu chez moi bébé en fait, quant elles (Shanna et Dobby) avaient environs 3 mois, et ce, jusqu'à ce qu'elles soient propres.

Et à voir, elles n'ont rien oubliés. Shanna me fait toujours une fête d'enfer quant je débarque chez mon frère.

........

Pascal m'a appelée avant de partir du travail. Je ne sais pas très bien ce qu'il voulait, je l'ai senti hésitant. Mais j'étais super folle de joie de l'entendre. Je jouais à la forte, bien dans sa peau, heureuse, comme quoi tout baigne. J'ai parlé de tout et de rien, lui racontant les problèmes avec la chienne, les sorties avec Caro. Rien dit au sujet de Bastien bien sûr.

Pourtant, à plusieurs reprises, j'ai failli lui dire qu'il me manquait à mord, que j'aimerai continuer à penser qu'on était ensemble, parce que je pense à lui tout le temps, et que de savoir que notre lien était brisé me fend le cœur. Mais je n'ai rien dit, j'ai su garder ce secret pour moi.

Pascal m'a dit que la Suisse lui manquait, pourtant il commençait à s'adapter à sa nouvelle vie. Pas un mot sur Jess. Et je n'ai rien demandé non plus. Avant de raccrocher, Pascal a dit qu'on se reverrait bientôt, j'ai rigolé en répondant: "bien sûr". Je savais que même s'il m'invitait à nouveau à New York, je refuserais.

Je ne suis pas vraiment adepte de l'autoflagellation. Je suis toujours accrochée, alors le revoir va juste me faire du mal, alors non merci. Il a voulu savoir pourquoi j'avais l'air si convaincue et sceptique, toujours en rigolant, je lui ai dis que même si je me réjouissais toujours de l'entendre ou d'avoir de ses nouvelles, il faut savoir tourner la page.

Pascal m'a demandé si j'avais tourné la page? Avec le sourire dans la voix, je lui ai assuré que oui. Honteuse, j'avais repensé à mon message désespéré lui disant qu'il me manquait et que je n'arrivais pas à vivre sans lui, alors j'ai voulu être des plus convaincante.

Après le coup de fils, j'ai essayé de ne pas, mais j'ai quand même pleuré longtemps. Oh oui, il me manquait, et oui, j'avais tellement envie de le voir, me serrer dans ses bras, l'embrasser... mais je savais que ça ne servait à rien de continuer à rêver à l'impossible.

Afff, j'avais les yeux enflés et rouges, et même si après plus d'une heure, les larmes avaient séchés, j'étais au fond du trou, le moral complètement dans le flou. D'après Caroline, Pascal voit une autre femme, c'est ce qui m'a encouragée à jouer la forte. Je ne veux pas y croire. L'idée qu'il m'ait oubliée me tétanise.

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Mer, 23 Oct 2019 - Basket avec Vania

Oh le stress! Courses contre la montre toute la journée. Même si j'étais très occupée, je n'arrêtais pas de penser à ma conversation d'hier soir avec Pascal. Quelque chose me dérangeait, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Mes seules moments de détentes ont été mes balades avec Dobby.

J'avais quelques courses vite fait à faire, comme lui acheté à manger. Je lui ai aussi acheté des jouets. Je crois que j'essaie de la gâter, sachant que j'allais la laisser à Dave bientôt. Ça me fait vraiment mal au cœur qu'il essaie de se décharger sur quelqu'un d'autre, pour se débarrasser d'elle.

Mon neveu me fait penser à ses espèces de merdes de personnages qui se débarrassent de leurs chiens, attaché à un arbre dans une forêt quelconque. Hors, de nos jours, ils ne peuvent plus vraiment faire ça, parce que tous les chiens ont des puces. Donc, on retrouve ces abrutis de propriétaires.

Vania m'a emmenée à son basket aujourd'hui. Ça m'a fait un bien fou de me dépenser tout en jouant. La seule façon de ne pas avoir l'impression de faire du sport. Après on a été prendre un verre avec son équipe. Je crois que si je suis venue volontiers, c'est parce que je sais que Pascal n'était pas dans les parages.

J'aurai trop eu l'air de la nana qui se met à faire le même sport que son mec, pour le suivre partout, ou lui montrer qu'elle peut aussi le faire. Ou d'avoir l'air de le surveiller, ce que je faisais tout de même... hum.

Mais j'ai croisé Thomas qui voulait se joindre à nous pour le verre. Rire. Vania a refusé en lui disant que c'était une histoire de filles. On a discuté 2 secondes, et j'ai promis que Caro et moi allions les rejoindre à Gstaad ce week-end.

Une fois arrivée et installée dans son hôtel, ma frangine a appelé vers minuit. Tout va bien, le vol était un peu en retard, mais tout c'était bien passé. Ravie de le savoir, j'ai pu enfin me détendre.

Les camarades de sport de Vania savent toutes qu'elle est homo, mais contrairement aux garçons, elles ne lui ont pas interdit la douche en même temps qu'eux. Les femmes restent des mères dans l'âme et sont plus malléables que les hommes. Plus généreuses aussi. C'est peut-être pour ça qu'elles se font aussi plus assassinés...

De temps en temps, elles se moquaient d'elle quant elle avait le malheur de parler de son "état". Rien de méchants, mais des trucs bien hétéros, comme elle n'a donc jamais eu une bonne dite entre les jambes. Ça l'a faisait grimacer, mais je dirais que c'était de bonne guerre.

23h, j'étais rentrée et je me sentais bien. Même si l'appel de Pascal était toujours dans ma tête, je me sentais moins comprimée. Je crois que je devrais commencer à faire du sport!

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Jeu, 24 Oct 2019 - Jamais tranquille

Je rêvais d'une soirée tranquille. Seule. Juste être tranquille Je ne voulais parler ni voir personne. L'ex de Tchoy m'a appelé. Quand j'ai vu son nom s'afficher sur mon natel, je n'ai pas répondu. Tard, j'ai parlé avec ma frangine qui est en Afrique, et je me suis retrouvée à devoir encore traduire et renvoyer le contrat.

Hahhh, mais bon! Comme je suis la seule de la famille à utiliser l'anglais écrit, pas le choix. Mes frangines et frangin ne savent parler l'anglais, mais pas le lire correctement, ni l'écrire. Ils n'ont jamais fait l'effort d'utiliser leur propre langue maternelle. Par flegme.

Si au moins ils se donnaient la peine de regarder les films langue originale, ils ne perdraient pas le peu qu'ils ont. Donc, j'ai passé ma nuit à traduire, corriger, changer ou ajouter ce qu'il fallait, avant de renvoyer le contrat avant son réveil, pour demain matin. Je dois me faire une raison, mon rêve d'une soirée tranquille n'était qu'un mirage.

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Ven, 25 Oct 2019 - Week-end à Gstaad

Vers les 16h30, Emilio est passé pour regarder en haut. Geeez, peut-être que certains n'arrivent pas à déterminer si quelque chose leur va ou pas! Il avait une espèce de barbe, débile, et son bidon!!! Je veux dire, vu son genre de cheveux, il aurait meilleur temps de les porter courts et pas longs, qui traînent un peu n'importe comment, genre plouky! Mais bon, il est évident qu'il est loin d'être attractif, pas moche genre Gainsbourg, mais moche tout de même. Aucune fille ne se retournerait pour le regarder. Jamais!!!

Après son départ, je me suis préparée le cœur battant, comme si j'avais le trac, pour aller à Gstaad. En fait, c'était sûrement ça; j'avais le trac. Ça, ça fait partie de ma timidité enfouie. C'est de cette manière aussi qu'elle se manifeste.

Cela faisait un moment que je n'avais pas été à Gstaad, alors oui, j'avais la trouille de les revoir tous. La trouille de ne connaître personne.

J'ai essayé de me raisonner, de me dire qu'ils ne m'avaient pas tous oublié, qu'ils n'allaient pas me regarder bizarrement, qu'il n'y aurait pas que des inconnus.

Mais rien n'y faisait, j'avais une boule au fond de l'estomac. Ou peut-être qu'il allait se passer quelque chose. J'ai toujours été un peu sensible, même si je n'écoute pas toujours ce que je pressent.

Décidée d'écouter ce qui se passait en moi, j'ai réalisé que ce n'était pas l'idée de voir les autres à Gstaad qui m'angoissait, mais parce que je sentais qu'il allait se passer quelque chose. Je ne savais pas par contre si c'était quelque chose de bien ou de mal, ni comment je devrais y faire face.

Mais je ne pouvais pas fuir. Il allait se passer quelque chose à Gstaad, j'en étais sûre, je le sentais. Et je m'attendais à à peu près tout... sauf à ça!

Caro et moi avons passé une bonne soirée. C'était vraiment très chouette. On aurait dit qu'on était en train de se mettre en jambes pour les fêtes. Tout le monde était en état festive. J'ai même jouer au Billard. Thomas était mon partenaire. On a gagnée, mais ce n'était pas grâce à moi. Je suis assez nulle. Thom a rattrapé mes ratés. Rire.

On a terminé la soirée en boîte. J'ai beaucoup dansé et... beaucoup papoté. J'avais oublié l'angoisse qui squattait ma tête. Apparemment, je m'étais trompée. Tout se passait bien et on s'amusait. Probablement que je me sentais plus détendue que Pascal ne soit plus là.

Je n'avais pas à être sur mes gardes, parce que que n'était pas là pour m'avoir à l’œil et m'observer toute la soirée.

En rentrant de boîte, je suis même restée à traîner en bas à boire des verres. Caro aussi. On a joué à ce que j'appelle, nos "jeux débiles". C'était marrant. Je ne me rappelle pas bien de tout, mais je sais que j'ai dû embrasser une fille. Elle a voulu enfiler sa langue dans la bouche. Berk. Baveux, alcoolisée.

J'ai réfréné ses ardeurs et lui ai montré ce qu'était un baiser. Mais je ne me rappelle pas qui c'était. Je pense que la vodka avait déjà pris possession de ma tête. Je me suis couchée tard. Caro est venue bien après, parce que j'étais déjà dans les bras de Morphée.

My God, j'étais loin d'imaginer de voir Pascal passer la porte le lendemain en début de soirée... Mon cœur a failli lâcher!

Atroce, mais j'étais toujours folle de lui. Comment? Qu'est-ce...? Est-ce que j'ai la berlue? Ou mon imagination me joue des tours? Je n'arrivais pas à en croire mes yeux. Ma tête saturait. Pascal était au États-Unis, alors comment se faisait-il qu'il soit là, ici, à Gstaad? Pourtant, je n'avais pas encore trop bu!

J'avais la chair de poule, mon cœur battait dans ma gorge. Je suis toujours aussi raide dingue de cet homme. De le voir, je perds aussitôt mes moyens, le contrôle de mes fonctions, de ma tête. Je deviens vulnérable et en demande.

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Sam, 26 Oct 2019 - Pascal en Suisse... choc!  (Part.1) 

Je me suis levée avec la tête dans le cul ce matin. On s'était bien amusé, fait les fous jusqu'à pas d'heures, et couché tard. J'avais peut-être un peu forcé sur la Vodka aussi. Une des fille qui était là hier soir, a un bébé. C'est vrai qu'ici, personne ne vient avec armes et bagages, s'ils ont des enfants, on ne veut pas en entendre parler, et surtout pas les voir non plus. C'était entendu, sans avoir besoin de le spécifier.

Ceux qui ont des enfants, enfants casse-pieds en général, emmerdent tout le monde avec. Ils vont passer la soirée à vous demander de baisser le son, nous emmerdent au déjeuner avec ces bouches hurlantes, veulent en plus les changer pour l'odorat de tous, au lieu de le faire dans la salle de bains de leurs chambres, ou dans leurs chambres.

Bref, ils sont en général chiants, alors, au moins ici, c'est "vacances", "détente", donc pas de gosses.

On préfère nettement les chiens aux gosses... C'est pour ça que j'aime venir à Gstaad.

Cette jeune maman était venue ce week-end, invitée par je ne sais qui, parce que c'était son ex qui s'occupait du gamin. En tous cas, elle savait faire la fête. C'était le centre de la soirée. Elle a même dansé sur les tables. En plus, elle est marrante et sympa. Je me demandais pourquoi elle s'était encombrée d'un gosse. Pourquoi avoir eu un gamin avec un sinistre abruti, qui n'a pas de couilles? Parce que dès qu'il a su qu'elle était enceinte, il l'avait quittée.

Je me demande à quoi elle pensait... Peut-être qu'elle espérait qu'il soit aux anges??? C'était pas le cas.

L'après-midi au lieu de rester à lire, après un déjeuné tardif, j'ai été me balader avec Caro en ville. Puis on a rejoint ceux qui n'étaient pas à la patinoire, au Bowling. Ça c'était aussi chouette. Je suis rentrée vers les 15h, en laissant Caro au Bowling, pour aller faire une sieste. Si je ne dormais pas un moment, je serais foutue ce soir.

Après ma sieste, j'ai pris une longue douche et je me suis habillée. Même si, contrairement à la majorité des filles, je porte souvent des jeans et un T-shirt, ou pull, je fais quand même attention à mon apparence. C'est pas parce que je porte des jeans, que je ne choisi pas soigneusement ce que je vais mettre dessus. Je veux quand même avoir l'air sexy, et tout. Je n'ai pas envie de me torturer en robette ou jupette, et me les geler toute la soirée juste pour plaire.

J'aime ce qui est confortable. C'est clair qu'une fois en boîte, où il fait bon, être en jupe serait pas mal, mais bon. En attendant, il faut aller du bar à la boîte, avec des chaussures inadaptés, et à se geler les fesses. Non merci. Caro, elle, préfère l'inconfort, elle portera une robe même s'il neige à mort, quitte à prendre ses petites chaussures dans son sac pour aller danser. Ça me fait sourire de la voir s'encombrer d'un sac "prêt à tout"; plein, lourd, gros. Mais c'est Caro.

On a mangé au chalet. La Gouvernante avait laissé de quoi nourrir un bataillon. Un buffet. Il y avait du poulet rôti, du rôti, des légumes de toutes sortes, avec des patates en robe de chambre, cuite à l'eau avec persil, et frits (pas des frites). Il y avait aussi du riz cuisiné avec carottes et petits pois (du Rizi-Bizi). Et des salades en veux tu en voilà. Je me suis contentée du poulet, salade de maïs et du riz. Il me fallait au fond de l'estomac de quoi éponger la Vodka plus tard.

Après avoir mangé, je me suis posée sur le bras d'un des fauteuils avec le petit groupe de Michael près de la cheminée. J'ai levé les yeux quant Thomas s'est levé pour se diriger vers l'entrée. J'ai suivi son regard et j'ai eu l'impression de tomber dans le vide quant j'ai vu Pascal entrer... Mon Dieu... Pascal? Ici? J'hallucinais ou quoi? Cette impression d'avoir louper une marche et de tomber dans le vide... Cela faisait un moment que je ne l'avais plus ressenti ça.

Ce sourire, cette démarche, ces yeux... mon Dieu que je l'aime! Ça m'a retourné l'estomac, et comprimé la poitrine.

J'avais l'impression d'être dans une bulle, que tout se passait au ralenti. Je suis restée tétanisée sur place alors que ceux qui l'avait repéré se dirigeaient vers lui pour le saluer. Je ne mettais même pas rendue compte que je mettais levée et que je le regardais les yeux écarquillés de surprise. Je suis presque sûre que j'avais la bouche ouverte aussi...

Nos regards se sont croisés. C'était comme prendre une décharge électrique.  Est-ce qu'il n'était pas plus beau qu'avant?

Du coin de l’œil, comme Michael était sur ma droite , mais devant, je l'ai vu faire signe à Pascal de loin. Il souriait et nos yeux se sont à nouveau affronté l'espace d'une seconde. Ce devait être ce qu'il voulait dire quant il a dit qu'on se verrait bientôt? Pourtant, ça n'a pas fait tilt tout de suite dans ma tête.

Il est venu ensuite jusqu'à nous et m'a fait la bise. Iiiiiiahhh. Pascal m'a sourit et fait la grimace;

  • Bizarre de se faire la bise, hein?!

J'ai retrouvé ma langue, mais pas réussi à sourire ou autre; "Très!". Il a rajouté, qu'il m'avait dit qu'on se reverrait bientôt. C'est la que mon cerveau a fait la connexion. Puis, il a tendu la main à Michael qui était près de moi, et je l'ai perdu.

Puis, tout à coup, j'ai remarqué qu'il y avait une bonne femme qui le suivait. C'était qui elle? Ou c'était une "Caro" le retour ou quoi? Elle aussi la regardait avec curiosité.

Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises. Je n'aurai pas su dire à quoi Pascal pensait. J'étais curieuse, j'aurai voulu savoir comment cela se faisait qu'il soit là, et combien de temps, où est-ce qu'il était??? J'ai mis du temps à rassembler mon courage pour aller vers lui. Je voulais qu'on puisse parler un moment, surtout avant de se retrouver à l'extérieur. Avec la musique à fond dans ces bars ou boîtes, on ne pourra pas discuter.

Au moment où je me suis retrouvée près de lui, Pascal était sur le point de s'éloigner, alors je me suis raccrochée à son pull. Hum, c'était un geste que je n'avais pas prévu, c'est arrivé comme ça. Ma main a agi toute seule.

Pascal me tournait le dos, mais il a stoppé net. Il a aussitôt deviné que c'était moi. Il a dit aux autres qu'il les rejoindrait. Je crois qu'ils descendaient jouer au Billard. J'étais cachée derrière Pascal, mais certains m'ont quand même vue. J'avais les oreilles en feu, rouge écrevisses. J'étais très embarrassée.

On a été s'asseoir sur la grande table en bois dans le jardin d'hiver. Le hic c'est que je ne savais plus quoi dire. J'étais extrêmement mal à l'aise. J'étais tellement contente de le voir et en même temps, j'avais peur qu'il ne m'écoute que par courtoisie, parce qu'il y avait eu des moments où Pascal avait été vraiment très froid avec moi au téléphone.

Je sentais qu'il me regardais. Moi, je n'osais pas tourné la tête vers lui. Même quant il m'avait soulevée pour m'asseoir sur la table, j'avais évité son regard. Du coin de l’œil, j'avais vu qu'il souriait. Je devais l'amuser, ce qui ne m'amusait pas trop et augmentait ma gêne. Pourquoi est-ce que j'étais si embarrassée à côté d'un homme avec qui j'avais été intime pendant plus de 10ans! Stupide, ma stupide timidité.

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Sam, 26 Oct 2019 - Pascal en Suisse... choc!  (Part.2) 

Pascal s'est senti obligé d'engager la conversation après bien 2 minutes de silence. Je n'arrivais pas à trouver mes mots!

Il a dit qu'il a tout de suite su que c'était moi. Caroline lui aurait pris le bras, il n'y avait que moi qui arrivait encore à le surprendre en faisant des trucs auxquels il ne se serait jamais attendu. J'ai souri mais sans le regarder. J'ai quand même dit que j'avais juste envie d'être avec lui un moment, seul à seul. Dire que j'ai osé lui dire qu'il m'avait manqué, et que j'avais des milliers de questions, mais que tout à coup, je ne m'en rappelais aucune. Il a dû deviner mon malaise.

Pascal a dit que c'était bizarre, mais depuis qu'il était là, il ne se sentait pas bien. Il avait l'impression d'être un étranger. Il avait presque envi de retourner en courant aux États-Unis. Que c'était bizarre. Pascal avait l'impression que tout avait changé. Il ne se sentait plus à la maison ici.

Ses mots me faisaient peur, parce que ça voulait dire qu'il ne reviendra vraiment plus jamais ici. Tout espoir était vain. Alors je l'ai regardé, parce que c'était tout ce qui me resterait de lui. Ça me rendait très triste.

Question de nourrir la conversation, je lui ai demandé quant est-ce qu'il était arrivé. Je pensais; vendredi ou même ce samedi. Et quant il a dit MERCREDI, j'ai été choquée. Alors il était là depuis mercredi, et il ne m'avait même pas appelée? Ah oui, c'était moi l'idiote qui avait eu la débilité de rompre, alors pourquoi est-ce que Pascal m'aurait appelée!

Il a vu que j'étais sur le cul. Il a souri de son adorable sourire, qui vous fait penser que vous êtes la plus intéressante chose sur la planète. Dans ses yeux, je me sens belle, sexy, que je lui plais. Affff, je l'adore. J'ai juste répété "mercredi" comme un perroquet.

Pascal m'a expliqué qu'il était là pour mettre ses affaires en ordre. Boule à l'estomac, serrement de cœur. Puis, il a ajouté "pour récupérer son appartement". Récupérer? Alors??? Je n'osais pas extrapoler, alors j'ai demandé.

Alors Pascal allait revenir vivre en Suisse. J'ai eu envie de pleurer de joie. Mais aussi, une vague de peur m'a donné froid.

Et moi? Est-ce qu'il revenait pour moi? Est-ce que ce n'était pas trop tard. Est-ce que j'ose lui poser la question? Ou est-ce que j'aurai l'air stupide d'espérer tant. Mais je n'avais rien à perdre. Alors, je lui ai demandé si vraiment il revenait vivre ici? Et pourquoi est-ce qu'il n'avait plus l'impression d'être chez lui ici?

Pascal n'a pas eu le temps de répondre parce que la fille qui le suivait quant il est arrivé est venue nous interrompre. Les autres étaient sur le point de sortir, et elle voulait savoir s'il venait aussi. Pascal m'a jeté un regard, puis il a dit qu'il arrivait. Ils n'avaient qu'à partir en premier, qu'on les rejoindrait. Elle a fait la moue et restait plantée à la porte. Pascal a dû lui demander de fermer la porte, parce que la musique nous empêchait de nous entendre.

On a discuté encore un moment. Pascal n'arrivait pas à dire vraiment pourquoi il avait cette impression depuis son retour. Mais, il avait le cafard depuis son retour. Même là ce soir, il avait le cafard. Il m'a dit que ça lui faisait bizarre d'être là, qu'il se sentait comme au début qu'il était en Suisse.

J'aurai dû lui dire que j'avais menti quant j'ai dis que j'avais tourné la page... mais je n'y ai pas pensé.

J'ai appris que cette femme, celle qui l'accompagnait, avait tenu à venir avec lui. Elle s'appelait Rebecca, Bekky pour les intimes. Elle était sensée venir une semaine ici pour voir le fonctionnement du service dans lequel elle travaillait ici. Son homologue partait la remplacer là-bas. c'était un échange.

Je n'ai pas aimé la réponse à la question qui me brûlait la langue; c'était qui pour lui cette femme? Ça m'a tordu le cœur.

Ils se fréquentaient depuis peu. Et de l'entendre dire qu'elle était adorable m'a bouleversée. Elle avait les cheveux châtains clairs, des yeux marrons pétillants, petite, ronde et joyeuse. En tous cas, d'après ce que j'avais observé, elle le faisait beaucoup sourire. La jalousie m'a mordu au cœur et tordu l'estomac.

Du coup, je n'ai pas osé lui demandé s'il avait des sentiments pour elle. Ça m'aurait tuée.

Le reste de la soirée est un gros nuage sombre. J'avais envie de pleurer tout le temps et je devais faire un gros effort pour sourire. Elle était tout le temps aux côtés de Pascal. Caro aussi.

Je préférais rester à distance, à faire semblant de m'amuser avec des autres copains. Mais j'étais très loin du compte. Je ne me sentais pas très bien. Pascal repart mardi, et reviendra mi-novembre pour de bon. Enfin... pour un moment. Il reprendrait sa vie ici.

Au moins, je pourrais le voir. Et comme cette femme était Américaine et travaillait là-bas, pour mon grand bonheur, je n'entendrais plus parler d'elle. Donc, je pouvais bien ronger mon frein et attendre son retour. M'en fou si son père m'emmerde, j'étais impatiente de le revoir...

Oh! Bekky se débrouillait pas mal sur la piste. Même si ça me tord l'estomac de le voir danser avec une autre, j'aime regarder Pascal danser. Et j'aime aussi le voir sourire, même si malheureusement, ce n'est pas à moi. Pascal sourit toujours quant il danse. Aïe, comme il est chou!

Nos regards se sont croisés et Pascal m'a fait signe d'aller les rejoindre. Mais, je ne voulais pas. Je ne voulais pas danser à côté d'elle. Je ne voulais pas être en compétition avec cette femme. Je crevais d'angoisse, qu'est-ce que j'allais faire maintenant.

J'avais envie de le récupérer, coûte que coûte. Que faire? Tant pis si son père se remets à me faire des misères?

Pour essayer de le faire craquer à nouveau pour moi, je suis sortie de ma bulle pour parler à tout le monde, rire, danser. Je voulais que quant il regardait dans ma direction, qu'il me voit faire la fête, m'amuser... et qu'il me trouve séduisante. Je souriais beaucoup. J'évitais de regarder dans sa direction, si par hasard nos regards se croisaient, je lui souriais de manière plus que convaincante.

Pascal m'a rattrapée au bar, et on s'est mis à discuter. J'ai appris qu'il n'avait pas voulu que Bekky l'accompagne, mais elle avait insisté et avait pris un billet sur le même vol que lui. Il lui avait pourtant dit qu'il n'aurait peut-être pas de temps à lui consacrer, qu'il venait pour le boulot et pour voir quelqu'un. J'ai voulu savoir qui, mais il a simplement levé les sourcils en disant "Ha ça...!". Il ne voulait pas me le dire.

Il a voulu savoir si je voyais quelqu'un, j'ai répondu que non, pas vraiment. Mon pas vraiment a provoqué des questions auxquels je n'ai pas répondu non plus. Pascal m'a fait beaucoup rire. Apparemment, il avait été à chier à son boulot. Il n'avait pas vraiment voulu me raconter les détails, mais, il a fait en sorte que son père ait envi de le retirer de New York.

Pour le punir, il avait été rétrogradé, là-dessus, il ne se cassait plus la tête, il arrivait régulièrement en retard, partait plus tôt, bref, incontrôlable. Son père a voulu l'envoyer en Suède. Il y a passé 1 semaine, et a fait en sorte que la Suède n'ait pas envi de le garder. Puis, son père a voulu l'envoyer en Allemagne. Il n'a pas été en Allemagne, il est resté chez lui.

Son père lui a pris la tête, il était furieux qu'il se soit pas présenté là-bas. Alors Pascal lui a dit qu'il voulait retourner en Suisse, pas ailleurs.

Bien sûr, son père devinait pourquoi, mais il a été obligé d'accepter, parce que son comportement ne lui laissait pas le choix. Pascal savait que son père l'empêcherait de trouver du travail ailleurs que dans sa société, alors... Bon, il m'a raconté ses arrivées tardives, faisant semblant d'être encore bourré du soir d'avant. Ça m'a fait rigolé, j'imaginais bien la tête de son paternel. Et il a fini par gagné.

Son père a compris qu'il ne pourrait pas compter sur lui tant qu'il ne le renverrait pas en Suisse... Alors le re-voilà... Pourtant, il a reparlé de son cafard à l'idée de s'installer ici. De l'impression d'un gros vide. Ça m'a fait peur...

Bekky est revenue le tirer sur la piste, alors j'ai décidé de rentrer au chalet. J'aurai voulu que Pascal ne la suive pas, qu'il reste avec moi, ou qu'il me demande de rentrer avec lui. J'espérais être endormie avant qu'il rentre. Je ne voulais pas passer ma nuit à écouter, à me demander s'il était en bas, s'il continuait à s'amuser, et tout un tas d'autres choses.

Je souriais en me couchant en pensant à la façon que Pascal m'avait dit que j'étais chou... Il me regarde encore...

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Dim, 27 Oct 2019 - Pascal a tourné la page!

Je voulais tout savoir; et je savais parfaitement que je n'oserai pas l'appeler une fois qu'on aura quitter le chalet, et il partait mardi. Il fallait que je profite pendant qu'on est ici pour parler avec Pascal. Et je voulais savoir où on en était et lui dire que je l'aimais toujours et que je lui avais menti en lui faisant croire que j'en avais rien à faire.

J'étais aux aguets. Dès le déjeuner, j'ai commencé à discrètement le suivre du regard pour profiter d'une occasion. Aïe, c'est vraiment difficile. Au chalet, on est toujours entouré de tout le monde, presque impossible que quelqu'un soit isolé dans un coin. Pas le choix, il allait falloir que je sorte de ma torpeur et demande à lui parler, même devant ses copains.

Je fumais une petite clope après le déjeuner, tout en le gardant à l’œil, alors que je rassemblais mon courage. Il fallait que je me dépêche avant que Pascal ne sorte avec ses potes pour aller traîner dans la station. Chance terrible, Pascal a pris les devant et est venu me rejoindre dans le jardin d'hiver.

  • Hey! Toujours à t'isoler dans tous les coins.

Pascal souriait. Comme j'aime ses sourires. Il s'est assis sur la table face à moi.

  • Est-ce que tu penses qu'on pourrait se voir avant mon départ? Par exemple, demain soir?
  • Oui. Je n'ai rien. On peut. Mais, t'es sûr que t'as...

Afff, j'avais dis oui, et j'étais déjà rassurée en me disant que je n'avais donc pas à me précipiter, avant de me rappeler que je remplace aux cartes, alors je peux pas. En tous cas, pas avant minuit!

  • Afff... j'ai quelque chose demain soir, et je peux pas annuler...
  • Ah, je comprends.

Oh! J'ai eu l'impression qu'il pensait que je disais ça parce que je ne voulais pas le voir. Alors je lui ai redis que j'avais vraiment quelque chose, et que oui, j'avais vraiment envie de le voir, mais lundi, je ne peux qu'à partir de minuit. Son beau regard vert m'a fixé un moment, au point où je me suis sentie mal à l'aise. Alors j'ai enchaîné;

  • Ça se passe bien avec Jess?

Il m'a lancé un regard surpris. C'était bien la première fois que je lui posais une question sur sa femme. Il en a fait la remarque, avant de dire que ça se passait bien. Qu'il y avait des périodes où ça allait mieux que d'autres.

  • Tu la connais, tout à coup, elle devient juste imbuvable. Elle pique la mouche pour un rien, et à d'autres, elle est agréable à vivre. Chacun même son bateau comme il l'entend... Enfin, tu vois quoi!
  • Et... Même après la soirée d'hier, tu te ressens toujours le cafard?
  • Ben, je me demande pourquoi je me suis battu comme un idiot pour revenir ici... Je me pose des tas de questions, et me demande si je ne devrais pas demander de rester à New York. Tu as visiblement tourner la page, et moi aussi...

J'ai failli m'étrangler; NON, je n'avais rien tourné du tout! Mais de l'entendre dire que lui oui, m'a empêchée de le corriger. Les mots sont restés tassés au fond de ma gorge.

  • Après tout, ça va pas si mal avec Jess. Et... j'ai eu de la chance de rencontrer une fille comme Bekky. Elle est adorable. C'est mon... petit rayon de soleil.

Wahhh, ça m'a tordu l'estomac de l'entendre dire qu'elle était adorable, qu'il avait de la chance de l'avoir rencontrée, et que c'était son rayon de soleil. Si j'avais été seule, ou j'avais pu juste immobilisé tout le monde comme par magie, j'aurai pleuré. Son rayon de soleil?

  • Venir ici, alors qu'elle est à New York, c'est vraiment...

Je regardais au loin. Impossible de le regarder, sinon, il aurait vu que j'avais les larmes près à bondir de mes yeux. J'ai inspiré un grand coup en regardant mes pieds. Je ne savais pas quoi dire. Alors, je me suis résolue à écouter et faire oui de la tête en signe de compréhension.

J'étais embêtée, je ne savais pas si je devais jouer "la bonne copine" ou "l'amante"??? Qu'elle carte jouer?

Son foutu rayon de soleil est venu le chercher; ils étaient sur le point de partir à la patinoire. Pascal pensait que j'y allais aussi, j'ai dis que non. Bekky restait à la porte à l'attendre. Pascal m'a fait la bise. C'est toujours trop bizarre de se faire la bise... Il pensait que je serais partie avant son retour. Je lui ai dis que ça ne dépendait pas que de moi, mais de Caro.

Comme Caro allait sûrement à la patinoire elle aussi, il y avait bien des chances que je sois malheureusement encore là. Si j'avais pu, j'aurai effectivement filé.

"Stop ma fille! Tu ne peux pas toujours partir en courant au lieu de faire tout ce qu'il faut pour avoir ce que tu veux?" C'est ce que je me disais. Alors non, j'allais attendre son retour, et avant de quitter le chalet, j'allais essayé de lui parler encore une fois et lui dire que j'avais envie de le voir, et qu'on pouvait peut-être faire ça ce soir en rentrant.

Il fallait que je tente le tout pour le tout...

J'étais en train de monter vers ma chambre pour aller cacher mon désespoir et ruminer, quant Pascal est revenu. Je me suis retournée en entendant la porte s'ouvrir à toute volée. C'était Pascal. Je sais pas pourquoi, mais j'ai pensé que c'était pour moi. Il aurait très bien pu avoir juste oublié quelque chose, mais ça ne m'a pas traversée l'esprit à ce moment là.

Je suis restée sur la dernière marche pour être à sa hauteur. Il me regardais droit dans les yeux, et a dit qu'on a jamais eu l'habitude de ne pas dire ce qu'on ressentait, et il ne voulait pas commencer maintenant. Je lui avais manqué, et il voulait revenir ici pour être avec moi, et qu'on se soit séparé le rendait triste.

J'aurai voulu l'embrasser et lui dire que pour moi c'était pareil, mais "son rayon de soleil" est apparue à la porte et l'a appelé. Pascal allait se détourner pour partir, mais j'ai attrapé sa manche. Bekky ne pouvait pas le voir. Pascal a regardé ma main quelques secondes, puis a levé les yeux vers moi... Quelques secondes, de longues secondes, puis il s'est tourné vers Bekki et lui a dit de partir avec les autres, qu'il arrivait tout de suite.

Mais Bekki a dit qu'elle préférait l'attendre. J'ai lâché son pull. Je ne sais pas pourquoi j'avais fait ça, parce que je n'avais rien à dire. C'était un peu bête. Mais, je crois que je voulais le retenir, pas le voir la suivre. Avoir le courage de lui dire ce que j'avais sur le cœur. Hélas, avec l'autre là, c'était impossible.

Je me suis alors penchée et je lui ai murmuré à l'oreille, que moi aussi ça me rendait triste, que j'avais vraiment envie qu'on se parle avant son départ pour New York.

Interloqué, Pascal m'a dévisagée un moment, puis je me suis détournée pour remonter à ma chambre. Fffouhhh, j'avais été courageuse, et j'avais les oreilles rouges pivoines du coup. Chaud. Je me suis cachée en haut des escaliers. J'aurai bien voulu voir la tête qu'elle faisait. Je suis sûre qu'elle lui demanderait ce que j'avais chuchoté à son oreille. Mais pas du tout.

  • C'est elle n'est-ce pas? Quant tu as dis que tu devais voir quelqu'un, il s'agissait d'elle, n'est-ce pas?
  • Oui.
  • Je m'en doutais. J'avais eu une impression bizarre quant je vous regardais vous parler. Même si vous vous touchiez pas, je sentais qu'il y avait quelque chose... quelque chose...

Bekki avait le regard baissé et avait pris la main à Pascal. Elle cherchait des réponses.

  • C'est ton ex?
  • Si on veut... On a dû se séparer quant je suis rentré aux États-Unis...

Bekki a répété "dû?" et a hoché la tête. Puis, comme si elle avait secoué le palmier, elle a souri et lui a dit que les autres devaient attendre et l'a tiré dehors. Perdu de vue. Je suis allé me jeter sur le lit dans ma chambre. Si je pouvais, je partirai avant leur retour. Je n'avais pas envie d'être là quant ils rentrent. J'avais peur que les choses changent entre temps. Je voulais que tout reste comme ça.

Grâce au ciel, Caro est arrivée avant tout le monde. Elle en avait eu marre de voir Pascal et Bekki collé-collé. Elle n'arrivait pas à l'approcher. Elle voulait rentrer pour avoir le temps de se préparer. Elle allait manger avec Pascal ce soir. Ah bon! Donc, il n'allait pas manger avec toute l'équipe, et il avait l'intention de se débarrasser de Bekki.

Mince... mais alors? Pascal ne m'avait pas proposé ce soir parce qu'il avait déjà des plans avec Caro? Ça m'a rendue un peu jalouse. Non, pire, même en colère. Pascal la faisait passer avant moi. En priorité. Je ne comprenais plus rien.

Un peu verte, on est partie vite fait. Je ne voulais pas que Caro sache que je l'enviais et que j'étais même plutôt fâchée que Pascal l'ait fait passer avant moi. Pendant ce temps, elle échafaudait... elle se demandait si elle pouvait encore changer leur projet et l'inviter à manger chez elle. Elle aurait préféré. Moi, je ne disais rien.

Pour ma part, je préférais les savoir au restaurant. Ça m'éviterait d'imaginer qu'ils se sautent dessus!

Je n'avais même pas pensé demander où Pascal dormait? J'étais partie de l'idée qu'il était chez Thomas. Mais tout à coup, ça me préoccupait. J'imagine s'il pouvait si facilement se défaire de Bekki, c'était bien sûr parce qu'il était chez Thomas. Rassurée par mes déductions, j'ai arrêté de m'angoisser.

Pourtant, la désagréable impression que Pascal avait fait passer Caro avant moi me tarabustait encore...

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16 au 20 Oct 2019 - Débile mentale moi!

Publié le par JaneDo


Mer, 16 Oct 2019 - Débile mentale moi!

J'ai passé l'après-midi à courir, puis une bonne partie de ma fin de journée chez la frangine pour traduire un bail en anglais pour le Libéria. J'étais encore chez elle à 20h... J'en pouvais plus, j'en avais plein la tête. J'ai eu l'autre frangine en ligne aussi; faut que j'aille rechercher Dobby, son fils ne s'en occupe pas! Il veut être libre et ne pas trop s'attacher à la chienne!!!!

En plus, le soir, elle l'a paumée en promenade. Police et tout le tzoin-tzoin. Bref... J'étais en route pour chez elle, quant elle m'a rappelée pour me dire que tout était ok. Demi tour, retour maison.

D'ailleurs, Dave veut se débarrasser de son chien. J'imagine que les poils et de devoir aller la promener l'emmerde. Pourtant, ce n'était pas faute de lui avoir répéter, au moment où il a voulu prendre un chien, que c'était du boulot et c'est un être vivant, que s'il n'a pas bien penser au conséquences, vaut mieux s'abstenir. Ça me rend furax un tel manque de responsabilité chez les jeunes d'aujourd'hui.

Et là... je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai envoyé un message à Pascal;
"I miss you so much... Can't seem to live without you..." (Tu me manque tellement... N'arrive pas à vivre sans toi...".

Évidemment je l'ai regretté aussitôt. Et surtout parce qu'il n'a pas répondu, ni appelé... Niet. Que dalle. Rien. Alors j'ai eu honte de mon geste. Il doit se dire que je suis complètement à la masse. Idiote même. Sur le moment, j'étais contente et persuadée que ça lui ferait plaisir, et qu'il sauterait sur l'occasion de m'appeler. Tu parles!

Hélas, les minutes, les heures tournaient sans fin, et rien. Alors le désespoir a remplacé la honte. Je me suis couchée déprimée à fond la caisse. Je venais de me retirer même le droit de l'appeler comme si de rien. Je me suis coupée l'herbe sous les pieds quoi. Pourquoi est-ce que j'ai fait une chose aussi stupide!!!


Jeu, 17 Oct 2019 - Pascal est déçu..

Afff, Marie m'a rappelée qu'on avait rendez-vous cet après-midi. Évidemment, pour ses albums. Pas envie mais bon. Je ne pouvais pas annulé pour la Xème fois. D'autant plus qu'Abilio, son mari, est à la maison. Je ne voulais pas lui fiche la honte d'avoir des amies sur qui on ne pouvait pas compter. Donc, comme promis, j'ai été chez Marie. Heureusement, je n'ai pas eu à rester trop tard, parce qu'elle était crevée.

On a donc remis les opérations au lendemain. Parce que, demain soir, je prête ma maison à Kaya pour une petite fête. Pour lui laisser de l'espace, je préfère partir, donc, venir chez Marie, c'est faire d'une pierre 2 coups. Ça m'arrange.

De retour à la maison, je me suis abîmée dans ma désolation. J'aurai tellement voulu pouvoir appelé Pascal juste pour entendre sa voix. Au fond du puits, je me suis mise à regarder une série. Je ne m'attendais pas à ce que Pascal m'appelle du tout. Alors quant mon natel a sonné et que j'ai vu son nom, j'étais aux anges, mais aussi un peu à cran.

Est-ce qu'il m'appelait pour me dire d'arrêter de l'appeler? Pour me dire que j'aurai dû choisir un autre moment pour l'appeler, parce que Jess avait vu et peut-être même, la honte, lu mon message? Alors, j'ai décidé de la jouer cool.

Je n'arrivais pas à décrypter son humeur, il m'a dit qu'après avoir vu mon message, il a pris son 2ème téléphone pour m'appeler depuis le boulot. J'ai donc compris pourquoi Pascal ne m'avait pas rappelée aussitôt. Stupide moi, j'avais déjà imaginé qu'il ne voulait pas m'entendre et tout.

  • Je suis contente de t'entendre. Tu me manques vraiment beaucoup, mais... j'ai un peu exagéré avec le "peux pas vivre sans toi", et j'ai rigolé.


Pascal est resté un moment silencieux, alors un peu paniquée, j'ai essayé de meubler son silence, en me montrant enjouée et détachée.

  • Ah... ok! Tu me manques aussi. Beaucoup. Tsss... (un semblant de début de rire)... Du coup, je me sens un peu... ridicule. Encore un grand moment de silence . Je n'aurai peut-être pas dû appeler...
  • Non, ça me fait vraiment plaisir de t'entendre, tu le sais bien.
  • Moi, tu me manques vraiment beaucoup et c'est... pour moi c'est difficile de te savoir si loin.


Pascal s'est dépêcher de trouver une excuse et le coup de fils s'est arrêté là. J'ai retourné encore et encore notre conversation dans ma tête et je me suis rendue compte que j'avais peut-être commis une erreur en faisant semblant que je ne pensais pas ce que je disais quant j'ai dis que je n'arrivais pas à vivre sans lui. Je n'aurai pas dû. Vraiment pas dû. Pascal avait eu l'air déçu.

Mince... J'ai vraiment l'art de tout saboté... J'étais effondrée. Heureusement que demain, j'ai peu de chance de passer de longues heures seule avec moi-même à me torturer à cause de mes conneries.


Ven, 18 Oct 2019 - La Fête à la Maison

Ce soir, j'ai laissé ma maison à Kaya. Elle organisait une petite fête, post anniversaire, pour re-fêter son anniversaire avec ses potes. Des potes qui ne font pas partie de l'entourage de son petit copain; Maud, Julien, Yanis, Alizée, et les autres noms, me rappelle pas.

De mon côté, j'ai passé la soirée chez Marie & Abilio pour aider Marie avec son album 2014-2016. A minuit, elle a commencé à piquer du nez, alors je me suis préparée à partir. On a presque fini. Cool, parce que j'en ai marre des albums pour les autres, alors que je n'ai même pas le temps de faire les miens.

Je suis partie de chez eux à 1h du matin.

La pauvre, elle travaille demain et se lève à 6h du matin... En voilà une qui va être crevée demain!!!

A la maison, j'ai sorti ma puce, qui était sagement à sa place. Kaya et ses potes étaient drôlement calme. Je m'attendais à du boucan, de la musique à fond et tout, mais non. Ils étaient assis en rond, papotaient, rigolaient c'est tout.

Après avoir sorti le chien, j'ai été dans ma chambre regarder la télé.

Vers les 2h du matin par contre, je pense parce qu'un groupe partait, ils discutaient bruyamment devant la maison, dans la rue. Wow! On se serait cru à midi en plein centre ville. Ils sont dingues? Je n'ai rien dit pourtant.

Le plus surprenant, aucun de mes voisins, surtout ceux d'en face, n'ont dit quoi que ce soit. Wahhh, j'ai des voisins d'enfer. Faut quand même pas abuser. Je vais juste lui faire la remarque plus tard.

A 4h du matin, tout était rangé en bas, et ils étaient tous partis. Wah, trop bien. J'avais pensé qu'une bande dormirait ici et j'avais prévu de rester planquée dans ma chambre avec ma puce. Mais cela n'a pas été nécessaire en fin de compte.


Sam, 19 Oct 2019 - Bastien...

Me suis forcée à aller faire quelques courses. Je déteste faire les courses le samedi, my God! Trop de monde, le parking est plein, et ça se bouscule dans le magasin. Pfffouh. De retour à la maison, j'ai rangé un peu, près à faire un petit feu dans ma petite cheminée.

Afff, Caro m'a demandé si j'allais chez Thomas ce soir, elle avait envie de sortir un peu, d'aller en boîte, danser... Moi pas envie... Mais bon, faut que je fasse l'effort, sinon je vais perdre le fils et mes amis Thomas/Pascal. Et j'aime beaucoup être avec eux, on s'amuse trop bien. J'avais eu Thomas en ligne cette semaine, et je lui avais promis... oh? Je crois qu'il m'avait parlé du chalet.

Du coup, je l'ai appelé et effectivement, ils étaient au chalet à Gstaad. Mince...

Ce soir, je sors avec Caro pour aller danser. Je n'en ai aucune envie, mais je soutiens ma copine. Après tout, ça nous changera les idées. Ça nous a fait le plus grand bien, j'ai rencontré un mec pas trop mal, mais ciel, son accent "vaudois" est à couper au couteau: Bastien. On ne peut pas se tromper, il est Vaudois pure souche.

Cheveux foncé, qu'il porte mi-longs, des yeux marrons. Il a un joli sourire, et a un peu de charme. On s'est rencontré sur la piste d'abord. Il s'est mis à danser avec Caro et moi. C'est pas un Dieu de la Danse, mais il se défend. S'il n'était pas venu se coller à nous, je ne l'aurai pas remarqué. Puis, lui et son copain sont venus nous offrir un verre au bar.

Dès que j'ai un verre ou 2 dans le nez, je suis plus ouverte et je parle à presque tout le monde. D'ailleurs, je lui ai dis qu'il avait un lourd accent vaudois. C'est comme ça quant je bois un peu, je dis ce que je pense. Même si en prononçant les mots, je me rends compte que c'est peut-être un peu trop direct.

Peut-être que j'arriverais à passer sur son accent... avec le temps! C'est le mec le plus "potable" que j'ai rencontré, hors du cercle de Pascal. Je ne lui ai pas demandé ce qu'il fait comme boulot, ni même son âge. Trop d'info tue l'info. Savoir trop de choses sur lui risque de me couper. J'attends de voir s'il me rappelle, et si son accent va me freiner.

Comme on dit si bien, un train en chasse un autre; donc un nouvel homme dans ma vie me fera peut-être oublier Pascal. Ou du moins, moins penser à lui. Enfin, j'espère! Tout ce que j'espère, c'est que ce ne soit pas un fermier!

L'empêche, j'aimerai bien aller à Gstaad le week-end, comme d'habitude. J'aime bien ces 2 jours de repos, entouré d'amis. Ce sont des moments que j'ai toujours aimé, alors, même si Pascal n'est plus là, j'ai quand même envie de passer mes week-ends là-bas.

C'est comme être à l'hôtel, avec les amis en plus. Comme un camp de vacances, mais sans contraintes. Des femmes de ménages discrètes qui vous font à manger, qui nettoient votre chambre. On ne les voit presque pas, juste de temps à autre, une hombre en tablier qui débarrasse la table, vite. On ne les croise jamais à l'étage. Et après avoir laissé les plats préparés dans la cuisine, elles disparaissent, ni vu ni connu.

Quant on arrive le week-end, les chambres sont toujours impeccable, nickel. Mieux que le travaille que fait ma femme de ménage. On a plus qu'à s'installer et faire comme à la maison. Si on avait laissé des habits sur le lit, ils sont lavés, repassés, et pliés, posés sur le lit. Oui, c'est trop bien. J'aime ces week-end à Gstaad.

Vendredi prochain, je monte à Gstaad. Je l'ai déjà dit à Caro, qui comme moi, aime bien ces escapades en montagne, avec une bande de fêtards déjantés.


Dim, 20 Oct 2019 - Les moches en piste

J'étais sensée aller manger chez ma frangine qui habite à 2minutes, vers 14h. Mais comme elle avait tardé à répondre hier soir, étant plantée sur son ordi depuis 7h du matin, à faire de l'administration, j'ai prévu autre chose. Rester tranquille à la maison.

Ce qui me fout en rogne, c'est que Dave, le papa de Dobby, pour ne pas s'en occuper ou la prendre, avait dit qu'il n'était pas là ce week-end. Hors, c'est lui qui a lancé l'idée d'aller manger chez sa maman. Il n'avait sans doute pas envi de se faire à manger. J'ai failli lui faire une remarque, mais j'ai laissé tombé.

Je me suis levée tard, parce que hier soir, je suis sortie avec Caro et j'étais crevée. On est rentré vraiment tard. Caro m'avait proposé de dormir chez elle, mais je préférais rentrer avec ma petite puce et dormir dans mon lit.

J'ai eu une petite pensée pour Bastien. Il est plutôt mignon, mais... son accent me freine. Je viens de la campagne aussi, alors je devrais pouvoir passer dessus... Euh... Je sais pas... Mes oncles, mes tantes, mes cousins ont tous des accents à dormir dehors, pourtant je fais avec, alors ça devrait jouer? Bah... C'est la famille, c'est pas comme si je devais vivre avec eux 24h sur 24.

Tandis que si je choisis d'aller plus loin avec Bastien, son accent, je vais l'entendre à toutes les sauces... et ça, je sais pas si je le supporterais... A voir. J'essaie de trouver de quoi me convaincre mentalement, et pour l'instant, c'est pas terrible. I'm trying real hard to work it up mentally, trying to convince myself to give the guy a chance. En plus, il ne m'a pas encore rappelée...

Ce qui m'amuse et que j'ai trouvé mignon, c'est qu'en nous abordant, Bastien et son copain, il a dit qu'il m'avait remarquée, mais j'étais toujours entourée de toute une bande. Il n'avait jamais osé s’approcher. Il s'était contenté d'observer de loin. Mais comme ce soir, on ne semblait pas être venu avec notre clique, il a foncé.

C'était une belle occasion qu'il n'avait pas voulu rater. Ça m'avait fait rigoler et je l'ai laissé s'approcher et poursuivi la conversation.

Caro n'avait pas l'air emballé par son copain, qui s'était mis en tête de la poursuivre de ses assiduités. MDR. Elle avait essayé de le distancer, et comme ça n'avait pas l'air de marcher, elle a commencé à me demander de partir. Après avoir échangé nos numéros avec Bastien, on est rentré chez elle.

Caro avait aussi remarqué l'accent de ces jeunes hommes. Le copain à Bastien ne lui plaisait pas du tout. Elle était effondrée, tout comme moi, de ne pas pouvoir côtoyer un mec sans le comparer à Pascal. Caro aussi trouvait que tous les mecs étaient salement moches, comparé à ceux qu'on fréquentaient dans la bande de Thomas.

C'était de pauvres bougres, moches, sans charmes, en plus la plupart se prenait pour des affaires! Genre, ils étaient convaincu que les femmes qu'ils approchaient devraient remercier le ciel d'avoir la chance qu'ils s'intéressent à elles. Beurk. Je lui ai demandé si ce n'était pas le cas de presque toutes les mochetés? On a beaucoup rigolé en faisant le commentaire; qu'ils se prenaient pour des canons et que leurs miroirs avaient dû salement leurs mentir!

L'empêche, on ne se sentait pas très bien en réalisant qu'on aura vraiment beaucoup de peine à s'attacher à quelqu'un!


Publié le 18/10/2019 17:44

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11 au 15 Oct 2019 - J'ai craqué...

Publié le par JaneDo

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Ven, 11 Oct 2019 - J'ai craqué...

3h du matin ici, donc environs de 21h là-bas, vendredi soir... hum... J'ai craqué! Pascal me manquait trop. Je n'arrive pas à me faire à l'idée que c'était fini.

Pourtant, c'était mon stupide choix, mais je n'en pouvais plus. Il ne m'appelais pas, je n'avais pas de nouvelles... J'ai craqué... Je voulais entendre sa voix. Je sais pas à quoi je m'attendais, mais tout ce que je voulais c'était l'avoir au bout du fils...

Pascal a dû penser que j'étais franchement idiote! Je le comprends. Je ne me sentais pas très fute-fute non plus..

J'avais réussi à joindre Pascal au téléphone au 2ème essai. Entre les 2, j'ai attendu au moins 5 minutes, le cœur cognant dans mes oreilles. Je me le suis imaginé en train de regarder mon nom sur son écran ne voulant pas me répondre. Je ne crois pas que ça lui faisait plaisir de m'entendre. Il était très froid et distant. Ça m'a brisé le cœur.

Pascal n'a pratiquement rien dit. Et moi, ben, je n'ai pratiquement que marmonné; "...que j'avais envie de l'entendre, que j'espérais qu'il allait bien...". Lui ne faisait que des "hm, ok...". Affligeant. Quant j'ai dis; "bon... je vais te laisser", il n'a pas cherché à me retenir, juste "Ok". Même pas chô, à bientôt, ou quelque chose du genre. Rien, le néant.

Si avant j'étais déprimée, après ce coup de fils, c'était encore pire... J'ai pleuré longtemps. Pascal avait été si froid. Je n'avais pas l'habitude qu'il me traite comme ça. C'était horrible.

J'ai passé une journée horrible à me répéter ce coup de fils... Je n'arrivais pas à trouver même une petite étincelle d'espoir. I ne m'aime plus, et ça me faisait drôlement mal.

Comme prévu, je me suis rendue chez ma sœur pour aller en France voir un médecin pour mon neveu. Encore une obligation que je me suis infligée. Ma faute. Après son rendez-vous, j'ai proposé qu'on passe chez le frangin. On a joué aux cartes jusque vers les 2h du matin. Et on a discuté des "problèmes" de mon neveu.

Pfff, les gamins... Ce qu'ils peuvent raconter comme foutaises! Si leurs potes ont des problèmes avec leurs parents, problèmes imaginaires, ils se retrouvent à s'en inventer eux aussi. N'importe quoi.

J'ai appris que la fille à Maïmouna avait fait une tentative de suicide. Suicide parce que son copain l'avait quittée. Tsss.

Comme j'étais contente de rentrer enfin chez moi. Pendant le retour, mon neveu a tenté de me refiler Dobby, comme quoi sa mom avait de la peine avec les poils. Je l'ai dis à ma frangine. Elle, elle adore Dobby, qui est facile à vivre. Elle ne veut pas que j'aille la rechercher.

L'empêche, la petite pouffe me manque!

Parce qu'elle m'avait envoyé des messages pour nous dire de dormir sur place, au lieu de se taper la route. Mais je n'ai vu ses messages qu'à la maison.

Je savais qu'elle était encore debout, alors je l'ai appelée. Elle avait l'air crevée. Mais comme je la connais, elle avait attendu le retour de son fils. On a parlé 5h au téléphone. Afff... je ne voulais pas raccroché, parce que ça lui faisait du bien de parler.

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Sam, 12 Oct 2019 - Au fond du bac...

Anniversaire de mon autre nièce, Pam, aujourd'hui. Comme on est samedi, et qu'il faisait beau de surcroit, ma sœur a organisé une petite grillade vite fait dans son jardin. Sa petite fille, Khélia, courait après Dobby partout. Miss commandante lol. Je remarque que Dobby se sent plus à l'aise avec Khélia qu'avec Liam, qui lui arrache les poils au passage. Mais bon, Dobby est une chienne passive, du moment qu'on lui file un biscuit par-ci par-là, elle veut bien affronté le danger.

Quant je suis rentrée, j'ai retrouvé ma déprime, fidèle au poste, mais au moins, j'étais seule. Personne pour me regarder en train de sombrer et pleurer. J'ai de la peine à digérer ma conversation avec Pascal. Il avait été si froid.

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Triste

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Dim, 13 Oct 2019 - La boule à l'estomac

Samedi après la petite fête d'anniversaire chez ma frangine, je suis rentrée et j'ai déprimé sec. J'étais torturée à propos de Pascal. J'ai beau tourner le problème et les risques dans tous les sens, je dois bien arriver à la conclusion que je n'ai pas envie de le perdre...

J'ai beau me rendre compte que je vais être à nouveau plongée dans des tonnes de problèmes, ma famille aussi sans le savoir, je n'arrive pas à tourner la page. Et le jour qu'ils l'apprendront, ma famille toute entière va le détester à défaut de me détester moi. Et il y a aussi le fait que maintenant, il vit aux États-Unis, sans aucune intention de retour ici.

C'est stupide, une relation à distance sans fin n'a aucune chance de fonctionner. Quoi? Je le verrai peut-être 1 à 2 fois par année? Lamentable, mais rien n'y fait, je continue à focaliser sur lui. Rhhhh. Je me donne tous les coups de pieds au cul que je peux, mais niet; Pascal, Pascal, Pascal... Je suis vraiment débile.

Qu'est-ce que j'espère? Quelques coups de fils par-ci par-là? Et il est pas très fort pour ça. Au moins que Pascal soit adorable au téléphone?

"Tell me lies, tell me sweet little lies..." La chanson des Fleetwood Mac me coure dans la tête; oui, j'aimerai qu'il me raconte de jolis petits mensonges... Le temps que je retrouve mes marques et que je tourne la page. J'aimerai le lui faire comprendre. Parce que je sais bien qu'il ne reviendra plus ici.

Mais alors, pourquoi se fâche-t-il parce que je vais voir ailleurs? Il devrait plutôt m'encourager, me soutenir, non? Ouais non. S'il m'encouragerait ou était heureux de me voir tomber dans les bras d'un autre, c'est qu'il ne tient plus à moi. Geeez, je me mastique la tête comme une malade!

Et je me mens sans doute en espérant et en pensant qu'il tient encore à moi... Arghhh, il est entouré de tellement de jolies femmes, qu'est-ce qu'il en aurait encore à foutre de ma tronche! Ahhh, je suis malade... Je débloque à fond. Je me retiens de l'appeler, parce que la dernière fois, c'était pas top. En plus, ça fait vraiment désespérée!

Je devrais peut-être me saouler? Me taper un joint? Beurk, je ne supporte pas cette merde, et l'odeur non plus.

  • Hey... Salut! Je sais bien que c'est samedi, et t'es surement occupé... mais... je voulais savoir si...
  • Wooow! Hhhh... Je dois retrouver ma copine pour manger... Je sais pas...
  • Bah, c'est pas grave... c'était à tout hasard...
  • T'as pas l'air en forme. Comment ça se fait... Pascal?
  • Mouais. C'est pas la forme... J'avais envie de me changer les idées... et envie de câlins...

Layne a rigolé. Au moins, je n'ai jamais l'impression de l'ennuyer quant je l'appelle. J'ai bien sûr pensé appeler Thomas, mais, Pascal risque de l'apprendre. Et c'est samedi, donc, Thomas a du monde chez lui, et il ne pourra pas passer la soirée devant la télé avec moi. Bien sûr que je pourrais aussi aller chez lui et passer la soirée avec eux!

  • Hmm, tu m'as l'air d'avoir besoin de mon humour irremplaçable... Écoute, viens.  Ou tu veux aller manger quelque chose dehors? Ou on se commande des pizzas?
  • T'es sûr? Ça va pas te causer de...
  • Wah, tu vas pas commencer. Déjà que j'ai l'impression de faire une connerie. Alors, discute pas et rapplique ok.


Je savais que Layne avait une copine depuis quelques temps. Je crois que c'est plutôt sérieux. J'étais contente et aussi un peu coupable qu'il accepte de me voir au pied levé comme ça. Pour ça, je l'adore. Mais, je suis une sale peste vis-à-vis de sa copine.

J'aurai très bien pu passer la soirée avec Caro. Elle n'était pas très en forme non plus. Elle m'avait proposé de sortir ce week-end et je l'ai lâchement laissé tombé.

J'ai aussitôt rappelé Layne pour lui dire que, j'étais désolée, mais je ne voulais pas le mettre mal avec sa copine. Qu'on pourrait se voir un soir où il n'avait pas rendez-vous avec elle. Le fait qu'il annule à la dernière minute comme ça, elle va se douter de quelque chose.

On n'annule pas son rendez-vous avec sa copine un samedi soir, même pour un pote. Et ça n'en valait pas la peine pour moi. Ça tombait bien, il avait pas réussi à la joindre du 1er coup. J'avais rappelé avant qu'il n'essaie une 2ème fois. Layne a insisté que ce n'était pas grave et tout, mais il a convenu que sa copine risquait bien de s'imaginer avec raison qu'il y avait anguilles sous roche.

J'ai rappelé Caro et je lui ai dis que je l'appelle dès que je pars de la maison. Elle était contente. Elle avait pris le parti de passer une soirée sordide à mariner dans son chagrin, toute seule. Je lui ai dis franchement que, c'était aussi parce que j'étais déprimée à fond que je n'avais pas voulu sortir et que j'avais annulé.

On a convenu en rigolant, qu'on allait mettre notre masque avec un sourire et qu'on allait se bouger ce soir. On n'a pas encore décidé si on allait chez Thomas ou pas. Mais, je crois bien que c'est ce qu'on risquait de faire. Déjà parce que comme ça, Thomas ne pourra pas me dire que je ne viens plus parce que Pascal n'était plus là.

On sourira un max et on fera semblant... On dit que la faim vient en mangeant, alors en route pour le rôle de la joie! Après tout, à force, ça me distraira le temps d'une soirée. Bien sûr qu'en allant là-bas, je vais penser à Pascal. Voir Thomas aussi me fera penser à Pascal, mais faudra bien que je m'habitue.

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Lun, 14 Oct 2019 - rebelote anniversaire

Ciel, tous les 2 jours, et rebelote encore un anniversaire. Je n'avais pas la frite, mais sourire standard visé sur ma figure  pour la galerie. J'ai tenu les 2 heures nécessaires et j'ai fait totalement bonne figure. Pas moi qui ait fait le gâteau. Franchement, et c'est pas pour me vanter, mes gâteaux sont nettement meilleurs.

J'avais tout à coup l'impression d'être revenue en arrière, et d'être assise à la table de mon ex belle-mère. C'était un truc au chocolat compact, avec de gros morceaux de... noisettes, cacahuètes, des fruits confits de tous genres bien tassés. C'est Illona qui l'a fait. Pas étonnant qu'elle soit suisse-allemande.

Après, j'ai été remplacé ma sœur à sa partie de cartes. Elle ne pouvait pas être au rendez-vous avant 20h30, et ses partenaires l'attendaient pour 19h. C'était avec plaisir, j'adore jouer aux cartes moi.

Samedi soir, après avoir tergiversé, j'ai fini par aller à mon rendez-vous avec Caro. Après être rentrée de chez mon autre frangine, je me suis sentie soulagée d'être seule à la maison pour ruminer tranquillement dans mon coin. Puis, c'est devenu trop lourd. J'ai pensé me réfugier auprès de Layne pour passer une soirée en training devant la télé, à boire des verres et bavarder.

Après l'avoir appelé, je me suis sentie coupable vis-à-vis de Caro, qui n'allait pas mieux que moi. Elle m'avait proposé exactement la même chose, mais entre filles, espérant qu'on se remonte le moral. Surtout qu'on ennuie personne d'autre avec le même refrain ; "Pascal"...

Comme toujours, samedi soir, tout le monde était chez Thomas, pour un petit verre entre amis avant de se disperser en boîte ou dans un bar. Caro et moi avons fait un saut question de montrer qu'on était là. On a pas fait long. Une heure après, on a filé en douce se réfugier chez Caro, dès qu'ils ont commencé à partir pour le Time-Out.

Évidemment, on a analysé en détail toutes les informations qu'on avait sur Pascal. Décrypté avec soin chaque parole, le ton de sa voix... tout. Pendant ce temps, un film tournait en arrière plan.

Après s'être épuisée et épuisé le sujet pour la soirée, on a mis un film de zombie; "Black Summer". La fin était carrément à chier, mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé la série. Caro s'était endormie au milieu. J'ai regardé encore 2 épisodes et j'ai filé après l'avoir bordée.

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Mar, 15 Oct 2019 - Répits...

Demain, c'est l'anniversaire de ma petite Ella, qui est retournée vivre aux États-Unis. Elle est tout là-bas, donc je n'ai pas à bloquer ma soirée, ni à courir pour des cadeaux. Donc maintenant, gros répits jusqu'à la fin du mois. Je dois juste faire attention au décalage horaire, et envoyer un message à ma puce à minuit là-bas.

Le mois prochain, on a juste 5 anniversaires: La petite Khélia & Nat, la femme à mon frère, les 2 sont du 10, Dave du 13, mon frère et ma nièce Lilice, même jour aussi, le 30. Et après, on se prépare pour les fêtes de fin d'années, quelques 20 jours plus tard. Pfffouh.

Ça commence à devenir récurent d'avoir 2 personnes du même jour dans notre famille. Avec mes parents, on était 6, 2 par 2 du même signe astrologique; 2 Bélier, 2 Sagittaire et 2 Taureau. Hihihi... Forcément, on aime le chiffre 2 dans notre famille!

Caro m'a envoyé tout un message pour dire merci pour hier soir. Que ça lui avait fait plaisir qu'on passe la soirée ensemble, qu'on n'était plus que les 2, maintenant que Pascal n'était plus là, et qu'elle espérait qu'on le fasse plus souvent. Mais bon, elle m'avait déjà dit tout ça hier soir. Bon, ça fait plaisir quand même, parce que je sais qu'elle le pensais vraiment du coup.

En attendant, j'ai toujours la boule à l'estomac. J'hésite toujours à rappeler Pascal. Je voudrais lui dire que je retire ma stupide rupture. Mais... c'est idiot de toute façon, il ne vit plus ici. Pffff. Je ne sais pas quoi faire. Je ne supporte juste pas qu'il soit si fâché et froid avec moi. Nous deux c'était fini de toute façon dès le moment où il était parti vivre aux States.

Donc, peut-être que je devrais m'abstenir de l'emmerder avec mes tergiversations. Je peux avouer que je me damnerai volontiers pour passer ne serait-ce qu'un jour avec Pascal... Pour un baiser, je changerai de religion... Pour une nuit avec lui, je vendrais mon âme au Diable direct. Sans hésitation.

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1er au 10 Oct 2019 - Lettre à Pascal

Publié le par JaneDo


Mar, 1er oct 2019 - Le Vide Total    (du 01 au 10 octobre 2019)

Pascal m'a appelé. Il voulait savoir si ce qu'il avait entendu était vrai. Arf, j'ai essayé de gagner du temps, et je lui ai dis que je ne savais pas de quoi il parlait, ni ce qu'il avait entendu. Pascal n'avait jamais été aussi froid avec moi. Jamais. Ça m'a causé un choc.

La conversation n'avait pas duré longtemps. Pascal voulait seulement s'assurer qu'on ne lui avait pas menti, c'était tout. Après un vague; "je vois...", il a raccroché. Je suis restée longtemps avec mon natel à l'oreille. J'ignore ce que j'attendais, mais je regrettais que Pascal ait raccroché aussi vite.

J'ai été promené Dobby. Je ne sais pas exactement ce que je ressens, mais le sentiment dominant était la tristesse. Pascal me manque. Je suis folle à l'idée qu'il ne soit plus là. Mais en même temps, si on doit se séparer, autant qu'il soit au loin. Savoir qu'il était quelque part tout près m'aurait détruite.

Etre aimée de lui était le pied. Maintenant qu'il n'est plus là, je trouve tous les hommes autour trop moches. En plus, ils n'ont aucune idée ce que "séduire" veut dire. Ils n'ont pas de charme. Je déteste leur manière, leur façon de s'habiller, de se comporter... argh, ils sont moches.

Les seuls qui sortent du lot sont déjà dans mon cercle; Thomas, Layne, Brian... ! Je me sens vide, mon cœur est vide.

Et je n'étais pas la seule, Caro était en pleine déprime et n'a rien envie de faire. Elle passe son temps à pleurer, ou à vouloir parler... de Pascal. Elle se demande même si elle n'avait pas meilleure temps de partir s'installer à New York. L'idée me déplaisait. J'étais contente qu'elle ait la trouille de partir si loin, c'est pour ça qu'elle ne l'avait pas fait.


Mardi 1er Octobre 2019 - Comme d'hab.

J'ai fait une longue marche avec la chienne, avant que les choses ne se gâtent et que mon programme de la journée ne soit complètement chamboulé. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à dire non! Ma faute.

J'ai couru toute la journée pour rien. J'avais des tonnes de paperasseries à faire, finalement, je n'ai rien fait. Je suis allée chez ma frangine pour corriger 8 pages d'une lettre urgente. Avant ça, j'étais passée chez mon papa pour savoir comment il allait.

En rentrant, j'ai sorti la chienne, et avant même que je puisse poser mon honorable postérieur sur mon canapé et souffler, ma nièce, Kaya, a appelé pour me demander si je voulais bien aller la ramasser aux Croisettes. Elle devait attendre 1h pour son bus.

23h enfin, j'étais chez moi... libérée. Alors je me suis mise sur le mot que je tiens à envoyer à Pascal. Parce qu'une rupture par sms, c'est nul. Pascal mérite tout de même mieux que ça.


Mercr 2 Octobre 2019 - Lettre à Pascal

Afff, j'attends le jour où je me sentirais bien, et l'esprit en paix. Je suis fatiguée dès le réveil, et l'impression que rien ne m'intéresse plus. Je me sens vidée. Plus envie de rien. J'ai finalement écrit à Pascal. Plus j'attends, plus ça n'aurait aucun sens.

Pace,

Je crois que tu m'as dis une fois; "quoique je fasse n'oublie pas que je t'aime"! Oui, je t'aime et je t'aimerai toujours. Tu m'as aimée plus que personne sur toute la planète, famille compris. Pour ça, je ne pourrais jamais assez te remercier, ni assez t'aimer. Même si c'est la fin, je me sens comblée d'avoir fait partie de ta vie. Je ne regrette absolument rien. Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'avec toi et je n'avais jamais été aussi heureuse de toute ma vie. Je n'ai jamais compris ce que tu pouvais aimer chez moi d'ailleurs, et j'ai souvent eu peur de trop t'aimer, peur de souffrir. Je t'ai aimé toujours, toujours, tout le temps, même quant parfois tu me faisais souffrir. N'en doute jamais. Je t'aime d'avoir été si tendre, si attentif, j'aime tes sourires, tes rires, tes beaux yeux, tout... Ne change pas.

Tu vis loin de moi, et je sais qu'avec le temps, tu m'oubliera. Même si j'espère que non. C'est pourquoi, pour nous deux, pour que tu sois libre, que tu puisses vivre ta vie, sans regarder en arrière, et pour un tas d'autres raisons, je sais que c'est mieux de mettre un terme à notre histoire. On n'a pas le choix. Sache que ça me fend le cœur plus que tu ne peux l'imaginer. J'espère que tu ne m'en voudras pas. Peut-être que pour l'instant, ce mot va t'énerver, mais un jour plus tard, quant tu le relira et tu comprendra...

J'espère que tu aura de temps en temps de petites pensées pour moi. J'aurai aimé pouvoir me dire qu'on avait une chance... mais laquelle? Ce serait idiot d'espérer... Je te souhaite tout le bonheur du monde Pace, d'être heureux.

Tu va me manquer à mort... Je ne sais pas comment vivre sans toi...
Alors, n'oublie jamais que je t'aime et que je t'aimerai toujours Pascal. Toujours.

With all my love... forever, Jane

Évidemment, je savais que Pascal ne répondrait pas. Il a dû me prendre pour une idiote, mais tant pis. J'espère que je n'ai rien oublié, mais le plus important, est que je voulais qu'il sache que je l'aimais et que je l'aimerais toujours même si c'était pas notre destin d'être ensemble. Il va tellement me manquer.

Je n'arrive pas encore à vraiment réaliser qu'il n'y avait plus rien, plus de Pascal et que ce serait comme ça désormais, jusqu'à la fin des temps. J'envie toutes celles qui auront la chance de le côtoyer, de le toucher, de le voir sourire. Encore plus celles qui passeront dans ses bras, celles qu'il embrassera... argh, je dois juste arrêter d'y penser. L'oublier.


Dim, 6 Octobre 2019 - Anniversaire et déprime

Maintenant, c'est "anniversaire" tous les 2 jours dans la famille; 8 - 10 - 12 - 14 - 16... Kaya, Mimi, Pam, Sandra, Ella... En début du mois, c'était ceux de 2 de mes copines; Daphné et Brig. Je suis déjà crevée à l'avance. Heureusement, je n'ai plus à faire les gâteaux d'anniversaire, sauf pour Kaya. On peut quand même pas lui demander de faire elle-même son gâteau d'anniversaire.

Lundi, Kaya faisait son anniversaire chez son petit copain, donc, je fais le gâteau. Je n'avais pas à participer, et Kaya, qui me connaît bien, savait que je n'irait pas chez Yohan. Je fais aussi le gâteau pour le jour "J" le lendemain, mardi.

Lundi soir, donc, au lieu d'aller chez Yohan, je remplaçais ma frangine à sa partie de cartes avec son équipe. Le patron de l'ancien bistrot où ils allaient est décédé. Ça m'a rendue triste. Il avait un cancer, et ça a été dévastateur. Il est mort peu après qu'ils aient fait la pause pour les fêtes de fin d'année. Depuis, le bistrot est fermé. C'est triste la mort.

Ma frangine faisait du Papet Vaudois ce soir, alors j'ai été souper chez elle. Je me suis rendue compte, une fois encore, que je ne mange pratiquement jamais chez moi.

Caro m'a appelée, elle était déprimée et voulait que je passe vers elle pour avoir de la compagnie. Arhhh, je pouvais pas tellement. Et j'avais tellement envie de rentrer...

En tant que copine, je ne pouvais pas la laisser tomber... alors, après le souper, je suis passée chez elle. En training. J'ai finalement dormi chez Caro.

Pendant qu'on buvait un verre sur la terrasse, la chienne s'est promenée. La petite peste s'est même jetée à l'eau. Une fois qu'elle s'était défoulée, on est rentrée, parce qu'il ne faisait pas si chaud.

Bien évidemment, on a parlé de Pascal. Caro a toujours eu plus de nouvelles de Pascal que moi. Elle au moins n'a pas la gêne, et elle l'appelle. Ces temps, sachant qu'elle est déprimée, elle essaie de se retenir et ne pas l'appeler pour geindre, ça risquait de finir par le gaver.

Ces temps-ci, et je me suis rendue compte que c'était peu après mon message de rupture, Pascal avait été un peu froid et distant. Presque agressif. C'est pour ça qu'elle était si déprimée. Évidemment, on a examiné en détails leurs conversations. Elle voulait savoir si je pensais qu'il cherchait à couper court, ou à la dégoûter pour qu'elle arrête de l'appeler. Bah, je ne pense pas. S'il ne voulait pas lui parler, il lui suffisait de ne pas répondre.

Ma réflexion l'a aussitôt remise d'aplomb. Caro s'est remise à sourire. Elle était soulagée. Elle avait passé les 2 derniers jours à baliser et à voir les choses en noirs, persuadée que Pascal avait peut-être rencontré quelqu'un d'autre, raison pour laquelle il était aussi froid. Elle savait que ça n'allait pas fort avec sa femme, alors elle s'était mise à imaginer des choses!

J'ai appris qu'il sortait beaucoup et ne rentrait parfois même pas dormir chez lui. Une des raison qui faisait que les choses tournaient parfois au vinaigre avec Jess. Parce qu'il ne pensait même pas appeler pour l'avertir. Hum, moi en tous cas, quant j'étais là-bas, il m'avait semblé que les choses allaient plutôt bien entre eux. Désormais, il essaie de l'appeler quant il ne rentre pas.

En général, d'après ce qu'il a dit à Caro, Pascal dort chez un copain; il l'habitue à ses futures absences...


Mar, 8 Octobre 2019 - Anniversaire de Kaya

Je l'avais promis et je l'ai fais. Je parle du gâteau d'anniversaire de Kaya. Ma sœur nous a fait un Pepper Soup. Trop bon. Elle avait fait du riz à côté, mais nous 2, on a mangé un truc bien africain.

Yohan était là aussi, malgré le fait qu'ils avaient déjà fêté l'anniversaire chez lui le jour d'avant. Il était beau mon gâteau, et bon aussi. Je suis assez fière. Il n'en restait pas une miette.

A 23h, j'étais home. Je pensais me coucher tôt, parce que demain, j'avais ma femme de ménage sur le dos.

Caro m'a laissé un message pour me remercier d'avoir pris la peine de passer chez elle hier, et que ça lui avait bien remonté le moral. On s'est promis de faire l'effort de sortir ce week-end. D'avance, je peux dire que j'en ai aucune envie. J'aurai préféré rester tranquille chez moi et me larver devant la télé. Mais... une promesse est une promesse!


Mer, 9 Oct 2019 - Chaska!

Chaska, ma femme de ménage! Incroyable! Elle m'épuise... Heureusement, je l'aime beaucoup, alors je ne la vire pas. Aujourd'hui, elle s'était mise en tête qu'on mangeait ensemble. Elle avait passé la soirée d'avant à cuisiner un plat de chez elle, et à midi, elle a tout réchauffé, et on a mangé.

Avant ça, pour avoir un moment de paix, pour ne pas entendre mon prénom encore et encore, j'ai été promener Dobby. Un break plutôt bienvenu, prolongé au max. Je regardais ma petite follette courir dans tous les sens, j'avais un peu mal au cœur, parce que ce soir, je l'amène chez mon autre sœur. Elle m'a demandé si je pouvais lui apporter le chien pour occuper son fils.

Cette petite boule de poils chocolat allait me manquer...

Afff, Chaska aimerait que j'aille faire des courses avec elle et sa fille en France jeudi prochain. Ciel, aucune envie de m'imposer ça. J'ai trouvé une excuse aussitôt quant ma sœur m'a appelée; je dois accompagner mon neveu chez un spécialiste de la nutrition en France. Dommage hein!

Le soir, Vania est venue manger chez moi. Je suis restée en training, j'étais raide, alors aucune envie d'aller trainer dans un bar quelconque. Surtout pas envie de bouger de chez moi. Hic, j'avais rendez-vous avec Thomas et j'avais oublié. Je m'en suis rappelée quant j'ai vu son nom apparaître sur mon natel, 10mn après le moment que j'étais sensée être au resto. Glups! Je pouvais pas lui dire que je l'avais zappé.

J'ai prétendue que j'étais mal fichue, et que Vania était venue jouer les infirmières. Que j'avais bien sûr essayé de l'appeler, mais qu'il ne répondait pas. Il m'a dit qu'il devait être à la piscine, un peu surpris de ne pas voir de trace.

Thomas a voulu aussi venir lui chez moi pour jouer les infirmiers. Je lui ai dis que ce n'était pas la peine, vu que Vania était là. Wahhh, comment est-ce que j'ai pu oublier Thomas!!! La honte.

Pascal a dû recevoir et lire mon message depuis belle lurette, mais je n'avais toujours pas de news. Il doit me détester. Ciel, ce que j'ai envie de le voir. Je n'arrive toujours pas à digérer la rupture. Je n'arrive pas à envisager que je ne le reverrai plus. Je ne veux pas ne plus le revoir. Rien que d'y penser, l'angoisse me terrasse. Il me manque tellement.

Je n'aime pas être l'instigatrice d'une rupture, parce que je me demande toujours s'il y a une autre solution. Je préfère quant c'est mon partenaire qui le fait, parce que ça devient sa faute, son choix, pas la mienne. Ce n'est pas moi qui l'ait décidé. Là, je suis anéantie de l'avoir fait. J'aurai dû laisser Pascal le faire. J'aurai dû.

Jusqu'à aujourd'hui, j'avais toujours réussi à faire en sorte que le mec le fasse à ma place... Par lâcheté.


Jeu, 10 Oct 2019 - Encore un anniversaire...

L'anniversaire de Mimi. Son fils avait oublié. J'ai dû aller corriger des textes pour ma frangine en début d'après-midi. Je suis raide. Je n'ai pas le temps de faire mes paperasseries, tout le temps occupée avec celui des autres.

J'ai appris que ma frangine avait croisé Roger, Marie et Abilio. Il paraît qu'Abilio n'a plus de boulot. Je me suis demandée si c'était encore les répercussions à cause du père à Pascal. Le pauvre. Maintenant, je comprends un truc que Marie m'a dit la semaine passée. Abilio a failli avoir une crise cardiaque du coup. Cela faisait 25ans qu'il travaillait pour cette société. L'année passée, il avait même investi toutes ses économies pour acheter des parts de la société. Et ils lui font un coup pareil... Lamentable.

Hier soir, Didine, mon autre frangine, m'a demandé si je pouvais leur laisser Dobby. Pour occuper son fils... Depuis qu'il est rentré des États-Unis, elle l'a inscrit dans une école privée, et le gamin n'y va pas!!! Affff... Elle ne sait pas quoi faire.

Son fils passe la journée à se glander, et prétendre qu'il est déprimé. Qu'il ne va pas en cours parce qu'il ne veut pas que les autres puissent s'apercevoir qu'il ne va pas bien... Ben voyons!

Les excuses qu'on invente pour ne rien foutre de la journée... incroyable!

En plus, ma frangine me dit qu'il faut qu'elle prenne des distances avec son fils, et comme il a rendez-vous chez un médecin en France vendredi...

Et devinez qui est la conne à qui on demande de l'accompagner? Et la conne qui ne sait pas dire non? Moi, bien sûr... Après avoir raccroché, je me suis incendiée d'avoir répondu, et de n'avoir pas su lui dire un gros NON!

Putain, je n'ai pas voulu avoir d'enfants pour avoir tout mon temps à moi, et me voilà tout le temps embringuée à m'occuper des enfants de mes frangines. Une fois j'avais émis l'idée d'aller habiter en France, près de mon frangin, et paf, sa femme me dit que ce serait génial, je pourrais aller chercher mon neveu à l'école et rester avec lui jusqu'à ce que eux rentre.... Whaaat? Inutile de dire que j'ai changé d'avis illico presto!!


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